Lisieux

commune française du département du Calvados

Lisieux
Lisieux
Le chevet de la cathédrale Saint-Pierre.
Blason de Lisieux
Blason
Lisieux
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Calvados
(sous-préfecture)
Arrondissement Lisieux
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lisieux Normandie
(siège)
Maire
Mandat
Sébastien Leclerc
(LR)
2020-2026
Code postal 14100
Code commune 14366
Démographie
Gentilé Lexoviens
Population
municipale
20 038 hab. (2019 en diminution de 5,18 % par rapport à 2013en diminution de 5,18 % par rapport à 2013)
Densité 1 533 hab./km2
Population
agglomération
28 123 hab. (2017)
Géographie
Coordonnées 49° 08′ 44″ nord, 0° 13′ 32″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 152 m
Superficie 13,07 km2
Unité urbaine Lisieux
(ville-centre)
Aire d'attraction Lisieux
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Lisieux
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Lisieux
Liens
Site web ville-lisieux.fr

Lisieux est une commune française située dans le département du Calvados en région Normandie et peuplée de 20 038 habitants[Note 1] appelés Lexoviens et Lexoviennes.

Lisieux est la capitale du pays d'Auge, région caractérisée par ses vallées et son bocage.

GéographieModifier

SituationModifier

Lisieux est située au confluent de la Touques et de plusieurs de ses affluents : l'Orbiquet, le Cirieux et le Graindain.

La ville est située en plein cœur du pays d'Auge dont elle est la capitale. Elle est donc entourée du caractéristique bocage normand où se mêlent l'élevage (principalement de vaches laitières) et la culture de la pomme à cidre (dont on tire le cidre et le calvados, et aussi le pommeau).

Communes limitrophesModifier

ClimatModifier

Lisieux bénéficie d'un climat tempéré océanique humide.

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Paris 1 662 h/an 637 mm/an 12 j/an 17 j/an 8 j/an
Nice 2 724 h/an 733 mm/an 1 j/an 27 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 693 h/an 665 mm/an 26 j/an 28 j/an 50 j/an
Lisieux[2] 1 691 h/an 740 mm/an 13 j/an 14 j/an 44 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1970 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[3]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records LISIEUX_SAPC (14) - alt : 62 m 49° 09′ 54″ N, 0° 13′ 36″ E
Statistiques établies sur la période 1994-2010 - Records établis sur la période du 01-01-1994 au 04-01-2022
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,1 2,3 3,4 4,8 8,3 10,8 12,8 12,6 9,8 7,9 4,8 2 6,8
Température moyenne (°C) 5,2 6,1 8 10,1 13,6 16,5 18,5 18,4 15,5 12,5 8,3 5,1 11,5
Température maximale moyenne (°C) 8,3 9,8 12,6 15,5 18,9 22,2 24,1 24,2 21,2 17,1 11,9 8,2 16,2
Record de froid (°C)
date du record
−12
02.01.1997
−14,8
11.02.12
−9,3
13.03.13
−5
04.04.1996
−1
14.05.10
3
10.06.01
0
31.07.1970
5
28.08.1998
0,2
30.09.18
−7
30.10.1997
−7
24.11.1998
−11
29.12.1996
−14,8
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
17,5
27.01.03
21,3
27.02.19
26,1
30.03.21
28,4
19.04.18
31,8
27.05.05
36,6
29.06.19
40,4
25.07.19
40
10.08.03
34,3
13.09.16
29,4
01.10.11
23,1
01.11.15
17,1
19.12.15
40,4
2019
Précipitations (mm) 85,5 66,4 73 62,5 69,6 69,9 58,3 60,5 76,1 87,4 84,5 98,7 892,4
Source : « Fiche 14366002 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


UrbanismeModifier

TypologieModifier

Lisieux est une commune urbaine[Note 2],[4]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lisieux, une agglomération intra-départementale regroupant onze communes[7] et 30 313 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lisieux, dont elle est la commune-centre[Note 3]. Cette aire, qui regroupe 57 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[10],[11].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (64,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (56,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (49,8 %), prairies (31,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (14,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), terres arables (1 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Accès et transportsModifier

La ville de Lisieux est desservie par un réseau d'autobus qui se nomme Astrobus (sept lignes). Elle est aussi reliée aux autres agglomérations par le réseau des Bus verts du Calvados.

La gare de Lisieux est située à l'intersection des lignes Paris - Cherbourg et Lisieux - Trouville-Deauville. Ces lignes sont empruntées par les trains Intercités Normandie en provenance ou à destination de la gare de Paris-Saint-Lazare, de Cherbourg ou Saint-Lô via Caen, ou de Trouville-Deauville. Elle est également desservie par le TER Normandie (Caen - Rouen-Rive-Droite). Une seconde halte ferroviaire, la gare du Grand-Jardin, est également desservie par les TER reliant la gare de Lisieux à celle de Trouville-Deauville.

En matière d'axes routiers, la ville est principalement traversée d'est en ouest par la D 613 (ancienne route nationale 13, qui va de Paris à Cherbourg). Depuis les années 1990, la ville s'est dotée d'une rocade qui permet son contournement par le sud, fluidifiant ainsi la circulation dans le centre (notamment sur le boulevard Sainte-Anne). L'autre axe principal de la ville est la D 579 permettant de rejoindre l'autoroute A13 à Pont-l'Évêque, Honfleur, Deauville vers le nord et le département de l'Orne via Livarot vers le sud.

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Noviomagus au IVe siècle[14], civitas Lexoviorum vers 400[15], ecclesiae Lixovi episcopus en 538[15], ecclesiae Lixoviensis en 549[15], civitate Loxovia et Loxovias en 614[15], Lisoio en 991 et 996[15], Lisiue en 1024[15], Lysoie en 1025[15] et Lisieues en 1160[16].

Le toponyme Lisieux est issu de l'ethnonyme du peuple gaulois des Lixovii ou Lexovii qui habitait la région et dont elle était la civitas à l'époque gallo-romaine. Le nom de la ville est mentionné en tant que Noviomagus Lexoviorum, c'est-à-dire « Noviomagos des Lexovii », ce qui signifie « le nouveau marché des Lexovii ». Noviomagos est constitué des éléments celtiques noviios « neuf » (cf. breton nevez) et magos « plaine » puis « marché » (cf. vieil irlandais mag « plaine »)[17]. Il explique les différents Noyon, Nogent, etc. et, selon un processus courant au Bas Empire, il a complètement disparu au profit du seul nom du peuple gaulois (cf. Paris, Bayeux, Sées, Évreux, Avranches, etc.). L'ethnonyme Lexovii explique également le gentilé des habitants de Lisieux, nommés Lexoviens et Lexoviennes qui est une création savante relativement récente. Les Lexovii ont aussi donné leur nom au Lieuvin, du bas latin (pagus) lexovinum, « (pays) des Lexovii ».

