Doullens

commune française du département de la Somme

Doullens
Doullens
L'hôtel de ville de Doullens.
Blason de Doullens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire Nord Picardie
(siège)
Maire
Mandat
Christelle Hiver
2020-2026
Code postal 80600
Code commune 80253
Démographie
Gentilé Doullennais
Population
municipale
6 106 hab. (2017 en diminution de 8,08 % par rapport à 2012)
Densité 183 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 09′ 27″ nord, 2° 20′ 29″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 152 m
Superficie 33,4 km2
Élections
Départementales Canton de Doullens
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-doullens.fr/

Doullens (prononcé [ulɑ̃][1]) (parfois aussi Dourlens dans les documents anciens[2]) est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Doullens a abrité, jusqu'en 2006, la base aérienne 922 Doullens, support de la station radar de Lucheux.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Doullens est située au nord de la Somme, près du département du Pas-de-Calais. À vol d'oiseau, elle est distante de 27,9 km d'Albert[3], de 33,6 km d'Arras[4] et de 29,3 km d'Amiens[5], le chef-lieu du département.

Géographie physiqueModifier

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 3 340 hectares ; son altitude varie entre 52 et 152 mètres[6].

HydrographieModifier

La commune se trouve au confluent de la Grouche et du fleuve côtier l'Authie

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

ClimatModifier

Doullens bénéficie d'un ensoleillement « médium » pour la région Picardie, la température moyenne l'été se situe dans la fourchette 19 à 25 °C pour les maximales, l'hiver rarement au-delà de −10 °C même s'il arrive pour quelques jours d'atteindre les −20 °C, exceptionnellement. La situation en cuvette provoque quelques brouillards matinaux aux intersaisons et en cas de pluie, en période de chaleur.

Géographie humaineModifier

Urbanisme et aménagement du territoireModifier

La ville, n'ayant pas subit de destruction massive pendant les deux guerres mondiales, a gardé un centre ville ancien entouré de boulevards avec quelques monuments remarquables (églises, beffroi, musée, hôtel de ville etc.). Le tissu urbain s'est étendu le long des grands axes de communication au nord, à l'ouest et au sud. C'est surtout l'habitat individuel qui a été privilégié.

Activité économique et de serviceModifier

Comme l'ensemble de la région, Doullens a perdu la très grande partie de son activité industrielle. Elle a gardé néanmoins une certaine attractivité grâce à son activité commerciale (commerces de détail et moyennes surfaces), artisanale et bancaire.

Les services présents dans la ville sont assez diversifiés dans le domaine de la santé (hôpital, cabinets médicaux, centre médico-psychologique, centre médico-psychologique...) et de l'éducation et de la formation : lycée, collège, écoles primaires et maternelles, I.M.E., C.A.T.

Voies de communication et transportsModifier

  • Transports en commun routiers : la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés[7].
 
La gare de Doullens, vue au début du XXe siècle.
  • Chemin de fer :

Doullens est un ancien nœud ferroviaire local, car sa gare était reliée à Canaples, Frévent et Arras, ainsi qu'à Albert. Devenue un cul-de-sac dans les années 1970, la gare a finalement été détruite, pour être remplacée à la fin de 2009 par une zone commerciale.

La section de 45 km Doullens-Flesselles de l'ancienne voie ferrée Amiens-Arras est fermée au trafic voyageurs depuis 1938, elle a été fermée au trafic de fret depuis le début des années 2000.

En 2018 un projet vise à la reconvertir en chemin de randonnée, véloroute et/ou voie verte pour compléter le maillage de véloroutes et voies vertes en place autour du Doullennais (entre baie de Somme et Péronne ; Abbeville et Bernâtre ; Arras et Corbie ; Le Touquet et Arras ; et l'Eurovéloroute France-Ukraine, en lien avec la communauté de communes Nièvre et Somme), au profit d'un tourisme vert[8].
La SNCF accepte de rétrocéder la voie à l'intercommunalité mais il resterait à adapter cinq des quatorze ponts ferroviaires[8].

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

Morphologie urbaineModifier

 
Panorama partiel avec silhouette de l'église Notre-Dame (vue depuis la Citadelle).

Doullens, qui fait partie des communes de la Somme de plus de 5 000 habitants, est à la fois rurale et urbaine.

LogementModifier

ToponymieModifier

Le lieu est attesté sous les formes Donincum en 931[9],[10], Dorlens en 1075, Dourlens en 1100, Dourleng en 1147, Dollendum en 1195, Durlenz au XIIe siècle, Dorlenc en 1238, Dorlans en 1260[11]. Les formes Durlendo, Dullendio, latinisations plus tardives, sont peu fiables. (Dorland en flamand).

Le chanoine François Falc'hun propose une origine celtique : le mot dol (dolen) se traduisant en français par « méandre ». Avant le détournement de la Grouches en 1950, la langue de terre était enserrée dans un méandre de rivière[12], explication qui ne tient pas compte des formes les plus anciennes, toutes régulières, en Dorl- / Durl-. L'élément Dol- est juste attesté par des mentions latinisées isolées et tardives.

Albert Dauzat et Charles Rostaing ne se basent que sur la forme la plus ancienne de 931 et considèrent que le second élément est le suffixe gaulois -inco-, souvent confondu par la suite avec le suffixe -ing-os, d'origine germanique -ing(en), qui est à l'origine de la plupart des finales -ans / -ens de la toponymie française. Le premier élément serait le nom de personne gaulois Donnos[13]. Cependant, cette forme précoce n'est pas confortée par les formes postérieures. En effet, il est difficile d'admettre l'évolution phonétique de Donincum en Dorlens / Dourleng en une centaine d'années. En tout cas, le suffixe -eng de 1147 est sans doute lié à l'attraction du suffixe germanique -ing(en).

Ernest Nègre suggère, quant-à-lui, un nom de personne germanique Thorellus, suivi du suffixe -ing-os de même origine[14].

En tout cas, la forme Doullens actuelle s'explique très bien par un cheminement phonétique régulier de *DURLINGOS > Dorlens (o note ou [u] en ancien français), à la forme actuelle Doullens (assimilation de [r] à [l]).

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Au Moyen Âge, un prieuré bénédictin affilié à l'ordre de Cluny est fondé à Doullens, placé sous le vocable de Saint-Michel et dépendant du prieuré Saint-Pierre et Saint-Paul d'Abbeville.

L'abbaye Saint-Michel de Doullens de moniales bénédictines, est fondée, en 1104 vraisemblablement, par le comte de Ponthieu[15].

La ville est réunie à la Couronne de France en 1225. Place forte importante, Doullens est brûlée par Louis XI pour la punir de s'être ouvertement mise du côté de Charles le Téméraire.

Époque moderneModifier

 
Carte de Doullens en 1634 par Christophe Tassin, bibliothèque Carnegie (Reims).
  •  : Bataille de Doullens : alors que les Espagnols et la Ligue ont été battus en juin à Fontaine-Française, une armée espagnole bouscule l’armée royale à Doullens (600 gentilshommes tués).
Dans la prise de Doullens qui suit, 4 000 personnes sont massacrées[16]. Valentin de Pardieu, seigneur de la Motte, seigneur d'Esquelbecq, gouverneur de Gravelines et de Tournehem, redouté capitaine de Philippe II d'Espagne et grand-maître de l'artillerie espagnole[17] meurt au siège de Doullens le 16 juillet 1595. L'histoire dit qu'il a été emporté par un boulet de canon ou par un projectile d'arquebuse[18].

Époque contemporaineModifier

  • Août 1837 : Victor Hugo, arrivé en soirée, passe la nuit du 12 au 13 « Au Grand Turc », puis quitte la ville après avoir visité la citadelle pour continuer son voyage touristique vers Arras.

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Le porche de l'ancienne sous-préfecture, avec sa grille en fer forgé comportant les initiales de la République française.
  • 1935 : à la suite de l'implication des commerçants, créant le syndicat d'initiative, est fabriqué pour la semaine commerciale un géant en osier de six mètres de haut. Le personnage représenté est connu localement depuis une dizaine d'années : « Florimond Long Minton », héros d'une série de contes écrits par l'imprimeur-éditeur de la ville, Charles Dessaint. Exhibé pour la première fois le , il fera la joie des petits et des grands jusque dans les années 1940, dans bon nombre de localités du département.
Doullens, comme d'autres villes françaises, connaît (dans les cinq années précédant immédiatement la Seconde Guerre mondiale) une effervescence culturelle populaire, qui n'est pas sans être en relation avec le bouillonnement politique de l'époque, le Front Populaire.
  • 1937 : La ville fête avec un certain faste le 5e centenaire des Archers de Doullens[Note 1]. Une grande partie de la population participe à l'animation musicale et costumée : parades, défilés, etc. dont la mise en place est sous le « patronage » de Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État de l'Organisation des Loisirs et des Sports, qualifié à l'époque, dans la presse nationale, par les opposants de droite et d'extrême-droite de « ministre de la paresse ». Cette fête se déroule les 19 et , juste la veille de la démission de Léon Blum.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune, anciennement chef-lieu d'arrondissement, se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle était partie depuis 1793 le chef-lieu du canton de Doullens[19]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de 14 à 44 communes.

 
Le palais de justice.

Doullens disposait d'un tribunal d'instance, et d'un tribunal paritaire des baux ruraux fermés le 31 décembre 2009, pour être regroupés avec ceux d'Amiens. Avant la réforme de 1958, Doullens possédait même un tribunal de grande instance, regroupé avec celui d'Amiens. La ville comptait trois avoués plaidants[réf. nécessaire].

IntercommunalitéModifier

Doullens était le siège de la communauté de communes du Doullennais, créé fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes du Territoire Nord Picardie dont la ville est désormais le siège.

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants étant compris entre 5000 et 9999 au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[20].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[21]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871 1874 Abel Briois   Notaire
Conseiller général du canton de Doullens (1871 → 1874)
1874 1892 Victor Bocking dit Sydenham Républicain Industriel du textile
Conseiller général du canton de Doullens (1886 → 1892)
1892 1919 Albert Rousé Républicain Vétérinaire
Sénateur (1909 → 1920)
Conseiller général du canton de Doullens (1897 → 1910)
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1934 Albert Rousé Républicain Vétérinaire
février 1934 juillet 1940 Henri Margry   Propriétaire, chevalier de la Légion d'honneur
1940 1941 Edouard Tempez    
1941 1944 Kléber Mopty    
septembre 1944 1944 Jules Ponthieu    
1944 1945 M. Deneuville    
1945 1967 Kléber Mopty Rad. Négociant en vins
Conseiller général du canton de Doullens (1945 → 1967)
1967 février 1996 Jacques Mossion UDF-CDS Géomètre-expert
Sénateur de la Somme (1977 → 1995)
Conseiller général du canton de Doullens (1967 → 1979 puis 1985 → 1992)
Conseiller régional de Picardie [Quand ?]
Président du conseil régional de Picardie (1979 → 1980)
février 1996 mars 2001 Jean-Michel Thiévet RPR  
mars 2001 juin 2020[22] Christian Vlaeminck DVD
puis
UDI
Éducateur spécialisé
Maire de Gézaincourt (1977 → 2001)
Conseiller général de Doullens (1992 → 2015[23])
Président de la CC du Doullennais (? → 2016)
Vice-président de la CC du Territoire Nord Picardie (2017 → 2020)
juin 2020 En cours Christelle Hiver DIV
Fonctionnaire
Conseillère municipale (2001 → )
Conseillère générale de Doullens (2015 → )
Présidente de la CC du Territoire Nord Picardie (2020 → )

Politique environnementaleModifier

Distinctions et labelsModifier

Doullens bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[24] et espère le maintien de cette distinction en 2018[25].

JumelagesModifier

En 2009, la ville de Doullens est jumelée avec :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

En 2017, la commune comptait 6 106 habitants[Note 2], en diminution de 8,08 % par rapport à 2012 (Somme : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0002 9463 4573 5043 7033 9124 2944 3824 357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 5274 9304 7064 7494 8104 6474 3784 6314 575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 2535 9276 0755 8045 6995 7055 7705 4046 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
6 3217 1197 4957 0546 6156 2796 2836 5696 351
2017 - - - - - - - -
6 106--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2006
Pyramide des âges en 2006 en nombre d'individus[30].
HommesClasse d’âgeFemmes
82 
80 à plus
256 
362 
65 à 79
532 
299 
55 à 64
325 
580 
40 à 54
605 
618 
25 à 39
606 
284 
18 à 24
343 
279 
11 à 17
271 
167 
6 à 10
151 
126 
3 à 5
118 
122 
0 à 3
125 

EnseignementModifier

Doullens est située dans l'académie d'Amiens (région académique de Lille).

Enseignement public
  • Collège Jean-Rostand : En 2014, le département finance le fonctionnement et l'équipement du collège Jean-Rostand[33].
  • Lycée général et des métiers du Val-d'Authie : en 2014, la région Hauts-de-France finance le fonctionnement et l'équipement du lycée général et des métiers du Val-d'Authie[33].
Enseignement privé
  • Il existe également, en 2009, deux établissements privés :
    • L'école Sainte-Jeanne-d'Arc (école maternelle[31] et école élémentaire[32])
      Cet établissement a pris la suite du pensionnat des Dames de Louvencourt qui fut supprimé avec la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Sainte-Jeanne-d'Arc fut un établissement pour jeunes filles, tenu par les religieuses de la sainte famille, où il était possible d'aller jusqu'à la 3e. Lors du passage à la mixité, l'établissement s'est orienté en maternelle et primaire, le secondaire a été transféré au collège Montalembert, qui accueille désormais le collège et lycée, et Sainte-Jeanne-d'Arc les écoles maternelles et primaires. Les deux établissements sont indépendants.
    • Le collège-lycée Montalembert[33],[34] :
      Cet établissement a pris la suite de l'institution Notre-Dame fondée au XIXe siècle par Auguste Lecocq qui avait également fondé la banque de Doullens, dite Banque Lecocq.
      L'établissement s'est appelé pendant de nombreuses années « École Moderne ». L’École Moderne fut créé à la suite de la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905, avec pour but de maintenir un établissement catholique sur Doullens. L'enseignement y était donc donné par des laïcs. Mais le clergé fut toujours présent au côté des enseignants.
      C'était une institution pour garçons qui appliquait les méthodes éducatives des frères des écoles chrétiennes.
      Aujourd'hui, l'établissement est mixte. En 2008, le taux de réussite au bac a été de 95 % et le taux d'accès seconde → bac de 34 %. Ce qui place cet établissement au 10e rang des lycées de la Somme[35]. En septembre 2009, Montalembert a vu Françoise Bellettre prendre sa retraite. Directrice depuis 1997, elle avait été précédée de Philippe Berthelot, de l'abbé Bray, de l'abbé Durand et de l'abbé Malgras[36]..

Équipements culturelsModifier

Parmi les activités répertoriées par le site municipal[37], on peut citer l'orchestre à Vent de Doullens, composé de 80 musiciens ; il est classé en division Prestige, plus haut niveau amateur de la confédération musicale de France[38].

SantéModifier

Le centre hospitalier de Doullens, situé rue de Routequeue, dispose en 2014 de services de consultation de médecine, de médecine spécialisée et chirurgicale, de diététique, gynécologie, obstétrique et pédiatrie. Il dispose d'unités d'hospitalisation de médecine, d'un service de soins de suite et de réadaptation, de soins continus, et d'une équipe mobile de soins palliatifs et également d'un service d'endoscopie ambulatoire, de chimiothérapie et de soins de longue durée. Le centre hospitalier possède également un service d'urgences[39].

SportsModifier

 
Parcours sportif autour de la Citadelle.

Le pourtour extérieur de la Citadelle (au sud de la ville), le long des murailles, est aménagé en parcours sportif.

Le club de tir à l'arc, Club des Francs Archers, a été fondé en 1437 puis devient une association en 1901. L'association est dissoute pendant la Seconde Guerre mondiale mais reprend son activité après guerre. C'est la doyenne des associations doullennaises et certainement un des plus anciens clubs de tir à l'arc de France[40].

CultesModifier

Les Doullennais disposent d'un lieu de culte catholique : la commune relève de la paroisse Saint-Pierre-en-Doullennais du diocèse d'Amiens[41] et dispose à Doullens de l'église Notre-Dame[42]. Il existait un temple protestant, lié à l'Église réformée de France : installé le 15 août 1876, il a été fermé le 22 avril 1964[43] ; quant aux autres cultes, il n'y a ni lieu de culte musulman[44] ni lieu de culte israélite à Doullens.

MédiasModifier

  • Maurice Quincampoix fonde le premier hebdomadaire de Doullens La Feuille de Doullens en 1825, le tirage est limité à 25 exemplaires en 1844. En 1846, M. Vion, gendre de Maurice Quincampoix remplace La Feuille de Doullens par L'Authie. Après avoir changé plusieurs fois de mains, le journal est racheté par Arthur Lenglet (1875-1957) fin juillet 1927.
Une interruption de la parution a lieu de 1944 à 1952. La diffusion redémarre sous le titre de L'Authie Journal.
En 1957, Arthur Lenglet meurt, son fils Jehan (1908-1971) lui succède. En 1962, le journal s'arrête car Jehan Lenglet, gravement malade, ne peut plus assumer la charge de travail. L'Authie Journal cesse de paraître après que son épouse Marie-Denise, et sa sœur Suzanne, ont tenté durant quelques semaines de continuer la publication. Le cumul de la gestion d'une imprimerie et d'un journal fut trop lourd pour les deux femmes.
  • Des années 1944 aux années 1980, les Doullennais pouvaient également lire le Journal de Doullens dont la parution était hebdomadaire. Il appartenait à la famille Dessaint, et était dirigé par Maurice Dessaint (1908-1980) et René Dessaint (1911-1949). Le Journal de Doullens avait pris la suite du Petit Doulennais.
Joseph Dessaint (1868-1945) créa le journal Le Petit Doullennais le 2 décembre 1888. Il sera très vite repris par son frère Charles (1874-1941), créateur du personnage de Florimon (géant de la ville de Doullens).Il est le père de Maurice et René Dessaint, et il dirigera Le Petit Doullennais jusqu'à sa mort en 1941.
Il existait une opposition entre les deux journaux doullennais. Celle-ci a atteint son apogée durant la période où L'Authie était dirigé par Arthur Lenglet, et Le Petit Doullenais par Charles Dessaint. Les deux hommes se connaissaient bien car ils étaient cousins par alliance et avaient travaillé ensemble dans le passé[45].

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 13 409 , ce qui place Doullens au 27 279e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[46].

EmploiModifier

Doullens dispose en 2009 d'une antenne de Pôle emploi qui regroupe 18 agents (direction, administratifs, conseillers emploi et indemnisation)[47].

On trouve aussi à Doullens une structure d'insertion des jeunes, l'EPIDE (Établissement pour l'insertion dans l'emploi).

EntreprisesModifier

L'activité locale, dynamisée par un relatif éloignement de la métropole régionale, propose aux habitants et à ceux des communes rurales voisines, un ensemble de commerces de proximité et de surfaces commerciales moyennes d'enseignes nationales.

Le tissu artisanal local, assez dense, associe pratiquement tous les services utiles à l'habitat et la vie quotidienne.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

La CitadelleModifier

 
La citadelle.

La citadelle[48],[49] inscrite au titre des monuments historiques[50].

À la périphérie sud de la localité, à droite de la RN 25 en direction d'Amiens, se cache dans la végétation et les talus l'imposante citadelle « en étoile », ordonnée par Jean Errard de Bar-le-Duc, plutôt que par Vauban. C'est le monument le plus riche architecturalement et le plus imposant de la ville.
Construite sous François Ier par De Castello (1537) et rénovée par Jean Errard de Bar-le-Duc (né en 1554, décédé en 1610)[51], la citadelle se révèle être l'une des toutes premières citadelles de France. Elle fut habitée durant 500 ans et servit à la détention, entre autres, d'Auguste Blanqui, d'Armand Barbès et de François-Vincent Raspail.
Du 9 septembre 1941 au 31 mars 1943, la citadelle devint un camp d'internement français, le camp de Doullens qui incarcéra dans des conditions sanitaires déplorables, des opposants politiques au Régime de Vichy, des résistants, des otages, des juifs et des trafiquants du marché noir.
Elle abrita dans les années 1950 une prison pour femmes. La citadelle servit de décor à au moins un film, dont l'héroïne séjourna à la prison des femmes et s'en évada le 19 avril 1957 en brisant un os du pied : l'astragale. Il s'agit de L'Astragale, film réalisé en 1968 avec Marlène Jobert pour actrice principale, inspiré du roman éponyme d'Albertine Sarrazin, romancière qui séjourna dans cette prison-école. De même, des scènes du documentaire Searching for Norman : A Grandson's Journey[52] de Luke Taylor ont été tournées à Doullens[53] en 2004.

Le beffroi et l'ancienne maison communaleModifier

En 1202, Doullens obtient sa première charte communale.
Datant de 1275, la tour de Beauval est acquise par la commune en 1363 pour en faire son beffroi. Supprimé en 1781, le beffroi voit les Doullennais murer ses fenêtres en 1791[54].
Cette ancienne maison communale fait l’objet d’une inscription partielle (façade et couverture sur rue, tour et beffroi en charpente)   Inscrit MH (1966) au titre des monuments historiques[55] et un classement   Patrimoine mondial (2005). La salle qui est au rez-de-chaussée du beffroi de Doullens date du XVe siècle.

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Église Saint-PierreModifier

L'église Saint-Pierre [56] a été construite au XIIIe siècle, le chœur et le clocher ont été reconstruits[57].

Elle est saccagée en 1522 par les Impériaux qui en fondent les cloches puis à nouveau le par les troupes espagnols qui l'incendient. La construction fait ensuite l'objet d'une rénovation.
Elle est désaffectée en 1790 puis vendue le 28 thermidor de l'an VIII. Elle subit dès lors de nombreuses destructions et utilisations diverses de ses propriétaires (hangar, remise, atelier...). Le bâtiment échappe de peu en 1912 à la démolition lors d'un réalignement de rue puis à nouveau en 1924 avec une décision d'achat du conseil municipal pour la détruire.
La réaction des amis du vieux Doullens provoque son classement le 4 septembre 1924 comme Monument Historique[58].

Église Notre-DameModifier

L'église Notre-Dame
Ancienne église Saint-Martin[59], elle a été rebaptisée Notre-Dame en souvenir d'une ancienne église située sur la place Eugène-Andrieu, à l'emplacement de l'ancienne caisse d'épargne.

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Hôtel de villeModifier

La salle du commandement unique
L'hôtel de ville a été construit en 1898 par l'architecte Anatole Bienaimé, à l'emplacement de l'ancienne abbaye Saint-Michel.
La grande salle du premier étage est célèbre pour avoir accueilli, le 26 mars 1918, la réunion tenue par l'état-major allié qui confia le commandement unique au général Foch. Cette salle a été réaménagée en 1937-1938 : vitrail commémoratif conçu par G. Ansart en 1937 et réalisé par le maître verrier Gaudin, deux toiles commémorant l'événement exécutées par le peintre Jonas (1936-1938), bronzes de Sicard représentant Clemenceau et Lord Milner (1918). Cette salle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[60].

Musée LombartModifier

Situé rue du Musée. Inauguré en 1908 en présence de nombreuses personnalités dont le maréchal Joffre, le ministre de l'Agriculture Joseph Ruau et Étienne Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts.
Les collections qu'il renferme furent offertes par Jules François Lombart, industriel directeur de la société des Chocolats Lombart.
Le bâtiment, érigé grâce à la générosité de Jules François Lombart, intègre dans ses murs l'ancienne chapelle de Louvencourt. Par ces dons, celui-ci, sans héritier, voulait rendre hommage à ses parents originaires de Doullens, son père Adolphe Lombart était menuisier et le musée présente divers meubles créés par lui. Jules François Lombart était lié au peintre Alphonse Monchablon et ainsi plusieurs portraits de la famille Lombart font partie des collections du musée, comme autre peintre du XIXe siècle.
On mentionnera les frères Bail, dont Joseph est plus connu que son frère Franck. Proche de Chardin dans sa vision de l'intimité domestique, un tableau attribué à ce maître de la nature morte française pourrait être une préfiguration de l'art de Joseph Bail, cependant cette œuvre: Fruits et coquillages, est plutôt d'un peintre de l'école hollandaise du XVIIe siècle, comme Willem Kalf.

Ancien Hôtel-DieuModifier

Il accueille depuis 1999, la bibliothèque municipale. Formé d'un corps de bâtiment principal et de deux ailes en retour d'équerre, le tout s'élève sur trois niveaux, le dernier a été surélevé entre 1848 et 1867. Les façades sur cour sont en brique à chaînage harpé. Les façades extérieures sont en pierre. Le monument est protégé partiellement en tant que monument historique : inscription par arrêté du 25 juin 1986 [61].

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Anciens bâtiments industrielsModifier

  • Sites industriels
    Plusieurs bâtiments industriels doullennais ont été inventoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France :
    • la filature de jute dite filature corderie Saint-Frères, puis coopérative agricole La Doullennaise, construite en 1902 et située rue des Neuf-Moulins[62] ;
    • la filature-tissage (filature de jute, tissage de jute) dite Filature Th. Sueur Fils et Cie, puis Tissage Th. Sueur Fils et Cie, construite en 1897-1898 et située 1 route d'Abbeville[63] ;
    • le moulin, filature de coton édifiée par Scipion Mourgue, dite filature Vve Bocking Sydenham, puis Sydenham Frères, puis Sydenham et Cie, puis Thiriez père et fils et Cartier Bresson, puis Dollfus Mieg et Cie, actuellement usine de produits chimiques Acia, construit en 1820, agrandi dans les années 1890 et situé rue de Rouval[64] ;
    • l'usine de papeterie Darras, puis Horne, puis Ball et Horne, puis Maisonneuve, puis Soustre Frères, puis la Rochette Cenpa, puis usine de ferblanterie Coltel, construite au milieu du XIXe et remodelée au milieu du XXe, sise rue du Fossé-Salvignac à Saint-Sulpice-les-Doullens[65].

Les géants du NordModifier

Si la ville tente de renouer avec son passé historique de ville frontalière (association visant à la préservation du site de la citadelle et organisant des visites), elle a relancé à la mi-mars 2007 une animation urbaine de parade du géant local, Florimond Long Minton, tombée en désuétude. À cette fin, et puisque les deux exemplaires antérieurs (structure rigide en osier) furent successivement détruits par la guerre (bombardement de 1944) et le temps, une troisième version (gigantesque marionnette articulée) fut créée[66],[67].

La renaissance et le « baptême civil » du géant à casquette et moustache fut l'occasion d'accueillir et d'admirer quatre autres géants voisins, Colas et André (d'Arras), Gambrinus (de Béthune) et Margot-la-Fileuse (de Loos).

Personnalités liées à la communeModifier

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HéraldiqueModifier

La ville de Doullens possédait des armoiries avant le XIVe siècle : d'argent à la croix de gueules. Ce serait le roi Charles V qui aurait permis à la commune de placer l'écu de la ville sur un semis de fleurs de lys après la réunion du Ponthieu à la couronne, en 1369[69]. Une seconde raison est aussi invoquée : en 1366, Charles V, par lettres patentes, autorisait la ville à porter des fleurs de lis sur ses armoiries, en reconnaissance de l'attitude généreuse des habitants lors de la captivité de son père, le roi Jean le Bon[70].

Blasonnement :

  • d'azur semé de fleurs de lys d'or à l'écusson d'argent en abîme chargé d'une croix de gueules brochant sur le tout en cœur.

Devise :

  • Infinita decus lilia mihi prestant (Les lys de France me font honneur).

Support :

  • branche, feuilles et glands de chêne à dextre et une branche et feuilles de laurier à senestre ;

Ornements extérieurs :

  • Croix de guerre 1914-1918 avec palme. Citation à l'ordre de l'Armée du : « A été l'objet au cours de la guerre de violents bombardements par avion. A conservé intacte sa foi dans le succès final. »
  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent. Citation à l'ordre de la division, le  : « ville à l'esprit magnifique et au patriotisme exemplaire. Occupée par les divisions blindées ennemies le 19 mai 1940, après des combats sanglants, n'en a pas moins continué dans la clandestinité, le dur combat. Fortement éprouvée au cours de quinze bombardements qui ont détruit un tiers de ses habitations et monuments, a, par ailleurs, cruellement souffert dans ses enfants, douze morts au champ d'honneur, cent quatorze victimes civiles, un fusillé, cent vingt déportés du travail, dont quatre sont morts en terre d'exil. supportant vaillamment ses pertes et ses douleurs, s'est remise avec foi et ardeur au travail. »[71].

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Edouard-Eugène Delgove, curé de Long, Histoire de la ville de Doullens, Amiens, Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, , 531 p.
  • André Guerville (préf. Jacques Mossion), La mémoire de Doullens, Paillart,
  • Georges Durand, L'église saint-Pierre de Doullens, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, A. Douillet et Cie, , 20 p.
  • Antoine-Joseph Warmé, Histoire de la ville de Doullens et des localités voisines, Doullens, Grousilliat (Doullens), réédité éditions de la Vague-verte en 2003 et chez Lorisse en décembre 2004, , 560 p. (ISBN 2-87760-453-5)
  • Hyacinthe Dusevel, L'Église Saint-Martin de Doullens depuis la fin du XVe siècle jusqu'à nos jours, Amiens, Lenoël-Hérouart,
  • Alexandre-Charles-Arthur de Marsy, La Prise de Doullens, par les Espagnols en 1595 : Pièces contemporaines publiées et annotées
  • René Debrie, Toponymie de Doullens, Amiens, Éklitra, , 99 p.
  • Jean-Pierre Ducellier, Chronique d'un bombardement, Doullens, 5 juillet 1944 : La guerre aérienne dans le Nord de la France, F. Paillart, , 516 p.

L'association La Citadelle[72] a publié plusieurs ouvrages consacrés à la commune[73] :

  • A. Lenglet, Les semaines tragiques de Doullens en 1918, 1919 (réédition)
  • Rudet et Carpentier, La commandement unique - Doullens 1918, 1933 (réédition)
  • Fabrice Dehaene, Histoire du Doullennais, Ogmios, tomes 1 et 2, Association du Cénacle des trois pierres, 2016 et 2017.
  • Fabrice Dehaene, La citadelle de Doullens
  • Angélique Augustin et Fabrice Dehaene, Blue Birds, le bombardement de l'hôpital Canadien en 1918, 2018
  • Fabrice Dehaene (dir), 181 images du centenaire, 2018

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'identité des participants et figurants à ces « tableaux vivants » des festivités du 5e centenaire des Archers de Doullens a pu être retrouvée, grâce à un petit fascicule, le « programme » édité pour l'occasion.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Cf. Philippe Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France, vol. VI, (lire en ligne), p. 638 ; et Louis-François Flutre, « Doullens », Revue Internationale d'Onomastique,‎ cité par André Guerville, La mémoire de Doullens, éd. Paillard, , 324 p..
  3. « Orthodromie entre "Doullens" et "Albert" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 décembre 2013).
  4. « Orthodromie entre "Doullens" et "Arras" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 décembre 2013).
  5. « Orthodromie entre "Doullens" et "Amiens" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 15 décembre 2013).
  6. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  7. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  8. a et b Territoire Nord Picardie : des trains de fret aux randonneurs L’intercommunalité étudie la possibilité de convertir l’ancienne voie ferrée Amiens-Doullens. De quoi valoriser le territoire et attirer des touristes adeptes de tourisme vert., Le Courrier Picard ; 04/10/2018
  9. Hermann Gröhler
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, rééditions Guénégaud 1979, p. 252b.
  11. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  12. « Origine du nom de Doullens », sur La mairie de Doullens (consulté le 7 juillet 2009)
  13. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  14. Ernest Nègre, op. cit.
  15. Florence Charpentier et Xavier Daugy, Sur le chemin des abbayes de Picardie, histoire des abbayes picardes des origines à nos jours, Amiens, Encrage Edition, 2008 (ISBN 978 - 2 - 911 576 - 83 - 6)
  16. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, lire en ligne). p 394
  17. Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France, page 50, de Claude Bernard Petitot et Alexandre Petitot
  18. Bulletin historique trimestriel, de la Société des antiquaires de la Morinie, page 357
  19. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  21. Liste des maires des chefs-lieux d'arrondissements, archives départementales, Amiens
  22. Sophie Diers, « Doullens .- Christian Vlaeminck : un page se tourne », L'Abeille de la Ternoise,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juin 2020) « Il est élu depuis 49 ans dans le Doullennais dont 19 ans en tant que maire de Doullen (...) Il ne briguera pas de nouveau mandat en 2020, c’est donc l’heure du bilan ».
  23. « Le conseiller général Christian Vlaeminck ne se représente pas : Christian Vlaeminck et sa suppléante Bénédicte Thuillier-Bully ne seront pas candidats aux élections départementales de mars », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2019) « Âgé de 72 ans, l’élu a supprimé quelques postes lors de leur renouvellement : celui au syndicat mixte Val d’Authie Nièvre et Somme, au SMIROM (syndicat mixte intercommunal de ramassage des ordures ménagères) ou encore celui du SMITOM (syndicat mixte intercommunal de traitement des ordures ménagères). Le plus important pour Christian Vlaeminck est d’assurer deux postes, pas trois ».
  24. « Palmarès du concours des villes et des villages fleuris » (consulté le 7 juillet 2009)
  25. Éric Sara, « Trois communes et huit fleurs dans le Doullennais : Le jury régional des villes et villages fleuris s’est rendu dans le Doullennais, mercredi dernier », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2019) « L’élu espère que Doullens maintiendra son label 3 fleurs. Dans ce but, la ville fleurit tous les parterres et entretient ses quelque 830 arbres de différentes essences ».
  26. « Jumelage Doullens - Much, le 19 juin 1976 », sur La mairie de Doullens (consulté le 7 juillet 2009)
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  30. « Recensement en 2006 - Population totale par sexe et âge », sur INSEE (consulté le 7 juillet 2009)
  31. a et b « Les écoles maternelles », sur La mairie de Doullens (consulté le 7 juillet 2009)
  32. a et b « Les écoles primaires », sur La mairie de Doullens (consulté le 7 juillet 2009)
  33. a b et c « Les collèges lycées », sur La mairie de Doullens (consulté le 3 décembre 2014)
  34. « Page d'accueil du site de Montalembert », sur www.montalembert.net (consulté le 19 juillet 2009)
  35. « Palmarès des lycées 2008 », sur www.linternaute.com (consulté le 15 juillet 2009)
  36. « Montalembert : kenavo, Mme Bellettre (article du Courrier Picard) », sur www.montalembert.net, (consulté le 15 juillet 2009)
  37. Site municipal officiel
  38. www.ovdoullens.com
  39. « Site Internet du CH de Doullens », sur Centre hospitalier de Doullens (consulté le 3 décembre 2014)
  40. Site officiel des Francs Archers.
  41. « Paroisse Saint-Pierre », sur le site du diocèse d'Amiens (consulté le 18 février 2013).
  42. « Saint Pierre Doullens », sur le site de la paroisse Saint-Pierre-en-Doullennais (consulté le 20 janvier 2009).
  43. « Doullens : l'ancien temple », sur huguenotsinfo.free.fr (consulté le 18 février 2013).
  44. « Vous avez recherché : 80600 », sur le guide musulman (consulté le 18 février 2013).
  45. « Copie d'un arrêt de la cour de cassation », sur Université de Paris 2 (consulté le 7 juillet 2009).
  46. « CC-Résumé statistique/com,dep,zone empl », sur site de l'INSEE (consulté le 9 septembre 2009)
  47. « POLE EMPLOI - ANPE DE DOULLENS », sur www.les-horaires.fr, (consulté le 7 juillet 2009)
  48. « Fortifications de Doullans (Doullens) - Calque d'après une gravure tirée d'un ouvrage allemand publié en 1656 à Francfort par G. Méryans. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 20 mars 2019).
  49. « A) [Fortifications de Dourlens (Doullens)] tiré de : "Fortifications" par Lerouge, 1786. B) [Fortifications de Dourlens (Doullens)] tiré de : "Fortifications" par Lerouge, édition de 1792. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 20 mars 2019).
  50. « Citadelle de Doullens », notice no PA00116139, base Mérimée, ministère français de la Culture
  51. Journal des sciences militaires, p. 427.
  52. « site officiel du film Searching for Norman: a grandson's journey » (consulté le 7 juillet 2009).
  53. « Site spécialisé dans les lieux de tournage de films » (consulté le 7 juillet 2009).
  54. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 21 janvier 2013, p. 19
  55. « Ancienne maison communale », notice no PA00116140, base Mérimée, ministère français de la Culture
  56. Monthelier (del.) / Dauzats (A.) (lith.), « Lithographie : Église Saint-Pierre à Doullens. Picardie. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville, xixe siècle (consulté le 20 mars 2019).
  57. Doullens (Site municipale) Tourisme/Monuments historiques/L'Eglise Saint Pierre - [1]
  58. « Ancienne église Saint-Pierre », notice no PA00116138, base Mérimée, ministère français de la Culture
  59. Monthelier - Bayot, « Lithographie : Sépulcre dans l'église Saint-Martin à Doullens », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville, xixe siècle (consulté le 20 mars 2019).
  60. « Salle du Commandement unique en l'hôtel de ville », notice no PA80000003, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee//PA00116139
  62. « Filature de jute dite Filature corderie Saint-Frères, puis coopérative agricole La Doullennaise », notice no IA00076553, base Mérimée, ministère français de la Culture
  63. « Filature et Tissage de Jute dite Filature Th. Sueur Fils et Cie, puis Tissage Th. Sueur Fils et Cie », notice no IA00076565, base Mérimée, ministère français de la Culture
  64. « Moulin, filature de coton dite filature Vve Bocking Sydenham, puis Sydenham Frères, puis Sydenham et Cie, puis Thiriez père et fils et Cartier Bresson, puis Dollfus Mieg et Cie ; actuellement usine de produits chimiques Acia », notice no IA00076566, base Mérimée, ministère français de la Culture
  65. « Usine de papeterie Darras, puis Horne, puis Ball et Horne, puis Maisonneuve, puis Soustre Frères, puis la Rochette Cenpa ; puis usine de ferblanterie Coltel », notice no IA00076564, base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. Le Courrier picard (journal quotidien régional) du lundi 19 mars 2007.
  67. « Le Journal des Doullennais - Édition spéciale - Florimond Long Minton - Dimanche 18 mars 2007 » : Document de quatre pages (format A4) réalisé par les « Services culturels de la ville de Doullens », diffusé sur place.
  68. « Armes de la ville de Doullens (1885. Pris sur une affiche à Auxi-Le-Château). - Imp. L. Briquet à Doullens. », Documents numérisés, fonds Macqueron, Bibliothèque municipale d'Abbeville (consulté le 20 mars 2019).
  69. Jacques Estienne et Mireille Louis (préf. Pierre-Marcel Wiltzer, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme), Armorial du Département et des Communes de la Somme, Abbeville, imprimerie F. Paillart, 1972 p. 34
  70. https://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=2340
  71. Jacques Estienne et Mireille Louis (préf. Pierre-Marcel Wiltzer, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme), Armorial du Département et des Communes de la Somme, Abbeville, imprimerie F. Paillart, 1972 p. 35
  72. []http://www.lacitadellededoullens.fr/l-association.html L'association La Citadelle].
  73. []http://www.lacitadellededoullens.fr/l-association.html L'association La Citadelle].