Équipe cycliste Deceuninck-Quick Step

équipe cycliste WorldTeam belge (2003-)
(Redirigé depuis Quick-Step Floors)

L'équipe cycliste Deceuninck-Quick Step est une équipe professionnelle belge de cyclisme sur route. Créée en 2003, elle participe au World Tour. Elle est dirigée par Patrick Lefevere. L'équipe a compté dans ses rangs Tom Boonen, vainqueur de Paris-Roubaix (2005, 2008, 2009 et 2012), du Tour des Flandres (2005, 2006 et 2012) et champion du monde sur route en 2005, Mark Cavendish, vainqueur de Milan-San Remo 2009, champion du monde sur route en 2011 et maillot vert du Tour de France 2011 notamment, ou encore Paolo Bettini, champion du monde en 2006 et 2007.

Deceuninck-Quick Step
Logo DeceuninckQuickStep.jpg
Informations
Statuts
Groupe Sportif I (d) (-)
UCI ProTeam (d) (-)
UCI WorldTeam (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Code UCI
QSD (de à ), QSI (de à ), QST (de à ), OPQ (de à ), EQS (de à ), QST (de à ) et DQT (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Discipline
Pays
Création
Saisons
18Voir et modifier les données sur Wikidata
Budget
15 millions d'€ (2014)[1]
Marque de cycles
Encadrement
Directeur général
Patrick Lefevere (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs sportifs
Wilfried Peeters (depuis )
Davide Bramati (depuis )
Brian Holm (depuis )
Jan Schaffrath (-)
Tom Steels (depuis )
Rik Van Slycke (depuis )
Geert Van Bondt (depuis )
Klaas Lodewyck (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Dénominations
-
Quick Step-Davitamon
-
Quick Step-Innergetic
-
Quick Step
-
Omega Pharma - Quick Step
-
Etixx-Quick Step
-
Quick-Step Floors
depuis
Deceuninck-Quick-Step

Histoire de l'équipeModifier

2003-2009 : la Dream Team des classiques, digne héritière de la MapeiModifier

 
Patrick Lefevere, le manager de l'équipe.

L'équipe est fondée en 2003, sous le nom Quick Step-Davitamon. Elle est alors à la fois l'héritière de la célèbre équipe Mapei tout en reprenant une partie de la structure de Domo-Farm Frites. Elle a ainsi pour manager Patrick Lefevere, ancien manager de la Mapei (1995-2000) puis de Domo-Farm Frites (2001-2002). Les directeurs sportifs sont également issus de ces équipes : Serge Parsani, Alvaro Crespi (Mapei) et Wilfried Peeters (Domo). Le principal sponsor, Quick Step, était depuis 1999 co-sponsor de Mapei.

Pour sa première saison, l'équipe Quick Step est composée en 2003 pour l'essentiel de coureurs des deux anciennes équipes sus-citées : Paolo Bettini, Michael Rogers, sont issus de la Mapei, Johan Museeuw, Richard Virenque, Servais Knaven de Domo. Le jeune Belge Tom Boonen rejoint également l'équipe.

À l'instar de ses prédécesseurs, Quick Step s'affirme comme l'une des meilleures équipes du monde, en particulier sur les classiques. Ainsi Paolo Bettini remporte la Coupe du monde en 2003 et 2004, grâce à ses victoires sur Milan-San Remo, la HEW Cyclassics, la Classique de Saint-Sébastien, et ses nombreuses places d'honneur.

Sur les courses flandriennes, Tom Boonen remplace rapidement Johan Museeuw, qui remporte le Het Volk avant de mettre fin à sa carrière en 2004. Boonen, révélé par sa 3e place sur Paris-Roubaix en 2002, ne tarde pas à confirmer l'étendue de son talent et acquiert un statut de leader dans l'équipe. Il cumule les succès à partir de 2004, parmi lesquels Gand-Wevelgem (2004), 4 Grand Prix E3 entre 2004 et 2007, un doublé Paris-Roubaix - Tour des Flandres en 2005, suivi un an plus tard d'une nouvelle victoire sur cette dernière, accompagnée d'une deuxième place à Roubaix. Il remporte également 6 étapes sur le Tour de France entre 2004 et 2007, ainsi que le maillot vert du classement par points de cette épreuve en 2007. En 2005, il devient champion du monde de cyclisme sur route. Champion olympique en 2004, Paolo Bettini décroche à son tour le titre mondial en 2006 et en 2007, tandis que Michael Rogers est triple champion du monde du contre-la-montre entre 2005 et 2007.

 
Paolo Bettini lors du Tour de Californie 2007.

En ajoutant les succès de Filippo Pozzato sur Milan-San Remo 2006 et de Stijn Devolder lors du Tour des Flandres en 2008 et 2009, l'équipe Quick Step remporte un total de 16 grandes classiques entre 2003 à 2009.

Si elle n'a jamais joué la victoire finale sur les grands tours, l'équipe s'est distinguée sur cette période en remportant 25 étapes : 14 au Tour de France, 3 au Tour d'Italie et 8 au Tour d'Espagne. Richard Virenque a ajouté à sa collection deux nouveaux maillots à pois sur le Tour de France, portant son total à un record de 7 succès. De son côté, Paolo Bettini s'adjuge le classement par points du Tour d'Italie en 2005 et 2006 et Tom Boonen le maillot vert du classement par points lors du Tour de France 2007.

Les résultats de la formation belge sur cette période en font l'équipe de référence sur les classiques, notamment grâce aux performances de Tom Boonen et Paolo Bettini, deux coureurs qui ont marqué l'histoire de Quick Step[2].

2010-2011 : deux saisons de transitionModifier

À la fin de la saison 2009, Paolo Bettini, l'un des leaders historique, prend sa retraite. Pour la saison 2010, l'équipe compte trois leaders : Tom Boonen, Stijn Devolder et Sylvain Chavanel, avec comme objectif de briller sur les classiques[3]. Boonen termine deuxième de Milan-San Remo, du Tour des Flandres et cinquième de Paris-Roubaix, mais ne remporte aucun succès majeur. De son côté, Stijn Devolder est champion de Belgique. Sur les grands tours, Wouter Weylandt et Jérôme Pineau gagne chacun une étape du Tour d'Italie et Sylvain Chavanel brille sur le Tour de France (deux étapes, deux jours en jaune et supercombatif). Malgré cela, Quick-Step réalise la moins bonne saison de son histoire, avec seulement 15 succès (Carlos Barredo, vainqueur d'une étape du Tour d'Espagne est déclassé pour dopage) et une 16e place au classement mondial. En octobre 2010, Patrick Lefevere forme une coentreprise avec l'homme d'affaires tchèque Zdeněk Bakala, qui devient le propriétaire de l'équipe.

La saison 2011 est encore plus difficile, avec de nombreux arrivées et départs. Quick Step compte seulement huit succès, dont Gand-Wevelgem pour Tom Boonen. Sylvain Chavanel est champion de France et deuxième du Tour des Flandres. L'équipe se classe une nouvelle fois 16e du classement mondial. Le 1er août 2011, Marc Coucke, le président d'Omega Pharma annonce une fusion des équipes Omega Pharma-Lotto et Quick Step. À partir de 2012 et pour deux saisons, Omega Pharma devient le sponsor principal et Quick Step le co-sponsor pour former l'équipe Omega Pharma-Quick Step[4].

Depuis 2012 : le retour au sommetModifier

2012-2017 : reine des classiques et des sprintsModifier

 
Tom Boonen (ici en 2015) est le leader de l'équipe durant sa carrière.

