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Paris-Nice

compétition de cyclisme française
Ne doit pas être confondu avec Critérium Paris-Nice.
Paris-Nice
Logo de Paris-Nice (depuis 2011)
Généralités
Sport Cyclisme sur route
Création
Organisateur(s) ASO
Éditions 77 (en 2019)
Catégorie UCI World Tour
Type / Format Course à étapes
Périodicité Annuelle (mars)
Lieu(x) Drapeau de la France France
Participants 176 (en 2017)
Statut des participants Professionnel
Site web officiel www.paris-nice.fr

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Colombie Egan Bernal
Plus titré(s) Drapeau : Irlande Sean Kelly
(7 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la dernière compétition voir :
Paris-Nice 2019

Paris-Nice est une course cycliste à étapes professionnelle française. Créée en 1933, elle est organisée par Amaury Sport Organisation. Elle a lieu au mois de mars pendant huit jours, ce qui en fait la première course par étapes majeure de l'année en Europe. La course commence généralement par un prologue dans la région parisienne et se termine avec une dernière étape à Nice ou sur le Col d'Èze qui surplombe la ville[1]. La compétition est surnommée la « Course au soleil », car elle a lieu dans la première moitié de mars, commençant généralement dans des conditions froides et hivernales dans la capitale française avant d'atteindre le soleil de printemps sur la Côte d'Azur[2]. Le parcours vallonné dans les derniers jours de course favorise les puncheurs-grimpeurs. L'épreuve se déroule en partie en même temps que Tirreno-Adriatico.

Paris-Nice fait partie de l'UCI World Tour, dont elle est chronologiquement la sixième course du calendrier et la première course par étapes en Europe. Elle est organisée par Amaury Sport Organisation, qui gère également la plupart des autres courses françaises du World Tour, et plus particulièrement les courses prestigieuses que sont le Tour de France et Paris-Roubaix. À son palmarès, figure quelques-uns des plus grands champions cyclistes, notamment Jacques Anquetil, Eddy Merckx, Miguel Indurain et Alberto Contador[1]. L'Irlandais Seán Kelly y détient le record de victoires avec sept succès consécutifs entre 1982 et 1988.

Lors de l'édition 2003, le coureur kazakh Andrei Kivilev est décédé à la suite d'une blessure à la tête subie lors d'une chute[3],[4]. Sa mort incite l'Union cycliste internationale à imposer le port du casque dans toutes les compétitions de cyclisme, à l'exception de la dernière ascension d'une course si l'arrivée est située en côte. La règle est modifiée par la suite pour exiger l'utilisation des casques sur l'intégralité des courses.

Sommaire

HistoireModifier

Création et premières éditionsModifier

 
Parcours de l'édition inaugurale remportée par le Belge Alphonse Schepers.

Albert Lejeune souhaite, au début des années 1930, créer un événement cycliste afin de promouvoir les deux journaux qu'il dirige : Le Petit Journal à Paris et Le Petit Niçois à Nice[5]. En 1933, il crée une course par étapes reliant la capitale française avec la ville balnéaire à la mode de Nice, sur la côte méditerranéenne de la France. Elle a lieu en mars, à la fin de l'hiver, dans le prolongement de la saison cycliste sur piste durant laquelle les courses de six jours sont prisées à l'époque. D'une durée de six jours, la course est nommée « Six jours de la route ». La course doit permettre aux coureurs de reprendre la compétition sur route. Par conséquent et comme la plupart des routes de montagne sont encore impraticables à cette période, le parcours évite les Alpes et suit la vallée du Rhône. Seul l'arrière-pays niçois présente quelques difficultés. La première étape est tracée entre Paris et Dijon sur une distance de 312 km, soit la plus longue étape de l'histoire de Paris-Nice. Cette édition inaugurale est remportée par le Belge Alphonse Schepers, qui porte le maillot de leader de la première à la dernière journée[6].

La course est un succès et sept éditions vont suivre jusqu'en 1939. Les journaux Lyon Républicain et Marseille-Matin sont partenaires des journaux de Lejeune dans l'organisation de la course. En 1939, les organisateurs sont Ce soir et Le Petit Niçois, qui reçoivent le concours de L'Auto. En 1940, la Seconde Guerre mondiale empêche la tenue de la course. Le fondateur de la course, Lejeune est condamné à mort et exécuté après la libération de la France en 1945.

Le journal Ce soir organise la première édition d'après-guerre en 1946. Malgré la satisfaction de ses journalistes Georges Pagnoud et François Terbeen, il ne prolonge pas l'opération et l'organisation de la course est interrompue[5].

La Course au soleilModifier

En 1951, la course est organisée sous le nom de « Paris-Côte d’Azur » par l'hebdomadaire Route et piste, à l'initiative de Jean Médecin, maire de Nice, qui souhaite promouvoir la Côte d'Azur[5]. Elle prend le nom de Paris-Nice en 1954. Durant cette période, elle passe du statut de course de préparation et d'entraînement à celui de course à part entière, notamment par le biais des victoires de Louison Bobet et Jacques Anquetil. En 1957, Jean Leulliot, directeur de la course depuis 1951, quitte Route et piste dont il est rédacteur en chef. Il devient l'organisateur de Paris-Nice via la société Monde Six[7].

En 1959, la course est courue sur un parcours Paris-Nice-Rome et donne lieu à trois classements : un premier entre Paris et Nice, un deuxième entre Nice et Rome, et un troisième additionnant les deux. Devant les critiques à l'encontre de la longueur de la course (1 955 km), la formule est abandonnée.

 
Jacques Anquetil remporte la course à cinq reprises, souvent à la suite d'un duel avec Raymond Poulidor.

En 1966, la course est le théâtre d’une rivalité entre les icônes du cyclisme français Raymond Poulidor et Jacques Anquetil qui divise la France pendant une décennie. Anquetil remporte son cinquième et dernier Paris-Nice, dépassant au classement Poulidor lors de la dernière étape à Nice[8],[9].

À partir de 1969, l'arrivée quitte la promenade de bord de mer à Nice pour le sommet du col d'Èze. Le jeune Eddy Merckx remporte le contre-la-montre final et le premier de ses trois Paris-Nice consécutifs. Raymond Poulidor est une nouvelle fois deuxième, tandis que Jacques Anquetil complète ce podium étoilé pour sa dernière participation. Cette édition permet à la course d'acquérir ses lettres de noblesse et c'est également l'une des rares courses où se sont affrontés Merckx et Anquetil. En 1972, l'éternel second Poulidor met un terme à la série de victoires du « Cannibale » en remportant le contre-la-montre final de justesse devant Merckx[10] . L'année suivante, il répète cet exploit à l'âge de 37 ans.

Jean Leulliot meurt en 1982. Sa fille Josette lui succède à la tête de la société Monde Six. Dans les années 1980, le coureur complet irlandais Sean Kelly gagne la course sept fois consécutivement (il détient toujours le record de victoires). La Course au soleil est remportée plusieurs fois par des coureurs, surtout dans les années 1990, notamment l'Espagnol Miguel Indurain et le Suisse Tony Rominger. Le coureur polyvalent français Laurent Jalabert s'adjuge la course trois fois de suite, la dernière fois en 1997, et reste le dernier vainqueur français à ce jour.

En 2000, l'ancien coureur Laurent Fignon rachète l'épreuve à la famille Leulliot pour quatre millions et demi de francs, au détriment de la société organisatrice du Tour de France elle aussi candidate au rachat. Il devient organisateur de l'épreuve mais en 2002, déficitaire, il revend Paris-Nice à (ASO) qui ne lui a pas facilité la tâche[11].

En 2003, la course est marquée par la mort du coureur kazakh Andrei Kivilev, à la suite d’une chute lors de la deuxième étape, arrivant à Saint-Étienne[3],[4]. Kivilev ne portait pas de casque. Il meurt dans la nuit et, le lendemain, le peloton entier est d’accord pour neutraliser la troisième étape, courue à un rythme très lent et sans la moindre attaque[12]. La course reprend sa tournure normale lors de la quatrième étape arrivant au Mont Faron, qui voit la victoire du compatriote de Kivilev, Alexandre Vinokourov, en solitaire, qui brandit une photo de son ami décédé en passant la ligne[13].

Course World TourModifier

 
Davide Rebellin avec le maillot jaune devant le peloton lors de la montée du Col d'Èze en 2008.

