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Alexis Joseph Delzons

général français

BiographieModifier

Parcours sous la Révolution françaiseModifier

Fils d'Antoine Delzons, alors juge au tribunal d'Aurillac avec son oncle Pierre Hébrard, le jeune Alexis s'engage en 1791 au 1er bataillon de volontaires du Cantal[1], et est nommé lieutenant de grenadiers. Il fait les campagnes de 1792 et 1793 à l'armée des Pyrénées orientales, et est nommé capitaine en 1793. Blessé au combat de la Jonquière en 1794, il se signale de nouveau au siège de Roses. Le 1er bataillon du Cantal ayant été incorporé dans le 8e chasseurs à pied, dit des Vosges, Delzons suit ce régiment en Italie. Il prend d'assaut la redoute de Montenotte le , s'empare le 14, d'une batterie sur le plateau de Dego, se fait remarquer au passage du pont de Lodi, traverse le Mincio sous le feu de l'ennemi, et lui enlève les pontons parqués sur la rive opposée.

Fait prisonnier près de Mantoue, il est échangé huit jours après. Il est blessé à l'affaire du près de Rivoli, et à la bataille de Rivoli il résiste avec sa compagnie à un régiment autrichien. On le nomme chef de bataillon sur le champ de bataille. Le , Delzons pénètre l'un des premiers dans Alexandrie en Égypte, enlève les retranchements d'Embabeh, et il est promu chef de sa demi-brigade ; il a alors 23 ans.

Général de l'EmpireModifier

Sous les ordres du maréchal MarmontModifier

Delzons se prononce contre la capitulation d'Alexandrie, et rentré en France, il est nommé par Napoléon Bonaparte général de brigade le . Il est fait commandeur de la Légion d'honneur le . Il prend en cette qualité une part active aux campagnes de 1804, 1805 et 1806. En 1809, il commande la brigade de droite du corps de Marmont qui se trouve en Dalmatie, et assez éloigné de la Grande Armée. Delzons donne dans le conseil réuni par Marmont, le conseil d'opérer sans délai un mouvement de retraite, de marcher sur la Croatie, et de combattre les dix-neuf bataillons autrichiens qui en défendent les frontières. Le général Delzons contribue au succès de ce mouvement qui est opéré et décide la bataille de Bilay le . Le suivant, il a deux chevaux tués sous lui, enlève une position le 12, et décide encore le succès de la bataille de Znaïm. Après le traité de Vienne en 1809, Delzons organise la province Illyrienne de Karlstadt, est nommé général de division le , et peu après, commandant en chef par intérim de l'armée d'Illyrie.

Mort en RussieModifier

En 1812 il fait la campagne de Russie sous les ordres d'Eugène de Beauharnais, et se distingue surtout aux journées d'Ostrovno et de la Moskova. Le , pendant la retraite, il est chargé de s'emparer du passage de la Louja qui doit faciliter l'occupation de Maloyaroslavets. Delzons fait rétablir les ponts détruits et parvient à y faire passer sa division. Il attaque alors les hauteurs de la ville et s'en rend maître. Cependant l'armée russe se dirige sur ce point et en chasse les régiments français. Le prince Eugène donne ordre à la division Delzons de reprendre la ville. Le général s'élance à la tête du 84e régiment. Les Russes remplissent en masse le chemin creux qui monte à la ville, mais ils sont enfoncés par la division Delzons et mis en déroute. Delzons, sûr de la victoire, encourage ses soldats lorsqu'il est blessé mortellement par une balle au front. Son jeune frère Benoît Delzons (1787-1812) se jette sur lui et le couvre de son corps, mais il est touché à son tour par une balle et succombe à ses côtés.

Le général Delzons est enterré le lendemain , sur le champ de bataille. Son nom est inscrit sur le côté Est de l'arc de l'Étoile.

Notes et référencesModifier

Sources partiellesModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

  • Tour de Broussette
  • attention, d'après la position des décorations le cliché du portrait est inversé !

Liens externesModifier