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Molsheim

commune française du département du Bas-Rhin
Ne pas confondre avec Mölsheim, municipalité allemande, ni avec Melsheim, autre commune du Bas-Rhin, dans le canton de Bouxwiller.

Molsheim
Molsheim
Metzig (ancien siège de corporation des bouchers).
Blason de Molsheim
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Bas-Rhin (Strasbourg)
Arrondissement Molsheim (chef-lieu)
Canton Molsheim (chef-lieu)
Intercommunalité C.C. de la région de Molsheim-Mutzig
Maire
Mandat
Jean-Michel Weber
2017-2020
Code postal 67120
Code commune 67300
Démographie
Gentilé Molsheimois (ou Molshémiens)
Population
municipale
9 286 hab. (2016 en augmentation de 1,58 % par rapport à 2011)
Densité 856 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 37″ nord, 7° 29′ 35″ est
Altitude 268 m
Min. 165 m
Max. 371 m
Superficie 10,85 km2
Localisation

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Liens
Site web https://www.molsheim.fr/

Molsheim (prononcé [mɔlshajm] ou [mɔlsajm][1]), Molse en alsacien, est une commune française située dans le département du Bas-Rhin, en Alsace (région Grand Est).

Sous-préfecture du Bas-Rhin, elle a connu une histoire riche depuis le Moyen Âge et est dotée d'un patrimoine architectural reconnu. Propriété médiévale de l'évêque de Strasbourg, elle devient la cité refuge des ordres religieux catholiques lors de la Réforme.

La ville est connue pour accueillir le siège historique du constructeur de voitures de sport Bugatti, ainsi qu'une des principales usines des camionnettes Mercedes-Benz. Ses habitants sont appelés les Molsheimiens.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Molsheim est située sur la route des vins d'Alsace, à 26 kilomètres à l'ouest de Strasbourg, à 9 kilomètres au nord d'Obernai et à 30 kilomètres au sud de Saverne, au débouché de la vallée de la Bruche dans la plaine d'Alsace. Le point culminant, le Molsheimer Berg (371 mètres[2]), offre un bon point de vue sur la plaine alsacienne.

Voies de communication et transportsModifier

L'accessibilité routière de Molsheim est assurée via Dorlisheim par l'autoroute A352 en provenance de Strasbourg à l'est, par la route départementale 500 à 2×2 voies vers le sud en direction d'Obernai et de Sélestat et par la route nationale 420 vers l'ouest en direction de la vallée de la Bruche vers Schirmeck et Saint-Dié. Au nord, la route départementale 422 relie la ville à Saverne. C'est aussi l'itinéraire suivi par la route des vins d'Alsace vers Marlenheim.

Véritable nœud ferroviaire, au carrefour des lignes TER Strasbourg - Saint-Dié-des-Vosges et Strasbourg - Molsheim - Sélestat, la ville était autrefois également raccordée à Saverne via Wasselonne par la voie ferrée. Cette dernière a été fermée au trafic voyageurs en 1969, puis déposée en 1993 et progressivement aménagée en voie verte jusqu'à Romanswiller.

Une autre piste cyclable transfrontalière longe le canal de la Bruche et permet de rejoindre Strasbourg à vélo (20 km depuis la sortie de Molsheim). Au-delà, après avoir croisé la Véloroute Rhin - Eurovélo 15 (EV15) et franchi le Rhin, elle gagne Offenbourg sur la route des Vins badoise. Enfin, la Véloroute du vignoble d'Alsace, partie intégrante de la future EuroVelo 5, traverse l'agglomération, la quitte par le sud pour serpenter en parallèle à la route des vins d'Alsace jusqu’à Thann et bientôt vers Rome/Brindisi via la Suisse.

En provenance de Landau in der Pfalz (Palatinat) et de Lossburg (Forêt-Noire), les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle transitent par Strasbourg puis Molsheim pour rejoindre plus au sud le couvent du Mont Sainte-Odile, une étape importante sur ce sentier.

ClimatModifier

Le climat y est chaud et tempéré. Des précipitations importantes sont enregistrées toute l'année à Molsheim, y compris lors des mois les plus secs. D'après Köppen et Geiger, le climat y est classé Cfb. Molsheim affiche 9,9 °C de température en moyenne sur toute l'année. Les précipitations annuelles moyennes sont de 635 mm[3].

Cours d'eau et étangsModifier

  • La Bruche.
  • Le canal Coulaux.
  • Le Schiffbach.
  • Le Dachsteinerbach.
  • Les étangs du Zich.

