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13e bataillon de volontaires des Vosges

CréationModifier

En 1792 le nombre de volontaires dans le département des Vosges dépasse de beaucoup le chiffre demandé par l'Assemblée législative. Sur une proposition faite par François de Neufchâteau, l'Assemblée déclare le que le département des Vosges a bien mérité de la patrie[2]. Le 13e bataillon sera donc composé des volontaires surnuméraires et des compagnies distraites des districts de Bruyères, le 6e bataillon , de Remiremont, le 8e bataillon et de Darney, le 9e bataillon . La 4e compagnie du 13e bataillon, faite de volontaires de Remiremont, se choisit pour capitaine , le , Jean Joseph Amable Humbert. Quatre jours plus tard il est nommé Lieutenant-colonel en second. On trouve comme Quartier-maître François Puton de Remiremont qui sera rejoint par ses deux fils à la 70e demi-brigade.

Armée du RhinModifier

Le 13e quitte Épinal le puis rejoint en quelques jours Haguenau en marchant par Saint-Dié, Sélestat et Strasbourg. C'est à Haguenau que la troupe apprend le maniement des armes et s’apprête au combat. Le 13e bataillon est envoyé rejoindre l'Armée du Rhin en et défend Mayence assiégé d'avril à juillet. Après la reddition de la ville, le 13e bataillon affecté l'Armée de l'Ouest.

Armée de l'OuestModifier

Bataille de TorfouModifier

Lors de la bataille de Torfou, qui verra la victoire des Vendéens, le le 13e voit disparaître 42 soldats.

Bataille de DolModifier

A la bataille de Dol, qui dure du 20 au , on ne connait que le nom du chirurgien-major Cyprien Pernot de Fontenoy-le-Château pour les morts du 13e Bataillon.

Bataille de CholetModifier

Le 13e bataillon se dirige sur Cholet et participe à la bataille qui aboutit à une victoire décisive des forces républicaines. Le Bataillon perd 11 hommes. Les relevés fait par Henri Poulet donnent les noms de Jean-Joseph Petitdemenge, de Corcieux, Claude Mouget, de Ménarmont, Antoine Bregin, de Grandrupt, Jean-Claude Querquin, de Bains et d'Adrien Munier, de Gruey comme tombés au combat le et le .

C'est sur ce champ de bataille que le jeune Jean Joseph Amable Humbert, fut à 27 ans, nommé général de Brigade le .

 
Combat dans les rues de Cholet par Paul-Émile Boutigny[3]

Bataille de LavalModifier

Le , le 13e bataillon fait partie des 6 000 hommes qui défendent Laval . Cette bataille fut un échec pour les Républicains. On connait le nom de quatre jeunes volontaires du 13e bataillon qui y laissèrent la vie : Valentin Lagas, de Brouvelieures, Martin Balland, de Brû, Joseph Grandmaire, de Harsault et Charles Creusot, de Remiremont.

DissolutionModifier

Formé à Luçon, la 157e demi-brigade de première formation, fait les campagnes de l'an IV et de l'an V à l'armée de l'Ouest.
Lors du second amalgame, elle est incorporée dans la 70e demi-brigade de deuxième formation où s'illustrera le jeune Marc Antoine Joseph Frédéric Puton[4].

BibliographieModifier

Notes, sources et référencesModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  1. Camille-Félix-Michel Rousset, Les volontaires: 1791-1794, p.. 388, éd. Didier et Cie, Paris, 1870
  2. Abel Mathieu, Les Vosges sous la Révolution, p.130, éd. Gérard Louis, 1988, (ISBN 2907016040)
  3. Titre du tableau: Henri de La Rochejaquelein à la bataille de Cholet peint en 1889
  4. Albert Albrier,Le baron Puton, sa vie sa famille, Mémoires et documents publiés par la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, p.273, Annecy, 1875