Tour d'Italie 2020

édition 2020 du Tour d'Italie
Tour d'Italie 2020 Cycling (road) pictogram.svg
Giro d'Italia ad Alcamo (2020),e.jpg
Départ de la deuxième étape à Alcamo.
Généralités
Course103e Tour d'Italie
CompétitionUCI World Tour 2020 2.UWT
Étapes21
Dates3 – 25 octobre 2020
Distance3 497,9 km
PaysITA Italie
Lieu de départMonreale
Lieu d'arrivéeMilan
Équipes22
Partants176
Arrivants133
Vitesse moyenne40,828 km/h
Résultats
VainqueurGBR Tao Geoghegan Hart (Ineos Grenadiers)
DeuxièmeAUS Jai Hindley (Sunweb)
TroisièmeNED Wilco Kelderman (Sunweb)
Classement par pointsFRA Arnaud Démare (Groupama-FDJ)
Meilleur grimpeurPOR Ruben Guerreiro (EF Pro Cycling)
Meilleur sprinteurSUI Simon Pellaud (Androni Giocattoli-Sidermec)
Meilleur jeuneGBR Tao Geoghegan Hart (Ineos Grenadiers)
Super-combatifBEL Thomas De Gendt (Lotto-Soudal)
FugaITA Mattia Bais (Androni Giocattoli-Sidermec)
Meilleure équipeGBR Ineos Grenadiers
◀ 20192021
Documentation Wikidata-logo S.svg

Le Tour d'Italie 2020 (en italien : Giro d'Italia 2020) est la 103e édition de cette course cycliste masculine sur route. La course a lieu du 3 au [1], après avoir été reportée en raison de la pandémie de Covid-19. La course fait partie du calendrier UCI World Tour 2020 en catégorie 2.UWT.

Vainqueur de deux étapes, Tao Geoghegan Hart (Ineos) remporte le classement général et le classement du meilleur jeune. Il s'empare de la tête du classement général le dernier jour, devant les deux précédents porteurs du maillot rose : Jai Hindley, gagnant d'une étape, et Wilco Kelderman (Sunweb). Pour les trois coureurs, il s'agit de leur premier podium sur un grand tour. En plus de la victoire finale et du maillot blanc, la formation Ineos repart avec 7 succès d'étapes et le classement par équipes. Vainqueur de quatre sprints massifs, Arnaud Démare (Groupama-FDJ) s'adjuge le classement par points. Le classement de la montagne est remporté par Ruben Guerreiro (EF Pro Cycling), lui aussi vainqueur d'étape.

PrésentationModifier

ParcoursModifier

Le parcours a été dévoilé le . Initialement, le départ devait être donné le 9 mai à Budapest, en Hongrie pour une arrivée finale le 31 mai à Milan. Cela aurait été la 14e fois que le grand départ du Giro aurait lieu hors d'Italie et pour la première fois en Hongrie. Un prologue et deux étapes étaient prévus sur le sol hongrois[2].

En raison de la pandémie du COVID-19, l'épreuve est reportée[3], tandis que Budapest a décidé d’annuler le départ afin d'éviter la propagation du virus[4]. Finalement la course commence le 3 octobre en Sicile avec quatre étapes au programme. C'est la neuvième fois que le Giro s'élance de la région sicilienne, après 1930, 1949, 1954, 1976, 1986, 1989, 1999 et 2008. Le programme insulaire est varié : un contre-la-montre et trois étapes en ligne, dont une arrivée au sommet de l'Etna[5]. Le parcours final est annoncé le 30 juillet[6],[7].

La 5e étape est difficile, avec notamment le Valico de Montescuro, dont le sommet est placé à 10 km de l'arrivée. Après deux étapes pour sprinteurs, la première semaine se finit par deux tracés plus difficiles. La huitième étape longe la côte adriatique (la première moitié est toute plate et la seconde est vallonnée), tandis que le lendemain la montée de Roccaraso est au programme dans les Abruzzes.

Après le premier jour de repos, la 10e étape propose un parcours rappelant les classiques ardennaises, avec des ascensions assez courtes mais difficiles. Quatre d'entre elles jalonneront les 40 derniers kilomètres. Le lendemain, les sprinteurs auront une nouvelle opportunité pour lever les bras. La 12e étape, autour de Cesenatico (la ville natale de Marco Pantani)[8], est difficile, avec neuf ascensions et 30 derniers kilomètres en descente puis plats. La journée suivante est toute plate, à l'exception de deux côtes dans les 30 derniers kilomètres. Le week-end devrait permettre aux favoris de s'expliquer, avec un contre-la-montre vallonné de 33,7 km et une étape comprenant quatre cols, dont deux sous le seuil des 1000 m d'altitude et la montée finale vers Piancavallo.

Après la seconde journée de repos, la troisième semaine est comme à l'accoutumée particulièrement difficile. Elle débute par une étape de moyenne montagne, avec un circuit final vallonné, marqué par la montée de Ragogna (2,8 km à 10,4 %). S'ensuivent deux étapes à plus de 5 000 mètres de dénivelé positif (5 100 puis 5 400) en un peu moins de 210 km. Les coureurs doivent tout d'abord enchaîner quatre cols, dont la montée finale vers Madonna di Campiglio. Quatre cols sont à nouveau sur la route le lendemain, dont le Col du Stelvio (Cima Coppi) et l’ascension finale vers les lacs de Cancano. La 19e étape (258 kilomètres) est à la fois la plus longue de l'épreuve et la dernière opportunité pour sprinteurs. Elle est finalement raccourcie à 124,5 kilomètres en raison des protestations des coureurs[9]. L'étape-reine devait ensuite être au programme, elle proposait un enchaînement du col Agnel, du col d'Izoard, de la montée vers Montgenèvre et de la montée vers Sestrières, en haut de laquelle était jugée l'arrivée. Trois jours avant l'étape, les autorités françaises interdisent le passage de l'épreuve du fait des nouvelles restrictions sanitaires contre le Covid-19. Les coureurs ne franchissent pas les trois premiers cols prévues, mais terminent l'étape par une triple ascension vers Sestrières[10]. Ce Tour d'Italie se termine par un contre-la-montre plat de 16,5 km vers Milan[11],[12],[13].

ÉquipesModifier

En tant que course World Tour, les 19 équipes World Tour participent automatiquement à la course. En terminant meilleure formation de deuxième division, l'équipe Total Direct Energie a le droit, sans obligation, de prendre part à toutes les épreuves du calendrier World Tour. L'équipe française annonce cependant le qu'elle est contrainte de décliner l'invitation, jugeant que son « effectif n'est pas assez fourni pour pouvoir prétendre à être performant sur Milan-San Remo, les courses flandriennes, le Giro et le Tour de France »[14]. RCS Sport a invité trois équipes italiennes : Androni Giocattoli-Sidermec, Bardiani CSF Faizanè et Vini Zabù-KTM[15]. Les formations Mitchelton-Scott et Jumbo-Visma doivent se retirer après la première journée de repos, après des tests positifs au Covid-19[16].

WorldTeams (19)ProTeams (3)

Favoris et principaux participantsModifier

Pour le classement généralModifier

Cinq coureurs sont considérés comme les favoris de l'épreuve[17],[18]. Trois d'entre eux ont déjà remporté un grand tour. Vincenzo Nibali (Trek Segafredo), 2e l'an passé, est le seul coureur présent sur le podium en 2019 à être de nouveau présent cette année. Vainqueur de l'épreuve en 2013 et 2016, il a terminé sur le podium du Tour d'Italie lors de ses six dernières participations. Geraint Thomas (Team Ineos) a lui remporté le Tour de France 2018. Quatrième du contre-la-montre des mondiaux, il s'agit du meilleur rouleur des prétendants au classement général. Simon Yates (Michelton-Scott), vainqueur du Tour d'Espagne 2018, a une histoire contrastée avec le Giro : porteur du maillot rose pendant 13 jours avant de subir une défaillance en 2018 et 8e en 2019. Troisième du Tour de Pologne et surtout gagnant de Tirreno-Adriatico devant Geraint Thomas, Simon Yates est dans une grande condition physique. Jakob Fuglsang (Astana), vainqueur du dernier Tour de Lombardie, est à la tête d'une équipe impressionante en montagne, avec comme principaux lieutenants Miguel Ángel López et Aleksandr Vlasov. Habituellement en manque de réussite sur les grands tours, Fuglsang est lui aussi en forme, comme en témoigne sa 5e place sur la course en ligne des mondiaux. Steven Kruijswijk (Jumbo-Visma) a terminé 5e puis 3e du France en 2018 et 2019. Cependant, il existe un doute concernant sa condition physique, puisqu'il n'a pas couru depuis son abandon sur chute lors du Critérium du Dauphiné[18],[19].