En 2005, Paris-Nice est inclus dans la première édition de l'UCI Pro Tour, mais la course est au centre d'un litige entre l'UCI et ASO, juste avant l'édition 2008. En effet, avant son départ, la course est marquée par la polémique entre l’organisateur de la course, A.S.O., et l’Union cycliste internationale (UCI). Le , à deux jours du départ, Patrick McQuaid (président de l’UCI) annonce que les équipes qui prendront le départ de la course seront exclues de l’Union Cycliste Internationale[14]. Le même jour l’association des équipes (AIGCP) vote à la majorité (15 voix pour et 8 abstentions) en faveur de la participation à la course. Le tribunal arbitral du sport qui avait été saisi par le groupement des équipes de ProTour, de son côté, se déclare incompétent à juger la légalité d’éventuelles sanctions qui pourraient être prises contre les coureurs ou les équipes[15]. Le problème est finalement résolu et depuis 2011, Paris-Nice sert de course d'ouverture en Europe de l'UCI World Tour[16].

En 2012, le Britannique Bradley Wiggins s'impose quelques mois avant sa victoire sur le Tour de France. Il devient le neuvième coureur vainqueur de Paris-Nice avant de gagner le Tour de France[17]. Habitués de la course, l'Espagnol Alberto Contador et l'Australien Richie Porte, ont remporté l'épreuve à deux reprises[18],[19].

Les succès de Geraint Thomas (2016), Sergio Henao (2017) et Marc Soler (2018) se jouent à chaque fois lors de la dernière étape de l'épreuve, marquée à chaque fois par des attaques lancées de loin avec plus ou moins de succès. Les vainqueurs du général s'imposent à chaque fois avec moins de cinq secondes d'avance, offrant un dénouement à suspense.

ParcoursModifier

 
Parcours de l'édition 2015.

DépartModifier

Paris a été la ville-départ de Paris-Nice jusqu'en 1962. À partir de 1963, la course s'élance d'une ville différente presque chaque année. 22 villes ont accueilli le départ de Paris-Nice depuis cette date. La plupart d'entre elles sont situées en Île-de-France. Parmi celles-ci, Issy-les-Moulineaux a été ville-départ à neuf reprises (1980, 1983, 1984 et de 2002 à 2007) et Fontenay-sous-Bois six fois (en 1975 et de 1991 à 1995). La course est revenue à Paris en 1986, 1987, 1989, 1990 et 2000. En 1982, le départ a été donné à Luingne en Belgique (province de Hainaut). Quatre autres villes situées en dehors de la région parisienne ont accueilli le départ : Villefranche-sur-Saône en 1988, Châteauroux en 1996, Nevers en 2001, et Amilly depuis 2008[7]. En 2011, Paris-Nice part de Houdan, dans les Yvelines. En 2013, le prologue du Paris-Nice se déroule à Houilles, dans les Yvelines à nouveau.

ArrivéeModifier

L'arrivée de Paris-Nice a été située à Nice de 1933 à 1968, d'abord sur le quai des États-Unis jusqu'en 1939, puis sur la promenade des Anglais de 1946 à 1968. De 1968 à 1995, la course s'est achevée au col d'Èze. Seule l'édition de 1977 revient à Nice en raison d'éboulements rendant la route du col impraticable. Les cinq premières arrivées au col donnent lieu à un duel entre Eddy Merckx et Raymond Poulidor. Les trois premières tournent à l'avantage de Merckx ; les deux suivantes permettent à Poulidor de s'emparer de la première place. Il bat par ailleurs le record de l'ascension en 1972, en 20 minutes et 4 secondes. Le Néerlandais Joop Zoetemelk s'adjuge trois fois la victoire au col de 1973 à 1975, y ajoutant la victoire finale en 1974 et 1975. Il renouvelle cet exploit en 1979, un an après que son compatriote Gerrie Knetemann en a fait de même. Les coureurs irlandais gagnent neuf fois l'étape durant les années 1980. De 1982 à 1988, l'Irlandais Seán Kelly gagne sept fois Paris-Nice, dont cinq en gagnant au col d'Èze. Il bat le record de Poulidor en 1986. Stephen Roche, déjà vainqueur en 1981, gagne l'étape en 1985, 1987 et 1989. Quatre des six dernières arrivées au col voient gagner le lauréat de Paris-Nice : Tony Rominger en 1991 et 1994, Jean-François Bernard en 1992, Alex Zülle en 1993. Lors de la dernière arrivée, Vladislav Bobrik devance Laurent Jalabert.

 
La promenade des Anglais, lieu d'arrivée de Paris-Nice

En 1996, l'arrivée revient sur la promenade des Anglais en raison du faible nombre de spectateurs se déplaçant au col d'Éze et du budget important dont dispose la ville de Nice. En 1996 et 1997, la dernière étape est un contre-la-montre couru à Nice, remporté par Chris Boardman puis Viatcheslav Ekimov. À partir de 1998, la dernière étape est disputée en ligne, partant et arrivant à Nice. De 1998 à 2002, les étapes s'achèvent par un sprint massif. Le Belge Tom Steels s'impose deux fois. En 2003, le vainqueur David Bernabéu, échappé, est déclassé pour dopage. Depuis 2005, la dernière étape présente un parcours montagneux, passant par le col de la Porte, La Turbie et le col d'Èze. En 2007, Alberto Contador a pris la première place à Davide Rebellin en attaquant dans l'ascension du col d'Èze[20],[7].

Villes-étapesModifier

Nice est la ville ayant accueilli le plus d'arrivées d'étapes : 67 en 68 éditions. Seule l'édition de 1991 ne présentait pas d'arrivée à Nice. Saint-Étienne a été ville-étape à 58 reprises. Elle l'a été sans interruption de 1935 à 1939 et de 1953 à 1995. Le col d'Éze a connu 29 arrivées. Viennent ensuite Nevers (20 arrivées, notamment durant les années 1930, 1950 et 1990), Mandelieu (17 de 1979 à 1995, dont 3 au col du Grand Duc), Vergèze (15 arrivées), Cannes (14 arrivées), Marseille (13 arrivées), Montceau-les-Mines (12 de 1960 à 1966), Manosque (10 arrivées).

Alors que les massifs montagneux sont évités à la création de Paris-Nice, les côtes prennent ensuite davantage d'importance dans la course. Outre le col d'Éze qui devient le lieu d'arrivée de 1969 à 1995, le nombre d'étapes se terminant par une ascension s'accroît durant les années 1980. Le mont Faron, introduit en 1968, est un lieu d'arrivée d'étape en 1974, 1975, de 1986 à 1992 et en 2002, 2003 et 2005, comme le Chalet-Reynard sur le mont Ventoux en 1984, 1986 et 1987 et le col du Grand Duc à Mandelieu-la-Napoule de 1991 à 1993. L'édition 1986 présente ainsi trois arrivées en altitude[7]. En 1999, l'étape du samedi arrive dans la station de Valberg (1 672 m). Le mont Serein en 2008 et la montagne de Lure en 2009 sont les deux dernières ascensions finales ayant fait leur apparition sur le parcours de Paris-Nice. La montagne de Lure n'avait jamais été empruntée par une course internationale[21]. Dans les années 2010, les arrivées au sommet inédites se multiplient dans l'arrière-pays niçois : à la Madonne d'Utelle en 2016, au col de la Couillole en 2017 et à la station de la Colmiane (col Saint-Martin) en 2018.

Maillots distinctifsModifier

Le leader du classement général porte un maillot jaune, depuis 2008. À la création de la course en 1933, le maillot est azur et or. Ces couleurs évoquent la Méditerranée et le soleil et demeureront jusqu'en 1939. En 1946, le maillot est vert. En 1951, l'organisation opte pour un maillot jaune à liseré orange. Elle adopte adopte le maillot blanc en 1955. Cette couleur reste celle du leader du classement général jusqu'en 2001. En 2002, à la suite du rachat de la course par Amaury Sport Organisation, organisateur du Tour de France, le maillot devient jaune et blanc, jusqu'en 2007.

Le leader du classement par points porte un maillot vert. C'était déjà le cas à la création de ce classement en 1954. Il a ensuite été rose pendant plusieurs années, jusqu'en 1984. Le classement par points disparaît jusqu'en 1996. Jusqu'en 1999, il prend la couleur jaune du sponsor Béghin-Say. Il devient ensuite rose et mauve en 2000 et 2001. Comme le maillot de leader du classement général, il change de couleur en 2002 et devient vert et blanc, jusqu'en 2006.

Le maillot distinctif du classement de la montagne est blanc à pois rouge, comme celui du Tour de France, depuis le rachat par ASO en 2002. Ce classement a été introduit en 1952. Le maillot a changé de couleur à plusieurs reprises. Durant les années 1970, il est jaune et rouge. Il est ensuite blanc et mauve. En 1984, il devient jaune et bleu, couleurs de son sponsor le Crédit lyonnais. Il est bleu l'année suivante. Agrigel devient sponsor en 1990 et lui donne ses couleurs jaune et bleue.

Le maillot du classement des jeunes est blanc depuis 2007. Il a été bleu et blanc de 2002 à 2006[22],[7].

DopageModifier

Paris-Nice a connu plusieurs cas de dopage. En 1968, Rolf Wolfshohl remporte la course alors qu'il fait l'objet d'une suspension pour dopage aux championnats du monde de cyclo-cross. N'ayant pas reçu la notification de suspension, il peut participer à la course[7]. En 1974, Roger Legeay est contrôlé positif et bénéficie d'une amnistie présidentielle[23]. En 1977, Bernard Thévenet fait également l'objet d'un contrôle positif. Il remporte le Tour de France quelques mois plus tard[24].

En 1997, les coureurs Luca Colombo, Erwann Menthéour et Mauro-Antonio Santaromita sont exclus en raison d'un hématocrite supérieur à 50 %. Ce sont les premiers coureurs à faire l'objet de cette mesure à la suite de son instauration par l'UCI en début d'année[25].

En 2003, David Bernabéu et Rui Lavarinhas, tous deux membres de l'équipe Milaneza-MSS, sont contrôlés positifs aux corticoïdes. Bernabeu, vainqueur de la dernière étape, est déclassé[26].

PalmarèsModifier

PodiumsModifier

Année Vainqueur Deuxième Troisième
1933   Alfons Schepers   Louis Hardiquest   Benoît Faure
1934   Gaston Rebry   Roger Lapébie   Maurice Archambaud
1935   René Vietto   Antoine Dignef   Raoul Lesueur
1936   Maurice Archambaud   Jean Fontenay   Alfons Deloor
1937   Roger Lapébie   Sylvain Marcaillou   Albert van Schendel
1938   Jules Lowie   Albertin Disseaux   Albert van Schendel
1939   Maurice Archambaud   Frans Bonduel   Gérard Desmet
1946   Fermo Camellini   Maurice De Muer   Frans Bonduel
1951   Roger Decock   Lucien Teisseire   Kléber Piot
1952   Louison Bobet   Donato Zampini   Raymond Impanis
1953   Jean-Pierre Munch   Roger Walkowiak   Roger Bertaz
1954   Raymond Impanis   Nello Lauredi   Francis Anastasi
1955   Jean Bobet   Pierre Molinéris   Bernard Gauthier
1956   Alfred De Bruyne   Pierre Barbotin   François Mahé
1957   Jacques Anquetil   Désiré Keteleer   Jean Brankart
1958   Alfred De Bruyne   Pasquale Fornara   Germain Derijcke
1959   Jean Graczyk   Gérard Saint   Pierino Baffi
1960   Raymond Impanis   François Mahé   Robert Cazala
1961   Jacques Anquetil   Joseph Groussard   Joseph Planckaert
1962   Joseph Planckaert   Tom Simpson   Rolf Wolfshohl
1963   Jacques Anquetil   Rudi Altig   Rik Van Looy
1964   Jan Janssen   Jean-Claude Annaert   Jean Forestier
1965   Jacques Anquetil   Rudi Altig   Italo Zilioli
1966   Jacques Anquetil   Raymond Poulidor   Vittorio Adorni
1967   Tom Simpson   Bernard Guyot   Rolf Wolfshohl
1968   Rolf Wolfshohl   Ferdinand Bracke   Jean-Louis Bodin
1969   Eddy Merckx   Raymond Poulidor   Jacques Anquetil
1970   Eddy Merckx   Luis Ocaña   Jan Janssen
1971   Eddy Merckx   Gösta Pettersson   Luis Ocaña
1972   Raymond Poulidor   Eddy Merckx   Luis Ocaña
1973   Raymond Poulidor   Joop Zoetemelk   Eddy Merckx
1974   Joop Zoetemelk   Alain Santy   Eddy Merckx
1975   Joop Zoetemelk   Eddy Merckx   Gerrie Knetemann
1976   Michel Laurent   Hennie Kuiper   Luis Ocaña
1977   Freddy Maertens   Gerrie Knetemann   Jean-Luc Vandenbroucke
1978   Gerrie Knetemann   Bernard Hinault   Joop Zoetemelk
1979   Joop Zoetemelk   Sven-Åke Nilsson   Gerrie Knetemann
1980   Gilbert Duclos-Lassalle   Stefan Mutter   Gerrie Knetemann
1981   Stephen Roche   Adrie van der Poel   Fons De Wolf
1982   Seán Kelly   Gilbert Duclos-Lassalle   Jean-Luc Vandenbroucke
1983   Seán Kelly   Jean-Marie Grezet   Steven Rooks
1984   Seán Kelly   Stephen Roche   Bernard Hinault
1985   Seán Kelly   Stephen Roche   Frédéric Vichot
1986   Seán Kelly   Urs Zimmermann   Greg LeMond
1987   Seán Kelly   Jean-François Bernard   Laurent Fignon
1988   Seán Kelly   Ronan Pensec   Julián Gorospe
1989   Miguel Indurain   Stephen Roche   Marc Madiot
1990   Miguel Indurain   Stephen Roche   Luc Leblanc
1991   Tony Rominger   Laurent Jalabert   Martial Gayant
1992   Jean-François Bernard   Tony Rominger   Miguel Indurain
1993   Alex Zülle   Laurent Bezault   Pascal Lance
1994   Tony Rominger   Jesús Montoya   Viatcheslav Ekimov
1995   Laurent Jalabert   Vladislav Bobrik   Alex Zülle
1996   Laurent Jalabert   Lance Armstrong   Chris Boardman
1997   Laurent Jalabert   Laurent Dufaux   Santiago Blanco
1998   Frank Vandenbroucke   Laurent Jalabert   Marcelino García
1999   Michael Boogerd   Markus Zberg   Santiago Botero
2000   Andreas Klöden   Laurent Brochard   Francisco Mancebo
2001   Dario Frigo   Raimondas Rumšas   Peter Van Petegem
2002   Alexandre Vinokourov   Sandy Casar   Laurent Jalabert
2003   Alexandre Vinokourov   Mikel Zarrabeitia   Davide Rebellin
2004   Jörg Jaksche   Davide Rebellin   Bobby Julich
2005   Bobby Julich   Alejandro Valverde   Constantino Zaballa
2006   Floyd Landis   Patxi Vila   Antonio Colom
2007   Alberto Contador   Davide Rebellin   Luis León Sánchez
2008   Davide Rebellin   Rinaldo Nocentini   Yaroslav Popovych
2009   Luis León Sánchez   Fränk Schleck   Sylvain Chavanel
2010[27]   Alberto Contador   Luis León Sánchez   Roman Kreuziger
2011   Tony Martin   Andreas Klöden   Bradley Wiggins
2012   Bradley Wiggins   Lieuwe Westra   Alejandro Valverde
2013   Richie Porte   Andrew Talansky   Jean-Christophe Péraud
2014   Carlos Betancur   Rui Costa   Arthur Vichot
2015   Richie Porte   Michał Kwiatkowski   Simon Špilak
2016   Geraint Thomas   Alberto Contador   Richie Porte
2017   Sergio Henao   Alberto Contador   Daniel Martin
2018   Marc Soler   Simon Yates   Gorka Izagirre
2019   Egan Bernal   Nairo Quintana   Michał Kwiatkowski
 
Alfons Schepers, premier vainqueur de Paris-Nice en mars 1933.
 
Sean Kelly (ici en 2009) remporte Paris-Nice sept fois d'affilée, entre 1982 et 1988.

Classements annexesModifier

Année Classement par points Grand Prix de la montagne Classement du combiné Classement par équipes
1937   France Sport-Wolber
1938   Jules Lowie   Mercier-Hutchinson
1939   France Sport-Wolber
1946   Mercier-Hutchinson
1951   Jacques Vivier   Stella-Dunlop
1952   Stella
1953   Bertin
1954   Raymond Impanis   Mercier
1955   Mercier
1956   Max Cohen   Saint Raphael-Geminiani
1957   Seamus Elliott   Helyett-Essor-Felix Potin-Leroux
1958   Brian Robinson   Carpano
1959   Nicolas Barone   Louison Bobet   Saint Raphael-Geminiani
1960   Rik Van Looy   Romeo Venturelli   Saint Raphael-Gitane
1961   Rik Van Looy   Raymond Poulidor   Fynsec-Helyett
1962   Rik Van Looy   Raymond Poulidor   Faema-Flandria
1963   Rik Van Looy   Saint Raphael
1964
1965   Rudi Altig   Gianni Motta   Ford France-Gitane
1966   Gianni Marcarini   Gilbert Bellone   Ford France
1967   Jean-Claude Wuillemin   Bernard Guyot   Pelforth-Sauvage-Lejeune
1968   Valere Van Sweevelt   Wilfried David   Bic
1969   Marino Basso   Gilbert Bellone   Bic
1970   Eddy Merckx   Eddy Merckx   Eddy Merckx
1971   Jacky Mourioux   Michel Périn   Eddy Merckx
1972   Jacques Cadiou   Bic
1973   Jacques Esclassan   Leif Mortensen   Bic
1974   Rik Van Linden   Jean-Pierre Danguillaume   Gan-Mercier
1975   Freddy Maertens   Raymond Delisle   Gan-Mercier
1976   Freddy Maertens   Jean-Jacques Fussien   Ti-Raleigh
1977   Freddy Maertens   Michel Laurent   Peugeot-Esso-Michelin
1978   Gerrie Knetemann   Michel Laurent   TI-Raleigh-Mc Gregor
Année Classement par points Grand Prix de la montagne Meilleur jeune Classement par équipes
1979   Giuseppe Martinelli   Bernard Hinault   Daniel Willems   TI-Raleigh-Mc Gregor
1980   Daniel Willems   Tommy Prim   Stefan Mutter   Peugeot-Esso-Michelin
1981   Jean-Luc Vandenbroucke   Michel Laurent   Peugeot-Esso-Michelin
1982   Seán Kelly   Alberto Fernández Blanco   Stephen Roche   Sem-France Loire
1983   Seán Kelly   Seán Kelly   Jean-Marie Grezet   Sem-France Loire
1984   Seán Kelly   Seán Kelly   Skil-Reydel
1985   Jean-Claude Bagot   Charly Mottet
1986   Seán Kelly   Seán Kelly   Iñaki Gastón   Kas
1987   Luc Roosen   Seán Kelly   Système U
1988
1989   Julio César Cadena
1990   Claudio Chiappucci
1991
1992   Richard Virenque
1993 Antonio Miguel Diaz
1994   Harald Maier
1995
1996   Laurent Jalabert   Laurent Brochard   Motorola
1997   Tom Steels   Laurent Jalabert   Festina-Lotus
1998   Tom Steels   Once
1999   Rabobank
2000   Laurent Brochard   Francesco Casagrande   Telekom
2001   Danilo Hondo   Piotr Wadecki   Once-Eroski
2002   Alessandro Petacchi   Vladimir Miholjević   Sandy Casar   Cofidis
2003   Laurent Brochard   Tyler Hamilton   Sylvain Chavanel   Once
2004   Davide Rebellin   Aitor Osa   Michael Rogers   CSC
2005   Jens Voigt   David Moncoutié   Alejandro Valverde   CSC
2006   Samuel Sánchez   David Moncoutié   Luis León Sánchez   Lampre-Caffita
2007   Franco Pellizotti   Thomas Voeckler   Alberto Contador   Caisse d'Épargne
2008   Thor Hushovd   Clément Lhotellerie   Robert Gesink   Quick Step
2009   Sylvain Chavanel   Tony Martin   Kevin Seeldraeyers   Saxo Bank
2010   Peter Sagan   Amaël Moinard   Roman Kreuziger   AG2R La Mondiale
2011   Heinrich Haussler   Rémi Pauriol   Rein Taaramäe   RadioShack
2012   Bradley Wiggins   Frederik Veuchelen   Tejay van Garderen   Vacansoleil-DCM
2013   Sylvain Chavanel   Johann Tschopp   Andrew Talansky   Katusha
2014   John Degenkolb   Pim Ligthart   Carlos Betancur   Movistar
2015   Michael Matthews   Thomas De Gendt   Michał Kwiatkowski   Sky
2016   Michael Matthews   Antoine Duchesne   Movistar
2017   Julian Alaphilippe   Lilian Calmejane   Julian Alaphilippe   Quick-Step Floors
2018   Tim Wellens   Thomas De Gendt   Marc Soler   Bahrain-Merida
2019   Michał Kwiatkowski   Thomas De Gendt   Egan Bernal   Sky

Statistiques et recordsModifier

Par coureursModifier

# Coureurs Victoires Deuxième Troisième Total
1   Seán Kelly 7 0 0 7
2   Jacques Anquetil 5 0 1 6
3   Eddy Merckx 3 2 2 7
4   Laurent Jalabert 3 2 1 6
5   Joop Zoetemelk 3 1 1 5
6   Raymond Poulidor 2 2 0 4
  Alberto Contador 2 2 0 4
8   Tony Rominger 2 1 0 3
9   Maurice Archambaud 2 0 1 3
  Miguel Indurain 2 0 1 3
  Raymond Impanis 2 0 1 3
  Richie Porte 2 0 1 3

Par paysModifier

# Pays Victoires Deuxième Troisième Total
1   France 22 26 23 71
2   Belgique 14 8 14 36
3   Irlande 8 4 1 13
4   Espagne 6 8 13 27
5   Pays-Bas 6 5 8 19
6   Allemagne 4 3 2 9
7   Suisse 3 6 1 10
8   Grande-Bretagne 3 2 2 7
9   Italie 2 5 4 11
10   États-Unis 2 2 2 6
11   Australie 2 0 1 3
  Colombie 3 1 1 5
13   Kazakhstan 2 0 0 2

Victoires d'étapesModifier

# Coureurs Victoires
1   Eddy Merckx 21
2   Seán Kelly 14
3   Freddy Maertens 12
4   Rik Van Looy 11
5   Eric Leman 10
6   Rudi Altig 9
7   Jacques Anquetil 8
  Gerrie Knetemann 8
  Mario Cipollini 8
  Tom Steels 8

Paris-Nice en chiffresModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b « Paris-Nice », sur UCI (consulté le 3 décembre 2015)
  2. Zeb Woodpower, « Preview », sur Cycling News, Immediate Media Company (consulté le 3 décembre 2015)
  3. a et b Jeff Jones, « Kivilev dies of injuries », sur Cycling News (consulté le 3 décembre 2015)
  4. a et b « Andrei Kivilev: September 21, 1973 - March 12, 2003 », sur Cycling News (consulté le 3 décembre 2015)
  5. a b et c « History », sur letour.fe, ASO (consulté le 7 décembre 2015)
  6. « Paris - Nice 1933 », sur siteducyclisme.net (consulté le 7 décembre 2015)
  7. a b c d e et f [PDF] « Guide historique de Paris-Nice », sur letour.fr (consulté le 14 novembre 2009)
  8. « Paris-Nice1966 », sur siteducyclisme.net (consulté le 7 décembre 2015)
  9. Roger Guillerminet, Roger Pingeon, Saint-Cyr-sur-Loire, , 63–68 p.
  10. « Paris-Nice 1972 », sur siteducyclisme.net (consulté le 7 décembre 2015)
  11. Valérie Fignon, Laurent, Grasset, , p. 180
  12. « Stage 3 neutralised after Kivilev's death », sur Cylingnews (consulté le 9 décembre 2015)
  13. « Emotional Vinokourov does it for Kivilev », sur Cyclingnews (consulté le 9 décembre 2015)
  14. Cyclisme – UCI – McQuaid passe à l’attaque, lequipe.fr, 7 mars 2008.
  15. Paris-Nice – L’AIGCP ne recule pas", lequipe.fr, 7 mars 2008.
  16. « Paris-Nice 2011 Tony Martin wins race to the sun after Thomas Voeckler claims second stage on Cote-dAzur », sur telegraph.co.uk (consulté le 7 décembre 2015)
  17. Reuters, « Bradley Wiggins wins Paris-Nice », The Guardian, Guardian Media Group,‎ (lire en ligne)
  18. « Team Sky's Richie Porte becomes first Australian Paris-Nice winner », BBC Sport, BBC,‎ (lire en ligne)
  19. « Richie Porte says second Paris-Nice title is 'sweeter' than the first », sur Skysports.com, (consulté le 7 décembre 2015)
  20. « Le col d'Eze, final oublié de Paris-Nice », sur cyclismag.com, (consulté le 16 novembre 2009)
  21. « Le Pic de Lure, l'inconnu de Paris-Nice », sur cyclismag.com, (consulté le 18 novembre 2009)
  22. « Les maillots distinctifs », sur cyclismag.com, (consulté le 16 novembre 2009)
  23. « Legeay, symbole d’un autre temps ? », sur humanite.fr, (consulté le 18 novembre 2009)
  24. (en) The Story of the Tour de France, Bill et Carol McGann, 2008
  25. Jean-Pierre de Mondenard, Dictionnaire du dopage, Paris, Masson, , 1237 p. (ISBN 2-294-00714-X et 978-2-294-00714-9), p. 485
  26. (en) « Lavarinhas suspended », sur cyclingnews.com, (consulté le 18 novembre 2009)
  27. Le le Tribunal arbitral du sport suspend 2 ans Alejandro Valverde (Caisse d'Épargne) à la suite de son implication dans l'affaire Puerto. La suspension commence à partir du 1er janvier 2010. Il conserve donc les résultats acquis antérieurement, mais perd ceux acquis en 2010, dont sa deuxième place à Paris-Nice. Lien : Alejandro Valverde initialement deuxième de l'édition 2010 a été déclassé
  28. PARIS-NICE 2016 : Ce mini Tour de France se jouera sur les pentes du Mont Ventoux

Liens externesModifier

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