En 2012, l'équipe est donc renommée Omega Pharma-Quick Step et recrute notamment Levi Leipheimer et Tony Martin. Elle réalise la saison la plus prolifique de son histoire avec cinquante succès (contre huit la saison précédente. Vainqueur à treize reprises, le leader de l'équipe Tom Boonen gagne le Tour du Qatar en début de saison. Sur les classiques flandriennes, il réalise ensuite ses meilleures performances. Il gagne ainsi en quelques jours le Grand Prix E3, Gand-Wevelgem et le Tour des Flandres. Sur Paris-Roubaix, il s'échappe en solitaire à plus de 50 kilomètres de l'arrivée et gagne devant le Français Sébastien Turgot et l'Italien Alessandro Ballan. Avec cette 4e victoire, il égale le record de Roger De Vlaeminck. En juin, il est champion de Belgique. Sur les grands tours, Dario Cataldo s'adjuge une étape du Tour d'Espagne. En fin de saison, l'équipe remporte plusieurs victoires d'importance. Elle gagne notamment le championnat du monde du contre-la-montre par équipes. Tony Martin conserve ensuite son titre de champion du monde du contre-la-montre. Peu après les championnats du monde, Tony Martin remporte le Tour de Pékin pour la seconde année consécutive. Finalement, Tom Boonen termine 3e de l'UCI World Tour et la formation belge se classe quatrième du classement par équipes. Levi Leipheimer est suspendu à la suite du rapport de l'USADA sur Lance Armstrong et son équipe, l'US Postal, dont faisait partie Leipheimer entre 1999 et 2001.

Après de longues négociations, l'équipe fait signer le sprinteur britannique Mark Cavendish pour la saison 2013. Comme l'année précédente, la formation Omega Pharma-Quick Step devient championne du monde du contre-la-montre par équipes. Elle est l'équipe la plus récompensée de la saison, avec 54 succès, dont 19 pour Cavendish et 12 pour Tony Martin, qui conserve son titre de champion du monde du contre-la-montre. Sur les classiques flandriennes, Tom Boonen se blesse sur le Tour des Flandres et doit renoncer à Paris-Roubaix, où Niki Terpstra se classe troisième. Zdeněk Štybar remporte l'Eneco Tour et une étape du Tour d'Espagne. Lors du Tour d'Italie, Cavendish gagne cinq étapes et le classement par points. Sur le Tour de France, il obtient deux nouveaux succès, auxquels il faut ajouter les succès d'étape de Tony Martin et Matteo Trentin. Le 17 septembre 2013, Marc Coucke, Zdeněk Bakala et Patrick Lefevere trouvent une prolongation de sponsor de la part d'Omega Pharma pour une durée de deux années supplémentaires[5].

Pour la saison 2014, les principaux coureurs de cette équipe sont Tom Boonen, Tony Martin, Mark Cavendish, ainsi que la recrue Rigoberto Urán. En début d'année, Zdeněk Štybar est sacré champion du monde de cyclo-cross. Pour la troisième année consécutive, l'équipe dépasse les 60 victoires en une saison, avec dix-huit coureurs différents[6]. Niki Terpstra remporte Paris-Roubaix en solitaire, alors que l'équipe place au moins un coureur dans le top 5 des quatre premières classiques « Monument » de la saison. Uran termine deuxième du Tour d'Italie (le meilleur classement de l'histoire pour l'équipe), où il remporte une étape et porte trois jours le maillot rose de leader. Tony Martin domine une nouvelle fois les contre-la-montre, remportant des étapes du Tour de France et du Tour d'Espagne. Matteo Trentin gagne également une étape du Tour de France, alors que Michał Kwiatkowski devient champion du monde, gagne les Strade Bianche et termine sur le podium de la Flèche wallonne et de Liège-Bastogne-Liège. Mark Cavendish signe onze succès, mais seulement deux sur le World Tour, alors que Tom Boonen se contente de cinq succès sur l'UCI Europe Tour.

