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Championnats du monde de cyclisme sur piste

compétition de cyclisme
Article général Pour un article plus général, voir Championnat du monde de cyclisme.
Championnats du monde de cyclisme sur piste
Description de l'image Cycling (track) pictogram.svg.
Généralités
Sport Cyclisme sur piste
Création 1893
Organisateur(s) ICA
de 1893 à 1899
UCI
depuis 1900
Catégorie Open
Périodicité Annuelle
Site web officiel www.uci.org
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la dernière compétition voir :
Championnats du monde de cyclisme sur piste 2019

Les Championnats du monde de cyclisme sur piste se tiennent tous les ans depuis 1893 à l'exception des périodes de guerre mondiale. Ils proposent aux pistards de s'affronter pour le titre mondial dans différentes épreuves. À partir de 2017, dix disciplines pour les hommes et pour les femmes sont proposées[1].

La première édition des championnats du monde amateurs de cyclisme sur piste a eu lieu à Chicago en 1893 avec trois épreuves seulement : l’Américain Arthur A. Zimmermann remporte le sprint et l'épreuve des 10 kilomètres et le Sud-Africain Lawrence Meintjes remporte le 100 kilomètres de demi-fond derrière derny. Les épreuves féminines ont débuté en 1958 avec deux épreuves, la vitesse et la poursuite, sous le statut amateur. En 1993, les épreuves professionnelles et amateurs masculines ont été réunifiées et intitulées open.

Depuis 1893, les épreuves masculines ont compté dix-sept disciplines différentes et les épreuves féminines dix. Cependant, certaines épreuves masculines ont été retirées :

  • le 10 km dès 1895,
  • Quatre épreuves ont été réunifiées à partir de 1993 : vitesse, poursuite, course aux points et demi-fond, devenus open.
  • Deux épreuves ont été supprimées en 1995 : tandem et demi-fond.

D'autres épreuves ont été ajoutées au début du XXIe siècle :

Histoire des championnatsModifier

Avant-guerreModifier

La première compétition étant reconnue comme championnats du monde s'est déroulée en 1893 à Chicago lors de l'exposition universelle[2]. L'officialisation de son palmarès découle de la création, en 1892, de la première organisation mondiale de cyclisme nommée International Cycling Association. Ces championnats se sont disputés entre coureurs amateurs sur trois épreuves : le demi-fond, la vitesse, et les 10 kilomètres[note 1] ; sur deux jours, les 11 et . Les concurrents sont en majorité issu du continent américain, et plus précisément des États-Unis, et c'est ainsi que sur neuf médailles distribuées, sept ont été remportées par ces derniers. Le premier champion du monde, est un Américain : Arthur Zimmerman, il réalise un doublé vitesse[3] et 10 kilomètres[4], et finalement, un Sud-Africain, Lawrence Meintjes remporte la course de 100 kilomètres demi-fond derrière derny[5]. Il est à noter que le nombre de concurrents est assez restreint, avec seulement neuf coureurs recensés pour la course des 10 km, six pour la vitesse et une douzaine de coureurs pour le demi-fond[2].

Les éditions des cinq années suivantes se sont déroulées en Europe, elles sont l'occasion pour les coureurs de ce continent de truster les places d'honneur[6]. Les championnats du monde de 1894 à Anvers sont les derniers ouverts aux seuls coureurs amateurs. Ils sont également la dernière apparition de l'épreuve des 10 kilomètres dans des championnats[4]. L'année suivante, à Cologne, quatre titres sont décernés, deux pour les amateurs, et deux pour les professionnels. Il s'agit des épreuves de vitesse et de demi-fond, il en est de même jusqu'en 1898 à Vienne. Ainsi, tous les titres ont été remportés par des Européens à l'exception du championnat de vitesse de 1898 remporté par un Américain A. Banker George[7]. Le bilan de cinq années de championnat en Europe est favorables aux coureurs anglais avec cinq titres sur dix-huit, trois titres pour des coureurs allemands et néerlandais, deux pour des français et le premier titre pour un coureur norvégien, belge, irlandais et danois. Le premier titre professionnel de demi-fond[8] est attribué à Jimmy Michael et le premier titre professionnel de vitesse[7] à Robert Protin.

