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Milan-San Remo

compétition de cyclisme italienne
Milan-San Remo
Milano-Sanremo (it)
Description de l'image Logo Milan-San Remo.jpg.
Généralités
Sport Cyclisme sur route
Création 1907
Éditions 110 (en 2019)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format Classique
Périodicité Annuelle (mars)
Lieu(x) Drapeau de l'Italie Italie
Nord-Ouest
Statut des participants Professionnel
Site web officiel www.milanosanremo.it

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : France Julian Alaphilippe
Plus titré(s) Drapeau : Belgique Eddy Merckx
(7 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la dernière compétition voir :
Milan-San Remo 2019

Milan-San Remo ou Milan-Sanremo, surnommée « la Primavera » (la Classique Printanière) ou « La Classicissima » (la Classique des classiques) est une course cycliste sur route italienne qui se déroule entre Milan et Sanremo, près de la frontière française, en Italie nord-occidentale. Avec une distance totale de 298 km, elle est la plus longue course professionnelle d'un jour dans le cyclisme moderne. Elle est la première grande classique de la saison, ayant traditionnellement lieu le troisième samedi de mars. La première édition a lieu en 1907[1].

Milan-San Remo est considéré comme l'un des cinq Monuments du cyclisme[2]. C'est la course d'ouverture de la Coupe du monde sur route jusqu'à ce que la compétition soit remplacée par le ProTour en 2005 puis le World Tour en 2011.

Le coureur le plus titré est le Belge Eddy Merckx avec sept victoires[3]. L'Italien Costante Girardengo détient le record de onze podiums pendant l'entre-deux-guerres, remportant la course à six reprises. Dans l'époque moderne, l'Allemand Erik Zabel s'est imposé quatre fois et l'Espagnol Oscar Freire trois fois.

Milan-San Remo est considéré comme une classique pour sprinteurs en raison de son parcours principalement plat[2], tandis que le Tour de Lombardie, l'autre prestigieuse classique italienne, se déroule à l'automne et est considéré comme une classique de grimpeurs[4].

De 1999 à 2005, une course féminine, la Primavera Rosa est organisée en lever de rideau de la course masculine, mais sur une distance plus courte[5].

Histoire de la courseModifier

Le temps des pionniersModifier

Au début de l'année 1906, les membres de l'Union Sportive Sanremese ont l'idée d'organiser une course à pied le long du trajet Milan-San Remo[1]. La compétition se déroule le 2 avril 1906, sur deux étapes (Milan-Acqui et Acqui-San Remo)[6].
Cependant, la course est partiellement un échec. C'est ainsi que l'année suivante le journaliste Tullo Morgagni, qui avait déjà lancé le Tour de Lombardie, propose comme idée d'utiliser le parcours pour une course de vélo. Le projet est soumis au directeur de La Gazzetta dello Sport, Eugenio Camillo Costamagna[7],[1]. Malgré quelques réticences, Costamagna confie le projet à l'un des grands organisateurs de compétitions cyclistes, Armando Cougnet (premier organisateur du Tour d'Italie). La première édition a lieu le 14 avril 1907 avec une certaine appréhension, car lors de la réunion de départ établi à l'Osteria della Conca Fallata à la périphérie de Milan, le long du Naviglio Pavese, seulement 33 des 62 inscrits sont présents. En effet, le temps est très mauvais, il pleut et il fait très froid. La course est remportée par le Français Lucien Petit-Breton, sous contrat avec Bianchi, qui termine les 281 kilomètres à une moyenne de 26,206 kilomètres par heure. Seuls 14 coureurs terminent l'épreuve[1].

 
Une voiture suiveuse en 1912.

La course est un succès commercial et attire certains des meilleurs coureurs du cyclisme européen, de sorte que la Gazzetta dello Sport organise une deuxième édition en 1908, remportée par le Belge Cyrille Van Hauwaert. Le premier vainqueur italien de Milan-San Remo est Luigi Ganna en 1909 avec une heure d'avance sur le Français Émile Georget.

En 1910, la course, entre dans la légende du cyclisme. Les conditions sont dantesques, les coureurs cherchent refuge dans les maisons le long du parcours pour se réchauffer en raison des conditions météorologiques extrêmes[1],[8]. Des quelque soixante participants, seuls quatre parviennent à rejoindre l'arrivée et la victoire revient au Français Eugène Christophe. Cette victoire acquise dans la douleur (à cause de la neige, il est longtemps convaincu qu'il ne roule pas sur le bon chemin) lui valut un mois de soins dans un hôpital[9]. Christophe termine la course en 12 heures et 24 minutes, ce qui en fait l'édition la plus lente de la course. Giovanni Cocchi se classe deuxième à 1 heure et 17 minutes du vainqueur[10].

La « Classicissima »Modifier

 
Costante Girardengo vainqueur de la course en avril 1923.

Après les premières éditions commence l'ère de Costante Girardengo, qui lie son nom de manière indélébile à cette classique. Entre 1917 à 1928, il remporte six éditions sur onze et termine onze fois sur le podium. Les années suivantes sont marquées par la rivalité entre Learco Guerra et Alfredo Binda, dont l'émulation leur a fait perdre plusieurs victoires certaines. Une rivalité similaire que l'on retrouve quelques années après entre Gino Bartali et Fausto Coppi (années 1940), dont le duel fait l'objet d'une intense couverture et aboutit à des courses épiques.

Milan-San Remo est alors à l'apogée de sa popularité et la presse italienne invente le terme de la « Classicissima » (la Super-classique ou la Classique des Classiques), pour désigner la plus grande de toutes les classiques[2]. De 1935 à 1953, la course se déroule chaque année le 19 mars, jour de la fête du saint patron Joseph. La presse italienne, majoritairement catholique, lui donne son autre surnom, la Gara di San Giuseppe (la Course de Saint-Joseph). En 1949, la course se termine pour la première fois sur la fameuse Via Roma, une rue commerçante très fréquentée dans le cœur de San Remo.

Les années 1950 marquent la fin de la domination des coureurs italiens sur la classique, qui, après la victoire de Loretto Petrucci de 1953, restent 16 ans sans succès[6]. En 1960, le parcours inclut pour la première fois la célèbre montée du Poggio, fortement souhaitée par Vincenzo Torriani, fatigué de voir les sprinteurs flamands s'imposer à l'arrivée à San Remo[1]. Mais, cette nouvelle difficulté n'a pas l'effet désiré et les coureurs étrangers continuent à gagner.

En 1965, le parcours emprunte l'ascension du Col de Melogno, déplaçant le départ effectif à la Certosa di Pavia, mais en dépit de l'issue défavorable pour les sprinteurs (course remportée au sein d'une échappée à trois, par le Néerlandais Arie den Hartog) l'expérience n'est pas répétée[11]. L'édition 1966 inaugure l'ère Eddy Merckx, qui, avec ses sept victoires, dépasse le record historique de Girardengo (ce qui est aussi le record de tous les temps pour un cycliste sur une grande classique)[3]. Depuis 1976 et la dernière victoire du « Cannibale », la course est remportée par différents coureurs, sans que ceux-ci ne parviennent à s'imposer plus de deux fois. Pour retrouver un vainqueur multiple, il faut attendre la fin des années 1990[12] et l'arrivée du sprinteur allemand Erik Zabel qui s'impose à quatre reprises et termine deux fois deuxième[3],[13].

La classique des sprinteursModifier

 
Alessandro Petacchi vainqueur de l'édition 2005.

En 1990, l'Italien Gianni Bugno établit un nouveau record sur la course en 6 heures 25 minutes et 6 secondes, avec 4 secondes d'avance sur Rolf Gölz (45,8 kilomètres par heure de moyenne). Une autre édition mémorable dans les années 1990 a lieu en 1992. L'Irlandais Seán Kelly rattrape Moreno Argentin dans la descente du Poggio et le devance au sprint[3]. Il s'agit de l'avant-dernière victoire de Kelly dans sa carrière. Lors de l'édition de 1999, Andrei Tchmil lance son attaque décisive sous la bannière du dernier kilomètre et conserve jusqu'à l'arrivée une légère avance sur le peloton, Zabel remportant le sprint pour la deuxième place[14]

