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Doubs (département)

département français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Doubs.

Doubs
Blason de Doubs Drapeau de Doubs
Doubs (département)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Besançon
Sous-préfectures Montbéliard
Pontarlier
Présidente du
conseil départemental
Christine Bouquin (DVD)
Préfet Joël Mathurin
Code Insee 25
Code ISO 3166-2 FR-25
Code Eurostat NUTS-3 FR431
Démographie
Gentilé Doubien ou Doubiste
Population 536 959 hab. (2015)
Densité 103 hab./km2
Géographie
Superficie 5 232,6 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 5
Cantons 19
Intercommunalités 13
Communes 576

Le Doubs [du][1] est un département français de la région Bourgogne-Franche-Comté qui tient son nom de la rivière Doubs. Il fait partie de la région historique et culturelle de Franche-Comté. Son chef-lieu est la ville de Besançon, qui est également la préfecture. Il dispose aussi de deux sous-préfectures, les villes de Montbéliard et de Pontarlier.

Les habitants du Doubs sont appelés les Doubiens ou les Doubistes. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 25.

Sommaire

GéographieModifier

Article détaillé : Géographie du Doubs.
 
Le Doubs est le premier cours d'eau du département.

Le Doubs fait partie de la région Bourgogne-Franche-Comté, dont il occupe le Centre et l'Est : il est bordé au sud et à l'ouest par le département du Jura, au nord par les départements de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort et à l'est par les cantons suisses de Vaud, de Neuchâtel et du Jura. Il a une superficie de 5 234 km2, soit environ un tiers de la superficie totale de la région. Le Doubs s'étend partiellement sur le Massif du Jura, massif calcaire d'altitude moyenne qui présente tous les éléments caractéristiques du relief jurassien: monts, vaux, cluses, combes, bordées de crêts. Son point culminant est le Mont d'Or qui culmine à 1 463 m d'altitude ; l'autre point majeur est le Morond à 1 419 m. On peut distinguer trois régions. À l'ouest, la plaine de la Haute-Saône et son relief accidenté façonné par les eaux. Le Centre est, lui, principalement une région de hauts plateaux calcaires ; quant à l'Est, la montagne domine le département ; elle est composée de hauts plateaux mais cependant ses sommets restent modestes. Du point de vue hydrographique, le Doubs cumule 1 645 kilomètres de cours d'eau dont les principaux sont le Doubs, l'Ognon, la Loue, l'Allan, le Dessoubre et le Lison, et 718 hectares de plans d'eau dont le lac de Saint-Point, le lac de Remoray et le lac de Chaillexon.

ToponymieModifier

HistoireModifier

Article détaillé : Histoire du Doubs.

Au la région Franche-Comté, à laquelle appartenait le département, fusionne avec la région Bourgogne pour devenir la nouvelle région administrative Bourgogne-Franche-Comté.

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
« Coupé ondé, en 1 d'azur semé de billettes d'or au lion couronné du même, armé et lampassé de gueules, issant de la partition et brochant sur le tout, et en 2 d'or à la fasce ondée d'azur. »

Faits historiquesModifier

Jadis peuplé par les Séquanes, peuple celtique de l'Est de la Gaule, le territoire du Doubs fut sous domination romaine jusqu'au Ve siècle avec pour métropole Vesontio. Le christianisme a très tôt été introduit dans la région par le premier évangélisateur de Franche-Comté : saint Ferréol et son frère le prêtre saint Ferjeux, fondateurs de l'Église de Besançon. Ils furent martyrisés en 212.

 
Maximilien Ier hérite par le mariage de la province en 1477.

Envahie ensuite par les Burgondes, la région fut rattachée au royaume d'Arles lors de l'établissement de la féodalité. C'est au XIe siècle qu'est fondée le comté palatine de Bourgogne, à la fois convoité par le roi de France et l'Empereur. Puis le comté fut rattaché à la France au XIVe siècle lors du mariage de Philippe V avec la comtesse de Bourgogne Jeanne II. C'est ainsi qu'elle partagera alors son histoire avec le duché de Bourgogne, gardant néanmoins une autonomie certaine.

