Section du Contrat-Social

section révolutionnaire de Paris

La section du Contrat-Social était, sous la Révolution française, une section révolutionnaire parisienne[1].

ReprésentantsModifier

Elle était représentée à la Commune de Paris par :

  • J. Alavoine, guillotiné le 11 thermidor an II,
  • Marc-Louis Desvieux (1750-1794), avocat, ex-noble, président du tribunal du IIIe arrondissement, guillotiné le 11 thermidor an II,
  • Nicolas Lepauvre (1768-1794), guillotiné le 11 thermidor an II.

HistoriqueModifier

Cette section s’appela d’abord « section des Postes ». En août 1792, elle l’abandonna pour prendre celui de « section du Contrat-Social ».

TerritoireModifier

Quartier des Halles centrales aux alentours de l’église Saint-Eustache.

LimitesModifier

La rue Saint-Honoré, à gauche, depuis la rue du Four jusqu’à la rue de la Tonnellerie : la rue de la Tonnellerie, à gauche, jusqu’à la rue de la Fromagerie : le bout de la rue de la Fromagerie, à gauche, jusqu’à la rue Comtesse-d'Artois : les rues Comtesse-d'Artois et Montorgueil à gauche, jusqu’au passage du Saumon : la rue Montmartre, à gauche, depuis le Passage du Saumon jusqu’à la rue de la Jussienne : les rues de la Jussienne et Coq-Héron, à gauche de la rue Montmartre à la rue Coquillière : la rue Coquillière, à gauche, jusqu’à la rue du Four : la rue du Four, à gauche, jusqu’à la rue Saint-Honoré[2].

IntérieurModifier

Les rues Verderet, Plâtrière, du Jour, Traînée, Tiquetonne, des Prouvaires, des Deux-Écus, de La Fayette, etc., et généralement tous les rues, culs-de-sac, places, etc., enclavés dans cette limite.

LocalModifier

La section du Contrat-Social se réunissait dans l’église Saint-Eustache.

PopulationModifier

12 500 habitants, dont 900 économiquement faibles.

9 Thermidor an IIModifier

Rapport d’Edme-Bonaventure Courtois :

« Le comité révolutionnaire de cette section s’est bien conduit dans la circonstance délicate de la rébellion thermidorienne (9 thermidor an II). C’est à lui que l’assemblée générale de la section du Contrat-Social, égarée par Nicolas Lepauvre, officier municipal, doit en grande partie d’être revenue de son erreur. Elle avait envoyé des commissaires à la Commune ; deux d’entre eux y avaient prêté le serment. Elle paraissait ébranlée en faveur des rebelles (Maximilien de Robespierre, Georges Couthon, etc). Les discours d’un des membres du comité révolutionnaire, et les nouvelles certaines qu’elle reçoit de l’état vrai des choses, la frappent ; elle revient de son erreur, et envoie les députés à la Convention pour l’assurer de son attachement : le comité civil s’est adjoint à la députation. Depuis ce moment la section du Contrat-Social, ralliée aux principes, ne s’en est pas écartée, et l’on voit la force armée de la section se porter à la Convention pour la défendre, avant même d’en avoir reçu l’ordre. »

ÉvolutionModifier

Après le regroupement par quatre des sections révolutionnaires par la loi du 19 vendémiaire an IV () qui porte création de 12 arrondissements, la présente section est maintenue comme subdivision administrative, puis devient, par arrêté préfectoral du , le quartier Saint-Eustache (3e arrondissement de Paris)[3].

Lien externeModifier

Notes, sources et référencesModifier