Privas

commune française du département de l'Ardèche (chef-lieu)

Privas
Privas
La ville de Privas et les montagnes qui l'entourent.
Blason de Privas
Blason
Privas
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
(préfecture)
Arrondissement Privas
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche
(siège)
Maire
Mandat
Michel Valla (DVD)
2020-2026
Code postal 07000
Code commune 07186
Démographie
Gentilé Privadois, Privadoises
Population
municipale
8 363 hab. (2018 en augmentation de 0,7 % par rapport à 2013)
Densité 689 hab./km2
Population
agglomération
43 642 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 44° 44′ 09″ nord, 4° 36′ 00″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 750 m
Superficie 12,14 km2
Unité urbaine Privas
(ville-centre)
Aire d'attraction Privas
(commune-centre)
Élections
Départementales Canton de Privas
(bureau centralisateur)
Législatives Première circonscription
Localisation
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Liens
Site web privas.fr

Privas (prononcé [pʁi.va] ; Privàs en occitan vivaro-alpin) est une commune française, chef-lieu du département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

C'est la moins peuplée des préfectures de France avec 8 313 habitants d'après le dernier recensement de l'Insee en 2018. Située au cœur du bassin privadois et ville-siège de la communauté d'agglomération Privas Centre Ardèche, la ville se trouve à 42 km au sud-ouest de Valence, préfecture de la Drôme.

Historiquement la cité fut un des foyers du protestantisme français lors des guerres de religions. Elle est également la ville natale de Clément Faugier qui lança une entreprise spécialisée dans les recettes à base de la célèbre châtaigne de l'Ardèche à la fin du XIXe siècle. À ce titre, Privas s'est déclarée, avec Aubenas, capitale du marron glacé et de la crème de marrons[1].

Ses habitants sont dénommés les Privadois[2].

GéographieModifier

SituationModifier

La ville est située au pied du plateau du Coiron dans la vallée de l'Ouvèze, au cœur de l'ancienne province du Vivarais, devenue en 1789, le département Ardèche, à quelques kilomètres à l'ouest du Rhône. Son extrémité est à la confluence du ruisseau le Mézayon et de l'Ouvèze et la ville est traversée par un affluent du Mézayon, le ruisseau le Charalon. La ville se situe à environ 30 minutes (par la route) de l'agglomération valentinoise.

La commune de Privas se positionne également dans la région naturelle du bassin privadois ainsi que dans la communauté d'agglomération de Privas Centre Ardèche dont elle est la ville siège. Cette communauté intègre également les deux vallées de l'Ouvèze et de la Payre jusqu'au Rhône.

Le centre de Privas est situé (par la route) à 142 kilomètres de Lyon, ville siège de la préfecture de région, 135 kilomètres de Grenoble, ville siège de la région académique, 209 kilomètres de Marseille et 602 kilomètres de Paris[3].

Communes limitrophesModifier

  Veyras Lyas Coux  
Saint-Priest N Coux
O    Privas    E
S
Freyssenet Alissas Alissas

Géologie et reliefModifier

 
Carte de la commune de Privas et des proches communes.

Situé au sud et à l'ouest de l'agglomération de Privas, le plateau du Coiron, ensemble de hauteurs et plateaux basaltiques bien individualisés par une forte rupture de pente. Ce plateau forme une barrière massive, boisée et sombre, une élévation d'origine volcanique s'élevant entre 500 mètres et plus de 1 000 mètres d'altitude.

ClimatModifier

Privas est située au sein d'une aire climatique assez complexe soumise à de multiples influences : à la marge nord du climat méditerranéen, la ville subit également les influences de son positionnement aux abords de grands massifs (plateau ardéchois/Coiron/Boutières). Cela se caractérise par une palette variée : du très chaud et sec à l'été, à des températures très basses et aux chutes de neige l'hiver.

Globalement, le climat y est agréable et le mistral ou la bise (vent du nord) permet bien souvent de conserver un ciel découvert. Le massif du Coiron permet à Privas d'échapper aux entrées maritimes qui recouvrent parfois la basse Ardèche. A contrario, il arrive que le ciel soit ennuagé sur le bassin de Privas et ensoleillé du côté d'Aubenas, les nuages bas venant se caler sur le Coiron. En définitive, le col de l'Escrinet et plus généralement le Coiron forment une barrière climatique bien visible dans certaines situations climatiques.

Les relevés suivants ont été effectués à la station Météo France d'Aubenas, à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Privas :

Relevé météorologique de Privas sur la période 1981-2010 (records depuis 1969)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 1,5 4,3 7 10,7 14,6 17,2 16,6 13,3 9,6 4,8 1 8,4
Température moyenne (°C) 4,8 6,1 9,5 12,4 16,4 20,7 23,7 22,9 18,8 14,1 8,8 5 13,6
Température maximale moyenne (°C) 9,1 10,6 14,6 17,7 21,9 26,8 30,1 29,1 24,2 18,5 12,8 8,9 18,7
Record de froid (°C)
date du record
−14
04-01-1971
−10,6
05-02-2012
−12,6
02-03-2005
−3,4
08-04-2021
−0,5
04-05-1979
5
01-06-1986
8
13-07-1993
4,8
23-08-1976
2
21-09-1977
−3,3
26-10-2003
−8,6
28-11-1985
−10,7
30-12-2005
−14
04-01-1971
Record de chaleur (°C)
date du record
21
20-01-2007
23,2
24-02-2020
27,4
18-03-1997
30,2
24-04-2007
32,8
24-05-2009
41,5
27-06-2019
39,2
17-07-2005
42,3
13-08-2003
36
03-09-2005
30,3
02-10-2011
26
03-11-1970
21
17-12-1985
42,3
13-08-2003
Ensoleillement (h) 138 145,2 208,6 225,5 237,8 287,7 322,1 288,1 236,7 164,7 137,9 124,5 2 516,8
Précipitations (mm) 47,4 65,4 49,8 67,8 78,9 46 29,2 34,7 63,3 149 112,7 71,5 815,7
Source : Météo France
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
9,1
0,4
47,4
 
 
 
10,6
1,5
65,4
 
 
 
14,6
4,3
49,8
 
 
 
17,7
7
67,8
 
 
 
21,9
10,7
78,9
 
 
 
26,8
14,6
46
 
 
 
30,1
17,2
29,2
 
 
 
29,1
16,6
34,7
 
 
 
24,2
13,3
63,3
 
 
 
18,5
9,6
149
 
 
 
12,8
4,8
112,7
 
 
 
8,9
1
71,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

HydrographieModifier

 
L'Ouvèze à Privas.

La commune est traversée par l'Ouvèze, un affluent du Rhône, d'une longueur totale de 27,3 km[4] et son principal affluent, le Mézayon, une rivière d'une longueur de 13,5 kilomètres[5], qui conflue sur le territoire de la commune voisine de Coux, en rive gauche.

Le projet de contrat de rivière pour l'Ouvèze lancé en 2000 par Michel Gaignier[6] alors maire-adjoint de Privas et président du syndicat Ouvèze Vive progresse très lentement.

Jusqu'à la fin des années 1970, la source du Verdus fut la seule source à alimenter la ville en eau potable[7].

Voies de communicationModifier

 
Panneau sur le pont du Mézayon

Le centre-ville de Privas est traversé par la route départementale n° 104 (RD 104), ancienne route nationale (RN104) jusqu'en 1972 et venant de la vallée de l'Ouvèze. Cet axe touristique d'importance, lien entre la sortie d'autoroute Loriol-sur-Drôme et l'Ardèche méridionale, est connu pour être surchargé l'été mais très agréable néanmoins puisque point de départ du col de l'Escrinet.

Outre cet axe, la route départementale n° 2 (RD 2) est l'autre itinéraire principal menant à la préfecture en arrivant du sud (route de Montélimar) par la plaine de Saint-Lager-Bressac, Chomérac, puis Alissas. cette route dessert la plaine du lac, zone commerciale de l'agglomération de Privas.

TransportsModifier

Transports routiersModifier

La ville est bien desservie en autocar. Elle se situe sur la ligne cars Région Express no 73 (Aubenas - Privas - Valence) qui permet de relier la ville facilement à la vallée du Rhône, la ville de Valence ou encore à la gare de Valence TGV (environ 30 autobus allers-retours quotidiens). Une liaison TER hebdomadaire est possible jusqu'à Grenoble. Une des lignes d'autobus Le Sept (service express public de transports) gérées par le conseil général (ligne no 18) permet de relier facilement Privas à la ville de Montélimar.

Par ailleurs, depuis le , Privas et son agglomération sont desservies par un réseau de bus : T'CAP. Il consiste en quetre lignes urbaines (du lundi au samedi) en complément du réseau préexistant de bus scolaires, désormais ouvert au grand public[8].

De plus, la ville se situe à environ 15 kilomètres de l'autoroute A7 (entrée/sortie de Loriol-sur-Drôme), ce qui facilite son accès en voiture à depuis Valence à 45 minutes ; Avignon, Grenoble et Lyon à 1 heure 30 ; Marseille et Montpellier à 2 heures et Paris à 6 heures.

Transports publicsModifier

Le réseau de transport collectif de Privas et de son agglomération se dénomme T'CAP. Le réseau urbain compte quatre lignes dans le bassin privadois :

  • la ligne A - « Privas Centre ↔ Privas Collège »,
  • la ligne B - « Chomérac ↔ Alissas ↔ Privas »,
  • la ligne C - « Veyras ↔ Privas »
  • la ligne D - « Saint Priest ↔ Privas »

ainsi que deux lignes régulières (01 et 02) desservant un secteur plus large dans la communauté d'agglomération[9].

Transport ferroviaireModifier

 
Ancienne gare de Privas autour de 1900

La ville de Privas ne possède plus de gare ferroviaire, ce qui est un cas unique pour la préfecture d'un département français (hors DOM-TOM). Le département de l'Ardèche étant le seul de métropole (Corse incluse) à ne pas bénéficier de trains voyageurs malgré la présence d'une ligne électrifiée pour le fret (ligne de Givors-Canal à Grezan dite "de la rive droite du Rhône" : itinéraire Lyon-Nîmes), servant parfois à détourner les TER en cas de travaux sur la ligne Lyon-Marseille[10],[11],[12].

Autrefois, une ligne PLM puis SNCF desservait la préfecture de l'Ardèche jusqu'à Livron-sur-Drôme via Chomérac, Le Pouzin et La Voulte-sur-Rhône. L'ancienne gare a été démolie dans les années 2000[13].

La gare ferroviaire française la plus proche est la gare de Valence-Ville desservie des trains TER Auvergne-Rhône-Alpes et par des navettes ferroviaires qui établissent des correspondances avec les trains à grande vitesse qui desservent la gare de Valence TGV laquelle se situe à environ 45 kilomètres par la route.

Transport fluvialModifier

La ville de Privas se trouve à une dizaine de kilomètres à vol d'oiseau du Rhône et à 14 kilomètres du port de la commune du Pouzin, elle même rattachée à la communauté de communes Privas - Rhône et Vallées.

Cette commune est équipée depuis 2016 d'un port fluvial, pour le transport de marchandises diverses. Une halte de plaisance a également été installée pour assurer une vocation touristique.

UrbanismeModifier

 
Panorama de Privas en mai 2021

TypologieModifier

Privas est une commune urbaine[Note 1],[14]. Elle fait en effet partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Privas, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[17] et 14 715 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Privas, dont elle est la commune-centre[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[20],[21].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (41,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (41,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (32,1 %), forêts (29,7 %), prairies (14,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,9 %), zones agricoles hétérogènes (3,6 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Morphologie urbaineModifier

Privas qui est la plus petite préfecture de France par son nombre d’habitants subit une baisse démographique marquée et régulière qui dépeuple en particulier le centre, à l'architecture ancienne. Un phénomène de périurbanisation s’est mis en place autour de la ville, sou l'effet d'un report des populations sur les communes limitrophes.

Le centre se présent, pour des raisons historiques, sous la forme d'un bâti très resserré, composé de compose de hautes maisons (R+3) mitoyennes. Les quartiers qui entourent le centre se sont construits dans le prolongement du cœur de ville en épousant les contraintes du relief très accidenté, mais présentant des voies plus larges et un bâti nettement moins resserré.

Les constructions des quartiers extérieurs première couronne, ont été lancées durant la période post-industrielle et l’après-guerre. Cette première couronne se compose essentiellement d’immeubles collectifs, de bâtiments regroupant les services administratifs et de quelques lotissements avec quelques espaces verts et des lieux de stationnement. Au delà, la densité devient de plus en plus faible et présente un tissu urbain mixte doté de petits collectifs, de villas et de bâtiments de services et commerciaux[24].

Privas est une « Ville porte » du parc naturel régional des Monts d'Ardèche, créé le . La commune s’est dotée en 1982 d’un plan d’occupation des sols (POS) et d'un plan local d’urbanisme (PLU) dans les années 2010. Elle également inscrite dans le cadre du schéma de cohérence territoriale (SCOT) du Centre Ardèche.

Quartiers, lieux-dits, hameaux et écartsModifier

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux, ainsi que les écarts qui composent le territoire de la commune de Privas, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[25].

  • Bois Laville
  • Ternis
  • Chalaron
  • la Feuille
  • la Chaumette
  • le Vanel
  • Gratenas
  • la Maladrerie
  • Bésignoles
  • Montjuliau
  • Ouvèze
  • Tauléac
  • Bonnefoy
  • le Coteau
  • Trois Cyprès
  • Paste
  • les Foulons
  • le Logis du Roi
  • le Lac
  • la Palud
  • les Mines
  • Tourtoin
  • le Moulin du Seigneur
  • Pounard
  • Saint-Clair
  • Caton
  • les Sagnes
  • Baudouin
  • Coulomb
  • Chabanet
  • Côte du baron
  • Avignas
  • les Blaches
  • les Trois Chemins
  • Cheynet
  • Tauleac
  • Chamaras
  • Tovonne
  • la Tule
  • Pounard
  • Gratenas
  • le Ranc

Risques naturelsModifier

Risques sismiquesModifier

La totalité du territoire de la commune de Privas est situé en zone de sismicité no 3 (sur une échelle de 1 à 5), comme la plupart des communes situées dans la vallée du Rhône et la Basse Ardèche, mais en limite orientale de la zone no 2 qui correspond au plateau ardéchois[26].

Terminologie des zones sismiques[27]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risquesModifier

La ville de Privas bénéficie d'un plan de prévention des risques d'inondation (PPRI)[28].

ToponymieModifier

Une hypothèse avance le fait que le nom de la ville de Privas proviendrait du gaulois briva qui désigne un pont ou un lieu de passage[29].

HistoireModifier

Préhistoire et AntiquitéModifier

Durant la période antique, le peuple gaulois des Helviens (en latin Helvii) est installé dans l'actuelle partie Sud du département de l'Ardèche) en limite du territoire des Segovellaunes, essentiellement situé dans le Valentinois (région de Valence)

Les premières traces de la ville sont attestées au hameau du Lac, secteur où des fouilles archéologiques récentes ont permis de mettre à jour une villa du début de l'empire romain ainsi qu'une nécropole du haut Moyen Âge. Les moules à fausse monnaies découverts au XIXe siècle sur les pentes du Mont-Toulon ne suffisent pas pour extrapoler un premier habitat antique.

Moyen ÂgeModifier

Le bourg primitif de Privas s'est développé autour de l'église Saint-Thomas, située place de la République et qui dépendait du prieuré de Rompon, rattaché à l'Ordre de Cluny. Le château (castrum) de Privas n'est attesté qu'à partir du XIIIe siècle et se situait à l'emplacement actuel du collège-couvent des Récollets. Ruiné en 1621 puis en 1629, il n'en reste rien.

Au XIIe siècle, Privas dépend de la seigneurie des Poitiers-Valentinois, comtes de Valence, lesquels rendent hommage aux comtes de Toulouse. Aymar de Poitiers, en 1281 et son fils en 1309, accordèrent une charte de franchise à Privas, garantissant des droits économiques, fiscaux et militaires à la ville.

Au XIIIe siècle, la ville sortit de ses deux quartiers d'origine (Bize et Clastre) pour se développer à l'est sur le plateau, dans deux nouveaux quartiers : Claux et Mazel.

Temps ModernesModifier

 
Siège de Privas 1640 par Nicolas Prevost.
Les guerres de Religion

Au XVIe siècle, la Réforme (mouvement religieux protestant) s'implanta profondément et rapidement à Privas. Au début, le mouvement fut populaire et un grand nombre de personnes de la noblesse et de la haute-bourgeoisie vivaroise adhérèrent vite à ces idées. Privas joua un rôle de premier plan pendant les guerres de religion, devint un centre protestant et nommé « petit état huguenot »[30]. important et un symbole de la résistance à la monarchie. Cela lui valut le titre de « Rempart de la Réforme ».

Une répression très dure fut organisée. Beaucoup d'habitants furent exterminés, certains fuirent à Genève. Cependant, malgré la répression, le mouvement s'étendit et pendant près de 70 ans, le culte catholique ne fut plus célébré à Privas, l'église fut même détruite en 1570. Un pasteur venu de Suisse organisa l'Église réformée de Privas. On parla alors de la ville comme de la Genève du pays. La garnison du roi fut refusée par la ville[31]. Il n'y eut pas de massacre de la Saint-Barthélemy à Privas. Bien au contraire, dès que la nouvelle des massacres parvint à Privas, celle-ci se dressa.

En 1566, la baronnie de Privas fut divisée entre les deux filles de Diane de Poitiers, baronne de Chalencon et de Privas. C'est l'aînée qui obtint la seigneurie de Privas. Cette baronnie fut ensuite vendue à Jacques de Chambaud, chef protestant qui devint ainsi le premier seigneur huguenot de Privas. Paule de Chambaud, descendante d'une lignée de huguenots était courtisée par le seigneur de Lestrange catholique, seigneur de Boulogne et par le sire de Brison chef des huguenots, il en découla une nouvelle guerre qui nécessita l'intervention du Maréchal de Montmorency, puis, en 1629 à la suite de la prise d’armes par les protestants, la ville est assiégée par l’armée royale . Défendue par Montbrun avec 800 hommes, elle est prise et rasée[32].

Époque contemporaineModifier

La Révolution françaiseModifier

En 1790, elle devint chef-lieu du département de l'Ardèche en alternance avec Annonay, Aubenas, Bourg-Saint-Andéol et Tournon-sur-Rhône. Elle fut également érigée en chef-lieu de district mais fut très vite rattachée au district du Coiron. La première assemblée du nouveau département eut lieu à Privas, mais l'alternance n'eut jamais lieu et Privas devint de facto le seul chef-lieu[33].

Le XIXe siècleModifier

Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo en juin 1815, Privas ainsi que la majeure partie du département de l'Ardèche est occupé par les troupes autrichiennes de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

La révolution de 1848 est également bien accueillie, une messe étant célébrée en l’honneur des victimes des trois jours de la révolution de février[34].

Politique et administrationModifier

 
Hôtel de ville de Privas en mai 2021

En 2020, le conseil municipal de Privas est composé de vingt-neuf membres (quatorze femmes et quinze hommes) dont un maire, huit adjoints au maire, cinq conseillers délégués et quinze autres conseillers municipaux. Il existe également 4 commissions, chacune composée de douze membres[35].

Tendances politiques et résultatsModifier

Élections localesModifier

Élections nationalesModifier

Élection Résultats au 1er tour (% Exprimés) Résultats au 1er tour (% inscrits) Résultats au 2e tour (% Exprimés) Résultats au 2e tour (% Inscrits)
Présidentielle 2017[36] Emmanuel Macron (24,74 %) /

Jean-Luc Mélenchon (24,24 %) /

Marine Le Pen (17,63 %)

Emmanuel Macron (17,96 %) /

Jean-Luc Mélenchon (17,60 %) / Marine Le Pen (12,60 %)

Emmanuel Macron (69,98 %) /

Marine Le Pen (30,02 %)

Emmanuel Macron (43,64 %) /

Marine Le Pen (18,72 %)

Legislatives 2017[37] Hervé Saulignac Candidat PS (27,97 %) /

André Dupont Candidat REM (19,02 %)

Hervé Saulignac Candidat PS(13,69 %) /

André Dupont Candidat REM (9,31 %)

Hervé Saulignac candidat PS (62,81 %) /

André Dupont Candidat REM (37,19 %)

Hervé Saulignac candidat PS (24,73 %) /

André Dupont Candidat REM (14,64 %)

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
septembre 1880 14 août 1887
(décès)
Ulfrin de Rivière   Expert-Géomètre
18 septembre 1887 13 mai 1888 Eugène Giffon    
13 mai 1888 12 janvier 1896 Camille Benoit    
12 janvier 1896 17 mai 1896 Philippe Mazoyer    
17 mai 1896 15 mai 1904 Lucien Napoléon Blache    
15 mai 1904 10 mai 1925 Pierre Filliat   Avoué
10 mai 1925 19 mai 1935 Clément Faugier Républicain modéré Directeur de société
19 mai 1935 12 août 1944 Emile Toussaint Républicain modéré Avocat
15 août 1944 17 octobre 1947 Ludovic Bacconnier PCF Retraité
Président du Comité de Libération
19 décembre 1947 28 mars 1965 Charles Gounon Radical Droguiste
Conseiller général
28 mars 1965 18 avril 1979
(démission)
Pierre-Marie Chaix DVD puis UDF Avocat
Conseiller général
Conseiller régional
19 avril 1979 18 mars 2001 Amédée Imbert UDF-PR puis DL Assureur
Conseiller régional
Conseiller général
Député de 1993 à 1997
18 mars 2001 19 mars 2006 Michel Valla DL puis UMP Assureur puis consultant
Conseiller général de Saint-Pierreville
19 mars 2006 Yves Chastan PS Fonctionnaire
Conseiller général
Sénateur de 2008 à 2014
Président de la CAPCA en 2014
en cours Michel Valla DVD Consultant
Les données manquantes sont à compléter.

