Mirande

commune française du département du Gers

Mirande
Mirande
Une rue de Mirande et l'église Sainte-Marie.
Blason de Mirande
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gers
(sous-préfecture)
Arrondissement Mirande
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne
(siège)
Maire
Mandat
Patrick Fanton (SE)
2020-2026
Code postal 32300
Code commune 32256
Démographie
Gentilé Mirandais
Population
municipale
3 455 hab. (2018 en diminution de 3,28 % par rapport à 2013)
Densité 148 hab./km2
Population
agglomération
3 914 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 43° 30′ 51″ nord, 0° 24′ 17″ est
Altitude Min. 139 m
Max. 268 m
Superficie 23,42 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Mirande
(ville-centre)
Aire d'attraction Mirande
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Mirande-Astarac
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.mirande.fr

Mirande est une commune française située dans le département du Gers en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Mirandais.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Mirande est une commune de Gascogne située dans l'Astarac en Pays d'Auch. Elle est le centre d'une unité urbaine et de l'aire urbaine de Mirande.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

Mirande est limitrophe de neuf autres communes.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 2 342 hectares ; son altitude varie de 139 à 268 mètres[2].

Mirande se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)[3].

HydrographieModifier

La commune est arrosée par la Grande Baïse et le Lizet un affluent de l'Osse

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat du Bassin du Sud-Ouest », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[4]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[5].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[6]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[4]

  • Moyenne annuelle de température : 13,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 8,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,6 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 814 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,5 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[7] complétée par des études régionales[8] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1971 permet de connaître l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records MIRANDE (32) - alt : 184m, lat : 43°31'48"N, lon : 00°24'00"E
Records établis sur la période du 01-01-1971 au 04-07-2021
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,4 2,1 4,1 6,2 10 13,2 15,2 15 11,9 8,9 4,7 2 7,9
Température moyenne (°C) 5,7 6,8 9,4 11,6 15,5 19 21,4 21,2 18,2 14,2 9 6,2 13,2
Température maximale moyenne (°C) 10 11,5 14,8 17 21 24,8 27,6 27,4 24,4 19,4 13,4 10,3 18,5
Record de froid (°C)
date du record
−20
16.01.1985
−10,8
09.02.12
−10,1
06.03.1971
−3,7
04.04.1996
−0,4
06.05.19
3,4
01.06.06
7
03.07.1979
5
20.08.1972
0
21.09.1977
−3
16.10.09
−9,8
23.11.1988
−11
25.12.01
−20
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
20,8
02.01.03
25,7
27.02.19
28,2
21.03.1990
30,6
30.04.05
33,6
30.05.01
41,2
22.06.03
40,5
23.07.19
42,5
04.08.03
37
13.09.1987
33,3
04.10.04
26,2
01.11.20
23,2
16.12.1989
42,5
2003
Ensoleillement (h) 142,9 168,1 220,9 227 263,9 312,4 339,7 298 241,5 168,6 148,8 136,5 2 668,2
Précipitations (mm) 70,6 62,9 66,1 81,6 77,3 58,6 50,6 54,4 56,3 67,6 73,5 71,6 791,1
Source : « Fiche 32256001 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/07/2021 dans l'état de la base


Voies de communication et transportsModifier

La ligne 931 du réseau liO relie la commune à Auch et à Tarbes.

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Aucun espace naturel présentant un intérêt patrimonial n'est recensé sur la commune dans l'inventaire national du patrimoine naturel[9],[10],[11].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Mirande est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[12],[13],[14]. Elle appartient à l'unité urbaine de Mirande, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[15] et 3 914 habitants en 2018, dont elle est ville-centre[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mirande, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 3 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[18],[19].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (75,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (53,3 %), terres arables (21,1 %), forêts (13,7 %), zones urbanisées (9,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,7 %), prairies (0,5 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

ToponymieModifier

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale Miranda, du nom commun miranda fixé dans la toponymie et signifiant en langue d'oc « tour de guet »[21], francisée par la suite en Mirande. Le latin possède la locution ad loca finitima miranda qui signifie « pour observer les lieux les plus proches » (du verbe latin déponent de la première conjugaison, avec déclinaison passive, mais sens actif, miror, mirari, à la forme infinitive, correspondant à admirer, regarder, mais aussi à observer).

Homonymie avec une autre commune du Gers, Mirannes qui a subi la mutation propre au gascon -and- > -ann- (cf. occitan landa > gascon lanna), le s marque l'ablatif locatif.