On compte également plusieurs outsiders à la victoire finale. Rafał Majka (Bora-Hansgrohe), 5e en 2019, Ilnur Zakarin (CCC Team), 10e l'an passé, et Wilco Kelderman (Sunweb), 7e de l'édition 2014 et du Tour d'Espagne 2019, viseront un bon classement général, tandis que des jeunes pousses comme João Almeida (Deceuninck-Quick Step), Ben O'Connor (NTT) ou Brandon McNulty (UAE Emirates) pourraient créer la surprise[18],[19].

Pour le classement par pointsModifier

Les deux favoris du classement par points sont Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), sept fois gagnant de ce classement sur la Grande Boucle[19], et le champion de France Arnaud Démare (Groupama-FDJ), en grande forme cette année et 2e en 2019[20]. Fernando Gaviria (UAE Emirates) et Elia Viviani (Cofidis), vainqueurs respectivement en 2017 et 2018, tenteront de rééditer cette performance. Michael Matthews (Sunweb), maillot vert du Tour de France 2017, le champion de Grande-Bretagne Ben Swift (Ineos), Tony Gallopin (AG2R La Mondiale), Diego Ulissi (UAE Emirates) ou encore Alvaro Hodeg (Deceuninck-Quick Step) pourraient aussi se méler à la lutte pour le classement par points[18],[20].

Pour le classement de la montagneModifier

Deuxième de ce classement en 2019, Fausto Masnada (Deceuninck-Quick Step) est un des grands favoris pour l'emporter cette année, d'autant plus qu'il n'aura pas à travailler pour un leader ou un sprinteur, il pourra donc se glisser dans des échappées en montagne. S'ils ne sont pas trop au service de leur leader pour le classement général, Giulio Ciccone (Trek-Segafredo), meilleur grimpeur l'an passé, et Miguel Ángel López ont les qualités pour aller chercher la victoire dans le classement de la montagne. Nicolas Edet (Cofidis), Thomas De Gendt (Lotto-Soudal), Davide Villella (Movistar) et Geoffrey Bouchard (AG2R La Mondiale) se sont adjugés ce classement lors de la Vuelta en 2013, 2017, 2018 et 2019. D'autres baroudeurs, comme Peio Bilbao (Bahrain-McLaren) ou Giovanni Visconti (Vini Zabù-KTM), sont également cités. Les favoris du classement général peuvent aussi aller chercher le classement de la montagne[21].

Pour le classement des jeunesModifier

Même s'ils devraient se mettre au service de Fuglsang et Kelderman, Aleksandr Vlasov, 5e du récent Tirreno-Adriatico, et Sam Oomen (Sunweb), 9e de l'édition 2018, sont les deux principaux favoris du classement du meilleur jeune. Tao Geoghegan Hart (Ineos), au service de Thomas, est dans une situation similaire. Cités comme potentielles surprises pour le classement général, João Almeida, Brandon McNulty et Ben O'Connor sont naturellement des candidats crédibles pour le maillot blanc. James Knox (Deceuninck-Quick Step), 11e de la dernière Vuelta, Lucas Hamilton (Mitchelton-Scott), 7e de ce classement en 2019 et vainqueur d'étape sur Tirreno-Adriatico, ou encore le gagnant du Tour de l'Avenir 2019 Tobias Foss (Jumbo-Visma), seront également à suivre[22].

Déroulement de la courseModifier

3 - 5 octobre : premiers écarts et abandons de marque en SicileModifier

Champion du monde de la spécialité, Filippo Ganna (Ineos) remporte le contre-la-montre inaugural, avec 22 secondes d'avance sur João Almeida (Deuceninck-Quick Step) et Mikkel Bjerg (UAE Emirates). Ganna s'empare ainsi des maillots rose, cyclamen et blanc. 4e de l'étape à 23 secondes, Geraint Thomas (Ineos) est le meilleur temps des favoris, en devançant Simon Yates (Mitchelton-Scott) de 26 secondes. Les rivaux des deux Britanniques se sont élancés dans les dernières positions et ont subi ainsi des conditions météorologiques plus difficiles, avec un vent plus fort. Ilnur Zakarin (CCC Team) concède 1 minute 03 par rapport à Thomas, Wilco Kelderman (Sunweb) 1 minute 05, Vincenzo Nibali (Trek-Segafredo) 1 minute 06, Steven Kruijswijk (Jumbo-Visma) 1 minute 21, Jakob Fuglsang (Astana) 1 minute 24 et Rafał Majka (Bora-Hansgrohe) 1 minute 37. Victime d'une chute lors du chrono, Miguel Ángel López (Astana) est contraint à l'abandon.

Le lendemain, Diego Ulissi (UAE Emirates) s'impose au sommet de la côte finale et prend ainsi de la tête du classement par points. Il devance Peter Sagan (Bora-Hansgrohe), qui s'empare du maillot bleu, et Mikkel Frølich Honoré (Deceuninck-Quick Step). Le groupe maillot rose, réglé par Michael Matthews (Sunweb) concède 5 secondes au trio de tête. Filippo Ganna conserve donc la tête du classement général et du classement du meilleur jeune, avec 22 secondes d'avance sur João Almeida et 23 sur Geraint Thomas. Après López la veille, Fuglsang perd son deuxième lieutenant en montagne avec l'abandon d'Aleksandr Vlasov, malade.

Le champion d'Equateur Jonathan Caicedo (EF Pro Cycling) s'adjuge la première étape de montagne, en devançant le deuxième rescapé de l'échappée matinale, Giovanni Visconti (Vini Zabù-KTM), de 21 secondes, tandis qu'Harm Vanhoucke (Lotto-Soudal), après avoir suivi Jonathan Castroviejo (Ineos) dans le final, complète le podium à 30 secondes. Victime d'une chute dès le départ fictif, Geraint Thomas est distancé par le peloton à 30 km de l'arrivée, accompagné par le maillot rose. Simon Yates est lui lâché dans l'ascension finale, à 9 km du sommet. Les attaques de Jakob Fuglsang, Vincenzo Nibali et Wilco Kelderman font exploser le groupe des favoris dans les derniers kilomètres. Kelderman termine 4e de l'étape, à 39 secondes du vainqueur, Fuglsang, Majka, Nibali, Castroviejo et Domenico Pozzovivo (NTT) à 51 secondes, Kruijswijk à 56 secondes, Almeida et Peio Bilbao (Bahrain-McLaren) à 1 minute 03 et Zakarin à 1 minute 37. Yates concède 4 minutes 22 secondes, Thomas est à 12 minutes 19 secondes. João Almeida s'empare ainsi des maillots rose et blanc, dans le même temps que Jonathan Caicedo, le nouveau leader du classement de la montagne. Le duo devance au classement général Peio Bilbao de 37 secondes, Wilco Kelderman de 42, Harm Vanhoucke de 53, Vincenzo Nibali de 55 et Domenico Pozzovivo de 59. Brandon McNulty (UAE Emirates), Jakob Fuglsang et Steven Kruijswijk ont respectivement 1 minute 11, 1 minute 13 et 1 minute 15 de retard. Hors du Top 10, Rafał Majka, Ilnur Zakarin, Simon Yates et Geraint Thomas pointent désormais à 1 minute 26, 1 minute 38, 3 minutes 46 et 11 minutes 17 du maillot rose. Souffrant d'une fracture du bassin, Geraint Thomas ne prendra pas le départ de la course le lendemain.

6 - 9 octobre : Démare domine les sprints, Almeida en roseModifier

Simon Pellaud (Androni Giocattoli-Sidermec), Marco Frapporti (Vini Zabù-KTM) et Kamil Gradek (CCC Team) s'échappent lors de la 4e étape. Au premier sprint intermédiaire, Fernando Gaviria (UAE Emirates) remporte le sprint pour la 4e place, devant Michael Matthews, Peter Sagan et le maillot cyclamen. Dans l'ascension du Portella Mandrazzi, l'équipe Bora-Hansgrohe durcit la course, Gaviria est distancé à 5 km du sommet. Elia Viviani (Cofidis) et Álvaro Hodeg (Deceuninck-Quick Step) sont eux lâchés un peu plus loin. Pellaud part seul dans le dernier kilomètre d'ascension. Dans la descente, le groupe Viviani parvient à recoller sur le peloton, mais pas le groupe Gaviria, tandis que Frapporti et Gradek sont repris. Au second sprint intermédiaire, le maillot rose va chercher les bonifications de la 2e place, juste devant son coéquipier Davide Ballerini. Le champion de France Arnaud Démare (Groupama-FDJ) remporte ensuite l'étape au sprint, en devançant Sagan, qui devient ainsi le leader du classement par points, et Ballerini. João Almeida conserve la tête du classement général, avec désormais 2 secondes d'avance sur Jonathan Caicedo et 39 sur Peio Bilbao.