Dans le film Saint-Cyr de Patricia Mazuy (2000), on entend une petite fille qui dit (en normand, et la phrase est sous-titrée en français) qu'elle veut retourner à Lisieux. À plusieurs reprises, elle prononce le nom de la ville : « Liju ».

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Lisieux est l'ancienne capitale du peuple gaulois, les Lexovii. César mentionne, dans son œuvre Commentaires sur la guerre des Gaules, un oppidum gaulois. Il a été localisé au lieu-dit le Castellier (commune de Saint-Désir)[18], à 3 km au sud-ouest de la ville. Son enceinte fortifiée entourait un espace de 200 hectares[19], extension importante pour l'époque.

À l'arrivée des Romains, ces derniers favorisent l'abandon du site gaulois et développent une cité à l'emplacement de la ville actuelle. Un peu avant 275, la population se retranche à l'intérieur d'un castrum de plan quadrangulaire de 400 × 200 mètres. Selon F. Cottin, cette enceinte de taille réduite, 8 hectares, englobait l'emplacement de la cathédrale Saint-Pierre au nord, ne dépassant pas le boulevard Sainte-Anne au sud, et à l'ouest entre la rue du Pont-Mortain et l'avenue Victor-Hugo. La bourgade établit au nord-est de l'oppidum, devenue une riche cité gallo-romaine avec un théâtre, des thermes et une colonne votive (Noviomagus Lexoviorum), occupée lors des invasions barbares, se réfugie dans un castrum à l'emplacement du faubourg Saint-Désir. La cité détruite par les pirates saxons est déplacée et rebâtie au IVe siècle[19].

Des vestiges de thermes et d'une riche villa gallo-romaine ont été mis au jour à proximité de l'hôpital dans les années 1980 et sont visibles dans le Jardin archéologique de l'hôpital.

Au IVe siècle, présence de Lètes germaniques, avec femmes et enfants, auxiliaires de l'armée romaine, dont les tombes ont été mises au jour dans la nécropole « Michelet ». Certaines recèlent un mobilier typique de la Germanie du Nord.

Moyen ÂgeModifier

Ce n'est qu'après la chute de l'Empire romain que la ville devient siège épiscopal sous la dépendance du métropolitain de Rouen. La juridiction de l'évêque de Lisieux s'exerçait sur l'actuel Lieuvin et le pays d'Auge. Elle correspondait probablement au cadre administratif du pouvoir romain, lui-même dans les limites de l'ancien territoire des Lexovii selon un processus fréquent ailleurs. L'évêque, chose rare en France de l'Ouest, était aussi titulaire d'un comté comprenant les trois paroisses de la ville, Saint-Germain, Saint-Jacques et Saint-Désir, et sept paroisses de sa banlieue : Beuvillers, Ouilly-le-Vicomte, Rocques, Les Vaux, Saint-Martin-de-la-Lieue, Saint-Hippolyte-du-Bout-des-Prés et Saint-Germain-de-Livet (qui fut ajoutée au comté au XIIe siècle) ; auxquelles on rajoute La Pommeraye, succursale de Saint-Désir[20]. Les évêques possédaient plusieurs résidences dont une à Rouen dit Hôtel de Lisieux ou encore un manoir à Canapville dit Manoir des évêques.

Certains historiens font remonter l'origine de l'évêché de Lisieux au IVe siècle, puisque Saint Lithare, évêque de Lisieux, aurait assisté au concile d'Arles en 314[21]. Toutefois, le premier évêque de Lisieux cité dans un acte public est Thibaut qui assista au concile d'Orléans en 538[22]. Quelques-uns sont restés célèbres, à l'instar de Fréculf au IXe siècle, ami de Raban Maur, abbé de Fulda en Allemagne[23].

Lors des incursions des Vikings, le siège épiscopal est délaissé et reste vacant pendant plus d'un siècle, de 876 à 980[18].

L'évêque Herbert, devenu évêque en 1026, serait le premier à porter le titre de Comte de Lisieux, donné par le duc de Normandie Guillaume le Bâtard[22]. L'abbaye bénédictine Notre-Dame-du-Pré fut fondée en 1050 dans le faubourg Saint-Désir par la mère de l'évêque Hugues d'Eu, successeur d'Herbert, Lesceline[18],[24]. Hugues d'Eu dédicaça la nouvelle cathédrale romane en 1055 ; une partie de l'enceinte romaine de la ville fut détruite pour permettre l'édification de cette grande cathédrale et de nouveaux quartiers d'habitations furent construits en dehors. L'enceinte ne fut pas reconstruite avant le XVe siècle ce qui fut un handicap majeur pour la ville, désarmée face aux attaques[18].

Geoffroy Plantagenêt assiégea Lisieux et s'en empara en 1141, après que l'évêque Jean eut soutenu Étienne de Blois pour succéder à Henri Ier au titre de duc de Normandie. Les troupes bretonnes qui défendaient la place préférèrent l'incendier plutôt que de tenter de résister à l'assaut de Geoffroy[18],[25].

La reconstruction totale de la cathédrale dans un style nouveau, à savoir le gothique, débuta vers 1160-1170, commanditée par l'évêque Arnoul. La Maison-Dieu de Lisieux fut fondée vers 1160 par un bourgeois, Roger Aini. La chapelle de la Maison-Dieu fut consacrée par Arnoul en invoquant un proche, Saint Thomas de Cantorbéry, peu après son assassinat le  ; en effet, celui-ci lui aurait conseillé avant sa mort de consacrer la chapelle « sous le nom du prochain martyr. L'évêque Jourdain du Hommet fit appel à un ordre religieux pour gérer la Maison-Dieu : les Mathurins en prennent possession après sa mort en 1220[26] ».

Après avoir débarqué à Barfleur en , Richard Cœur de Lion qui se dirige sur Verneuil fait étape à Lisieux. Là, il reçoit la visite de son frère félon Jean qu'il accueille par ces mots : « Jean, n'ayez crainte. Vous êtes un enfant ; vous vous êtes mis en mauvaise garde. Mal pensaient ceux qui vous donnèrent des conseils. Levez-vous d'ici et allez manger. »[27].

Lors de l'invasion de la Normandie par le roi Philippe II Auguste, ce dernier entra à Lisieux sans combat en 1203[25].

En 1315 et 1316 eut lieu une terrible famine[25].

En 1345, l'évêque Guillaume de Charmont, trouvant la ville trop étroite dans ses remparts, lui annexa le quartier des Coutures[25].

Le , au début de la guerre de Cent Ans, la ville sur le passage des Anglais lors de la chevauchée d'Édouard III est ravagée[28].

Nicole Oresme, évêque de Lisieux de 1377 à sa mort en 1382, a laissé son nom comme érudit et précepteur de Charles V.

En 1417, Henri V d'Angleterre qui a débarqué le dans l'embouchure de la Touques avec une armée forte de 10 000 hommes marche en direction de Caen, et traverse Lisieux dont la population a fui la ville prenant les routes de l'exode[29]. Sous l'occupation anglaise, Pierre Cauchon, qui briguait l'archevêché de Rouen, est en fait élu à Lisieux en 1432, où il sera enterré dans la chapelle axiale de la cathédrale qu'il avait fait ériger.

L'évêque Thomas Basin établit la Commune en 1447, en disposant que quatre députés choisis par les habitants se réuniront une fois par semaine avec les conseillers, procureurs, ménagers et receveurs, pour « traiter des affaires et besognes de la ville », recevoir les comptes des receveurs, etc. La même année fut établie une chambre de ville[30].

En 1449, l'armée royale de Charles VII prend la ville au bout de trois jours[31]. La ville est entourée d'une véritable enceinte précédée de douves profondes en 1491. L'enceinte était flanquée de vingt tours et percée de quatre portes. On peut suivre approximativement son tracé en parcourant le quai des remparts, les boulevards Carnot, Duchesne, Fournel, Jeanne-d'Arc et Sainte-Anne, passant en partie sur l'enceinte romaine. Il subsiste de nos jours deux tours : l'une sur le quai des remparts, la tour Lambert et la seconde, boulevard Sainte-Anne[19].

Au XVe siècle, après la guerre de Cent Ans, l'industrie drapière s'installe dans la ville et elle conserve la protection royale par Louis XI[32].

Époque moderneModifier

Du au eut lieu une émeute des protestants dans la ville ; sept des émeutiers furent exécutés[25].

Le , une troupe de protestants est repoussée de Lisieux ; envoyée depuis Caen par l'amiral de Coligny pour s'emparer de la ville, elle se dirigea finalement vers Bernay qu'elle prit et pilla le surlendemain[25].

Lors du massacre de la Saint-Barthélemy, le et les jours suivants, à Lisieux, les vies des protestants furent épargnées. Certains ont attribué cela à la bonne volonté de l'évêque Jean Le Hennuyer, pourtant celui-ci était un des plus virulents persécuteurs des protestants, ayant toujours refusé de faire appliquer l'Édit de tolérance du dans son diocèse. En réalité, ce sont les magistrats municipaux, qui avaient à leur tête le capitaine Guy Longchamps de Fumichon, qui refusèrent les exactions à l'encontre des protestants et les protégèrent d'éventuels assassins envoyés par le Roi[25].

En 1590, lors de la huitième guerre de Religion, Henri IV doit conquérir son royaume. Lorsqu’il arrive à Lisieux, la garnison s’enfuit, et il prend la ville sans combat[33].

En 1692, fut nommé le premier maire de la ville, Claude de Mongouin, prenant le titre de conseiller du Roi et maire perpétuel. Le corps municipal était composé du maire, de deux échevins, d'un procureur du Roi, de son substitut et de conseillers. Auparavant, les fonctions du maire étaient assurées par le sénéchal ou bailli de l'évêque[34].

Époque contemporaineModifier

 
Une rue de Lisieux en 1813 par Henry Edridge.

La ville est intégrée au département du Calvados nouvellement créé au moment de la Révolution française. Elle en devient une ville mineure par rapport à Caen puisqu'elle n'obtient qu'un siège de chef-lieu d'arrondissement. Elle n'a donc pas obtenu la tête d'un sixième département normand comme le réclamaient ses habitants[18]. De plus, alors qu'elle était depuis le Moyen Âge le siège d'un des sept évêques de Normandie, relevant de la province de Rouen, elle perd cette fonction en 1791. L'évêché est toutefois recréé et fusionné avec celui de Bayeux en 1855, l'évêque portant désormais le titre de « Bayeux et Lisieux ». Lisieux fait partie des deux seuls sièges épiscopaux, avec celui d'Avranches, à avoir été supprimés en Normandie.

La principale église paroissiale, Saint-Germain, située devant le parvis de la cathédrale, est démolie en 1798 et remplacée par une place[35]. L'église Saint-Désir est également détruite pendant la Révolution ; l'église abbatiale de Notre-Dame-du-Pré la remplace comme église paroissiale, après que les bénédictines sont chassées de leur couvent, et le restera même après le retour des moniales[24],[36].

 
La gare de Lisieux sur une carte postale de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle.

Dès le , le journal Le Lexovien évoque l'arrivée du chemin de fer à Lisieux. En , le Corps législatif décide de la construction de la ligne de Paris à Cherbourg via Lisieux[37]. La gare, établie au sud de la ville, est mise en service le [38] ; elle devient un nœud ferroviaire le avec la création d'un embranchement vers Pont-l'Évêque, qui se prolongera vers Honfleur en 1862 et vers Trouville - Deauville en 1863[39]. La ligne d'intérêt local de Lisieux à Orbec est mise en service le (elle fermera aux voyageurs le et aux marchandises le [40]). Une halte au lieu-dit du Grand-Jardin, plus au nord de la ville, ouvrit en 1879 sur la ligne de Lisieux à Trouville - Deauville[41].

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, Lisieux voit l'essor de l'industrie textile, avec la fabrication de draps, de toiles, de frocs fait à partir de laine ou de lin transformés en molleton ou en flanelle[42]. Plusieurs entreprises vont être fondées dans cette période, à l'instar de l'usine textile d'Orival, inaugurée le par Jean-Lambert Fournet[43], qui avait également construit une filature de lin en 1841 (connue aujourd'hui sous le nom d'usine Leroy)[44]. Vers 1880, le coton va détrôner la laine et le lin[42].

Entre 1872 et 1874, un projet d'annexion vit le jour, à l'avantage de Lisieux et aux dépens des communes voisines de Saint-Jacques et de Saint-Désir, la ville ayant un besoin urgent de s'étendre : en 1872, 12 520 Lexoviens vivaient sur 88 hectares, soit une densité de 140 habitants par hectare lorsqu'elle n'était que de 102 au Havre, de 56 à Rouen, et de seulement 19 à Caen. La ville était saturée, et la population n'y avait augmenté que de 10 % de 1856 à 1872, tandis que celle de ses voisines Saint-Jacques et Saint-Désir avait doublé. Le , Patrice de Mac Mahon, alors président de la République française, signa un décret d'annexion qui déposséda la commune de Saint-Jacques de 129 ha de son territoire, et celle de Saint-Désir de 38 ha, qui revinrent à Lisieux[45].

Avec le développement du culte de sainte Thérèse au XXe siècle, une grande église néo-byzantine lui est dédiée sur une des collines entourant la ville. Elle supplante vite en renommée l'ancienne cathédrale, convertie en église paroissiale.

La dévotion à sainte Thérèse, qui vécut au carmel de Lisieux, en fait la deuxième plus importante ville de pèlerinage de France (après Lourdes). En 1907 a lieu le premier décollage d'un hélicoptère, réalisé par Paul Cornu.

La basilique Sainte-Thérèse est bénie le par Eugenio Pacelli, légat du pape et futur Pie XII.

Avant 1944, Lisieux était surnommée la « capitale du bois sculpté », car ses rues étroites étaient bordées de maisons médiévales à pans de bois sculptés en encorbellement et aux façades ouvragées, abritant des commerces centenaires[46].

 
Habitante de Lisieux versant à boire à un mitrailleur britannique actionnant un F.M. Bren le .
 
Entrée des troupes alliées dans Lisieux en ruines en .

Les et , les bombardements alliés font plus de 800 victimes et détruisent la ville aux deux tiers, notamment le monastère bénédictin, où vingt religieuses sont tuées[47]. Les troupes alliées libèrent la ville le .

Le projet de reconstruction est confié à l'architecte Robert Camelot ; le plan de reconstruction définitif est validé le . Entretemps, les travaux de déblaiement ont débuté en pour s'achever en 1946. La reconstruction fut lente au début en raison de manque de moyens humains et techniques, d'une faible sécurité des ouvriers, de la présence de restes d'engins explosifs dans les décombres et d'hivers rigoureux de 1948 à 1950 ; elle s'accéléra à partir de 1950-1952. Il a fallu plus de dix ans pour reconstruire intégralement la ville[48].

Par décret du , Lisieux absorbe en grande partie la commune limitrophe de Saint-Jacques[49]. Cette absorption permet « une opération de grande envergure » pour l'architecte Georges Duval et le maire Robert Bisson, sur le plateau Saint-Jacques surplombant la ville. En effet, le , la ZUP d'Hauteville est créée, à l'origine pour loger un peu plus de cinq cents familles ; le , la première pierre du nouveau quartier est posée par le ministre de la Construction Jacques Maziol. Les premiers habitants arrivent dans les immeubles et pavillons neufs en 1965[50].

Le , le pape Jean-Paul II vient à Lisieux lors de sa première visite officielle en France comme pape.

Politique et administrationModifier

Administration territorialeModifier

Lisieux est, avec Bayeux et Vire, l'une des sous-préfectures du Calvados.

Depuis 2015, la ville est le bureau centralisateur du canton de Lisieux qui comprend neuf autres communes.

Tendances politiques et résultatsModifier

Récapitulatif de résultats électoraux récentsModifier

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e % 4e %
Municipales 2014 DVD 36,47 UMP 28,16 PS 20,55 FN 10,40 DVD 40,12 UMP 31,92 PS 20,22 FN 7,73
Européennes 2014[51] FN 27,54 UMP 20,56 PS 13,46 UDI 10,62 Tour unique
Régionales 2015[52] UDI 30,14 FN 25,99 PS 22,99 EELV 6,00 UDI 40,29 PS 32,74 FN 26,97 Pas de 4e
Présidentielle 2017[53] EM 22,62 FN 22,30 LR 19,83 LFI 19,34 EM 62,75 FN 37,25 Pas de 3e ni 4e
Législatives 2017[54] MoDem 29,09 PS 22,52 LR 17,96 FN 14,59 LR 55,73 MoDem 44,27 Pas de 3e ni 4e
Européennes 2019[55] RN 27,27 LREM 20,76 EELV 10,62 LR 8,24 Tour unique
Présidentielle 2022[56] EM 29,68 FN 26,63 LFI 18,42 REC 6,14 EM 54,85 FN 45,15 Pas de 3e ni 4e

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

IntercommunalitéModifier

Lisieux fait partie de la communauté d'agglomération Lisieux Normandie, créée en 2017, dont elle abrite le siège.

JumelagesModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[57],[Note 4]

En 2019, la commune comptait 20 038 habitants[Note 5], en diminution de 5,18 % par rapport à 2013 (Calvados : +0,72 %, France hors Mayotte : +2,17 %). Le maximum de la population a été atteint 1975 avec 25 521 habitants.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
10 11810 17110 93710 40310 25711 47311 37811 96811 754
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
12 99313 12112 61718 34118 39616 03916 26716 26016 349
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
16 08416 23915 94815 34115 19215 36216 03212 74615 342
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
21 15623 83025 52124 94023 70323 16623 34321 39120 301
2019 - - - - - - - -
20 038--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[58] puis Insee à partir de 2006[59].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,1 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (35,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 30,7 % la même année, alors qu'il est de 27,9 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 9 035 hommes pour 11 136 femmes, soit un taux de 55,21 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,95 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[60]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90 ou +
2,6 
7,8 
75-89 ans
14,1 
16,2 
60-74 ans
18,6 
19,8 
45-59 ans
18,3 
15,3 
30-44 ans
13,5 
22,4 
15-29 ans
18,4 
17,5 
0-14 ans
14,5 
Pyramide des âges du département du Calvados en 2018 en pourcentage[61]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
1,9 
6,9 
75-89 ans
10,1 
17,5 
60-74 ans
18,5 
19,8 
45-59 ans
19,1 
17,9 
30-44 ans
17 
18,8 
15-29 ans
17,2 
18,4 
0-14 ans
16,1 

Économie et tourismeModifier

ÉconomieModifier

Le Caillebotis DiamondModifier

L'usine est construite en 1974, dans la zone industrielle est, route de Cormeilles. En 2003, Le Caillebotis Diamond est racheté par l'entreprise allemande Lichtgitter. L'entreprise emploie 100 personnes. Elle a une surface de 10 000 m2. Elle est le premier fabricant français de caillebotis métallique[62].

CermexModifier

En 1968, l'usine Ouest conditionnement est créée dans la zone industrielle nord, rue de la Vallée. En 1997, elle devient Cermex. En 2013, elle fusionne avec Gebo pour former Gebo Cermex. Elle emploie 120 salariés. Elle fabrique des machines pour conditionner des boissons, des produits alimentaires ou cosmétiques, et produit de longs tunnels de tapis roulants, où des robots emballeront des packs, des bouteilles ou des bocaux[63].

Europe Métal FilModifier

L'usine est située dans la zone industrielle Est.

FilmagModifier

L'usine est située dans la zone industrielle Est.

LactalisModifier

L'usine est située rue d'Orival, entre l'Orbiquet et les voies de chemin de fer. Elle appartient au groupe Lactalis.

Ondulys IndustrieModifier

L'usine est située dans la zone industrielle Nord, rue Paul-Cornu. Elle fabrique des emballages en carton ondulé. En 1972, elle est achetée par Lacaux Frères. En 2002, elle est achetée par Ondulys.

Sanofi-AventisModifier

Les laboratoires Bottu implantent l'usine en 1982, dans la zone industrielle est, pour la fabrication de paracétamol de la marque Doliprane. Peu de temps après, l'usine est achetée par BSN. Elle devient Rhône-Poulenc en 1988[64]. Puis elle devient Sanofi-Aventis. Elle produit des gélules de 500 mg et depuis 2012 en unité 1 000 mg. Cette usine est reconnue pour son expertise dans le domaine de la granulation. La production 2012 a atteint plus de 170 millions de boites toutes formes confondues (comprimés, sachets, gélules, suppositoires)[65].

SCA NormandeModifier

En 1981, la Société coopérative d'approvisionnement normande (SCA Normande) est implantée dans la zone industrielle Nord, rue Paul-Cornu. C'est une des seize centrales d'achats nationales du Mouvement E.Leclerc. Cette centrale approvisionne les magasins et drives de Normandie ainsi que les quinze magasins de l'île de La Réunion[66] (via Le Havre). Elle s'étend sur une superficie foncière de 17 hectares et possède plus de 65 000 m2 d'entrepôts.

Usines fermées et patrimoine historique industrielModifier

CastresModifier

En 1828, l'usine textile est construite en brique sur un îlot au milieu de la Touques, rattaché à la rive par la rue Ferdinand-Daulne. Elle a une surface de 5 000 m2. C'est une usine d'apprêt de frocs et de fabrication de rôts. En 1958, l'entreprise Castres achète le bâtiment. Elle fabrique des selles pour deux-roues et dans une moindre mesure, des habillages intérieurs pour l'automobile. En 2006, la société Castres est liquidée et l'usine ferme. Depuis, les bâtiments sont abandonnés[67].

Filatures MommersModifier

En 1864, l'usine textile de Méry Samson, Beau Samson et Fleuriot est construite en brique. Elle est située rue Rose-Harel au bord de la Touques. Elle est équipée d'une turbine hydraulique et d'une machine à vapeur. Elle produit des draps imprimés. À partir de 1882, elle est louée par Jean et Chrétien Mommers, qui l'achètent en 1910. Elle produit des draps et des étoffes unis pour vêtements. Environ 300 ouvriers y sont employés. En 1927, elle emploie environ 500 personnes avec l'ajout de production de feutre tissé. En 1964, l'usine ferme. Les bâtiments restent longtemps abandonnés. Ils sont successivement en partie loués et vendus à d'autres entreprises : Anne et Faye motoculture, La cave du pays d'Auge (commerce d'alcools), Prévention Santé & Travail (médecine du travail).

Knorr-DahlModifier

L'usine Knorr-Dahl est située rue Ferdinand-Daulne au bord de la Touques. L'usine Dahl ouvre dans les locaux de l'ancienne filature Lambert, d'une surface de 5 750 m2 sur un terrain de 7 750 m2. En 1960, un terrain contigu est acheté pour agrandir l'usine de 4 000 m2. En 1979, Knorr-Bremse prend des participations dans le capital de Dahl. En 1987, l'usine devient Knorr-Dahl. Elle fabrique des compresseurs et actionneurs pour les systèmes de freinage pour camions. L'activité est progressivement déplacée dans une usine neuve, ouverte en , dans la zone industrielle des Hauts-de-Glos, sur la commune voisine Glos[68]. Les bâtiments progressivement abandonnés sont successivement loués à d'autres entreprises : Rivière Synergie, La Poste, JPL services mobiliers de bureaux. De à , une partie des ateliers est démolie[69].

Leroy / Isoroy / PlysorolModifier

L'usine est située au sud-est de la ville, route d'Orbec, au bord de l'Orbiquet. En 1912, la construction de l'usine Leroy débute. Les machines permettent le déroulage des troncs d'arbres et le placage des feuilles de bois. En 1982, elle devient Isoroy quand Leroy s'associe à Isorel et Baradel. En 1986, elle est rachetée par Pinault. En 1992, elle est rachetée par le groupe allemand Glunz (de). Elle emploie 350 personnes. Elle devient alors le premier producteur européen de panneaux de bois contreplaqués en Okoumé importé du Gabon. En 1998, Glunz est racheté par le groupe portugais Sonae. En 2000, l'usine devient Plysorol. En 2009, elle est rachetée par un groupe chinois. En , elle est rachetée par le groupe ghanéen John Bitar and Company Limited. En 2012, l'usine ferme. Depuis, les bâtiments sont abandonnés[70].

Saint-Gobain abrasifsModifier

L'usine Unicorn Precidia s'implante en 1960, dans la zone industrielle Nord, rue de la Vallée, au bord de la Touques. Elle produit des abrasifs. Elle devient Saint-Gobain abrasifs et emploie 56 salariés. L'usine ferme en [71]. Elle est rasée à la fin de 2017, après le désamiantage des toitures en fibrociment et le retrait des cuves à fuel[72].

L'usine d'OrivalModifier

L'usine est située rue d'Orival, près de la gare. En 1858, la construction des bâtiments en brique commence. Le , Jean-Lambert Fournet inaugure son usine de filature. Elle abrite une machine à vapeur qui anime plus de 300 métiers à tisser et à filer. Sa cheminée fait 56 mètres de haut. Le , elle est partiellement détruite par un incendie. Vers 1865, elle est dotée d'une peignerie. En 1954, l'usine de filature ferme. En 1962, elle est achetée par Wonder. Elle produit des piles salines, accumulateurs et sonneries électriques. En 1975, environ 800 employés y travaillent. En 1985, l'usine Wonder n'emploie plus que 244 personnes quand elle ferme. Les bâtiments restent longtemps abandonnés. Une partie est occupée par l'association « Tanit théâtre », une autre partie par l'entreprise Sanchez. En 2003, un diagnostic révèle que le site est pollué aux solvants et aux hydrocarbures par les activités industrielles de Wonder. Le , l’État achète la quasi-totalité des 3 600 m2 de terrains et bâtiments pour en faire la cité judiciaire, regroupant : le tribunal de grande instance, le tribunal d'instance, le tribunal de commerce et le conseil des prud'hommes. Le , les travaux de dépollution commencent[73]. Éric Dupond-Moretti inaugure ce nouveau palais de justice le .

TourismeModifier

Depuis , Lisieux est dénommée « commune touristique »[74].

EnvironnementModifier

Une étude d'UFC-Que Choisir (), se basant sur des données du ministère de la Santé, a montré que l'eau potable était trop chargée en pesticides. Ce dépassement, fréquemment constaté pour les petites communes rurales (environ 500 habitants), est plus notable pour une commune de plus de 20 000 habitants ; dans cette catégorie, seules trois autres communes sont en effet concernées. L'étude y voit la conséquence de contrôles trop peu fréquents[75].

Lieux et monumentsModifier

Deux promenades touristiques jalonnées de panneaux descriptifs permettent de découvrir la ville.

Le premier circuit est intitulée « Sur les pas de sainte Thérèse ». Il est indiqué par une ligne bleue peinte sur les trottoirs.

La deuxième promenade est intitulée « Lisieux médiéval », les quatorze panneaux sont jaunes :

  1. Départ : rue Monseigneur-Germain
  2. Lisieux fluvial : rive gauche de l'Orbiquet
  3. De la lignée de Guillaume le Conquérant
  4. Les bruits de Lisieux : rue au Char, devant le parvis de l'église Saint-Jacques
  5. Le chapitre : 1 rue Aristide-Briand, entre le manoir Desmares et l'hôtel du haut doyenné
  6. Fort l'Évêque : rue du Maréchal-Foch, à l'entrée du square Arnoul
  7. La ville bourgeoise : dans le jardin de l'Évêché
  8. La guerre de Cent Ans : dans le jardin de l'Évêché
  9. Prestige des évêques comtes : place François-Mitterrand, à droite du parvis de la cathédrale Saint-Pierre
  10. La fin du Moyen Âge et les guerres de Religion : place le Hennuyer, à l'angle de la rue du Docteur-Degrenne et de la rue Paul-Banaston
  11. Lisieux, l'Anglaise : 1 rue Paul-Banaston
  12. Lisieux, la Française : 17 quai des Remparts, près de la Tour Lambert
  13. À l'origine du Canada français : 25 quai des Remparts, rive droite de la Touques
  14. La fin des évêques comtes : rue du Docteur-Degrenne, à droite de la fontaine de La Ferronnays

Détruite à 75 % par les bombardements alliés en 1944, Lisieux conserve peu de monuments anciens.

Monuments religieuxModifier

Liés à sainte Thérèse de LisieuxModifier

Le CarmelModifier

Au cœur de la ville de Lisieux, rue du Carmel se trouve le Carmel, fondé en 1838 par les demoiselles Gosselin (originaires de Pont-Audemer). La jeune Thérèse Martin y entre 50 ans plus tard. S'y trouve la statue de la Vierge du Sourire. Il s'agit de celle qui était dans la chambre de Thérèse, aux Buissonnets, lorsque la future sainte fut miraculeusement guérie en 1883. La façade de la chapelle est en pierre de l'Oise.

Le musée du Carmel présente le Carmel d'hier et d'aujourd'hui et permet au visiteur de découvrir les souvenirs de Thérèse et, cheminant de salle en salle, d'approcher le message d'abandon et de simplicité de sainte Thérèse. La chapelle accueille pour la prière aux messes de laudes, none, vêpres. La boutique du Carmel permet aux Lexoviens, visiteurs, pèlerins, de découvrir les écrits de Thérèse, les souvenirs qui lui sont dédiés et l'artisanat réalisé par les carmélites, dont un délicieux gâteau, le scofa, confectionné d'après une recette confiée au Carmel. Le Carmel est intégré dans le circuit de la Ligne bleue Sur les pas de Thérèse, ligne matérialisée au sol qui invite à une promenade dans Lisieux.

Les BuissonnetsModifier
 
Les Buissonnets.

La maison « les Buissonnets » est située chemin des Buissonnets. C'est la demeure d'enfance de sainte Thérèse de Lisieux. Aujourd'hui c'est un musée constitué de scènes décrivant les étapes de la vie de Thérèse Martin.

La basilique Sainte-Thérèse de LisieuxModifier

La basilique Sainte-Thérèse de Lisieux est située avenue Jean-XXIII. Sainte Thérèse de Lisieux est béatifiée en 1923 et canonisée en 1925. il est décidé de construire une grande basilique vouée au pèlerinage dans la ville où elle a vécu et où elle est morte. La dévotion à la nouvelle sainte attire rapidement des foules de plus en plus importantes.

Ce projet, lancé par l'évêque de Bayeux et Lisieux, Thomas-Paul-Henri Lemonnier, reçoit le soutien total du pape Pie XI qui a placé son pontificat sous le signe de sainte Thérèse.

Précédé d'un vaste parvis, le monument se trouve sur une colline, en limite de la cité qu'il domine de sa masse imposante. Il est entièrement financé par des dons et souscriptions spécifiques venus du monde entier.

En 2014, la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux est le deuxième lieu de pèlerinage en importance en France (après celle de Lourdes et ses 6,5 millions de visiteurs). La ville sanctuaire attire annuellement un million de visiteurs cette année, ce qui la classe troisième des sites normands les plus visités après les plages du débarquement et le Mont Saint-Michel[76].

Autres monuments religieuxModifier

La cathédrale Saint-PierreModifier

La cathédrale Saint-Pierre est située place François-Mitterrand. Rare monument lexovien rescapé des bombardements de 1944, la cathédrale Saint-Pierre de Lisieux est un monument de style gothique. Si la présence d’une cathédrale est supposée depuis le VIe siècle, l’église visible de nos jours fut certainement construite entre 1160 et 1230, à l'initiative de l'évêque Arnoul.

Dès le départ, l’architecte conçut des voûtes d’ogives quadripartites et des arcs-boutants, ce qui en fait l’un des premiers édifices gothiques de Normandie. La nef, assez austère, s’inspire du style gothique d’Île-de-France tandis que les dernières parties édifiées au XIIIe siècle (le chevet, la tour-lanterne ou la façade occidentale) relèvent du style normand.

On affirme à tort qu'Henri, comte d’Anjou et duc de Normandie, futur roi d'Angleterre, et Aliénor d'Aquitaine s'y sont mariés en 1152[77]. Pierre Cauchon y est enterré. Après avoir instruit le procès de Jeanne d'Arc, il fut en effet nommé évêque de Lisieux en 1432.

Le palais épiscopalModifier

Le palais épiscopal est construit en 168] pour Léonor II Goyon de Matignon, évêque de Lisieux. Après la Révolution, il abrite le palais de justice. De 1864 à 2002, il abrite également la bibliothèque municipale.

L'hôtel du Haut-DoyennéModifier

Le Haut-Doyen était le plus haut dignitaire ecclésiastique de Lisieux après l'Evêque-Comte. En 1769, Jean-Baptiste-René Le Bas de Fresne fait reconstruire la maison canoniale. En 1884, les frères des écoles chrétiennes transforment le bâtiment en école. Épargné par les bombardements de 1944, le bâtiment est acquis en 1978 par la ville de Lisieux pour y transférer son école de musique, l'actuelle École nationale de musique et de danse[78].

L'église Saint-JacquesModifier

L'église Saint-Jacques est située rue au Char, construite aux XVe et XVIe siècles, est classée monument historique.

L'église Saint-DésirModifier

L'église Saint-Désir est située avenue du Six-Juin.

L'institution FrémontModifier

L'institution Frémont est situé rue Paul-Banaston. Le manoir Sainte-Catherine date du XVe siècle. La chapelle et le manoir ont été restaurés dans les années 1990.

L'église Saint-JosephModifier

L'église Saint-Joseph est située place Fournet.

L'église Saint-Jean-BoscoModifier

L'église Saint-Jean-Bosco est située rue de la Touques.

La chapelle Notre-Dame-de-LourdesModifier

Construite en brique rouge en 1876, la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes est située chemin de Lourdes.

L'église Saint-François-XavierModifier

L'église Saint-François-Xavier est située boulevard du Maréchal-De Lattre.

  • La chapelle des Sœurs de la Providence, chemin de Rocques.
  • La chapelle de la maison de retraite zenao, chemin de Rocques.
  • La chapelle des Sœurs de Sainte-Thérèse, chemin de Rocques.
  • La chapelle de la fondation d'Auteil, chemin du Point-de-Vue.
  • La chapelle de l'hôpital Robert-Bisson, rue Roger-Aini.
Culte protestant / évangéliqueModifier
  • Temple réformé, rue Ramon.
  • Église évangélique baptiste, rue de la Gare.
  • Église évangélique protestante, rue du Camp-Franc.

Monuments laïcsModifier

Hôtel de villeModifier

 
L'hôtel de ville rénové de Lisieux.

L'hôtel de ville (XVIIIe siècle) est un ancien hôtel particulier.

Musée d'art et d'histoireModifier

Le musée de peinture et de sculpture de Lisieux est fondé en 1837 par le peintre Pierre Duval Le Camus, enfant du pays.

En 1930, le musée du vieux-Lisieux est fondé dans le « manoir de la Salamandre » ou « maison de François Ier », maison médiévale. Pendant l'occupation, en 1943, quatorze caisses contenant des objets du musée sont expédiées dans des châteaux au sud de la Loire. Les musées et la presque totalité des objets qu'ils contenaient sont anéantis par les bombardements alliés, au début de .

En 1969, les objets rescapés sont rassemblés dans une maison à pans de bois au 38 boulevard Pasteur et le musée du vieux-Lisieux rouvre. Par la suite, son nom est changé en Musée d'art et d'histoire.

Château de Saint-Germain-de-LivetModifier

Le château de Saint-Germain-de-Livet est situé, comme son nom l'indique, sur la commune de Saint-Germain-de-Livet. Il fait face à l'église du village (XIXe siècle). Il est toutefois propriété de la ville de Lisieux depuis 1958, date du don du château à la ville par la famille Riesener.

D'un point de vue architectural, le château est en fait constitué de deux parties :

  • la première, un manoir à pans de bois, date du XVe siècle ;
  • la seconde, une construction en pierre et brique vernissée du Pré d'Auge, date de la fin du XVIe siècle.

Le château, qui mêle des éléments des traditions médiévales et Renaissance, est entouré de douves et d'un jardin fleuri où se promènent quelques paons.

Patrimoine disparuModifier

Maison du 40 rue de la PaixModifier
 
Photo du « manoir de la Salamandre » ou « maison de François Ier » à Lisieux.
 
Carte postale de la « maison Plantefor » à Lisieux.
Maison du cirier PlanteforModifier

La maison médiévale du cirier Plantefor a été démolie en . Elle était située à l'angle de la rue du Paradis et la Grande-Rue, qui est devenue aujourd'hui la rue Henry-Chéron[46].

Manoir de la SalamandreModifier

Le « manoir de la Salamandre » ou « maison de François Ier », maison médiévale, situé au no 19 rue aux Fèvres a été détruite par les bombardements alliés, au début de . Elle abrita entre 1930 et 1944 le musée du Vieux-Lisieux.

La halle au BeurreModifier
 
Carte postale de la Halle au Beurre à Lisieux.

Le marché au beurre était hebdomadaire à Lisieux. La halle au beurre était située à côté de l'église Saint-Jacques, à l'angle de la rue Saint-Jacques et de la rue au Char, sur l'ancien cimetière Saint-Jacques, l'actuelle place Boudin-Desvergées. En 1879, la première halle au beurre est détruite et reconstruite à la mode de l'époque. Sa structure est métallique et sa façade est en verre et briques émaillées. Elle a été détruite par les bombardements alliés, au début de [79].

La halle au bléModifier

Transférée à l'ouest de la Couture du Milieu (devenue la place Gambetta puis la place de la République par la suite), la halle au blé fut reconstruite en 1745 sur l'ancienne voie gallo-romaine subsistante de nos jours, après que le marché au blé fut tenu depuis le XVIe siècle rue du Moulin-à-Tan. La halle au blé comprenait sur sa partie ouest la halle aux frocs. Devant cette halle se tenaient le marché aux pommes et le marché aux légumes (transféré en 1930 à la halle au beurre). Elle fut elle aussi détruite pendant les bombardements de 1944[80].

La caserne DelaunayModifier

La caserne militaire Delaunay est construite entre 1875 et 1878. Elle porte le nom du général de la Révolution Jacques Charles René Delaunay. Elle devait initialement s'appeler  caserne du Grand Jardin. Elle est située au nord de la ville. Elle peut accueillir jusqu'à 400 militaires. De 1875 à 1921, elle accueille le 119e régiment d'infanterie de ligne. Alphonse Allais y effectue son service militaire. Elle est utilisée comme solution de relogement pour de nombreuses familles dont le logement avait été détruit par les bombardements alliés de 1944. Elle est ensuite utilisée comme solution de relogement pour les rapatriés d'Afrique du Nord. En 1970, elle est détruite. Des immeubles d'habitation ont depuis été construits à son emplacement[81].

La prisonModifier

Espaces vertsModifier

Ville fleurie avec trois fleurs et une goutte d'eau[82].

Le parc principal de la ville, le jardin de l'Évêché (qui aurait été dessiné par Le Nôtre), est situé en plein cœur de la ville. Il a cinq entrées pour y accéder : par un escalier dans la Cour Matignon ; par un escalier derrière une grille rue Jacques-de Condorcet ; par un escalier derrière le monument aux morts, fermé par une grille, boulevard Carnot ; par un portail boulevard Carnot ; par un escalier devant une grille au bout de l'impasse du jardin public. Il abrite les serres municipales, le kiosque à musique octogonal inauguré en juin 1910 réalisé par la Maison Antoine Chassaing, un bassin circulaire central à jets d'eau, le monument aux morts, les statues de François Rude, Jean-Antoine Houdon, François Denis Tronchet et Aristide Denfert-Rochereau.

Le jardin archéologique de l'hôpital est situé a l'angle du boulevard Jeanne-d'Arc et de la rue de Paris, à proximité de l'hôpital Robert-Bisson. Des vestiges gallo-romains (dégagés lors des fouilles archéologiques effectuées de 1978 à 1985) y sont exposés. Ils comprennent un édifice thermal et un édifice privé.

Le parc le plus vaste de la ville est l'arboretum est constitué de 700 arbres de 130 variétés répartis sur 12 hectares. Il s'étend entre la rue Roger-Aini, l'avenue Jean-XXIII, boulevard John-F.-Kennedy, la rue du Canada et la rue d'Écosse.

Chaque année depuis 2003, la décoration florale de la ville suit un thème spécifique. Des éléments de décoration sont ainsi fabriqués par les ateliers municipaux (parfois avec la collaboration des élèves du lycée Paul-Cornu). En 2008, la décoration a par exemple été pensée afin de célébrer le cinquantenaire du Conservatoire de musique et de danse de Lisieux.

Pour citer quelques chiffres la ville compte : 35 ha de gazon, 2 500 m2 de massifs fleuris et 5 000 arbres[83].

Vie localeModifier

EnseignementModifier

Lisieux compte cinq collèges (Marcel-Gambier, Pierre-Simon-de Laplace, Notre-Dame, Jules-Michelet et Jean-Baptiste-de-la-Salle), deux lycées d'enseignement général (Marcel-Gambier et l'institution Fremont), deux lycées professionnels (Paul-Cornu et Les Rosiers) et un institut universitaire de technologie (IUT).

CultureModifier

MédiathèqueModifier

 
Vue de la médiathèque de Lisieux.

Inaugurée le , la médiathèque André-Malraux, dernier né des espaces culturels de la ville de Lisieux, est une bibliothèque publique offrant à la consultation ou à l'emprunt environ 100 000 documents (livres, périodiques, phonogrammes, vidéogrammes, cédéroms, ressources électroniques).

Elle dispose en outre d'un auditorium de 70 places où sont organisées conférences et projections.

L'équipe de la médiathèque a de plus entrepris un important travail de numérisation d'œuvres liées à la Normandie : la bibliothèque électronique de Lisieux.

La médiathèque André-Malraux est depuis le un service de la communauté de communes Lisieux Pays d'Auge.

ThéâtresModifier

CinémasModifier

  • Cinéma Le Royal, situé au no 12 rue du 11-Novembre.
  • Cinéma Le Majestic, situé au no 7 rue au Char.

MuséesModifier

Musée d'art et d'histoire de LisieuxModifier

Le musée d'Art et d'Histoire de Lisieux rassemble des collections archéologiques notamment gallo-romaines, des céramiques du Pré d'Auge, des tableaux, des photographies historiques de la ville de Lisieux.

Musique et danseModifier

Groupes et orchestres lexoviens :

  • Franck Ridel Project (Métal)
  • Orchestre symphonique de Lisieux (classique)
  • Orchestre d'Harmonie de Lisieux (toutes musiques)
  • Middle Jazz Band (jazz)
  • Loca Banda (salsa)
  • Dixie Project (jazz, new-orleans)
  • Batterie fanfare l'Avant garde de Lisieux

Festivals et événementsModifier

  • Jazzitudes du pays d'Auge. Créées en 1999, c’est une semaine de stage de jazz et musiques actuelles durant laquelle sont proposés des concerts et des jam-sessions tous les soirs dans différents lieux de la ville de Lisieux et des alentours.
  • Foire aux picots, chaque premier dimanche d'août.
  • Foire aux arbres et aux plantes, qui serait vieille de plus de cinq siècles. Elle dure trois jours, en mars (le premier dimanche de mars, le samedi précédent et le lundi suivant).

SportsModifier

Les équipements sportifsModifier

Les clubsModifier

AthlétismeModifier

Le Club athlétique lexovien a été créé au début du siècle dernier et les premiers résultats archivés au niveau national datent de 1921[réf. nécessaire]. Le club devenu CA Lisieux Athlétisme évolue sur le stade Louis-Bielman. Depuis 2014, les dirigeants ont créé un pôle d'athlétisme compétition et le CA Lisieux Athlétisme participe au championnat interclub ; 2015 : 3e de la poule promotion, 6 866 pts ; 2016 : champion de la poule régionale (Basse Normandie), 23 796 pts ; 2017 : 5e de la poule régionale 1 Normandie, 24 937 pts[réf. nécessaire]. Le club compte en 2017, 254 licenciés[réf. nécessaire].

FootballModifier

Lisieux compte un club :

Tennis de tableModifier

Le tennis de table est représenté à Lisieux par l'Amicale sportive de tennis de table de Lisieux (ASTTL) qui est affiliée à la Fédération française de tennis de table. La salle est incluse dans le complexe du gymnase Mimoun. Le club compte aujourd'hui environ 90 licenciés et propose à chaque fin de saison un tournoi national intitulé Les 24 Heures de Lisieux. L'ASTTL a pour la saison 2014-2015 neuf équipes engagées, dont la première évolue en Pré-Nationale.

EscrimeModifier

Dès 1907, on trouve des traces de pratique d'escrime à Lisieux. Après une première association en 1927, il faut attendre 1937 pour voir naître un club, le Cercle d'Escrime de Lisieux. Depuis , le club change de nom pour Escrime Lisieux[85], volonté des dirigeants de démocratiser l'image du sport[86]. Aujourd'hui 80 licenciés pratiquent le sport olympique. Si le sabre et le fleuret ont été pratiqués au sein de la salle d'armes augeronne, désormais l'épée est la seule arme présente.

La salle d'armes se trouve gymnase Alain-Mimoun, rue Saint-Hyppolite. Les escrimeurs lexoviens sont surnommés les Léopards en référence au léopard normand présent sur leur logo de club.

Muay-thaïModifier

Le Muay-thaï est présent à Lisieux avec le Muay-Thaï Club Lisieux, section créée en 1992. Chaque année le club organise un gros évènement sportif, en organisant son gala annuel de niveau national. Le Muay Thaï Club Lisieux compte chaque année depuis 2010 plusieurs champions de France aussi bien en éducatif qu'en senior.

Évènements sportifsModifier

Les foulées du cœur (10 km)Modifier

La première édition a eu lieu le (297 arrivants)[réf. nécessaire].

CyclismeModifier

Lisieux est le la ville départ de la sixième étape du Tour de France qui mène les coureurs à Vitré. Elle accueille en 2011 l'arrivée de la sixième étape du Tour, le jeudi .

Chaque année, quelques jours après le tour de France, la ville organise le mardi le Critérium de Lisieux.

SantéModifier

Écologie et recyclageModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Attention : Partie à vérifier.

Leurs noms sont liés à l’histoire de Lisieux :

NaissancesModifier

Parcourir aussi la Catégorie:Naissance à Lisieux

DécèsModifier

AutresModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de la commune de Lisieux se blasonnent ainsi :
D'argent aux deux clefs de sable passées en sautoir, cantonnées de quatre étoiles du même, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or [87].

Les deux clefs rappellent les clefs de saint Pierre, patron de la cathédrale. Les chanoines du chapitre cathédral de Lisieux avaient d'ailleurs ces deux objets comme blason.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2019.
  2. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

RéférencesModifier

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Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier