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Circuit Paul-Ricard

circuit français de course automobile
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Le Castellet et Paul Ricard (homonymie).

Circuit Paul Ricard
Circuit du Castellet
Circuit Paul-Ricard
Caractéristiques générales
Lieu Le Castellet
Drapeau de la France France
Type Permanent
Coordonnées 43° 15′ 02″ nord, 5° 47′ 07″ est

Géolocalisation sur la carte : Var

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Circuit Paul Ricard

Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur

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Circuit Paul Ricard

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Circuit Paul Ricard
Construction 1970
Ouverture 19 octobre 1970
Homologation FIA degré 1
FFSA grade T1
FFM grade T1
Forme Oblong
Sens Horaire
Surface Asphalte
Stands Garages (1 voie)
Capacité 90 000 spectateurs
Événements
Grand Prix de France de Formule 1, Bol d'or, FIA GT, WTCC Le Mans Series, Formule 3 Euro Series
Dimensions
Nombre de virages 13
Longueur variable : de 0,826 km à 5,861 km
Inclinaison 0
Meilleur tour (F1 2018)
Temps min 30 s 029
Pilote Drapeau de la Grande-Bretagne Lewis Hamilton
Écurie Drapeau de l'Allemagne Mercedes Grand Prix
Modèle Mercedes AMG F1 W09 EQ Power+

Le circuit Paul-Ricard, appelé aussi « circuit du Castellet », est un circuit automobile français situé dans le département du Var près des communes de Signes et du Castellet.

Le circuit est né en 1970 sous l'impulsion de Paul Ricard, un temps maire du village de Signes voisin du site, qui voulait créer un évènement d'ampleur internationale dans la région, avec les conseils de Jean-Pierre Beltoise et quelques autres spécialistes du sport automobile.

Désigné Premier Centre d'Excellence par l'institut de la FIA pour la sécurité en sport automobile en 2005, homologué par la FIA en 2006, le circuit a rouvert ses portes au public en 2009 et accueille désormais des épreuves de compétition automobile et moto, ainsi que des roulages de clubs et des opérations marketing.

Sommaire

HistoriqueModifier

L'élaborationModifier

Paul Ricard commence, sur les mille hectares de rocaille du plateau du Camp entre Marseille et Toulon, par construire un aérodrome en 1962 pour ses affaires et pour desservir l'ouest varois.

L'idée vient alors de créer un circuit automobile et le projet est bouclé en dix mois. Les premiers projets, conçus par des architectes peu au fait du sport automobile étaient fades et Paul Ricard décida alors de confier le dessin du tracé à des pilotes de renom : Henri Pescarolo et Jean-Pierre Beltoise entre autres, furent invités à donner leur avis.

En trois cents jours est créée une piste de 5,810 km, avec notamment la fameuse ligne droite du Mistral de 1 800 mètres. Le circuit est à l'époque la référence en matière de tracé et de sécurité.

Le temps des succèsModifier

Le circuit est inauguré le . À sa tête est nommé François Chevalier qui le dirige pendant trente ans[1]. Le circuit obtient, en 1971, l'organisation du Grand Prix de France de Formule 1. Suivent bientôt les motos avec des courses de vitesse et à partir de 1978 le Bol d'or.

Dans les années 1980, le circuit se diversifie, avec des courses de camions, de side-cars, de tourisme, avec de nombreuses festivités et des concerts dans le paddock.

Infrastructure vieillissanteModifier

À la fin des années 1980, sous l'impulsion du président François Mitterrand, un nouveau circuit de standing international est mis en chantier dans la Nièvre, près de Nevers. De plus, les législations anti-alcool percent dans la société et le nom de Paul Ricard dérange. 1990 marque la dernière édition du Grand Prix de France de Formule 1 au Paul-Ricard car dès 1991 le circuit de Nevers Magny-Cours récupère l'évènement. Vieilli et en difficulté financière, le circuit n'est plus aux normes et perd le Grand Prix moto de France en 2000, le Bol d'or et l'organisation de la manche française du championnat du monde de Superbike.

Nouvelle destinéeModifier

Le circuit est racheté en 1999 avec l'impulsion de Bernie Ecclestone et transformé en une piste ultra-moderne réservée aux essais privés de F1, Sports-Protos ou véhicules de série. Le Paul Ricard HTTT (pour « High Tech Test Track ») construit et géré sous la houlette de Philippe Gurdjian, innove dans la sécurité avec le remplacement des bacs à sable par des zones de dégagement en asphalte couvertes de bandes de surface abrasive qui ralentissent les véhicules en sortie de piste. Il n'y a plus de spectateurs mais le circuit est enfin rentable. Il offre 167 combinaisons de piste différentes, dont la plus grande mesure 5,861 km et la plus courte 826 mètres[2],[3],[4],[5].

Le complexe comprend aussi une piste d'atterrissage pouvant accueillir des jets et un circuit de karting, la Karting Test Track (KTT), qui reprend les mêmes principes que la piste auto en matière de sécurité. La piste de karting est longue de 964 mètres, elle est supervisée par Frédéric Julien et offre des stages de pilotage.

Philippe Gurdjian, après neuf années de présidence, quitte ses fonctions de PDG du circuit Paul-Ricard à la fin juin 2008 pour s'occuper de la piste d'Abou Dabi dont il est le concepteur et est remplacé par Claude Sage.

Réouverture au publicModifier

Gérard Neveu, jusqu'alors directeur des pistes, est nommé directeur du circuit le . Après dix ans de fermeture au public, la nouvelle direction opère un revirement et décide d'une réouverture au public et du retour de compétitions officielles sur le circuit[6].

La décision est prise de construire une tribune de 4 000 places face aux stands et d'appliquer une politique tarifaire populaire. La réouverture a lieu le à l'occasion des essais Le Mans Series. La tribune, avec une entrée à 15 euros, affiche complet[7].

Après diverses courses remportant plus ou moins de succès, la compétition de niveau international revient avec le FIA GT. À cette occasion la direction aménage une butte au Beausset et ouvre les tribunes du virage du pont (Grand Prix Hall)[8]. L'épreuve est courue sur le tracé 1C-V2 de 5,842 km[9]. Depuis 2010 le circuit accueille les manches d'ouverture de la Formule 3 Euro Series et des Le Mans Series (les 6 Heures du Castellet).

En 2011, le Premier ministre français François Fillon ouvre une commission « Grand Prix de France » pour ramener la Formule 1 en France à partir de 2011, au Castellet, en alternance avec le Grand Prix de Belgique. Elle est animée notamment par un de ses anciens collaborateurs, Gilles Dufeigneux, délégué aux grands événements sportifs, Éric Boullier (patron de l'écurie Lotus Renault GP), et le directeur du circuit Paul-Ricard, Gérard Neveu. Dans ce contexte, un nouveau directeur, Stéphane Clair, ancien haut responsable de l'aéroport Marseille Provence et président de la société NPO, est nommé pour une prise de fonctions le 26 septembre 2011[10].

Bol d'orModifier

Après quinze ans d'absence, la course d'endurance motocycliste de 24 heures fait son retour au circuit Paul Ricard du 18 au 20 septembre 2015 ; l'événement accueille près de 74 000 spectateurs.

Retour de la Formule 1 en 2018Modifier

Le vendredi 2 décembre 2016, la Fédération française du sport automobile confirme le retour du Grand Prix de France de Formule 1 au circuit Paul-Ricard en 2018. Le contrat d'organisation de l'épreuve porte sur une durée de 5 saisons[11]. L'événement est dévoilé le lundi 5 décembre 2016, lors d'une conférence de presse à l'Automobile Club de France à Paris en présence de Nicolas Deschaux, le président de la FFSA[12].

La date du Grand Prix est fixée au dimanche 24 juin 2018.

TracéModifier

Le tracé, de forme oblongue, est caractérisé par la longue ligne droite du Mistral. Longue de 1,8 km, elle peut être altérée par la chicane nord construite en 1986. Une autre caractéristique du tracé est sa platitude du fait de sa construction sur un plateau. Ainsi, son altitude oscille de 408 à 441 mètres.

La longueur du tracé dans sa configuration F1 est de 5,861 km ; c'est d'ailleurs la plus longue configuration du circuit, la plus courte mesure elle 826 m. Le circuit offre au total 167 configuration possibles[2],[3],[4],[5]. Ce nombre rare et élevé de combinaisons s'explique par le fait que le circuit est très souvent utilisé pour des tests ; tests favorisés par le climat, notamment en hiver où il est doux. À noter que le tracé de 3,8 km est le plus souvent utilisé pour les essais de monoplaces[2].

Enfin, un des traits assimilés au circuit est ses zones de dégagement en asphalte couvertes de bandes de surface abrasive de couleurs bleu et rouge. Elles sont constituées d'un mélange d'asphalte et de tungstène et offrent des niveaux d'abrasivité différents[13]. Des barrières Tecpro sont placées à l'extrémité de ces zones de dégagements, en lieu et place des habituelles rangées de pneumatiques sur les autres circuits permanents[13].

PalmarèsModifier

GalerieModifier

Jeux vidéoModifier

La piste du Paul Ricard est jouable dans les jeux suivants :

Notes et référencesModifier

  1. François Chevalier, Circuit Paul-Ricard - Au cœur de la compétition auto-moto, Jean Todt (préface), éditeur ETAI (2004) (ISBN 2-7268-9395-3).
  2. a b et c Circuit Paul-Ricard, « Pistes et infrastructures », sur circuitpaulricard.com (consulté le 29 janvier 2018).
  3. a et b FIM, « Bol d'or », sur fimewc.fr (consulté le 29 janvier 2018).
  4. a et b ELMS, « L'ELMS et le circuit Paul Ricard, une longue histoire… », sur europeanlemansseries.com, (consulté le 29 janvier 2018).
  5. a et b makemycinema, « Ma journée vitesse au circuit Paul Ricard », sur makemycinema.fr, (consulté le 29 janvier 2018).
  6. Le Paul-Ricard va retrouver son public - Auto Hebdo, 25 février 2009 [PDF].
  7. Le circuit Paul Ricard HTTT affiche COMPLET - Communiqué de presse, 8 mars 2009.
  8. HTTT Paul Ricard : une réouverture qui prend belle tournure - caradisiac.com, 7 octobre 2009.
  9. (en) FIA GT Championship season 2009, event 7 - Paul Ricard - Site officiel de la FIA GT.
  10. Le circuit Paul Ricard se dote d'un nouveau directeur - Automoto365.com, 1er septembre 2011.
  11. Pierre Van Vliet, « La F1 au Ricard pour cinq ans dès 2018 ! », sur f1i.fr, (consulté le 3 décembre 2016).
  12. « Le retour du Grand Prix de France au Castellet est confirmé », sur varmatin.com (consulté le 3 décembre 2016).
  13. a et b (en) Paul Ricard High Tech Test Track, The Marshal: Incorporating Rescue & Resuscitation, avril 2007.

AnnexesModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier