Semur-en-Auxois

commune française du département de la Côte-d'Or

Semur-en-Auxois
Semur-en-Auxois
Blason de Semur-en-Auxois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Intercommunalité Communauté de communes des Terres d'Auxois
(siège)
Maire
Mandat
Catherine Sadon
2020-2026
Code postal 21140
Code commune 21603
Démographie
Gentilé Semuroise, Semurois
Population
municipale
4 131 hab. (2018 en augmentation de 0,58 % par rapport à 2013)
Densité 216 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 29′ 29″ nord, 4° 20′ 01″ est
Altitude Min. 237 m
Max. 423 m
Superficie 19,14 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Semur-en-Auxois
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Semur-en-Auxois
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web ville-semur-en-auxois.fr

Semur-en-Auxois (prononcé [səmʁɑ̃nswɑ][1]) est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

GéographieModifier

Située à l'ouest de la Côte-d'Or, au cœur de la Bourgogne, émergeant d'une boucle de l'Armançon, Semur-en-Auxois est dressée sur un plateau de granit rose. La ville se situe dans la plus vaste des quatre vallées formant le pays d'Auxois (région), au carrefour des contreforts du Morvan, des plaines du Châtillonnais et des abords de l'Autunois. Située sur la départementale D 980 entre Montbard et Saulieu, Semur-en-Auxois est une sortie de l'autoroute A6.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Semur-en-Auxois est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[2],[3],[4]. Elle appartient à l'unité urbaine de Semur-en-Auxois, une unité urbaine monocommunale[5] de 4 139 habitants en 2017, constituant une ville isolée[6],[7].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Semur-en-Auxois, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 54 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[8],[9].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,1 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (69,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (39,3 %), terres arables (17,8 %), zones urbanisées (12,3 %), forêts (12,2 %), zones agricoles hétérogènes (10 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,3 %)[10].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[11].

ToponymieModifier

Attestée sous la forme Sinemuro vers 545[12].

Du latin sine muro, « sans mur » d'enceinte[12].

HistoireModifier

 
La tour de la Géhenne.

AntiquitéModifier

C'est en 606, dans la charte de fondation de l'abbaye de Flavigny-sur-Ozerain, que l'on trouve la première trace écrite de Semur, nommée alors sene muro (vieilles murailles) soulignant ainsi le caractère défensif et ancestral du site.

Moyen ÂgeModifier

Au Haut Moyen Âge, le noyau d'habitats primitifs est groupé autour du méandre de l'Armançon. Au XIe siècle, Semur devient le chef-lieu du comté d'Auxois intégré au duché de Bourgogne[13].

Au fil des siècles, Semur se développe. En 1276 elle devient commune et bénéficie de l'octroi d'une charte communale octroyée par le duc de Bourgogne Robert II au moment où se crée le bailliage d'Auxois[13],[14]. Ce dernier, l'un des six que comptait le duché de Bourgogne, s'étendait de Nuits (Nord) à Sainte-Sabine (Sud) et d'Avallon (Ouest) à Flavigny-sur-Ozerain (Est)[15].

La ville prend toute son ampleur au milieu du XIVe siècle, au moment de la guerre de Cent Ans, quand le duc Philippe le Hardi décide de renforcer les défenses naturelles du site par une enceinte flanquée de tours et une place forte dite le Donjon placée entre le quartier du Château et le bourg qui s'est développé autour du prieuré Notre-Dame.

La vie religieuse est intense, avec deux paroisses et des établissements monastiques qui ne cessent de croître au cours du temps.

Quant à la vie économique, elle est notamment rythmée par la tenue de sept foires : la foire du Château de la Saint-Vincent (le ), la foire de Notre-Dame en mars (), la foire de Quasimodo (premier dimanche après Pâques, entre le et le ), la foire de la Trinité (entre le et le ), la foire du Château de la Saint-Éloi (), la foire de l'Assomption de Notre-Dame () et la foire du Château avant la Saint-André (entre le 23 et le )[16].

Semur-en-Auxois sous l'Ancien RégimeModifier

Place forte de l'Auxois, Semur est fidèle aux ducs de Bourgogne, au point de s'opposer à l'autorité royale. Une position qu'elle paie au prix fort quand, en 1478, les troupes françaises de Louis XI investissent la ville et l'occupent.

Semur-en-Auxois est cartographiée dans la version française de La Cosmographie Universelle de tout le monde, imprimée en 1575 à Paris par Nicolas Chesneau et Michel Sonnius. Le plan de la ville est accompagnée d'un texte de François de Bellefores[17].

Durant les Guerres de Religion, Semur-en-Auxois reste fidèle au roi. Jusqu'en , la ville est aux mains des ligueurs. A cette date, les royalistes, menés par Guillaume de Saulx, fils du maréchal de Tavannes, mettent le siège devant la ville. Le maire Blanot, chargé de la défense de la ville, se rend rapidement aux armées royalistes. Quant à la garnison du donjon, commandée par le capitaine Laplume, elle cède le lendemain. Henri IV, dans une ordonnance de 1602, décide le démantèlement des fortifications.

 
Semur-en-Auxois en 1611

La ville perd sa vocation défensive pour devenir la capitale du bailliage d'Auxois, avec tout ce que cela comporte comme prérogatives (présidial, grenier à sel…).

En 1790, elle devient chef-lieu du district de Semur puis de l'arrondissement de Semur en 1800. Elle le reste jusqu'en 1926, où la sous-préfecture est transférée à Montbard.

Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune porte le nom abrégé de « Semur ».

Epoque contemporaineModifier

Au XIXe siècle, comme de nombreux édifices en France et surtout en Bourgogne, Semur-en-Auxois bénéficie des travaux de rénovation entrepris par Eugène Viollet-le-Duc. Entre 1843 et 1855, ces restaurations concernent la collégiale Notre-Dame (1843-1855) et les remparts (1843-1850)[18].

 
Emile Bernard, Semur-en-Auxois en 1907

La ville a bénéficié d'une gare pour les voyageurs de 1876 à 1953 sur la ligne de Maison-Dieu aux Laumes-Alésia. L'Association du chemin de fer touristique de l'Auxois (ACTA) a fait circuler un autorail ancien X 4787 repeint aux couleurs de l'association sur le tronçon Les Laumes - Époisses durant chaque samedi de juin à septembre et les dimanches de juillet et août depuis le . Du fait d'un déraillement d'un convoi de fret survenu en 2013, toutes les circulations ont été interrompues sur l'ensemble de la section Les Laumes - Époisses, cette situation reste inchangée début 2018.

Politique et administrationModifier

Liste des châtelainsModifier

  • Guiot Brandin (1437 - 1439)[19]
  • Girard Gueritat (1440 - ?)[19]

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

  • 1803 (an XII de la république) : Philibert Hugues Gueneau d'Aumont[20].
  • 1855 à 1870 : Armand Bruzard[20].
  • maires élus de la III ème République :

Claude BOUILLE () Ambroise RAVANIER () Jean CHEVALIER () François VERDOT () Félix PION () Jean CHEVALIER () Ernest MEUGNOT () Louis LENOIR () Charles GUENARD () Louis THEVENOT () Louis MARTIN () Gustave GAVEAU () Robert MORLEVAT ()

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1937 1989 Robert Morlevat Rad. puis PRG Directeur de caisse d'épargne
Député (1962-1968), conseiller général
1989 1997 Jean-Marie Magnien RPR Biologiste, conseiller général
1997 mars 2008 Michel Neugnot PS Ingénieur EDF retraité, conseiller général et régional
mars 2008 mars 2014 Philippe Guyenot DVD Agent d'assurances MMA
mars 2014 en cours Catherine Sadon DVC Conseillère en affaires

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2018, la commune comptait 4 131 habitants[Note 3], en augmentation de 0,58 % par rapport à 2013 (Côte-d'Or : +0,65 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1846 1851 1856 1861
4 6174 2915 0655 0534 0354 1293 9713 7083 590
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
3 7603 7654 1304 3073 8943 9083 8353 6553 512
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
3 4113 0093 0423 0243 0173 2573 3243 3993 812
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 2018
4 3344 6194 5454 4534 2614 1954 1384 1394 131
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

ÉconomieModifier

Deux unités de production de maroquinerie du groupe Maroquinerie Thomas sont installées : Les Ateliers d'Armançon générant 22 millions de chiffre d'affaires en 2018 et 654 collaborateurs[25] et Manufacture CTS pour 1,6 million de chiffre d'affaires en 2018 et 51 collaborateurs[26].

Les accordéons Hohner sont fabriqués à Semur.

La biscuiterie Mistral fondée en 1954 et installée à Semur depuis 1974[27].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Labellisée Cité de Caractère de Bourgogne-Franche-Comté[28], Semur-en-Auxois conserve plusieurs édifices témoignant de son passé :

  • Les ponts sur l'Armançon (le pont Joly, le pont Pinard et le pont des Minimes)
  • La promenade des remparts
  • Les maisons à pans de bois et en encorbellement
  • Les hôtels particuliers
  • Le parc Joly, rendu récemment accessible au public[29]

La collégiale Notre-DameModifier

Bâtie à partir de 1225, mais complétée à plusieurs occasions (dont une restauration par Viollet-le-Duc au au XIXe siècle), la collégiale est aujourd'hui un des joyaux du gothique flamboyant en Bourgogne.

L'ancien hôpital généralModifier

 
L'ancien hôpital général de Semur-en-Auxois

L'existence d'un hôpital est attestée dans la ville depuis le XIIe siècle. Au XVIe siècle, la ville en possède même deux : - l'un servant d'Hôtel-Dieu, au faubourg des Vaux, près du pont des Minimes ; - l'autre, réservé aux lépreux, près de la chapelle Saint-Ladre ou Saint-Lazare sur la route de Précy-ous-Thil.

Face à la vétusté et l'insuffisance des locaux, le gouverneur de Bourgogne, Louis-Henri de Bourbon-Condé, conseille aux administrateurs l'acquisition de l'hôtel du Châtelet dans le quartier du Château. Ce dernier, propriété de Florent-Claude du Châtelet-Lomont, par ailleurs gouverneur de la ville, cherche d'ailleurs à la vendre. Le contrat d'acquisition, signé le 5 juin 1734, précise que l'achat comprend des bâtiments, logements, granges, écuries, remises, triple cour, grand et petit jardin. Le bien est vendu pour 20 000 livres.

Le nouvel hôpital connaît plusieurs évolutions au XVIIIe siècle : une ou deux salles de malades (1745), une chapelle (1748), un portal (1770-1771), un logement pour le chapelain (1775-1776) et une extension (1782-1783).

Au début du XIXe siècle, l’hôpital de Semur s’est agrandi d’une nouvelle aile, qui ferme symétriquement la cour d’entrée en forme de U. Il s’agit d’un bâtiment construit en 1843-1844, et financé par le legs de Pierre-Marie Arnault, avocat à Semur[30].

Au XXe siècle, le site abrite également un centre de tabacologie et un EHPAD. Ces structures ont été depuis transféré au centre hospitalier de la ville.

Vendus par la municipalité, les bâtiments ont été acquis par une société souhaitant transformer le site en résidence pour seniors catholiques[31].

Le donjonModifier

Le château de Semur-en-Auxois, appelé aussi Donjon, est reconstruit au XIIIe siècle. Malgré son démantèlement au XVIIe siècle, l'architecture urbaine conserve quelques traces notables de son existence :

  • La tour Lourdeault ou de l'Orle d'Orre, la plus imposante par sa hauteur de 44 mètres et par ses murs dont les bases ont 5 mètres d'épaisseur. Après 1368, elle sert de grenier à blé. Sa lézarde date de 1602 et son sommet était autrefois cerclé de métal doré. Elle est le siège depuis 1904 de la Société des Sciences de Semur-en-Auxois, qui en est affectataire par accord avec la municipalité de Semur afin d'y exposer ses collections et d'y installer sa bibliothèque[32].
  • La tour de la Géhenne anciennement tour de la Boucherie. Elle servit de grenier à sel.
  • La tour du Pin ou tour de la Prison.
  • La tour Margot, attenante au théâtre municipal.

La course de la bagueModifier

Il existait[33],[34], à Semur-en-Auxois, en 1566, lors de la foire de la Pentecôte, une "Course des chausses" qui était une course à pied. La femme du gouverneur aurait exigé son remplacement par une course à cheval. Elle est créée en 1639. En 1651, cette nouvelle course bénéficie d'un prix prestigieux : une bague en or. Cette course a toujours lieu. En 2019, la commune en a organisé la 381e édition[35]. Elle se court sur le mail, large allée pédestre le de chaque année, Elle rassemble des cavaliers émérites, portant hautes les couleurs de propriétaires et d’éleveurs de la région. Les cavaliers doivent parcourir une distance de 2 112 mètres en ligne droite sur terre battue. La course de la Bague ne dure pas plus de deux minutes. 

Théâtre municipalModifier

Au XIXe siècle, la municipalité envisage de remplacer la salle de l'ancienne comédie, située dans le bourg Notre-Dame, par un édifice plus moderne. Grâce à un legs de Lazare Gueneau d'Aumont en 1840, la possibilité de créer un espace approprié est engagée. Ce dernier occupera l'espace proche de la halle aux blés et de la tour Margot.

 
Théâtre municipal de Semur-en-Auxois, ©RochanaHachem

À la suite d'un incendie le 5 août 1901, le projet de reconstruction est acté dans un style Empire confié à l'architecte Hector Marcorelles. Faute d'un budget assez important, le projet d'une coupole est abandonné au profit d'un simple plafond. Confié à l'artiste semurois Henri Collin, ce dernier célèbre la Musique et l'Art du Chant tout en incluant une phrase anticléricale ; symbole du contexte national marqué par la question de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

Le théâtre, dit à l'italienne, comporte un étage de loge sur plan en U ainsi qu'un parterre pour le peuple. Quant aux peintures décoratives, de style Art Nouveau, elles sont dues à l'artiste dijonnais Communaudot.

L'édifice a fait l'objet de plusieurs restaurations comme en 1987 et au cours des années 2010[36].

Musée et bibliothèqueModifier

Installé dans l'ancien couvent des Jacobins datant du XVIIe siècle, le musée de Semur-en-Auxois est créé par la municipalité en 1836 grâce à l'appui du sous-préfet Larribe et du député Vatout. Les salles sont aménagées entre 1836 et 1886 et comportaient à la fin du XIXe siècle une galerie des Beaux-Arts ainsi que des collections de paléontologie et géologie enrichies par plusieurs membres de la Société des Sciences de Semur-Auxois. Dans le même esprit, un cabinet de curiosité dédié à la zoologie est également institué.

Contigu au musée, la bibliothèque municipale est créé à la suite des décrets de l'Assemblée nationale des 2 et 4 novembre 1789 visant la mise à disposition des biens des communautés religieuses. Semur-en-Auxois vit ainsi arriver dans ses fonds les bibliothèques des Carmes ainsi que des communautés extérieures à la ville comme les bénédictins de Moutiers-Saint-Jean, les moines de Flavigny-sur-Ozerain et les cordeliers d'Alise-Sainte-Reine. S'ajoutèrent à ces collections religieuses les ouvrages constituant les fonds Févret de Fontette et de Saint-Mesmin[37]. La bibliothèque patrimoniale compte ainsi de nombreux livres imprimés, mais également 140 manuscrits dont le plus ancien est une Vie de saint Jérome de Réome datant des environs de l'An Mil[38]. Parmi les autres imprimés notables, la bibliothèque possède un exemple de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert ainsi qu'une Histoire naturelle de Buffon.


 
Vue de la vieille ville.
 
Vue de la vieille ville.
.

Personnalités liées à la communeModifier

Semur et le septième artModifier

Semur-en-Auxois a servi de décor cinématographique :

Semur et la littératureModifier

Semur apparaît dans :

Semur et la MusiqueModifier

De 1990 à 1993, le théâtre de Semur fut le berceau de l'Opéra d'Automne, conçu par le maire de Semur, Jean-Marie Magnien. Ce festival, soirées lyriques et concerts symphoniques, présenta quatre opéra de Mozart, Cosi fan Tutte, l'Enlèvement au Sérail, Les Noces de Figaro, Don Giovanni. Son succès, populaire et professionnel, dû à la qualité des spectacles, commençait à implanter cette manifestation musicale dans le paysage des festivals internationaux. La dernière année vit en effet la maison d'édition allemande Bärenreiter lui proposer l'exclusivité de la création française de la Messe Solennelle de Berlioz, récemment découverte, sous les auspices de la Présidence de la République et de l'UNESCO, en la Basilique de Vézelay, avec France-Télévision. Le concert, enregistré par France-Musique, donna lieu au premier enregistrement mondial de l'oeuvre, par le choeur et l'orchestre de la Philharmonie Nationale de Cracovie, sous la direction de Jean-Paul Penin.

JumelagesModifier

Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blasonnement :
« d'azur à la tour d'argent crénelée de cinq pièces, maçonnée de sable, chargée d'un écusson bandé d'or et d'azur à la bordure de gueules. »
Commentaires : Malte-Brun indiquait dans la France illustrée (1882) : de gueules, à la tour crénelée d'argent, maçonnée de sable, chargée d'un écu bandé d'or et d'azur de six pièces. Toutefois, les armes affichées et utilisées par la municipalité présentent un champ d'azur.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • [Gewa Thoquet 2011] Gewa Thoquet, La vie des villageois au XVIIIe siècle d'après les écrits de l'époque. Ainsi vivaient nos ancêtres à Semur-en-Auxois et dans le Semurois, , 303 p..

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Comme Auxerre, Auxonne ou Bruxelles.
  2. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  3. « Commune rurale-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  5. « Unité urbaine 2020 de Semur-en-Auxois », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  6. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  7. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  9. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  11. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  12. a et b Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Page 392.
  13. a et b Antoine Lacaille, Les relations économiques, sociales et militaires entre la place forte de Semur-en-Auxois et une seigneurie avoisinante : l'exemple de Juilly, dans Places fortes et centres d'échanges, Actes du 21e colloque de l'A.B.S.S, Semur-en-Auxois (15-16 octobre 2011), Société des sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois, 2014, (ISSN 0989-9200), p. 87-88.
  14. Daniel de Raemy, Le donjon de Semur-en-Auxois, un château savoyard ?, dans Places fortes et centres d'échanges, Actes du 21e colloque de l'A.B.S.S, Semur-en-Auxois (15-16 octobre 2011), Société des sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois, 2014, (ISSN 0989-9200), p. 202.
  15. Jean Bouault, « Les bailliages du duché de Bourgogne, aux XIVe et XVe siècles », Annales de Bourgogne,‎ , p. 7-22 (lire en ligne).
  16. LEGUIL Matthieu, « Petites foires, petits profits. Les foires de Semur-en-Auxois et leur exploitation à la fin du Moyen Age », Annales de Bourgogne,‎ , pp. 277-308.
  17. (en-US) « Le vray Pourtraict de la Ville de Semur / La Ville Semur en - de Belleforest, 1575 », sur Götzfried Antique Maps (consulté le ).
  18. Arnaud Timbert, Restaurer et bâtir, Viollet-le-Duc en Bourgogne, Villeneuve d'Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, , 554 p. (ISBN 978-2-7574-0438-6, lire en ligne), p. 58.
  19. a et b Sylvie Bepoix, Fabienne Couvel et Matthieu Leguil, « Entre exercice imposé et particularismes locaux. Étude codicologique des comptes de châtellenie des duché et comté de Bourgogne de 1384 à 1450 », Comptabilités. Revue d'histoire des comptabilités, no 2,‎ (ISSN 1775-3554, lire en ligne, consulté le ).
  20. a et b François Raymond, Le théâtre municipal de Semur-en-Auxois - Histoire de sa construction et de sa reconstruction, dans Places fortes et centres d'échanges, Actes du 21e colloque de l'A.B.S.S, Semur-en-Auxois (15-16 octobre 2011), Société des sciences historiques et naturelles de Semur-en-Auxois, 2014, (ISSN 0989-9200), p. 128.
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. « ateliers d'armencon - identité et bilans », sur www.verif.com (consulté le ).
  26. « manufacture cts - identité et bilans », sur www.verif.com (consulté le ).
  27. Charlotte Millet, « Biscuits Mistral, une sacrée histoire bourguignonne à Semur-en-Auxois », France Bleu Bourgogne,‎ (lire en ligne).
  28. Semur-en-Auxois rejoint le réseau des “Cités de caractère”, Le Bien Public, 24/09/2017
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