En 2004, Zabel aurait pu gagner une cinquième fois l'épreuve. Il est finalement battu par Oscar Freire, car il a arrêté de pédaler trop tôt pour lever les bras et célébrer sa victoire[3],[15]. Freire remporte un total de trois victoires au sprint sur la Primavera dans sa carrière[16]. En 2008, l'arrivée est déplacée à un autre endroit pour la première fois en 59 ans, en raison de travaux sur la Via Roma. Le Suisse Fabian Cancellara devient le premier à s'imposer sur le Lungomare Italo Calvino, grâce à une attaque en solitaire dans les rues de San Remo[17]. Cette même année, avec les trois grandes courses par étapes (le Tour d'Italie, le Tour de France et le Tour d'Espagne) ainsi que d'autres classiques, Milan-San Remo décide de quitter le circuit ProTour. Depuis 2011, la course fait partie de l'UCI World Tour.

La 100e édition a vu le triomphe au sprint du Britannique Mark Cavendish (pour sa première apparition), qui a dépassé de quelques millimètres sur la ligne l'Allemand Heinrich Haussler[18],[19].

2013, la première d'après guerre disputée un dimanche, reste une année épique. Les fortes chutes de neige et la température en dessous de zéro obligent les organisateurs à raccourcir la course de 298 kilomètres à 246 kilomètres en éliminant deux ascensions clés - le Passo del Turchino et Le Manie - et à organiser un transfert en bus, pour que la course commence une deuxième fois[20]. Lorsque la course reprend, après 1 heure et demie d'arrêt, les écarts sont conservés. La course est remportée par l'Allemand Gerald Ciolek[21].

En 2015, après sept ans sur le bord de mer, le directeur de course Mauro Vegni décide de terminer la course à nouveau sur la Via Roma. Vegni explique qu'il était satisfait de cette décision et que le retour sur la Via Roma serait pour 2015 et au-delà[22]. La course est remportée par l'Allemand John Degenkolb devant le vainqueur de l'année précédente Alexander Kristoff[23]. La victoire d'Arnaud Démare en 2016n, lors d'un sprint chaotique, marque le premier succès pour un Français dans une classique « Monument » depuis Laurent Jalabert en 1997. En 2017, Michał Kwiatkowski devient le premier vainqueur polonais de Milan-San Remo dans un sprint à trois avec le champion du monde Peter Sagan et Julian Alaphilippe. En 2018, c'est Vincenzo Nibali qui s'impose en solitaire.

ParcoursModifier

Milan-San Remo est la plus longue course du calendrier mondial avec ses 298 kilomètres, sa difficulté résulte dans sa distance.

Course actuelleModifier

 
Parcours de l'édition 2011

Dès sa création, Milan-San Remo est conçu comme une ligne directe reliant Milan, le cœur industriel de l'Italie du Nord, à San Remo, la station balnéaire à la mode sur la Riviera italienne, avec ses célèbres villas de la Belle Époque. La course commence sur la Piazza del Duomo, dans le cœur de Milan et se dirige immédiatement vers le sud-ouest, sur les plaines de la Lombardie et du Piémont, le long des villes de Pavie, Voghera, Tortona, Novi Ligure et Ovada. Alors que la course entre en Ligurie, le peloton rejoint le bord de mer à mi-parcours par le Passo del Turchino, col long de plus de 25 kilomètres et présentant la première difficulté du parcours, après 140 kilomètres de course[24],[25].

Après la descente du Turchino, la course atteint la mer Ligure à Voltri, placé à mi-chemin du départ et de l'arrivée. De là, le parcours suit l'autoroute Aurelia, à l'ouest[24], avec ses spectaculaires et typiques paysages le long de la côte ligure. La course traverse les villes d'Arenzano, Varazze, Savone, Finale Ligure, Pietra Ligure et Loano, suivies par les stations balnéaires de la Riviera dei Fiori (Alassio, Andora, Diano Marina et Imperia). Après Imperia, trois montées sèches et courtes, le long de la côte sont à grimper : Capo Mele, Capo Cervo et Capo Berta[26]. Dans Santo Stefano al Mare, le parcours se dirige vers l'intérieur pour escalader la Cipressa. Située à 22 kilomètres de l'arrivée, cette côte est un point stratégique de la course. Après les villes de Santo Stefano al Mare et Arma di Taggia, il reste pour les coureurs à gravir la dernière et la plus célèbre montée, le Poggio, qui est en fait, une banlieue de San Remo, construit sur une colline le long de la mer.

