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45e régiment d'infanterie

Création et différentes dénominationsModifier

  • 1643 : création du régiment de La Couronne.
  • 1796 : Création : 45e demi-brigade d’infanterie de ligne constituée à partir des :
    • 100e demi-brigade d’infanterie de bataille
    • 165e demi-brigade d’infanterie de Bataille
    • Bataillon de volontaires des Basses-Alpes
  • 1803 : devient le 45e régiment d’infanterie de ligne
  • Pendant la 1re Restauration il est renommé 42e régiment d’infanterie de ligne
  • Pendant les Cent-Jours il redevient le 45e régiment d’infanterie de ligne
  • Durant la seconde Restauration des éléments du 45e régiment d’infanterie de ligne sont envoyés en Martinique. Les troupes quittent leurs casernes le , partent de Brest le et arrivent à Fort-Royal en Martinique le . Le retour s'effectue sur la Corvette La Loire qui quitte Fort-Royal le pour arriver à Brest le [1].
  • 1914 : À la mobilisation, il met sur pied son régiment de réserve, le 245e régiment d’infanterie

Colonels / Chefs de brigadeModifier

Historique des garnisons, combats et bataillesModifier

 
insigne de béret d'infanterie

Il fait partie des régiments créés à l'époque pour servir sur les bateaux et dans les colonies. En 1791, tous ces régiments ont été dotés d'un numéro dans l'ordre de bataille de l'infanterie de ligne. Ils peuvent historiquement être considérés comme les « ancêtres » des régiments d'infanterie de marine.

Ce sont :

Ancien RégimeModifier

Guerres de la Révolution et de l'EmpireModifier

 
Richard Ansdell (1815–1885), Le sergent Charles Ewart des Royal North British Dragoons défendant l'aigle du 45e régiment d’infanterie de ligne français qu'il a capturé face à un lancier durant la bataille de Waterloo le 18 juin 1815.

1815 à 1848Modifier

Second EmpireModifier

Durant la guerre de 1870, le régiment est engagé à Froeschwiller, à Sedan et au siège de Belfort.

Après la mise sur pied du 45e régiment de marche celui-ci est rattaché à l'armée de la Loire et participe aux batailles de Coulmiers, de Patay et du Mans.

1870 à 1914Modifier

Première Guerre mondialeModifier

1914Modifier

Casernement : Laon, Hirson et Sissonne. 8e brigade d’infanterie, 4e division d’infanterie, 2e corps d’armée, en soutien au 1er corps de cavalerie.

Constitution en 1914 : 3 bataillons

1915Modifier

1916Modifier

  • Armée d'Orient : secteur de Salonique de janvier à mai.
  • De mars à décembre, Ardjan et Lioumnita.

1917Modifier

1918Modifier

Seconde Guerre mondialeModifier

Le 45e RI est formé le  ; il est sous les ordres du lieutenant-colonel Desroche, il appartient à la 4e division d'infanterie. Région militaire, Centre mobilisateur d'infanterie; réserve A RI type NE ; il est mis sur pied par le CMI 21 La Capelle Hirson.
Dans le secteur frontalier de l'Escaut, à Bouchain, les hommes du 45e RI, sous le commandement du lieutenant-colonel Desroche, empêchent le franchissement du fleuve du 20 au . Ce fait d'armes provoque le la venue de Hitler en personne. Courroucé, le Führer se fait expliquer du haut de la Tour de l'Ostrevant par le général commandant le 8e Korps pourquoi ses unités ont été tenues en échec par un simple régiment d'infanterie.

DrapeauModifier

Il porte, brodées en lettres d'or, les inscriptions[3] :

  • Ancien régime: drapeau d'ordonnance: bleu à la croix blanche brochant sur le tout.
  • Face à la rapide avancée allemande et craignant d'être fait prisonnier le colonel Desroche brûla une partie du drapeau début . Il ne garda que le numéro du drapeau qui resta longtemps dans sa famille avant que celle-ci ne l'offre au musée de Bouchain.
 

Ancien drapeauxModifier

DécorationsModifier

Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918   avec deux citations à l'ordre de l'armée.

La fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918 reçu le ().

DeviseModifier

Tête haute, En avant

InsigneModifier

  • 45 bleu sur glaive séparant 2 tours couronne de laurier en dessous.

Personnages célèbres ayant servi au 45e RIModifier

  • Après sa reformation en 1939, le lieutenant-colonel Henri-Paul Desroche commande le 45e régiment d'infanterie. Il participe à la défense héroïque de Bouchain. Il est blessé au cours des combats. Il prend le commandement de la 4e division d'infanterie à la suite de la capture de ses chefs. Il organise ensuite l'embarquement des 2 500 hommes de la division qui ont pu gagner le littoral. Il rentre en France le pour regrouper la 4e division d'infanterie en Normandie. Il est promu colonel le . Après son rétablissement, il ne songe qu'à reprendre contact avec ses hommes prisonniers en Allemagne, recensant les disparus, renseignant les familles. Il est appelé à prendre le commandement de la 3e demi-brigade de chasseurs à Chambéry à l'automne 1940. En désaccord avec la politique de Vichy, il est relevé de son commandement, trahi par l'un de ses subordonnés, le lieutenant-Colonel P., qui le dénonça à l'amiral Darlan. Profondément affecté par cette mesure, il meurt quelques jours plus tard d'une maladie foudroyante le . Ses 5 fils entreront dans la Résistance dans les maquis du Beaufortain.
  • Caporal René NOE. Chevalier de la Légion d'honneur, Médaille militaire, Croix de guerre. Classe 1913. Participe aux combats dès le . Blessé à la bataille de la Marne. Participe à l'expédition en Orient. Versé au 175 RI en .
  • Claude_Mairesse, Docteur en médecine - officier au 45e RI - en fonction à Bouchain pendant les combats de . Fait prisonnier par l'armée allemande. Libéré car soutien de famille - Rejoint la résistance dans le Laonnois mais il se sait recherché - Rejoint à Paris la résistance OCM - Il est le premier chef de la résistance unifiée dans la capitale - Arrêté par la Gestapo sur dénonciation, il meurt pendant sa captivité.

Notes et référencesModifier

  1. source Archives Nationales fichier Leonore
  2. Histoire de l'infanterie en France de Victor Louis Jean François Belhomme Vol 5 page 151
  3. Décision no 12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées no 27, 9 novembre 2007
  4. Almanach, Reims, Matot-Braine,

Sources et bibliographieModifier

Voir aussiModifier