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Williams F1 Team

écurie automobile britannique
(Redirigé depuis WilliamsF1)
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Williams Racing
Logo
Localisation Drapeau du Royaume-Uni Grove
Dirigeants et pilotes
Président Drapeau du Royaume-Uni Frank Williams
Drapeau du Royaume-Uni Claire Williams
Directeur technique Pays inconnu Vacant
Pilotes 63. Drapeau du Royaume-Uni George Russell
88. Drapeau de la Pologne Robert Kubica
Pilotes essayeurs Drapeau du Canada Nicholas Latifi
Drapeau du Royaume-Uni Jamie Chadwick
Caractéristiques techniques
Châssis FW42
Moteurs Drapeau de l'Allemagne Mercedes V6 turbo hybride
Pneumatiques Drapeau de l'Italie Pirelli
Résultats
Début En tant qu'écurie
Grand Prix d'Espagne 1977
En tant que constructeur
Grand Prix d'Argentine 1978
Courses disputées En tant qu'écurie : 703 GP disputés (699 départs)
En tant que constructeur : 692 GP disputés (691 départs)
Points marqués 3 560
Titres constructeurs 9
Titres pilotes 7
Victoires 114
Podiums 315
Pole positions 128
Meilleurs tours en course 133

Williams Grand Prix Engineering (engagée en compétition sous la dénomination commerciale ROKiT Williams Racing depuis 2019) est une écurie britannique de Formule 1, basée à Grove. Fondée en 1977 par Frank Williams et Patrick Head, l'équipe est actuellement la propriété de Frank Williams (52,25 %), Brad Hollinger (14,75 %), Patrick Head (9 %), le marché public (20 %) et le fonds en fiducie des employés (4 %).

Frank Williams a commencé à faire courir des voitures en Formule 1 au cours de la saison 1969. L'écurie a fait ses débuts dans le championnat du monde des constructeurs, sous son nom propre, en 1975 avant d'être rachetée fin 1976. L'équipe Williams telle qu'elle existe aujourd'hui n'a vu le jour qu'en 1977 et a débuté en 1978. Avec ses 16 titres mondiaux acquis lors des années 1980 et 1990 (9 des constructeurs et 7 des pilotes), 114 victoires et 128 pole positions, elle est l'une des plus prestigieuses écuries de l'histoire de la Formule 1, mais elle n'a enregistré aucune victoire depuis celle de Pastor Maldonado au Grand Prix d'Espagne le 13 mai 2012, et connait un sévère déclin à la fin des années 2010.

HistoriqueModifier

Naissance de l'écurieModifier

 
Brabham BT26 engagée par l'écurie Frank Williams Racing Cars pour Piers Courage.
 
Wolf-Williams FW05 à Goodwood en 2010.

La première écurie Williams a été fondée en 1966 sous le nom « Frank Williams Racing Cars Ltd ». À cette époque, Frank Williams prépare et engage des châssis Brabham en Formule 3 et en Formule 2. Puis, à partir de 1969, Williams engage des voitures en Formule 1 : une Brabham BT26A en 1969, une De Tomaso 505 en 1970, deux March en 1971 et 1972 ainsi qu'une Politoys FX3 en 1972.

Devant la médiocrité des résultats accumulés depuis 1969, Frank Williams décide courant 1972 de changer de stratégie et devient constructeur à part entière. C'est ainsi que nait en 1972 la Polytoys FX3, baptisée du nom d'un fabricant de jouets partenaire de l'opération. Elle deviendra Iso-Marlboro FX3 en 1973, à la suite d'un partenariat avec le fabricant de voitures de sport italien Iso Rivolta. En 1975, le partenariat se termine, et les châssis sont, pour la première fois, baptisés « Williams ».

Toujours aussi désargenté, Williams accepte fin 1975 la prise de participation majoritaire dans l'écurie du milliardaire austro-canadien Walter Wolf. En 1976, l'équipe devient donc Wolf-Williams et aligne les voitures de l'ancienne écurie de Lord Hesketh. Mais au bout d'une seule saison, Walter Wolf pousse Frank Williams dehors et rachète la totalité de l'écurie, qui devient Walter Wolf Racing en 1977.

Début 1977, Frank Williams fonde une nouvelle écurie en association avec le jeune ingénieur Patrick Head. C'est cette nouvelle structure, baptisée Williams Grand Prix Engineering, qui perdure de nos jours et communique sous le nom de Williams F1 Team.

1977 à 1979 : les débutsModifier

 
La Williams FW07 de Clay Regazzoni qui offrit sa première victoire à Williams à Silverstone en 1979

En 1977, par manque de temps, la nouvelle équipe Williams ne peut faire autre chose que d'engager une March 761 de la saison précédente, motorisée par un Ford-Cosworth DFV. Mais dès 1978, l'équipe retrouve son statut de constructeur, avec toujours le même motoriste, sans grand succès puisqu'elle termine neuvième. En 1979, cependant, Clay Regazzoni obtient la première victoire de l'écurie au Grand Prix de Grande-Bretagne et son coéquipier Alan Jones remporte quatre autres victoires. Williams termine deuxième du championnat du monde, derrière la Scuderia Ferrari.

1980 à 1987 : succès avec Ford puis HondaModifier

 
La Williams FW07C de 1980 qui apporte à Williams ses premiers titres de champions du monde des pilotes et des constructeurs
 
La Williams-Honda FW11 de 1986, championne du monde des constructeurs

Alan Jones remporte le championnat en 1980, imité par Keke Rosberg en 1982. En 1980 et 1981, l'écurie gagne également le titre des constructeurs. La saison 1981 voit la guerre interne entre Jones et Carlos Reutemann, amenant en partie à la défaite de ses derniers au profit de Nelson Piquet (Brabham).

Pour rester en haut de l'affiche, Williams se doit de s'allier à un grand constructeur et de passer aux moteurs 1,5 L turbocompressés, à la place des vieux Cosworth DFV 3,0 L. C'est le cas avec Honda dès la fin de l'année 1983. Après quelques coups d'éclats en 1984, dont une victoire de Keke Rosberg au Grand Prix de Dallas, le Finlandais et Nigel Mansell emportent chacun deux succès l'année suivante. De sixième en 1984, elle remonte à la troisième place.

En 1986, Nelson Piquet rejoint l'écurie aux côtés de Mansell, sur une Williams-Honda devenue la référence, l'écurie remportant neuf victoires et s'adjugeant le titre constructeurs au Grand Prix du Portugal, antépénultième manche de la saison. Au Grand Prix d'Australie 1986, Mansell est en position de remporter le titre mais une crevaison le contraint à abandonner. Par mesure de sécurité, Piquet est rappelé aux stands pour changer de pneus, ce qui permet à Alain Prost de remporter son deuxième titre malgré une McLaren globalement moins compétitive. En 1986 un accident de la route laisse Frank Williams paralysé alors que l'écurie revient d'une séance d'essais ayant eu lieu sur le circuit Paul-Ricard le 6 mars.

En 1987 en revanche, Mansell et Piquet n'ont pas de rivaux mais, en interne, leur duel s'avère intense. Piquet souffle le titre à Mansell et quitte l'écurie, mécontent de ne pas être clairement le numéro 1. De plus, en raison de divergences avec Williams, Honda décide de motoriser McLaren.

1989 à 1997 : succès avec RenaultModifier

 
La Williams FW14B, championne du monde pilotes et constructeurs en 1992
 
La Williams FW19 de 1997, dernière Williams championne du monde

Frank Williams, qui a perdu son champion et le puissant moteur Honda, se rabat sur le moteur Judd en 1988, en attendant le moteur Renault prévu pour 1989. L'année est difficile, égayée par deux podiums de Nigel Mansell qui rejoint Ferrari à la fin de l'année. L'écurie chute à la septième place et connaît sa première saison sans victoire depuis dix ans alors que Honda et McLaren ont dominé la saison.

L'année suivante, Renault motorise l'écurie et Thierry Boutsen offre à l'association Williams-Renault deux victoires, à Montréal et à Adelaïde. Riccardo Patrese est troisième du championnat du monde des pilotes et Williams termine deuxième du championnat des constructeurs, derrière les intouchables McLaren-Honda.

En 1990, malgré les victoires de Patrese à Imola et de Boutsen à Budapest, la saison est une déception et Williams termine quatrième du championnat. En 1991, Nigel Mansell revient dans l'écurie et remplace Boutsen. Après des débuts difficiles, la FW14 devient redoutable et remporte sept victoires. Toutefois, l'avance prise par Ayrton Senna et McLaren en début de saison leur permettent d'être sacrés champions du monde.

En 1992, Williams remporte 10 victoires, 15 pole positions et réalise un doublé au championnat des pilotes. La FW14B bénéficie au maximum des aides électroniques très développées et survole la saison. Néanmoins, Nigel Mansell, enfin devenu champion du monde après trois échecs, se brouille avec Frank Williams pour des raisons financières et quitte l'écurie et la Formule 1 pour le championnat CART.

En 1993, Alain Prost remplace Mansell et le pilote-essayeur Damon Hill remplace Patrese. Si, aux mains de Prost et Hill, la nouvelle FW15C survole l'exercice des qualifications (15 pole positions dont 13 pour Prost) fixant même un record de 24 pole positions consécutives, le début de saison s'avère plus délicat qu'en 1992 et Prost, promis à une nette domination, est aux prises avec son rival Ayrton Senna tandis que Williams a du mal à s'affirmer face à McLaren. Néanmoins, à partir du Grand Prix du Canada, Williams enchaîne sept victoires dont les trois premières de Damon Hill. Prost remporte son quatrième et dernier titre mondial et Williams-Renault conserve le titre constructeurs.

En 1994, Prost, qui a pris sa retraite, est remplacé par Ayrton Senna. Les aides au pilotage ont été supprimées ce qui rend très instable la FW16. Senna abandonne lors des deux premières courses. Survient alors le drame d'Imola, où Senna se tue après un accident alors qu'il était en tête du Grand Prix. Hill, propulsé leader de l'écurie face à Michael Schumacher, ne peut rien face à l'Allemand malgré l'aide de David Coulthard et de Nigel Mansell qui revient pour cinq Grands Prix et qui contribuent au sacre constructeur de Williams avec sept victoires.

En 1995, Hill fait équipe avec David Coulthard, préféré à Mansell. Face à Schumacher et Benetton-Renault, l'Anglais est impuissant et commet de nombreuses erreurs. Williams remporte cinq victoires et finit second au championnat. En 1996, Williams conserve Damon Hill qui fait équipe avec le novice Jacques Villeneuve. La FW18 est très performante et Hill devient champion du monde avec huit victoires tandis que son coéquipier termine vice-champion du monde avec quatre victoires dès sa première saison, une première dans la discipline. En fin de saison, Hill se laisse rattraper par Villeneuve et quitte l'écurie en 1997, où il est remplacé par Heinz-Harald Frentzen.

En 1997, malgré une FW19 supérieure à la concurrence, Villeneuve doit attendre la dernière course pour être sacré face à Schumacher et Ferrari. Williams est également champion avec huit victoires, les sept de Villeneuve ajoutées à la première de Frentzen au Grand Prix de Saint-Marin. Avec un neuvième titre chez les constructeurs, Williams devient l'écurie la plus titrée de l'histoire de la Formule 1, devant la Scuderia Ferrari, Lotus Cars et McLaren Racing.

1998-1999 : période de transitionModifier

 
La Williams FW20 de 1998 (avec la FW21 de 1999 à sa droite)

En 1998, les départs de Renault Sport et d'Adrian Newey ne permettent pas à Williams et Jacques Villeneuve de conserver leurs titres. Le moteur Mecachrome (ex-Renault) n'est pas assez performant et Newey a manqué pour le développement de la FW20 alors qu'il dessinait la voiture championne du monde, la McLaren MP4-13. L'équipe connaît sa première saison sans victoire depuis 1988, n'obtenant que trois podiums, et doit lutter jusqu'au bout pour la troisième place du championnat face à Jordan et Benetton.

1999 est une année de transition, en attendant BMW. Le moteur est toujours un Mecachrome commercialisé désormais par Supertec mais Villeneuve et Frentzen sont partis, remplacés par Alessandro Zanardi, double champion de CART en titre, et Ralf Schumacher. L'Italien est la déception de l'année, ne marquant aucun point alors que Schumacher monte à trois reprises sur le podium et inscrit 35 points. Williams termine cinquième du championnat, son pire classement depuis 1988.

2000 à 2005 : renouveau avec BMWModifier

 
La FW23 qui remet Williams sur le chemin de la victoire en 2001
 
Avec la FW25, Juan Pablo Montoya, Williams et BMW passent près des titres mondiaux 2003.

Début 2000, Williams bénéficie d'un moteur d'usine BMW. Alessandro Zanardi est remplacé par le jeune espoir Jenson Button. Malgré les craintes hivernales en raison de problèmes de fiabilité récurrents, la saison est une réussite. Ralf Schumacher monte sur trois podiums et Button confirme les espoirs placés en lui, l'équipe termine troisième du championnat, loin cependant des Ferrari et McLaren-Mercedes.

En 2001, l'espoir colombien Juan Pablo Montoya remplace Button prêté à Benetton Formula et Michelin remplace Bridgestone. La FW23 apparaît comme très performante, remportant à Imola la première victoire de l'équipe depuis 1997 (la première de Ralf Schumacher), suivie de trois autres à Montréal, Hockenheim et Monza, où Montoya remporte sa première victoire. Williams-BMW est à nouveau troisième du championnat mais s'est sensiblement rapprochée de Ferrari et McLaren.

En 2002, Williams fait figure de premier challenger de Ferrari. Si l'équipe finit deuxième au championnat, la saison reste une déception car Williams finit très loin de la Scuderia et ne remporte qu'une victoire, à Sepang.

Le début de saison 2003 est également décevant en raison de problèmes aérodynamiques. Ceux-ci réglés, les Williams deviennent performantes à partir de l'Autriche avec quatre victoires en six courses à Monaco, au Nurburgring, à Magny-Cours et Hockenheim. À deux Grands Prix de la fin de la saison, Montoya n'a que trois points de retard sur Michael Schumacher et Williams mène le championnat constructeurs. Alors que le meilleur matériel semble à leur disposition, le sacre est envisageable mais un accrochage avec Rubens Barrichello aux États-Unis et une panne hydraulique lors de la dernière manche au Japon mettent fin aux espoirs de l'écurie. Fin 2003, Montoya annonce son transfert chez McLaren pour 2005[1].

En 2004, Williams présente avec sa FW26 un aileron avant révolutionnaire à double quille à la demande de BMW qui souhaitait quelque chose d'audacieux. Les résultats ne sont pas conformes aux attentes : tandis que Ferrari reprend sa domination, Williams fait illusion sur les premiers Grands Prix en luttant avec les BAR et les Renault pour la deuxième place du championnat, mais se fait rapidement devancer. De plus, à Indianapolis, Ralf Schumacher est victime d'un grave accident : il est remplacé par Marc Gené puis Antônio Pizzonia. En fin de saison, un aileron plus classique est de retour et les résultats s'améliorent, Montoya remporte son dernier Grand Prix pour Williams au Brésil. L'écurie finit quatrième du championnat du monde, son pire classement depuis 1999.

En 2005, Mark Webber et Nick Heidfeld pilotent une FW27 peu performante et ne peuvent apporter plus que quatre podiums, dont un double à Monaco, derrière la McLaren-Mercedes de Kimi Räikkönen. Heidfeld réalise également son unique pole position au Grand Prix d'Europe, sans pouvoir concrétiser. BMW annonce son départ à mi-saison en rachetant Sauber et les performances plongent : plus aucun podium et Antônio Pizzonia remplace Heidfeld en fin de saison. Williams chute en cinquième position.

2006 à 2011 : déclinModifier

 
Nico Rosberg sur la FW28 au Grand Prix des États-Unis 2006
 
Alexander Wurz sur la FW29 au Grand Prix du Canada 2007, premier podium de l'écurie en deux ans

[[Fichier::FW30, FW31 and FW32 on display from 2008, 2009 and 2010.jpg|thumb|left|Les Williams FW32, FW31 et FW30 en exposition]]

 
Rubens Barrichello et la FW33 au Grand Prix de Malaisie 2011

En 2006, Cosworth remplace BMW et Bridgestone remplace Michelin qui fournissait l'équipe depuis 2001. Les pilotes Mark Webber et le débutant Nico Rosberg (fils de Keke) ne peuvent pallier les performances d'un matériel rétif dont un moteur peu fiable. Quelques coups d'éclats dont une première ligne pour Webber à Monaco sont vite avortés par des ennuis de fiabilité. L'écurie plonge au huitième rang au championnat avec 11 points (son pire classement depuis 1978) et n'a obtenu ni pole position (une première depuis 2000) ni podium (une première depuis 1976).

À la suite de cette désastreuse saison, Williams change de motoriste, Toyota remplaçant Cosworth. Mark Webber, parti chez Red Bull Racing, est remplacé par Alexander Wurz jusqu'alors pilote d'essai. Si la FW29 ressemble fortement à la FW28, sa fiabilité et ses résultats en essais durant le mois de février contrastent avec sa devancière. Les résultats se confirment durant la première moitié de saison, Nico Rosberg se hissant presque toujours dans la dernière partie des qualifications et engrangeant plusieurs points encourageants. Quant à Wurz, si ses résultats souffrent de la comparaison avec ceux de son équipier, il fait preuve d'opportunisme avec une troisième place lors du chaotique Grand Prix du Canada, le premier podium de l'écurie depuis deux ans, et une quatrième place sous la pluie au Nurburgring après avoir lutté pour le podium avec Webber. Williams remonte à la quatrième place du championnat.

Après une saison 2007 encourageante, Kazuki Nakajima, jeune espoir de Toyota, remplace Wurz en 2008 au volant d'une FW30 présentée discrètement mais sur laquelle l'équipe fonde de grands espoirs. La saison débute bien puisque Nico Rosberg monte sur son premier podium grâce à sa troisième place et que Kazuki Nakajima finit sixième en Australie. Au Grand Prix de Singapour, Nakajima se classe huitième tandis que Rosberg monte sur la deuxième marche du podium derrière Fernando Alonso et devant Lewis Hamilton, et a pu prétendre un moment à la victoire avant une sévère pénalité pour avoir ravitaillé alors que la voie des stands n'était pas encore ouverte. Ces deux bons résultats sont les seuls coups d'éclats de l'année et l'écurie retombe à la huitième place du championnat.

En 2009, Williams fournit les châssis de la nouvelle Formule 2 et profite de la nouvelle réglementation (pneus slicks, SREC, aérodynamique modifiée, réduction des coûts) pour se relancer grâce au double diffuseur qui lui offre un avantage en début de saison, tout comme Brawn GP et Toyota. Mais au fur et à mesure de la saison, l'équipe rentre dans le rang et termine à la septième place du classement des constructeurs grâce à Nico Rosberg qui marque tous les points de l'équipe. Ironie du sort, l'écurie BMW Sauber lui chipe la sixième place sur le fil.

Le 19 novembre 2009, Frank Williams et Patrick Head annoncent avoir vendu une part minoritaire de leur écurie à une société d'investissement dirigée par l'Autrichien Toto Wolff qui rejoint le directoire de la société[2]. Wolff est connu pour avoir remporté les 24 Heures de Dubaï 2006 en catégorie GT et pour son record du tour de la Nordschleife du Nürburgring au volant d'une Porsche 997 RSR en avril 2009[3]. Un peu plus d'un an plus tard, Frank Williams dit envisager une entrée en bourse[4].

En 2010, Williams perd Nico Rosberg parti chez Mercedes Grand Prix et se sépare de Kazuki Nakajima, protégé de Toyota qui quitte la discipline. L'écurie est à nouveau motorisée par Cosworth et les nouveaux pilotes sont Rubens Barrichello, le pilote le plus expérimenté du plateau, et Nico Hülkenberg, champion GP2 2009 dès sa première participation. Après un début de saison difficile, l'équipe réalise une seconde partie de saison qui lui permet de terminer sixième du championnat des constructeurs, au coude-à-coude avec Force India. Le coup d'éclat de la saison est réalisé par Nico Hülkenberg qui réalise la pole position (la première depuis Nick Heidfeld au Grand Prix d'Europe 2005) à Interlagos chaussé de pneus slicks sur une piste s'asséchant.

En 2011, Williams perd plusieurs sponsors majeurs et, pour assurer l'avenir de l'écurie, une partie de son capital est mis en bourse[5]. Le pilote payant vénézuélien Pastor Maldonado (champion GP2 2010) remplace Nico Hülkenberg. Le manque de budget se fait ressentir sur les performances ; la FW33 manque de fiabilité et de vitesse et seuls cinq points sont inscrits, installant l'écurie à la neuvième place du championnat, son pire classement depuis 1978[6].

Le directeur technique, Sam Michael, en place depuis 2004, est licencié au profit de Mike Coughlan[7]. Williams et Renault Sport F1 annoncent un partenariat châssis-moteur de longue durée, le département F1 de Renault équipant Williams de ses blocs moteurs V8 pour les saisons 2012 et 2013. Outre la fourniture de moteurs, le partenariat comprend d'autres opportunités commerciales et marketing, avec une possibilité de prolongation après l'introduction du futur moteur V6 turbo en 2014[8],[9].

2012-2013 : nouvelle association avec RenaultModifier

 
Pastor Maldonado sur la FW34 au Grand Prix du Canada 2012

Après le retour du moteur Renault, le 16 janvier 2012, Williams annonce la titularisation de Bruno Senna en tant que deuxième pilote, aux côtés de Pastor Maldonado[10],[11]. Le 28 février 2012, Alexander Wurz est engagé pour aider les pilotes Bruno Senna et Pastor Maldonado et partager son expérience de la course[12].

Lors de la manche inaugurale, en Australie, Maldonado sort de la piste dans le dernier tour alors qu'il était sixième et en position d'inscrire huit points. En Malaisie, Senna tire parti de conditions climatiques difficiles et termine huitième pour son deuxième Grand Prix avec Williams. Alors que ces performances sont encourageantes pour la suite de la saison, l'écurie annonce la démission de son président Adam Parr et l'arrivée de Susie Wolff comme pilote de développement[13],[14],[15].

Maldonado inscrit quatre points grâce à sa huitième place en Chine, derrière Senna, avant de s'illustrer lors du Grand Prix d'Espagne où il obtient sa première pole position (la première de Williams depuis 2010) grâce à une pénalité infligée à Lewis Hamilton et remporte la première victoire de sa carrière, la première de Williams depuis le Grand Prix du Brésil 2004. Le dernier succès du partenariat Williams-Renault remontait au Grand Prix du Luxembourg 1997 avec Jacques Villeneuve. Ce podium du Vénézuélien est le premier de Williams depuis 2008. Cette 114e victoire demeure la dernière en date de l'écurie, qui continue à entrer régulièrement dans les points, avec notamment une septième place de Senna en Hongrie ainsi qu'une cinquième de Maldonado et une huitième du Brésilien au Japon. Des bonnes performances en qualifications (Maldonado deuxième à Singapour et troisième à Abou Dabi) sont à noter, bien qu'elles ne furent pas concrétisées. Du fait d'une bataille très serrée dans le peloton, Williams ne gagne qu'une place par rapport à 2011 mais a inscrit plus de points (76 contre 5).

2013 est une saison catastrophique car la Williams FW35, monoplace ratée, est incapable de viser les points à la régulière. Valtteri Bottas inscrit quatre points en terminant huitième du Grand Prix des États-Unis tandis que Maldonado se classe dixième en Hongrie. Le Finlandais s'illustre également en se qualifiant troisième au Canada, sans concrétiser en course. Avec cinq points, l'écurie termine neuvième du championnat.

2014-2017 : renouveau puis lent déclin à l'ère de l'hybrideModifier

En 2014, le moteur Renault est remplacé par un Mercedes-Benz. Felipe Massa remplace Pastor Maldonado parti chez Lotus F1 Team et Valtteri Bottas est reconduit. Cette première saison sous l'ère hybride s'avère la meilleure depuis l'ère Williams-BMW.

En Australie, Massa est accroché dès le départ par Kamui Kobayashi, victime d'un problème de freins et Bottas termine cinquième malgré une crevaison et la perte d'une roue. En Malaisie, Massa et Bottas finissent septième et huitième, Massa ayant refusé de s'écarter malgré les consignes de son équipe. Lors du Grand Prix de Bahreïn, les deux pilotes sont en lutte pour le podium mais une forte dégradation des pneus ne leur permet pas de finir mieux que septième et huitième. En Chine, Massa, victime d'un long arrêt aux stands, finit quinzième quand Bottas termine septième. En Espagne, Bottas termine cinquième et Massa treizième à cause d'une mauvaise stratégie. Lors du Grand Prix de Monaco, Bottas abandonne sur casse moteur et Massa finit septième.

Au Grand Prix du Canada, Massa est à nouveau victime d'un long arrêt aux stands mais il devient un candidat au podium jusqu'au dernier tour où il s'accroche avec Sergio Pérez, anéantissant tout espoir de podium pour l'écurie anglaise. Bottas termine septième. En Autriche, les deux voitures se qualifient en première ligne, Massa en pole position (sa première depuis 2008 et la première de Williams depuis 2012), Bottas à la deuxième place. Cette première ligne monopolisée par les Williams-Mercedes est la première depuis 2003 ; en course, ils s'effacent derrière les Mercedes de Nico Rosberg et de Lewis Hamilton. Bottas monte sur son premier podium en Formule 1, le premier de l'écurie depuis la victoire de Pastor Maldonado au Grand Prix d'Espagne 2012 etMassa termine quatrième.

Le Finlandais récidive en terminant deuxième en Grande-Bretagne et en Allemagne tandis que Massa est en proie aux accrochages et aux faits de course. Le Brésilien termine troisième derrière Hamilton et Rosberg en Italie, performance faisant écho à la troisième place de son coéquipier deux semaines auparavant. En Russie, le Finlandais manque de peu la pole position et termine troisième, derrière les Mercedes. Son coéquipier termine quatrième aux États-Unis, troisième à domicile derrière les Mercedes et deuxième à Abou Dabi, ayant même entrevu un temps la victoire, devant Bottas. Ce double podium est le premier de Williams depuis 2005. Avec 320 points, neuf podiums et la troisième place du championnat des constructeurs, l'écurie de Grove, totalement revigorée, boucle sa meilleure saison depuis 2003.

 
Valtteri Bottas au Grand Prix du Canada 2015.

Ayant terminé la saison 2014 en tant que deuxième force derrière Mercedes, Williams a des ambitions pour 2015 mais s'avère dépassée dans la course à la deuxième place par Ferrari dès le début de saison. Les performances demeurent sensibles à celles de 2014, avec quatre podiums (deux pour Valtteri Bottas au Canada et au Mexique et deux pour Felipe Massa en Autriche et en Italie) et une victoire tutoyée de près en Grande-Bretagne. L'écurie se classe troisième du championnat des constructeurs, avec 257 points.

Le 26 novembre 2015, Lance Stroll, qui faisait partie de la Ferrari Driver Academy depuis 2010, rejoint l'écurie britannique et devient pilote de développement[16]. Quatre mois plus tard, Alex Lynn, qui a rejoint l'écurie en 2015 en tant que pilote de développement, conserve son rôle pour la saison 2016[17].

En 2016, Williams ne peut plus se mêler à la lutte avec Mercedes, Ferrari et Red Bull Racing. Si Bottas monte sur le podium au Canada, comme en 2015, l'écurie avec 138 points se classe à la cinquième place du championnat des constructeurs. En septembre, Massa annonce son retrait de la Formule 1 ; Stroll sera son remplaçant dès 2017[18],[19].

 
Lance Stroll sur la Williams FW40 au Grand Prix de Malaisie 2017

En janvier 2017, Paddy Lowe quitte Mercedes pour Williams où, au terme d'un préavis dont la durée n'est pas encore connue, il prend le poste de directeur exécutif : « J'ai passé trois années remplies de succès et très plaisantes chez Mercedes où j'ai travaillé avec une équipe incroyable. Je regarde maintenant vers l'avenir et un nouveau défi, et je souhaite le meilleur à tout le monde chez Mercedes »[20].

Du côté des pilotes, alors que Williams engage le novice canadien Lance Stroll pour piloter la FW40 en 2017, Felipe Massa quitte théoriquement la Formule 1 après avoir annoncé son départ à la retraite en septembre 2016. Le départ inattendu de Nico Rosberg, cinq jours après l'obtention de son premier titre mondial, change la donne puisque Mercedes Grand Prix choisit Valtteri Bottas pour le remplacer. Pour le libérer de son contrat, Williams souhaite faire sortir Massa de sa retraite. Le 16 janvier 2017, ces mouvements sont officialisés : Bottas rejoint les Flèches d'Argent pour faire équipe avec Lewis Hamilton et Massa dispute une saison supplémentaire avec Williams afin d'épauler Lance Stroll, pour un salaire de 6 millions d'euros financé en partie par Mercedes[21],[22].

La saison commence avec trois abandons consécutifs de Stroll alors que Massa obtient deux sixièmes places. Le Canadien inscrit ses premiers points pour son Grand Prix national puis au Grand Prix d'Azerbaïdjan monte sur son premier podium, le seul de la saison de l'écurie et son dernier en date. Ce podium miraculeux ne reflète pas les performances réelles de l'écurie, qui, si elle avait pu se battre avec Force India pour la quatrième la saison précédente, est maintenant nettement dépassée par celle-ci. En Hongrie, Massa se retire en raison d'une maladie ; Paul di Resta le remplace et se qualifie en dix-neuvième position après trois ans d'absence. Le 4 novembre 2017, Massa annonce sa décision de se retirer de la Formule 1 à l'issue de la saison[23]. L'écurie se classe, à nouveau, à la cinquième place au championnat des constructeurs, avec 83 points.

Depuis 2018 : reléguée en fond de grilleModifier

 
Lance Stroll sur la FW41 au Grand Prix de Chine 2018.
 
George Russell sur la FW42 au Grand Prix d'Autriche 2019.

Le 16 janvier 2018, l'écurie britannique titularise Sergey Sirotkin aux côtés de Lance Stroll[24]. Robert Kubica est confirmé en tant que pilote de développement et réserve ; il doit participer à plusieurs sessions d'essais libres et à des essais privés[25].

La saison est une des pires de l'écurie. Régulièrement en fond de grille, la FW41, peu performante, ne permet pas à ses pilotes de jouer les points à la régulière. Lance Stroll inscrit quatre points au Grand Prix d'Azerbaïdjan et au Grand Prix d'Italie où, grâce à la disqualification de Romain Grosjean, le Canadien récupère les deux points de la neuvième place et Sergey Sirotkin celui de la dixième place. L'écurie termine dixième et dernière du championnat avec sept points, le pire résultat de son histoire.

Le 22 novembre 2018, Williams annonce la titularisation de Robert Kubica aux côtés de George Russell, officialisé plus tôt dans la saison[26]. En 2019, les voitures occupent les dernières places sur la ligne de départ ainsi que les dernières places en course loin de la zone des points ; les FW42 concèdent en moyenne trois à quatre secondes au tour aux Mercedes, Ferrari et Red Bull, et entre une et deux secondes aux voitures des autres écuries.

La saison 2019 est dans la continuité de la précédente malgré une bonne fiabilité ; Willaiams est la seule écurie à n'avoir connu aucun abandon après quatorze Grands Prix, malgré la casse moteur de Kubica lors des qualifications en Belgique. Williams n'est en mesure de se battre avec aucune autre écurie et doit se contenter de départs en fond de grille. De plus, Robert Kubica, handicapé depuis son accident en rallye, rencontre beaucoup de difficultés et est souvent dominé par son équipier, au point de terminer à un tour de ce dernier en Autriche.

Lors du Grand Prix d'Allemagne, Kubica, initialement classé douzième, est reclassé dixième après la pénalisation des pilotes d'Alfa Romeo Racing Kimi Räikkönen et Antonio Giovinazzi ; il inscrit le premier point de son équipe.

Pilotes champions du monde sur WilliamsModifier

Résultats en championnat du monde de Formule 1Modifier

Résultats de l'écurie Williams F1 Team en championnat du monde de Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés Victoires Pole positions Meilleurs tours Points inscrits Classement
1969   Frank Williams Racing Cars Brabham BT26A Ford-Cosworth Dunlop   Piers Courage 10 0 0 0 0 Non engagé
1970   Frank Williams Racing Cars De Tomaso 505 Ford-Cosworth Dunlop   Piers Courage
  Brian Redman
  Tim Schenken
11 0 0 0 0 Non engagé
1971   Frank Williams Racing Cars March 701
March 711
Ford-Cosworth Firestone   Henri Pescarolo
  Max Jean
11 0 0 0 0 Non engagé
1972   Frank Williams Racing Cars March 711
March 721
Politoys FX3
Ford-Cosworth Goodyear   Henri Pescarolo
  José Carlos Pace
12 0 0 0 0 Non engagé
1973   Frank Williams Racing Cars Iso-Marlboro FX3B
Iso-Marlboro IR
Ford-Cosworth Firestone   Nanni Galli
  Howden Ganley
  Jackie Pretorius
  Tom Belsø
  Henri Pescarolo
  Graham McRae
  Gijs van Lennep
  Tim Schenken
  Jacky Ickx
15 0 0 0 2 10e
1974   Frank Williams Racing Cars Iso-Marlboro FW Ford-Cosworth Firestone   Arturo Merzario
  Tom Belsø
  Gijs van Lennep
  Richard Robarts
  Jean-Pierre Jabouille
  Jacques Laffite
15 0 0 0 4 10e
1975   Frank Williams Racing Cars Williams FW Ford-Cosworth Goodyear   Arturo Merzario
  Jacques Laffite
  Tony Brise
  Ian Scheckter
  François Migault
  Ian Ashley
  Jo Vonlanthen
  Renzo Zorzi
  Loris Kessel
  Damien Magee
12 0 0 0 6 9e
1976   Frank Williams Racing Cars Williams FW
Williams FW04
Williams FW05
Ford-Cosworth Goodyear   Arturo Merzario
  Jacques Laffite
  Lella Lombardi
  Renzo Zorzi
  Emilio Zapico
  Loris Kessel
  Jacky Ickx
  Michel Leclère
  Tom Belsø
  Chris Amon
  Warwick Brown
  Hans Binder
13 0 0 0 0 Non classé
1977   Williams Grand Prix Engineering March 761 Ford-Cosworth Goodyear   Patrick Nève 11 0 0 0 0 Non engagé
1978   Williams Grand Prix Engineering Williams FW06 Ford-Cosworth Goodyear   Alan Jones 16 0 0 2 11 9e
1979   Albilad-Saudia Racing Team Williams FW06
Williams FW07
Ford-Cosworth Goodyear   Alan Jones
  Clay Regazzoni
15 5 3 3 75 2e
1980   Albilad-Williams Racing Team Williams FW07
Williams FW07B
Ford-Cosworth Goodyear   Alan Jones
  Carlos Reutemann
  Desiré Wilson
  Rupert Keegan
  Kevin Cogan
  Geoff Lees
14 6 3 6 120 Champion
1981   Albilad-Saudia Racing Team
  TAG Williams Team
Williams FW07C Ford-Cosworth Michelin
Goodyear
  Alan Jones
  Carlos Reutemann
15 4 2 7 95 Champion
1982   TAG Williams Team Williams FW07C
Williams FW08
Ford-Cosworth Goodyear   Carlos Reutemann
  Keke Rosberg
  Mario Andretti
  Derek Daly
15 1 1 0 58 4e
1983   TAG Williams Team Williams FW08C
Williams FW09
Ford-Cosworth
Honda
Goodyear   Keke Rosberg
  Jacques Laffite
  Jonathan Palmer
15 1 1 0 38 4e
1984   Williams Grand Prix Engineering Williams FW09
Williams FW09B
Honda Goodyear   Keke Rosberg
  Jacques Laffite
16 1 0 0 25,5 6e
1985   Canon Williams Honda Team Williams FW10 Honda Goodyear   Nigel Mansell
  Keke Rosberg
16 4 3 4 71 3e
1986   Canon Williams Honda Team Williams FW11 Honda Goodyear   Nigel Mansell
  Nelson Piquet
16 9 4 11 141 Champion
1987   Canon Williams Honda Team Williams FW11B Honda Goodyear   Nigel Mansell
  Nelson Piquet
  Riccardo Patrese
16 9 12 7 137 Champion
1988   Canon Williams Team Williams FW12 Judd Goodyear   Nigel Mansell
  Riccardo Patrese
  Martin Brundle
  Jean-Louis Schlesser
16 0 0 1 20 7e
1989   Canon Williams Team Williams FW12C
Williams FW13
Renault Goodyear   Thierry Boutsen
  Riccardo Patrese
16 2 1 1 77 2e
1990   Canon Williams Team Williams FW13B Renault Goodyear   Thierry Boutsen
  Riccardo Patrese
16 2 1 5 57 4e
1991   Canon Williams Team Williams FW14 Renault Goodyear   Nigel Mansell
  Riccardo Patrese
16 7 6 8 125 2e
1992   Canon Williams Team Williams FW14B Renault Goodyear   Nigel Mansell
  Riccardo Patrese
16 10 15 11 164 Champion
1993   Canon Williams Team Williams FW15C Renault Goodyear   Damon Hill
  Alain Prost
16 10 15 10 168 Champion
1994   Rothmans Williams Renault Williams FW16
Williams FW16B
Renault Goodyear   Damon Hill
  Ayrton Senna
  David Coulthard
  Nigel Mansell
16 7 6 8 118 Champion
1995   Rothmans Williams Renault Williams FW17
Williams FW17B
Renault Goodyear   Damon Hill
  David Coulthard
17 5 12 6 112 2e
1996   Rothmans Williams Renault Williams FW18 Renault Goodyear   Damon Hill
  Jacques Villeneuve
16 12 12 11 175 Champion
1997   Rothmans Williams Renault Williams FW19 Renault Goodyear   Jacques Villeneuve
  Heinz-Harald Frentzen
17 8 11 9 123 Champion
1998   Winfield Williams Williams FW20 Mecachrome Goodyear   Jacques Villeneuve
  Heinz-Harald Frentzen
16 0 0 0 38 3e
1999   Winfield Williams Williams FW21 Supertec Bridgestone   Ralf Schumacher
  Alessandro Zanardi
16 0 0 1 35 5e
2000   BMW Williams F1 Team Williams FW22 BMW Bridgestone   Ralf Schumacher
  Jenson Button
17 0 0 0 36 3e
2001   BMW Williams F1 Team Williams FW23 BMW Michelin   Ralf Schumacher
  Juan Pablo Montoya
17 4 4 8 80 3e
2002   BMW Williams F1 Team Williams FW24 BMW Michelin   Ralf Schumacher
  Juan Pablo Montoya
17 1 7 3 92 2e
2003   BMW Williams F1 Team Williams FW25 BMW Michelin   Ralf Schumacher
  Juan Pablo Montoya
  Marc Gené
16 4 4 4 144 2e
2004   BMW Williams F1 Team Williams FW26 BMW Michelin   Ralf Schumacher
  Juan Pablo Montoya
  Marc Gené
  Antônio Pizzonia
18 1 1 2 88 4e
2005   BMW Williams F1 Team Williams FW27 BMW Michelin   Nick Heidfeld
  Mark Webber
  Antônio Pizzonia
18 0 1 0 66 5e
2006   Williams F1 Team Williams FW28 Cosworth Bridgestone   Nico Rosberg
  Mark Webber
18 0 0 1 11 8e
2007   AT&T Williams Williams FW29 Toyota Bridgestone   Nico Rosberg
  Alexander Wurz
  Kazuki Nakajima
17 0 0 0 33 4e
2008   AT&T Williams Williams FW30 Toyota Bridgestone   Nico Rosberg
  Kazuki Nakajima
18 0 0 0 26 8e
2009   AT&T Williams Williams FW31 Toyota Bridgestone   Nico Rosberg
  Kazuki Nakajima
17 0 0 1 34,5 7e
2010   AT&T Williams Williams FW32 Cosworth Bridgestone   Nico Hülkenberg
  Rubens Barrichello
19 0 1 0 69 6e
2011   AT&T Williams Williams FW33 Cosworth Pirelli   Rubens Barrichello
  Pastor Maldonado
19 0 0 0 5 9e
2012   Williams F1 Team Williams FW34 Renault Pirelli   Pastor Maldonado
  Bruno Senna
20 1 1 1 76 8e
2013   Williams F1 Team Williams FW35 Renault Pirelli   Pastor Maldonado
  Valtteri Bottas
19 0 0 0 5 9e
2014   Williams Martini Racing Williams FW36 Mercedes Pirelli   Felipe Massa
  Valtteri Bottas
19 0 1 2 320 3e
2015   Williams Martini Racing Williams FW37 Mercedes Pirelli   Felipe Massa
  Valtteri Bottas
19 0 0 0 257 3e
2016   Williams Martini Racing Williams FW38 Mercedes Pirelli   Felipe Massa
  Valtteri Bottas
21 0 0 0 138 5e
2017   Williams Martini Racing Williams FW40 Mercedes Pirelli   Lance Stroll
  Felipe Massa
  Paul di Resta
20 0 0 0 83 5e
2018   Williams Martini Racing Williams FW41 Mercedes Pirelli   Lance Stroll
  Sergey Sirotkin
21 0 0 0 7 10e
2019   ROKiT Williams Racing Williams FW42 Mercedes Pirelli   Robert Kubica
  George Russell
12 0 0 0 1 10e
Écuries privées ou semi-privées ayant engagé des châssis Williams en championnat
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus Pilotes Grands Prix disputés
1981   Équipe Banco Occidental Williams FW07 Ford Michelin   Emilio de Villota 1 (0)

Notes et référencesModifier

  1. « Classements du championnat du monde après le Grand Prix d'Italie 2003 » (consulté le 14 septembre 2019)
  2. Wolff entre dans le capital de Williams, sur formula1.com, consulté le 13 décembre 2009
  3. Wolff, nouvel actionnaire Williams, sur f1-live.com, consulté le 20 novembre 2009
  4. Williams explique sa décision d’entrer en bourse, sur AutoMoto365.com, consulté le 24 janvier 2011
  5. F1 – Williams en bourse demain avec une action à 25 , s tomorrownewsf1
  6. Williams prépare sa révolution, sur motorsport.nextgen-auto
  7. Mike Coughlan prend du galon, sur lequipe.fr
  8. Officiel : Williams avec Renault en 2012, sur motorsport.nextgen-auto.com, consulté le 4 juillet 2011
  9. Williams élimine "l’incertitude" Cosworth, sur motorsport.nextgen-auto.com, consulté le 4 juillet 2011
  10. (en) « Williams F1 Confirms Bruno Senna for 2012 », sur williamsf1.com, (consulté le 17 janvier 2012)
  11. « Bruno Senna fera équipe avec Pastor Maldonado chez Williams », sur automoto365.com, (consulté le 17 janvier 2012)
  12. Alexander Wurz engagé par Williams en 2012
  13. « Deux femmes en F1 en 2012 », sur le10sport.com,
  14. (en) « Adam Parr to Leave Williams Grand Prix Holdings », sur williamsf1.com,
  15. Olivier Ferret, « Départ choc d'Adam Parr chez Williams ! », sur motorsport.nextgen-auto.com,
  16. « Le Québécois Lance Stroll intègre le programme de développement de Williams », La Presse Canadienne,‎ (lire en ligne)
  17. Vincent Lalanne-Sicaud, « F1 - Lynn prolonge chez Williams », Sport Auto,‎ (lire en ligne)
  18. Hadrien Desplas, « F1 : Felipe Massa annonce sa retraite pour la fin 2016 », Automoto,‎ (lire en ligne)
  19. « Lance Stroll pilotera en F1 avec Williams en 2017 », L'Equipe,‎ (lire en ligne)
  20. http://www.nextgen-auto.com/Officiel-Mercedes-confirme-le-depart-de-Paddy-Lowe,112784.html
  21. (en) Formula One Administation, « Bottas to Mercedes, Massa to re-join Williams », sur formula1.com, (consulté le 16 janvier 2017)
  22. Gregory Demoen, « Mercedes paiera une partie du salaire de Massa », sur f1i.fr, (consulté le 19 janvier 2017)
  23. Stéphane Vrignaud, « Felipe Massa prendra sa retraite à la fin de la saison », Eurosport,‎ (lire en ligne)
  24. (en) Communiqué officiel Williams F1 Team, « WILLIAMS MARTINI RACING CONFIRMS SERGEY SIROTKIN TO JOIN LANCE STROLL IN 2018 », (consulté le 17 janvier 2017)
  25. Basile Davoine, « Kubica devient pilote de réserve Williams », (consulté le 17 janvier 2017)
  26. Emmanuel Touzot, « F1 - Officiel : Kubica fera son retour en GP avec Williams en 2019 », (consulté le 22 novembre 2018)

AnnexesModifier

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Liens externesModifier