Du haut du Poggio, situé à 5,4 km de l'arrivée, le parcours emprunte alors une descente rapide et sinueuse pour atteindre le centre de San Remo où la course se termine traditionnellement sur la Via Roma, illustre rue commerçante de la ville[24],[26].

Caractéristiques de la courseModifier

 
Profil de l'édition 1964

Étant la plus longue course professionnelle d'un jour, Milan-San Remo est un test inhabituel d'endurance au début de la saison[24],[27]. Il est souvent gagné non pas par le sprinteur le plus rapide, mais par le coureur le plus fort et le mieux préparé et qui bénéficie d'une bonne pointe de vitesse. Au cours des années, la Cipressa et le Poggio ont joué leur rôle et piégé plusieurs sprinteurs pas assez forts pour rester avec le groupe de tête.

Dans les premières années, la seule difficulté notable est le Passo del Turchino, qui est souvent le point décisif dans la course. Au fil des années, quand le cyclisme devient plus professionnel, l'ascension n'est plus assez exigeante et est placée trop loin de l'arrivée pour être décisive. En 1960, le Poggio, quatre kilomètres de montée situé près de l'arrivée, est ajouté au parcours. En 1982, la Cipressa, près d'Imperia fait à son tour son apparition[1] . Les autres côtes sont le Capo Mele, le Capo Cervo et Capo Berta. De 2008 à 2014, les organisateurs ont ajouté la montée du Manie, entre le Turchino et la Capi[6]. Ils sont les plus longues montées, destinées à provoquer une première sélection dans le peloton, tandis que le Capi, la Cipressa et le Poggio sont plutôt courts, invitant les attaquants à distancer le peloton.

Au cours des dernières années, toutes ces difficultés n'ont que très rarement créé une grande sélection dans les derniers kilomètres de la course. Beaucoup de sprinteurs sont en mesure de suivre le peloton dans les montées, de ce fait la course se termine le plus souvent avec un groupe qui arrive au sprint. Néanmoins, l'emplacement du Poggio près de l'arrivée a souvent signifié que la position des coureurs au sommet du Poggio est cruciale pour gagner la course[28].

Malgré son parcours relativement plat et sa longue ligne droite finale, les équipes de sprinteurs se sont fait piéger de temps à autre par une attaque lors des dernières côtes. Parmi eux, Laurent Jalabert et Maurizio Fondriest, tous deux échappés en 1995 et en tête jusqu'à l'arrivée[29]. En 2003, Paolo Bettini attaque avec Luca Paolini et Mirko Celestino avant de s'imposer. En 2012, Vincenzo Nibali et Fabian Cancellara partent sur le Poggio, suivi par l'Australien Simon Gerrans qui les devance finalement à l'arrivée[30]. En 2017 et 2018, ce sont également les attaquants qui sont récompensés, après avoir placés une attaque dans le Poggio.

Modifications proposéesModifier

Au cours de son histoire, Milan-San Remo a connu quelques changements depuis sa première édition. Néanmoins, les organisateurs mettent un point d'honneur à rester fidèle au parcours original[6].

 
Vue de Pompeiana, une nouvelle difficulté proposée sur Milan-San Remo

La dernière modification importante du tracé est l'inclusion du Manie en 2008. En septembre 2013, l'organisateur RCS Sport annonce que la course inclurait la montée de Pompeiana entre la Cipressa et le Poggio[31]. Pour garder la course à une distance totale raisonnable, il décide d'exclure Le Manie. Le Pompeiana, nommé d'après le village homonyme où la route passe, grimpe sur cinq kilomètres avec une pente maximale de 13 %, et serait donc la montée la plus difficile dans le final de la course[6].

Le tracé proposé est finalement modifié quelques semaines avant la course en mars 2014, le Pompeiana étant endommagé par des glissements de terrain récents[32]. De ce fait, le parcours est plus traditionnel et favorable aux sprinteurs. Cela conduit certains sprinteurs - qui prévoyaient de faire l'impasse en raison des rajouts de difficultés - à finalement participer à la course[33].

En 2015, la montée du Manie est supprimée, le Pompeiana n'est plus au programme. Avec cet itinéraire pré-2008, les organisateurs de la course déclarent qu'ils veulent revenir au parcours traditionnel de la course[34] .

Palmarès et statistiquesModifier

PalmarèsModifier

 
Gustave Garrigou, vainqueur de l'édition 1911 (sur bicyclette Alcyon, et 2e en 1907 et 1912).
 
Peloton de tête, édition 1912.
 
Milan-San Remo 1914, passage à niveau à Livello, puis groupe de tête avant Valtri.
 
Arrivée de l'Italien Cavallotti à San Remo, en mars 1938.

Lors de l'édition 1915, Costante Girardengo a été disqualifié, c'est Ezio Corlaita qui a obtenu la première place. En 1976, Jean-Luc Vandenbroucke initialement troisième est disqualifié.

 AnnéeVainqueurDeuxièmeTroisième
1907  Lucien Petit-Breton  Gustave Garrigou  Giovanni Gerbi
1908  Cyrille Van Hauwaert  Luigi Ganna  André Pottier
1909  Luigi Ganna  Émile Georget  Giovanni Cuniolo
1910  Eugène Christophe  Giovanni Cocchi  Giovanni Marchese
1911  Gustave Garrigou  Louis Trousselier  Luigi Ganna
1912  Henri Pélissier  Gustave Garrigou  Jules Masselis
1913  Odile Defraye  Louis Mottiat  Ezio Corlaita
1914  Ugo Agostoni  Carlo Galetti  Charles Crupelandt
1915  Ezio Corlaita  Luigi Lucotti  Angelo Gremo
Non disputé en raison de la Première Guerre mondiale en 1916
1917  Gaetano Belloni  Costante Girardengo  Angelo Gremo
1918  Costante Girardengo  Gaetano Belloni  Ugo Agostoni
1919  Angelo Gremo  Costante Girardengo  Giuseppe Oliveri
1920  Gaetano Belloni  Henri Pélissier  Costante Girardengo
1921  Costante Girardengo  Giovanni Brunero  Giuseppe Azzini
1922  Giovanni Brunero  Costante Girardengo  Bartolomeo Aimo
1923  Costante Girardengo  Gaetano Belloni  Giuseppe Azzini
1924  Pietro Linari  Gaetano Belloni  Costante Girardengo
1925  Costante Girardengo  Giovanni Brunero  Pietro Linari
1926  Costante Girardengo  Nello Ciaccheri  Egidio Picchiottino
1927  Pietro Chesi  Alfredo Binda  Domenico Piemontesi
1928  Costante Girardengo  Alfredo Binda  Giovanni Brunero
1929  Alfredo Binda  Leonida Frascarelli  Pio Caimmi
1930  Michele Mara  Pio Caimmi  Domenico Piemontesi
1931  Alfredo Binda  Learco Guerra  Domenico Piemontesi
1932  Alfredo Bovet  Alfredo Binda  Michele Mara
1933  Learco Guerra  Alfredo Bovet  Pietro Rimoldi
1934  Jef Demuysere  Giovanni Cazzulani  Francesco Camusso
1935  Giuseppe Olmo  Learco Guerra  Mario Cipriani
1936  Angelo Varetto  Carlo Romanatti  Olimpio Bizzi
1937  Cesare Del Cancia  Pierino Favalli  Marco Cimatti
1938  Giuseppe Olmo  Pierino Favalli  Alfredo Bovet
1939  Gino Bartali  Aldo Bini  Osvaldo Bailo
1940  Gino Bartali  Pietro Rimoldi  Aldo Bini
1941  Pierino Favalli  Mario Ricci  Pietro Chiappini
1942  Adolfo Leoni  Antonio Bevilacqua  Pierino Favalli
1943  Cino Cinelli  Glauco Servadei  Quirino Toccacelli
Non disputé en raison de la Seconde Guerre mondiale en 1944 et 1945
1946  Fausto Coppi  Lucien Teisseire  Mario Ricci
1947  Gino Bartali  Ezio Cecchi  Sergio Maggini
1948  Fausto Coppi  Vittorio Rossello  Fermo Camellini
1949  Fausto Coppi  Vito Ortelli  Fiorenzo Magni
1950  Gino Bartali  Nedo Logli  Oreste Conte
1951  Louison Bobet  Pierre Barbotin  Loretto Petrucci
1952  Loretto Petrucci  Giuseppe Minardi  Serge Blusson
1953  Loretto Petrucci  Giuseppe Minardi  Valère Ollivier
1954  Rik Van Steenbergen  Francis Anastasi  Giuseppe Favero
1955  Germain Derijcke  Bernard Gauthier   Jean Bobet
1956  Alfred De Bruyne  Fiorenzo Magni  Joseph Planckaert
1957  Miguel Poblet  Alfred De Bruyne  Brian Robinson
1958  Rik Van Looy  Miguel Poblet  André Darrigade
1959  Miguel Poblet  Rik Van Steenbergen  Leon Van Daele
1960  René Privat  Jean Graczyk  Yvo Molenaers
1961  Raymond Poulidor  Rik Van Looy  Rino Benedetti
1962  Émile Daems  Yvo Molenaers  Louis Proost
1963  Joseph Groussard  Rolf Wolfshohl  Willy Schroeders
1964  Tom Simpson  Raymond Poulidor  Willy Bocklant
1965  Arie den Hartog  Vittorio Adorni  Franco Balmamion
1966  Eddy Merckx  Adriano Durante  Herman Van Springel
1967  Eddy Merckx  Gianni Motta  Franco Bitossi
1968  Rudi Altig  Charly Grosskost  Adriano Durante
1969  Eddy Merckx  Roger De Vlaeminck  Marino Basso
1970  Michele Dancelli  Gerben Karstens  Eric Leman
1971  Eddy Merckx  Felice Gimondi  Gösta Pettersson
1972  Eddy Merckx  Gianni Motta  Marino Basso
1973  Roger De Vlaeminck  Wilmo Francioni  Felice Gimondi
1974  Felice Gimondi  Eric Leman  Roger De Vlaeminck
1975  Eddy Merckx  Francesco Moser  Guy Sibille
1976  Eddy Merckx  Wladimiro Panizza  Michel Laurent
1977  Jan Raas  Roger De Vlaeminck  Wilfried Wesemael
1978  Roger De Vlaeminck  Giuseppe Saronni  Alessio Antonini
1979  Roger De Vlaeminck  Giuseppe Saronni  Knut Knudsen
1980  Pierino Gavazzi  Giuseppe Saronni  Jan Raas
1981  Alfons De Wolf  Roger De Vlaeminck  Jacques Bossis
1982  Marc Gomez  Alain Bondue  Moreno Argentin
1983  Giuseppe Saronni  Guido Bontempi  Jan Raas
1984  Francesco Moser  Sean Kelly  Eric Vanderaerden
1985  Hennie Kuiper  Teun van Vliet  Silvano Riccò
1986  Sean Kelly  Greg LeMond  Mario Beccia
1987  Erich Maechler  Eric Vanderaerden  Guido Bontempi
1988  Laurent Fignon  Maurizio Fondriest  Steven Rooks
1989  Laurent Fignon  Frans Maassen  Adriano Baffi
1990  Gianni Bugno  Rolf Gölz  Gilles Delion
1991  Claudio Chiappucci  Rolf Sørensen  Eric Vanderaerden
1992  Sean Kelly  Moreno Argentin  Johan Museeuw
1993  Maurizio Fondriest  Luca Gelfi  Maximilian Sciandri
1994  Giorgio Furlan  Mario Cipollini  Adriano Baffi
1995  Laurent Jalabert  Maurizio Fondriest  Stefano Zanini
1996  Gabriele Colombo  Alexander Gontchenkov  Michele Coppolillo
1997  Erik Zabel  Alberto Elli  Biagio Conte
1998  Erik Zabel  Emmanuel Magnien  Frédéric Moncassin
1999  Andreï Tchmil  Erik Zabel  Zbigniew Spruch
2000  Erik Zabel  Fabio Baldato  Óscar Freire
2001  Erik Zabel  Mario Cipollini  Romāns Vainšteins
2002  Mario Cipollini  Fred Rodriguez  Markus Zberg
2003  Paolo Bettini  Mirko Celestino  Luca Paolini
2004  Óscar Freire  Erik Zabel  Stuart O'Grady
2005  Alessandro Petacchi  Danilo Hondo  Thor Hushovd
2006  Filippo Pozzato  Alessandro Petacchi  Luca Paolini
2007  Óscar Freire  Allan Davis  Tom Boonen
2008  Fabian Cancellara  Filippo Pozzato  Philippe Gilbert
2009  Mark Cavendish  Heinrich Haussler  Thor Hushovd
2010  Óscar Freire  Tom Boonen  Alessandro Petacchi
2011  Matthew Goss  Fabian Cancellara  Philippe Gilbert
2012  Simon Gerrans  Fabian Cancellara  Vincenzo Nibali
2013  Gerald Ciolek  Peter Sagan  Fabian Cancellara
2014  Alexander Kristoff  Fabian Cancellara  Ben Swift
2015  John Degenkolb  Alexander Kristoff  Michael Matthews
2016  Arnaud Démare  Ben Swift  Jürgen Roelandts
2017  Michał Kwiatkowski   Peter Sagan  Julian Alaphilippe
2018  Vincenzo Nibali  Caleb Ewan  Arnaud Démare
2019  Julian Alaphilippe  Oliver Naesen  Michał Kwiatkowski

Statistiques et recordsModifier

Par coureursModifier

# Coureurs Victoires
1.   Eddy Merckx 7
2.   Costante Girardengo 6
3   Gino Bartali 4
  Erik Zabel
5   Fausto Coppi 3
  Roger De Vlaeminck
  Óscar Freire

Par paysModifier

Victoires Pays
51   Italie
20   Belgique
14   France
7   Allemagne
5   Espagne
3   Pays-Bas
2   Australie
  Irlande
  Grande-Bretagne
  Suisse
1   Norvège
  Pologne

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g (it) « Storia della Milano-Sanremo », sur La Gazzetta dello Sport, RCS MediaGroup (consulté le 17 mars 2015)
  2. a b et c (en) « Milano-Sanremo », sur uci.ci, UCI (consulté le 18 février 2016)
  3. a b c d et e (en) Edmond Hood, « Milan-Sanremo Preview: La Primavera », sur Pezcyclingnews.com, (consulté le 18 février 2016)
  4. (en) « Il Lombardia », sur uci.ch, UCI (consulté le 20 février 2016)
  5. (en) Susan Westemeyer, « Women's Milan-San Remo cancelled », sur Cycling News (consulté le 29 mai 2015)
  6. a b c d et e (en) « Milan-Sanremo’s Ever-Changing Route », sur The Inner Ring, (consulté le 17 avril 2015)
  7. « Untitled Document », gazzetta.it
  8. (it) « 3 aprile 1910 - Milano-Sanremo », sur museociclismo.it (consulté le 27 février 2016)
  9. Milan-San Remo 1910 : la légende du Gaulois
  10. « 1910 Milano - San Remo », sur bikeraceinfo.com (consulté le 27 février 2016)
  11. The 1965 Milan-San Remo (en) Milansanremo.co.uk
  12. (en) « Milan-San Remo - World Cup Round. 88th Milano-San Remo Race Report », sur Cycling News, (consulté le 17 février 2016)
  13. (en) « Milan - San Remo, World Cup Round 1 Results and Reports Italy, March 21, 1998. Erik Zabel Triumphs. », sur Cycling News, (consulté le 17 février 2016)
  14. (en) « 90th Milan - San Remo. Summary. » [archive du ], sur Cycling News, (consulté le 17 février 2016)
  15. (en) Chris Henry, « 95th Milan-San Remo post race wrap. Freire fastest at San Remo. », sur Cycling News, (consulté le 17 février 2016)
  16. (en) « Milan-San Remo 2010: Spain's Óscar Freire wins in sprint finish », sur The Telegraph, (consulté le 17 février 2016)
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  21. « Cycling - Ciolek wins snow-shortened Milan-San Remo », Yahoo Eurosport UK,
  22. Gregor Brown, « Milano-Sanremo brings back Via Roma finish, favoring attackers », sur VeloNews
  23. Barry Ryan, « Degenkolb wins Milan-San Remo », Cyclingnews.com,‎ (lire en ligne)
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  32. (en) Mikkel Condé, « Milan–San Remo Preview », sur Cycling Tips (consulté le 18 février 2016)
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  34. Gregor Brown, « Milan-San-Remo-route-change-will-surprise-says-organiser », sur Cycling Weekly

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