Plus tard, le mariage de Marie de Bourgogne, héritière de Charles le Téméraire, avec Maximilien de Habsbourg, fit tomber en 1477 la région sous les mains des rois d'Espagne de la maison d'Autriche, cela malgré l'intervention militaire du roi Louis XI. Arrivé au XVIe siècle et XVIIe siècle du protestantisme malgré le très fort ancrage du catholicisme à la région qui sera ravagée par les Suédois de Saxe-Weimar pendant la guerre de Dix Ans épisode franc-comtois de guerre de Trente Ans mais finalement, en 1678, le comté redevient français après signature du traité de Nimègue, cédée par l'Espagne. Il va connaître alors une prospérité économique de par son autonomie relative.

Le département du Doubs a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir d'une partie de la province de Franche-Comté. La république de Mandeure lui fut rattachée en 1793, ainsi que la principauté de Montbéliard en 1816 (après avoir été rattachée à la Haute-Saône en 1793, puis au Mont-Terrible et au Haut-Rhin).

Le Consulat installe le conseil général et le préfet en 1800 puis 48 ans plus tard, en instaurant le suffrage universel, la Seconde République permet à chaque canton d'élire son conseiller.

La commune du Cerneux-Péquignot est annexée par le canton de Neuchâtel en application du traité de Paris en 1814. Après la victoire des coalisés à la bataille de Waterloo (18 juin 1815), le département est occupé par les troupes autrichiennes et suisses de juin 1815 à novembre 1818 (voir occupation de la France à la fin du Premier Empire).

Durant la Seconde Guerre mondiale, les maquis du Lomont jouèrent un rôle important dans la Résistance.

Politique et administrationModifier

PolitiqueModifier

Tendances politiquesModifier

Le département du Doubs, terre de tradition catholique, a longtemps été marqué à droite de l'échiquier politique français, avant que la gauche n'exerce une influence de plus en plus grande à partir de la deuxième moitié du XXe siècle dans les espaces urbanisés de Besançon et Montbéliard, tandis que les régions montagneuses du Haut-Doubs restent fortement ancrées à droite. Ainsi, le conseil général dirigé par la droite sans discontinuer de 1913 à 2004. De cette année à 2015 la gauche est majoritaire. La droite reprend le Doubs lors des élections départementales du .

Lors des élections présidentielles, qui ont lieu en France au suffrage universel depuis 1965, le département du Doubs a toujours soutenu le vainqueur du scrutin lors du deuxième tour, sauf lors de l'élection présidentielle de 2012 lors de laquelle Nicolas Sarkozy y a battu François Hollande.

Résultats du deuxième tour des élections présidentiellesModifier
Année Vainqueur (national) % Perdant (national) %
1965 Charles de Gaulle 58.5% François Mitterrand 41.5%
1969 Georges Pompidou 61.5% Alain Poher 38.5%
1974 Valéry Giscard d'Estaing 52.5% François Mitterrand 47.5%
1981 François Mitterrand 52.4% Valéry Giscard d'Estaing 47.6%
1988 François Mitterrand 53.5% Jacques Chirac 46.5%
1995 Jacques Chirac 52.4% Laurent Jospin 47.6%
2002 Jacques Chirac 82.2% Jean-Marie Le Pen 17.8%
2007 Nicolas Sarkozy 55.8% Ségolène Royal 44.2%
2012 François Hollande 48.1% Nicolas Sarkozy 51.9%
2017 Emmanuel Macron 63.8% Marine Le Pen 36.2%

Personnalités politiquesModifier

Le Doubs a donné plusieurs hommes politiques de premier rang à la France, parmi ceux qui sont nées dans le département on peut citer Yves Jégo (1961- ), secrétaire d'État à l'Outre-Mer de 2008 à 2009, Dominique Voynet (1958- ), ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement de 1997 à 2001, Paulette Guinchard-Kunstler (1949- ), secrétaire d'État aux personnes âgées de 2001 à 2002, Jules Jeanneney (1864-1957), président du Sénat de 1932 à 1940, Jules Viette (1843-1894), ministre de l’Agriculture de 1887 à 1889 et des Travaux publics de 1892 à 1893.

Parmi les personnalités ayant été élues ou nommées dans le Doubs, on peut citer André Boulloche, Pierre Moscovici, Claude Guéant, Huguette Bouchardeau, Edgar Faure, Jean Minjoz, Roland de Moustier.