En 2015, la formation est renommée Etixx-Quick Step[7]. Pour la quatrième année consécutive, l'équipe est la plus victorieuse de la saison avec 54 succès. L'équipe brille dès les classiques du printemps, avec les victoires de Mark Cavendish sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne, de Zdenek Stybar sur les Strade Bianche et surtout du champion du monde Michał Kwiatkowski sur l'Amstel Gold Race (une première dans l'histoire de l'équipe). Julian Alaphilippe se révèle en se classant deuxième de la Flèche wallonne et de Liège-Bastogne-Liège, alors que Niki Terpstra est deuxième du Tour des Flandres. En fin de saison, Rigoberto Urán gagne le Grand Prix cycliste de Québec et Matteo Trentin s'adjuge Paris-Tours. Sur les grands tours, Iljo Keisse piège les sprinteurs en gagnant la dernière étape du Tour d'Italie et l'équipe brille sur les routes du Tour de France, enregistrant trois victoires d'étapes avec Tony Martin, Stybar et Cavendish et trois jours en jaune pour l'Allemand. Pour la troisième fois en quatre ans, Etixx-Quick Step est classée quatrième du classement World Tour.

La saison 2016 voit l'arrivée comme sponsor de la chaîne de supermarchés Lidl. Fernando Gaviria, Bob Jungels, Marcel Kittel et Dan Martin sont recrutés pour combler les départs de Mark Cavendish, Michał Kwiatkowski et Rigoberto Urán. La formation belge accumule 55 succès avec 18 coureurs différents, terminant une nouvelle fois en tête des bilans. Elle est moins en réussite sur les classiques « Monuments », avec comme meilleur résultat la deuxième place de Tom Boonen sur Paris-Roubaix, battu au sprint par Mathew Hayman alors qu'il visait le record de cinq victoires. Julian Alaphilippe est une nouvelle fois deuxième de la Flèche wallonne et remporte le Tour de Californie. L'équipe remporte un total de 9 étapes sur les grands tours et voit quatre de ses coureurs porter le maillot de leader du général : Marcel Kittel, Gianluca Brambilla, Bob Jungels au Tour d'Italie, ainsi que David de la Cruz sur le Tour d'Espagne. Jungels termine également sixième et meilleur jeune du Giro. Dan Martin est troisième du Tour de Catalogne et du Critérium du Dauphiné. Fernando Gaviria obtient sept victoires, dont Paris-Tours. Lors des mondiaux au Qatar, Deceuninck-Quick Step est championne du monde du contre-la-montre par équipes pour la troisième fois et Tony Martin est sacré sur le contre-la-montre individuel.

Lors de la saison 2017, l'équipe est renommée Quick-Step Floors et recrute le spécialiste des classiques Philippe Gilbert, tandis que Tony Martin signe chez Katusha-Alpecin. Sur les classiques « Monuments », elle comptabilise une seule victoire (Philippe Gilbert s'impose sur le Tour des Flandres après 55 kilomètres en solitaire), mais ses coureurs réalisent la performance rare de terminer sur le podium de chacune des cinq courses[8] (Julian Alaphilippe troisième de Milan-San Remo et deuxième du Tour de Lombardie, Zdeněk Štybar deuxième de Paris-Roubaix et Dan Martin deuxième de Liège-Bastogne-Liège). Gilbert remporte également pour la quatrième fois l'Amstel Gold Race. Sur les grands tours, la formation belge remporte un nombre record de 16 victoires d'étapes (5 au Giro, 5 au Tour, 6 à la Vuelta), tandis que Bob Jungels termine huitième et une nouvelle fois meilleur jeune du Tour d'Italie et Dan Martin sixième du Tour de France. Fernando Gaviria remporte quatre étapes et le classement par points du Giro, alors que Matteo Trentin gagne Paris-Tours (troisième victoire consécutive pour l'équipe). Quick-Step Floors se classe deuxième du classement World Tour, le meilleur classement de son histoire, à seulement 154 points du Team Sky. La saison est également marquée par le départ à la retraite en avril de son coureur vedette Tom Boonen.

2018- : numéro une mondialeModifier

Avec 73 victoires, Quick-Step Floors est l'équipe ayant le plus gagné durant la saison 2018, et ce, pour la septième année consécutive[9]. Elle bat son record de 2014 (61 victoires)[10] ainsi que, parmi les équipes dirigées par Patrick Lefevere, celui de Mapei-Quick Step en 2000 avec 71 victoires[11]. C'est le meilleur total d'une équipe au cours d'une saison depuis HTC-Columbia en 2009, avec 84 victoires[10]. Cette réussite est d'autant plus remarquable que l'équipe a perdu des coureurs important durant l'intersaison (Tom Boonen, Marcel Kittel, Matteo Trentin et Dan Martin)[11]. Les coureurs les plus prolifiques de l'équipe durant cette saison sont les sprinteurs Elia Viviani et Fernando Gaviria qui, avec respectivement 18 et 9 victoires, sont parvenus à remplacer Kittel, ainsi que le Français Julian Alaphilippe, avec 12 victoires auxquelles il faut ajouter le maillot à pois du Tour de France[11]. 37 des 73 succès ont été acquis lors de courses du calendrier World Tour. Quick-Step Floors en remporte le classement par équipes, une première dans l'histoire de l'équipe[12]. L'équipe a gagné dès le début de la saison, au Tour Down Under en Australie en janvier, jusqu'à la dernière course, le Tour du Guangxi en Chine en octobre[13]. À plusieurs reprises, elle a obtenu des victoires lors de courses ayant lieu simultanément[10]. Elle s'est illustrée tant sur les classiques, avec notamment les victoires au Tour des Flandres (Niki Terpstra) et sur Liège-Bastogne-Liège (Bob Jungels), que sur les trois grands tours, avec treize victoires d'étapes[10] et la deuxième place d'Enric Mas sur le Tour d'Espagne. L'équipe a notamment effectué un printemps remarquable, enchaînant les succès sur les classiques belges : Samyn, Museeuw Classic, Nokere Koerse, Handzame Classic, Trois Jours de La Panne, Grand Prix E3, Tour des Flandres, Grand Prix de l'Escaut, Flèche wallonne et Liège-Bastogne-Liège[11]. Sur les 28 coureurs de l'équipe (hors stagiaires), quatorze ont gagné au moins une fois durant l'année, auxquels s'ajoutent cinq coureurs ayant contribué aux victoires lors de courses par équipes[11].

En 2019, elle change de nom et devient Deceuninck-Quick Step, après le partenariat signé avec Deceuninck, un fabricant de fenêtres et portes en PVC[14]. Si l'équipe voit plusieurs de ses leaders partir (Laurens De Plus, Fernando Gaviria, Maximilian Schachmann et Niki Terpstra), elle recrute Remco Evenepoel, annoncé comme le prodige du cyclisme mondial. Une fois de plus, l'équipe domine la saison des classiques printanières avec les succès de Julian Alaphilippe sur Milan-San Remo, les Strade Bianche et la Flèche wallonne. Philippe Gilbert complète sa collection avec une victoire sur Paris-Roubaix, tandis que Zdenek Stybar gagne le Circuit Het Nieuwsblad et l'E3 BinckBank Classic et Bob Jungels s'impose sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne. Kasper Asgreen se classe deuxième du Tour des Flandres après avoir animé la course. Le sprinteur Elia Viviani obtient 11 succès, dont le titre de champion d'Europe, la Cadel Evans Great Ocean Road Race, la RideLondon-Surrey Classic, l'EuroEyes Cyclassics, ainsi qu'une étape du Tour de France. À 19 ans et pour sa première saison chez les professionnels, Remco Evenepoel bat tous les records de précocité en gagnant le titre de champion d'Europe du contre-la-montre, la Classique de Saint-Sébastien et le Tour de Belgique. Alvaro Hodeg et Fabio Jakobsen montrent qu'ils sont des sprinteurs prometteurs, totalisant 14 victoires à eux deux. Après un Giro raté, l'équipe brille sur le Tour de France, où Julian Alaphilippe gagne deux étapes, porte 14 jours le maillot jaune et termine cinquième du général. Le grimpeur Enric Mas sauve sa saison en gagnant le Tour du Guangxi en octobre, avant de partir pour l'équipe Movistar en 2020. Au final, Deceuninck-Quick Step totalise 68 victoires, réalisant meilleur total du peloton pour la huitième année consécutive et remportant le Classement mondial par équipes pour la deuxième fois consécutive, tandis qu'Alaphilippe termine numéro 2 mondial.

L'équipe et le dopageModifier

En 2003, une affaire de dopage est apparue dans laquelle Johan Museeuw est impliqué. Des rapports de presse ont insinué l'utilisation d'hormone de croissance humaine qu'il a obtenue du vétérinaire José Landuyt. Les autorités policières ont affirmé que Museeuw avait acheté des substances interdites en 2003. Malgré l'absence de preuve directe, il a été jugé en 2004 qu'il y avait des arguments suffisants pour une suspension pendant deux ans et le renvoi devant la cour criminelle[15]. Le 24 janvier 2007, Museeuw a reconnu les accusations lors d'une conférence de presse, révélant qu'il n'avait « pas été complètement honnête dans sa dernière année en tant que professionnel, car il voulait mettre fin à sa carrière avec style » et a annoncé sa démission de l'équipe Quick Step[16].

En juin 2005, Marc Lotz démissionne de l'équipe Quick Step-Innergetic après avoir admis l'utilisation d'EPO. Il était sous le coup d'une enquête criminelle qui a ensuite détaillé sa consommation de produits dopants[17]. Il est suspendu pendant deux ans[18].

Le 10 juin 2008, la presse belge annonce que Tom Boonen a fait l'objet d'un contrôle anti-dopage positif. Selon le journal Le Soir, il aurait été contrôlé positif à la cocaïne le 25 mai 2008 lors d'un contrôle hors compétition, deux jours avant le début du Tour de Belgique[19] Le contrôle étant effectué hors compétition, Boonen n'est pas passible de sanctions sportives, mais le cas échéant de sanctions pénales[20]. Dans une conférence de presse organisée le même jour, il reconnaît implicitement les faits[21], et la direction du Tour lui refuse la participation au Tour de France 2008[22] malgré l'insistance de son équipe[23]. Tom Boonen est de nouveau contrôlé positif à la cocaïne à la fin du mois d'avril 2009. Il est suspendu par son équipe, Quick Step[24], jusqu'au 2 juin 2009. Cependant, ce contrôle s'étant, une nouvelle fois, déroulé hors compétition, aucune sanction ne peut être prise par la Royale ligue vélocipédique belge ni par l'Union cycliste internationale. Les seules poursuites possibles auraient pu être judiciaires. Il avoue aussi qu'il se trouve dans un état psychologique dépressif et qu'il fait face à des problèmes avec l'alcool. Il est également révélé qu'il avait été contrôlé positif à la cocaïne une première fois hors compétition en novembre 2007. Il s'agit donc son troisième test positif en moins de deux ans[25].

En octobre 2012, l'UCI annonce qu'une procédure disciplinaire à l'encontre de Carlos Barredo (membre de l'équipe entre 2007 et 2010) est ouverte à la suite d'anomalies dans son passeport biologique entre octobre 2007 et septembre 2011[26]. Il est suspendu deux ans, soit jusqu'en octobre 2014, et est disqualifié des courses auxquelles il a participé entre le 26 octobre 2007 et le 24 septembre 2011[27],[28].

Le 14 mai 2019, Alessandro Petacchi est suspendu à titre provisoire dans le cadre de l'opération Aderlass, une enquête policière en Autriche. Son nom apparaît dans les fichiers du médecin allemand Mark Schmidt, au centre de l'affaire. Petacchi est suspecté d'avoir pratiqué des transfusions sanguines à la fin de sa carrière, en 2012 et 2013, alors qu'il courrait à l'époque au sein des équipes Lampre puis Omega Pharma-Quick Step[29],[30].Petacchi nie les faits et déclare « Je n'ai jamais eu de transfusion sanguine. Et je ne sais pas pourquoi mon nom apparaît dans ce fichier »[31]. Le 24 août 2019, Petacchi s'est vu imposer une période d'inéligibilité de deux ans par l'UCI[32].

Principales victoiresModifier

Compétitions internationalesModifier

Jeux olympiques[n 1]

Coupe du monde

  • Classement individuel de la Coupe du monde : 2003 et 2004 (Paolo Bettini)

Championnats d'Europe[n 1]

Championnats du monde[n 1]

Courses d'un jourModifier

ClassiquesModifier
 
Paolo Bettini, en 2008.
 
Michał Kwiatkowski (au centre) victorieux au sprint de Milan-San Remo, devant Peter Sagan et Julian Alaphilippe.

Ci-dessous la liste des victoires obtenues sur les classiques de niveau World Tour ou équivalent (en gras les classiques « Monuments ») :

Carlos Barredo gagne la Classique de Saint-Sébastien 2009 avant d'être déclassé par la suite[27].

Semi-classiquesModifier

Ci-dessous la liste des victoires obtenues sur les autres courses d'un jour :

Courses par étapesModifier

Ci-dessous la liste des victoires obtenues sur les courses par étapes (en gras les courses de niveau World Tour ou équivalent ) :

Bilan sur les grands toursModifier

 
Tom Boonen vêtu du maillot vert pendant le Tour de France 2005.

L'équipe n'a jamais remporté le classement général d'un grand tour. Le meilleur résultat d'un coureur de l'équipe est une deuxième place avec Rigoberto Urán sur le Tour d'Italie 2014 et Enric Mas sur le Tour d'Espagne 2018. Sur le Tour de France, c'est Julian Alaphilippe qui a obtenu le meilleur classement final avec une cinquième place en 2019.

Championnats nationauxModifier

 
Stijn Devolder vêtu du maillot de champion de Belgique, lors du Tour des Flandres 2008
Sur route
En cyclo-cross:

Classements UCIModifier

En 2003 et 2004, l'équipe est classée parmi les Groupes Sportifs I (GSI), la première catégorie des équipes cyclistes professionnelles. Le classement donné ci-dessous pour cette année est celui de la formation Quick Step en fin de saison[35].

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2003 2e   Paolo Bettini (1er)
2004 7e   Paolo Bettini (2e)

À compter de 2005, l'équipe intègre le ProTour. Le tableau ci-dessous présente les classements de l'équipe sur ce circuit, ainsi que son meilleur coureur au classement individuel[36].

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2005 12e   Tom Boonen (2e)
2006 13e   Tom Boonen (7e)
2007 5e   Tom Boonen (21e)
2008 8e   Stijn Devolder (7e)

En 2009, le classement du ProTour est remplacé par le Calendrier mondial UCI.

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2009 8e   Allan Davis (11e)
2010 16e   Tom Boonen (18e)

En 2011, le Calendrier mondial UCI devient l'UCI World Tour.

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2011 16e   Tom Boonen (30e)
2012 4e   Tom Boonen (3e)
2013 7e   Michał Kwiatkowski (23e)
2014 4e   Michał Kwiatkowski (16e)
2015 4e[37]   Rigoberto Urán (13e)[38]
2016 7e   Dan Martin (10e)
2017 2e   Dan Martin (8e)
2018 1re   Elia Viviani (6e)

En 2016, le Classement mondial UCI qui prend en compte toutes les épreuves UCI est mis en place parallèlement à l'UCI World Tour et aux circuits continentaux. Il remplace définitivement l'UCI World Tour en 2019.

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2016 -   Julian Alaphilippe (17e)
2017 -   Philippe Gilbert (10e)
2018 -   Elia Viviani (3e)
2019 1re   Julian Alaphilippe (2e)

Deceuninck-Quick Step en 2020Modifier

Cycliste Date de naissance Nationalité Équipe 2019
Julian Alaphilippe 11/06/1992   France Deceuninck-Quick Step
João Almeida 05/08/1998   Portugal Hagens Berman Axeon
Shane Archbold 02/02/1989   Nouvelle-Zélande Bora-Hansgrohe
Kasper Asgreen 08/02/1995   Danemark Deceuninck-Quick Step
Andrea Bagioli 23/03/1999   Italie Néo-professionnel (Team Colpack)
Davide Ballerini 21/09/1994   Italie Astana Pro Team
Sam Bennett 16/10/1990   Irlande Bora-Hansgrohe
Mattia Cattaneo 25/10/1990   Italie Androni Giocattoli-Sidermec
Rémi Cavagna 10/08/1995   France Deceuninck-Quick Step
Tim Declercq 21/03/1989   Belgique Deceuninck-Quick Step
Dries Devenyns 22/07/1983   Belgique Deceuninck-Quick Step
Remco Evenepoel 25/01/2000   Belgique Deceuninck-Quick Step
Ian Garrison 14/05/1998   États-Unis Hagens Berman Axeon
Álvaro Hodeg 16/09/1996   Colombie Deceuninck-Quick Step
Mikkel Frølich Honoré 21/01/1997   Danemark Deceuninck-Quick Step
Fabio Jakobsen 31/08/1996   Pays-Bas Deceuninck-Quick Step
Bob Jungels 22/09/1992   Luxembourg Deceuninck-Quick Step
Iljo Keisse 21/12/1982   Belgique Deceuninck-Quick Step
James Knox 04/11/1995   Royaume-Uni Deceuninck-Quick Step
Yves Lampaert 10/05/1991   Belgique Deceuninck-Quick Step
Michael Mørkøv 30/04/1985   Danemark Deceuninck-Quick Step
Florian Sénéchal 10/07/1993   France Deceuninck-Quick Step
Pieter Serry 21/11/1988   Belgique Deceuninck-Quick Step
Stijn Steels 21/08/1989   Belgique Roompot-Charles
Jannik Steimle 04/04/1996   Allemagne Deceuninck-Quick Step (stagiaire)
Zdeněk Štybar 11/12/1985   République tchèque Deceuninck-Quick Step
Bert Van Lerberghe 29/09/1992   Belgique Cofidis
Mauri Vansevenant[39] 01/06/1999   Belgique Néo-professionnel (EFC-L&R-Vulsteke)

Saisons précédentesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a b et c Contrairement aux autres courses, les championnats du monde, les championnats d'Europe et les Jeux olympiques sont disputés par équipes nationales et non par équipes commerciales.

RéférencesModifier

  1. Éric De Falleur, « Les forces en présence », La Dernière Heure/Les Sports - Supplément cyclisme : le guide de la saison 2014,‎ , p. 50.
  2. History sur deceuninck-quickstep.com
  3. Objectif Classiques pour Quick Step
  4. « Quick Step et Omega Pharma associés », (consulté le 2 août 2011).
  5. (en) « Omega Pharma Renews Contract With OPQS For Two Years », .
  6. Bilan 2014 — Le Top 5 des meilleurs collectifs
  7. « 2015 - OPQS s'appellera Etixx-Quick Step en 2015 », sur cyclismactu.fr, .
  8. En 2011, l'équipe Leopard-Trek était la dernière à l'avoir réalisé
  9. Philippe Le Gars, « Quick Step, l'année record », L'Équipe,‎
  10. a b c et d (en) « Quick-Step Floors scoop 73 victories this season – Gallery », sur cyclingnews.com, (consulté le 23 octobre 2018)
  11. a b c d et e « 73 victoires, la fabuleuse année record de Quick Step », sur rtbf.be, (consulté le 23 octobre 2018)
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