L'édition 1899 s'est déroulée au Canada, à Montréal. L'occasion a été prise par les coureurs nord-américains pour refaire apparition dans les meilleures places. Ainsi, sur quatre titres, deux sont remportés par des Américains[6] et deux par des Anglais. De plus, sur les douze médailles distribuées, six ont été remportées par des Américains et deux par des Canadiens, le reste étant réparti entre les Anglais, Français et Canadien.

Douze nouvelles éditions se sont déroulées sur le continent européen, de 1900 à Paris jusqu'en 1911 à Rome. C'est ainsi que les coureurs européens ont repris leur mainmise sur les titres mondiaux, il s'agit en particulier des coureurs Français ayant raflé trois titres sur quatre à Paris en 1900 et en 1907[6]. La tendance a exceptionnellement été inversée lors des championnats de Londres en 1904 avec trois victoires américaines. Les titres de ces championnats ont été répartis entre les Français avec treize titres, les Anglais avec neuf titres, les Danois, cinq titres, les Allemands et les Américains avec quatre titres, puis deux pour les Suisses et finalement un titre pour la Belgique, les Pays-Bas et l'Italie.

L'année suivante, en 1912, Newark aux États-Unis accueil la nouvelle édition pour la distribution de trois titres. Exceptionnellement, l'épreuve de demi-fond amateur n'est pas courue et c'est ainsi que les trois titres décernés sont gagnés par des Américains. De plus, ils réalisent un triplé sur les épreuves de vitesse amateur[3] et de demi-fond professionnel[8]. Les deux dernières médailles sont remportés sur la vitesse professionnelle par un Australien et un Français. Les deux dernières éditions avant-guerre eurent lieu à Leipzig en Allemagne puis Copenhague au Danemark. La première a offert deux titres à la Grande-Bretagne, un à la France, et à l'Allemagne. L'année suivante, en 1914 à Ordrup dans la banlieue de Copenhague n'a permis de décerner qu'un seul titre, celui du demi-fond amateur remporté par le Néerlandais Cor Blekemolen[5]. Il fut par l'occasion, et jusqu'en 1957, le dernier champion du monde amateur de demi-fond. Cette épreuve n'étant pas reconduite.

La Première Guerre mondiale est la cause de cinq années d'années d'interruption.

Le retour des championnats eurent lieu à Anvers en Belgique, en 1920. Après l'arrêt du demi-fond amateur, seules trois épreuves sont au programme[6] et il en sera de même jusqu'en 1939. Ces vingt éditions se sont toutes déroulés en Europe permettant aux coureurs du continent de conserver leur supériorité sur la discipline. Quatre nations ont dominé le cyclisme sur piste. Il s'agit des Pays-Pas et de la France avec quatorze titres, de la Belgique avec onze titres puis de l'Allemagne avec neuf victoires. Il est à noter les quatre titres consécutifs en vitesse professionnel du français Lucien Michard puis les six victoires consécutives dans la même discipline de Jef Scherens, un Belge[7]. Mais la dernière édition à Milan en Italie est interrompu à cause de la déclaration de guerre, la finale de la vitesse individuelle n'a pas été courue, malgré la troisième place de l'Allemand Albert Richter, et le demi-fond non plus.

Une nouvelle fois, la Seconde Guerre mondiale marque une pause dans l'histoire du cyclisme sur piste. Mais cette interruption permet un renouvellement des championnats avec de nouvelles disciplines. Le bilan de ces premières années de championnats montrent nettement une domination des nations européenne dans le cyclisme mondiale. Les pays comme l'Allemagne, la Belgique, la France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont été les acteurs principaux de ces compétitions.

Après-guerre, le renouveau des championnatsModifier

Les championnats du monde refont leur apparition à Zurich en 1946 dans le pays de l'Union cycliste internationale, la Suisse. Deux nouvelles épreuves ont été présentées dans cette édition. Il s'agit de la poursuite individuelle qui est proposé aux coureurs professionnels sur une distance de 5 000 mètres et aux amateurs sur 4 000 mètres[6]. Les douze éditions entre 1946 et les championnats de 1957 à Rocourt en Belgique sont courus, comme souvent, le continent européen. Ils sont par ailleurs les derniers championnats ouverts uniquement aux hommes.

Les premiers champions du monde de poursuite sont le Néerlandais Gerrit Peters[9] pour la course professionnelle et le Français Roger Rioland[10] pour la course amateur. Cette période est également l'occasion pour le cyclisme sur piste italien de s'imposer sur la scène mondiale[6]. Avec 24 titres en douze éditions ces derniers devancent de loin les Anglais et les Français dont le nombre de titres est de huit puis les Néerlandais et les Belges avec respectivement six et cinq titres. Les Européens restent leaders sur le plan mondial, mais une nation émerge, c'est l'Australie avec Sydney Patterson quatre fois champion du monde. Ses titres sont répartis sur la vitesse amateur en 1949, la poursuite amateur en 1950 et deux en poursuite professionnelle en 1952 et 1953. Graham French apporte également un titre pour son pays en 1956 dans le demi-fond[8]. Le Danemark avec trois titres, la Suisse avec deux et l'Espagne avec un titre complètent les nations championnes dans cette période.

Il a fallu attendre l'année 1958 pour voir les premières féminines sur les championnats du monde[11]. La compétition se déroule à Paris et propose huit disciplines : la vitesse et la poursuite pour les professionnels, les amateurs et les féminines, et le demi-fond pour les professionnels et amateurs[note 2] messieurs. Les premières féminines de l'histoire à être championnes du monde sont les Soviétiques Galina Ermolaeva en vitesse et Ludmila Kotchetova en poursuite. Ces neuf épreuves seront présentes comme tel jusqu'au championnat de Zurich en 1961.

L'année suivante, à Milan, apparait l'épreuve de poursuite par équipes ouverte au coureurs amateurs[11]. L'Allemagne de l'Ouest est la première équipe victorieuse de cette épreuve par équipes[12]. Le podium est complété par le Danemark et l'Union des républiques socialistes soviétiques. Toutes ces épreuves ont lieu jusqu'au championnat de Saint-Sébastien en Espagne. La Belgique et l'Union soviétique sont les nations émergentes de cette période, la première en remportant huit titres et la deuxième, à égalité avec l'Italie, en remportant sept titres. À l'inverse, l'Angleterre et la France, ne sont plus en état de force, ils ne remportent respectivement que deux et un titres.

En 1966, à Francfort est courue pour la première fois la vitesse amateur en tandem mais également l'épreuve du kilomètre amateur. Il en est de même l'année suivante à Amsterdam. Exceptionnellement, en 1968, les championnats amateurs et professionnels ne sont plus disputés en même temps. Les premiers ont lieu à Montevideo, au Brésil. Les prix décernés sont ceux de la vitesse, de la vitesse en tandem, du kilomètre, et de la poursuite individuelle et en équipe. Quant aux championnats professionnels, ils ont lieu à Rome avec les épreuves de vitesse et de poursuite pour les hommes et les femmes, mais également le demi-fond professionnel et amateur. Cette caractéristique de la division des championnats est renouvelée l'année suivante, mais la plupart des épreuves sont organisées à Brno en République tchèque. Seules la vitesse et la poursuite individuelle professionnelles ont lieu à Anvers en Belgique. C'est la raison pour laquelle elles sont remportées par deux coureurs locaux.

L'organisation des championnats a retrouvé une structure classique à Leicester en 1970, à Varèse en 1971 puis à Saint-Sébastien en 1973. Les onze épreuves ont eu lieu dans la même période. La quasi-totalité de ces titres ont encore été gagnés par des Européens, à l'exception de la poursuite amateur de 1971 où Martín Emilio Rodríguez offre un premier titre mondial à son pays, la Colombie[10] et de la vitesse féminine de 1973 remporté par une Américaine Sheila Young. L'année 1972 est une année olympique, or à cette époque, seul les coureurs amateurs hommes sont autorisés à courir. Pour cette raison, seules les épreuves professionnelles sont organisées lors des championnats de Marseille. Les deux titres féminins sont remportés par des coureurs soviétiques, deux sont décernés à des Belges, et l'Allemagne et la Grande-Bretagne se partagent un titre chacun.

Après plus de cinquante organisations consécutives sur le continent européen, les championnats s'exportent exceptionnellement au Canada à Montréal[6]. Mais contrairement aux derniers exports, les coureurs Américains ne raflent pas les titres, ils doivent se contenter d'une médaille de bronze en vitesse féminine. Le palmarès offre trois titres aux Allemands de l'Ouest, deux titres aux Tchèques, aux Soviétiques et aux Néerlandais et un aux Danois et aux Suisses. Mais cet export hors Europe n'est pas renouvelé l'année suivante, puisque l'édition 1975 a lieu en Belgique à Rocourt. L'année olympique 1976 marque la même dissociation Jeux olympiques pour les amateurs et championnat du monde pour les professionnels. Ces derniers ont lieu à Monteroni en Italie. Sur les sept titres décernés, deux sont néerlandais. L'Australie, les États-Unis, la Pologne, l'Italie et l'Allemagne remportent un titre.

En 1977, San Cristóbal, au Venezuela, accueille pour la première fois les meilleurs coureurs de monde. Douze épreuves sont proposées avec la course aux points qui fait sa première apparition[13]. La victoire dans cette épreuve revient au Belge Stan Tourné, mais c'est une nouvelle nation qui émerge, le Japon. Ses représentants effectuent un doublé sur l'épreuve professionnelle de vitesse avec Kōichi Nakano et Yoshikazu Sugata respectivement premier et second. Les mêmes épreuves sont proposées à Munich et à Amsterdam avant qu'une nouvelle année olympique ne tronque la compétition organisée en France, à Besançon. Deux nouvelles épreuves sont malgré tout proposées : le keirin et la course aux points professionnelle remportée respectivement par l'Australien Danny Clark[14] et le Belge Stan Tourné[15]. Ces quatorze épreuves sont dorénavant disputées lors des championnats de Brno en 1981 jusqu'à Zurich en 1983 puis de Bassano del Grappa 1985 en Italie jusqu'à Vienne en 1987. 1984 et 1888 étant de nouvelles années olympiques, les championnats de Barcelone et de Gand ne présentent en amateur que le demi-fond et la vitesse en tandem mais toutes les courses professionnelles.

Les championnats du monde de Lyon en 1989 sont l'occasion de décerner un nouveau titre : la course aux points féminine. La Britannique Sally Hodge devient la première championne de la discipline. L'édition suivante a lieu sur le continent asiatique, à Maebashi au Japon. Ce championnat, ainsi que le suivant à Stuttgart proposent pour la dernière fois quinze épreuves distinguant les coureurs professionnels et amateurs. Le championnat de 1992 à Valence se déroulent sans les épreuves olympiques mais conservent pour la toute dernière fois le demi-fond et la vitesse en tandem amateur.

En effet, l'Union cycliste internationale a décidé de réunir les deux fédérations que sont la FIAC[note 3] et la FICP[note 4] au sein de son organisation[16]. Les noms de professionnel et amateur ne sont donc plus utilisés pour distinguer les titres, mais le terme open est introduit, il signifie que la compétition professionnelle est ouverte aux coureurs amateurs.

L'ère openModifier

Il a été décidé de supprimer la distinction entre coureurs amateurs et coureurs professionnels pour aboutir à une seule compétition dite open. Des compétitions séparées pour les jeunes de moins de 25 ans furent créées simultanément. Cette nouvelle organisation semblait plus adaptée aux conditions économiques de vie des coureurs amateurs qui étaient fréquemment de faux amateurs, notamment dans les pays de l'est européen.

Les premiers championnats de l'ère open, en 1993, ont lieu à Hamar en Norvège. Onze disciplines sont proposées[11], il s'agit de la vitesse homme, femme et tandem ; du kilomètre homme ; du keirin ; de la course aux points homme et femme ; de la poursuite individuelle homme et femme ; de la poursuite par équipes et du demi-fond. Mais ce format ne dur que deux ans et subit quelques modifications après les championnats de Palerme. Le tandem étant jugé trop dangereux est remplacé par la vitesse par équipes et le demi-fond par la course à l'américaine, puis le 500 mètres féminin est également introduit. Cela porte à douze le nombre de compétitions organisées lors du championnat du monde 1995. Un format qui est conservé sept ans jusqu'aux championnats d'Anvers en 2001 car dès les championnats de Ballerup en 2002 trois autres disciplines sont incluses : la keirin féminin et les courses scratch homme et femme. Jusqu'en 2003, les mondiaux ont lieu entre août et octobre. À partir de 2004, ils ont lieu à la fin de l'hiver, en février ou mars. D'autres épreuves viennent se greffer aux championnats en 2007, il s'agit de l'omnium puis l'omnium féminin aux championnats de Pruszkow en 2009. En 2017, pour les deuxièmes mondiaux de l'histoire organisé en Asie, la course à l’américaine féminine fait son apparition. Ainsi, pour la première fois, il y a autant d'épreuve masculine et féminine au programme des mondiaux[1].

À partir de 2021, les mondiaux sont organisés en octobre au lieu de mars. Les mondiaux 2023 sont organisés dans le cadre des premiers championnats du monde de cyclisme UCI à Glasgow, qui rassemblent treize championnats du monde de cyclisme dans différentes disciplines cyclistes[17].

Localisation des championnatsModifier

Année Pays Ville
1893   États-Unis Chicago
1894   Belgique Anvers
1895   Allemagne Cologne
1896   Danemark Copenhague
1897   Royaume-Uni Glasgow
1898   Autriche Vienne
1899   Canada Montréal
1900   France Paris
1901   Allemagne Berlin
1902   Italie et   Allemagne Rome et Berlin
1903   Danemark Copenhague
1904   Royaume-Uni Londres
1905   Belgique Anvers
1906   Suisse Genève
1907   France Paris
1908   Allemagne Berlin et Leipzig
1909   Danemark Copenhague
1910   Belgique Bruxelles
1911   Italie Rome
1912   États-Unis Newark
1913   Allemagne Leipzig et Berlin
1914   Danemark Copenhague
1915-1919 Pas de championnats
1920   Belgique Anvers
1921   Danemark Copenhague
1922   Royaume-Uni et   France Liverpool et Paris
1923   Suisse Zurich
1924   France Paris
1925   Pays-Bas Amsterdam
1926   Italie Milan et Turin
1927   Allemagne Cologne et Elberfeld
1928   Hongrie Budapest
1929   Suisse Zurich
1930   Belgique Bruxelles
1931   Danemark Copenhague
1932   Italie Rome
1933   France Paris
1934   Allemagne Leipzig
1935   Belgique Bruxelles
1936   Suisse Zurich
1937   Danemark Copenhague
Année Pays Ville
1938   Pays-Bas Amsterdam
1939   Italie Milan
1940-1945 Pas de championnats
1946   Suisse Zurich
1947   France Paris
1948   Pays-Bas Amsterdam
1949   Danemark Copenhague
1950   Belgique Rocourt
1951   Italie Milan
1952   France Paris
1953   Suisse Zurich
1954   Allemagne de l'Ouest Cologne
1955   Italie Milan
1956   Danemark Copenhague
1957   Belgique Rocourt
1958   France Paris
1959   Pays-Bas Amsterdam
1960   République démocratique allemande Leipzig
1961   Suisse Zurich
1962   Italie Milan
1963   Belgique Rocourt
1964   France Paris
1965   Espagne Saint-Sébastien
1966   Allemagne de l'Ouest Frankfurt
1967   Pays-Bas Amsterdam
1968   Italie Rome
1969   Belgique et   Tchécoslovaquie Anvers et Brno
1970   Royaume-Uni Leicester
1971   Italie Varèse
1972   France Marseille
1973   Espagne Saint-Sébastien
1974   Canada Montréal
1975   Belgique Rocourt
1976   Italie Monteroni di Lecce
1977   Venezuela San Cristóbal
1978   Allemagne de l'Ouest Munich
1979   Pays-Bas Amsterdam
1980   France Besançon
1981   Tchécoslovaquie Brno
1982   Royaume-Uni Leicester
1983   Suisse Zurich
Année Pays Ville
1984   Espagne Barcelone
1985   Italie Bassano del Grappa
1986   États-Unis Colorado Springs
1987   Autriche Vienne
1988   Belgique Gand
1989   France Lyon
1990   Japon Maebashi
1991   Allemagne Stuttgart
1992   Espagne Valence
1993   Norvège Hamar
1994   Italie Palerme
1995   Colombie Bogota
1996   Royaume-Uni Manchester
1997   Australie Perth
1998   France Bordeaux
1999   Allemagne Berlin
2000   Royaume-Uni Manchester
2001   Belgique Anvers
2002   Danemark Ballerup
2003   Allemagne Stuttgart
2004   Australie Melbourne
2005   États-Unis Los Angeles
2006   France Bordeaux
2007   Espagne Palma de Majorque
2008   Royaume-Uni Manchester
2009   Pologne Pruszkow
2010   Danemark Ballerup
2011   Pays-Bas Apeldoorn
2012   Australie Melbourne
2013   Biélorussie Minsk
2014   Colombie Cali
2015   France Saint-Quentin-en-Yvelines
2016   Royaume-Uni Londres
2017   Hong Kong Hong Kong
2018   Pays-Bas Apeldoorn
2019   Pologne Pruszkow
2020   Allemagne Berlin
2021   Turkménistan Achgabat
2022   France Saint-Quentin-en-Yvelines
2023   Grande-Bretagne Glasgow
2024   Danemark Ballerup

VélodromesModifier

Pour éviter les risques d'annulations liés à la météo, l'UCI a longtemps organisé les mondiaux sur piste l'été. Jusqu'en 1966, l'organisation de la compétition doit obligatoirement se faire sur un vélodrome en plein air. Il faut attendre l'édition 1969, organisée au palais des sports d'Anvers, pour connaître le premier championnat sur un vélodrome couvert. À partir de 1987, la tendance s'inverse et les vélodromes d'hiver prennent le dessus. De 1987 à 1995, on compte cinq mondial organisé avec un vélodrome couvert. La Colombie en 1995 accueille le dernier championnat du monde sur piste organisé en plein air[18].

RésultatsModifier

Les championnats du monde de cyclisme sur piste
Type Discipline Type Discipline
Épreuves masculines Keirin Épreuves féminines Keirin
Kilomètre 500 mètres
Vitesse individuelle Vitesse
Vitesse par équipes[note 5] Vitesse par équipes
Poursuite individuelle Poursuite
Poursuite par équipes Poursuite par équipes
Course aux points Course aux points
Course scratch Course scratch
Américaine Américaine
Omnium Omnium
Tandem
Demi-fond

Les compétitions de vitesse, de poursuite et de demi-fond possédaient deux classement « amateur » et « professionnel » distincts avant 1993. Depuis elles ont été réunifiées sous l'appellation « open ». Cette même année, la course aux points a été intégrée sous le même terme.

Les compétitions de vitesse en tandem et de demi-fond ne sont plus organisées depuis 1995. Les causes sont que les épreuves de tandem ont été jugées dangereuses et celles de demi-fond derrière derny qui sont difficiles à organiser, ont de plus été considérées comme désuètes, présentant de moins en moins d'intérêt pour un public toujours impatient du fait de leur longueur, et par ailleurs comptant très peu de pays pratiquants. Elles ont été remplacées par des disciplines plus rapides : le keirin, la course aux points et la vitesse par équipes.

StatistiquesModifier

Tableau des médaillesModifier

En incluant les mondiaux de 1893 à 2019

Rang Nation Or Argent Bronze Total
1   France 139 114 127 380
2   Allemagne
  Allemagne de l'Est
  Allemagne de l'Ouest
135 133 142 410
3   Grande-Bretagne 105 82 64 251
4   Pays-Bas 98 92 86 276
5   Australie 86 91 71 248
6   Italie 80 87 96 263
7   Union soviétique 58 49 34 141
8   Belgique 49 51 51 151
9   États-Unis 47 41 46 134
10   Suisse 33 34 38 105
11   Danemark 28 39 35 102
12   Russie 24 22 28 74
13   Espagne 19 19 14 52
14   République tchèque
  Tchécoslovaquie
17 15 25 57
15   Biélorussie 13 2 7 22
16   Nouvelle-Zélande 12 19 20 51
17   Japon 12 11 13 36
18   Pologne 9 7 8 24
19   Colombie 7 5 0 12
20   Canada 6 20 15 41
21   Hong Kong 5 2 3 10
22   Chine 4 14 8 26
23   Autriche 4 8 11 23
24   Ukraine 4 7 3 14
25   Cuba 4 4 5 13
26   Lituanie 2 8 10 20
27   Irlande 2 3 3 8
  Norvège 2 3 3 8
29   Argentine 1 8 11 20
30   Mexique 1 7 4 12
31   Malaisie 1 2 3 6
32   Afrique du Sud 1 2 1 4
33   Luxembourg 0 2 2 4
34   Uruguay 0 2 0 2
35   Grèce 0 1 2 3
36   Barbade 0 1 1 2
37   Lettonie 0 1 0 1
  Portugal 0 1 0 1
39   Suède 0 0 2 2
  Trinité-et-Tobago 0 0 2 2
41   Estonie 0 0 1 1
  Kazakhstan 0 0 1 1
  Liechtenstein 0 0 1 1
  Corée du Nord 0 0 1 1
  Corée du Sud 0 0 1 1
Total 1007 1007 1002 3016

Tableau des médailles sous l'ère openModifier

Depuis 1993 et l'ouverture de l'ère open (les professionnels et les amateurs sont réunis dans une même compétition), 39 nations se sont partagées les médailles lors des différents championnats du monde :

Mise à jour après l'édition 2019

Rang Nation Or Argent Bronze Total
1   France 70 39 43 151
2   Australie 68 69 54 191
3   Grande-Bretagne 62 48 32 142
4   Allemagne 45 45 54 144
5   Pays-Bas 29 35 26 90
6   Russie 24 20 28 72
7   États-Unis 20 14 19 53
8   Italie 14 14 21 49
9   Biélorussie 13 2 7 22
10   Nouvelle-Zélande 11 17 19 47
11   Espagne 11 15 11 37
12   Suisse 8 3 5 16
13   Colombie 6 5 0 11
14   Belgique 6 4 14 24
15   Danemark 5 12 9 26
16   Pologne 5 3 4 12
17   Hong Kong 5 2 3 10
18   Chine 4 14 8 26
19   Canada 4 13 12 29
20   Ukraine 4 7 3 14
21   Cuba 4 4 5 13
22   République tchèque 3 5 7 15
23   Lituanie 2 7 10 19
24   Autriche 1 6 4 11
  Mexique 1 6 4 11
26   Argentine 1 5 9 15
27   Irlande 1 3 2 6
28   Malaisie 1 2 3 6
29   Japon 0 3 2 5
30   Afrique du Sud 0 2 1 3
31   Grèce 0 1 2 3
32   Barbade 0 1 0 1
  Lettonie 0 1 0 1
  Portugal 0 1 0 1
  Uruguay 0 1 0 1
36   Corée du Sud 0 0 1 1
  Estonie 0 0 1 1
  Kazakhstan 0 0 1 1
  Norvège 0 0 1 1
Total 428 429 425 1282

Cyclistes les plus titrésModifier

Hommes
Rang Cycliste Pays Première
médaille
Dernière
médaille
      Total Disciplines
1 Arnaud Tournant   France 1997 2008 14 3 2 19 Vitesse par équipes, kilomètre, vitesse, keirin
2 Chris Hoy   Royaume-Uni 1999 2012 11 6 8 25 Vitesse par équipes, kilomètre, vitesse, keirin
3 Florian Rousseau   France 1993 2002 10 2 4 16 Vitesse par équipes, kilomètre, vitesse
4 Urs Freuler   Suisse 1978 1989 10 0 5 15 Course aux points, keirin, poursuite par équipes
5 Kōichi Nakano   Japon 1977 1986 10 0 0 10 Vitesse
6 Cameron Meyer   Australie 2009 2018 9 4 2 15 Poursuite par équipes, course aux points, américaine
7 Grégory Baugé   France 2006 2019 9 4 1 14 Vitesse, vitesse par équipes
8 Daniel Morelon   France 1964 1980 8 3 5 16 Vitesse, tandem, keirin
9 Michael Hübner   Allemagne 1983 1996 7 7 2 16 Vitesse, keirin, vitesse par équipes
10 Laurent Gané   France 1996 2004 7 5 3 15 Vitesse, keirin, vitesse par équipes
Femmes
Rang Cycliste Pays Première
médaille
Dernière
médaille
      Total Disciplines
1 Anna Meares   Australie 2003 2016 11 10 6 27 Vitesse, vitesse par équipes, keirin, 500 mètres
2 Kristina Vogel   Allemagne 2012 2018 11 1 4 14 Vitesse, vitesse par équipes, keirin
3 Félicia Ballanger   France 1994 1999 10 1 0 11 Vitesse, 500 mètres
4 Victoria Pendleton   Royaume-Uni 2005 2012 9 5 2 16 Vitesse, vitesse par équipes, keirin, 500 mètres
5 Sarah Hammer   États-Unis 2006 2017 8 5 2 15 Poursuite, poursuite par équipes, course aux points, omnium
6 Natallia Tsylinskaya   Biélorussie 2000 2007 8 1 1 10 Vitesse, 500 mètres
7 Laura Kenny   Royaume-Uni 2011 2019 7 6 1 14 Poursuite par équipes, scratch, omnium
8 Olga Slyusareva   Russie 1995 2006 6 6 6 18 Vitesse, course aux points, poursuite, scratch
9 Galina Ermolaeva   Union soviétique 1958 1973 6 5 3 14 Vitesse
10 Kirsten Wild   Pays-Bas 2011 2019 6 4 4 14 Course aux points, course à l'américaine, scratch, omnium

Notes et référencesModifier

Notes
  1. L'épreuve de 10 kilomètres de l'époque est équivalente au scratch d'aujourd'hui.
  2. Disputé dans un temps de une heure
  3. FIAC signifie Fédération internationale amateur de cyclisme
  4. FICP signifie Fédération internationale de cyclisme professionnel
  5. La vitesse par équipes est également appelée la vitesse « olympique ».
Références
  1. a b et c Championnats du Monde Piste UCI présentés par Tissot : avec la Madison féminine, la parité hommes-femmes est réalisée
  2. a et b Mémoire du cyclisme, « Les premiers championnats du monde de cyclisme en 1893 », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 1er septembre 2009)
  3. a et b Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de vitesse (amateurs) », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 1er septembre 2009)
  4. a et b Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de vitesse sur 10 km », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 1er septembre 2009)
  5. a et b Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de demi-fond (amateurs) », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 1er septembre 2009)
  6. a b c d e f et g (en) Bike Cult, « World Championship Track Cycling 1957 to 1893 », sur http://www.bikecult.com/, (consulté le 2 septembre 2009)
  7. a b et c Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de vitesse (professionnel) », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 2 septembre 2009)
  8. a b et c Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de demi-fond (professionnel) », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 1er septembre 2009)
  9. Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de poursuite des professionnels », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 3 septembre 2009)
  10. a et b Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de poursuite des amateurs », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 3 septembre 2009)
  11. a b et c (en) Bike Cult, « World Championship Track Cycling 2009 to 1958 », sur http://www.bikecult.com/, (consulté le 3 septembre 2009)
  12. Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de poursuite par équipes », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 3 septembre 2009)
  13. Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de course aux points amateurs », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 3 septembre 2009)
  14. Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de keirin », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 3 septembre 2009)
  15. Mémoire du cyclisme, « Championnats du monde de course aux points professionnel », sur http://www.memoire-du-cyclisme.eu/ (consulté le 3 septembre 2009)
  16. Union cycliste internationale, « Histoire », sur http://www.uci.ch/ (consulté le 3 septembre 2009)
  17. Glasgow et l’Ecosse organiseront les premiers Championnats du Monde de Cyclisme UCI en 2023
  18. Les bénévoles, meilleurs parapluies des vélodromes

Articles connexesModifier