Le conseil départementalModifier

La gestion du département du Doubs est assurée par le conseil départemental (ex conseil général), placé sous l'autorité de son président élu par les trente-huit conseillers départementaux, eux-mêmes élus dans chaque canton.

AdministrationModifier

Administration territorialeModifier

La préfecture est Besançon et les deux sous-préfectures sont Montbéliard et Pontarlier.

L'État est représenté dans le Doubs par le préfet du département, département divisé depuis 1800 en trois arrondissements, respectivement de Besançon, de Montbéliard et de Pontarlier, dans chacun desquels se trouve un sous-préfet, chargé d'assister le préfet de département.

Les arrondissements sont respectivement divisés en 15, 12 et 8 cantons. En zone urbaine, une commune recouvre parfois plusieurs cantons, alors qu'en zone rurale, un canton comprend plusieurs communes et au chef-lieu duquel se trouvent localisés un certain nombre de services administratifs (gendarmerie, trésorerie, etc.).

Le département comportait 576 communes au .

Enfin, de nombreuses communes se réunissent dans 30 intercommunalités dont les deux communautés d'agglomération du Grand Besançon et du Pays de Montbéliard, afin de coopérer dans un ou plusieurs domaines comme l'eau, les déchets, les infrastructures, les transports, le développement économique, l'aménagement du territoire ou l'urbanisme, sous l'autorité d'un conseil communautaire, élu par les conseils municipaux parmi les conseillers municipaux concernés, lequel élit ensuite son président.

Les trois sénateurs du Doubs sont élus par les représentants des conseils municipaux, par les conseillers généraux, conseillers régionaux et députés, élus dans les cinq circonscriptions législatives du département.

Enfin, à l'échelon local, chaque maire et son conseil municipal gèrent la commune correspondante, et les intercommunalités sont gérées par les conseils communautaires et leur président.

Instances judiciaires et administrativesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Article détaillé : Démographie du Doubs.

Le Doubs a une population de 536 959 habitants pour une superficie de 5 232,6 km2 soit une densité de 103 habitants au kilomètre carré. Deux des trois plus grandes agglomérations régionales sont situées dans le Doubs : Besançon (135 268 habitants) et Montbéliard (106 439).

Les habitants du Doubs sont les Doubiens ou Doubistes.

Évolution de la population
1801 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
216 226291 331306 176310 895311 056303 156302 123298 953298 517
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
300 019285 086296 663305 576304 892298 342327 268384 968426 458
1975 1982 1990 1999 2009 2015 - - -
471 082477 163484 770499 062525 276536 959---
(Sources : Insee et Cassini)
 
Évolution démographique du département du Doubs entre 1872 et 2005 (source : Insee).
Ville Population (2015)
Besançon 116 676
Montbéliard 25 336
Pontarlier 17 140
Audincourt 14 121
Valentigney 10 196
Morteau 6 849
Seloncourt 5 864
Bethoncourt 5 652
Grand-Charmont 5 584
Valdahon 5 474
Baume-les-Dames 5 291
Mandeure 4 847
Saint-Vit 4 833
Villers-le-Lac 4 819
Ornans 4 357
Maîche 4 273
Pont-de-Roide-Vermondans 4 215
Sochaux 3 978
Bavans 3 683
Hérimoncourt 3 638
Étupes 3 698

De 1990 à 1999, la population du département a cru à un rythme annuel de 3,23 ‰ (3 % au total). Pendant la même période, le nombre de logements s’est accru au total de 12 % et la population active de 3,7 %. Ces évolutions ne sont pourtant pas uniformes ; le dynamisme touche notamment les bassins d'emploi et la zone frontalière à la Suisse. Au travers de quelques difficultés économiques entre 1990 et 1999, le Doubs a vu ses emplois offerts en zones urbaines et en Suisse-même devenir déterminants.

L'accroissement démographique du Doubs est le plus fort de tous les départements français. On y trouve près de 3 % d’habitants supplémentaires et a dépassé les 500 000 habitants. La longévité et l'affaiblissement de la natalité tendent cependant à changer la structure de la population puisque la proportion des moins de 20 ans a fortement chuté ces dix dernières années. À l'inverse, les personnes âgées ont fortement augmenté en nombre et représentent une personne sur cinq de la population doubienne alors qu'ils ne représentaient qu’une personne sur sept en 1975. La population la plus jeune se concentre autour des villes, en particulier Pontarlier et Besançon, qui accueille de nombreux étudiants. Le statut de ville universitaire de Besançon joue très fortement sur la migration intra comme extra-régionale et accueille des jeunes d'autres départements de la région. Cependant, les jeunes diplômés quittent souvent leur lieu d'études, ce qui explique le déficit des 18/24 ans.

Sur la période 1999-2006, la croissance est encore plus rapide, avec un taux d’accroissement annuel moyen de 4,8 ‰.

Selon l'Insee, le Doubs devrait compter 612 700 habitants en 2050, soit 75 700 de plus qu'en 2015, et devenir le département le plus peuplé de la région[2].

Éducation et sociétéModifier

Éducation nationaleModifier

Enseignement supérieurModifier

SantéModifier

SportsModifier

Le département du Doubs possède l'Académie de Football des Orchamps Besançon, destinée aux jeunes joueurs de 4 à 13 ans, et labellisée par la Fédération française de football[3].

MédiasModifier

ReligionModifier

EnvironnementModifier

Faune et floreModifier

La faune du Doubs est relativement riche et jouit notamment du retour du lynx, objet d'un programme de réintroduction. Les autres espèces emblématiques sont le grand tétras, le chamois, le faucon pèlerin. Ce dernier niche dans les nombreuses falaises du massif jurassien. La gentiane jaune est également une espèce remarquable dans le département, où elle est traditionnellement distillée.

Sites et espèces protégéesModifier

ÉconomieModifier

Fort de son industrie, le Doubs est le premier département de Franche-Comté pour le commerce en cumulant à lui seul plus de la moitié des exportations ainsi que des importations franc-comtoises. Le taux de chômage y est de 8,9 %[Quand ?] et on dénombrait en 2005 pas moins de 19 795 entreprises et établissements[4]. Le Doubs est aussi le 18e département français (sur 100) à l'échelle nationale pour son PIB de 23 386 par habitant.

En 2010, la médiane du revenu fiscal des ménages par unité de consommation du département s'élevait à 19 019 euros, cachant des disparités importantes des Terres-de-Chaux (13 260) aux Hopitaux-Neufs (31 709).

AgricultureModifier

L'agriculture du département est essentiellement tournée vers l'élevage, pour une grande partie destiné à la production de fromage (Comté, Morbier, Mont d'Or). La Franche-Comté et le Doubs en particulier sont le berceau de deux races, la vache montbéliarde, le cheval comtois.

Emploi, chômage et entreprisesModifier

Le poids du pôle urbain Montbéliard-Belfort, essentiellement voué à l'automobile et au TGV, est fondamental dans l'économie du département. Le site industriel Peugeot-Citroën de Sochaux est le premier (toutes industries confondues) de France avec 13 841 salariés en septembre 2006.

Besançon est un véritable centre pour les secteurs de la mécanique. Elle est un pôle d'excellence historique des microtechniques, du temps fréquence et du génie biomédical, ainsi que le premier centre européen du découpage de haute précision. En juin 2005, un pôle de compétitivité national y a pris son siège, le Pôle des microtechniques.

Emploi et chômage[5]
Emploi total (salarié + non salarié) au lieu de travail en 1999 204 219
Dont emploi salarié 181 979
Variation de l'emploi total taux annuel moyen entre 1990 et 1999 + 0,39
Emploi total estimé au lieu de travail au 214 332
Nombre de demandeurs d'emploi (catégories 1-2-3-HAR) au 20 639
Taux de chômage (au sens du BIT) au 8,9 %
Entreprises[5]
Nombre d'établissements au 19 795
Industrie 2 697
Construction 2 437
Commerce et réparations 5 276
Services 9 385

ActivitéModifier

La population active a connu une hausse plus importante que celle de la population. Le taux d’activité s’établit désormais à 45 % de la population totale contre 44 % en 1990. Il est le résultat d'une croissance élevée du taux d'activité des femmes entre 25 et 59 ans mais aussi d'une baisse pour les hommes et les femmes de 15 à 24 ans. Le fait que les femmes ont conservé leur activité a contribué à réduire l’écart avec le taux d’activité des hommes, toujours supérieur. Le taux de salariat s'est vu renforcé pour atteindre 90 % des actifs occupés, soit 10 points de plus que les autres départements de la région. Cette population active est essentiellement concentrée autour des pôles urbains (Besançon, Montbéliard...) mais beaucoup trouvent aussi en Suisse un débouché intéressant et la bande frontalière jouit d'un taux d’activité très élevé. Le nombre d’actifs avec un emploi et résidant dans les communes péri-urbaines a augmenté de plus de 15 % alors qu'il baisse de plus de 3 % pour les habitants des villes de plus de 10 000 habitants.

CommerceModifier

Taux de couverture
Doubs Franche-Comté France
2000 2,11 2,21 0,95
2001 2,10 2,03 1,07
2002 2,28 2,27 0,98
2003 2,31 2,22 1,05
2004 1,99 1,92 ND
Échanges commerciaux du Doubs (en millions d'€)[6]
2001 2002 2003 2004
Importations 2 085 2 153 2 178 2 309
Exportations 4 373 4 923 5 032 4 590

Le Doubs est le premier département commercial extérieur de Franche-Comté[7]. À lui seul il représente 55 % des exportations de la région contre 21 % par la Haute-Saône, 13 % par le Territoire de Belfort et 11 % par le Jura. Il en va de même des importations puisque 52 % d'entre elles sont du Doubs, 19 % de la Haute-Saône, 15 % du Territoire de Belfort et enfin 14 % du Jura.

Afin de promouvoir le commerce local, la Chambre de commerce et d'industrie du Doubs a mis en place un dispositif appelé « Achats Doubs », permettant de présenter tous les commerçants du Doubs, leurs produits et leurs services.

TourismeModifier

Article détaillé : Tourisme dans le Doubs.

Le tourisme dans le Doubs est essentiellement familial. On y trouve quelques pôles sportifs, comme la station de Malbuisson au bord du lac Saint-Point, voués notamment au VTT, au ski de fond, à l'équitation, au kayak, à la pêche... De plus, le relief karstique du département offre des opportunités à la spéléologie. Le seul point de ski alpin notable se situe à Métabief, même si beaucoup de communes rurales ont leurs propres infrastructures constituées de petites remontées mécaniques à vocation familiale.

 
Métabief, station de montagne du Doubs.

L'activité touristique du Doubs représente près de 40 % de celle de la région et 1 % à l'échelle nationale. Avec plus de 15 000 emplois liés à cette activité et 450 millions d'euros de chiffre d'affaires, le tourisme et les loisirs ne constituent pour autant que 5 % du produit brut départemental.

Conscient de l'enjeu du développement de l'économie touristique, le conseil départemental a engagé une réflexion avec le Comité départemental du tourisme du Doubs[8] afin de construire une stratégie de développement pour la période 2003-2006, notamment à travers :

  • la constitution d'un pôle touristique pour structurer la vallée du Haut-Doubs autour du lac Saint-Point et Malbuisson, et de la station de ski de Métabief ;
  • un soutien spécifique à chaque projet qui apporterait une retombée économique locale directe ;
  • un renforcement concernant l'hébergement avec une montée en gamme ;
  • une dynamique de développement concernant les produits sports et loisirs.
 
Le village de Lods, membre de l'association Les plus beaux villages de France.

Le département offre aussi de nombreux sites et monuments d'exception dont les plus remarquables sont la citadelle de Besançon, la saline royale d'Arc-et-Senans, le château de Joux, le village de Lods, le château de Montbéliard, etc.

Dans un cadre plus naturel, le département n'est pas en reste et propose aux visiteurs de nombreux détours :

On y trouve de nombreuses grottes dont certaines aménagées spécialement pour les visiteurs, les plus notables étant le gouffre de Poudrey, la grotte de la Glacière et la grotte d'Osselle.

  • Espaces naturels

il y a aussi de nombreux espaces naturels puisque le Doubs reste un département très vert : il existe la réserve naturelle du Lac de Remoray, le val de Consolation, le saut du Doubs qui reste le premier site naturel mais aussi les Échelles de la Mort. Le Haut-Doubs assure lui aussi de très belles échappées naturelles comme son point culminant, le Mont d'Or ou la source de la Loue.

D'un point de vue plus global et sommaire, le Doubs possède[9] :

  • 1 150 km de pistes de ski nordique
  • 60 km de ski alpin
  • 2 300 km de sentiers de petite randonnée
  • 850 km de sentiers de grande randonnée
  • 1 600 km de sentiers VTT balisés
  • cinquante musées et expositions permanentes
  • 13 châteaux et monuments
  • trois grottes
  • 25 églises remarquables

Les résidences secondairesModifier

Selon le recensement général de la population du , 4,7 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Doubs dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

CultureModifier

LangueModifier

En 1835, d'après Abel Hugo, on parlait français dans les villes, avec un accent lourd, une prononciation lente et traînante ; la plupart des habitants y mêlaient des locutions vicieuses et des tournures de phrases étrangères, qui provenaient sans doute de l'usage du franc-comtois[11].

Le franc-comtois était en 1835 encore employé par tous les habitants des campagnes[11]. La façon de le parler, dans les divers cantons, présentait à cette époque quelques nuances remarquables : dans la haute montagne, la prononciation est plus légère, plus accentuée, le langage a plus de grâce. Dans la plaine, la prononciation est traînante, il y a quelques variantes dans la terminaison des mots. Et autour de Besançon, pays de vignerons, le franc-comtois a un accent brusque[11].

La moitié sud du Doubs quant à elle est de langue arpitane dans sa variante locale, le burgondan.

ArtsModifier

PatrimoineModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Personnalités liées au départementModifier

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Personnages historiques

Artistes et intellectuels

Scientifiques, inventeurs et industriels

Sportifs

Cinéma

Musique

Personnages fictifs

En relation avec le département

Notes et référencesModifier

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. « Projections de population à l’horizon 2050 : faible croissance et vieillissement accentué », sur insee.fr, (consulté le 22 septembre 2018).
  3. Académie de football des Orchamps Besançon.
  4. Insee, Le Doubs, quelques points généraux
  5. a et b Source Insee
  6. « Économie du Doubs », sur doubs.fr
  7. Commerce Extérieur
  8. Comité départemental du tourisme du Doubs.
  9. Le Doubs, Tout savoir sur le département Site officiel du conseil régional
  10. Source Insee.
  11. a b et c Abel Hugo, France pittoresque ou description pittoresque, topographique et statistique des départements et colonies de la France, t. 1, Paris, Delloye,

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

  • Hoffmann, Michael, Die französischen Konservativen in der katholischen Provinz. Parteigenese und politische Kultur im Doubs (1900-1930) (Frankfurt am Main u.a., Peter Lang, 2008) (Moderne Geschichte und Politik, 22).
  • Fumey, Gilles, Le Doubs est pour moi une idée plus qu'un paysage, in Libération, 16 août 2013.
  • Carte géologique harmonisée du département du Doubs, Infoterre BRGM-RP rapport 55929, janvier 2008.
  • Vincent Bichet et Michel Campy (préface de Jean Dercourt), Montagnes du Jura : Géologie et paysages, Besançon, Néo Éditions, 2009.
  • Patrick Rolin, Maître de Conférences à l'Université de Franche-Comté, Géologie de la région de Thise, 2011.
  • Denis Maraux et Véronique Vuillemin-Filippi, Le Département du Doubs, (éd. La Taillanderie 2005). (ISBN 2876292300)
  • Louis Glangeaud et Maurice Mattauer, A propos des chevauchements du faisceau bisontin, Annales scientifiques de l’Université de Besançon, 1957.
  • Pierre Chauve, Le Jura, Guide géologique, 1974.
  • Pierre Chauve, L’Atlas des circulations souterraines en Franche-Comté, 1987.
  • Pierre Chauve, Des grottes et des sources, Éditions Belin, Pour la science, 2005.
  • André Caire, « Comparaison entre les Faisceaux salinois et bisontin », Annales scientifiques de l’Université de Besançon, 1957.
  • Maurice Dreyfuss, Viscissitudes de quelques noms d'étage peu connus du Jurassique, Annales scientifiques de l’Université de Besançon, 1957.
  • Solange François, « Découverte d'un conglomérat crétacé dans la région du lac de Saint-Point », Annales scientifiques de l’Université de Besançon, 1957.
  • Maurice Mattauer, « Sur le non renversement du Jurassique supérieur du chevauchement de Mouthiers-Hautepierre », Annales scientifiques de l’Université de Besançon, 1957.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier