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2e bataillon de volontaires de l'Eure

Création et différentes dénominationsModifier

Le 2e bataillon de volontaires de l'Eure est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers le à Évreux.

Le 2e bataillon de volontaires de l'Eure est dissous à Lyon le lors de son amalgame pour former, avec la 28e demi-brigade de première formation (2e bataillon du 14e régiment d'infanterie (ci-devant Forez), 6e bataillon de volontaires de la Manche, 10e bataillon de volontaires de la Manche), la 184e demi-brigade de première formation (2e bataillon du 104e régiment d'infanterie, 27e bataillon de volontaires des réserves et 9e bataillon de volontaires du Pas-de-Calais), le 14e bataillon de volontaires de la Seine-Inférieure également appelé 3e bataillon de volontaires de Rouen et le Dépôt du 2e bataillon du 15e régiment d'infanterie (ci-devant Béarn) la 40e demi-brigade de deuxième formation.

CommandantsModifier

Historique des garnisons, combats et bataillesModifier

1791Modifier

Le bataillon est composé de volontaires des districts de Bernay et de Pont-Audemer, formés en compagnies dès le , rassemblés à Évreux le , et organisés en bataillon aussitôt.
Il est passé en revue, le , par le maréchal de camp Charles Bernard Joseph Percin de La Valette, assisté du commissaire des guerres et part le pour Pont-l'Évêque et environs, où il passe l'hiver.

1792Modifier

En le bataillon se trouve réparti entre Honfleur et Pont-l'Évêque, où 4 compagnies sont demeurées sous les ordres de Boishamel, puis est envoyé à Carentan.
Affecté à l'armée du Nord après la déclaration de guerre, le bataillon se met en route le , passe à Hesdin le , à Saint-Pol le , à Arras le et arrive à Lille le d’où il est aussitôt dirigé sur Valenciennes pour y tenir garnison.
En juillet, il fait partie de la division de Jarry et prend part le à l'affaire du camp de Maulde.
Le il se trouve à Valenciennes et le 15 au Quesnoy. En octobre il fait partie de l'armée de Belgique, 2e ligne, 13e brigade, sous le commandement du général de Blottefière.
Le , il est à la bataille de Jemappes puis à l'entrée dans Bruxelles le ou le bataillon, composé de 387 hommes, prend ses quartiers d'hiver.

1793Modifier

En , le bataillon est entraîné dans la retraite de l'armée, et se bat à Neerwinden le 18 et, après la défection de Dumouriez, il est affecté à nouveau à la garnison de Valenciennes, où, en avril, il est complété par de nombreuses recrues. Le 29 avril il assiste à un combat près de Valenciennes et fournit, le , une compagnie au 9e bataillon de la formation d'Orléans, puis est bloqué dans Valenciennes, sous les ordres du général Jean Henri Becays Ferrand. Il se distingue dans une affaire sous les murs de la place, le , et prend part à toutes les sorties sans se laisser abattre et sans « partager l'insurrection des habitants » jusqu'à la capitulation du 28 juillet.
Le bataillon sort de la ville le sur parole et est dirigé sur la Vendée, où il fait d'abord partie de l'armée de l'Ouest. Le il cantonne à Orléans.

1794Modifier

Le il est 1794 à son dépôt à Saumur.
Le , les 260 hommes du bataillon passent sous les ordres du général Louis Grignon, et se trouve le à Concourson-sur-Layon, où il fait partie de la 3e division commandée par le général Jean Alexandre Caffin avant d'être dirigé sur le camp de Thouars en juillet.
Le le bataillon passe à Saumur ou il reçoit l'apport de 429 réquisitionnaires avant de rejoindre le camp de Thouars qu'il occupe jusqu'à la fin de l'année.

1795Modifier

Le le bataillon se trouve à Saint-Jean, avec un effectif de 837 hommes. Le il est à Argentan, le à Machecoul et le à Port-Saint-Père.
Après la pacification de la Vendée il est envoyé dans l'intérieur et est employé dans la garnison de Lyon.

1796Modifier

Le bataillon reste en garnison à Lyon toute l'année, et y est amalgamé, le , avec

pour former la 40e demi-brigade de deuxième formation.

Biographie de personnes ayant servi au 2e bataillon de volontaires de l'EureModifier

Charles Nicolas Adrien DelanneyModifier

Charles Nicolas Adrien Delanney est né à Rouen le . En 1782-1783 il est dans compagnie des gendarmes de Monsieur, puis est élu lieutenant-colonel en chef du 2e bataillon de l'Eure le . Promu adjudant général le et général de brigade le , il est tué à la bataille de Mondovi le [1].

Liens externesModifier

Notes, sources et référencesModifier