ToponymieModifier

Attesté sous la forme Mollesheim vers 820[4].

Albert Dauzat et Charles Rostaing ne se prononcent pas sur l'origine du premier élément Molles-, ils l'associent simplement à Molring (Moselle, Mollering 1304) qui serait formé avec le nom de personne Moller, variante de Müller « meunier »[5], solution possible pour Molsheim, [r] aurait été assimilé à [s].

Ernest Nègre explique ce toponyme par le nom de personne germanique Mudila (NPAG, I, 169 b) + -heim « foyer, village »[6].

HistoireModifier

L'origineModifier

Des fouilles effectuées en 1935, au nord de Molsheim, ont révélé l’existence de nombreuses tombes mérovingiennes (VIe et VIIe siècles), le long de l’ancienne voie romaine venant d’Avolsheim. La première mention de Mollesheim n’apparaît que vers 820, dans un acte de donation de vignes de l’évêque Adeloch, en faveur du chapitre de Saint-Thomas. Le sarcophage de l'évêque Adeloch se trouve en l'église Saint-Thomas de Strasbourg.

Une possession des évêques de StrasbourgModifier

  • En 1219, l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen accorde à la ville plusieurs droits et franchises et en 1263, la cité est déjà entourée d'un premier mur d'enceinte qui lui confère quasiment la qualité de ville dans le sens médiéval.
  • Parce que les évêques de Strasbourg y possédaient des biens, il en résulta des conflits entre eux et les empereurs germaniques, querelle qui se termina en 1308, au profit de l’évêque Jean de Dirpheim.
  • Ce même évêque fit agrandir le premier mur d’enceinte en 1318 et y bâtit un château. Cet évêque, mort en 1328, fut inhumé dans la chapelle de l'hôpital qu'il avait fondé, à l'emplacement duquel fut construite l'église des Jésuites, actuelle église paroissiale de Molsheim. Son tombeau, réalisé peu après sa mort, y est toujours visible.
  • En 1354, l'empereur Charles IV rendra visite à l'évêque Berthold. Après les victoires de la ligue helvétique de 1386 à 1388, la féodalité, pour se dédommager de ses défaites en Suisse, porta la guerre dans d'autres pays. Le comte palatin Robert ravagea l'Alsace et Molsheim fut de nouveau incendiée en 1388.
  • En 1415, l'évêque Guillaume de Dietsch y fut arrêté par le Grand Chapitre, secondé par la ville de Strasbourg, parce qu'il avait aliéné un grand nombre de domaines et revenus de l'évêché.
  • En 1573, l'évêque Jean IV établit une monnaie. Dans la même année (selon d'autres en 1560), les chanoines catholiques de Strasbourg quittèrent Molsheim.

Les magistrats de MolsheimModifier

La magistrature se composait autrefois d'un prévôt, de quatre bourgmestres et de huit conseillers. La famille noble de Kember porta le nom de Molsheim. Pendant l'empire, Molsheim fut le siège d'une sénatorerie. Plus tard, l'évêque de Strasbourg, Lepappe de Trévern, y établit une école des hautes études ecclésiastiques qui fut ensuite transférée à Marlenheim, où elle resta jusqu'à la mort de cet évêque.

Molsheim centre de la Contre-RéformeModifier

 
Siège de Molsheim (1610).
 
Molsheim vers 1830.
  • En 1580 Laurent Gutjahr, abbé d'Altorf, acquiert à Molsheim une propriété. Ainsi les bénédictins, déjà établis depuis le XIe siècle à Altorf, village non fortifié, vinrent se réfugier derrière les remparts de Molsheim.
  • En 1580 les jésuites fondèrent une école à Molsheim que l'évêque Léopold d'Autriche transforma en académie en 1618, année de consécration de l'église des jésuites (actuellement église paroissiale). La clé de voute de la chapelle latérale sud représente les armoiries de l'archiduc Léopold d'Autriche. Cette académie atteignit très vite une grande renommée comme en témoignent les nombreux ouvrages qui y furent imprimés. Le chancelier de cette académie fut Christoph von Heyden en 1619. Adam Contzen avait le titre de vice-chancelier de l'académie ; il était secondé par Josse Coccius, Étienne Ruid, Henri Reffay, tous les quatre jésuites. En 1701, Louis XIV transféra l'Académie à Strasbourg et laissa à Molsheim un collège.
  • Lors de la suppression de la maison des Chartreux à Strasbourg en 1591, les religieux de cet ordre se retirèrent également à Molsheim et y bâtirent un couvent, dont les magnifiques vitraux furent en partie détruits pendant la Révolution ; les autres furent transférés à Strasbourg. La chartreuse de Molsheim fait l'objet d'un important travail de restauration (chantier de bénévoles).
  • En 1592, à la mort de l'évêque Jean de Manderscheid, un conflit opposa les chanoines catholiques de Molsheim aux chanoines protestants de Strasbourg. La lutte entre le prince Jean Georges de Brandebourg et le cardinal de Lorraine au siège épiscopal de Strasbourg, eut des suites funestes pour Molsheim. Cette période est appelée la Guerre des évêques.
  • En 1605 les magistrats de Strasbourg chassèrent les chanoines de la cathédrale qui vinrent trouver refuge derrière les fortifications de Molsheim.
  • En 1657, après de longues tractations, les capucins vinrent aussi s'installer à Molsheim. Ils construisirent un couvent et une église, mais toutes ces constructions ont disparu. Les capucins, un ordre mendiant, assuraient leur subsistance en allant confesser, prêcher, remplacer les curés.
  • C’est ainsi que la cité épiscopale devint au début du XVIIe siècle le centre de la Contre-Réforme en Basse-Alsace. Les religieux de Molsheim s’employèrent à combattre la « nouvelle doctrine » par la prédication, l’enseignement et la formation de jeunes prêtres.

La période révolutionnaireModifier

La Révolution mit fin à la société d'Ancien Régime et marqua l’entrée de la ville dans l’ère industrielle (ateliers Coulaux).

Les débuts de l'industrialisationModifier

Chef-lieu d’arrondissement après 1870, Molsheim a vu ses activités se diversifier au cours du XXe siècle grâce, en particulier, à l’implantation des usines du constructeur automobile Ettore Bugatti (1881-1947).

HéraldiqueModifier


Les armes de Molsheim se blasonnent ainsi :
« D'azur à la roue d'or de six rayons auxquels est attaché et lacé un homme nu de carnation nimbé aussi d'or. »[7].

Les armes de Molsheim ont été établies d'après un sceau de 1263 représentant le martyre de saint Georges.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Lors du 2e tour de la présidentielle à Molsheim, Emmanuel Macron (En Marche!) est en tête des suffrages avec 65,69% des voix. Il devance Marine Le Pen (FN) qui obtient 34,31% des suffrages exprimés.

Emmanuel Macron (En Marche!) était aussi arrivé en première position au premier tour (25,06% des votes).

Parmi les votants, 6,48% ont glissé un bulletin blanc dans l'urne[8].

Liste des mairesModifier

Après avoir été longtemps dirigée par son maire historique Henri Meck, de 1933 à 1966 avec une interruption de 5 ans pendant la Deuxième Guerre mondiale, la municipalité de Molsheim est présidée successivement par Hossenlopp, Lehn, et Klingenfus. En 1995, Laurent Furst devient maire de la ville, à seulement 30 ans. L'élu UMP est depuis systématiquement reconduit dans ses fonctions, notamment en 2014, où il gagne dès le premier tour avec plus de 83 % des voix[9].

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Charles Prost   Propriétaire
Conseiller général du canton de Molsheim (1848 → 1871)
Les données manquantes sont à compléter.
Paul Jehl UPR [11] Conseiller général du canton de Molsheim (1919 → 1922)
Henri Meck UPR Syndicaliste CFTC
Député du Bas-Rhin (1928 → 1940)
Occupation allemande    

(décès)
Henri Meck MRP puis CD Syndicaliste CFTC
Député du Bas-Rhin (1928 → 1940 puis 1945 → 1966)
Conseiller général du canton de Molsheim (1958 → 1966)
Président du conseil général du Bas-Rhin (1960 → 1966)

(décès)
Joseph Hossenlopp   Professeur
Gérard Lehn app. UDR Notaire
Député de la 5e circonscription du Bas-Rhin (1966 → 1973)
Pierre Klingenfus RPR Contrôleur des lois d'Aide sociale
Conseiller régional d'Alsace (1972 → 1986 puis 1989 → 1992)
Conseiller général du canton de Molsheim (1977 → 1994)
[12] Laurent Furst UDF puis
UMP-LR
Directeur d'hôpital
Député de la 6e circonscription du Bas-Rhin (2012 → )
Conseiller général du canton de Molsheim (2001 → 2012)
Président de la CC de la région de Molsheim-Mutzig (1998 → 2017)
[13] En cours Jean-Michel Weber LR Chef d'entreprise
4e vice-président de la CC de la région de Molsheim-Mutzig (2014 → )
Les données manquantes sont à compléter.

JumelagesModifier

  Gerbrunn (Allemagne).

ÉconomieModifier

 
Constructeur Bugatti implanté à Molsheim.
 
Statue Ettore Bugatti (Mariele Gissinger, 2009).

Selon le site officiel de la ville, Molsheim est le lieu d'environ 8 000 emplois[14].

  • Usine Messier-Bugatti-Dowty (filiale de Safran), équipementier dans l'aéronautique.
  • Usine Osram (devenu Ledvance) (fabrication de lampes / ampoules).
  • Société Mercedes-Benz Molsheim (filiale du groupe Daimler), spécialisée dans la transformation de véhicules industriels.
  • Implantation de l'usine Bugatti Automobiles SAS (groupe Volkswagen AG) pour l'assemblage final de la Bugatti Veyron 16.4 et de la [Bugatti Chiron][15].
  • Société Merck Millipore, fournisseur de produits et de services pour l'industrie pharmaceutique, avec 1.400 salariés[16].
  • Zone commerciale Les mercuriales à Dorlisheim avec par exemple un hypermarché Cora, un McDonald's ou un centre auto.
  • La société Holweg, fabricant de machines à destination de l'industrie de l'emballage, est implantée à Molsheim.

Sur le plan touristique, Molsheim est une des étapes de la route des Vins d'Alsace.

TransportModifier

  • Molsheim possède une gare TER Alsace, située à 10 min du centre-ville, où transitent deux lignes ferroviaires toutes deux en provenance de Strasbourg : l'une dessert la vallée de la Bruche et, via Schirmeck puis Saâles, rallie Saint-Dié-des-Vosges ; l'autre prend la direction du sud et rejoint, en traversant les localités emblématiques du vignoble d'Alsace (Rosheim, Obernai, Barr, Dambach-la-Ville, Scherwiller…), la ville de Sélestat. La cadence est d'un train toutes les demi-heures en direction de Strasbourg et de Barr.
 
Lycée d'enseignement professionnel Camille-Schneider.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[18].

En 2016, la commune comptait 9 286 habitants[Note 1], en augmentation de 1,58 % par rapport à 2011 (Bas-Rhin : +2,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 5192 5342 6083 0603 2253 2843 3333 4603 531
1856 1861 1866 1871 1875 1880 1885 1890 1895
3 3713 3673 5603 2223 0853 2173 0943 1033 101
1900 1905 1910 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 0813 1623 1632 8163 1903 4743 5843 6994 018
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
4 9555 7396 6496 9287 9739 3359 4529 2159 294
2016 - - - - - - - -
9 286--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Molsheim dispose de nombreuses écoles maternelles et primaires.

Molsheim dispose aussi de deux collèges, le collège Henri-Meck[21] et le collège Rembrandt-Bugatti[22].

De plus, trois lycées sont situés à Molsheim : le lycée d'enseignement général et technologique Henri-Meck[23], le lycée d'enseignement général, technologique, professionnel et industriel Louis-Marchal[24] et le lycée d'enseignement professionnel Camille-Schneider.

SportModifier

Molsheim Fun Bike (MFB) est un club sportif français, basé à Molsheim (Bas-Rhin). Il est voué à la pratique du VTT. Fondé en 1992, il a vu passer dans ses rang des champions comme Thomas Dietsch, Jérôme Clementz (premier champion du monde enduro) et Morgane Jonnier (Championne de France 2016 enduro).

Personnages célèbres liés à la communeModifier

Lieux et monumentsModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Église des Jésuites[25], début XVIIe siècle construite par Christoph Wamser (1580-1649) de Miltenberg, qui construit plusieurs églises pour des jésuites. Remarquablement Wamser a choisi un style gothique et pas des formes contemporaines pour exprimer la tradition et la dignité du catholicisme. Elle comprend un autel datant de 1865, un orgue Silbermann de 1781 et deux chapelles. Depuis 1791, l’église des jésuites est devenue une église paroissiale sous l’appellation d’église Saint-Georges.
  • La chapelle Notre-Dame. Elle fut construite par l’architecte lorrain Vautrin et s’inspire du style gothique du XIIIe siècle. Cette chapelle constitue un des fleurons de l’architecture néo-médiévale en Alsace. Elle dépendait à l’origine d’une institution religieuse, le « couvent Notre-Dame » occupé à partir de 1836 par des sœurs enseignantes de la congrégation de chanoinesses régulières de Saint-Augustin. 118 ans plus tard, en 1954, les religieuses quittent Molsheim et cèdent leur propriété à la ville. Elle sera finalement restituée au culte le 24 novembre 1984 après avoir subi d’importants travaux grâce au soutien de la ville et à l’aide de nombreux bénévoles.
  • Le Dompeter[26], église romane située au nord du ban de Molsheim près d'Avolsheim. Nef du XIe siècle. Église située en pleine campagne, sa fondation remonterait au VIIe siècle. Mais de cette église primitive, il ne subsiste que les fondations redécouvertes lors de fouilles exécutées en 1914. Une seconde église succéda à ce premier édifice, consacrée en 1049. Seules les arcades de la nef, supportées par des piliers carrés en moellons irréguliers, subsistent aujourd'hui. De 1065 à 1070, une tour-porche fut érigée. Son clocher roman fut détruit par la foudre en 1746. Selon d'autres sources, cette tour-porche n'aurait été construite seulement dans la deuxième moitié du XIIe siècle.
  • Prieuré de la Chartreuse[27], 1598. Chassés de Strasbourg, les chartreux vinrent s'établir à Molsheim en 1598. Phénomène rare dans l'histoire des chartreuses, la chartreuse de Molsheim est implantée à l'intérieur d'une agglomération. En 1662, les chartreux étaient parvenus à insérer un domaine de trois hectares à l'intérieur des remparts, tout en respectant le caractère typique d'une chartreuse avec 18 cellules individuelles de moines, reliées par un cloître à l'église et aux autres bâtiments communautaires ; entouré d'une enceinte, le couvent était une institution autonome, indépendante du monde extérieur. En 1791 (la Révolution française), un incendie endommagea l'église ainsi que plusieurs cellules, et les moines furent dispersés en 1792. Après avoir servi de prison, la chartreuse de Molsheim fut vendue et démembrée en 1796 : les anciennes cellules et les travées du cloître furent transformées en maisons d'habitation. En 1842, la ville de Molsheim fit l'acquisition d'une partie des bâtiments afin d'y installer l'hôpital local. Depuis 1985, l'ancien prieuré des Chartreux abrite le musée municipal de Molsheim, dit « musée de la Chartreuse », et la « Fondation Bugatti ». Les fondations de l'église conventuelle ont été mises en valeur et d'importants travaux de restauration sont en cours, sous la responsabilité d'un chantier de bénévoles.

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  • Metzig[28], bâtisse Renaissance édifiée vers 1583 par la corporation des bouchers, peut-être en 1607, seule date figurant sur l'édifice (dans la tourelle). Un premier édifice aurait été construit en 1416, un deuxième en 1525. L'édifice actuel porte la trace de 11 tailleurs de pierre. Le balcon qui orne le côté gauche de l'élévation ouest fut probablement ajouté entre 1836, date de la lithographie de Sandmann où il ne figure pas encore (de même que le garde-corps gothique du perron) et 1846, date d'un dessin de L. Adam où il est en revanche représenté. Une remise en état générale eut lieu entre 1856 et 1870, les anges en pied datent probablement de cette époque. Entre 1870 et 1908 le bâtiment abrita le tribunal d'instance, l'étage fut remanié et 5 des 6 piliers en grès de la salle furent déposés. Restauration de la toiture et de la maçonnerie en 1931 et 1932. La restauration de 1980 à 1983 concerna les garde-corps des balcons, du perron et de la loggia, les angelots assis et les colonnettes de la tourelle, l'horloge et la remise en place des piliers de la salle de l'étage (Patrimoine de France).
  • Porte des Forgerons, XIVe siècle, édifiée par l'évêque Jean de DIRPHEIM (1306-1328). Elle abrite une magnifique cloche de deux tonnes fondue en 1412 provenant de l'ancienne église Saint-Georges située autrefois sur l'actuelle place du marché. La construction de l'enceinte se situe probablement au milieu du XIIIe siècle, les travaux les plus importants ayant sans doute eut lieu entre 1250 et 1260. Elle fut agrandie vers l'est par l'évêque Jean 1er de Dirpheim, entre 1318 et 1325. Le fossé d'eau qui entourait l'enceinte fut comblé au XVIIIe siècle et remplacé par des jardins, dès 1779 les habitants purent adosser leur maison à la courtine. L'enceinte médiévale comportait trois portes fortifiées surmontées d'une tour. Seule celle dite des Forgerons ou de Strasbourg subsiste. Elle est attestée depuis le XIVe siècle. La face extérieure de la tour a été ornée en 1868 d'une niche néo-gothique avec statue.
  • La Monnaie, ou hôtel de la Monnaie, bâtiment construit en 1573 par Jean de Manderscheid. Cet hôtel a servi peu de temps à « battre monnaie ». Il a servi ensuite de fabrique de grosse quincaillerie, de centre de regroupement de l’armée et de local de conditionnement du tabac. Il sert à présent de salle pour l’organisation de réceptions, d’assemblées générales, d’expositions ou de fêtes.

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  • Ancien siège de la corporation des boulangers[29]: Maison bourgeoise au pan de bois richement sculpté, construite en 1607 (date sur l'oriel, au 1er étage). Elle a abrité aux XVIIe et XVIIIe siècles la corporation des boulangers mais il n'est pas certain qu'elle ait été construite pour leur servir de siège. (Dernières nouvelles d'Alsace), 14 rue de Saverne.
  • Ancienne résidence des chanoines-comtes[30] du chapitre du grand chœur de la cathédrale de Strasbourg, 16 et 20 rue Jenner, construite en 1628.
  • Hôtel de ville[31], 17 place de l'Hôtel-de-Ville, reconstruit en 1832 par l'architecte de la ville, Samain.

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Localisation et prononciation des noms de lieux d'Alsace commençant par M », sur elsasser.free.fr (consulté le 1er novembre 2013). Dans les notes générales, cette source spécifie que « [ai] est une diphtongue », ce qui se transcrit plus correctement par [aj].
  2. « Carte IGN 3716 ET » sur Géoportail (consulté le 11 octobre 2019)..
  3. « Climat Molsheim: Diagramme climatique, Courbe de température, Table climatique pour Molsheim - Climate-Data.org », sur fr.climate-data.org (consulté le 16 septembre 2018)
  4. Acte de donation de vignes de l’évêque Adeloch, en faveur du chapitre de Saint-Thomas.
  5. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963 (rééd. Guénégaud, avec supplément de Marie-Thérèse Morlet), p. 462.
  6. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes…, Volume 2, Droz 1996. p. 816.
  7. Jean-Paul de Gassowski, « Blasonnement des communes du Bas-Rhin », sur http://www.labanquedublason2.com (consulté le 24 mai 2009)
  8. « Molsheim (67120) : Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur LExpress.fr (consulté le 16 septembre 2018)
  9. https://www.linternaute.com/elections-municipales/resultats/molsheim/ville-67300
  10. MaireGenWeb : La base de donnée des maires de France
  11. Union patriotique républicaine
  12. Réélu député de la 6e circonscription du Bas-Rhin en 2017, il quitte ses fonctions de maire de Molsheim afin de mettre en conformité avec la loi sur le non-cumul de mandats.
  13. Jean-Michel Weber élu maire, DNA, article du 28 août 2017.
  14. « Présentation générale de Molsheim » (consulté le 27 octobre 2011)
  15. Site officiel de Bugatti
  16. Merck investit 85 millions d'euros à Molsheim, La Tribune, 08 juin 2018
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  21. Site du collège Henri-Meck
  22. Site du collège Rembrandt Bugatti
  23. Site du lycée Henri-Meck
  24. Site du lycée Louis-Marchal
  25. Base Mérimée : église Sainte-Trinité, Saint-Georges, collège de Jésuites
  26. Base Mérimée : église paroissiale Saint-Pierre dite Dompeter
  27. Base Mérimée : couvent de chartreux Sainte-Trinité, Sainte-Vierge
  28. Base Mérimée : siège de corporation de boucher dit Metzig
  29. Base Mérimée : siège de corporation de boulanger
  30. Base Mérimée : maison de chanoines
  31. Base Mérimée : Hôtel de ville
  32. Base Mérimée : tribunal d'instance

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Grégory Oswald, Molsheim à la fin du Moyen Âge (1308-1525) : essai d'histoire politique, économique et religieuse d'une cité épiscopale de Basse-Alsace, Impr. intégrée de l'Université des sciences humaines, Strasbourg, 1994, 303 p. (ISBN 2-9508125-1-1)
  • Grégory Oswald, Molsheim, A. Sutton, Joué-lès-Tours, 2001, 128 p. (ISBN 2-8425-3614-2)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier