Villefranche-sur-Saône

commune française du département du Rhône

Villefranche-sur-Saône
Villefranche panorama.jpg
Rue Nationale - Villefranche-sur-Saône (FR69) - 2021-07-16 - 1.jpg Hôtel Ville - Villefranche-sur-Saône (FR69) - 2021-07-16 - 10.jpg
Place des Arts (Villefranche-sur-Saône) en juillet 2016.jpg
En haut Villefranche vue du sud, à gauche la rue Nationale, à droite l'hôtel de ville, en bas la place des Arts.
Blason de Villefranche-sur-Saône
Blason
Villefranche-sur-Saône
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
(sous-préfecture)
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône
(siège)
Maire
Mandat
Thomas Ravier (UDI)
2020-2026
Code postal 69400
Code commune 69264
Démographie
Gentilé Caladois
Population
municipale
36 288 hab. (2018 en diminution de 0,67 % par rapport à 2013)
Densité 3 828 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 59′ 25″ nord, 4° 43′ 13″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 220 m
Superficie 9,48 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Villefranche-sur-Saône
(bureau centralisateur)
Localisation
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Villefranche-sur-Saône
Liens
Site web villefranche.net

Villefranche-sur-Saône est une commune française, située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Elle est connue pour être la capitale du Beaujolais.

Seule sous-préfecture et une des principales villes de la circonscription départementale du Rhône, c'est désormais la commune la plus peuplée du nouveau département du Rhône, dans ses limites de 2015.

Ses habitants sont appelés les Caladois.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Située sur une plaine, à 35 km au nord de Lyon et à 434 km de Paris, sur le 46e parallèle nord et sur la rive droite de la Saône, Villefranche est la principale ville et la seule agglomération du Beaujolais. Elle est parfois appelée Villefranche-en-Beaujolais.

La ville de Villefranche est desservie par l'autoroute A6 grâce aux échangeurs 31.2 (Villefranche-Sud et Limas) et 31.1 (Villefranche-Nord et Arnas).

Villefranche-sur-Saône fait partie de l'unité urbaine de Lyon et de l'aire urbaine de Lyon.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

  Gleizé Arnas Beauregard (Ain)  
Gleizé N Jassans-Riottier (Ain)
O    Villefranche-sur-Saône    E
S
Limas Limas Anse

Béligny ancienne commune, réunie en 1853, à Villefranche-sur-Saône.

Transports et déplacementsModifier

La ville dispose ainsi d'un pôle multimodal où se situent la gare SNCF et la gare routière.

Chemin de ferModifier

La gare SNCF de Villefranche-sur-Saône a été mise en service le .

AutocarsModifier

Le réseau de transports urbains de la Communauté d'agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône, dénommé Libellule, est exploité par CarPostal Villefranche-sur-Saône pour le compte du SYTRAL et remplace l'ancien réseau STAV depuis le . Il dessert 5 des 21 communes de la Communauté d'agglomération Villefranche-Beaujolais-Saône à l'aide de cinq lignes régulières, quatre lignes scolaires, deux lignes matin et soir et un service de transport à la demande[réf. nécessaire].

AviationModifier

L’aérodrome de Villefranche - Tarare est situé sur la commune de Frontenas et dépend de la Chambre de commerce et d'industrie de Villefranche et du Beaujolais.

Transport fluvialModifier

Un port de commerce, géré par la chambre de commerce et d'industrie de Villefranche, est installé non loin de l'avenue de l'Europe.

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Quartiers de la villeModifier

Centre-villeModifier

 
La place des Arts.

Le centre-ville de Villefranche est condensé dans les anciens remparts de la ville. Son centre névralgique est la rue Nationale, où de nombreux commerces sont installés. On y trouve de nombreuses institutions comme le palais de justice, l'Hôtel de ville ou encore la sous-préfecture, et des bâtiments culturels comme l'office du tourisme, l'espace des vins du Beaujolais ou le théâtre sur la place des Arts. Le marché couvert est également situé à proximité.

Dans cette zone, le stationnement est réglementé. Le stationnement longue durée est interdit.

La rue NationaleModifier

 
Le sud de la rue Nationale la nuit.

Principal poumon commerçant du centre ville, la rue Nationale, d'une longueur d'environ 1 500 mètres, est l'une des rues les plus anciennes de Villefranche. Autrefois en double sens elle est aujourd'hui en sens unique (sud/nord). Il a été plusieurs fois envisagé qu'elle devienne pleinement piétonne, mais face au refus des commerçants elle ne l'est que pour certaines occasions (Nuit de l’Été, grande braderie de Villefranche, Fête de la musique).

Nord de VillefrancheModifier

Au nord de Villefranche sont situés le centre commercial Le Domaine Caladois, le centre de loisirs aquatiques Le Nautile, ainsi que la prison (quartier Le Garet). Une zone industrielle assez dense est installée plus loin, sur la commune d'Arnas.

Sud de VillefrancheModifier

Le sud de Villefranche, est assez hétérogène : habitations, commerces et entreprises y sont installés.

Ouest de VillefrancheModifier

L'Ouest de Villefranche, est plutôt résidentiel. On y trouve le parc Vermorel et le parc de Haute-Claire (limitrophe sur la commune de Gleizé).

Est de VillefrancheModifier

 
Les viaducs.

L'Est de Villefranche possède une zone commerciale articulée autour de l'avenue de l'Europe. La Saône coulant à l'est de Villefranche, un port y est installé. Le ParcExpo de Villefranche y est installé.


ClimatModifier

Tableau climatique de Villefranche-sur-Saône sur la période 1982-2012, à 176 m d'altitude.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0 2,8 5,4 9,3 12,6 14,8 14,2 11,5 7,3 3,5 0,5 6,8
Température moyenne (°C) 2,5 3,8 7,8 10,7 14,8 18,3 20,6 20 16,9 11,8 6,9 3,3 11,5
Température maximale moyenne (°C) 5,7 7,7 12,8 16,1 20,3 24 26,5 25,9 22,3 16,3 10,3 6,2 16,4
Précipitations (mm) 49 47 51 55 78 78 57 75 77 69 65 50 751
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,7
−0,6
49
 
 
 
7,7
0
47
 
 
 
12,8
2,8
51
 
 
 
16,1
5,4
55
 
 
 
20,3
9,3
78
 
 
 
24
12,6
78
 
 
 
26,5
14,8
57
 
 
 
25,9
14,2
75
 
 
 
22,3
11,5
77
 
 
 
16,3
7,3
69
 
 
 
10,3
3,5
65
 
 
 
6,2
0,5
50
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Villefranche-sur-Saône est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[4] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (84,3 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (82,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (45,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (38,4 %), eaux continentales[Note 3] (8,7 %), zones agricoles hétérogènes (4,7 %), terres arables (2,3 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

ToponymieModifier

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms de Commune-Franche et de Ville-Libre-sur-Saône[11].

HistoireModifier

 
La rue Nationale au XIXe siècle.

Une création ex nihiloModifier

Les sires de Beaujeu désireux de se protéger des archevêques de Lyon décident de créer une ville autour de Limas en 1140, face à la forteresse ennemie d'Anse.

En 1260, ils accordent une charte de franchise à la ville, dont elle tire son nom, pour inciter des personnes à s'installer.

La vieille ville (qui correspond aujourd'hui à l'hyper-centre) a été agencée sur un schéma évoquant un bateau axé suivant l'actuelle rue Nationale. Cette dernière fait un creux en son milieu où se situe la collégiale Notre-Dame des Marais[12] qui est le cœur de la ville.

La ville, qui s'est principalement étendue vers l'est et plus légèrement vers l'ouest, a été entourée de remparts à partir du début du XIIIe siècle. Ils ont été en majeure partie démolis au début du XIXe siècle.

Au XIVe siècle, la ville fut relativement épargnée par les pillards de la guerre de Cent Ans. Elle fut néanmoins assiégée en 1412 mais aussi en 1411, 1434... au cours de conflits entre les Bourbons et les maisons de Bourgognes et de Savoie (étendus à tout le royaume).

En 2006, des fouilles archéologiques ont permis de découvrir des vestiges de l’église conventuelle des Cordeliers, fondée dans le courant du XIIIe siècle[13].

Du XVIe au XIXe siècleModifier

 
La rue Victor-Hugo au début du XXe siècle.

En 1540, Villefranche-sur-Saône remplace Beaujeu en tant que capitale du Beaujolais.

XXe siècleModifier

 
La ville fut desservie, de 1898 à 1934, par le Chemin de fer du Beaujolais, une compagnie de chemin de fer secondaire dont on voit ici la gare à Villefranche.
Ses deux lignes desservaient respectivement Monsols et Tarare.
 
Armand Chouffet, maire emblématique de Villefranche au XXe siècle.

En 1925, le socialiste Armand Chouffet est élu maire de Villefranche. Sous ses mandats, la ville va connaître de profonds changements avec notamment la création du marché couvert, du palais des sports ou encore le réaménagement de certains quartiers.

Le , des troupes allemandes entrent dans la ville, mais s'en retirent après l'armistice du 22 juin qui inaugure l'ère de la Collaboration. L'année suivante, le préfet du Rhône révoque de son mandat le maire Chouffet, qui ne le retrouvera qu'en 1947.

Villefranche est libérée le par les troupes débarquées en Provence[14],[15] du capitaine Henri Marie Alexandre Louis Giraud (1910-1970), fils du général Henri Giraud, commandant en chef des forces armées en Afrique du Nord en 1942. Le , le député-maire de Villefranche-sur-Saône, Bernard Perrut et le vice-amiral Hervé Giraud, fils du libérateur de Villefranche, ont commémoré cette page d'histoire en inaugurant une plaque à sa mémoire sur la place qui lui est dédiée.

 
Péage dans le sens Sud-Nord.

Depuis 1964, le péage autoroutier de l'A6, situé sur la commune de Limas, est l'un des plus importants péages d'Europe quant à sa fréquentation.

Pour des raisons d'image économique, la ville de Villefranche a tenté, dans la seconde moitié du XXe siècle, de changer son nom en Villefranche-en-Beaujolais, dénomination d'ailleurs utilisée de facto par l'office du tourisme[16], mais le Conseil d'État n'a pas donné suite à ces demandes, et avec les campagnes anti-alcooliques récentes, la municipalité y a renoncé.

XXIe siècleModifier

À partir des années 2000, la ville essaye de s'affirmer comme un contrepoids à l'hégémonie de Lyon dans le département du Rhône. De nombreux projets sont évoqués, comme l'installation d'un magasin Ikea (abandonné), la construction d'un multiplexe de cinéma, l'éco-quartier Quarantaine [17] ou encore renommer la ville en Villefranche-en-Beaujolais[18].

Politique et administrationModifier

 
Hôtel de ville.

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône du département du Rhône. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la neuvième circonscription du Rhône.

Le , la création de la métropole de Lyon, collectivité territoriale à statut particulier désormais distincte du département du Rhône, fait que l'arrondissement de Villefranche-sur-Saône est désormais le seul du département, et incite la municipalité à réclamer le transfert du chef-lieu départemental à Villefranche, en accord avec le vœu formulé à l'unanimité le par le Conseil départemental[19].

Cette décision ne sera prise par décret qu'après un avis favorable du Conseil d'État qui a été saisi par le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve en [20]. Cependant, au cas où ce transfert serait décidé, rien n'oblige le Conseil départemental à tenir ses séances à Villefranche, d'autant que dans le cadre d'un contexte de restrictions budgétaires, l'engagement financier de la collectivité pour la construction d'un nouvel hôtel du département dans la ville ne semble pas à l'ordre du jour[21].

La ville était depuis 1793 le chef-lieu du canton de Villefranche-sur-Saône[11]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont elle est la seule commune et le bureau centralisateur, n'a pas été modifié.

La commune est située dans le ressort du Tribunal de commerce de Villefranche-Tarare[22].

IntercommunalitéModifier

Villefranche était le siège de la communauté d'agglomération de Villefranche-sur-Saône (la CAVIL) créée en 2002 par transformation en communauté de communes du District (intercommunalité) qui regroupait alors les 4 communes de d'Arnas, de Gleizé, Limas et Villefranche-sur-Saône. Cette intercommunalité prend le statut de communauté d'agglomération en 2006.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises et de la mise en œuvre schéma départemental de coopération intercommunale adopté fin 2011 par le préfet du Rhône, la CAVIL fusionne avec ses voisines pour former le la communauté d'agglomération Villefranche Beaujolais Saône (Nom usuel : Agglo Villefranche Beaujolais), dont Villefranche-sur-Saône est désormais le siège.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des maires de Villefranche-sur-SaôneModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  vers 1789 Charles Antoine Chasset[23]   Avocat
Député aux États généraux de 1789
Les données manquantes sont à compléter.
1822 1829 Nicolas Laurens-Humblot   Député (1834-1842)
1838   Claude Durieu de Vitré   Avocat
1848 1851 Camille Denis   Lieutenant aux dragons du Doubs
Chevalier de la Légion d'honneur
1851 1864 Barthélémy Claude Boiron[24]   Avoué et juge suppléant
Chevalier de la Légion d'honneur
Les données manquantes sont à compléter.
1867   Jean Baptiste Morel    
1887 1894 Clément Delille    
Les données manquantes sont à compléter.
1896 1900 Antonin Lassalle Républicain Docteur en médecine
Conseiller général de Villefranche-sur-Saône (1889 → 1906)
1900 1907 Étienne Bernand Rad. Conseiller général de Villefranche-sur-Saône (1906 → 1907)
Les données manquantes sont à compléter.
1919 1925 Abel Besançon Rad. Conseiller général de Villefranche-sur-Saône (1919 → 1925)
1925 1941 Armand Chouffet SFIO Avocat
Député du Rhône (1928 → 1942)
1941 1944 Ernest Planche    
1944 1945 Jean Cottinet    
1945 octobre 1947 Claude Bourricaud    
octobre 1947 octobre 1958 Armand Chouffet SFIO Avocat
Député du Rhône (1928 → 1942)
Décédé en fonction
1958 mars 1959 Édouard Mury    
mars 1959 mars 1977 Charles Germain CD Électricien
Député du Rhône (10e circ) (1962 → 1967)
Conseiller général de Villefranche-sur-Saône (1951 → 1976)
mars 1977 mars 1989 André Poutissou PS Directeur adjoint de collège
Député du Rhône (10e circ) (1976 → 1978)
Conseiller général de Villefranche-sur-Saône (1976 → 1982)
mars 1989 mars 2008 Jean-Jacques Pignard UDF Professeur agrégé d'histoire
Conseiller général de Villefranche-sur-Saône (1994 → 2015)
Vice-président du conseil général du Rhône
mars 2008 juin 2017 Bernard Perrut UMPLR Avocat
Député du Rhône (9e circ) (1997 → )
Démissionnaire à la suite de son élection comme député
juillet 2017[25],[26] En cours
(au 16 février 2020)
Thomas Ravier UDI Collaborateur de cabinet
Conseiller départemental de Villefranche-sur-Saône (2015 → )
Vice-président du conseil départemental du Rhône (2015 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026

Distinctions et labelsModifier

En 2014, la commune de Villefranche-sur-Saône bénéficie du label « ville fleurie » avec « 3 fleurs » attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[27].

JumelagesModifier

 
Le panneau du square de Bühl en hommage au jumelage existant depuis 1987.

La ville de Villefranche-sur-Saône est jumelée avec[28] :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[29],[Note 4]

En 2018, la commune comptait 36 288 habitants[Note 5], en diminution de 0,67 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 7064 3745 0955 2506 4607 5336 8487 0647 769
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
11 68611 65012 46912 17012 48513 07412 51812 92813 627
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 79316 03116 38816 58817 33918 18818 87120 01721 703
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
24 51626 33830 34128 88129 54230 64734 18835 64037 266
2018 - - - - - - - -
36 288--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

La ville dispose[Quand ?] de neuf écoles maternelles et sept écoles primaires. À celles-ci s'ajoutent les cinq écoles maternelles et les six écoles élémentaires de la CAVIL. Quatre écoles privées sont aussi implantées à Villefranche.

CollègesModifier

LycéesModifier

Villefranche abrite aussi une des écoles privées Pigier, un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) (sur la commune de Gleizé) et un CFA, l'ARFA, sur la commune de Limas.

Enseignement supérieurModifier

Par ailleurs, la ville comprend des formations post-bac : plusieurs BTS et classes préparatoires.

CultureModifier

 
Médiathèque Pierre-Mendès-France.

La ville dispose de deux théâtres : théâtre de Villefranche et théâtre Pêle-Mêle, ainsi que de quatre cinémas (l'Éden, le Rex, les 400 coups et le Mutiplexe CGR)

Par ailleurs, un auditorium, géré par la CAVIL est aussi implanté à Villefranche.

Quant à la médiathèque Pierre-Mendès-France, elle regroupe un nombre important de livres anciens ce qui en fait le deuxième fonds du département après Lyon.[réf. nécessaire]

Plusieurs musées sont installés en ville dont le musée des conscrits et le musée Paul-Dini.

SantéModifier

La ville dispose[Quand ?] d'un hôpital et d'une polyclinique bien que tous deux non situés sur Villefranche mais dans son agglomération ;

Villefranche est aussi équipée d'une maison médicale de garde.

Maisons de retraite
  • Résidence Albert-Dubure,
  • Résidence Les Magnolias,
  • Résidence Le Cep (sur la commune de Gleizé),
  • Résidence du Château du Loup (sur la commune d' Arnas),
  • Résidence Joseph-Forest,
  • Résidence Ma Calade,
  • Résidence Montaigu,
  • Résidence Pierre-de-Beaujeu.

SportsModifier

FootballModifier

Le FC Villefranche-Beaujolais créé en 1927

Rugby à XVModifier

Le CS Villefranche-sur-Saône Beaujolais créé en 1908 qui fut[31] :

HandballModifier

Le HBC Villefranche-en-Beaujolais a évolué quelques saisons en première division avant d'être liquidé en 2008. Le Villefranche Handball Beaujolais lui succède alors sans atteindre les divisions professionnelles.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • La fête des conscrits se déroule chaque année, le dernier dimanche de janvier. Seuls les hommes peuvent défiler, mais les femmes reçoivent le bouquet de la part des conscrits le samedi après-midi.

À l'origine, il s'agit d'une fête liée à la conscription militaire : les jeunes gens appelés en service faisaient la fête avant de partir. Les festivités commencent le vendredi soir précédent avec la retraite aux flambeaux, un défilé costumé. Le vendredi après midi, et le samedi matin les conscrits portent cocardes et bouquets dans les maisons de retraite et aux handicapés. Le samedi, les conscrits rendent visite aux conscrites pour leur remettre leur cocarde. Le dimanche matin à 11 h, tous les conscrits se lancent dans un grand défilé appelé la Vague, en smoking, gibus à ruban et bouquet de Mimosas, la couleur du ruban indiquant l'âge du conscrit : 20 ans vert, 30 ans jaune, 40 ans orange, 50 ans rouge, 60 ans bleu, 70 ans violet, 80 ans prune et tricolore pour les classes au-dessus. Les conscrits, chaque classe d'âge suivant sa fanfare, défilent en zig-zag le long de la rue Nationale.

Les lundi, mardi, chaque classe fait également l'objet de nouveaux banquets, celui du lundi se nomme retinton. Le lundi soir les 20 ans enterrent leurs classes, et le mardi l'ensemble des conscrits se retrouvent en Mairie, où les 20 ans rendent les clefs de la ville, qui leur avait été confiées par le premier magistrat le vendredi soir lors de la retraite aux flambeaux. Le mercredi un banquet intergénérationnel réunit tous les conscrits, et le placement aux tables ne tient plus compte de l'appartenance à une classe d'âge, un 20 ans pourra côtoyer un 20, un 60, un 80.

Dès le dimanche suivant, les futurs 20 ans forment leur amicale.

Cette tradition est suivie aussi dans les communes voisines, avec quelques variantes comme la participation des femmes et des enfants au défilé.

  • Depuis 2005 a lieu en novembre Nouvelles Voix en Beaujolais, festival de musiques actuelles qui se déroule principalement à Villefranche-sur-Saône pendant cinq jours[33].

MédiasModifier

Presse localeModifier

  • Le Patriote beaujolais[34], journal hebdomadaire d'information local se situe à Villefranche.
  • Le Progrès possède aussi une antenne à Villefranche.

Radios localesModifier

Villefranche-sur-Saône est couverte par quelques radios locales et nationales :

  • Chérie Villefranche-Mâcon : antenne locale caladoise de Chérie. Elle émet sur 88.0 FM à Villefranche et sur 99.4 FM à Mâcon.
  • RCF Lyon, radio locale chrétienne du Rhône émettant sur 91.7 FM. Il s'agit du programme réalisé depuis le siège social de RCF.
  • Tonic Radio est arrivée sur Villefranche en 2011 sur 94.7 FM. Des studios ont été ouverts au 352 rue des Jardiniers pour vendre des espaces publicitaires caladois[35]. Elle diffuse de la musique et les matchs de l'Olympique Lyonnais.
  • Radio Calade[36] : radio associative de Villefranche-sur-Saône émettant sur 100.9 FM[37]. Ses studios sont à Gleizé, dans la périphérie ouest de Villefranche. Elle était auparavant logée au 60 rue de Belleville. Son émetteur se trouve sur l'immeuble derrière cette adresse.

Une radio locale a émis dans les années 1980-90 avec un émetteur puissant, invitant des artistes connus comme Claude Nougaro ou Thierry Pastor dans une émission animée par James Darlays. Celle-ci, Challenge FM, fut rachetée totalement par Europe 2. Elle occupait le 90.9 FM, aujourd'hui attribuée à Fun Radio.

Liste des radios FMModifier

Radio numérique terrestreModifier

Prochainement[C'est-à-dire ?], quelques stations arriveront en numérique à Villefranche-sur-Saône[40] grâce aux allotissements 2 et 3 de la prochaine bande RNT lyonnaise[41],[42].

Télévision localeModifier

Les chaînes locales France 3 Rhône-Alpes et TLM émettent sur Villefranche. Le site du Mont-Pilat permet aux caladois de capter toutes les chaînes de la TNT. La chaîne TLM est émise depuis un pylône de l'opérateur TDF situé près de la chapelle Notre-Dame de Buisante à Pommiers[43], au sud de Villefranche-sur-Saône, depuis le .

ÉconomieModifier

 
Marché couvert de Villefranche-sur-Saône.

GénéralitésModifier

 
Publicité Blédina (1910).

Villefranche-sur-Saône est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Villefranche et du Beaujolais.

Par ailleurs la ville abrite un marché couvert depuis sa création par le maire Armand Chouffet. Il est ouvert les matinées des lundis, mercredis, vendredis, samedis et dimanches.

La ville a vu naitre en 1906 la Blédine, préparation nutritive pour bébés, et abrite le siège social de Blédina[réf. nécessaire].

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 22 239 [44]. En 2012, la part des ménages fiscaux imposés était de 56,5 %[45].

EmploiModifier

Le taux de chômage, en 2013, pour la commune s'élève à 17 %[45], un chiffre nettement supérieur à la moyenne du département du Rhône (12,5 %)[46].

Culture locale et patrimoineModifier

Édifices religieuxModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

ArméeModifier

ArtsModifier

DiversModifier

 
Autoportrait, Raymond Depardon.

NoblesseModifier

PolitiqueModifier

 
Charles Antoine Chasset, membre de la Convention nationale.

SciencesModifier

 
Claude Bernard est né près de Villefranche et a étudié dans la cité caladoise.

SportsModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Villefranche-sur-Saône se blasonnent ainsi :
De gueules à une porte de ville d’argent flanquée à dextre d’une tour du même, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or, chacune brisée d'un bâton de gueules péri en bande.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Notre-Dame-des-Marais.
  13. Rapport d'activité 2006 de l’Inrap page 114.
  14. Stéphane Simonnet, Claire Levasseur (cartogr.) et Guillaume Balavoine (cartogr.) (préf. Olivier Wieviorka), Atlas de la libération de la France : 6 juin 1944- 8 mai 1945 : des débarquements aux villes libérées, Paris, éd. Autrement, coll. « Atlas-Mémoire », (1re éd. 1994), 79 p. (ISBN 978-2-746-70495-4 et 2-746-70495-1, OCLC 417826733, notice BnF no FRBNF39169074), p. 35.
  15. Henri Picard, « J. de Beaubery à Villefranche-sur-Saône », sur maquismorvan.blogspirit.com, (consulté le ).
  16. Voir sur : [1]
  17. délibération municipale du 2 décembre 2013
  18. Article dans Le Progrès du 21 octobre 2011.
  19. « Vœu relatif à la fixation du chef-lieu du département du Rhône à la demande du député-maire de Villefranche-sur-Saône » [PDF], sur rhone.fr, (consulté le ).
  20. Justin Boche, « Villefranche-sur-Saône bientôt nouveau chef-lieu du Rhône », sur lyoncapitale.fr, (consulté le ).
  21. Benjamin Roure, « Rhône : Villefranche-sur-Saône, nouveau chef-lieu ? », sur lyoncapitale.fr, (consulté le ).
  22. « Communes du Greffe », sur www.greffe-tc-villefranche-tarare.fr (consulté le ).
  23. D'après Liste des députés des États généraux de 1789, par ordre, bailliage et sénéchaussée#Sénéchaussée de Villefranche-de-Beaujolais.
  24. « Biographie de Barthélémy Claude Boiron (1801-1866) ».
  25. « Thomas Ravier est le nouveau maire de Villefranche : Ce lundi 10 juillet à 19 heures, lors d'un conseil municipal extraordinaire, Thomas Ravier a été élu maire de Villefranche-sur-Saône. Le protégé de Bernard Perrut, auquel il succède pour cause de non-cumul des mandats, n'était finalement pas le seul candidat mais a été élu dès le premier tour par les élus. Les adjoints et délégations ont été largement renouvelés. », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  26. Laurence Chopart, « Thomas Ravier est le nouveau maire de Villefranche-sur-Saône : Au cours d'un conseil municipal extraordinaire ce lundi, Thomas Ravier a été élu maire de Villefranche à une très large majorité », Le Patriote (journal),‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le ).
  28. Jumelages
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  31. Palmarès du Cercle Sportif de Villefranche-sur-Saône rugby « Copie archivée » (version du 3 mars 2016 sur l'Internet Archive).
  32. Équipes réserves de Fédérale 3
  33. « Nouvelles Voix en Beaujolais: les étoiles montantes de la musique sur scène », sur Le Progrès, (consulté le ).
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  40. "La RNT bientôt dans le Nord, l'Alsace et la région lyonnaise" sur csa.fr (fichier PDF à télécharger)
  41. La RNT à Lyon (par allotissements)sur radioscope.fr
  42. Radios à Lyon.
  43. Emetteurs TNT dans le Rhône.
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  45. a et b « Insee - Chiffres clés : Commune de Villefranche-sur-Saône (69264) », sur www.insee.fr (consulté le ).
  46. « Insee - Chiffres clés : Département du Rhône (69) », sur www.insee.fr (consulté le ).
  47. Notice no PA00118090, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  48. « L'ancien hôpital », notice no PA00118091, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  49. Mlle Vimort
  50. Histoire de la Blédine