Membre de l'échappée matinale, Filippo Ganna s'adjuge l'étape suivante, après avoir distancé à 5 km du sommet de la dernière ascension Thomas De Gendt (Lotto-Soudal) et Einer Rubio (Movistar), sortis du peloton dès le début de la montée. Les différents poursuivants sont repris dans le col. Après avoir pris la 4e place au sommet de la première ascension du jour, Ganna profite de son passage en tête du dernier col, devant Pozzovivo et Fuglsang, pour s'emparer du maillot bleu. L'Italien devance à l'arrivée de 34 secondes le groupe maillot rose, réglé par Patrick Konrad (Bora-Hansgrohe) devant João Almeida. Brandon McNulty termine à 2 minutes 14 du vainqueur, Jonathan Caicedo à 16 minutes 34. Almeida conforte ainsi son maillot rose, avec désormais 43 secondes d'avance sur Bilbao et 48 sur Kelderman. McNulty et Caicedo sortent du Top 10, ce qui profite principalement à Konrad et Majka, désormais 9e et 10e à environ 1 minute 30 du leader.

Le lendemain, un fort de vent de face accompagne le peloton tout au long de l'étape. Ainsi, les difficultés du jour n'empêchent pas un sprint massif. Derrière les quatre échappés, Démare est le plus rapide au premier sprint intermédiaire, devançant Maciej Bodnar (Bora-Hansgrohe) et Sagan. Arnaud Démare est à nouveau le plus fort lors du sprint final, il lève les bras devant Michael Matthews et Fabio Felline (Astana). Le champion de France prend également la tête du classement par points, devant Sagan, seulement 8e de l'étape.

Les formations Deceuninck-Quick Step et Jumbo-Visma profitent du vent pour provoquer des bordures dès le début de la 7e étape. Parmi les coureurs piégés, on retrouve la moitié du Top 10 (Fuglsang, Majka, Bilbao, Vanhoucke et Pozzovivo) et Simon Yates. Après une passe d'armes de plusieurs dizaines de kilomètres, les différents groupes attardés vont petit à petit recoller sur le premier peloton, qui a repris les échappés. Déjà présents dans l'échappée matinale, Simon Pellaud et Marco Frapporti ressortent peu avant le premier sprint intermédiaire. Pellaud passe en tête, tandis que Démare prend la 3e place devant Sagan et Matthews. Le duo de tête est repris avant le second sprint intermédiaire. Une chute sous l'arche des 45 km de l'arrivée coupe le peloton en plusieurs parties. Pozzovivo est dans le 2e groupe, Zakarin dans le 3e et les porteurs des maillots bleu et blanc sont dans le 4e, mais ces différents groupes vont finir par rentrer, le peloton est de nouveau groupé à 21,5 km du but. Arnaud Démare est une nouvelle fois le plus rapide lors du sprint final, confortant ainsi son maillot cyclamen. Il devance sur la ligne Peter Sagan et Michael Matthews.

10 - 16 octobre : Covid-19 et échappées victorieusesModifier

Simon Yates ne prend pas le départ de l'étape suivante, après avoir été testé positif au Covid-19[23]. Sur la route, l'échappée, composée de six coureurs, se dispute la victoire d'étape. Alex Dowsett (Israel Start-Up Nation) lève les bras, avec 1 minute 15 d'avance sur Salvatore Puccio (Ineos), Matthew Holmes (Lotto-Soudal) et Joseph Rosskopf (CCC Team), 2 minutes 10 sur son coéquipier Matthias Brändle et 2 minutes 13 sur Simone Ravanelli (Androni Giocattoli-Sidermec). Le peloton, dont le sprint est réglé par Matthews devant Gaviria, termine à près de 14 minutes. Aucun changement au classement général n'est à signaler.

En clôture de la première semaine, huit coureurs composent l'échappée du jour. Parmi eux, Giovanni Visconti franchit en tête les deux premiers cols de la journée, en devançant à chaque fois Ruben Guerreiro (EF Pro Cycling) et Jonathan Castroviejo. Visconti prend alors la tête du classement de la montagne. Visconti, Ben O'Connor et Eduardo Sepulveda (Movistar) sont distancés dans l'avant-dernière montée du jour. Guerreiro passe alors en tête au sommet devant Castroviejo. Dans l'ascension finale, Castroviejo attaque à 6,3 km du sommet, suivi seulement par Guerreiro. Derrière, Lucas Hamilton (Mitchelton-Scott) et Tao Geoghegan Hart (Ineos) sortent du peloton. Ruben Guerreiro lance le sprint et s'impose avec 8 secondes d'avance sur Jonathan Castroviejo, 58 sur Mikkel Bjerg et 1 minute 16 sur Kilian Frankiny (Groupama-FDJ) et Lawrence Warbasse (AG2R La Mondiale). Ce succès permet en outre au Portugais de s'emparer du maillot bleu, avec 8 pts d'avance sur Visconti et 39 sur Castroviejo. Geoghegan Hart est 6e de l'étape à 1 minute 19. Il devance Hamilton de 13 secondes, Kelderman, Fuglsang et Jai Hindley (Sunweb) de 19 secondes, Majka et Konrad de 22 secondes, Pozzovivo de 25 secondes, Nibali et Bilbao de 33 secondes, Almeida de 37 secondes, Vanhoucke et Kruijswijk de 40 secondes, Zakarin de 49 secondes. João Almeida conserve la tête du classement général, avec 30 secondes d'avance sur Wilco Kelderman et 39 sur Peio Bilbao. Domenico Pozzovivo, Vincenzo Nibali, Jakob Fuglsang et Harm Vanhoucke sont à environ 1 minute du maillot rose. Steven Kruisjwijk sort du Top 10, au bénéfice notamment de Jai Hindley, désormais 9e à 1 minute 15 du leader.

Les équipes Mitchelton-Scott (avec quatre membres du staff testés positifs au Covid) et Jumbo-Visma (avec Steven Kruijswijk lui-aussi positif au Covid) doivent quitter la course après le premier jour de repos, tout comme Michael Matthews[16]. Le début d'étape est très animé, une échappée se détâche après une cinquantaine de kilomètres. Le groupe de tête va se réduire à sept éléments, tandis que la présence à l'avant de Peter Sagan incite la Groupama-FDJ à engager une poursuite intense. L'équipe du maillot cyclamen va cependant stopper son effort à quelques kilomètres du premier sprint intermédiaire, où Sagan passe en tête. Alors que Peio Bilbao attaque à moins de 23 km de l'arrivée, les différentes côtes du final vont faire une sélection au sein du groupe de tête, Sagan n'étant plus accompagné que du champion de Grande-Bretagne Ben Swift (Ineos). Harm Vanhoucke est lui lâché à 19 km du but. Sagan part en solitaire dans la dernière côte du jour. Malgré des attaques d'Almeida et Pozzovivo, les favoris restent groupés. Jakob Fuglsang est distancé sur un ennui mécanique dans la descente. Bilbao est repris à moins de 5 km de l'arrivée. Peter Sagan va chercher la victoire d'étape, faisant ainsi partie des coureurs ayant levé les bras sur les trois grands tours. Il gagne avec 19 secondes d'avance sur Brandon McNulty, sorti à 4 km de la ligne, et 23 secondes sur le groupe maillot rose, réglé par Almeida. Zakarin termine à 50 secondes du vainqueur, Fuglsang à 1 minute 38, Vanhoucke à 3 minutes 59. Peter Sagan revient ainsi à 20 pts d'Arnaud Démare au maillot cyclamen. João Almeida conforte son maillot rose, avec 34 secondes d'avance sur Wilco Kelderman et 43 sur Peio Bilbao. Fuglsang et Vanhoucke sortent du Top 10, étant à présent 11e et 16e, avec 2 minutes 20 et 4 minutes 42 de retard. Cela profite à Konrad, Hindley et Majka, qui gagnent chacun deux places au classement, et surtout à Fausto Masnada (Deceuninck-Quick Step) et Hermann Pernsteiner (Bahrain-McLaren), qui complètent désormais le Top 10, à 1 minute 36 et 1 minute 52 du leader.

Arnaud Démare s'adjuge au sprint la 11e étape et conforte son maillot cyclamen, en devançant Peter Sagan et Álvaro Hodeg. Le champion de France devient le deuxième coureur français à remporter 4 étapes sur une même édition du Tour d'Italie, après Bernard Hinault en 1982. En glânant aussi le 7e succès de sa carrière en Grand Tour, il devient le coureur français en activité ayant le plus levé les bras sur les épreuves de trois semaines, devant Thibaut Pinot[24].

Le lendemain, l'échappée matinale, composée de 14 coureurs, se dispute une nouvelle fois la victoire d'étape. Jhonatan Narváez (Ineos) remporte l'étape, avec 1 minute 08 d'avance sur Mark Padun (Bahrain-McLaren), victime d'une crevaison dans le final, 6 minutes 50 sur Simon Clarke (EF Pro Cycling), 7 minutes 30 sur Joseph Rosskopf, 7 minutes 43 sur Simon Pellaud et 8 minutes 25 sur le groupe maillot rose, réglé par Brandon McNulty. Hermann Pernsteiner termine à 11 minutes 43 du vainqueur, Ilnur Zakarin à 21 minutes 06. Un seul changement a lieu au sein du Top 10 : Jakob Fuglsang remplace Pernsteiner à la 10e place du classement général.