HistoireModifier

Mirande est une bastide du XIIIe siècle, édifiée sur la rive gauche de la Baïse.

Aux alentours, de nombreux vestiges préhistoriques et des tumulus témoignent d'une occupation ancienne de la contrée.

D'éminents archéologues émettent l'hypothèse d'une implantation gallo-romaine sur le territoire où s'élève Mirande. Elle est accréditée par la pile et les enclos funéraires du quartier d'Artigues, mais aussi par plusieurs trouvailles fortuites dont la dernière en date est celle d'une tête en marbre de grandeur naturelle mise à découvert lors de travaux exécutés dans une rue de Mirande.

FondationModifier

Mirande fut fondée en 1281, près du village de Saint-Jean-de-Lézian, par Eustache de Beaumarchais, sénéchal de Toulouse, en accord de paréage avec l'abbé de Berdoues et le comte d'Astarac, Bernard IV, qui lui octroyèrent des coutumes souvent confirmées et étendues par la suite. Le roi de France, associé à leur paréage, promit son soutien à la ville naissante.

La cité présente un tracé régulier de bastide, avec sa place centrale et ses rues tirées au cordeau. Elle était protégée par une solide enceinte fortifiée percée de quatre portes qui subsistèrent en partie jusqu'au XIXe siècle. Un magnifique château comtal se dressait hors des murailles.

CroissanceModifier

Grâce à sa situation idéale sur la Baïse, Mirande connut une expansion rapide et ne tarda pas à se trouver à l'étroit dans ses fortifications. Dès 1297, elle devint la capitale du comté d'Astarac. Sa juridiction s'étendit bientôt à dix-huit villages qu'on appela le Perche de Mirande. Les Mirandais, jaloux de leurs droits et de leur liberté, se mirent vite en quête de nouvelles concessions. Pour cela, ils entrèrent successivement en conflit avec le comte de Pardiac, les châtelains de Laas et de Monclar et même leurs propres seigneurs.

En 1283, Bernard IV et son épouse avaient fondé à l'extérieur de la ville le couvent des Cordeliers, qui fut agrandi vers 1320 sur ordre du pape Jean XXII. Détruit par les protestants, puis reconstruit, il fut fermé en 1790 et abandonné aux injures du temps. De même, en 1320, une révolte des habitants est durement réprimée par le frère du roi : Charles le Bel.

En 1338, un Mirandais, P. Arnaud, combattit les Anglais sous les ordres de Raymond-Arnaud de Béarn, capitaine de Marsan. La même année, Philippe VI secourut Mirande, attaquée de tous côtés par les ennemis de la France.

Avec la maison d'Astarac, les milices de la place prirent parti pour le comte de Foix et le seigneur d'Antin, contre le comte d'Armagnac et le baron de Montesquiou. Leurs équipées dévastatrices furent suivies de terribles représailles et il fallut l'intervention du Parlement de Toulouse pour y mettre fin, sous Charles VI.

 
Monument aux morts 1870.

En 1442, Jean III, comte d'Astarac, conduisit plusieurs valeureux Mirandais à l'expédition de Charles VII contre les Anglais et - en 1453 - à celle qui leur enleva définitivement la Guyenne. À la bataille de Castillon il commandait soixante-six hommes d'armes. En 1526, la comtesse Marthe d'Astarac assiégea Mirande pour venger une insulte que ses enfants y avaient reçue. Après quelques assauts improductifs, elle changea le siège en blocus et du couvent des Cordeliers où elle s'était retranchée, se livra à toutes sortes de violences sur ses adversaires. La population, courageuse mais trop faible pour résister longtemps, fit appel au Parlement de Toulouse qui la délivra de l'implacable comtesse et confisqua le comté au profit de la Couronne. Les débats se poursuivirent devant le Parlement de Bordeaux, le grand Conseil du roi et le Parlement de Paris. Ils ne se terminèrent qu'en 1562, par une transaction qui renforça les anciens privilèges des Mirandais. Huit ans plus tard, le petit-fils de Marthe, Henri de Foix-Candale, entra en possession de tout l'Astarac par lettres royales données à Gallon.

Temps modernesModifier

En 1577, un lieutenant du roi de Navarre, au début de sa lutte contre la Ligue, prit Mirande. Avec l'aide de quelques seigneurs dont le chevalier d'Antras, chef du parti catholique, les habitants se défirent de la garnison béarnaise au terme d'un sanglant combat. Les vainqueurs surent respecter le futur Henri IV qui, parvenu au trône de France, leur accorda de nouvelles faveurs. Ils se montrèrent dignes de la bienveillance royale et se virent confier la garde de leur cité en 1615, à la suite de lettres très flatteuses de la cour, dont deux écrites par Louis XIII.

En 1630 s'établit à Mirande un couvent de Clarisses. Rebâti au siècle suivant, il subit à la Révolution le sort de celui des Cordeliers, sans être toutefois complètement délaissé puisqu'il devint collège. Mirande avait également un hôpital de Saint-Jacques, près de la Baïse, ouvert aux pèlerins en route pour Compostelle, et une confrérie de Pénitents blancs fondée par la commune elle-même en 1630.

Au XVIIIe siècle, la prospérité de la ville s'accroit. Mirande possède à cette époque une faïencerie, une tannerie et plusieurs ateliers de tissage. Toutefois, aucune de ces entreprises n'est importante et la ville souffre de n'avoir ni sénéchaussée, ni évêché. Elle est surtout connue pour ses foires agricoles.

Révolution française et XIXe siècleModifier

Jusqu'à la Révolution, la paroisse de Mazerettes (qui fut, avec les paroisses voisines d'Artigue et de Valantès, absorbée en 1841 par la commune de Mirande) était une des nombreuses enclaves de la Jugerie de Rivière-Verdun dans le Comté d'Armagnac.

Après le coup d'État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte, les républicains de Mirande et de ses environs s'insurgent pour défendre la République. Ils réussissent à tenir la ville quelques jours[22]

XXe siècleModifier

Dans le contexte de la fin de la guerre d'Algérie, un hameau de forestage fut installé en 1962, à destination d'anciens harkis et de leurs familles. Ces anciens harkis travaillèrent dans la forêt domaniale de Berdoues. Le camp a existé jusqu'en 1975[23].

Politique et administrationModifier

 
Sous-préfecture.

Mirande est une sous-préfecture. À ce titre, elle abrite un centre des Finances publiques ou encore une permanence de la Caisse d'allocations familiales.

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 2 500 habitants et 3 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de vingt trois[24],[25].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

 
Hôtel de ville de Mirande.
Liste des maires successifs[26]
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1793 Bousquet    
1793 1794 Seillan    
1794 1785 Saint-Arroman    
1795 1796 Seillan    
1795 1796 Seillan    
1796 1798 Filhos    
1798 1800 Lacoste
Lafitte
   
1800 1801 Lafitte    
1801 1813 Médard Ducos    
1813 1815 Delort    
1815 1817 Souriguère    
1817 1823 Mailhos    
1823 1830 Boussès    
1830 1831 Cassaignard    
1831 1832 Mieussens    
1832 1836 Burot    
1836 1838 Terrail    
1838 1848 Lafitte fils    
1848 1852 Burot    
1852 1853 Burot    
1853 1862 Théophile Aubian   Rentier
1862 1865 Mieussens    
1865 1870 Jules Seillan   Avoué, viticulteur
1870 1871 Léonce Boussès    
1871 1878 Léonce Boussès    
1878 1908 Campardon    
1908 1919 Thomas    
1919 1923 Gouzenne    
1923 1934 Meilhan    
1934 1944 Noulens    
1944 1945 Vignolle    
1945 1957 Duffort    
1957 1988 André Beaudran Rad.  
1988 1989 Jean Combecave    
1989 2020 Pierre Beaudran Rad. Huissier
2020 En cours Patrick Fanton    

IntercommunalitéModifier

Mirande appartient à la communauté de communes Cœur d'Astarac en Gascogne dont dépend l'aménagement des zones d'activité, la gestion de Ludina ou du camping de l'Ile du Pont...

La collecte des déchets et la déchèterie sont gérées par le Syndicat Mixte de Collecte des Déchets du Secteur Sud de Mirande.

L'adduction d'eau est aux mains du Sideau (Syndicat Intercommunal d'Adduction d'Eau Potable de Mirande).

Mirande est doté d'un service départemental d'incendie et de secours et d'une gendarmerie.

JumelagesModifier

Villes jumelées
Villes amies

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[28].

En 2018, la commune comptait 3 455 habitants[Note 4], en diminution de 3,28 % par rapport à 2013 (Gers : +0,53 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 6551 5581 9682 1282 5323 4093 7973 4543 509
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 3044 0103 8853 8123 7483 9164 2443 7713 867
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 6423 4242 5592 6942 7613 0193 5923 5003 610
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018
4 0753 8793 8713 5653 5683 6913 6853 4833 455
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[31] 1975[31] 1982[31] 1990[31] 1999[31] 2006[32] 2009[33] 2013[34]
Rang de la commune dans le département 5 8 8 8 8 7 7 7
Nombre de communes du département 466 462 462 462 463 463 463 463

EnseignementModifier

Mirande fait partie de l'académie de Toulouse.

L'accueil des enfants est assuré sur la commune de Mirande de la crèche au lycée (général et professionnel) en passant par l'école maternelle, l'école élémentaire et le collège, le tout étant complété par une bibliothèque et un centre aéré. Une école primaire catholique sous contrat d'association avec l'État existe, ainsi qu'un lycée professionnel agricole (LPA).

  • Lycée Alain-Fournier :
    • Section générale : Bac L, Bac ES, Bac S, avec option sport, SES, latin.
    • Section professionnelle : CAPA : Employé de commerce multispécialisés, Bac pro : secrétariat (2 ans), Bac pro : commerce (3 ans).
    • Section BTS : BTS Technico-commercial.
  • Lycée professionnel agricole (LPA) :
    • Collège enseignement agricole : 4e, 3e
    • Lycée agricole : filière cheval, filière élevage, filière vente.
  • École et collège Notre-Dame, institution scolaire privée catholique. .

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Festival Country Music de Mirande : festival de Country Music : 1er festival européen de ce genre musical. La première édition remonte à 1992. Le festival se déroule mi-juillet sur environ cinq jours.

Quant aux fêtes patronales du 15 août, elles attirent toujours un vaste public. La vie culturelle, elle, s'appuie sur une bibliothèque, une société philharmonique qui donne de nombreux concerts et surtout un musée des Beaux-Arts (dit des « Petits Maîtres »), qui est l'un des plus riches de Gascogne. Fondé en 1832 par un enfant de Mirande, Joseph Delort, il possède de remarquables tableaux de l'école Renaissance des Pays-Bas et des écoles française et italienne des XVIIe et XIXe siècles, citons un tableau de Claude Vignon, peintre français du XVIIe siècle, représentant le prophète Zacharie. La canne de Toussaint Louverture y est conservée.

Un groupe folklorique très vivant, Lous Mirandes, fait connaître aux touristes les danses anciennes de la région et organise une grande fête folklorique (groupes français et étrangers) pendant les fêtes patronales du .

SantéModifier

Mirande possède un hôpital local faisant office de maison de retraite publique.

SportsModifier

Clubs sportifs
  • L'Entente Astarac Bigorre XV, club de rugby à XV, évolue en fédérale 2.
  • Le BAC Mirande, ancien club de basket-ball dont Mirande peut s'enorgueillir, a remporté trois titres de champion de France de basket-ball (LFB) en 1988, 1989 et 1990.
  • Autres clubs: Archerie mirandaise. Club automobile Mirande Astarac. Club de canoé kayak. AFOL (astarac foot mirandais loisir). Aéro Club Mirandais. Football Club Mirandais. Judo club. Karaté contact Mirandais. Mirande Badminton Club. Tennis Club. La fraternelle société de pêche
Équipements sportifs

Mirande est doté d'un domaine aqualudique en plein air dénommé Ludina. Il jouxte la base de loisir du Batardeau, espace verdoyant équipé de parcours sportifs terrestre et aquatique disposés au gré de la Baïse, du lac et de leurs pourtours. Une partie de ce lieu a été aménagée en camping ***.

Les allées Charles-de-Gaulle abritent un terrain de pétanque.

Plusieurs espaces de jeu destinés aux enfants sont éparpillés dans la ville dont au cœur de la base de loisir du Batardeau, des allées Charles-de-Gaulle et du square de la mairie.

Des terrains de rugby ou football et un fronton de pelote basque se situent au sein du complexe sportif centré sur le stade.

Écologie et recyclageModifier

ÉconomieModifier

AgricultureModifier

Mirande est un centre d'élevage et d'exportation de la volaille. Une race bovine, la mirandaise, est issue de la région.

TourismeModifier

Le tourisme s'illustre par la présence d'un camping, de plusieurs hôtels et nombreuses résidences secondaires. La ville se transforme lors du Festival de Country Music qui attire de très nombreux visiteurs. Une boutique spécialisée et un Country Club exploitent encore ce thème toute l'année.

Commerce et servicesModifier

Les établissements commerciaux sont avant tout tournés vers l'alimentaire, la banque, l'assurance, l'habillement, l'automobile, l'informatique et la pépiniérie. Un jardin doté d'une tour d'observation, construite sur le modèle des pigeonniers d'antan, agrémente le pourtour de la jardinerie d'Embaloge. On compte de nombreuses moyennes surfaces.

De nombreux praticiens s'y sont également installés.

Artisanat ou industrie légèreModifier

Mirande s'illustre dans des secteurs tels que la production de mobilier en bois, l'agro-alimentaire avicole...

Gers Équipement est un site spécialisé dans les ustensiles ménagers et les foires avec reprise d'invendus. Il s'agit, avec 200 salariés, du premier employeur privé local[35].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Édifices publics

La commune compte deux bâtiments administratifs de prestige au style Second Empire très affirmé. Il s'agit d'abord de la mairie devant laquelle a été aménagé un agréable square. Il s'agit ensuite de la sous-préfecture voisine de la place de la Liberté. L'histoire de ces deux bâtiments est à lier à celle du député, candidat de l'Empereur, Granier de Gassagnac qui œuvre alors pour que la ville devienne sous-préfecture[36].

La halle, témoignage de la fin du XIXe siècle, dont une entrée est surmontée d'un campanile, marie charpentes de bois et de fer. Sur l'un de ses flancs, elle fait face à l'Hôtel des Impôts qui, avec le lycée Alain-Fournier, constituent deux édifices datant des premières années du XXe siècle.

L'ancienne halle démolie en 1850 trônait au centre de la principale place de Mirande. La place d'Astarac est aujourd'hui dotée d'un élégant kiosque.

Non loin du pont Louis XV enjambant la Baïse, est visible l'ancien moulin.

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Constructions seigneuriales

On peut voir à Mirande quelques vestiges des anciennes fortifications ainsi que la tour du Bourreau qui aurait été un lieu d'exécutions.

À l'image de l'abbé qui en centre-ville avait doté sa maison d'une tour aujourd'hui dénommée tour de l'Horloge, le comte d'Astarac Bernard IV et son fils Centulle III établirent en ville une résidence au XIVe siècle dont la tour de Rohan est le donjon.

Ils ont alors également en périphérie un château dont les vestiges remonteraient au XIIe siècle.

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Demeures anciennes et places

Mirande compte de nombreuses maisons à colombages contemporaines de l'édification de la cathédrale mais également de belles demeures du XVIIIe siècle voisines de la place à arceaux. À l'image de la tour de l'Horloge qui surplombe le Café Glacier, les époques s'entremêlent ainsi autour du kiosque de la place d'Astarac.

Près de la caserne des Gardes, une plaque rappelle qu'Alain-Fournier, l'auteur du Grand Meaulnes, logea ici.

Les verdoyantes allées Charles-de-Gaulle longent la RN 21 d'où sont ainsi visibles les monuments aux morts.

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Édifices religieux

L'ancienne cathédrale Notre-Dame, devenue depuis l'église Sainte-Marie[37], de style gothique méridional[38], surplombe la ville. L'église, dont la construction est due à l'abbé de Berdoues et au comte d'Astarac, remonte aux premières années du XVe siècle. Elle devint paroissiale et archiprêtré après la destruction de l'église de Saint-Jean de Lézian, au XVIe siècle.

En 1410, le pape l'avait désignée pour siège de l'évêché qu'il fondait au bénéfice de l'abbaye de Berdoues. Trois ans après la bulle d'érection fut révoquée, mais l'évêché éphémère de Mirande valut à son église un titre de cathédrale qui lui sied bien. L'édifice, imposant, enjambe la route par un étonnant porche jouxtant le clocher, lequel supporte des clochetons. Il se signale aussi par ses stalles, ainsi que par un autel provenant de l'abbaye de Berdoues, un beau vitrail du XVe siècle attribué au maître verrier Arnaud de Moles, auteur des vitraux de la Cathédrale d'Auch, et le chemin de croix du peintre Louis Boulanger (XIXe siècle). L'église possède des orgues construits à l'initiative de l'abbé Bartherote, curé de Mirande, à partir de 1860 et achevés en 1866[39]. L'église est classée au titre objet des monuments historiques depuis 1921[40].

  • L'hôpital Saint-Jacques, ancienne maison de charité, se résume aujourd'hui à son dernier vestige : une porte ogivale surmontée d'une statuette.
  • En dehors du centre-ville, trois autres églises desservent les divers quartiers soit celle de Valantées, celle d'Artigues et celle de Mazerettes.
  • Chapelle du cimetière du Parc d'Artigues.

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Équipements culturelsModifier

Le musée des Beaux-Arts et Arts DécoratifsModifier

Le musée des Beaux-Arts et Arts Décoratifs de Mirande abrite notamment une intéressante collection de peintures flamandes, italiennes et française s'échelonnant du XIVe au XXe siècle ainsi qu'un échantillonnage de poteries antiques, un riche ensemble de faïences et porcelaines... Il réunit également de touchantes encres d'inspiration médiévale exécutées au front par Gervais Cuzes, combattant de la Grande Guerre mort dans ce conflit à seulement 23 ans. L'établissement s'est installé dans ses locaux actuels en 1983 mais, il est en fait né de la volonté, exprimée par un testament en 1832, de Joseph Delort, notable d'origine mirandaise amateur d'art ayant réussi une brillante carrière administrative à Paris.

Le cinémaModifier

Le Cinéma Astarac[41] jouxte les allées Charles-de-Gaulle.

La médiathèque Le ColiséeModifier

La médiathèque Le Colisée[42] se situe sur la Place Fessenheim-Rustenhart. Depuis 2012, un salon du livre jeunesse[43] est organisé en collaboration avec l'Association du Renouveau de la Bastide[44].

Équipements voués au loisir et au sportModifier

Mirande est doté d'un domaine aqualudique en plein air dénommé Ludina. Il jouxte la base de loisir du Batardeau, espace verdoyant équipé de parcours sportifs terrestre et aquatique disposés au gré de la Baïse, du lac et de leurs pourtours. Une partie de ce lieu a été aménagée en camping ***.

Les allées Charles-de-Gaulle abritent un terrain de pétanque.

Plusieurs espaces de jeu destinés aux enfants sont éparpillés dans la ville dont au cœur de la base de loisir du Batardeau, des allées Charles-de-Gaulle et du square de la mairie.

Des terrains de rugby ou football et un fronton de pelote basque se situent au sein du complexe sportif centré sur le stade.

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Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur aux trois miroirs d'argent cerclés d'or[46].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. Plan séisme
  4. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  6. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  7. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  8. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
  9. « Liste des zones Natura 2000 de la commune de Mirande », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  10. « Liste des ZNIEFF de la commune de Mirande », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  11. « Liste des espaces protégés sur la commune de Mirande », sur le site de l'Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  12. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  14. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Unité urbaine 2020 de Mirande », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  16. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 458b.
  22. Éric Anceau, « Le coup d’État du 2 décembre 1851 ou la chronique de deux morts annoncées et l’avènement d’un grand principe », Parlement[s], Revue d'histoire politique 2009/2 (n° 12). (ISSN 1768-6520), p. 35
  23. La Dépêche du Midi du 25 novembre 2013.
  24. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  25. « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur interieur.gouv.fr (consulté le ).
  26. Sous la direction de Georges Courtès, Le Gers. Dictionnaire biographique de l'Antiquité à nos jours, Société Archéologique et Historique du Gers, Auch, 1999 (ISBN 2-9505900-1-2).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le ).
  32. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  33. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  34. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le ).
  35. https://www.ladepeche.fr/article/2011/12/05/1232147-benton-mirande-ou-toulouse.html Article issu du journal La Dépêche
  36. Visite virtuelle, site de l'Office de Tourisme de Mirande
  37. Françoise-Claire Legrand, Mirande, pp. 325-333, dans Congrès archéologique de France. 128e session. Gascogne. 1970, Société Française d'Archéologie, Paris, 1970
  38. Découvrir Mirande, Site de l'Office du Tourisme de Mirande
  39. Université du Québec - Musique et musiciens - Orgues : Église Sainte-Marie de Mirande
  40. « Eglise Notre-Dame », sur www.pop.culture.gouv.fr (consulté le ).
  41. « Cinéma Astarac », sur Site de la ville de Mirande (consulté le ).
  42. « Médiathèque Le Colisée » (consulté le ).
  43. « Princes et chevalières ont animé le week-end », sur La Dépêche (consulté le ).
  44. « Au Renouveau de la Bastide, les projets 2019 », La Dépêche (consulté le ).
  45. « Pro D2. Le FC Auch-Gers tourne la page Henry Broncan », sur www.ladepeche.fr, La Dépêche du Midi, (consulté le ).
  46. Banque du blason.