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Gand-Wevelgem

compétition de cyclisme belge
Gand-Wevelgem
Gent-Wevelgem in Flanders Fields (nl)
Généralités
Sport Cyclisme sur route
Création
Éditions 81 (en 2019)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format Classique flandrienne
Périodicité Annuelle (mars)
Lieu(x) Flandre-Occidentale (Drapeau de la Belgique Belgique)
et selon les éditions, les régions voisines : Nord (France), Flandre-Orientale et Hainaut (Belgique)
Participants 194 (en 2011)
Statut des participants Professionnel
Site web officiel www.gent-wevelgem.be

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Norvège Alexander Kristoff
Plus titré(s) Drapeau : Belgique Robert Van Eenaeme
Drapeau : Belgique Rik Van Looy
Drapeau : Belgique Eddy Merckx
Drapeau : Italie Mario Cipollini
Drapeau : Belgique Tom Boonen
Drapeau : Slovaquie Peter Sagan
(3 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la dernière compétition voir :
Gand-Wevelgem 2019

Gand-Wevelgem, officiellement Gent-Wevelgem in Flanders Fields[1], est une course cycliste d'un jour qui se déroule fin mars en Flandre en Belgique, le dernier dimanche avant le Tour des Flandres.

Bien que l'événement soit souvent considéré une classique pour sprinteurs en raison de son parcours plat, sa position de début de saison signifie que les coureurs sont souvent confrontés à des conditions caractéristiques des classiques flandriennes avec du vent et de la pluie, ainsi que plusieurs ascensions, dont le mont Kemmel, une côte pavée réputée pour sa dangerosité, escaladée à plusieurs reprises pendant l'épreuve. En conséquence, peu d'éditions de Gand-Wevelgem se finissent réellement par un sprint massif.

En 2005, la course intègre l'édition l'inaugurale de l'UCI ProTour et en 2011 son successeur, l'UCI World Tour. Depuis 2011, elle est organisée par Flanders Classics, qui organise également le Tour des Flandres. À partir de 2012, une épreuve féminine a lieu le même jour que la course masculine.

Les détenteurs de record de succès avec trois victoires sont les Belges Robert Van Eenaeme, Rik Van Looy, Eddy Merckx et Tom Boonen, l'Italien Mario Cipollini et le Slovaque Peter Sagan. Ce dernier détient également le record du nombre de podiums sur cette course (6). Robert Van Eenaeme a obtenu deux de ses trois succès à l'époque où la course était disputée par des coureurs de catégorie indépendants.

Sommaire

HistoireModifier

Une course pour les amateursModifier

 
La course est créée en l'honneur de Gaston Rebry, bien qu'il n'ait jamais participé.

La course Gand-Wevelgem est créée en 1934 et dirigée à l'origine par le journal Gazet van Antwerpen. La ville d'arrivée de Wevelgem est choisie parce qu'elle est la ville natale du premier propriétaire de l'événement, le fabricant de textile local Georges Matthys[2][note 1]. Son origine est un hommage à Gaston Rebry, originaire de Wevelgem, qui est l'une des stars du cyclisme en Belgique dans les années 1930.

La première édition a eu lieu le en tant que course amateur sur un parcours plat de 120 km[3]. Les participants sont uniquement belges et elle remportée par Gustave Van Belle[note 2]. La deuxième édition, en 1935, traverse les Ardennes flamandes et passe par le Kwaremont, le mont de l'Enclus, le Tiegemberg. Ces deux premières éditions sont réservées aux coureurs d'une catégorie dite « junior », correspondant aux actuels « élites sans contrat ».

Une classique de printempsModifier

En 1936, la distance de course est portée à 168 km. Jusqu'en 1939, la course est disputée par des coureurs de catégorie « indépendants ». De Gand, elle part directement à Courtrai puis effectue des tours de circuit en passant par le Lauwberg. L'épreuve connait ses seules interruptions pendant la Seconde Guerre mondiale, et est ensuite organisée à nouveau comme une course professionnelle en 1945. Gaston Rebry, alors président du club de vélo Het Vliegend Wiel, devient le nouveau directeur de la course. Robert Van Eenaeme est déclaré vainqueur de la première édition de l'après-guerre dix jours après la fin de la course, les officiels ayant eu besoin d'inspecter de près la photo-finish[3].

En 1947, Gent-Wevelgem est déplacé au printemps et gagne en prestige. L'organisateur Rebry parvient à faire venir les icônes du cyclisme italien Gino Bartali et Fausto Coppi, qui attirent un grand nombre de spectateurs sur la course.

En 1957, la course devient une partie de l'éphémère Trophée des Flandres : le Circuit Het Volk et Gand-Wevelgem ont lieu le même week-end et sont l'occasion d'un prix commun, dans lequel Gent-Wevelgem est couru samedi et le Het Volk le dimanche[3]. Dans les années 1960, la course acquiert un prestige international. Les légendes belges du cyclisme Rik Van Looy et Eddy Merckx remportent la course trois fois chacun. En 1962, Van Looy réalise un triplé inédit avec des victoires coup sur coup sur Gand-Wevelgem, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Le vainqueur du Tour de France, Jacques Anquetil devient le premier vainqueur français en 1964.

La course est alors dans une recherche constante de son identité et chercher à se réinventer, comme en témoigne les changements de position dans le calendrier et un parcours instable d'un année sur l'autre. En 1973, la course est placée le mercredi entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. En 1977, la distance est de 277 km, la plus longue édition de l'histoire, avec onze ascensions dans les Ardennes flamandes et une double ascension du mont Kemmel[3]. L'édition, particulièrement difficile, est remportée par Bernard Hinault, vainqueur de son premier succès international.

In Flanders Fields ClassicModifier

 
Le star du sprint, L'Italien Mario Cipollini est l'un des six coureurs à s'être imposé à trois reprises.

Depuis les années 1980, la course s'est construite une réputation de classique des sprinteurs[4]. La star italienne du sprint Mario Cipollini s'impose à trois reprises, dont une fois au sein d'une échappée[5],[6]. D'autres routiers-sprinteurs, Sean Kelly, Guido Bontempi, Djamolidine Abdoujaparov et Tom Steels font partie du palmarès de la course[7].

En 2003, Gent-Wevelgem abandonne son lieu de départ originel de Gand et s'installe dans la banlieue de Deinze[8]. Tom Boonen remporte sa première victoire dans une classique en 2004. Il égale le record de trois victoires lors d'une année 2012 où il réalise un quadruplé inédit sur les classiques flandriennes[9],[10],[11],[12]. Entretemps, en 2005, la course intègre l'UCI ProTour, le plus haut niveau pour une course professionnelle.

Pendant plusieurs décennies, la course se déroule en milieu de semaine entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. En 2011, la course fait partie de l'UCI World Tour et est à nouveau placée un dimanche, dans le week-end entre Milan-San Remo et le Tour des Flandres[note 3][13].

Depuis 2015, l'événement s'appelle officiellement Gent-Wevelgem-In Flanders Fields, d'après le célèbre poème de guerre de John McCrae[14]. Les organisateurs souhaitent célébrer le 100e anniversaire de la Première Guerre mondiale, car la région du Westhoek était au cœur de la guerre et abrite plusieurs tombes de guerre du Commonwealth. L'édition est remportée par Luca Paolini, mais reste particulièrement mémorable, car elle s'est déroulée dans des conditions dantesques, avec des vents très forts[15],[16].

L'édition 2016 est marquée par la mort du coureur belge Antoine Demoitié, blessé mortellement lors d'une collision avec une moto[17],[18].

ParcoursModifier

Contrairement à la plupart des classiques flamandes disputées au printemps, qui se concentrent autour d'Audenarde et des monts ardennais, Gent-Wevelgem se déplace vers l'ouest en Flandre occidentale et dans le nord de la France et compte moins de côtes, ce qui la rend plus adaptée aux sprinteurs[19]. Ces dernières années, la distance totale de la course est d'environ 250 kilomètres[20].

Course actuelleModifier

 
Carte de l'édition 2014 de Gand-Wevelgem.

Depuis 2004, la course commence à Deinze, en Flandre orientale, à 12 kilomètres au sud de Gand[21]. Après le départ officieux sur la place du marché, l'itinéraire se dirige vers l'ouest, faisant face à 100 kilomètres à travers les plaines balayées par le vent de la Flandre occidentale, jusqu'au long de la côte de la mer du Nord avant de se diriger vers le département français du Nord[2],[20]. Après 120 km, l'ascension pavée du Mont Cassel (Kasselberg) à Cassel est grimpée deux fois de façon très rapprochée[note 4]. Après le Mont des Cats (Katsberg), la deuxième côte placée en France, la course revient en Belgique après 50 kilomètres sur les routes françaises et rentre dans la section clé de la course à Heuvelland[19].

La zone des monts, au sud de la Flandre occidentale, contient trois montées, le Baneberg, le Monteberg et le Mont Kemmel, à douze kilomètres l'une de l'autre[20]. Cette succession d'ascensions est entrecoupée de descentes techniques le long des routes de campagne étroites, y compris la difficile descente du Kemmelberg. Le Kemmelberg est l'ascension la plus difficile et la plus emblématique de la course[19].

Après ces trois bergs, le parcours tourne en boucle et les coureurs franchissent une nouvelle fois la séquence de Baneberg-Monteberg-Kemmelberg, couvrant un total de neuf montées[19]. Après le sommet de l'ultime ascension du Kemmelberg, à environ 35 kilomètres de l'arrivée, le parcours s'enchaîne invariablement sur un long parcours plat jusqu'à Wevelgem[2]. L'arrivée se situe sur Vanackerestraat, l'avenue centrale de Wevelgem.

Caractéristiques de la courseModifier

Les caractéristiques essentielles de Gand-Wevelgem sont restées les mêmes pendant des décennies. Les 100 premiers kilomètres à parcourir sont les premiers à faire des ravages dans le peloton. Les vents de travers et le temps souvent pluvieux sur ces routes plates et exposées à travers la plus grande plaine ouverte des Flandres entraînent une première sélection. Alors que les équipes tentent de protéger et de positionner leurs leaders dans cette partie de la course, les cassures et les bordures à ce stade voient fréquemment 40 à 60 coureurs distancés de la course[2].

 
Le redoutable Mont Kemmel (Kemmelberg), grimpé pour la première fois en 1955 est la difficulté principale de la course. Les pentes les plus raides atteignent 23% près du sommet.

Par la suite, après des heures à travers les plaines flamandes et l'excursion occasionnelle dans le nord de la France, les coureurs approchent la zone des monts à Heuvelland, qui présente les ascensions les plus difficiles de la journée. Les côtes sont au cœur de l'action et généralement les sites où se forment les échappées. L'ascension la plus célèbre de la course est le Mont Kemmel, une route côtière entièrement pavée à Kemmel avec des dénivelés atteignant jusqu'à 23%, mais également connue pour sa descente difficile et technique.

Le Mont Kemmel, le point culminant de la région, est l'ascension la plus difficile et la pièce maîtresse de la course[19]. Nommé d'après Camulos, le dieu celte de la guerre, le sommet du Mont Kemmel se trouve au sommet d'une crête boisée qui fut le théâtre de la bataille de la Lys en avril 1918, au cours de laquelle plus de 200 000 soldats sont morts[2]. La montée a été controversée dans le passé en raison de plusieurs accidents graves dans sa descente. En 2007, le coureur français Jimmy Casper chute lourdement, souffrant de nombreuses fractures faciales et autres[23],[24]. En 2016, la montée est abordée par sa route la plus raide pour la première fois en plus de 20 ans[25],[26].

Après le Mont Kemmel, la bataille finale entre les échappées formées sur les bergs et le peloton se déroule sur des routes plates de 35 kilomètres jusqu'à l'arrivée. Malgré sa réputation de classique des sprinteurs, la nature du parcours permet fréquemment aux échappées de s'imposer[2].

 
Le Mont Kemmel est l'un des seuls sites pavés de la course.

PavésModifier

Article connexe : Classiques flandriennes.

Bien que les médias classent généralement Gand-Wevelgem dans la catégorie des classiques pavées, le parcours ne comporte en réalité que très peu de sections de routes pavées[27]. Seuls le Mont Kemmel et les tronçons supérieurs du Mont Cassel sont pavés, totalisant un maximum possible de deux kilomètres de section pavée. Ce qui est nettement moins que les autres courses pavées de Flandre et du Nord de la France. De plus, il n'y a pas de sections plates de pavé et les deux montées pavées sont en excellent état, car elles font partie d'un réseau de circulation très fréquenté.

Changements de parcoursModifier

La première course a lieu en 1934 sur un parcours tout plat depuis la Gare de Gand-Saint-Pierre à Gand jusqu'à Wevelgem[28]. La deuxième édition en 1935 s'adresse aux Ardennes flamandes en Flandre orientale et comprend les ascensions du Kwaremont, Kluisberg et Tiegemberg. De 1936 à 1939, la course se court de Gand à Courtrai, suivie par des tours locaux, avec le Lauwberg comme principale difficulté.

 
Depuis 1945, les collines de Heuvelland, dont le Mont Kemmel et le Rodeberg (en photo) sont au cœur du final.

Après la Seconde Guerre mondiale, Gand-Wevelgem devient une course professionnelle. Le parcours est modifié : il passe par les Ardennes flamandes et effectue une boucle dans le Heuvelland. Des prix sont disputés sur l'Edelareberg, le Hoppeberg, le Kwaremont, le mont Noir et le mont Rouge. Le parcours est identique en 1946 puis change en 1947 : il passe par la côte et le Heuvelland (mont Vidaigne, mont Rouge), de même en 1948.

De 1949 à 1954, la course visite de nouveau les Ardennes flamandes (Kruisberg, Kwaremont), suivies du Heuvelland (mont Rouge, mont Vidaigne, colline de Messines). En 1955, le mont de l'Enclus (Kluisberg) et le mont Kemmel font leur première apparition au parcours. La route sur le Mont Kemmel n'est alors pas encore pavée. En 1956, l'Eikenberg est également ajouté.

 
Le Mont Cassel, l'une des côtes de la Flandre française dans le Nord, est ajouté au parcours en 1957.

En 1957, le Trophée des Flandres est créé : le Circuit Het Volk et Gand-Wevelgem ont lieu le même week-end et sont l'occasion d'un prix commun. Comme le Circuit Het Volk se déroule essentiellement dans les Ardennes flamandes, Gand-Wevelgem n'y passe plus mais intègre à son parcours la Flandre française (mont Noir, mont des Cats, le mont des Récollets, le mont Cassel) avant le mont Kemmel. En 1958, les monts de Flandre française ne sont plus empruntés, le passage de la frontière occasionnant trop de démarches administratives. Après avoir longé la côte, la course passe seulement par le mont Rouge, le mont Vidaigne, et le mont Kemmel.

En 1960, l'organisation du Circuit Het Volk entre dans un tel conflit avec la Royale ligue vélocipédique belge à propos du calendrier de compétitions qu'elle annule sa course. C'est par conséquent la fin du Trophée des Flandres. En compensation, Gand-Wevelgem cumule les axes des deux courses : après le mur de Grammont, le Kwaremont, le mont de l'Enclus et le Tiegemberg dans les Ardennes flamandes, suivent le mont Vidaigne, le mont Kemmel et Messines. En 1961, Gand-Wevelgem fait partie d'une course par étapes de deux jours. La première étape est disputée d'Anvers à Gand, la deuxième de Gand à Wevelgem, en passant par quelques monts (mont Rouge, mont Vidaigne, mont Kemmel, Messines).

De 1962 à 1976, Gand-Wevelgem se dirige vers la côte puis passe par le Heuvelland, avec les monts Rouge, Vidaigne et Kemmel comme éléments récurrents, auxquels s'ajoutent parfois les Monteberg, Baneberg, Sulferberg, Goeberg, Suikerberg, les collines de Nieuwkerke, Geluveld, le Kraaiberg ou le Scherpenberg. De 1993 à 1995, les monts de Flandre française sont de nouveaux empruntés, puis abandonnés dès 1996 afin de préserver le parcours traditionnel. Les Ardennes flamandes ne sont plus visitées pour les mêmes raisons, et parce que les coureurs ne disputent vraiment la course que dans le Heuvelland.

Seule l'édition 1977 voit son parcours modifié : les Ardennes flamandes y figurent avec onze monts. Le Koppenberg, ajouté au Tour des Flandres l'année précédente, en fait partie, bien qu'appelé Steengat pour cette occasion. Suivent cinq ascensions dans le Heuvelland, dont deux passages au mont Kemmel[29]. À partir de 1989, Gand-Wevelgem a lieu durant la semaine séparant le Tour des Flandres et Paris-Roubaix.

En 2005, la course intègre l'UCI ProTour, qui devient l'UCI World Tour en 2011[30]. Cette année-là, il change de place au calendrier et a lieu le week-end précédant le Tour des Flandres. À la suite des lourds accidents de l'édition 2007, l'ascension du Mont Kemmel est rapprochéé du village de Kemmel, afin d'éviter la dangereuse descente pavée et les éventuels nouveaux accidents. En 2010, les collines franco-flamandes de Kasselberg, Scherpenberg, Katsberg et Berthen sont réintroduites, avant de suivre la voie traditionnelle dans les collines de Heuvelland. Ces dernières années, la ville d'Ypres occupe une place importante dans le final de la course[31]. Dans le cadre du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale, le peloton traverse le centre-ville et le laisse passer sous l'emblématique Porte de Menin, sans doute le monument le plus célèbre des Flanders Fields, avant de se diriger vers l'arrivée à Wevelgem[32].

 
Depuis les dernières éditions, la Porte de Menin à Ypres occupe une place de choix dans la finale de la course.

En 2017, les organisateurs ajoutent trois secteurs appelées « Plugstreets » à Ploegsteert Wood, des routes de gravier semi-pavées au Mémorial des disparus de Ploegsteert, pour commémorer la trêve de Noël de 1914[33][note 5]. Les trois Plugstreets sont intégrés entre les deux ascensions du Kemmel, et font une distance totale de 5,2 kilomètres[34].

PalmarèsModifier

Année Vainqueur Deuxième Troisième
1934   Gustave Van Belle   Maurice Vandenberghe   Jérôme Dufromont
1935   Albert Depreitere   Jérôme Dufromont   Karel Catrysse
1936   Robert Van Eenaeme   Joseph Somers   Gaston Denys
1937   Robert Van Eenaeme   Albert Ritserveldt   Andé Hallaert
1938   Hubert Godaert   Edmond Delathouwer   Gustave Van Cauwenberghe
1939   André Declerck   Frans Van Hellemont   Albert Van Laecke
1939-44 Non disputé à cause de la Seconde Guerre mondiale
1945   Robert Van Eenaeme   Maurice Van Herzele (ca)   André Declerck
1946   Ernest Sterckx   Maurice Desimpelaere   Michel Remue (nl)
1947   Maurice Desimpelaere   René Beyens   Lucien Vlaemynck
1948   Valère Ollivier   Albert Ramon   Hilaire Couvreur
1949   Marcel Kint   André Declerck   Albert Decin
1950   Albéric Schotte   Albert Decin   André Declerck
1951   André Rosseel   Raphaël Jonckheere   Lionel Van Brabant
1952   Raymond Impanis   Maurice Blomme   Alois De Hertog
1953   Raymond Impanis   Wim van Est   Germain Derijcke
1954   Rolf Graf   Ferdi Kübler   Ernest Sterckx
1955   Albéric Schotte   Désiré Keteleer   Raymond Impanis
1956   Rik Van Looy   Richard Van Genechten   Désiré Keteleer
1957   Rik Van Looy   André Noyelle   Lucien Mathys (nl)
1958   Noël Foré   Rik Van Looy   Alfred De Bruyne
1959   Leon Van Daele   Jos Hoevenaars   Jacques Anquetil
1960   Frans Aerenhouts   Frans De Mulder   Joseph Planckaert
1961   Frans Aerenhouts   Raymond Impanis   Yvo Molenaers
1962   Rik Van Looy   Frans Schoubben   Armand Desmet
1963   Benoni Beheyt   Tom Simpson   Michel Van Aerde
1964   Jacques Anquetil   Yvo Molenaers   Rik Van Looy
1965   Noël De Pauw   Bernard Van De Kerckhove   Gustaaf De Smet
1966   Herman Van Springel   Noël Van Clooster   Palle Lykke
1967   Eddy Merckx   Jan Janssen   Edward Sels
1968   Walter Godefroot   Willy Van Neste   Felice Gimondi
1969   Willy Vekemans   Roger De Vlaeminck   Eric De Vlaeminck
1970   Eddy Merckx   Willy Vekemans   Walter Godefroot
1971   Georges Pintens   Roger De Vlaeminck   Gerben Karstens
1972   Roger Swerts   Felice Gimondi   Eddy Merckx
1973   Eddy Merckx   Frans Verbeeck   Walter Planckaert
1974   Barry Hoban   Eddy Merckx   Roger De Vlaeminck
1975   Freddy Maertens   Frans Verbeeck   Rik Van Linden
1976   Freddy Maertens   Rik Van Linden   Frans Verbeeck
1977   Bernard Hinault   Vittorio Algeri   Piet van Katwijk
1978   Ferdi Van Den Haute   Walter Planckaert   Francesco Moser
1979   Francesco Moser   Roger De Vlaeminck   Jan Raas
1980   Henk Lubberding   Alfons De Wolf   Piet van Katwijk
1981   Jan Raas   Roger De Vlaeminck   Alfons De Wolf
1982   Frank Hoste   Eddy Vanhaerens   Alfons De Wolf
1983   Leo van Vliet   Jan Raas   Frank Hoste
1984   Guido Bontempi   Eric Vanderaerden   Pierino Gavazzi
1985   Eric Vanderaerden   Phil Anderson   Rudy Dhaenens
1986   Guido Bontempi   Twan Poels   Jean-Marie Wampers
1987   Teun van Vliet   Etienne De Wilde   Herman Frison
1988   Seán Kelly   Gianni Bugno   Ron Kiefel
1989   Gerrit Solleveld   Sean Yates   Rolf Sørensen
1990   Herman Frison   Johan Museeuw   Franco Ballerini
1991   Djamolidine Abdoujaparov   Mario Cipollini   Olaf Ludwig
1992   Mario Cipollini   Johan Capiot   Adriano Baffi
1993   Mario Cipollini   Eric Vanderaerden   Djamolidine Abdoujaparov
1994   Wilfried Peeters   Franco Ballerini   Johan Museeuw
1995   Lars Michaelsen   Maurizio Fondriest   Luc Roosen
1996   Tom Steels   Giovanni Lombardi   Johan Museeuw
1997   Philippe Gaumont   Andreï Tchmil   Johan Capiot
1998   Frank Vandenbroucke   Lars Michaelsen   Nico Mattan
1999   Tom Steels   Zbigniew Spruch   Tristan Hoffman
2000   Geert Van Bondt   Peter Van Petegem   Johan Museeuw
2001   George Hincapie   Léon van Bon   Steffen Wesemann
2002   Mario Cipollini   Fred Rodriguez   George Hincapie
2003   Andreas Klier   Henk Vogels   Tom Boonen
2004   Tom Boonen   Magnus Bäckstedt   Jaan Kirsipuu
2005   Nico Mattan   Juan Antonio Flecha   Daniele Bennati
2006   Thor Hushovd   David Kopp   Alessandro Petacchi
2007   Marcus Burghardt   Roger Hammond   Óscar Freire
2008   Óscar Freire   Aurélien Clerc   Wouter Weylandt
2009   Edvald Boasson Hagen   Aliaksandr Kuschynski   Matthew Goss
2010   Bernhard Eisel   Sep Vanmarcke   Philippe Gilbert
2011   Tom Boonen   Daniele Bennati   Tyler Farrar
2012   Tom Boonen   Peter Sagan   Matti Breschel
2013   Peter Sagan   Borut Božič   Greg Van Avermaet
2014   John Degenkolb   Arnaud Démare   Peter Sagan
2015   Luca Paolini   Niki Terpstra   Geraint Thomas
2016   Peter Sagan   Sep Vanmarcke   Viatcheslav Kouznetsov
2017   Greg Van Avermaet   Jens Keukeleire   Peter Sagan
2018   Peter Sagan   Elia Viviani   Arnaud Démare
2019   Alexander Kristoff   John Degenkolb   Oliver Naesen

Victoires par paysModifier

Mise à jour après l'édition 2019.

# Pays Victoires
1.   Belgique 49
2.   Italie 7
3.   Pays-Bas 5
4.   Allemagne 3
  France 3
  Norvège 3
  Slovaquie 3
8.   Autriche 1
  Danemark 1
  Espagne 1
  États-Unis 1
  Grande-Bretagne 1
  Irlande 1
  Union soviétique 1
  Suisse 1

VariantesModifier

Depuis 2012, il existe le Gand-Wevelgem féminin, qui se court le même jour de la course, sur un parcours d'environ 120 kilomètres. La course d'abord classée en 1.2, intègre en 2016 l'UCI World Tour féminin.

En 2016, les organisateurs ajoutent cinq nouvelles épreuves, soit un total de sept courses disputées le même jour[35] :

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le lieu de départ de Gand était un choix économique logique. La ville abritait plusieurs usines de lin qui faisaient du commerce avec les nombreux fabricants de textiles de Wevelgem[3].
  2. Van Belle meurt en 1954, lorsqu'il tente de sauver son fils de sept ans tombé dans la Lys à Gand[3].
  3. La position était jusqu'alors celle de la Flèche brabançonne.
  4. En 2016 et 2017, Gand-Wevelgem n'a pas inclus le Mont Cassel en raison du carnaval annuel de Pâques dans la commune qui a coïncidé avec la date de la course[22].
  5. Ploegsteert, où Winston Churchill a servi comme commandant en 1916, était un site de guerre de tranchées pendant la Première Guerre mondiale. La veille de Noël 1914, les soldats allemands ont commencé à chanter Douce nuit, sainte nuit , à laquelle les troupes alliées ont répondu avec une interprétation de The First Noel . Le jour de Noël, les troupes allemandes et alliées se sont approchées dans le No man's land, ce qui a entraîné des parties de football. Un cessez-le-feu semblable a été observé en 1915 bien qu'en 1916, il y avait des commandements pour exécuter n'importe quels soldats qui ont fraternisé avec l'ennemi[33].

RéférencesModifier

  1. (en) "In Flanders Fields". Gent-Wevelgem. Flanders Classics.
  2. a b c d e et f « Gent–Wevelgem », sur UCI (consulté le 1er décembre 2015)
  3. a b c d e et f (nl) « Geschiedenis », sur gent-wevelgem.be (consulté le 1er décembre 2015)
  4. Colin Henrys, « Gent-Wevelgem 2015 preview: six fast men who could win the 'sprinter's Classic' », RoadCyclingUK,‎ (lire en ligne)
  5. Jeff Jones, « Tuscan encore », sur Cycling News (consulté le 1er décembre 2015)
  6. « Mario Cipollini », sur gent-wevelgem.be, Flanders Classics (consulté le 6 décembre 2015)
  7. « Tom Steels ( 1996 en 1999 ) », sur gent-wevelgem.be, Flanders Classics (consulté le 6 décembre 2015)
  8. Jeff Jones, « 65th Gent-Wevelgem - 1.HC. Belgium, April 9, 2003 », sur Cycling News (consulté le 1er décembre 2015)
  9. « Tom Boonen scores his first classic victory. 07 april 2004 », sur gent-wevelgem.be (consulté le 1er décembre 2015)
  10. Jeff Jones, « 66th Gent-Wevelgem - 1.HC. Belgium, April 7, 2004 », sur Cycling News (consulté le 1er décembre 2015)
  11. Barry Ryan, « Boonen surprised by Gent-Wevelgem victory. Belgian bridges seven year gap in finishing sprint », sur Cycling News (consulté le 1er décembre 2015)
  12. « Boonen wins again in Ghent-Wevelgem », sur Cycling Weekly (consulté le 1er décembre 2015)
  13. Hedwig Kröner, « Preview. Gent - Wevelgem Gent-Wevelgem: to sprint or not to sprint? », sur Cycling News (consulté le 1er décembre 2015)
  14. « In Flanders Fields », sur Gent-Wevelgem, Flanders Classics (consulté le 2 décembre 2015)
  15. « Gallery: Gent-Wevelgem mayhem », Cycling News, Immediate Media Company,‎ (lire en ligne[archive du ])
  16. Gregor Brown, « Wind like never before in Belgium’s Gent-Wevelgem classic », sur Cycling Weekly, Competitor Group, Inc. (consulté le 2 décembre 2015)
  17. « Belgian rider Antoine Demoitié dies in hospital after Ghent-Wevelgem crash », Cycling Weekly, Time Inc. UK,‎ (lire en ligne)
  18. « Antoine Demoitié dies following Gent-Wevelgem crash », Cyclingnews.com, Immediate Media Company,‎ (lire en ligne)
  19. a b c d et e Barry Ryan, « Gent-Wevelgem preview: Degenkolb, Kristoff and Cavendish face off in Belgium », Cycling News,‎ (lire en ligne[archive du ])
  20. a b et c « GW2015 Elite men map profile » [PDF], sur flandersclassics.be (consulté le 28 mars 2015)
  21. « Wegwijzer - Itinéraire » [PDF], sur Het Nieuwsblad, Corelio (consulté le 2 décembre 2015)
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