Autres administrationsModifier

 
Entrée de la préfecture de Privas

La ville de Privas héberge le bâtiment de la préfecture de l'Ardèche, situé rue Pierre Fillat, les sièges départementaux de la DDT et de la DDETSPP[38], ainsi que le bâtiment du tribunal d'instance et de tribunal de grande instance, situés, 10 cours du Palais[39].

Situé dans un bâtiment récent et d'une partie plus ancienne du quartier de la Chaumette à Privas, l'hôtel du département de l'Ardèche, siège du conseil départemental de l'Ardèche et qui accueille les élus de l'assemblée départementale et une partie des 1 700 agents de l'administration départementale[40].

Le groupement de gendarmerie de l'Ardèche et la délégation militaire départementale sont situés dans le bâtiments de la caserne Rampon, place du Champ de Mars[41]. Il existe également un service de police nationale, installé dans de nouveaux locaux situé boulevard de la Chaumette[42], ainsi qu'un bureau de police municipale.

Créée en 1820, la maison d'arrêt de Privas est l'unique centre de détention de l'Ardèche. Cette prison présente également la particularité d'être située à proximité du centre-ville, place des Récollets, non loin du couvent du même nom. Une exposition, dénommée « 200 ans derrière les barreaux de la maison d'arrêt de Privas », ayant pour thème l’histoire de l'administration pénitentiaire depuis l’Ancien régime avec des document historiques issus de cet établissement, a été organisée en décembre 2020 à la médiathèque de Privas.

JumelagesModifier

Privas est jumelée avec quatre autres villes européennes :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[44].

En 2018, la commune comptait 8 363 habitants[Note 3], en augmentation de 0,7 % par rapport à 2013 (Ardèche : +1,94 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 4952 9233 0803 8784 3424 2194 7975 2335 278
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 2026 6577 2047 8367 7537 9217 6007 3127 843
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 5617 0007 2906 4126 6817 2307 7337 4077 558
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
8 66310 08010 80810 34510 0809 1708 6818 3698 321
2018 - - - - - - - -
8 363--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Privas se situe au-dessous du seuil des 10 000 habitants, ce qui en fait notamment la moins peuplée des préfectures de France.

EnseignementModifier

La commune, rattachée à l'académie de Grenoble, héberge plusieurs établissements d'enseignement sur son territoire.

Enseignement primaireModifier

On dénombre sept écoles dont quatre écoles publiques sur le territoire de la commune : l'école primaire Roger-Planchon, l'école primaire Clotilde-Habozit, l'école publique maternelle et élémentaire Rosa-Parks, l'école publique élémentaire et maternelle René-Cassin et trois écoles privées, l'école élémentaire Saint-Louis, l'école maternelle Notre-Dame et l'école primaire Saint-Joseph [47].

Enseignement secondaireModifier

La commune héberge sur son territoire deux collèges : le collège Bernard de Ventadour, établissement public, situé dans le quartier de Tauléac. Lors de la rentrée scolaire 2018/2019, celui-ci présente un effectif total de 890 élèves[48] et le collège privé du Sacré Cœur de Privas.

La commune héberge plusieurs lycées : le lycée polyvalent Vincent d'Indy[49], le lycée du Sacré Coeur Privas[50] et le lycée des métiers Notre Dame.

Équipements sanitaire et socialModifier

 
Hôpital Sainte-Marie de Privas

La commune héberge sur son territoire deux structures hospitalières :

Le centre hospitalier des Vals d'Ardèche

En 2006, le centre hospitalier de Privas a fusionné avec l'établissement de La Voulte-sur-Rhône donnant ainsi naissance au centre hospitalier des Vals d'Ardèche[51].

Le centre hospitalier Sainte-Marie de Privas,

Il s'agit d'un établissement à vocation psychiatrique de gestion privée ayant mission de service public gérant cinq secteurs de psychiatrie générale, trois services intersectoriels et trois secteurs de psychiatrie infanto-juvénile[52].

Équipements et activités sportivesModifier

ÉquipementsModifier

 
Piscine "Tournesol" de Privas

La commune héberge et gère de nombreux équipements sportifs dont trois gymnases (Tauléac, Lancelot et Montjulieau), deux stades dont le stade municipal du lac et un centre aquatique.

Le centre aquatique Cap'Azur, ouverte le et située avenue de la gare, au départ de la voie douce de la Payre, a succédé à la Piscine Tournesol et à la Piscine Gratenas[53],[54].

ManifestationsModifier

Depuis 2014, une compétition de course à pied et de marche athlétique dénommée les 6 jours de France sont organisés au stade du lac.

MédiasModifier

La commune est située dans la zone de distribution de deux organes de la presse écrite :

Presse régionale
Il s'agit d'un journal hebdomadaire français basé à Valence et diffusé à Privas depuis 1999. Il couvre l'actualité de tout le département de l'Ardèche.
Il s'agit d'un journal quotidien de la presse écrite française régionale distribué dans la plupart des départements de l'ancienne région Rhône-Alpes, notamment l'Ardèche. La commune est située dans la zone d'édition de Privas.

CultesModifier

Historiquement, Privas fut au cœur des guerres de religion et au XXIe siècle les communautés catholiques et protestantes sont très vivantes et très présentes.

Culte catholiqueModifier

 
Intérieur de l'église de Privas

La communauté catholique et l'église de Privas (propriété de la commune) dépendent de la paroisse de Saint-Jean-du-Pays-de-Privas qui comprend de neuf communes. Cette paroisse est elle-même rattachée au diocèse de Viviers[55].

Culte protestantModifier

La communauté protestante est rattachée à la paroisse de Privas-Flaviac qui dépend à l'église protestante unie de France[56].

Culte musulmanModifier

Les musulmans forment une minorité considérée comme bien intégrée et estimée par l'association musulmane de Privas à 300 familles, soit environ 1 500 personnes. Ils disposent d'un lieu de culte installé en 2008 dans les locaux de l'ancien Foyer de l'enfance (appartenant au département de l'Ardèche), qui remplace des locaux vétustes ou des aides de la part de la paroisse catholique[57].

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

Les Privadois ont un revenu médian annuel d'environ 17 804  et inférieur de 11,13 % au revenu médian français (19 785 ).

La commune affiche un taux de pauvreté de 18,6 %, plus important que celui de la France (13,9 %).

49,4 % de foyers fiscaux sont non imposables.

Les impôts locaux sont en moyenne de 1 363  par foyer fiscal, soit un résultat plus élevé que la moyenne du département (589  par foyer fiscal).

En moyenne, en ce qui concerne l'impôt sur le revenu, les Privadois sont taxés à hauteur de 959  par foyer fiscal. À l'échelle du département, cet impôt est de 892 [58].

EmploiModifier

Le taux de chômage, en 2013, pour la commune s'élève à 18,2 %[59], un chiffre nettement supérieur à la moyenne nationale (10,2 %)

Entreprises et secteur d'activitésModifier

Privas ne compte que six entreprises réalisant plus de dix millions d'euros de chiffre d'affaires[60].

Nombre d'entreprises par secteur d'activité au 31 décembre 2016
Nombre Taux
ENSEMBLE 590 100
Industrie 45 7,6 %
Construction 41 6,9 %
Commerces, transport, hébergement et restauration 200 33,9 %
Services aux entreprises 130 22 %
Service aux particuliers 174 29,5 %

(Source : Insee, DENT3 Nombre d'entreprises par secteur d'activité au 31 décembre 2016)[61].

Secteur industrielModifier

Fondée en 1882, l'entreprise Clément Faugier à l'origine de la crème de marrons qui a longtemps contribué à la notoriété de l'Ardèche et de Privas.

Secteur commercialModifier

La ville compte de nombreuses entreprises commerciales dans le domaine de la grande distribution, notamment en centre-ville mais aussi en périphérie, le principal centre commercial étant situé sur le territoire de la commune voisine d'Alissas[62].

Secteur touristiqueModifier

La ville héberge un office du tourisme, situé en centre-ville et dénommé Privas Centre-Ardèche géré par la communauté d'agglomération[63]. La ville dispose également d'un musée.

HébergementModifier

Un terrain de camping est situé sur le territoire de la commune. Celui-ci situé près de l'Ouvèze présente un ensemble de 166 emplacements dont 110 places libres (véhicules et tentes) et 56 équipements de locations (bungalows)[64].

Privas compte un certain nombre d'hôtels et de résidence d'hébergement.

Culture et patrimoineModifier

Patrimoine architecturalModifier

Monuments historiquesModifier

 
Pont dit « Pont Louis XIII » sur l'Ouvèze en mai 2021

Privas compte trois monuments historiques sur son territoire[65].

Autres monumentsModifier

  • La porte aux Diamants.
  • Le hameau médiéval de la Tour du Lac.
  • Le beffroi de la Mairie, deuxième plus haut beffroi du sud de la France.

Édifices religieuxModifier

La ville abrite de nombreux édifice religieux

Couvent des Récollets de PrivasModifier

le couvent des Récollets de Privas est situé place des Récollets, a été construit sous le règne de Louis XIV. En 1790, la chapelle de ce couvent est le siège du tribunal révolutionnaire. Au fil du temps, le couvent sera successivement transformé en lieu de vote, en caserne, en poudrière puis une prison. En 1827, le couvent est aménagé en collège dirigé par les père Basiliens, puis laïcisé en 1872. La chapelle reste en fonction durant cette période, puis ferme en 1966. Depuis 1980, celle-ci une importante collection d'art religieux du XIXe siècle[69].

Calvaire du MontoulonModifier

Le site du Montoulon, quelquefois retranscrit « Mont-Toulon » ou « Mont Toulon » abrite notamment la chapelle Notre-Dame-des-Douleurs, située sur le sentier qui mène au sommet de la colline est la propriété de la congrégation Sainte-Marie de l'Assomption[70], ainsi que le calvaire du Montoulon, également propriété de cette congrégation, domine la ville avec ses trois croix monumentales[71]. La Pietà monumentale, sculpture de Carlo Sarrabezolles (1955).

Les deux églises saint ThomasModifier
  • l'ancienne église Saint-Thomas :
cette ancienne église date du XVIIe siècle. Désaffectée lors de la construction de l'actuelle église paroissiale à la fin du XIXe siècle. Depuis sa désaffection, elle a servi de théâtre (« Odéon »), de cinéma, puis de médiathèque municipale, fonction qu'elle remplit encore en 2020[72].
  • la nouvelle église Saint-Thomas :
construite en 1884 dans le style néo-roman, elle remplace l'ancienne église paroissiale de Privas[73].
Chapelle de l'hôpital psychiatrique Sainte-Marie de PrivasModifier

Cette chapelle, située dans l'hôpital psychiatrique, cours du Temple, date du XIXe siècle qui sera conservée après les travaux de rénovation des bâtiments hospitaliers prévus en 2019[74].

Les autres bâtiments religieuxModifier

Patrimoine naturelModifier

Bien que non situé dans le périmètre du parc, la ville de Privas est une des villes-portes du Parc naturel régional des Monts d'Ardèche.

La forêt communale de Privas s'étend sur une surface d'environ 32 hectares[75].

Patrimoine et tradition oralesModifier

 
Zone du vivaro-alpin (Pierre Bec)

Linguistiquement et historiquement, le territoire de Privas est situé dans la zone linguistique du Vivaro-alpin, variété du nord-occitan qui est utilisé dans la majeure partie de l'Ardèche, dans les Alpes du Sud en France et dans les vallées orientales du Piémont, en Italie.

Manifestation culturelleModifier

Le Festival national d'archéologie de Privas (FNAP)

Cette manifestation nationale est organisée par l'association CARTA (Carte Archéologique et Recherche en Terre d'Ardèche) en partenariat avec l'Inrap et la ville de Privas. Celle-ci se présente comme un espace de rencontre entre professionnels et amateurs autour d'un thème archéologique, mais également un lieu de promotion de l'archéologie auprès du grand public.

Patrimoine culinaireModifier

 
Picodon

Privas est situé au cœur du Vivarais (aujourd'hui, l'Ardèche), région très renommée pour ses spécialités culinaires dont de nombreuses spécialités de charcuterie (jambon, saucisson, saucisse d'herbe), la bombine, la crique ainsi que différentes types de fromages sans oublier les desserts et la confiserie tels que le pain-coing et surtout les préparations à base de chataîgne, appellation d'origine contrôlée depuis 2006 qui au-delà de la distribution et la consommation de ce fruit, a permis la production de confiserie et de crèmes.

Le marron glacé et la crème de marronModifier

En France, la première fabrique de marrons glacés a été installée à Privas par l'entrepreneur Clément Faugier, en 1882, afin d'utiliser une matière première importante en Ardèche, présenté comme un département grand producteur de châtaignes. Cette année là Clément Faugier met au point une méthode de production industrielle et trois ans plus tard, celui-ci décide de récupérer les brisures de marrons glacés afin de créer la crème de marrons de l'Ardèche[76].

Les fromagesModifier

Le picodon est un fromage souvent présenté comme un emblème « culinaire de l'Ardèche ». Le , sur le marché des Castagnades de Privas, les lauréats ardéchois au concours de fromage de France ont été récompensés et un éleveur caprin résident à Gourdon (commune riveraine de Privas), a reçu la médaille d’or pour son picodon[77].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Pierre Vigne (1670-1740), prêtre, (né à Privas);
  • Albin Mazon (1828-1908), médecin devenu journaliste (inhumé à Privas, père de l'helléniste Paul Mazon);
  • Albin Meyssat (1844-1892), peintre, élève de Gérôme, né à Privas
  • Albert Le Roy (1856-1905), écrivain, député de la 1re circonscription de Privas de 1904 à 1905
  • Clément Faugier (1861-1941) industriel et un homme politique français, maire de Privas entre 1924 et 1935 et une marque de fabrication industrielle de produits à base de châtaignes.
  • Paul Mazon (1874-1955), helléniste (né à Privas, fils d'Albin Mazon);
  • Élie Reynier (1875-1953), historien et archiviste;
  • Marcel-François Astier (1885-1947), homme politique;
  • Georges Charensol (1899-1995), journaliste français, critique d'art, littéraire et de cinéma
  • Henri Aubert (1905-1974), né à Privas, angliciste, traducteur.
  • Francis Vian (1917-2008), helléniste, (né à Privas);
  • Pierre Broué (1926-2005), historien;
  • Jacques Dupin (1927-2012), écrivain et poète;
  • Alain Planet (né en 1948), évêque de Carcassonne-Narbonne;
  • Patrick Tort (né en 1952), éminent spécialiste français de Darwin;
  • Cyril Théréau (né en 1983), footballeur (né à Privas).
  • Pierre-Marie Chaix (1908-2005), homme politique;
  • Anne-Marie Desplat-Duc, écrivaine (née à Privas);
  • Amédée Imbert (1926-2014), homme politique;
  • Alain Planet, né en 1948, évêque de Carcassonne et Narbonne;
  • Hervé Saulignac, né en 1970, député de la 1re circonscription de l'Ardèche depuis 2017.

Privas dans les artsModifier

Dans la littératureModifier

Au cinéma et à la télévisionModifier

Films
Dans ce film, le juge Rousseau (interprété par Philippe Noiret) qui doit enquêter sur l'affaire concernant Joseph Bouvier (Michel Galabru) est installé au tribunal de Privas. Ce film permet de découvrir de nombreux paysage de la région de Privas et d'Aubenas[78].
Téléfilms
Dans ce téléfilm, certaines vues permettent de découvrir la façade et l'entrée de la Maison d'arrêt de Privas.

HéraldiqueModifier

Blasonnement : D'argent au chêne terrassé de sinople, englandé d'or au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Devise : « Celle que la violence a détruite, sa propre énergie l'a ressuscitée. »

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Site planète ardéchoise, page sur Privas, préfecture de l'Ardèche, consulté le 1er avril 2019
  2. Gentilé sur le site habitants.fr,consulté le 23/07/2008.
  3. Site annuaire-mairie.fr, page sur les distances entre les grandes villes et Privas.
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - L'Ouvèze (V4300500) » (consulté le )
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Mézayon (V4300540) » (consulté le )
  6. Vidéo Daily Motion sur le Michel Gaignier
  7. Site ledauphine.com, article "La fin de 38 ans d’histoire au syndicat des eaux", consulté le 20 septembre 2021.
  8. « Nouveau : les services scolaires réguliers désormais accessibles à tous les (...) - Communauté d’Agglomération Privas Centre Ardèche », sur www.privas-centre-ardeche.fr (consulté le )
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  10. « communiqué de presse : Réouverture de la rive Droite du Rhône au Trafic voyageurs SNCF : La Région Auvergne-Rhône-Alpes s’engage » [archive], sur www.auvergnerhonealpes.fr, (consulté le )
  11. « (Trois gares vont rouvrir en Ardèche), seul département français sans train de voyageurs » [archive], sur Geo.fr, (consulté le )
  12. « horaires pendant travaux en avril 2019 des TER utilisant donc exceptionnellement la voie ferrée en Ardèche (gare de ST PERAY et LE TEIL) » [archive], sur www.ter.sncf.com/auvergne-rhone-alpes, (consulté le )
  13. « Photo du site de la gare de Privas en juin 2002 », sur Massif Central Ferroviaire: Inventaire, (consulté le ).
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  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
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  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  24. Site privas.fr Rapport de présentation du PLU de mars 2019, consulté le 15 mai 2021.
  25. Site géoportail, page des cartes IGN
  26. Préfecture du Rhône, page sur les risques sismiques
  27. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  28. Site ardeche.gouv.fr, approbation du PPRI Privas.
  29. Site theses.univ-lyon2.fr, page "Franchir l'eau", consulté le 1er juin 2020.
  30. E.Reynier, Histoire de Privas, tome I, 1941.
  31. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, lire en ligne)., p. 289
  32. E.Reynier, Histoire de Privas, Tome II, 1941.
  33. Jean-Louis Masson, Provinces, départements, régions : l'organisation administrative de la France, d'hier à demain, Paris, F. Lanore, , 698 p. (ISBN 2-85157-003-X, lire en ligne), pages 203-204.
  34. Éric Darrieux, « L'accueil de la Seconde République au village en Ardèche », in Rives nord-méditerranéennes, Paysans et pouvoirs local, le temps des révolutions, mis en ligne le 22 juillet 2005, consulté le 16 mai 2013
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  36. Ministère de l'Intérieur, « Résultats de l'élection présidentielle 2017 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle-2017 (consulté le )
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  38. page de présentation des services, consulté le 15 mai 2021.
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  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  46. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
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  58. « Données fiscales et impôts pour Privas | Le Monde.fr », sur Le Monde.fr (consulté le )
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  61. [1]
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  63. Site Ardèche guide, page sur l'office de Tourisme "Privas-centre Ardèche, consulté le 3 avril 2019
  64. Site camping France, page sur l'Ardèche camping, consulté le 3 avril 2019
  65. Liste des monuments historiques de Privas, base Mérimée, Ministère de la Culture.
  66. Notice no PA00116750, base Mérimée, ministère français de la Culture
  67. Notice no PA00116748, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  68. Notice no PA00116749, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  69. Site patrimoine-religieux.fr, page sur l'ancien couvent et chapelle des Récollets, consulté le 9 novembre 2020
  70. Site patrimoine-religieux.fr, page sur la Chapelle Notre-Dame des Douleurs au Mont-Toulon, consulté le 9 novembre 2020.
  71. Site patrimoine-religieux.fr, page sur le chemin de Croix et calvaire du Mont-Toulon, consulté le 14 mai 2021.
  72. Site patrimoine-religieux.fr, page sur l'ancienne église Saint-Thomas, consulté le 9 novembre 2020.
  73. Site patrimoine-religieux.fr, page sur l'église Saint-Thomas, consulté le 9 novembre 2020.
  74. Site France 3, article de Dolorès Mazzola "Privas (Ardèche): l'hôpital psychiatrique Sainte-Marie fait peau neuve", consulté le 1er avril 2019.
  75. Site commune-mairie.fr, page sur la forêt municipale de Privas, consulté le 1er avril 2019.
  76. Site de l'Express, page "Tout ce qu'il faut savoir sur le marron glacé", consulté le 1er avril 2019.
  77. E.C, « Et les meilleurs fromages ardéchois sont… », sur ledauphine.com, (consulté le )
  78. Site lemonde,fr article d'archive "Le Juge et l’Assassin", consulté le 19 septembre 2021.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Élie Reynier, Histoire de Privas, Editions Habauzit, 1943 - 1409 pages

Articles connexesModifier

Liens externesModifier