Volontaires nationaux pendant la Révolution

Volontaires nationaux
Image illustrative de l’article Volontaires nationaux pendant la Révolution
Drapeau d'infanterie de la période révolutionnaire (1789-1793)

Création 1791
Dissolution 1793
Pays Drapeau de la France République française
Branche Infanterie
Guerres Guerres de la première Coalition

Dans le cours de l'année 1791, une coalition se forme contre la France alors en pleine Révolution. L’émigration se renforce de plus en plus. Le roi et sa cour se disposent à fuir. Les frontières de la France sont menacées. Conformément à l'article 14 de la loi du 15 juin 1791, un registre est ouvert, dans chaque district, pour l'inscription des Volontaires nationaux appelés à la défense du territoire.

L’entrée en guerre de la Prusse aux côtés de l’Autriche le oblige l’Assemblée législative à contourner le veto royal en proclamant, le , la patrie en danger et en demandant à tous les volontaires d'affluer vers Paris.


SommaireEdit

Ain – Aisne – Allier – Basses-Alpes – Hautes-Alpes – Alpes-Maritimes – Ardèche – Ardennes – Ariège – Aube – Aude – Aveyron – Bouches-du-Rhône – Calvados – Cantal – Charente – Charente-Inférieure – Cher – Corrèze – Corse – Côte-d’Or – Côtes-du-Nord – Creuse – Dordogne – Doubs – Drôme – Eure – Eure-et-Loir – Finistère – Gard – Haute-Garonne – Gers – Gironde – Hérault – Ille-et-Vilaine – Indre – Indre-et-Loire – Isère – Jemmapes – Jura – Landes – Léman – Loir-et-Cher – Loire – Haute-Loire – Loire-Inférieure – Loiret – Lot – Lot-et-Garonne – Lozère – Maine-et-Loire – Manche – Marne – Haute-Marne – Mayenne – Mayenne-et-Loire – Meurthe – Meuse – Mont-Blanc – Mont-Terrible – Morbihan – Moselle – Nièvre – Nord – Oise – Orne – Paris-Seine – Paris Première formation – Paris Seconde formation – Paris Troisième formation – Pas-de-Calais – Puy-de-Dôme – Basses-Pyrénées – Hautes-Pyrénées – Pyrénées-Orientales – Bas-Rhin – Haut-Rhin – Rhône-et-Loire – Haute-Saône – Saône-et-Loire – Sarthe – Seine-et-Oise – Seine-Inférieure – Seine-et-Marne – Deux-Sèvres – Somme – Tarn – Var – Vaucluse – Vendée – Vienne – Haute-Vienne – Vosges – Yonne

HistoriqueEdit

 
Le Départ des Volontaires de 1792 (connu aussi comme La Marseillaise) par François Rude, Arc de triomphe de l'Étoile, Paris

Lorsque, à la fin de l'année 1790, se manifesta l'hostilité des monarchies européennes contre la Révolution, l'armée française se trouvait très affaiblie par l'émigration des principaux chefs et par l'indiscipline des soldats.
Il était impossible de la recruter selon les procédés de l'Ancien Régime. Le tirage au sort généralisé était inapplicable après l'abolition des milices provinciales, réclamée par l'immense majorité des électeurs de 1789, dans leurs cahiers de doléances et décrétée par le titre VI de la Constitution de 1791.
Les troupes françaises de toutes armes, autre que les gardes nationales, devaient être recrutées par engagements volontaires et à prix d'argent, comme autrefois, mais avec contrats passés devant les municipalités.
Le , Alexandre de Lameth proposa de porter au complet 30 régiments d'infanterie de ligne avec la création de 100 000 soldats auxiliaires destinés à être répartis dans les régiments. Cette loi indique que :

  • Il ne sera reçu à contracter un engagement de soldats auxiliaires que des personnes domiciliées, ayant au moins 18 ans et de pas plus de 40 ans et réunissant toutes les qualités requises par les ordonnances militaires. On admettra de préférence ceux qui auront servi dans les troupes de lignes.
  • Les auxiliaires recevront pendant la paix 3 sols par jour et il sera fait un fond extraordinaire de 50 livres par homme pour leur équipement à leur arrivée au corps lorsqu'ils seront tenus de joindre.

Le 22 avril de la même année, l'Assemblée nationale décrète une conscription de 300 000 hommes de gardes nationales pour être organisée immédiatement en compagnies et bataillons qu'on assemblerait quand on en aurait besoin.
Le 4 juin, un autre décret ordonne la répartition de 100 000 soldats auxiliaires dans chacun des 83 départements du royaume : 25 000 pour le service de la marine et 75 000 pour les armées de terre, enrôlés pour 3 ans, doivent être formés sans délai pour être envoyés au combat au premier ordre.
Trois nouveaux décrets[1] augmentent encore les forces et prescrivent de mettre en activité les bataillons de volontaires, composés de 568 hommes de la garde nationale des départements de la frontière, et ces bataillons doivent se monter, ensemble, à 26 000 hommes.
Les départements du Nord, du Pas-de-Calais, du Jura, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, de la Moselle, de la Meuse, des Ardennes, de l'Aisne, devaient fournir chacun le plus d'hommes possible. Les autres départements devaient fournir chacun de 2 000 à 3 000 hommes de bonne volonté, volontaire. Tout citoyen qui voulait marcher devait se faire inscrire à sa municipalité.
Un autre décret[2] ordonne la mise en activité, tant sur les frontières que dans l'intérieur, de 74 000 hommes de la garde nationale, indépendamment des 26 000 demandés auparavant.
Ces différentes levées produisent les 170 premiers bataillons de volontaires nationaux, dont le nombre est successivement porté à 200, 380, 502 et 755 bataillons.

Tous les départements sont concernés. Les zones qui fournissent le plus de volontaires sont les départements frontaliers directement menacés par les armées étrangères comme le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, le Bas-Rhin, la Meurthe, les Vosges, les Hautes-Alpes, la Haute-Saône, le Doubs, les Bouches-du-Rhône, le Var et la Drôme. Les départements de Paris, de Seine-et-Oise et de Seine-et-Marne, animés d'un élan patriotique, fournissent également un fort contingent.
Il y a également des diversités, liées à la population du département. Par exemple la Corrèze livre 2 fois plus de volontaires, comparativement à sa population, que l'Allier ou la Haute-Vienne.

Si la totalité des bataillons formés en 1791 et l'immense majorité de ceux formés en 1792 étaient composé de véritables volontaires, à partir de 1793, l'engagement volontaire est l'exception et le recrutement devient la règle. Si le nom de volontaire est donné aux hommes de la levée de 1793 puis de la réquisition du mois août suivant, la grande majorité ne mérite pas ce nom, étant pour la plupart des volontaires de force.

Cavalerie

La cavalerie n'avait pas de volontaires[3].
Cependant comme beaucoup de citoyens préféraient ce service, les départements se firent entendre pour la levée de ces nouveaux corps. Un décret qui ordonne la création de ce nouveau corps règle également la forme et l'organisation :

  1. Sous le nom de volontaires Gardes-nationaux chasseurs à cheval, 6 compagnies de 130 hommes chacun sont créées et attachées au 6 légions précédemment formées.
  2. Pour y être admis, chaque citoyen devra justifier de son service dans la garde nationale, et prouver son civisme par un certificat authentique.
  3. En s'inscrivant, il s'engagera à s'équiper et se monter à ses frais, suivant les formes réglées par la loi, qui règle aussi l’intérêt qui lui sera payé pour l'avance de son cheval.
  4. Les volontaires nommeront eux-mêmes leurs officiers.

Un grand nombre d'individus offrant de réunir des bataillons ou des escadrons, on décide que chaque citoyen est autorisé à lever des corps armés. Le Gouvernement alloue huit cents livres par cavalier monté et armé, et cent cinquante livres par fantassin complètement équipé. C'est ainsi que prennent naissance les Hussards de la Liberté, Les Hussards de l'Égalité, les Hussards Braconniers, la Légion des Germains également appelée légion Germanique et une foule de corps analogues[4].

CompositionEdit

Les volontaires devaient former des bataillons de 8 à 10 compagnies de 50 hommes commandés par 3 officiers. Chaque bataillon est composé de 8 ou 9 compagnies d'infanterie et d'une compagnie de grenadiers.
L'effectif de ces bataillons a varié de 500 à 800 hommes.
Le bataillon était commandé par 1 colonel et 2 lieutenants-colonels. Tous les officiers devaient être élus par les volontaires.
Chaque garde national recevait une solde de 15 sous par jour.
Le caporal et le tambour, une solde et demie ; le fourrier et le sergent, 2 soldes ; le sous-lieutenant 3 soldes ; le lieutenant 4 soldes ; le capitaine 5 soldes ; le lieutenant-colonel 6 soldes et le colonel 7 soldes.
Dès que leur service ne serait plus nécessaire, les volontaires devaient rentrer dans leurs foyers et cesser de recevoir la solde[5].


Voici la liste des bataillons[6], classés par départements[7], avec les personnalités, rattachements, campagnes, combats et batailles auxquels ils ont participé, le numéro de la demi-brigade lors de l'amalgame de la première formation puis le numéro de cette demi-brigade lors de l'amalgame de deuxième formation.

Liste des bataillons par départementsEdit

AinEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Pont-de-Vaux, Bourg, Nantua, Gex, Belley, Saint-Rambert, Montluel, Trévoux et Châtillon-les-Dombes) du département de l'Ain fournirent 13 bataillons[8] :

AisneEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Saint-Quentin, Vervins, Laon, Chauny, Soissons et Château-Thierry) du département de l'Aisne fournirent 5 bataillons[Note 2],[27] :

AllierEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Cérilly, Moulins, Le Donjon, Cusset, Gannat, Montmarault et Montluçon) du département de l'Allier fournirent 3 bataillons

Basses-AlpesEdit

De 1791 à 1793, les 5 districts (Sisteron, Barcelonnette, Castellane, Digne et Forcalquier) du département des Basses-Alpes fournirent 6 bataillons.

Hautes-AlpesEdit

De 1791 à 1793, les 4 districts (Briançon, Embrun, Gap et Serres) du département des Hautes-Alpes fournirent 6 bataillons[45]

Alpes-MaritimesEdit

De 1791 à 1793, les 3 districts (Menton[Note 3], Nice et Puget-Théniers) du département des Alpes-Maritimes fournirent 2 bataillons

ArdècheEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Annonay[47], Aubenas, L'Argentière[48], Privas[49], Tournon, Vernoux[47] et Villeneuve-de-Berg[49]) du département de l'Ardèche fournirent 7 bataillons

 
Signé par Suchet, futur maréchal de France, ordre de rejoindre son bataillon pour un officier de santé du 4e bataillon des volontaires de l'Ardèche.

ArdennesEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Rocroi, Charleville, Sedan, Grandpré, Vouziers et Rethel) du département des Ardennes fournirent 6 bataillons

AriègeEdit

De 1791 à 1793, les 3 districts (Saint-Girons, Mirepoix et Tarascon) du département de l'Ariège fournirent 5 bataillons.

AubeEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Nogent-sur-Seine, Arcis-sur-Aube, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, Ervy et Troyes) du département de l'Aube fournirent 4 bataillons[53]

AudeEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Castelnaudary, Carcassonne, Narbonne, Lagrasse, Limoux et Quillan) du département de l'Aude fournirent 9 bataillons[54]

AveyronEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts ( Mur-de-Barrez, Saint-Geniez-d'Olt, Sévérac-le-Château, Millau, Saint-Affrique, Sauveterre, Villefranche, Aubin et Rodez) du département de l'Aveyron fournirent 2 bataillons

Bouches-du-RhôneEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Tarascon, Apt[58], Aix, Marseille, Salon et Arles) du département des Bouches-du-Rhône fournirent 19 bataillons[59] et 3 compagnies

CalvadosEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Bayeux, Caen, Pont-l'Évêque, Lisieux, Falaise et Vire) du département du Calvados fournirent 10 bataillons et 2 compagnies

CantalEdit

De 1791 à 1793, les 4 districts (Mauriac, Murat, Saint-Flour et Aurillac) du département du Cantal fournirent 3 bataillons.

CharenteEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Ruffec, Confolens, La Rochefoucauld, Angoulême, Barbezieux et Cognac) du département de la Charente fournirent 10 bataillons et 3 compagnies[64],[65].

Charente-InférieureEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (La Rochelle, Rochefort, Saint-Jean-d'Angély, Saintes, Pons, Montlieu et Marennes) du département de la Charente-Inférieure fournirent 8 bataillons et 1 compagnie

CherEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Aubigny, Sancerre, Sancoins, Saint-Amand, Châteaumeillant, Bourges et Vierzon) du département du Cher fournirent 3 bataillons

CorrèzeEdit

De 1791 à 1793, les 4 districts (Uzerche, Ussel, Tulle et Brive) du département de la Corrèze fournirent 5 bataillons

CorseEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Bastia, Oletta, L'Île-Rousse, La Porta-d'Ampugnani, Corte, Cervione, Tallano, Ajaccio et Vico) du département de la Corse fournirent 4 bataillons[72]

Côte-d'OrEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Châtillon-sur-Seine, Is-sur-Tille, Dijon, Saint-Jean-de-Losne, Beaune, Arnay-le-Duc et Semur-en-Auxois) du département de la Côte-d'Or fournirent 13 bataillons et 1 compagnie

Côtes-du-NordEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Lannion, Pontrieux, Saint-Brieuc, Lamballe, Dinan, Broons, Loudéac, Rostrenen et Guingamp) du département des Côtes-du-Nord fournirent 4 bataillons et 1 compagnie

CreuseEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (La Souterraine, Guéret, Boussac, Évaux, Felletin, Bourganeuf et Aubusson) du département de la Creuse fournirent 3 bataillons[77] et 2 compagnies[78]

DordogneEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Nontron, Excideuil, Montignac, Sarlat, Belvès, Bergerac, Montpon[79], Ribérac et Perigueux) du département de la Dordogne fournirent 8 bataillons[80],[81]

DoubsEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Besançon, Baume-les-Dames, Saint-Hippolyte, Pontarlier, Quingey et Ornans) du département du Doubs fournirent 12 bataillons

DrômeEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Romans, Valence, Die, Buis[83], Montélimar, Crest et Orange (provisoirement)[84]) du département de la Drôme fournirent 10 bataillons

EureEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Évreux, Les Andelys, Bernay, Louviers, Pont-Audemer et Verneuil) du département de l'Eure fournirent 5 bataillons et 1 compagnie

Eure-et-LoirEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Chartres, Châteaudun, Châteauneuf-en-Thymerais, Dreux, Janville et Nogent-le-Rotrou) du département d'Eure-et-Loir fournirent 3 bataillons

FinistèreEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Brest, Carhaix, Châteaulin, Landerneau, Lesneven, Morlaix, Pont-Croix, Quimper et Quimperlé) du département du Finistère fournirent 3 bataillons et 1 compagnie

GardEdit

De 1791 à 1793, les 8 districts (Alais, Beaucaire, Nîmes, Pont-Saint-Esprit, Saint-Hippolyte, Sommières, Uzès et Le Vigan) du département du Gard fournirent 8 bataillons et 1 compagnie

Haute-GaronneEdit

De 1791 à 1793, les 8 districts (Toulouse, Rieux, Villefranche, Castelsarrasin, Muret, Saint-Gaudens, Revel et Grenade) du département de la Haute-Garonne fournirent 11 bataillons

GersEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Auch, Condom, L'Isle-Jourdain, Lectoure, Mirande et Nogaro) du département du Gers fournirent 8 bataillons et 2 compagnies

GirondeEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Bazas, Blaye, Bordeaux, Cadillac, Lesparre, Libourne et La Réole) du département de Bec-d'Ambès devenu département de la Gironde fournirent 17 bataillons

HéraultEdit

De 1791 à 1793, les 4 districts (Montpellier, Béziers, Lodève et Saint-Pons) du département de l'Hérault fournirent 9 bataillons et 1 compagnie

Ille-et-VilaineEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Bain-de-Bretagne, Dol, Fougères, La Guerche-de-Bretagne, Montfort, Redon, Rennes, Saint-Malo et Vitré) du département d'Ille-et-Vilaine fournirent 3 bataillons

IndreEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Issoudun, Châteauroux, Argenton, Le Blanc, La Châtre et Châtillon-sur-Indre) du département de l'Indre fournirent 2 bataillons

Indre-et-LoireEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Tours, Amboise, Château-Renault, Loches, Chinon, Preuilly et Langeais) du département d'Indre-et-Loire fournirent 5 bataillons

IsèreEdit

De 1791 à 1793, les 4 districts (Grenoble, Saint-Marcellin, La Tour-du-Pin et Vienne) du département de l'Isère fournirent 11 bataillons

JemmapesEdit

De 1791 à 1793, le département de Jemmapes fourni 1 bataillon

JuraEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Dole, Arbois, Poligny, Lons-le-Saunier, Orgelet et Saint-Claude) du département du Jura fournirent 12 bataillons

LandesEdit

De 1791 à 1793, les 4 districts (Dax, Mont-de-Marsan, Saint-Sever et Tartas) du département des Landes fournirent 6 bataillons

LémanEdit

De 1791 à 1793, les 3 districts (Bazas, Carouge, Cluses et Thonon), du département du Léman fournirent 1 bataillon

Loir-et-CherEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Blois, Vendôme, Romorantin, Mondoubleau, Mer et Saint-Aignan) du département de Loir-et-Cher fournirent 4 bataillons

Haute-LoireEdit

De 1791 à 1793, les 3 districts (Le Puy, Brioude et Monistrol-sur-Loire[87]) du département de la Haute-Loire fournirent 3 bataillons. Toutefois la Haute-Loire ne fournit pas de bataillons de volontaires en 1791.

Loire-InférieureEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Ancenis, Blain, Châteaubriant, Clisson, Guérande, Machecoul, Nantes, Paimbœuf et Savenay) du département de la Loire-Inférieure fournirent 4 bataillons et 2 compagnies

LoiretEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Orléans, Beaugency, Neuville, Pithiviers, Montargis, Gien et Boiscommun) du département du Loiret fournirent 4 bataillons et 1 compagnie

LotEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Cahors, Martel[88], Gourdon, Figeac, Montauban et Lauzerte) du département du Lot fournirent 9 bataillons

Lot-et-GaronneEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Agen, Nérac, Marmande, Tonneins, Villeneuve, Lauzun, Monflanquin, Casteljaloux et Valence) du département de Lot-et-Garonne fournirent 10 bataillons

LozèreEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Mende, Marvejols, Florac, Langogne, Villefort, Meyrueis et Saint-Chély-d'Apcher) du département de la Lozère fournirent 2 bataillons

MancheEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Avranches, Coutances, Cherbourg, Valognes, Carentan, Saint-Lô et Mortain) du département de la Manche fournirent 13 bataillons

MarneEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Châlons-sur-Marne, Reims, Épernay, Sézanne, Sainte-Menehould et Vitry-le-François) du département de la Marne fournirent 8 bataillons

Haute-MarneEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Bourbonne, Bourmont, Chaumont, Joinville, Langres et Saint-Dizier) du département de la Haute-Marne fournirent 4 bataillons

MayenneEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Ernée, Mayenne, Lassay, Evron, Laval, Craon et Château-Gontier) du département de la Mayenne fournirent 3 bataillons

Mayenne-et-Loire (Maine-et-Loire)Edit

De 1791 à 1793, les 8 districts (Angers, Saumur, Baugé, Châteauneuf, Segré, Saint-Florent-le-Vieil, Cholet et Vihiers) du département de Mayenne-et-Loire fournirent 8 bataillons. Le département de Mayenne-et-Loire prendra ensuite le nom de Maine-et-Loire. Les bataillons portent donc le nom de bataillon de volontaires de Mayenne-et-Loire puis celui de bataillon de volontaires de Maine-et-Loire.

MeurtheEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Nancy, Lunéville, Vézelise, Toul, Pont-à-Mousson, Vic, Dieuze, Sarrebourg et Blâmont) du département de la Meurthe fournirent 11 bataillons

MeuseEdit

De 1791 à 1793, les 8 districts (Bar-le-Duc, Clermont, Commercy, Gondrecourt, Saint-Mihiel, Stenay, Verdun et Étain) du département de la Meuse fournirent 8 bataillons

Mont-BlancEdit

De 1791 à 1793, les 7 districts (Annecy, Carouge, Chambéry, Cluses, Moûtiers, Saint-Jean-de-Maurienne et Thonon) du département du Mont-Blanc fournirent 5 bataillons

Mont-TerribleEdit

De 1791 à 1793, les 2 districts (Delémont et Porrentruy) du département du Mont-Terrible fournirent 1 bataillon

MorbihanEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Auray, Le Faouët, Hennebont, Josselin, Pontivy, Ploërmel, La Roche-Bernard, Rochefort et Vannes) du département du Morbihan fournirent 4 bataillons

MoselleEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Metz, Bitche, Boulay, Briey, Longwy, Morhange, Sarreguemines, Sarrelouis et Thionville) du département de la Moselle fournirent 5 bataillons

NièvreEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Nevers, Saint Pierre le Moutier, Decize, Moulins, Château Chinon, Corbigny, Clamecy, Cosne et La Charité) du département de la Nièvre fournirent 3 bataillons

NordEdit

De 1791 à 1793, les 8 districts (Bergues, Hazebrouck, Lille, Douai, Cambrai, Valenciennes, Le Quesnoy et Avesnes) du département du Nord fournirent 24 bataillons[94],[95]

OiseEdit

De 1791 à 1793, les 9 districts (Beauvais, Chaumont, Grandvilliers, Breteuil, Clermont, Senlis, Noyon, Compiègne et Crépy) du département de l'Oise fournirent 14 bataillons et 1 compagnie[98]

OrneEdit

De 1791 à 1793, les 6 districts (Alençon, Domfront, Argentan, Laigle, Bellême et Mortagne) du département de l'Orne fournirent 5 bataillons

Paris-SeineEdit

De 1791 à 1793, le département de Paris, qui comprenait 3 districts : Paris, Franciade et Bourg-de-l'Égalité, fournit 48 bataillons et 4 compagnies.
Il y aura 3 formations.

Paris Première formationEdit

De 1791 à 1793, les districts de Paris, de Franciade et de Bourg-de-l'Égalité, première formation, fournirent 32 bataillons et 3 compagnies.