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Éloi Charlemagne Taupin

général français de la Révolution et de l’Empire

BiographieModifier

FamilleModifier

Éloi Charlemagne est le fils d’Eloy Taupin, fermier-laboureur, né le 12 juin 1740 à Barbery, marié le 3 juillet 1765 à Senlis (Oise) avec Marie Louise Barbier, née vers 1745 à Ayencourt (Somme), décédée le 18 octobre 1776 à Brasseuse (Oise)[1]. Il est le cousin germain de Nicolas François Bellart.

BiographieModifier

Du 14 mai 1787 jusqu’au 16 février 1791, il sert dans le régiment du Roi. Le 18 septembre 1791 il rentre comme sous-lieutenant dans le 1er bataillon de volontaires de l’Oise, et le 31 janvier 1792 il est promu capitaine dans le même corps par le choix de ses camarades.

De 1792 à 1795 Taupin est à l’armée du Nord[2]. Il est nommé chef de bataillon à l’ancienneté dans ce même corps, et le reste lorsque le bataillon sera amalgamé une première fois pour devenir la 183e demi-brigade de première formation puis une seconde fois pour devenir la 28e demi-brigade de deuxième formation.

De 1795 à 1797 il est à l’armée de l'Intérieur[2], puis passe en 1798, à l’armée d'Helvétie. Le 9 juin 1800 il combat brillamment à la bataille de Montebello[2] puis à Marengo le 14 juin suivant[2] où il est blessé[note 1]. Le 15 septembre 1802, il reçoit un sabre d’honneur à la suite de cette action, mais il ne reçoit le brevet que le 24 janvier 1803.

Employé à Boulogne en 1802-1803 sous les ordres du général Vandamme, il passe en 1803 à l'armée de Batavie. Le 22 décembre 1803 Taupin est nommé major du 11e régiment d’infanterie de ligne, et le 14 juin 1804 il est fait officier de la Légion d'honneur.

Le 1er février 1805 il est nommé colonel du 103e régiment d’infanterie de ligne. C’est à la tête de ce corps qu’il fait les campagnes d’Autriche, de Prusse et de Pologne de 1805 à 1807, au sein de la division Gazan[2]. Le 2 décembre 1805 à la bataille d'Austerlitz, il attire sur lui l’attention de Napoléon, qui le fait commandeur de la Légion d’honneur le 25 décembre 1805. Le 21 février 1807, à la suite de la bataille d'Eylau, il est promu général de brigade.

En 1808 il passe à l’armée d'Espagne[2], mais en 1809 il est employé en Allemagne pour participer à la campagne contre les Autrichiens. En 1810 il revient dans l’armée d'Espagne. Le 22 juillet 1812 il participe à la bataille des Arapiles où il commande la 6e division. Le 28 janvier 1813 il est élevé au grade de général de division. Le 24 mars, il prend le commandement de la 4e division d’infanterie de l'armée du Portugal commandée par le général Reille et participe le 21 juin 1813 à la bataille de Vitoria.

Lors de la nomination de Soult en juillet 1813 à l’armée des Pyrénées, il reste sous les ordres du général Reille. Il s’illustre lors de l’offensive vers Sorauren le 28 juillet 1813 et lors de l’attaque d’octobre 1813 en défendant la redoute de la « Baïonnette » en avant d’Ascain. Le 10 décembre 1813 Taupin s’illustre encore au combat de Bassussary où il force le centre allié à reculer vers leurs retranchements à Arcangues.

Il s’illustre à la bataille d’Orthez le 27 février 1814, où sa division, située à droite du dispositif français, repousse cinq fois les attaques de Beresford[3].

MortModifier

Lors de la bataille de Toulouse, la division Taupin occupe la redoute de la Cépière[2]. Après avoir décimé le premier assaut anglais, Taupin commet une erreur[2],[4] et lance une contre-attaque dans laquelle il est tué[2] ; la confusion qui suit sa mort permet à Beresford de s’emparer de la redoute[3].

Il meurt le 10 avril 1814 à 11 heures. Dans l’après-midi son corps est déposé dans la cathédrale Saint-Étienne.

Titre, Décorations, HonneursModifier

 
Noms gravés sous l’arc de triomphe de l’Étoile : pilier Ouest, 37e et 38e colonnes.

Titre deModifier

Le général Taupin est fait baron de l'Empire le 2 juillet 1808[5].

HonneursModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

RéférencesModifier

NotesModifier

  1. Extrait d'une lettre à Bonaparte : « Après le passage du Pô et la bataille de Montebello les généraux Lasnes (Orthographe d'époque respectée) et Watrin vous rendirent compte de la conduite distinguée de la 28e demi-brigade de ligne à ces deux affaires et de la mienne en particulier. Les mêmes généraux rendent compte au général Berthier d'une manière très favorable de ma conduite depuis l'ouverture de la campagne et à la bataille de Marengo, où j'ai eu deux chevaux tués sous moi, et où j'ai été blessé d'un éclat d'obus. »

BibliographieModifier