L'équipe Bora-Hansgrohe durcit la course dans la première côte du final de la 13e étape, distançant ainsi des sprinteurs comme Arnaud Démare. Grâce à ses équipiers, le maillot cyclamen parvient à recoller au pied de la seconde côte. L'accélération de Diego Ulissi dans les premières pentes de l'ascension fait exploser le peloton. Démare est distancé rapidement, mais Peter Sagan va lui aussi lâcher prise avant le sommet. Le maillot bleu passe ensuite en tête au sommet. La formation Deceuninck-Quick Step fait un gros travail pour empêcher le retour du groupe Sagan et du groupe maillot cyclamen. Diego Ulissi remporte le sprint final, devançant João Almeida et Patrick Konrad. Almeida conforte ainsi son maillot rose, avec 40 secondes d'avance sur Kelderman et 49 sur Bilbao.

17 - 21 octobre : des étapes pour Ineos, Almeida et Kelderman se détachent, bataille pour le maillot bleuModifier

Filippo Ganna obtient un nouveau succès à l'occasion du deuxième contre-la-montre. Le champion du monde devance de 26 secondes son coéquipier Rohan Dennis et de 1 minute 09 Brandon McNulty. João Almeida et Wilco Kelderman sont dans le Top 10 de l'étape, à 1 minute 31 et 1 minute 47 de Ganna. Rafał Majka termine à 2 minutes 37 du vainqueur. Peio Bilbao, Vincenzo Nibali, Fausto Masnada et Domenico Pozzovivo à environ 3 minutes, Jakob Fuglsang à 3 minutes 13, Patrick Konrad et Jai Hindley à plus de 3 minutes 30. Almeida assoit sa position de leader du classement général, avec désormais 56 secondes d'avance sur Kelderman. Derrière, Bilbao, McNulty, Nibali, Majka et Pozzovivo se tiennent en une vingtaine de secondes, avec 2 minutes 11, 2 minutes 23, 2 minutes 30 et 2 minutes 33 (pour les deux derniers) de retard. Masnada, Konrad et Hindley complètent le Top 10, à plus de 3 minutes du maillot rose, tandis que Geoghegan Hart et Fuglsang restent en embuscade, à moins de 30 secondes de la 10e place.

La formation Sunweb fait exploser le peloton dans la montée finale lors de l'étape suivante : à 7,3 km de l'arrivée, Jai Hindley n'est plus accompagné que de son leader Wilco Kelderman et de Tao Geoghegan Hart. Le trio se détache définitivement, les trois hommes restent ensemble jusque dans les derniers hectomètres. Geoghegan Hart lance le sprint et s'adjuge l'étape, avec 2 secondes d'avance sur Kelderman et 4 sur Hindley. Le maillot rose termine à 37 secondes, Majka à 1 minute 22, Konrad à 1 minute 29, Bilbao, Fuglsang et Nibali à 1 minute 36, Masnada à 1 minute 38, Pozzovivo à 1 minute 54 et McNulty à 2 minutes 43. Dans l'échappée, Giovanni Visconti passe en tête les deux premiers cols du jour, puis est 3e au sommet du suivant, et s'empare ainsi du maillot bleu. Almeida conserve son maillot rose, mais ne possède plus que 15 secondes d'avance sur Kelderman. À près de 3 minutes du leader, Hindley grimpe sur le podium mais n'a qu'une seconde d'avance sur le vainqueur du jour. Le reste du Top 10 (Bilbao, Majka, Nibali, Pozzovivo, Konrad et Masnada) se tient en un peu plus d'une minute.

Tandis que Fernando Gaviria ne prend pas le départ de la course, une échappée nombreuse prend le large après la seconde journée de repos. Le classement de la montagne anime dans un premier temps la marche du groupe de tête. Ruben Guerreiro passe en tête au sommet de la première ascension du jour devant Giovanni Visconti, puis Visconti franchit en premier les deux montées suivantes (alors que Guerreiro termine 2e avant de ne marquer aucun point), enfin le Portugais devance le maillot bleu au sommet de la montée de Ragogna, lors du premier des trois tours du circuit final. Manuele Boaro (Astana) et Jan Tratnik (Bahrain-McLaren) sortent du groupe de tête dans le second tour de circuit, puis Tratnik file seul dans la montée. Ben O'Connor attaque dans la dernière montée et rejoint ensuite Tratnik. O'Connor accélère à 800 m de l'arrivée, contré par Tratnik qui remporte finalement l'étape avec 7 secondes d'avance sur O'Connor et 1 minute 14 sur un trio de chasse réglé par Enrico Battaglin (Bahrain-McLaren). Derrière, les favoris abordent le dernier kilomètre ensemble. Le maillot rose accélère dans les derniers hectomètres et franchit la ligne à 12 minutes 54 du vainqueur, avec 2 secondes d'avance sur le groupe des favoris et 12 sur Masnada.

La 17e étape voit une nouvelle échappée aller au bout. Ruben Guerreiro franchit en tête les deux premiers cols de la journée et prend ainsi la tête du classement de la montagne, avec 50 pts d'avance sur Giovanni Visconti, qui est absent de l'échappée. Ben O'Connor distance ses compagnons de fugue dans la montée finale et s'impose, en devançant Hermann Persteiner de 31 secondes et Thomas De Gendt de 1 minutes 10. Le groupe maillot rose termine à 5 minutes 11, Masnada à 5 minutes 13 et McNulty à 6 minutes 50. Aux portes du Top 10 du classement général, Pernsteiner grimpe à la 11e place et McNulty chute au 13e rang.

22 - 25 octobre : les dernières étapes de montagne bouleversent le classement général, victoire finale de Geoghegan HartModifier

Lors de l'étape-reine, alors que Visconti est non-partant, les équipes Sunweb puis Ineos font exploser le groupe des favoris dans le col du Stelvio. Domenico Pozzovivo est le premier favori à craquer, puis le maillot rose est distancé à plus de 10 km du sommet. Un kilomètre plus loin, Rohan Dennis n'est plus suivi que par son leader Tao Geoghegan Hart et le duo formé par Kelderman et Hindley. Le Néerlandais va ensuite lui aussi être lâché. Dernier rescapé de l'échappée matinale, Ben O'Connor est déposé par les différents groupes de favoris. Geoghegan Hart remporte le second sprint intermédiaire et les bonifications qui vont avec, devant Dennis et Hindley. Dennis se relève dès le pied de l'ascension finale. Kelderman est repris dès les premières pentes de la montée par Peio Bilbao et Jakob Fuglsang. Bilbao va se lancer à moins de 7 km de l'arrivée à la poursuite du duo de tête et parvient à réduire l'écart à une cinquantaine de secondes. Hindley s'en va ensuite lever les bras, devançant au sprint Geoghegan Hart. Bilbao termine à 46 secondes, Fuglsang à 1 minute 25, Kelderman à 2 minutes 18, Patrick Konrad à 4 minutes 04, João Almeida, Vincenzo Nibali et Hermann Pernsteiner à 4 minutes 51, Fausto Masnada à 4 minutes 55, Rafał Majka à 6 minutes 43 et Domenico Pozzovivo à 8 minutes 17. Le classement général est chamboulé par cette étape. Kelderman s'empare du maillot rose, avec 12 secondes d'avance sur Hindley, qui devient le meilleur jeune de la course (alors qu'il portait déjà le maillot blanc, à la place d'Almeida), 15 sur Geoghegan Hart et 1 minute 19 sur Bilbao. Almeida chute à la 5e place du classement, à 2 minutes 16 du leader, tandis que Fuglsang remonte au 6e rang, à 3 minutes 59. Konrad, Nibali, Masnada et Majka complètent le Top 10, avec respectivement 5 minutes 40, 5 minutes 47, 6 minutes 46 et 7 minutes 28 de retard. Domenico Pozzovivo dégringole à la 12e place, à 9 minutes 34 du maillot rose.

La 19e étape, prévue sur 258 km, est raccourcie à 124,5 km, en raison de l'opposition d'une partie du peloton, après trois heures de négociation avec les organisateurs[9]. Le directeur de la course Mauro Vegni se dit déçu de cet épisode, car la tenue même de la course était menacée par la pandémie. L'épreuve devait « donner un signal au monde entier, que le sport est courageux et qu'il ne renonce face à aucun problème. Cette journée vient réduire tous ces efforts en miette ». Il ajoute que « les coupables devront payer »[25]. Un trio s'échappe dès le départ de l'étape, rejoint peu après le premier sprint intermédiaire par 11 coureurs. L'équipe Bora-Hansgrohe juge l'échappée trop nombreuse et veut reprendre rapidement les hommes de tête. Après un bras de fer intense de plusieurs dizaines de kilomètres, les équipiers de Peter Sagan stoppent leur effort et le groupe de tête peut alors prendre le large. Josef Černý (CCC Team) attaque à 22 km de l'arrivée et va chercher le premier succès de sa carrière sur un grand tour. Il devance de 18 secondes Victor Campenaerts (NTT) et de 26 secondes un quatuor réglé par Jacopo Mosca (Trek-Segafredo). Le peloton franchit la ligne 11 minutes 43 après le vainqueur.

Lors de la dernière étape de montagne, la formation Ineos fait exploser le peloton dans la deuxième montée vers Sestrières. A plus de 3 km du sommet, Rohan Dennis n'est plus suivi que par Tao Geoghegan Hart et le maillot blanc. Les différents groupes de favoris reprennent petit à petit les rescapés de l'échappée matinale. Hindley remporte ensuite le second sprint intermédiaire, devant Geoghegan Hart et Dennis. Dans le groupe maillot rose, João Almeida attaque à plus de 4 km de l'arrivée. Le maillot blanc attaque à quatre reprises, mais ne parvient pas à lâcher son rival. Geoghegan Hart devance finalement au sprint Hindley, tandis que Dennis prend la 3e place, à 25 secondes. Almeida termine à 1 minute 01, Bilbao et Kelderman à 1 minute 35, Nibali à 2 minutes 02, Pozzovivo à 2 minutes 09, Pernsteiner et Konrad à 2 minutes 28, Fuglsang à 2 minutes 36, Masnada à 2 minutes 41 et Majka à 11 minutes 52. Hindley s'empare du maillot rose, avec seulement 86 centièmes de seconde d'avance sur Tao Geoghegan Hart. Avoir les deux premiers du classement général dans la même seconde à la veille de l'arrivée, c'est inédit dans l'histoire des épreuves de trois semaines[26]. Kelderman complète le podium, avec 1 minute 32 de retard. Bilbao et Almeida conservent leurs positions au classement, désormais à environ 3 minutes du maillot rose. Fuglsang et Masnada restent 6e et 9e du classement, tandis que Nibali passe devant Konrad. Ces quatre coureurs se tiennent toujours en près de 4 minutes. Majka chute au 12e rang, ce qui profite à Pozzovivo et surtout à Pernsteiner, désormais 10e à 10 minutes 08.

Flippo Ganna s'adjuge le contre-la-montre final, avec 32 secondes d'avance sur Victor Campenaerts et Rohan Dennis. En remportant les trois épreuves chronométrées sur un même Tour d'Italie, il égale les performances de Knut Knudsen en 1981 et de Tony Rominger en 1995. Tao Geoghegan Hart concède 58 secondes, Jai Hindley 1 minute 37. Geoghegan Hart remporte ainsi le classement général et le classement du meilleur jeune, avec 39 secondes d'avance sur Hindley. Geoghegan Hart réalise le troisième doublé maillot rose-maillot blanc de l'histoire de l'épreuve, après Evgueni Berzin en 1994 et Nairo Quintana en 2014. Il s'agit de la deuxième victoire finale britannique, deux ans après celle de Christopher Froome. Hindley est le second Australien à monter sur le podium du Giro après Cadel Evans, 3e en 2013. 11e de l'étape à 55 secondes, Wilco Kelderman complète le podium, à 1 minute 29. Ces trois coureurs montent pour la première fois de leur carrière sur le podium d'un grand tour. Quatrième du chrono à 41 secondes, João Almeida passe devant Peio Bilbao, à environ 3 minutes du maillot rose. Ce contre-la-montre n'entraîne aucun changement au sein du reste du Top 10. Arnaud Démare devient le 3e Français à remporter le classement par points du Tour d'Italie, après Laurent Jalabert en 1999 et Nacer Bouhanni en 2014. Ruben Guerreiro est le meilleur grimpeur. Ineos remporte le classement par équipes.

ÉtapesModifier

 ÉtapeDateVilles étapestypeDistance (km)Vainqueur d'étapeLeader du classement général
1re étape 3 oct.MonrealePalerme15,1  Filippo Ganna  Filippo Ganna
2e étape 4 oct.AlcamoAgrigente149  Diego Ulissi  Filippo Ganna
3e étape 5 oct.EnnaEtna150  Jonathan Caicedo  João Almeida
4e étape 6 oct.CataneVillafranca Tirrena140  Arnaud Démare  João Almeida
5e étape 7 oct.Mileto – Camigliatello Silano225  Filippo Ganna  João Almeida
6e étape 8 oct.CastrovillariMatera188  Arnaud Démare  João Almeida
7e étape 9 oct.MateraBrindisi143  Arnaud Démare  João Almeida
8e étape 10 oct.GiovinazzoVieste200  Alex Dowsett  João Almeida
9e étape 11 oct.San SalvoRoccaraso207  Ruben Guerreiro  João Almeida
12 octobreJour de repos
10e étape 13 oct.LancianoTortoreto177  Peter Sagan  João Almeida
11e étape 14 oct.Porto Sant'ElpidioRimini182  Arnaud Démare  João Almeida
12e étape 15 oct.CesenaticoCesenatico204  Jhonatan Narváez  João Almeida
13e étape 16 oct.CerviaMonselice192  Diego Ulissi  João Almeida
14e étape 17 oct.ConeglianoValdobbiadene34,1  Filippo Ganna  João Almeida
15e étape 18 oct.Aéroport de Rivolto – Piancavallo185  Tao Geoghegan Hart  João Almeida
19 octobreJour de repos
16e étape 20 oct.UdineSan Daniele del Friuli229  Jan Tratnik  João Almeida
17e étape 21 oct.Bassano del GrappaMadonna di Campiglio203  Ben O'Connor   João Almeida
18e étape 22 oct.Pinzolo – Lacs de Cancano207  Jai Hindley  Wilco Kelderman
19e étape 23 oct.AbbiategrassoAsti124,5  Josef Černý   Wilco Kelderman
20e étape 24 oct.AlbaSestrières190  Tao Geoghegan Hart  Jai Hindley
21e étape 25 oct.Cernusco sul NaviglioMilan15,7  Filippo Ganna  Tao Geoghegan Hart

ClassementsModifier

Classement général finalModifier

 Classement général
CoureurPaysÉquipeTemps
1erTao Geoghegan Hart     Royaume-UniIneos Grenadiers85 h 40 min 21 s
2eJai Hindley   AustralieSunweb+ 39 s
3eWilco Kelderman   Pays-BasSunweb+ 1 min 29 s
4eJoão Almeida   PortugalDeceuninck-Quick-Step+ 2 min 57 s
5ePello Bilbao   EspagneBahrain-McLaren+ 3 min 09 s
6eJakob Fuglsang   DanemarkAstana+ 7 min 02 s
7eVincenzo Nibali   ItalieTrek-Segafredo+ 8 min 15 s
8ePatrick Konrad   AutricheBora-Hansgrohe+ 8 min 42 s
9eFausto Masnada   ItalieDeceuninck-Quick-Step+ 9 min 57 s
10eHermann Pernsteiner   AutricheBahrain-McLaren+ 11 min 05 s
11eDomenico Pozzovivo   ItalieNTT Pro Cycling+ 11 min 52 s
12eRafał Majka   PologneBora-Hansgrohe+ 20 min 31 s
13eSergio Samitier   EspagneMovistar+ 35 min 29 s
14eJames Knox   Royaume-UniDeceuninck-Quick-Step+ 37 min 41 s
15eBrandon McNulty   États-UnisUAE Team Emirates+ 38 min 10 s
16eAurélien Paret-Peintre   FranceAG2R La Mondiale+ 45 min 04 s
17eLawrence Warbasse   États-UnisAG2R La Mondiale+ 53 min 25 s
18eBen Swift   Royaume-UniIneos Grenadiers+ 57 min 36 s
19eAntonio Pedrero   EspagneMovistar+ 59 min 36 s
20eBen O'Connor   AustralieNTT Pro Cycling+ 1 h 02 min 57 s
Source : ProCyclingStats


Classements annexes finalsModifier

Classement par pointsModifier

 Classement par points
CoureurPaysÉquipePoints
1erArnaud Démare    FranceGroupama-FDJ233 pts
2ePeter Sagan   SlovaquieBora-Hansgrohe184 pts
3eJoão Almeida   PortugalDeceuninck-Quick-Step108 pts
4eFilippo Ganna   ItalieIneos Grenadiers87 pts
5eJosef Černý   République tchèqueCCC Team78 pts
6eAndrea Vendrame   ItalieAG2R La Mondiale78 pts
7eDiego Ulissi   ItalieUAE Team Emirates77 pts
8eSimon Pellaud   SuisseAndroni Giocattoli-Sidermec70 pts
9eTao Geoghegan Hart     Royaume-UniIneos Grenadiers66 pts
10ePatrick Konrad   AutricheBora-Hansgrohe61 pts

Classement du meilleur grimpeurModifier

 Classement de la montagne
CoureurPaysÉquipePoints
1erRuben Guerreiro    PortugalEF Pro Cycling234 pts
2eTao Geoghegan Hart     Royaume-UniIneos Grenadiers157 pts
3eThomas De Gendt   BelgiqueLotto-Soudal122 pts
4eRohan Dennis   AustralieIneos Grenadiers119 pts
5eBen O'Connor   AustralieNTT Pro Cycling71 pts
6eJai Hindley   AustralieSunweb71 pts
7eWilco Kelderman   Pays-BasSunweb55 pts
8eFilippo Ganna   ItalieIneos Grenadiers48 pts
9eJonathan Castroviejo   EspagneIneos Grenadiers45 pts
10eEiner Rubio   ColombieMovistar44 pts

Classement du meilleur jeuneModifier

 Classement du meilleur jeune
CoureurPaysÉquipeTemps
1erTao Geoghegan Hart     Royaume-UniIneos Grenadiers85 h 40 min 21 s
2eJai Hindley   AustralieSunweb+ 39 s
3eJoão Almeida   PortugalDeceuninck-Quick-Step+ 2 min 57 s
4eSergio Samitier   EspagneMovistar+ 35 min 29 s
5eJames Knox   Royaume-UniDeceuninck-Quick-Step+ 37 min 41 s
6eBrandon McNulty   États-UnisUAE Team Emirates+ 38 min 10 s
7eAurélien Paret-Peintre   FranceAG2R La Mondiale+ 45 min 04 s
8eBen O'Connor   AustralieNTT Pro Cycling+ 1 h 02 min 57 s
9eSam Oomen   Pays-BasSunweb+ 1 h 03 min 46 s
10eMatteo Fabbro   ItalieBora-Hansgrohe+ 1 h 13 min 49 s

Classement par équipesModifier

 Classement par équipes
ÉquipePaysTemps
1reIneos Grenadiers   Royaume-Uni257 h 15 min 58 s
2eDeceuninck-Quick-Step   Belgique+ 22 min 32 s
3eSunweb   Allemagne+ 28 min 50 s
4eBahrain-McLaren   Bahreïn+ 32 min 50 s
5eBora-Hansgrohe   Allemagne+ 1 h 12 min 34 s
6eNTT Pro Cycling   Afrique du Sud+ 1 h 49 min 59 s
7eAG2R La Mondiale   France+ 2 h 04 min 38 s
8eMovistar   Espagne+ 2 h 08 min 26 s
9eAstana   Kazakhstan+ 2 h 29 min 44 s
10eTrek-Segafredo   États-Unis+ 2 h 42 min 36 s

Autres classementsModifier

Classements UCIModifier

La course attribue des points au Classement mondial UCI 2020 selon le barème suivant[29] :

Barème de points pour ce Tour d'Italie
Position 1er 2e 3e 4e 5e 6e 7e 8e 9e 10e 11e 12e 13e 14e 15e 16e 17e 18e 19e 20e 21e à 25e 26e à 30e 31e à 40e 41e à 50e 51e à 55e 56e à 60e
Classement général 850 680 575 460 380 320 260 220 180 140 120 100 84 68 60 56 52 48 44 40 32 24 20 16 12 8
Par étapes 100 40 20 12 4
Classements finaux annexes 100 40 20
Leader par étapes 20

Points gagnés à l'issue de la courseModifier

Nombre de points marqués sur la course
Rang Coureur Équipe Général Etape Leader Annexe Total
1er   Tao Geoghegan Hart Ineos 850 250 0 40 1142
2e   João Almeida Deceuninck-Quick Step 460 156 300 20 936
3e   Jai Hindley Sunweb 680 164 20 0 864
4e   Wilco Kelderman Sunweb 575 68 40 0 683
5e   Arnaud Démare Groupama-FDJ 0 400 0 100 500
6e   Filippo Ganna Ineos 0 400 40 0 480
7e   Peio Bilbao Bahrain-McLaren 380 20 0 0 400
8e   Jakob Fuglsang Astana 320 16 0 0 336
9e   Peter Sagan Bora-Hansgrohe 0 260 0 40 300
10e   Patrick Konrad Bora-Hansgrohe 220 60 0 0 280

Classements mondiaux à l'issue de la courseModifier

Classement individuel
Rang Coureur Équipe Points
1er   Tadej Pogačar UAE Emirates 3970
2e   Primož Roglič Jumbo-Visma 3945
3e   Wout Van Aert Jumbo-Visma 2700
4e   Jakob Fuglsang Astana 2157,5
5e   Mathieu Van der Poel Alpecin-Fenix 2040
6e   Julian Alaphilippe Deceuninck-Quick Step 1795,83
7e   Richie Porte Trek Segafredo 1733
8e   Diego Ulissi UAE Emirates 1671
9e   Wilco Kelderman Sunweb 1594,5
10e   Arnaud Démare Groupama-FDJ 1550
Classement par équipes
Rang Équipe Points
1er   Deceuninck-Quick Step 9736,16
2e   Jumbo-Visma 8321
3e   UAE Emirates 8279
4e   Sunweb 7582,71
5e   Ineos 6739,33
6e   Trek-Segafredo 6591
7e   Astana 6310
8e   Bora-Hansgrohe 6296,5
9e   Groupama-FDJ 5069
10e   Mitchelton-Scott 4934

Gains par équipesModifier

Les gains cumulés par équipes lors du Tour d'Italie 2020 sont répertoriés dans le tableau ci-dessous[30].

Rang Équipe Pays Gains Meilleur classement
général
Victoire(s)
d'étape
Maillot rose
(jours)
Classements annexes
1er Ineos   Royaume-Uni 430 693    1er 7 3   Classement du meilleur jeune
Classement par équipes
Cima Coppi et Cima Pantani
2e Sunweb   Allemagne 278 093  2e 1 3 -
3e Deceuninck-Quick Step   Belgique 145 507  4e 0 15 -
4e Bora-Hansgrohe   Allemagne 80 869  8e 1 0 -
5e Groupama-FDJ   France 75 824  77e 4 0   Classement par points
Classement du fair-play
6e Barhain-McLaren   Bahreïn 66 324  5e 1 0 -
7e UAE Emirates   Émirats arabes unis 49 920  15e 2 0 -
8e EF Pro Cycling   États-Unis 49 536  32e 2 0   Classement de la montagne
9e NTT   Afrique du Sud 42 883  11e 1 0 -
10e Lotto-Soudal   Belgique 30 995  41e 0 0 Classement de la combativité
11e CCC Team   Pologne 27 510  22e 1 0 -
12e Androni Giocattoli-Sidermec   Italie 24 607  71e 0 0 Classement des sprints intermédiaires
Classement Fuga Pinarello
13e Astana   Kazakhstan 24 333  6e 0 0 -
14e Trek-Segafredo   États-Unis 23 333  7e 0 0 -
15e Israel Start-Up Nation   Israël 20 826  48e 1 0 -
16e Vini Zabù-KTM   Italie 16 538  88e 0 0 -
17e Movistar   Espagne 16 238  13e 0 0 -
18e AG2R La Mondiale   France 15 293  16e 0 0 -
19e Cofidis   France 5 187  44e 0 0 -
20e Bardiani CSF Faizanè   Italie 3 809  51e 0 0 -
21e Mitchelton-Scott   Australie 3 684  - 0 0 -
22e Jumbo-Visma   Pays-Bas 3 158  - 0 0 -

Évolution des classementsModifier

RèglementsModifier

Le classement général, dont le leader porte le maillot rose, s'établit en additionnant les temps réalisés à chaque étape, puis en ôtant d'éventuelles bonifications (10, 6 et 4 secondes à l'arrivée des étapes en ligne et 3, 2 et 1 secondes au second sprint intermédiaire de chaque étape). En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont : centièmes de seconde enregistrés lors des contre-la-montre, addition des places obtenues lors de chaque étape, place obtenue lors de la dernière étape. Ce classement est le plus important de la course et le gagnant est le vainqueur du Giro.

Le classement par points, dont le leader porte le maillot cyclamen, est l'addition des points attribués à l'arrivée des étapes et au premier sprint intermédiaire de chaque étape en ligne. Comme c'est le cas depuis 2014, la répartition des points est différente selon le type d'étape. Ainsi, le classement par points est établi en fonction du barème suivant :

  • Pour les arrivées des étapes dites « sans difficulté » ou de « basse difficulté » : 50, 35, 25, 18, 14, 12, 10, 8, 7, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point(s) pour les 15 premiers coureurs classés ;
  • Pour les arrivées des étapes dites de « moyenne difficulté » : 25, 18, 12, 8, 6, 5, 4, 3, 2, 1 point(s) pour les 10 premiers coureurs classés ;
  • Pour les arrivées des étapes dites de « haute montagne » et les contre-la-montre individuels : 15, 12, 9, 7, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point(s) pour les 10 premiers coureurs classés ;
  • Pour les sprints intermédiaires : 12, 8, 6, 5, 4, 3, 2 et 1 point(s) pour les 8 premiers coureurs classés.

En cas d'égalité de points, les critères de départage, dans l'ordre, sont : nombre de victoires d'étape, nombre de sprints intermédiaires, classement général.

Le classement de la montagne, dont le leader porte le maillot bleu, change dans la répartition des points. Le nombre de catégories reste le même. Ainsi, le classement par points est établi en fonction du barème suivant :

  • Pour l'ascension dite Cima Coppi : 50, 30, 20, 14, 10, 6, 4, 2 et 1 point pour les 9 premiers coureurs classés ;
  • Pour les ascensions de 1re catégorie : 40, 18, 12, 9, 6, 4, 2 et 1 point pour les 8 premiers coureurs classés ;
  • Pour les ascensions de 2e catégorie : 18, 8, 6, 4, 2 et 1 point pour les 6 premiers coureurs classés ;
  • Pour les ascensions de 3e catégorie : 9, 4, 2 et 1 point pour les 4 premiers coureurs classés ;
  • Pour les ascensions de 4e catégorie : 3, 2 et 1 point pour les 3 premiers coureurs classés.

En cas d'égalité de points, les critères de départage, dans l'ordre, sont : nombre de premières places dans la Cima Coppi, les ascensions de 1re, de 2e, de 3e, puis de 4e catégorie, et le classement général.

Le classement du meilleur jeune, dont le leader porte le maillot blanc, est le classement général des coureurs nés après le .

Il existe également un classement pour les équipes. Le classement par équipes de l'étape est l'addition des trois meilleurs temps individuels de chaque équipe, sauf lors du contre-la-montre par équipes, où l'on prend le temps de l'équipe. En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont : addition des places des 3 premiers coureurs des équipes concernées, place du meilleur coureur sur l'étape. Calculer le classement par équipes revient à additionner les classement par équipes de chaque étape. En cas d'égalité, les critères de départage, dans l'ordre, sont : nombre de premières places dans le classement par équipes du jour, nombre de deuxièmes places dans le classement par équipes du jour, etc., place au classement général du meilleur coureur des équipes concernées[31].

Suivi étape par étapeModifier

Étape Vainqueur Classement général   Classement par points   Classement de la montagne   Classement du meilleur jeune   Classement par équipes
1 Filippo Ganna Filippo Ganna Filippo Ganna Rick Zabel Filippo Ganna Ineos Grenadiers
2 Diego Ulissi Diego Ulissi Peter Sagan
3 Jonathan Caicedo João Almeida Jonathan Caicedo João Almeida Deceuninck-Quick Step
4 Arnaud Démare Peter Sagan
5 Filippo Ganna Filippo Ganna
6 Arnaud Démare Arnaud Démare
7 Arnaud Démare
8 Alex Dowsett Ineos Grenadiers
9 Ruben Guerreiro Ruben Guerreiro
10 Peter Sagan
11 Arnaud Démare
12 Jhonatan Narváez
13 Diego Ulissi
14 Filippo Ganna
15 Tao Geoghegan Hart Giovanni Visconti
16 Jan Tratnik
17 Ben O'Connor Ruben Guerreiro
18 Jai Hindley Wilco Kelderman Jai Hindley
19 Josef Černý
20 Tao Geoghegan Hart Jai Hindley
21 Filippo Ganna Tao Geoghegan Hart Tao Geoghegan Hart
Classements finals Tao Geoghegan Hart Arnaud Démare Ruben Guerreiro Tao Geoghegan Hart Ineos Grenadiers

MédiatisationModifier

En France, la course est retransmise pour la quatrième année consécutive sur les chaînes L'Équipe.

Liste des participantsModifier

Légende
Num Dossard de départ porté par le coureur sur ce Tour d'Italie Pos Position finale au classement général
    Indique le vainqueur du classement général     Indique le vainqueur du classement par points
    Indique le vainqueur du classement de la montagne     Indique le vainqueur du classement du meilleur jeune
    Indique un maillot de champion national ou mondial,
suivi de sa spécialité
# Indique la meilleure équipe aux temps
NP Indique un coureur qui n'a pas pris le départ d'une étape,
suivi du numéro de l'étape où il s'est retiré
AB Indique un coureur qui n'a pas terminé une étape,
suivi du numéro de l'étape où il s'est retiré
HD Indique un coureur qui a terminé une étape hors des délais,
suivi du numéro de l'étape
EX Coureur exclu pour non-respect du règlement,
suivi du numéro de l'étape
* Indique un coureur en lice pour le classement du meilleur jeune
(coureurs nés après le 1er janvier 1995)
  Liste des participants
AG2R La Mondiale
ALM
NumCoureurPos
1  Tony Gallopin (FRA) NP-8
2  François Bidard (FRA) 39e
3  Geoffrey Bouchard (FRA) 55e
4  Ben Gastauer (LUX) AB-8
5  Jaakko Hänninen (FIN) 73e
6  Aurélien Paret-Peintre (FRA) 16e
7  Andrea Vendrame (ITA) 50e
8  Lawrence Warbasse (USA) 17e
Androni Giocattoli-Sidermec
ANS
NumCoureurPos
11  Mattia Bais (ITA) 102e
12  Alessandro Bisolti (ITA) 90e
13  Alexander Cepeda (ECU) 78e
14  Luca Chirico (ITA) 85e
15  Simon Pellaud (SUI) 71e
16  Simone Ravanelli (ITA) 74e
17  Jhonatan Restrepo (COL) 103e
18  Josip Rumac (CRO)  (route et chrono) 99e
Astana
AST
NumCoureurPos
21  Jakob Fuglsang (DEN) 6e
22  Manuele Boaro (ITA) AB-18
23  Rodrigo Contreras (COL) 110e
24  Fabio Felline (ITA) 25e
25  Jonas Gregaard Wilsly (DEN) 53e
26  Miguel Ángel López (COL) AB-1
27  Óscar Rodríguez Garaicoechea (ESP) 45e
28  Aleksandr Vlasov (RUS) AB-2
Bahrain-McLaren
TBM
NumCoureurPos
31  Yukiya Arashiro (JPN) 89e
32  Enrico Battaglin (ITA) 46e
33  Pello Bilbao (ESP)  (chrono) 5e
34  Eros Capecchi (ITA) 87e
35  Domen Novak (SLO) 59e
36  Mark Padun (UKR) 70e
37  Hermann Pernsteiner (AUT) 10e
38  Jan Tratnik (SLO) 62e
Bardiani CSF Faizanè
BCF
NumCoureurPos
41  Giovanni Carboni (ITA) 82e
42  Luca Covili (ITA) HD-1
43  Filippo Fiorelli (ITA) 109e
44  Giovanni Lonardi (ITA) 125e
45  Fabio Mazzucco (ITA) 129e
46  Francesco Romano (ITA) 91e
47  Alessandro Tonelli (ITA) 51e
48  Filippo Zana (ITA) 100e
Bora-Hansgrohe
BOH
NumCoureurPos
51  Peter Sagan (SVK) 92e
52  Cesare Benedetti (ITA) 94e
53  Maciej Bodnar (POL) 107e
54  Matteo Fabbro (ITA) 23e
55  Patrick Gamper (AUT) NP-8
56  Patrick Konrad (AUT) 8e
57  Rafał Majka (POL) 12e
58  Paweł Poljański (POL) 67e
CCC Team
CCC
NumCoureurPos
61  Ilnur Zakarin (RUS) 22e
62  Josef Černý (CZE)  (chrono) 86e
63  Víctor de la Parte (ESP) 34e
64  Kamil Gradek (POL)  (chrono) 104e
65  Pavel Kochetkov (RUS) AB-9
66  Kamil Małecki (POL) 68e
67  Joey Rosskopf (USA) 64e
68  Attila Valter (HUN) 27e
Cofidis, Solutions Crédits
COF
NumCoureurPos
71  Elia Viviani (ITA) 112e
72  Simone Consonni (ITA) 115e
73  Nicolas Edet (FRA) AB-15
74  Nathan Haas (AUS) 119e
75  Jesper Hansen (DEN) 44e
76  Mathias Le Turnier (FRA) 80e
77  Marco Mathis (GER) 130e
78  Stéphane Rossetto (FRA) 63e
Deceuninck-Quick-Step
DQT
NumCoureurPos
81  João Almeida (POR) 4e
82  Davide Ballerini (ITA) 72e
83  Álvaro Hodeg (COL) 131e
84  Mikkel Honoré (DEN) 30e
85  Iljo Keisse (BEL) 122e
86  James Knox (GBR) 14e
87  Fausto Masnada (ITA) 9e
88  Pieter Serry (BEL) 28e
EF Pro Cycling
EF1
NumCoureurPos
91  Sean Bennett (USA) NP-8
92  Jonathan Caicedo (ECU) 65e
93  Simon Clarke (AUS) 75e
94  Lawson Craddock (USA) NP-10
95  Ruben Guerreiro (POR)  33e
96  Tanel Kangert (EST) 32e
97  Lachlan Morton (AUS) 111e
98  James Whelan (AUS) 105e
Groupama-FDJ
GFC
NumCoureurPos
101  Arnaud Démare (FRA)  (route)  121e
102  Kilian Frankiny (SUI) 77e
103  Jacopo Guarnieri (ITA) 128e
104  Simon Guglielmi (FRA) 116e
105  Ignatas Konovalovas (LTU) 124e
106  Miles Scotson (AUS) 113e
107  Ramon Sinkeldam (NED) AB-10
109  Benjamin Thomas (FRA) AB-5
Israel Start-Up Nation
ISN
NumCoureurPos
111  Rudy Barbier (FRA) NP-9
112  Matthias Brändle (AUT)  (chrono) 126e
113  Alexander Cataford (CAN) AB-12
114  Davide Cimolai (ITA) 118e
115  Alex Dowsett (GBR)  (chrono) 120e
116  Daniel Navarro (ESP) 48e
117  Guy Sagiv (ISR)  (route) 132e
118  Rick Zabel (GER) 123e
Lotto-Soudal
LTS
NumCoureurPos
121  Sander Armée (BEL) 47e
122  Thomas De Gendt (BEL) 41e
123  Jonathan Dibben (GBR) 133e
124  Carl Fredrik Hagen (NOR) 42e
125  Adam Hansen (AUS) 117e
126  Matthew Holmes (GBR) 81e
127  Stefano Oldani (ITA) 98e
128  Harm Vanhoucke (BEL) 60e
Mitchelton-Scott
MTS
NumCoureurPos
131  Simon Yates (GBR) NP-8
132  Edoardo Affini (ITA) NP-8
133  Brent Bookwalter (USA) NP-6
134  Jack Haig (AUS) NP-10
135  Lucas Hamilton (AUS) NP-10
136  Michael Hepburn (AUS) NP-10
137  Damien Howson (AUS) NP-10
138  Cameron Meyer (AUS)  (route) NP-10
Movistar
MOV
NumCoureurPos
141  Héctor Carretero (ESP) 79e
142  Dario Cataldo (ITA) 66e
143  Antonio Pedrero (ESP) 19e
144  Einer Rubio (COL) 58e
145  Sergio Samitier (ESP) 13e
146  Eduardo Sepúlveda (ARG) 57e
147  Albert Torres (ESP) 106e
148  Davide Villella (ITA) 40e
NTT Pro Cycling
NTT
NumCoureurPos
151  Louis Meintjes (RSA) 36e
152  Victor Campenaerts (BEL) 95e
153  Amanuel Gebrezgabihier (ERI) 54e
154  Ben O'Connor (AUS) 20e
155  Domenico Pozzovivo (ITA) 11e
156  Matteo Sobrero (ITA) 76e
157  Dylan Sunderland (AUS) 114e
158  Danilo Wyss (SUI) 84e
Ineos Grenadiers
IGD
NumCoureurPos
161  Geraint Thomas (GBR) NP-4
162  Jonathan Castroviejo (ESP) 24e
163  Rohan Dennis (AUS) 35e
164  Filippo Ganna (ITA)   (chrono) 61e
165  Tao Geoghegan Hart (GBR)   1er
166  Jhonatan Narváez (ECU) AB-15
167  Salvatore Puccio (ITA) 56e
168  Ben Swift (GBR)  (route) 18e
Jumbo-Visma
TJV
NumCoureurPos
171  Steven Kruijswijk (NED) NP-10
172  Koen Bouwman (NED) NP-10
173  Tobias Foss (NOR) NP-10
174  Chris Harper (AUS) NP-10
175  Tony Martin (GER) NP-10
176  Christoph Pfingsten (GER) NP-10
177  Antwan Tolhoek (NED) NP-10
178  Jos van Emden (NED) NP-10
Sunweb
SUN
NumCoureurPos
181  Wilco Kelderman (NED) 3e
182  Nico Denz (GER) 83e
183  Chad Haga (USA) 69e
184  Chris Hamilton (AUS) 29e
185  Jai Hindley (AUS) 2e
186  Michael Matthews (AUS) NP-10
187  Sam Oomen (NED) 21e
188  Martijn Tusveld (NED) 26e
Trek-Segafredo
TFS
NumCoureurPos
191  Vincenzo Nibali (ITA) 7e
192  Julien Bernard (FRA) 49e
193  Gianluca Brambilla (ITA) AB-15
194  Giulio Ciccone (ITA) NP-14
195  Nicola Conci (ITA) 52e
196  Jacopo Mosca (ITA) 31e
197  Antonio Nibali (ITA) 37e
198  Pieter Weening (NED) AB-5
UAE Team Emirates
UAD
NumCoureurPos
201  Diego Ulissi (ITA) 38e
202  Mikkel Bjerg (DEN) 97e
203  Valerio Conti (ITA) 101e
204  Joe Dombrowski (USA) 43e
205  Fernando Gaviria (COL) NP-16
206  Brandon McNulty (USA) 15e
207  Sebastián Molano (COL) NP-15
208  Maximiliano Richeze (ARG) AB-16
Vini Zabù-Brado-KTM
THR
NumCoureurPos
211  Giovanni Visconti (ITA) NP-18
212  Simone Bevilacqua (ITA) 127e
213  Marco Frapporti (ITA) 108e
214  Lorenzo Rota (ITA) 93e
215  Matteo Spreafico (ITA) NP-19
216  Etienne van Empel (NED) 88e
217  Luca Wackermann (ITA) NP-5
218  Edoardo Zardini (ITA) 96e

Notes et référencesModifier

  1. L’UCI dévoile les calendriers UCI WorldTour & UCI Women’s WorldTour 2020 remaniés, sur uci.org, 5 mai 2020.
  2. Tour d'Italie : le départ depuis Budapest en 2020
  3. « Coronavirus : le Tour d'Italie reporté », sur L'Équipe,
  4. Giro : le départ de Budapest annulé
  5. The Giro d’Italia “re-starts” from Sicily
  6. Giro 2020 : une arrivée au sommet supplémentaire
  7. Le nouveau parcours du Giro 2020 connu dans son intégralité
  8. « Hongrie, Pantani, trois chronos, 45 000m de dénivelé : le Giro 2020 veut plaire à tout le monde », sur eurosport.fr,
  9. a et b « La 19e étape du Giro réduite de moitié à la demande de nombreux coureurs », sur eurosport.fr,
  10. « Tour d'Italie : pas de passage du Giro en France samedi », sur eurosport.fr,
  11. (es) « El Giro presenta su recorrido 2020 », sur biciciclismo.com,
  12. (en) « Giro d'Italia 2020 route revealed », sur cyclingnews.com,
  13. « Sagan, un final dantesque et du chrono : ce qu'il faut retenir du parcours du Giro 2020 », sur eurosport.fr,
  14. « L'équipe Total Direct Énergie renonce au Giro », sur lequipe.fr,
  15. « Trois équipes italiennes invitées sur le prochain Giro », sur eurosport.fr,
  16. a et b « Positifs au Covid-19, Matthews quitte le Giro, Jumbo-Visma et Mitchelton-Scott se retirent », sur eurosport.fr,
  17. (es) « Dorsales oficiales del 103ª Giro de Italia », sur biciciclismo.com,
  18. a b c et d (en) « Giro d'Italia 2020 - Preview », sur cyclingnews.com,
  19. a b et c « Tour d'Italie - Sagan, Thomas, Fuglsang... Les 7 attractions de la 103e édition », sur eurosport.fr,
  20. a et b « Giro - Arnaud Démare, le temps de la maturité, l'heure de la domination ? », sur eurosport.fr,
  21. (it) « Favoriti Maglia Azzurra Giro d’Italia 2020: Fausto Masnada e Simon Yates i nomi più gettonati, ma come sempre regna l’incertezza », sur cyclingpro.net,
  22. (it) « Favoriti Maglia Bianca Giro d’Italia 2020: Aleksandr Vlasov il maggiore indiziato, ma i pretendenti non mancano », sur cyclingpro.net,
  23. (es) « Yates se retira del Giro de Italia tras resultado de COVID-19 », sur biciciclismo.com,
  24. « Giro - Arnaud Démare remporte sa 4e étape et égale Bernard Hinault », sur eurosport.fr,
  25. « Le patron du Giro est en colère : "Les coupables devront payer" », sur eurosport.fr,
  26. « Tour d'Italie - Jai Hindley - Tao Geoghegan Hart, 86 centièmes pour l'histoire », sur eurosport.fr,
  27. Chaque sprint intermédiaire attribue 10, 6, 3, 2 et 1 pt(s) aux cinq premiers
  28. Un point par kilomètre en tête de course, à partir de 5 km en tête effectués seul ou dans un groupe de 10 coureurs ou moins
  29. « Titre II: Épreuves sur Route - Règlement au 05.02.2019 », sur uci.org
  30. (en) « Geoghegan Hart, Ineos top prize winners in Giro d'Italia », sur cyclingnews.com,
  31. (it) « Regolamento Giro d’Italia 2020: Abbuoni, Classifiche, Combattività, Punti, GPM, Tempo Massimo », sur cyclingpro.net,

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :