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Louis Jean-Baptiste Gouvion

personnalité politique française

BiographieModifier

Il naît à Toul le . Élève à l'École royale du génie de Mézières (promotion 1770), Gouvion suit la carrière militaire. Élu lieutenant-colonel du 3e bataillon de volontaires de la Drôme en 1791, il franchit assez rapidement plusieurs grades et devient général de brigade le 20 juin 1793 à l'époque de la Révolution française.

Il exerce divers commandements aux armées du Nord, puis à celles d'Italie, revient en 1799 aux armées du Nord et combat en République batave sous les ordres du général Brune contre les troupes anglo-russes. Promu général de division le 19 septembre 1799, sur le champ de bataille de Bataille de Bergen où il s'est distingué, puis prend part à la bataille de Castricum.

Il est fait commandant de la 9e division militaire à Montpellier en 1800 et devient, en 1802 inspecteur général de la gendarmerie, et président l'année suivante du collège électoral de la Drôme.

Le 12 pluviôse an XIII il est nommé au Sénat conservateur et est créé comte de l'Empire le . Après avoir fait dans l'intervalle les campagnes de Prusse et de Pologne, il organise à Metz en 1812 des cohortes destinées à l'expédition de Russie et forme l'année suivante un corps d'armée de gardes nationales pour protéger Toulon que menacent les Anglais.

Il revient à Paris au retour des Bourbons. Il adhère alors au gouvernement royal et est nommé pair de France le . Il vote pour la déportation dans le procès du maréchal Ney. Il meurt le à Paris.

TitresModifier

DistinctionsModifier

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
Armes du comte Gouvion et de l'Empire

Champ de sinople chargé d'un sabre d'or surmonté d'une étoile d'or, avec une grenade enfammée d'argent en chef et à sénestre ; quartier du sénat.[2]

Armes du comte Gouvion, pair de France

De sinople, au sabre d'or en pal, surmonté d'une étoile du même, accosté à dextre d'un casque d'argent, taré de profil, la visière relevée et montrant quatre grilles d'argent, et à sénestre d'une grenade enflammée aussi d'argent.[3]

Ou 
De sinople, à un sabre d'or, surmonté d'une étoile du même, le tout acc. au canton senestre du chef d'une grenade allumée, au naturel.[5]

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Web.genealogie, le site de la généalogie historique », Les dynasties célèbres / Dynastie de Gouvion Saint-Cyr, sur web.genealogies.free.fr (consulté le 7 août 2011)
  2. a b et c « BB/29/974 page 25. », Titre de comte accordé à Jean, Louis, Baptiste Gouvion. Bayonne ()., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  3. a et b François Velde, « Armory of the French Hereditary Peerage (1814-30) », Lay Peers, sur www.heraldica.org, (consulté le 18 juin 2011)
  4. « Cote LH/1077/8 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. Jean-Baptiste Rietstap, Armorial général, t. 1 et 2, Gouda, G.B. van Goor zonen, 1884-1887

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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