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Grand Prix automobile de Singapour 2013

compétition automobile
Grand Prix de Singapour 2013
Tracé de la course
Données de course
Nombre de tours 61
Longueur du circuit 5,065 km
Distance de course 308,828 km
Conditions de course
Résultats
Vainqueur Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel,
Red Bull-Renault,
h 59 min 13 s 132
(vitesse moyenne : 155,426 km/h)
Pole position Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel,
Red Bull-Renault,
min 42 s 841
(vitesse moyenne : 177,303 km/h)
Record du tour en course Drapeau de l'Allemagne Sebastian Vettel,
Red Bull-Renault,
min 48 s 574
(vitesse moyenne : 167,941 km/h)

Le Grand Prix automobile de Singapour 2013 (2013 Formula 1 SingTel Singapore Grand Prix), disputé le sur le circuit urbain de Singapour, est la 891e épreuve du championnat du monde de Formule 1 courue depuis 1950. Il s'agit de la sixième édition du Grand Prix de Singapour comptant pour le championnat du monde et de la treizième manche du championnat 2013. La course a la particularité de se dérouler en nocturne sur une piste urbaine puissamment éclairée.

Sebastian Vettel fait une véritable démonstration de force lors des qualifications : lors de la deuxième séance, il est le seul à tourner en moins d'1 minute et 43 secondes et, en début de troisième séance, prend la piste en premier et effectue un seul tour rapide en 1 min 42 s 841 avant de rentrer définitivement au stand, certain qu'il ne sera pas battu. La suite se résume à une compétition pour les places suivantes sur la grille, dont émergent Nico Rosberg, deuxième, Romain Grosjean, troisième, et Mark Webber quatrième. Ils précèdent Lewis Hamilton et Felipe Massa qui devance son chef de file, Fernando Alonso partant en quatrième ligne avec le septième temps. Sebastian Vettel obtient sa cinquième pole position de la saison, la quarante-et-unième de sa carrière.

La domination du triple champion du monde allemand se poursuit le lendemain durant les soixante-et-un tours, et presque deux heures, de la course. Capable de rouler deux secondes au tour plus vite que ses poursuivants, Sebastian Vettel mène du départ à l'arrivée, réalise le meilleur tour en course, et s'impose avec plus de trente-deux secondes d'avance sur Fernando Alonso. Vettel gagne son troisième Grand Prix consécutif, son septième de la saison et le trente-troisième de sa carrière. Il réalise le sixième hat-trick de sa carrière et son troisième grand chelem.

Vettel porte son avance sur le pilote Ferrari à soixante points au classement du championnat. Alonso limite les dégâts, notamment grâce à un départ particulièrement réussi qui lui permet de passer le premier virage en troisième position. Kimi Räikkönen, treizième sur la grille, maîtrise parfaitement sa course, en tenant compte de la sortie de la voiture de sécurité au vingt-cinquième tour, pour se classer troisième. Trois champions du monde, cumulant six titres, terminent ainsi sur le podium. Les Mercedes de Nico Rosberg et Lewis Hamilton terminent quatrième et cinquième, précédant Felipe Massa, Jenson Button, Sergio Pérez, Nico Hülkenberg et Adrian Sutil. Romain Grosjean, comme Mark Webber dans le dernier tour, en lice pour le podium, abandonnent sur problème moteur.

Vettel, avec 247 points, conserve la tête du championnat devant Fernando Alonso, 187 points. Lewis Hamilton reste troisième avec 151 points ; Kimi Räikkönen, toujours quatrième, réduit néanmoins son écart à deux points (149 points) ; suivent Mark Webber (130 points) et Nico Rosberg avec 116 points.

Au classement des constructeurs, Red Bull Racing est en tête avec 377 points et précède la Scuderia Ferrari (274 points) et Mercedes Grand Prix (267 points) ; suivent Lotus (206 points), McLaren (76 points), Force India (62 points), Toro Rosso (31 points), Sauber (19 points) et Williams (1 point). Neuf des onze écuries engagées au championnat ont marqué des points, Caterham et Marussia n'en ayant pas encore inscrit.

Essais libresModifier

Première séance, le vendredi de 18 h à 19 h 30Modifier

Temps réalisés par les six premiers de la première séance d'essais libres[1]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1   Lewis Hamilton Mercedes 1 min 47 s 055
2   Mark Webber Red Bull-Renault 1 min 47 s 420 + 0 s 365
3   Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 47 s 885 + 0 s 830
4   Nico Rosberg Mercedes 1 min 48 s 239 + 1 s 184
5   Kimi Räikkönen Lotus-Renault 1 min 48 s 354 + 1 s 299
6   Romain Grosjean Lotus-Renault 1 min 48 s 355 + 1 s 300

La température ambiante est de 31 °C, la piste est à 33 °C et le taux d’humidité est de 61 % au départ de la première séance d'essais libres du Grand Prix de Singapour. Aucun pilote de réserve n'est présent en piste afin de laisser les titulaires prendre leurs marques sur ce circuit atypique. Si les pilotes s'élancent rapidement en piste pour un premier tour d'installation derrière Max Chilton, il faut attendre près de trente minutes pour que Sergio Pérez fixe le temps de référence en 1 min 53 s 245 puis l'améliore en 1 min 51 s 644, 1 min 50 s 863 et 1 min 50 s 103[2],[3],[4].

Quelques minutes après, Pastor Maldonado passe en tête en 1 min 49 s 827 puis s'efface derrière son coéquipier Valtteri Bottas (1 min 49 s 510). Mark Webber tourne ensuite en 1 min 48 s 865, cède sa place à Nico Rosberg (1 min 48 s 684), puis reprend le commandement en 1 min 48 s 365[2],[3],[4].

Les temps au tour sont plus rapides que lors de l'édition 2012 de l'ordre de trois à quatre secondes du fait de la disparition de la chicane no 10, responsable de nombreux incidents, remplacée par un virage à gauche et également grâce au dépôt de gomme important laissé par les monoplaces de GP2 Series qui étaient en piste juste avant le début des essais[3].

Lewis Hamilton se porte en tête en 1 min 47 s 872 mais Webber améliore à nouveau en 1 min 47 s 699. Alors qu'il reste une demi-heure avant la fin de séance, Hamilton repasse en tête en 1 min 47 s 055. Romain Grosjean, immobilisé au stand en proie à un problème de direction, prend la piste pour la première fois (hormis son tour d'installation) alors qu'il ne reste plus que vingt minutes. Le Français améliore ses performances tour après tour et se classe sixième de la session[2],[3],[4].

Personne ne parvient à améliorer le temps d'Hamilton qui devance ainsi Webber, Sebastian Vettel et Nico Rosberg[2],[3],[4].

Deuxième séance, le vendredi de 21 h 30 à 23 hModifier

Temps réalisés par les six premiers de la deuxième séance d'essais libres[5]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1   Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 44 s 249
2   Mark Webber Red Bull-Renault 1 min 44 s 853 + 0 s 604
3   Nico Rosberg Mercedes 1 min 45 s 258 + 1 s 009
4   Lewis Hamilton Mercedes 1 min 45 s 368 + 1 s 119
5   Romain Grosjean Lotus-Renault 1 min 45 s 411 + 1 s 162
6   Fernando Alonso Ferrari 1 min 45 s 691 + 1 s 442

La température de l'air est de 29 °C et le taux d'humidité est désormais supérieur à 70 % au départ de la deuxième séance d'essais libres qui se déroule de nuit sous la lumière des projecteurs. Les pilotes s'élancent rapidement en piste et Adrian Sutil établit le temps de référence en 1 min 51 s 501 alors que la séance a commencé depuis cinq minutes[6],[7],[8].

Valtteri Bottas améliore en 1 min 50 s 057 mais Adrian Sutil reprend son bien en 1 min 49 s 768. Sergio Pérez tourne ensuite en 1 min 49 s 652 mais sa performance est améliorée par son coéquipier Jenson Button (1 min 49 s 287). Nico Rosberg fait encore mieux (1 min 48 s 281) mais est battu par Sebastian Vettel (1 min 46 s 853) et son coéquipier Mark Webber (1 min 46 s 489). Vettel reprend la main en 1 min 46 s 408 puis s'incline à nouveau face à Webber (1 min 46 s 157)[6],[7],[8].

Les premiers pneus tendres font leur apparition en piste alors qu'il reste un peu plus d'une heure avant le drapeau à damier. Dans ces conditions, les Red Bull, et particulièrement Sebastian Vettel, se montrent supérieures à leurs rivales en créant des écarts chronométriques importants. Vettel se replace en tête en 1 min 44 s 249 et établit ainsi la meilleure performance de la séance ; en effet, la fin de session voit les pilotes effectuer de longs relais, en pneus tendres ou durs, pour préparer la course[6],[7],[8].

Pastor Maldonado est sorti de la piste dans le virage no 13 et, en touchant le muret, a cassé son aileron avant. Romain Grosjean n'a effectué que dix-huit tours (quand Nico Hülkenberg en a effectué trente-six) toujours victime d'un problème de direction[7].

Troisième séance, le samedi de 18 h à 19 hModifier

Temps réalisés par les six premiers de la troisième séance d'essais libres[9]
Pos. Pilote Voiture Chrono Écart
1   Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 44 s 173
2   Romain Grosjean Lotus-Renault 1 min 44 s 364 + 0 s 191
3   Nico Rosberg Mercedes 1 min 44 s 741 + 0 s 568
4   Mark Webber Red Bull-Renault 1 min 44 s 906 + 0 s 733
5   Lewis Hamilton Mercedes 1 min 44 s 921 + 0 s 748
6   Fernando Alonso Ferrari 1 min 45 s 257 + 1 s 084

La température de l'air est de 30 °C et la piste est à 33 °C au départ de la dernière séance d'essais libres. La course de GP2 Series ayant déjà eu lieu, beaucoup de morceaux de gomme sont déposés sur les bords de la trajectoire idéale. Les pilotes prennent rapidement la piste pour un tour d'installation et Charles Pic fixe le temps de référence en 1 min 52 s 954. Son coéquipier Giedo Van der Garde améliore alors légèrement en 1 min 52 s 134[10],[11],[12].

Adrian Sutil passe en tête avec un tour bouclé en 1 min 51 s 402, Van der Garde améliore en 1 min 50 s 792 puis Sutil reprend la main en 1 min 50 s 057. Paul di Resta tourne ensuite en 1 min 49 s 572, Valtteri Bottas en 1 min 48 s 933 et Nico Hülkenberg en 1 min 48 s 607. Pastor Maldonado occupe un temps la tête en 1 min 48 s 592 mais son temps est battu par Daniel Ricciardo (1 min 48 s 001) et par Romain Grosjean en deux temps (1 min 46 s 883 puis 1 min 46 s 616). À la mi-séance, Lewis Hamilton passe en tête en 1 min 46 s 514 et Mark Webber améliore en 1 min 46 s 220[10],[11],[12].

Quelques minutes plus tard, alors que Webber et Vettel occupent les deux positions de tête, les premières monoplaces chaussées de pneus tendres montent en piste ; McLaren Racing estime que ces pneus sont plus performants de près de trois secondes au tour. Ainsi chaussé, à dix minutes du terme, Romain Grosjean passe en tête en 1 min 44 s 364 mais est vite remplacé par Sebastian Vettel qui, en 1 min 44 s 173, réalise la meilleure performance de la session. Il devance Grosjean, Nico Rosberg, Webber, Hamilton, Pérez et Hülkenberg. Kimi Räikkönen, souffrant au niveau du dos n'est que douzième à près de deux secondes du meilleur temps[10],[11],[12],[13].

Séance de qualificationsModifier

Résultats des qualificationsModifier

Session Q1Modifier

Le soleil est déjà couché sur Singapour au départ de la première phase des qualifications. La température ambiante est de 29 °C et la piste est à 30 °C. Les pneus tendres ayant un avantage estimé entre deux et trois secondes, la plupart des pilotes vont les chausser dès la première partie de la séance qualificative pour éviter une élimination prématurée[14],[15],[16].

Les pilotes montent en piste dès son ouverture, derrière la Williams de Pastor Maldonado qui apprécie particulièrement les tracés urbains. Tous les pilotes en piste sont équipés de pneus durs et après sept minutes, Lewis Hamilton fixe le temps de référence en 1 min 47 s 087. L'Anglais est ensuite relayé en tête par son coéquipier Nico Rosberg (1 min 46 s 288). Comme prévu, les pilotes passent alors par leur stand pour passer les pneus tendres et, ainsi chaussé, Nico Hülkenberg tourne en 1 min 45 s 381[14],[15],[16].

À sept minutes du terme, Mark Webber prend la piste pour la première fois. S'il est l'un des trois seuls pilotes en pneus durs avec Vettel et Romain Grosjean, il améliore néanmoins en 1 min 45 s 271. Rosberg repasse en tête en 1 min 45 s 208 mais son temps est battu par les pilotes McLaren Racing, Sergio Pérez (1 min 45 s 164) et Jenson Button (1 min 45 s 009), puis finalement par son coéquipier Hamilton (1 min 44 s 196)[14],[15],[16].

À une minute de la fin de séance, Felipe Massa n'est que dix-huitième et a du mal à progresser à cause de l'important trafic en piste ; il ne se qualifie que de justesse. Giedo Van der Garde tape le muret et ruine ses derniers espoirs d'atteindre la phase suivante. Les six pilotes éliminés sont Max Chilton et son coéquipier Jules Bianchi, Charles Pic et son coéquipier Giedo van der Garde, Maldonado et Paul di Resta[14],[15],[16].

Session Q2Modifier

Les pilotes se relancent immédiatement en piste, tous chaussés de pneus tendres pour tenter une qualification pour la dernière phase. Kimi Räikkönen fixe le temps de référence en 1 min 44 s 794 mais est remplacé en tête par Nico Rosberg (1 min 43 s 892) dès son premier tour lancé ; son coéquipier Lewis Hamilton suit à un dixième de seconde[14],[17],[18].

Romain Grosjean, les McLaren Racing et les Red Bull Racing restent dans leurs stands : une unique tentative en piste est à leur programme. Grosjean, Sebastian Vettel et Mark Webber prennent la piste à cinq minutes de la fin de séance tandis que les McLaren attendent les deux dernières minutes[14],[17],[18].

Sebastian Vettel, dès son premier tour lancé, améliore la performance de Rosberg dans chacun des trois secteurs du circuit : avec un tour bouclé en 1 min 42 s 905, il améliore d'une seconde pleine le temps de son compatriote. Mark Webber prend la deuxième place, ce qui confirme l'avantage des Red Bull Racing sur ses rivaux. McLaren tente un gros pari en lançant ses pilotes en piste dans les ultimes instants de la séance ; la piste claire permet à Button de réaliser le dixième temps mais le pari est perdu pour Pérez, quatorzième[14],[17],[18].

Les six pilotes éliminés sont Valtteri Bottas, Adrian Sutil, Sergio Pérez, Kimi Räikkönen, Jean-Éric Vergne et Nico Hülkenberg[14],[17],[18].

Pour la première fois de sa carrière, Esteban Gutiérrez accède à la troisième phase qualificative. Il estime qu'en partant du milieu de peloton, il pourra enfin se battre pour les points et annonce avoir adopté une stratégie plus agressive en s'entraînant pendant les essais pour tirer le maximum de ses pneus[19].

Nico Hülkenberg, sur la grille de départ du dernier Grand Prix à Monza explique son élimination par un souci d'ouverture de son aileron arrière mobile lors de son ultime tour tandis que tous ses rivaux amélioraient leur performance. Il s'attend à une course difficile, sans opportunité de dépassement[20].

Session Q3Modifier

Les Red Bull sont les premières monoplaces en piste et Sebastian Vettel, dès son premier tour lancé, s'installe en tête du classement en 1 min 42 s 841. Il informe ses ingénieurs qu'il pense pouvoir encore améliorer d'un ou deux dixièmes de seconde et regagne immédiatement son stand afin de suivre l'évolution de la séance. Il descend alors de sa monoplace et enlève son casque, certain qu'il ne sera pas battu[14],[21],[22].

Nico Rosberg fait tout son possible pour tirer le meilleur parti de sa monoplace et prend la seconde place, juste devant Mark Webber. Lewis Hamilton suit à trois dixièmes de seconde et précède Romain Grosjean de moins de 30 millièmes. Jenson Button, Fernando Alonso, Felipe Massa, Esteban Gutiérrez et Daniel Ricciardo, qui vont tenter de se qualifier sur une seule tentative, ne sont toujours pas sortis en piste[14],[21],[22].

Webber se lance dans une seconde tentative et, dans le premier secteur, améliore le temps de son coéquipier ; il échoue toutefois dans sa tentative d'amélioration et est même finalement à nouveau dépassé par Rosberg, puis par Grosjean. Alonso réussit à atteindre le septième rang, derrière Felipe Massa. Sebastian Vettel réalise ainsi la quarante-et-unième pole position de sa carrière, sa cinquième de la saison[14],[21],[22].

Grille de départModifier

Résultats des qualifications[23]
Pos. Pilote Écurie Qualifications 1 Qualifications 2 Qualifications 3
1   Sebastian Vettel Red Bull-Renault 1 min 45 s 376 1 min 42 s 905 1 min 42 s 841
2   Nico Rosberg Mercedes 1 min 45 s 208 1 min 43 s 892 1 min 42 s 932
3   Romain Grosjean Lotus-Renault 1 min 45 s 851 1 min 43 s 957 1 min 43 s 058
4   Mark Webber Red Bull-Renault 1 min 45 s 271 1 min 43 s 272 1 min 43 s 152
5   Lewis Hamilton Mercedes 1 min 44 s 196 1 min 43 s 920 1 min 43 s 254
6   Felipe Massa Ferrari 1 min 45 s 658 1 min 44 s 376 1 min 43 s 890
7   Fernando Alonso Ferrari 1 min 45 s 115 1 min 44 s 153 1 min 43 s 938
8   Jenson Button McLaren-Mercedes 1 min 45 s 009 1 min 44 s 497 1 min 44 s 282
9   Daniel Ricciardo Toro Rosso-Ferrari 1 min 45 s 379 1 min 44 s 407 1 min 44 s 439
10   Esteban Gutiérrez Sauber-Ferrari 1 min 45 s 483 1 min 44 s 245 Pas de temps
11   Nico Hülkenberg Sauber-Ferrari 1 min 45 s 381 1 min 44 s 555
12   Jean-Éric Vergne Toro Rosso-Ferrari 1 min 45 s 657 1 min 44 s 588
13   Kimi Räikkönen Lotus-Renault 1 min 45 s 522 1 min 45 s 658
14   Sergio Pérez McLaren-Mercedes 1 min 45 s 164 1 min 44 s 752
15   Adrian Sutil Force India-Mercedes 1 min 45 s 960 1 min 45 s 185
16   Valtteri Bottas Williams-Renault 1 min 45 s 982 1 min 45 s 388
17   Paul di Resta Force India-Mercedes 1 min 46 s 121
18   Pastor Maldonado Williams-Renault 1 min 46 s 619
19   Charles Pic Caterham-Renault 1 min 48 s 111
20   Giedo Van der Garde Caterham-Renault 1 min 48 s 320
21   Jules Bianchi Marussia-Cosworth 1 min 48 s 830
22   Max Chilton Marussia-Cosworth 1 min 48 s 930
Temps minimal à réaliser pour la qualification : 1 min 51 s 489 (107 % de 1 min 44 s 196)
 
La grille de qualification et de départ du Grand Prix de Singapour 2013.

CourseModifier

Déroulement de l'épreuveModifier

La température de l'air est de 29 °C et la piste est à 30 °C dans la nuit de Singapour au départ d'une course intégralement disputée de nuit, sous lumière artificielle. Toutes les monoplaces s'alignent sur la grille de départ, derrière Sebastian Vettel en pole position. À l'extinction des feux, Vettel conserve sa ligne pour défendre sa position face à Nico Rosberg qui s'était positionné de biais sur son emplacement pour l'attaquer en tentant de lui ravir la trajectoire idéale. Rosberg, très agressif, se porte à la hauteur de Vettel mais, en survitesse, tire large dans le premier virage et laisse filer son adversaire. Derrière, Fernando Alonso maîtrise totalement son envol et double plusieurs concurrents par l'extérieur ; il gagne quatre positions pour pointer au troisième rang. Au premier passage sur la ligne de chronométrage, Vettel devance Rosberg, Alonso, Mark Webber, Romain Grosjean, Lewis Hamilton, Felipe Massa, Jenson Button, Nico Hülkenberg, Sergio Pérez, Esteban Gutiérrez, Paul di Resta et Kimi Räikkönen[24],[25],[26].

En tête de la course, au quatrième passage, Vettel compte déjà 6 secondes d'avance sur Rosberg, 8 s sur Alonso, 9 s sur Webber, 10 s sur Grosjean, 11 s sur Massa, 12 s sur Hamilton et 14 s sur Button. Räikkönen et Jules Bianchi changent les premiers leurs pneus dès le onzième tour. Gutiérrez, Jean-Éric Vergne, Charles Pic et Max Chilton s'arrêtent au tour suivant, Massa et Adrian Sutil au treizième, Webber, Button, Hülkenberg, Giedo Van der Garde, Valtteri Bottas, Alonso, Pérez, Rosberg, Grosjean, Hamilton, Daniel Ricciardo et Pastor Maldonado du quatorzième au dix-septième. Vettel stoppe au dix-huitième tour et, grâce à l'avance accumulée, ressort en tête[24],[25],[26].

Au vingt-et-unième passage, lorsque tous les pilotes sont sortis des stands, Vettel possède 9 secondes d'avance sur Rosberg, 17 s sur Alonso, 19 s sur Webber, Grosjean et Hamilton ; suivent Massa, Button, Räikkönen et Pérez. Cette avance ne va pas pour autant lui servir bien longtemps puisqu'au vingt-cinquième tour Daniel Ricciardo tape le mur quasiment de face et assez fort, ce qui provoque l'intervention de la voiture de sécurité et la neutralisation de la course. Alonso, Grosjean, Massa, Button, Räikkönen, Pérez, Hülkenberg, Gutiérrez, Sutil, Maldonado en profitent immédiatement pour changer leurs pneus ; seuls les quatre premiers de la course, Vettel, Rosberg, Webber et Hamilton, choisissent de rester en piste[24],[25],[26].

La course est relancée au trente-et-unième tour, sans incident. Vettel reprend immédiatement son rythme du début de course, largement au-dessus de celui de ses rivaux : il tourne deux secondes au tour plus vite que tous les autres. Quelques instants plus tard, Lotus F1 Team intime à Romain Grosjean, alors sixième, de rentrer immédiatement au stand car sa monoplace est en proie à un problème d'alimentation d'air. Une rapide recharge d'air est effectuée et le pilote français est renvoyé en piste, en quinzième position. Il dégringole toutefois en dernière position, boucle quelques tours puis renonce dans le trente-septième tour[24],[25],[26],[27].

Jean-Éric Vergne change ses pneus au quarantième tour ; Webber, Sutil, Rosberg, Maldonado, Chilton, di Resta, Massa, Bottas et Van Der Garde entre le quarante-et-unième et le quarante-troisième, Hamilton et Vettel stoppant au suivant. Dans le cinquante-troisième tour, Kimi Raikkonen, sur une stratégie décalée, dépasse Jenson Button par l'extérieur tandis que Paul di Resta tape le mur et abandonne, sans provoquer une nouvelle intervention de la voiture de sécurité[24],[25],[26].

La fin de course est une véritable épreuve pour Jenson Button, victime de l'effondrement de l'efficacité de ses pneumatiques : il chute de la troisième à la huitième place ; son équipier Pérez est victime du même mal, de même qu'Hülkenberg et Gutiérrez. Mark Webber, quatrième, rencontre un problème de boîte de vitesses et abandonne sa monoplace en flammes au bord de la piste dans le dernier tour. Sebastian Vettel remporte sa troisième victoire consécutive sur ce circuit, sa septième de la saison, la trente-troisième de sa carrière, devançant désormais Alonso. L'Allemand réalise le troisième grand chelem de sa carrière, cumulant lors de la même épreuve la pole position, le meilleur tour en course et la victoire en ayant mené de bout en bout. Alonso limite à nouveau les frais en terminant pour la troisième fois consécutive deuxième et Räikkönen complète le podium ; suivent pour les points Nico Rosberg, Lewis Hamilton, Felipe Massa, Jenson Button, Sergio Pérez, Nico Hulkenberg et Adrian Sutil[24],[25],[26].

À l'issue de la course, dans le tour de décélération, Fernando Alonso s'arrête pour prendre à califourchon sur sa monoplace Mark Webber et le ramener vers les stands. Les deux pilotes sont alors réprimandés par les commissaires de course de la FIA au motif qu'Alonso « a piloté sa voiture d'une manière potentiellement dangereuse pour les autres pilotes ou une autre personne. Dans ce cas précis, deux voitures ont dû l’éviter en piste. » et que Webber « est entré en piste sans l'autorisation des commissaires de piste. » Comme cette réprimande est la troisième de l'Australien cette année après celles de Bahreïn et du Canada, il écope de dix places de pénalité sur la grille de départ du prochain Grand Prix de Corée du Sud[28],[29].

Classement de la courseModifier

Classement de la course[30]
Pos. no  Pilote Écurie Tours Temps/Abandon Grille Points
1 1   Sebastian Vettel Red Bull-Renault 61 1 h 59 min 13 s 132 (155,426 km/h) 1 25
2 3   Fernando Alonso Ferrari 61 + 32 s 627 7 18
3 7   Kimi Räikkönen Lotus-Renault 61 + 43 s 920 13 15
4 9   Nico Rosberg Mercedes 61 + 51 s 155 2 12
5 10   Lewis Hamilton Mercedes 61 + 53 s 159 5 10
6 4   Felipe Massa Ferrari 61 + 1 min 03 s 877 6 8
7 5   Jenson Button McLaren-Mercedes 61 + 1 min 23 s 354 8 6
8 6   Sergio Pérez McLaren-Mercedes 61 + 1 min 23 s 820 14 4
9 11   Nico Hülkenberg Sauber-Ferrari 61 + 1 min 24 s 261 11 2
10 15   Adrian Sutil Force India-Mercedes 61 + 1 min 24 s 668 15 1
11 16   Pastor Maldonado Williams-Renault 61 + 1 min 28 s 479 18
12 12   Esteban Gutiérrez Sauber-Ferrari 61 + 1 min 37 s 894 10
13 17   Valtteri Bottas Williams-Renault 61 + 1 min 45 s 161 16
14 18   Jean-Éric Vergne Toro Rosso-Ferrari 61 + 1 min 53 s 512 12
15 2   Mark Webber Red Bull-Renault 60 + 1 tour 4
16 21   Giedo Van der Garde Caterham-Renault 60 + 1 tour 20
17 23   Max Chilton Marussia-Cosworth 60 + 1 tour 22
18 22   Jules Bianchi Marussia-Cosworth 60 + 1 tour 21
19 20   Charles Pic Caterham-Renault 60 + 1 tour 19
20 14   Paul di Resta Force India-Mercedes 54 Accident 17
Abd. 8   Romain Grosjean Lotus-Renault 37 Pression d'air 3
Abd. 19   Daniel Ricciardo Toro Rosso-Ferrari 23 Accident 9

Pole position et record du tourModifier

Tours en têteModifier

Classements généraux à l'issue de la courseModifier

StatistiquesModifier

Le Grand Prix de Singapour 2013 représente :

Au cours de ce Grand Prix :

  • Sergio Pérez passe la barre des 100 points inscrits en championnat du monde (102 points)[43] ;
  • Derek Warwick (146 Grands Prix entre 1981 et 1993, 71 points et 4 podiums ; vainqueur des 24 Heures du Mans 1992) est nommé assistant des commissaires de course.

Notes et référencesModifier

  1. (en) Formula One Administration, « 2013 FORMULA 1 SINGTEL SINGAPORE GRAND PRIX PRACTICE 1 », sur formula1.com, (consulté le 20 septembre 2013)
  2. a b c et d Daniel Thys, « F1 - Singapour L1 : Hamilton et Mercedes affichent leurs ambitions », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 20 septembre 2013)
  3. a b c d et e Julien Delfosse, « EL1 : Hamilton se montre devant les Red Bull », sur toilef1.com, (consulté le 20 septembre 2013)
  4. a b c et d (en) Formula One Administration, « Practice One - Hamilton stakes his Singapore claim », sur formula1.com, (consulté le 20 septembre 2013)
  5. (en) Formula One Administration, « 2013 FORMULA 1 SINGTEL SINGAPORE GRAND PRIX PRACTICE 2 », sur formula1.com, (consulté le 20 septembre 2013)
  6. a b et c Daniel Thys, « F1 - Singapour L2 : Red Bull assomme la concurrence », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 20 septembre 2013)
  7. a b c et d Guillaume Navarro, « EL2 - Red Bull ne laisse que des poursuivants », sur toilef1.com, (consulté le 20 septembre 2013)
  8. a b et c (en) Formula One Administration, « Practice Two - Red Bull take control in Singapore », sur formula1.com, (consulté le 20 septembre 2013)
  9. (en) Formula One Administration, « 2013 FORMULA 1 SINGTEL SINGAPORE GRAND PRIX PRACTICE 3 », sur formula1.com, (consulté le 21 septembre 2013)
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