Aix-en-Provence

commune française du département des Bouches-du-Rhône

Aix-en-Provence
Aix-en-Provence
La fontaine de la Rotonde.
Blason de Aix-en-Provence
Blason
Aix-en-Provence
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Bouches-du-Rhône
(sous-préfecture)
Arrondissement Aix-en-Provence
(chef-lieu)
Intercommunalité Métropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Sophie Joissains (UDI)
(2021-2026)
Code postal 13080, 13090, 13100, 13290 et 13540
Code commune 13001
Démographie
Gentilé Aixois(e), Aquisextain(e)s, ou Aquisestain(e)s
Population
municipale
143 097 hab. (2018 en augmentation de 1,1 % par rapport à 2013)
Densité 769 hab./km2
Population
agglomération
1 607 292 hab. (2018)
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 52″ nord, 5° 27′ 14″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 511 m
Superficie 186,08 km2
Élections
Départementales Cantons d'Aix-en-Provence-1 et Aix-en-Provence-2
(bureau centralisateur)
Législatives Onzième et quatorzième circonscriptions
Localisation
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Aix-en-Provence
Liens
Site web https://www.mairie-aixenprovence.fr/

Aix-en-Provence (/ɛksɑ̃.pʁɔ.vɑ̃s/) (Ais en occitan provençal selon les normes classique et mistralienne, z-Ais prononcé"zaï[1]) est une commune française du Sud-Est de la France, dans le département des Bouches-du-Rhône, dont elle est sous-préfecture, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle forme avec 35 autres communes le pays d'Aix au sein de la Métropole Aix-Marseille Provence.

Les habitants d'Aix s'appellent les Sestian en provençal[1].

Fondée en sous le nom d'Aquae Sextiae par la garnison romaine de Caius Sextius Calvinus, Aix devient par la suite la capitale du comté de Provence.

La commune compte 143 097 habitants en 2018, ce qui en fait la 24e plus peuplée de France. Elle constitue avec Marseille une aire urbaine qui comptait 1 756 296 habitants en 2016[2], soit la troisième aire urbaine de France.

Ville thermale depuis l'Antiquité, Aix-en-Provence dispose d'un important patrimoine culturel (architecture, musée Granet, festival d'art lyrique, Grand Théâtre de Provence, etc.) et s'affirme comme un important pôle touristique.

GéographieModifier

Localisation et territoireModifier

Aix-en-Provence se situe à 32 kilomètres au nord de Marseille et de la mer Méditerranée[3], entre le massif de la Sainte-Victoire à l'est et la chaîne de la Trévaresse à l'ouest.

La commune couvre 18 608 hectares, ce qui en fait la 11e commune la plus vaste de France métropolitaine et la 4e des Bouches-du-Rhône.

La situation de la ville d'Aix-en-Provence la place dans une zone dont le risque sismique est estimé entre faible et moyen[4], à l'instar des communes du nord des Bouches-du-Rhône. Le séisme de 1909 y a provoqué des dégâts assez importants.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophesModifier

TransportsModifier

Transport routierModifier

Aix-en-Provence est desservie par les autoroutes A8 et A51.

Aix-en-Provence est située sur les routes européennes 80 et 712.

Transport ferroviaireModifier

Aix-en-Provence est desservie par deux gares :

BusModifier

La ville est desservie par Aix en bus, un des réseaux de transport en commun de la Métropole Mobilité qui dessert également Éguilles, Le Tholonet, Saint-Marc-Jaumegarde et Venelles. Il dessert l'ensemble des quartiers de la ville et compte 26 lignes régulières. La présence de plans inclinés permet l'accès aux Personnes à mobilité réduite.

Un bus à haut niveau de service Aixpress qui relie la ville du nord au sud en passant par les sites universitaires a été mis en service en septembre 2019[5].

La gare routière d'Aix-en-Provence est desservie par les autobus du Pays d'Aix, Cartreize et les Lignes express régionales.

Transport aérienModifier

Aix-en-Provence est principalement desservie par l'aéroport de Marseille Provence à Marignane.

L'aérodrome d'Aix - Les Milles est utilisé par des associations d'aviation de loisir ou par des avions d'affaires. Il peut accueillir des ATR 42 ainsi que des avions à réaction légers. Sa piste mesure 1 615 m.

Le Centre en Route de la Navigation Aérienne Sud-Est est situé à Aix-en-Provence.

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HydrographieModifier

Les fleuves côtiers la Touloubre et l'Arc, ainsi que son affluent la Torse traversent la ville d'est en ouest

ClimatModifier

Aix-en-Provence jouit d'un climat méditerranéen : chaud et sec l'été, ensoleillé et doux l'hiver. La ville est relativement protégée du mistral grâce aux chaînes de collines situées au nord (Trévaresse et Luberon). La station Météo France d'Aix-en-Provence relève la plus grande quantité d'ensoleillement avec 2 861 heures, juste devant Marignane avec 2 857,8 heures.

On compte 300 jours de soleil par an[6] et 100 journées estivales. Les températures moyennes oscillent de 6,2 °C en janvier à 23,6 °C en juillet ; elles sont souvent négatives en hiver (avec 49 jours de températures inférieures à °C) et extrêmement élevées l'été (avec 47 jours de températures supérieures à 30 °C) car la ville est située sur un bassin formé par l'Arc à une altitude plus basse par rapport aux alentours. La plus haute température enregistrée est de 42 °C le 28 juin 2019 et la plus basse de −20,2 °C le 12 février 1956.

En fin d'été et en automne, des orages violents ont souvent lieu lors d'épisodes méditerranéens. Celui du a particulièrement touché le pays d'Aix avec 80 mm de pluie alors que celui de a entrainé des inondations meurtrières (222 mm en deux heures).

En hiver, des épisodes neigeux peuvent survenir de manière brève, mais certains peuvent apporter beaucoup de neige comme le avec 25-30 cm. Une des principales chutes de neige sur Aix-en-Provence remonte à l'hiver 1946-1947 où, après le 24 janvier, 39 cm de neige tombent sur la ville[7].

La campagne aixoise connaît des microclimats variés, plus humides, frais, ventés ou doux et protégés selon les endroits[8].

Le tableau ci-dessous indique les températures et les précipitations pour la période 1981-2010 :

Statistiques 1981-2010 et records Station AIX-EN-PROVENCE (13) Alt. : 173 m 43° 31′ 42″ N, 5° 25′ 24″ E
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,9 1,3 3,7 6,5 10,5 14 16,6 16,2 13 10 4,8 1,9 8,3
Température moyenne (°C) 6,2 6,9 9,7 12,4 16,7 20,5 23,6 23,2 19,3 15,4 9,9 6,9 14,3
Température maximale moyenne (°C) 11,4 12,4 15,6 18,3 22,8 27,1 30,6 30,1 25,5 20,8 15 11,9 20,2
Record de froid (°C)
date du record
−16,6
17.1960
−20,2
12.1956
−12,5
07.1971
−4
10.1970
−1,1
04.1967
3,2
08.1969
6
18.1970
4
25.1969
1,7
29.1968
−4,7
31.1956
−9
30.1978
−14,9
17.1963
−20,2
1956
Record de chaleur (°C)
date du record
20,9
28.2008
22,8
17.1958
25,6
30.2012
28,2
08.2011
34,2
24.2009
42
28.2019
40,2
26.1983
40,1
01.2020
34,6
01.2016
29,9
02.1997
23,6
11.1984
22,7
04.1961
42
2019
Ensoleillement (h) 150,7 178,7 238,8 242 289,4 327,3 370,2 328,6 256,2 185,1 154,1 140,1 2 861
Précipitations (mm) 51,7 36,1 34,8 56,3 51,2 30,7 13,3 36 85,7 74,6 61,4 54 585,8
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 1 mm 5,7 4,6 4,3 6,6 5,4 3,6 1,9 3,1 4,9 6,5 6,7 5,9 59,3
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 2,9 2,4 2,2 3,5 3 1,9 0,8 1,6 3,3 3,7 3,3 2,5 31,1
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 1,4 1 1 1,9 1,7 1,1 0,4 1,1 2,5 2,2 2,1 1,4 17,9
Source : [MétéoFrance] « Fiche 13001009 », sur donneespubliques.meteofrance.fr, edité le : 06/05/2021 dans l'état de la base


UrbanismeModifier

Le territoire communal comprend 6 219 hectares de surfaces boisées et englobe des villages aux alentours de la ville proprement dite : Les Milles, Luynes, Puyricard, Célony, Couteron, Les Granettes, ainsi que des quartiers récents, comme La Duranne.

Habitat et logementModifier

Aix-en-Provence comptait 76 960 logements en 2007 (69 172 en 1999[9]). Les constructions anciennes sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 21,1 % des résidences principales dataient d'avant 1949, 38,1 % construites entre 1949 et 1974 contre 23,8 % construites entre 1975 et 1989 et seulement 17 % datant d'après 1990.

En 2018 , le nombre total de logements dans la commune était de 84 308 , alors qu'il était de 79 391 en 2013 et de 77 561 en 2008 [I 1].

Parmi ces logements, 84,7  % étaient des résidences principales, 5,9  % des résidences secondaires et 9,4  % des logements vacants. Ces logements étaient pour 21,2  % d'entre eux des maisons individuelles et pour 77,6  % des appartements[I 2].

Le parc de logements sociaux s'est réduit de 10 403 en 2008 à 10 535 en 2013 puis à 9 931 en 2013 où il ne correspond plus qu'à 13,9 % du nombre de résidences principales[I 3]. La ville ne respecte donc pas les prescriptions de l'article 55 de la Loi SRU de décembre 2000 qui a instauré des quotas en la matière, et est astreinte à une pénalité financière annuelle, qui s'est élevée à 1 117 223 euros en 2016[10],[11],[12].

Le logement à Aix-en-Provence en 2018 .
Typologie Aix-en-Provence [I 1] Bouches-du-Rhône [I 4] France entière [I 5]
Résidences principales (en %) 84,7 87,9 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 5,9 4,6 9,7
Logements vacants (en %) 9,4 7,6 8,2

Qualité de l'environnementModifier

Aix-en-Provence doit faire face à de nombreuses pollutions principalement celle de l'air. Une pollution notamment liée à la proximité de l'étang de Berre et à la sur-utilisation des voitures[13].

ToponymieModifier

Attestations anciennesModifier

La cité est fondée en 122 avant notre ère par les Romains.

102 avant notre ère : Aquae Sextiae (Tite-Live)[14].

Le nom actuel en occitan provençal est Ais (de Prouvènço) (selon la graphie mistralienne) ou Ais (de Provença) (selon la norme classique du provençal) [ˈajs de pʀuˈvɛⁿsɔ] ou, de manière plus informelle, z-Ais[17], prononcé [ˈzaj] « zaï »[18]. Le « z » est une lettre euphonique qui évite le hiatus dans l'expression as Ais / à-z-Ais [aˈzaj] « à Aix », celle-ci provient de l'ancien provençal az Ais.

ÉtymologieModifier

Le premier élément Aix est commun à plusieurs communes et hameaux de France[16] (cf. Aix). Il est issu du latin aqua « eau », sous la forme Aquis « aux eaux » (ablatif-locatif pluriel), d'où Ais (prononcé Aïs) en provençal et Aix en français. Ce type toponymique désigne souvent des eaux thermales[19]. Ce premier terme fait référence aux thermes de la cité.

Le second élément (en latin) Sextiae fait référence au fondateur de la ville, Caius Sextius Calvinus[14].

HistoireModifier

 
Fondation d'Aix par Sextius Calvinus (Joseph Villevieille, 1900).

Au IVe siècle av. J.-C., la Basse-Provence est occupée par la tribu celto-ligure des Salyens ou Salluviens, dont la capitale, l'oppidum dit d'Entremont, se situe au nord d'Aix, sur la route de Puyricard[20].

En , à la suite de l'appel des Grecs de Massalia (Marseille), en conflit permanent avec les tribus ligures et gauloises du voisinage, le consul Caius Sextius Calvinus prend et détruit cette ville-oppidum[20]. Il y installe ensuite, près des sources thermales, un camp qui devient rapidement une ville, du nom d'Aquae Sextiae (« Eaux de Sextius[21] »), afin d'assurer la sécurité des transports commerciaux entre Rome et la cité phocéenne de Massalia[22]. Ainsi Aix avait été créée pour tenir en respect le peuple salyen qui pouvait inquiéter Marseille, l'alliée de Rome.

En , lors de la Bataille d'Aix, Marius tient tête, au pied de la Sainte-Victoire, aux hordes d'Ambrons et de Teutons qu'il défait[23]. Aquae Sextiae prend de l'ampleur et rassemble une importante population composée pour l'essentiel des descendants des populations salyennes soumises par Rome[24]. La ville possède des remparts ainsi qu'un théâtre[25] qui en font une ville importante dans la région, idéalement située pour protéger les intérêts romains à Marseille.

 
Le roi René, comte d'Anjou et de Provence, peint par Nicolas Froment.

Dans les siècles qui suivent, plusieurs quartiers de la ville sont délaissés. Le théâtre antique est démantelé[24]. Cet état ne signifie pas une décadence d'Aix, mais simplement une nouvelle organisation territoriale des espaces habités. Au IVe siècle, la ville devient la capitale de la Narbonnaise deuxième et se dote d'un diocèse dont Lazarus devient l'évêque. Elle est ensuite occupée par les Wisigoths en 477. Au siècle suivant, elle est envahie tour à tour par les Francs et les Lombards, puis en 731 par les Sarrasins.

Alors que la ville d'Aix sort d'une longue période de ralentissement économique et démographique, les comtes de Provence (maisons d’Anjou et d’Aragon) décident d'en faire leur nouvelle résidence en 1189, au détriment des villes d'Arles et d'Avignon, d'où ils régnaient naguère. Cette position de force va non seulement donner à Aix le statut de capitale de Provence, mais surtout permettre un développement sans précédent de la ville. À ce titre, l'installation du roi René, duc d'Anjou, comte de Provence, roi titulaire de Sicile, au XVe siècle, marque l'âge d'or de la cité, qui conservera à jamais le titre de « cité du roi René ». Ce monarque, entouré d'une cour raffinée et lettrée, va faire d'Aix, dès 1409, un célèbre centre culturel et universitaire renommé, doter la ville d'une cour de justice et contribuer à son embellissement, après des siècles marqués par une stagnation économique. Le roi René fut, en réalité, un homme politique déplorable que les Provençaux ont affublé d'un masque de bonhomie[26].

À partir de 1486 et le rattachement de la Provence à la France, le gouverneur y réside. Ourdie de longue date, l'union de la Provence à la France était un fait accompli, mais elle avait été unie « non comme un accessoire à son principal, mais comme un principal à un autre principal, et séparément du reste du royaume » et la ville d'Aix, comme la Provence, entendaient conserver ses franchises[27]. En 1501, Louis XII y établit le Parlement de Provence qui perdure jusqu’à la Révolution. Le plus souvent, les États de Provence s'y réunissent pour voter l'impôt.

 
Pluie de sang en Provence en juillet 1608.

Début juillet 1608, les faubourgs d'Aix-en-Provence furent recouverts d'une pluie de sang. Quelques moines expliquèrent cet évènement par des influences sataniques. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc fit des relevés de cette pluie en recueillant quelques gouttes sur la muraille du cimetière de la cathédrale. Il découvrit que c'était les excréments des papillons qui avaient été observés récemment. Le centre-ville n'ayant pas été envahi, il était resté épargné. Cette explication scientifique ne calma pas la terreur populaire[28].

 
La ville fut reliée à Marseille par le tramway de la Compagnie des tramways électriques des Bouches-du-Rhône (absorbée en 1921 par la Régie départementale des chemins de fer des Bouches-du-Rhône), qui circulait de 1903 à 1948.

Aix-en-Provence est la ville où Paul Cézanne[29] (1839-1906) a passé sa vie et Émile Zola ses dix-huit premières années. C'est au collège Bourbon (actuel collège Mignet) que s'est forgée la profonde amitié qui les a unis.

La ville est marquée par le Séisme de 1909 dans le Sud de la France, qui voit la toiture de la vermicellerie Augier s'effondrer et où « la place des Prêcheurs se remplit de gens dormant sur des matelas », comme en témoigne la mère d'un académicien[30]. Peu avant la secousse principale, le 11 juin, on remarque le comportement anormal d'oiseaux volant bas, avec des cris de frayeur, de chiens hurlant à la mort, et de chevaux piaffant[30].

Aix accueille la gare d'Aix-en-Provence TGV, les technopôles de l'Arbois et de Rousset. Aix compte en outre de nombreuses universités (lettres, droit, économie, sciences politiques, arts et métiers, beaux-arts).

La ville a fêté le centenaire de la mort de Cézanne avec notamment l'exposition internationale au musée Granet : « Cézanne en Provence » du 9 juin 2006 au 17 septembre 2006 qui a rassemblé près de 120 œuvres du maître sur le thème de sa « chère Provence ».

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifsModifier

La commune est le chef-lieu de l'arrondissement d'Aix-en-Provence du département des Bouches-du-Rhône.

Divisée en 1806 entre les cantons d'Aix-en-Provence-Nord et d'Aix-en-Provence-Sud, le découpage de la ville est remanié en 1982 et la ville répartie entre les cantons de Canton d'Aix-en-Provence-Nord-Est, d'Aix-en-Provence-Sud-Ouest et Aix-en-Provence-Centre[31]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électorauxModifier

Pour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur des cantons d'Aix-en-Provence-1 et d'Aix-en-Provence-2

Pour l'élection des députés, elle est divisée entre la onzième et la quatorzième circonscription des Bouches-du-Rhône.

IntercommunalitéModifier

En vertu de la loi de 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale, dite « loi Chevènement », Jean-Claude Gaudin, alors maire de Marseille parvient à créer la communauté urbaine Marseille Provence Métropole en 2000, avec 18 communes contiguës. Mais la plupart des communes de la périphérie, dont Aix-en-Provence et Aubagne, refusent d'y être associées et créent leurs propres structures intercommunales[32]. Aix-en-Provence devient ainsi le siège de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Le , le Premier ministre Jean-Marc Ayrault crée une mission interministérielle « afin de réunir les moyens de l'État, de ses établissements publics, ainsi que ceux des collectivités territoriales, de leurs groupements et des autres partenaires locaux qui ont décidé d'appuyer les progrès du projet métropolitain[33]. » La ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu intègre au projet de loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (MAPTAM) la fusion des intercommunalités existantes en une unique métropole[34]. C'est ainsi qu'est créée la Métropole d'Aix-Marseille-Provence qui fusionne le les anciennes grandes intercommunalités et dont Aix-en-Provence est désormais membre.

Tendances politiques et résultatsModifier

La vie politique aixoise est caractérisée par des résultats souvent serrés entre la droite et la gauche. Lors des élections municipales de 2001, Maryse Joissains-Masini prend la ville au socialiste Jean-François Picheral avec 50,61 % des voix[35]. Lors de celles de 2008, la maire sortante n'est réélue qu'avec 747 voix d'avance puis, en 2009 lors d'élections partielles par 187 voix.

Lors du second tour des élections municipales de 2014 à Aix-en-Provence, la liste UMP menée par la maire sortante Maryse Joissains-Masini obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 26 942 voix (52,61 %, 42 conseillers municipaux élus dont 26 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par[36] :
- Édouard Baldo (PS-PO, 18 687 voix, 36,49 %, 10 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires) ;
- Catherine Rouvier (FN, 5 577 voix, 10,89 %, 3 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires).
Lors de ce scrutin, 41,01 % des électeurs se sont abstenus.


Lors du second tour des élections municipales de 2020 à Aix-en-Provence, la liste LR-UDI menée par la maire sortante Maryse Joissains-Masini[37] obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 12 963 voix (43,53 %, 40 conseillers municipaux élus, dont 13 métropolitains), devançant largement les listes menées respectivement par[38],[39]:
- Anne-Laurence Petel (LREM, 9 565 voix, 32,12 %, 9 conseillers municipaux élus dont 3 métropolitains) ;
- Marc Pena (PS-LFI-PCF-G·s-GRS-ND-MNLE-E!, 7 250 voix, 24,34 %, 6 conseillers municipaux élus dont 2 métropolitains).
Lors de ce scrutin, marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 66,15 % des électeurs se sont abstenus.

Récapitulatif de résultats électoraux récentsModifier

Scrutin 1er tour 2d tour
1er % 2e % 3e % 4e % 1er % 2e % 3e %
Municipales 2014 UMP 37,79 PS 19,65 UDI 11,31 FN 10,41 UMP 52,61 PS-FG 36,49 FN 10,89
Européennes 2014[40] UMP 25,74 FN 20,45 PS 13,96 EELV 10,51 Tour unique
Régionales 2015[41] LR 30,78 FN 27,41 PS 23,86 EELV 7,17 LR 69,55 FN 30,45 Pas de 3e
Présidentielle 2017[42] LR 27,45 EM 26,37 LFI 19,60 FN 14,95 EM 73,59 FN 26,41 Pas de 3e
Européennes 2019[43] LREM 29,10 RN 17,64 EELV 16,88 LR 10,15 Tour unique

Administration municipaleModifier

Compte-tenu de sa population, Aix-en-Provence est administrée par un conseil municipal de 55 membres, dont le maire et ses adjoints[44].

Politique localeModifier

À la suite de la victoire de Maryse Joissains-Masini, aux élections municipales de 2001, son époux Alain Joissains, ancien maire de la ville, est nommé directeur de cabinet du maire d'Aix-en-Provence. Son contrat est annulé en 2008 par le tribunal administratif de Marseille pour rémunération excessive[45]. Il reste cependant conseiller politique après du maire d'Aix-en-Provence. Son contrat est définitivement annulé par le Conseil d'État, le [46].

En décembre 2020, la maire Maryse Joissains-Masini est condamnée par la Cour d'appel de Montpellier pour "détournement de fonds publics" et "prise illégale d’intérêts" à trois ans d’inéligibilité et huit mois de prison avec sursis pour avoir abusivement promu un chauffeur municipal (promotion annulée depuis par le Conseil d’État) et embauché à l’intercommunalité qu'elle présidait une collaboratrice chargée de la protection animale, alors que ce domaine ne relevait pas des compétences de cette collectivité[47]. Cette condamnation intervient après un premier pourvoi en cassation et qu'elle a déclarée contester par un second pourvoi en cassation. Dans l'attente de cet arrêt, Maryse Joissains-Masini restait maire jusqu'à sa démission intervenue en septembre 2021, quelques jours avant la date probable de l'arrêt de la cour de cassation[48].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
23 août 1944 19 mai 1945 Jules Schuller   Président du comité local de libération
19 mai 1945 27 janvier 1967 Henri Mouret[Note 1],[49] MLN, SFIO,
puis « indépendant » (centre droit)
Conseiller général d'Aix-en-Provence-Nord (1958 → 1964)
27 janvier 1967 29 juin 1978 Félix Ciccolini SFIO puis PS Avocat
Sénateur des Bouches-du-Rhône (1971 → 1989)
Conseiller général d'Aix-en-Provence-Nord (1964 → 1979)
Conseiller général d'Aix-en-Provence-Nord-Est (1979 → 1982)
29 juin 1972 18 mars 1983 Alain Joissains[50] UDF-Rad. Docker puis avocat, puis collaborateur d'élu
18 mars 1983 24 mars 1989 Jean-Pierre de Peretti UDF Médecin
Député des Bouches-du-Rhône (14e circ.) (1988 → 1993)
29 mars 1989 18 mars 2001 Jean-François Picheral PS Médecin
Sénateur des Bouches-du-Rhône (1998 → 2008)
Conseiller régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur [Quand ?]
Vice-président du Conseil général des Bouches-du-Rhône [Quand ?]
18 mars 2001 24 septembre 2021[51],[52] Maryse Joissains-Masini UDF-PRV puis UMPLR Femme d'Alain Joissains
Députée des Bouches-du-Rhône (14e circ.) (2002 → 2012)
Présidente de la communauté d'agglomération du pays d'Aix (2001 → 2015)
Présidente du conseil de territoire du pays d’Aix
Démissionnaire
24 septembre 2021[53],[54] En cours
(au 24 septembre 2021)
Sophie Joissains UDI Fille de la précédente, collaboratrice d'élus
Vice-présidente du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur (2021 → )
Vice-présidente de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence(2020 → )

Budget et fiscalitéModifier

Les comptes 2008 à 2016 de la commune s’établissent comme suit[55],[56] :

Évolution financière en k€.
Postes 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Produits de fonctionnement 172 219  184 052  189 652  196 386  207 544  231 701  194 545  192 072  218 064 
Charges de fonctionnement 160 972  166 952  173 471  177 301  191 826  197 555  187 639  185 273  198 652 
Ressources d'investissement 82 148  65 982  72 704  87 383  107 053  115 011  121 501  109 069  81 388 
Emplois d'investissement 79 284  67 197  69 864  90 463  107 053  115 246  116 441  110 990  84 722 
Dette 123 343  118 539  118 329  122 959  123 758  127 223  137 719  139 062  137 548 
Source : Ministère de l’Économie et des Finances[57].

Jumelages et partenariatsModifier

 
Jumelages et partenariats d’Aix-en-Provence. 
Jumelages et partenariats d’Aix-en-Provence. 
VillePaysPériode
 Ashkelon[58],[59] Israëldepuis
Baalbek[58],[59] Liban
 Bamako[58],[59] Mali
Bath[58],[59] Royaume-Unidepuis
 Baton Rouge[58],[59] États-Unisdepuis
Carthage[58],[59] Tunisiedepuis
 Coimbra[58],[59] Portugaldepuis
 Coral Gables[58],[59] États-Unisdepuis
 Grenade[58],[59] Espagnedepuis
 Oujda[58],[59] Marocdepuis
 Philadelphie[58],[59] États-Unisdepuis
 préfecture de Kumamoto[58],[59] Japon
 Pécs[58],[59] Hongriedepuis
 Pérouse[58],[59] Italiedepuis
 Tübingen[58],[59] Allemagnedepuis

Équipements et services publicsModifier

EnseignementModifier

 
Vue contemporaine du grand amphi des Arts et Métiers ParisTech.

L'université d'Aix a été fondée dès 1409 par Louis II d'Anjou et la ville est réputée être un important lieu d'enseignement et de recherche en droit, en lettres et sciences humaines.

La ville abrite aujourd'hui un des principaux campus de l'université d'Aix-Marseille, l’une des plus importantes de France par le nombre d'étudiants. En 2010, Aix comptait ainsi 35 413 étudiants[60], soit près d'un quart de sa population.

La ville accueille par ailleurs depuis 1843 un campus de l'école d'ingénieurs Arts et Métiers ParisTech[61], un Institut d'Administration des Entreprises[62], un Institut d'études politiques[63], l'École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers, l'École nationale des techniciens de l'équipement et une École supérieure d'art[64].

Aix-en-Provence compte par ailleurs plusieurs lycées : le lycée international Georges-Duby (Luynes)[65], un lycée militaire[66], le lycée Paul-Cézanne[67], le lycée Émile-Zola[68], le lycée Vauvenargues (général et professionnel)[69] et le lycée professionnel Gambetta[70] auxquels s'ajoutent des établissements privés (le lycée général La Nativité[71], le lycée général et technologique du Sacré-Cœur[72], le lycée général, technologique et professionnel Saint-Éloi[73], le lycée professionnel et technologique Célony[74] et le lycée professionnel Sainte-Marie[75]).

SantéModifier

La ville d'Aix-en-Provence compte plusieurs établissements de soins, notamment le centre hospitalier du Pays d'Aix[76] et le centre hospitalier spécialisé de Montperrin. Plusieurs cliniques privées y sont également installées. Deux centres d'information permettent un dépistage anonyme du virus du sida[77].

C'est en 1518 que le consul Jacques de la Roque[78] crée le premier hôpital de la ville qui prend le nom d'« hôpital Saint-Jacques ». En 1961, c'est le début de la construction de l'hôpital Cézanne qui prendra ultérieurement le nom de « centre hospitalier du Pays d'Aix[79] ».

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[80],[Note 2]

En 2018, la commune comptait 143 097 habitants[Note 3], en augmentation de 1,1 % par rapport à 2013 (Bouches-du-Rhône : +2,07 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
27 00021 00921 96022 41222 57524 66026 69827 28027 255
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
26 13627 65928 15229 02028 69329 25729 05728 35728 913
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
29 41829 82929 83629 98335 10638 33242 61546 05354 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
67 94389 566110 659121 327123 842133 018142 534140 684143 006
2018 - - - - - - - -
143 097--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[81].)
Histogramme de l'évolution démographique

Aix-en-Provence a connu, au XIXe siècle et jusqu'à l'entre-deux-guerres, une stagnation de sa population. Très modeste ville par rapport à Marseille, il a fallu attendre le début des années 1920 et surtout les années 1960 et 1970 pour que la population augmente à un rythme régulier et soutenu[82].

De 25 000 habitants en 1840, elle est passée à 45 000 habitants en 1945, 110 000 habitants en 1975 et environ 141 000 à l'heure actuelle. En 2010, Aix était classée 23e ville française par le nombre de ses habitants.

Sports et loisirsModifier

Aix-en-Provence compte plusieurs clubs importants :

Athlétisme
  • Aix Athlé Provence est un des clubs français qui compte le plus grand nombre de licenciés. Nicolas Navarro, qui a participé au marathon des Jeux Olympiques 2020 de Tokyo sous le maillot français, y est licencié.
Basket-ball
Cyclisme
Escrime
  • Pays d'Aix Escrime, deux fois champion des clubs d'Europe en 2018 et 2019 ;
  • Trois des meilleurs escrimeurs de l'équipe de France sont licenciés au Pays d'Aix Escrime : Erwann Le Péchoux, Erwann Auclin et Marcel Marcilloux.
Football
Football américain
Handball
Nage avec palme
  • Le P.A.N. est un des clubs français phare de cette discipline.
Natation
  • Le P.A.N. permet la pratique de la natation course à plus de 140 compétiteurs, répartis suivants, âge et niveau.
Natation synchronisée
  • La section Natation artistique est auréolée de plus de 120 titres de champion de France, section dynamisée par la présence de la championne Virginie Dedieu, licenciée au club d'Aix.
Rugby à XV
 
Tribune Louis-et-Lucien-Simon du stade Maurice-David en 2016.
Tennis
Triathlon
Volley-ball
Water-polo

De nombreux événements sportifs ont lieu à Aix-en-Provence, comme la course cyclosportive « la Provençale Sainte-Victoire »[85], la course à pied « Aix-en-Foulées »[86] ou encore le critérium cycliste professionnel « la Ronde d'Aix ».

Manifestations culturelles et festivitésModifier

La devise « Ville d'eaux, ville d'art » attribuée à la ville d'Aix-en-Provence trouve sa justification dans les nombreuses manifestations culturelles que la ville accueille chaque année. Au premier plan, figure le Festival international d'art lyrique, dont le programme est régulièrement retransmis en direct ou en léger différé par plusieurs chaînes de télévision nationales. C'est un festival d’opéra et de musique classique créé en 1948 et qui a lieu chaque été. Il s'agit d’un des grands festivals lyriques européens, avec une affinité particulière pour les opéras de Mozart ; les représentations données à l'origine, en plein air, dans la cour de l’ancien Archevêché sont réparties aujourd'hui sur plusieurs sites : le théâtre de l'Archevêché, le Grand Théâtre de Provence (construit en 2007), le théâtre du Jeu de Paume et l'hôtel Maynier d'Oppède en sont les principaux. D'autres manifestations culturelles notables peuvent être évoquées, notamment le Festival de Pâques, le Festival de la Chanson Française du Pays d'Aix, le Festival littéraire « Le Printemps des lettres méditerranéennes », le Zic Zac Festival ou encore les Rencontres du neuvième art, consacrées à la bande-dessinée et organisées annuellement depuis 2004. En urbanisme, Aix a la chance d'accueillir le Festival Image de ville, l'un des plus graphiques et attractifs de France. Le 9 janvier 2020, une nouvelle salle des musiques actuelles du Pays d’Aix, baptisée 6MIC, a été inaugurée.

Également, de mi-février à fin-mars, la ville accueille une foire aux manèges avec une centaine d'attractions en tout genre, sur le parking du stade Carcassonne.

Le Festival Tous Courts est un festival international de courts métrages qui a lieu en novembre de chaque année depuis 1983.

Lieux de cultesModifier

La commune d'Aix-en-Provence abrite plusieurs lieux de culte de différentes confessions. La communauté catholique est historiquement et numériquement la plus importante[87], elle dépend de l'archidiocèse d'Aix-en-Provence et Arles dont le siège est à la cathédrale Saint-Sauveur. De nombreuses églises et chapelles sont inscrites aux monuments historiques.

Il existe plusieurs lieux de culte protestants, dont deux temples réformés. Le temple de la rue de la Masse, inauguré en 1876, dont la paroisse est membre de l'Union nationale des Églises protestantes réformées évangéliques de France (UNEPREF), et le temple de la rue Villars, ancienne synagogue confiée en 1957 aux protestants, dont la paroisse est membre de l'Église protestante unie de France (EPUdF)[88],[89]. Il y a aussi un séminaire théologique réformé évangélique, la Faculté Jean Calvin, avenue Jules Ferry[90]

Les lieux de culte protestants évangéliques sont : église baptiste, cours des Arts et Métiers[91], église évangélique libre d'Aix en Provence, avenue du Deffens[92], église évangélique Assemblée de Dieu, chemin des Floralies, église évangélique assemblée chrétienne, rue Irma Moreau, église Adventiste du Septième Jour, Impasse Grassi.

Une nouvelle synagogue a été construite en 1997, rue de Jérusalem[93],[94],[95].

La deuxième religion par importance est l'islam ; on compte six lieux de cultes musulmans dans la commune : une salle de prière au Jas de Bouffan (ZAC) 1, une autre à Encagnane (ZUP) 3, une dans le centre-ville non loin de l’hôtel de ville, puis une autre à la cité Beisson[96].

MédiasModifier

La station de radio RadioCity[97] a été créée à Aix-en-Provence et y possède des studios.[réf. nécessaire]

La station de radio France Bleu Provence a ses studios à Aix.

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalité des ménagesModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 790 , ce qui plaçait Aix-en-Provence au 14 402e parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[98]. Ce chiffre place la commune au 3e rang des communes française de plus de 100 000 habitants, derrière Boulogne-Billancourt (39 018 ) et Paris (32 984 )[98]. À titre de comparaison le revenu fiscal médian par ménage en France métropolitaine est de 19 270 [99].

Population activeModifier

La population âgée de 15 à 64 ans s'élevait en 2007 à 123 619 personnes (113 959 en 1999), parmi lesquelles on comptait 64,1 % d'actifs dont 56,5 % ayant un emploi et 7,7 % de chômeurs (contre 10,5 % en 1999)[100]. En 2007, 66,2 % des actifs ayant un emploi et résidant dans la commune travaillaient à Aix-en-Provence, 29 % dans une autre commune des Bouches-du-Rhône, 2,4 % dans un autre département et 2,2 % dans une autre région[101].

La répartition par catégories socioprofessionnelles de la population active d'Aix-en-Provence[Note 4] fait apparaître une sous-représentation des « agriculteurs » et « ouvriers » et une sur-représentation des « cadres, professions intellectuelles » par rapport à la moyenne de la France métropolitaine.

Répartition de la population active par catégories socioprofessionnelles (recensement de 2007)

  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres, professions
intellectuelles
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Aix-en-Provence 0,3 % 5,4 % 25,1 % 28,8 % 27,4 % 13,0 %
Moyenne nationale 2,1 % 5,9 % 15,8 % 24,8 % 28,5 % 22,9 %
Sources des données : Insee[100]

EmploiModifier

En 2007, on comptait 84 165 emplois dans la commune, contre 65 263 en 1999. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 57 090, l'indicateur de concentration d'emploi[Note 5] est de 147,4 % (contre 137,1 % en 1999), ce qui signifie que la commune offre une fois et demie plus d'emplois que d'Aixois actifs[100].

La répartition par secteurs d'activité des emplois à Aix-en-Provence fait apparaître l'importance des secteurs du commerce, des transports et des services. L'emploi tertiaire représente 87 % du total des emplois à Aix-en-Provence, contre plus de 75 % en France métropolitaine.

À noter une forte croissance de l'activité dans les services informatiques.

Répartition des emplois par domaines d'activité (recensement de 2007)

  Agriculture Industrie Construction Commerce,
transports,
services divers
Administration publique,
enseignement,
santé, action sociale
Aix-en-Provence 0,5 % 6,8 % 5,5 % 53,8 % 33,5 %
Moyenne nationale 3,1 % 14,8 % 6,8 % 45,1 % 30,3 %
Sources des données : Insee[100]
 
Marché provençal.

Plusieurs secteurs sont source d'emplois dans le bassin aixois. L'artisanat provençal suscite l'intérêt du tourisme, par le moyen notamment des marchés de Provence, nombreux dans toute l'agglomération et les villages circonvoisins. D'autres secteurs d'activité sont également bien implantés, comme l'industrie électronique, par exemple, avec STMicroelectronics, dans la zone d'activité de Rousset, à 10 kilomètres d'Aix, ou bien l'industrie agroalimentaire, comme les Biscottes Roger.

Aix-en-Provence possède un centre ENSAM (Arts et Métiers) et une antenne de la Chambre de commerce et d'industrie Marseille-Provence.

CasinoModifier

Le Casino d'Aix-en-Provence, situé dans le centre-ville, a ouvert en 2001 et remplace l'ancien casino d'Aix en Provence construit entre 1922 et 1923, racheté en 1994 et détruit en 2003[102].

Culture locale et patrimoineModifier

 
Le cours Mirabeau.

La ville d'Aix-en-Provence possède un patrimoine architectural remarquable au sein de son centre historique, notamment en ce qui concerne les périodes des XVIIe et XVIIIe siècles. Avec 156 monuments historiques classés ou inscrits au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques (dont 9 fontaines et 75 hôtels) la ville d'Aix-en-Provence est classée 17e ville française en nombre de monuments historiques[103].

À noter qu'Aix-en-Provence comporte plus de cent-cinquante hôtels particuliers datant du XVIe au XVIIIe siècle, dont notamment l'hôtel d'Olivari, ou l'hôtel de Perrin, faisant d'elle la deuxième ville de France (après Paris) par le nombre d'hôtels particuliers et la première en nombre par habitant[104].

Lieux et monumentsModifier

La ville d'Aix-en-Provence détient le label ville d'Art et d'Histoire. Elle détenait auparavant le label Ville d'art.

Aix-en-Provence possède deux étoiles au guide Vert Michelin.

Le cimetière Saint-Pierre abrite la dernière demeure de nombreuses personnalités du monde de l'art : Paul Cézanne, Darius Milhaud, Auguste de Forbin, Joseph Villevieilleetc. ; des lettres : François-Auguste Mignet, l'abbé Bremond, et de la politique locale.

La nécropole nationale de Luynes est un cimetière militaire de la première et deuxième guerres mondiales.

Édifices religieuxModifier

 
Colonnade du cloître Saint-Sauveur.

Édifices civilsModifier

Riche en édifices des XVIIe et XVIIIe siècles essentiellement, Aix-en-Provence attire de nombreux touristes par la qualité des bâtiments qui ornent les rues du centre-ville. L'hôtel de ville, construit entre 1655 et 1678 par Pierre Pavillon, dont la façade inspirée des palais italiens borde l'un des côtés de la place de l'Hôtel-de-Ville et sa tour de l'Horloge, couronnée d'un campanile, attirent le regard lorsque l'on pénètre dans le centre historique. On doit aussi visiter la place d'Albertas, le palais de justice de style néoclassique, construit après la Révolution sur les ruines de l'ancien palais comtal, la Tourreluque, tour datant du XIVe siècle, unique vestige de l'enceinte médiévale, mais aussi de nombreux hôtels particuliers, comme l'hôtel d'Estienne-de-Saint-Jean (rue Gaston-de-Saporta) ou l'hôtel de Castillon (XVIIIe siècle, 21, cours Mirabeau). La place des Quatre-Dauphins, au cœur du quartier Mazarin, conçu au XVIIe siècle par l'archevêque d'Aix-en-Provence Michel Mazarin, située à l'intersection de la rue Cardinale venant de l'église Saint-Jean-de-Malte et de la rue du Quatre-Septembre, menant au cours Mirabeau, entourée d'hôtels particuliers, comme l'hôtel de Boisgelin, l'hôtel du Baron de Saizieu, l'hôtel Dugrou, l'hôtel Dedons de Pierrefeu, qui offrent un témoignage de l'architecture des XVIIe et XVIIIe siècles à Aix. Le quartier de l'opéra offre un accès vers le haut du cours Mirabeau . La rue de l'opéra, qui a vu naître Paul Cézanne, offre un vue plongeante sur l'artère principale de la ville et possède trois hôtels particuliers remarquables, l'hôtel Grimaldi Regusse(1680), l'hôtel d'Arlatan (1684) et l'hôtel de Lestang-Parade(1650). De l'autre coté de la rue se trouve le théâtre du jeu de paume, qui est un des rares théâtre à l'italienne de France. À proximité se trouve la fontaine d'argent de style baroque.

Dans les quartiers périphériques, des édifices modernes méritent aussi le déplacement, comme le Pavillon noir, accueillant le centre chorégraphique national, dirigé par Angelin Preljocaj. À l'extérieur de la ville, on trouve de nombreux monuments historiques, comme le pont de Saint-Pons ou le pont des Trois-Sautets. Non loin de ce pont (coordonnées 43.511885,5.466974), on peut remarquer les anciennes infirmeries édifiées entre 1564 et 1671. Elles abritent aujourd'hui un hôtel.

Musées, fondations et bibliothèquesModifier

Aix-en-Provence possède de nombreux musées qui contribuent à la réputation culturelle de la ville. Le principal musée de la commune est le musée Granet.

  • Musée Granet :
    Situé tout contre l'église Saint-Jean-de-Malte, le bâtiment qui l'abrite a été construit en 1671, le prieuré étant transformé en musée en 1838. Le musée comporte une annexe situé dans la Chapelle des pénitents blancs à quelques rues du bâtiment principal.
    François Marius Granet y lègue une importante collection de peintures et l'établissement prend le nom de son donateur en 1949.
  • Musée des Tapisseries :
    Le musée des Tapisseries consiste en une vaste collection provenant de l'ancien archevêché. On y trouve des tapisseries exécutées à Beauvais aux XVIIe et XVIIIe siècles, dont certaines ont été réalisées d'après Bérain, ainsi qu'une série de neuf panneaux de la vie de don Quichotte, et quatre autres panneaux exécutés d'après Leprince.
  • L'Hôtel de Caumont - Centre d'art :
    Sis au 3, rue Joseph-Cabassol, il se situe à une minute à pied du cours Mirabeau. Il est ouvert tous les jours.
  • Muséum d’histoire naturelle : Fondé par le géologue Henri Coquand en 1838, c'est un musée installé depuis 1950 dans le prestigieux hôtel Boyer-d’Éguilles, monument historique datant du XVIIe siècle, dans lequel séjourna le célèbre botaniste aixois Joseph Pitton de Tournefort. Il accueille chaque année 30 000 visiteurs venus admirer ses imposantes collections paléontologiques, zoologiques ou encore ethnographiques.
  • Dans le centre-ville on peut aussi visiter le pavillon de Vendôme, ancien hôtel particulier abritant le musée du Pavillon de Vendôme-Dobler.
  • Le musée Paul-Arbaud, quant à lui, propose des collections archéologiques.
  • Dans les quartiers périphériques de la ville d'Aix-en-Provence se situe, au Jas-de-Bouffan, la fondation Vasarely, construite en 1973 sur les plans de l'artiste Victor Vasarely. Sa façade, succession d'immenses cercles noir ou blanc, est caractéristique de son œuvre.
  • Sur l'emplacement de l'ancienne manufacture des allumettes, la Cité du livre a été construite sur une vaste friche industrielle réhabilitée ; elle rassemble la bibliothèque municipale Méjanes et ses partenaires institutionnels, associatifs et pédagogiques.

Planétarium PeirescModifier

Depuis avril 2002, un planétarium est ouvert à Aix, tout d'abord installé provisoirement dans le parc Saint-Mitre situé dans les quartiers ouest (Jas de Bouffan) de la ville, il est depuis novembre 2014 dans une propriété municipale (Villa Clair Matin) jouxtant le parc Saint-Mitre. Il porte le nom de Peiresc (1580-1637), humaniste et astronome aixois qui fut conseiller au Parlement d'Aix. Ce planétarium, dont la coupole a un diamètre de 8 m est le plus grand de Provence-Alpes-Côte d'Azur, avec 47 sièges inclinés répartis en deux cercles concentriques autour du simulateur de ciel ; il est équipé d'un planétarium itinérant lui permettant de répondre aux demandes émanant de toute la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Il accueille ainsi un grand nombre de visiteurs (près de 20 000 par an) en proposant des séances de planétarium (scolaires et grand public), des ateliers pédagogiques et des conférences de bon niveau scientifique.

VoiesModifier

 
La Rotonde.

La voie la plus connue à Aix-en-Provence, aussi bien localement qu'au niveau national, est le cours Mirabeau, tracé au XVIIe siècle, sur les remparts. Il possède à son extrémité ouest une monumentale fontaine appelée fontaine de la Rotonde érigée en 1860. À proximité se dressait, il y a encore peu, l'ancien casino-théâtre à l'architecture typiquement art-déco des années 1920, témoin du passé thermal de la ville. À l'autre extrémité du cours, se dresse une statue construite par David d'Angers (XIXe siècle) représentant le roi René tenant une grappe de raisin muscat.

Au nord du cours Mirabeau (axe orienté est-ouest) se trouve la partie plus ancienne du Vieil Aix (rue étroites voire pentues, et non rectilignes, ensemble anarchique de voies, places et fontaines). Au sein de ce quartier, se trouve une rue au nom pittoresque de « rue Esquiche-Coude » (« rue Serre-Coude » en français), deux passants ne pouvant s'y croiser qu'en se serrant les coudes.

Au sud du cours Mirabeau se trouve le quartier Mazarin, partie la plus récente du Vieil Aix, quartier aménagé au XVIIe siècle, de par la volonté de Michel Mazarin, frère du cardinal Mazarin. Ce quartier est un ensemble plat homogène, de voies rectilignes, aux nombreux hôtels particuliers et fontaines.

Le Vieil Aix se présente autour d'un réseau de voies qui l'encerclent de façon harmonieuse, sur le tracé des anciens remparts, détruits depuis le XIXe siècle. Du cours Mirabeau part l'avenue Victor Hugo, puis le boulevard du Roi-René, le boulevard Sadi-Carnot (homme politique), le cours Saint-Louis, le boulevard Aristide-Briand, le boulevard Jean-Jaurès, le cours Sextius et enfin l'avenue Napoléon-Bonaparte qui, par la place de la Rotonde (officiellement dénommée place du Général-de-Gaulle) où se dresse la fontaine de la Rotonde, débouche à nouveau sur le cours Mirabeau.

Depuis les années 1960, la ville s'est considérablement étendue vers l'ouest, d'abord par la construction de la ZUP d'Encagnane et ZAC du Jas-de-Bouffan, le long des voies : avenue de l'Europe, route de Galice et route d'Éguilles. L'extension d'Aix ne s'est jamais arrêtée depuis. Le Nord du quartier d'Encagnane (Casino Partouche) et les nouveaux quartiers des Allées-Provençales et Cité-du-Livre (anciennes friches industrielles) constituent désormais le centre-ville.

GastronomieModifier

 
Calissons d'Aix.

La cuisine aixoise est une cuisine provençale et méditerranéenne caractérisée par l'importante utilisation de produits frais : poissons, légumes, fruits. On y consomme donc l'essentiel de la cuisine méditerranéenne et, notamment, la soupe au pistou, la daube provençale, les pieds-paquets et l'aïoli. La réelle spécialité de la ville, toutefois, est une confiserie connue sous le nom de « calissons d'Aix ». Ces calissons sont réalisés à base de pâte d'amandes aromatisée au melon et à l'orange confits, qui sont la spécialité de la ville depuis le XVIIe siècle.

Personnalités liées à Aix-en-ProvenceModifier

Personnalités nées à Aix-en-ProvenceModifier

 
Paul Cézanne (v. 1861).

De nombreuses personnalités ont vu le jour à Aix-en-Provence. L'une d'elles, Paul Cézanne (1839-1906), peintre de la montagne Sainte-Victoire, avait un jour écrit : « Quand j'étais à Aix, il me semblait que je serais mieux autre part, maintenant que je suis ici, je regrette Aix... Quand on est né là-bas, c'est foutu, rien ne vous dit plus[105]. » Plusieurs autres artistes sont nés dans cette ville : André Campra (1660-1744) compositeur, Jean-Baptiste van Loo (1684-1745), François Marius Granet (1775-1849), Jacques Pellegrin (né en 1944) sont du nombre des peintres, mais des écrivains peuvent aussi être cités, comme Louise Colet (née Révoil) (1810-1876), Paul Alexis (1847-1901), Alfred Capus (1857-1922), académicien de 1914 à sa mort en 1922, Folco de Baroncelli-Javon (1869-1943), Joachim Gasquet (1873-1921) ou encore José de Bérys (1883-1957), Bruno Durand (1890-1975). Aix-en-Provence est aussi une ville qui a vu la naissance de plusieurs artistes : le compositeur Emmanuel de Fonscolombe (1810-1875), le couturier Emanuel Ungaro (né en 1933), la pianiste Hélène Grimaud (née en 1969) ou l'actrice Mylène Jampanoï.

De nombreux sportifs se sont révélés. Eux aussi sont nés à Aix-en-Provence : Henri Michel (né en 1947), ancien footballeur et entraîneur de nombreuses équipes de football, Franck Cammas, (né en 1972), navigateur, Arnaud Clément (né en 1977), tennisman ou bien Virginie Dedieu (née en 1979), triple championne du monde de natation synchronisée.

Aix-en-Provence est aussi une ville d'hommes d'Église ou de politiciens et, ce, depuis des siècles ; Éléonore de Provence (1223-1291), reine consort de Henri III d'Angleterre, en est un exemple marquant. Il est aussi possible d'évoquer la famille de Duranti (XIVe – XIXe siècle), une famille de la noblesse de robe qui a donné plusieurs consuls à la ville, puis des conseillers en la Chambre des comptes et un général de l'ordre des Minimes, confesseur du roi Henri III. Jean Cabassus (1604-1685), théologien et confesseur du cardinal Grimaldi. Bruno-Philibert Audier-Massillon (1746-1822), magistrat et homme politique français des XVIIIe et XIXe siècles est aussi né dans la ville, tout comme Jean Espariat (1747-1827), premier maire d'Aix, Eugène de Mazenod (1782-1861), évêque de Marseille canonisé en 1995, de François-Auguste Mignet (1796-1884), historien et conseiller d'État ou Maurice Rouvier (1842-1911), homme politique ou le cardinal-archevêque de Paris Joseph Hippolyte Guibert, constructeur de la basilique du Sacré-Cœur à Paris.

Autres personnalitésModifier

 
Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau.

Mais beaucoup de personnes dont la vie a considérablement marqué, voire transformé la ville d'Aix-en-Provence, méritent aussi d'être évoquées, même si elles n'y sont pas nées. Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), député des États généraux en 1789, en est un exemple marquant ; son nom est aujourd'hui associé de manière étroite à la ville d'Aix-en-Provence, au point d'avoir donné son nom à sa rue la plus célèbre, le cours Mirabeau.

Le plus ancien personnage liée à Aix-en-Provence est peut-être Mitre d'Aix, aussi appelé saint Mitre (433-466), saint catholique et orthodoxe ayant évangélisé Aix et dont le culte s'est perpétué au fil des siècles.

Aix, de par sa position d'ancienne capitale de la Provence et de siège du Parlement de Provence et du tribunal civil, a eu très tôt vocation à attirer les hommes politiques les plus réputés, tels Raimond Bérenger IV de Provence (1199-1245), comte de Provence et de Forcalquier, dernier des comtes catalans à régner en Provence, Jean-Étienne-Marie Portalis (1746-1807), homme d'État, jurisconsulte, philosophe du droit français et corédacteur du Code civil, Jean Joseph Pierre Pascalis (1732-1790), avocat, assesseur d'Aix et procureur du pays de Provence sous l'Ancien Régime ou Adolphe Thiers (1797-1877), avocat, journaliste, historien et homme d’État français. Nicolas-Claude Fabri de Peiresc, bien que né à Belgentier (Var) le , a passé toute sa vie à Aix-en-Provence, où il fut conseiller au Parlement ; il est mort à Aix le et a été enterré en l'église de la Madeleine.

Mais Aix-en-Provence étant aussi une ville d'arts, on dénombre de nombreux artistes qui y ont fait leur carrière ou bien une partie de celle-ci : Jean-Baptiste Boyer d'Argens (1703-1771), Émile Zola (1840-1902), Blaise Cendrars (1887-1961), tous écrivains ; Fernand Pouillon (1912-1986), architecte ; Jean Murat (1888-1968), acteur français ; Darius Milhaud (1892-1974), compositeur français de musique classique, décédé à Genève, mais enterré à Aix (selon ses souhaits) ; Bruno Étienne (1937-2009), professeur d'université. Le célèbre botaniste Gaston de Saporta (1823-1895), né à Saint-Zacharie (Var), a vécu tout le restant de sa vie à Aix-en-Provence. En musique, Gérald de Palmas et Christophe Maé sont aussi liés à la ville, de même que le compositeur et clarinettiste Jean-Christian Michel, qui y réside depuis 1975.

Le philosophe Maurice Blondel (1861-1949) fit presque toute sa carrière à Aix-en-Provence.

Le pédagogue Pierre Estienne dirigea l'école normale d'Aix-en-Provence de 1903 à 1907, date de sa mort.

Le sculpteur et céramiste français Émile Just Bachelet (1892-1981) a fini ses jours à Aix-en-Provence.


Héraldique, logotype et deviseModifier

  Blason
D'or aux quatre pals de gueules ; au chef tiercé en pal : au premier d'argent à la croix potencée d'or cantonnée de quatre croisettes du même (croix de Jérusalem), au deuxième d'azur semé de fleurs de lys d'or brisé en chef d'un lambel de cinq pendants de gueules, au troisième d'azur semé de fleurs de lys d'or à la bordure de gueules.
Ornements extérieurs
croix de guerre 1939-1945
Devise
Generoso sanguine parta (« Issue d'un noble sang »)
Détails
Ces armes ont été composées à partir de celles des comtes de Barcelone et rois d'Aragon[106], qui ont été comtes de Provence, sommées d'un chef composé d'armes des comtes capétiens : rois de Jérusalem et de Naples, ducs d'Anjou. Il y a cependant une énigme car les rois de Naples avaient un lambel à trois pendants alors que celui d'Aix est à cinq pendants.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Le drapeau utilisé par la ville est composé de deux bandes : l'une rouge et l'autre jaune, qui sont les couleurs de la Provence[107]. Selon certaines sources, un drapeau écartelé rouge et jaune aurait également existé[108].

 
Drapeau utilisé par la ville.

Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Les Rues d'Aix, Ambroise Roux-Alphéran, 1846-1848.
  • Évocation du vieil Aix-en-Provence, André Bouyala d'Arnaud, éd. de Minuit, 1964.
  • Institutions et vie municipale à Aix-en-Provence sous la Révolution, Christiane Derobert-Ratel, éd. Édisud, 1981, (ISBN 2-85744-092-8).
  • Vivre au pays d'Aix aux temps de la reine Jeanne et du roi René, Jean Fabre et Léon Martin, éd. Aubanel, coll. « Archives du sud », 1984, (ISBN 2-7006-0106-8).
  • Le Guide d'Aix-en-Provence et du Pays d'Aix, Nerte Fustier-Dautier, Noël Coulet, Yves Dautier, Raymond Jean, éd. la Manufacture, 1988.
  • Le notaire, la famille et la ville, « Aix-en-Provence à la fin du XVIe siècle », Claire Dolan, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 1998, (ISBN 2-85816-361-8).
  • Les folies d'Aix ou la fin d'un monde, Michel Vovelle, éd. Le Temps des cerises, 2003, (ISBN 2-84109-389-1).
  • Architecture et urbanisme à Aix-en-Provence aux XVIIe et XVIIIe siècles, du cours à carrosses au cours Mirabeau, Jean Boyer, éd. Ville d'Aix-en-Provence, 2004, (ISBN 2-905195-14-2).
  • Une bastide aixoise du XVIIe siècle: Repentance, Jean Boyer, Bulletin Monumental, 1999-2, p. 199-204, (lire en ligne),
  • Carte archéologique de la Gaule : Aix-en-Provence, pays d'Aix, val de Durance, 13/4, Fl. Mocci, N. Nin (dir.), Paris, 2006, Académie des inscriptions et belles-lettres, ministère de l'Éducation nationale, ministère de la Recherche, ministère de la Culture et de la Communication, maison des Sciences de l'homme, centre Camille-Jullian, ville d'Aix-en-Provence, communauté du pays d'Aix, (ISBN 2-87754-098-7).
  • Aix-en-Provence, promenades du peintre, Aleš Jiránek, Jacky Chabert, éd. Cerises & Coquelicots, 2007, (ISBN 2-914880-03-0).
  • Deux siècles d'Aix-en-Provence. 1808-2008, Académie d'Aix éditions, Aix-en-Provence, 2008.
  • Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, Scéren, CRDP de l'académie d'Aix-Marseille, Marseille, 2008, (ISBN 978-2-86614-443-2).
  • Aix-en-Provence 1850-1950 Les faux-semblants de l'immobilisme, Philippe Vaudour, Publications de l'Université de Provence, coll. "le temps de l'histoire", Aix-en-Provence, 2010, 284 p., (ISBN 978-2-85399-762-1).
  • Aix en archéologie, Núria Nin, éd. Snoeck, 2014, 525.p.
  • Aix antique. Une cité en Gaule du Sud, Núria Nin, conservateur en chef du patrimoine, responsable de la Direction archéologique de la Ville d'Aix-en-Provence, dans Archéologia n°529, février 2015, pp.20-39.
  • Noël Coulet et Florian Mazel (dir.), Histoire d'Aix-en-Provence, PUR, 2020.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

  • « Aix-en-Provence », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Une avenue de la ville porte le nom de ce maire.
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  4. Y compris les actifs sans emploi
  5. L'indicateur de concentration d'emploi est égal au nombre d'emplois dans la zone pour 100 actifs ayant un emploi résidant dans la zone, selon la définition de l'Insee

Site de l'InseeModifier

Autres sourcesModifier

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  2. Recensement Insee 2016 Aire urbaine de Marseille - Aix-en-Provence
  3. « La distance entre Aix-en-Provence et Marseille »
  4. [PDF] Carte des risques majeurs, source : Académie d'Aix-Marseille
  5. Bus à haut niveau de service (BHNS) : découvrez le projet
  6. Aix-en-Provence tourisme..
  7. Gérard Staron, « Chronologie des catastrophes neigeuses dans le sud-est de la France », Revue de géographie de Lyon, 1991, vol. 66, p. 143.
  8. Climat à Aix-en-Provence.
  9. « Fiche Insee d'Aix-en-Provence » [PDF], Insee, .
  10. Agence France-Presse, « Logement social : Aix-en-Provence sanctionnée pour non-respect de la loi : Aix-en-Provence, Le Cannet, Antibes, Saint-Maur-des-Fossés et Nogent-sur-Marne sont les cinq villes "hors-la-loi", récalcitrantes à la construction de logements sociaux, soumises aux plus fortes pénalités financières en France, parmi 615 communes sanctionnées à hauteur de 51 millions d'euros. », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ 30/11/2016 mis à jour le 13/6/2020 (lire en ligne, consulté le ) « Ces pénalités sont proportionnelles au nombre de logements manquants pour atteindre les 20 ou 25% en 2025, et servent à financer le logement locatif social, précise le ministère. Mais si ces communes investissent dans le logement social, elles ont la possibilité de déduire ces sommes du prélèvement ».
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  15. Pierre-Henri Billy, « Aix-en-Provence », in Dictionnaire des noms de lieux de la France, coll. Les Hespérides, éd. Errance, Paris, 2011, p. 53
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  17. Mistral Frederic (1879-1886) Lou Tresor dóu Felibrige: Dictionnaire provençal-français, Ais de Provença: Remondet-Aubin
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  19. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 7a-b
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  21. On ne peut affirmer que la ville était dénommée Aquae Sextiae dès sa fondation. En revanche, elle portait ce nom au plus tard en Tite-Live parle en effet de « duobus deinde proeliis circa Aquas Sextias eosdem hostes delevit » (Tite-Live, Perochia 68). Pline l'Ancien, lui, évoque « Aqua Sextia Salluviorum ».
  22. Dominique Busine (dir.), Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, Marseille, SCEREN-CRDP Académie d'Aix-Marseille, coll. « Parcours d'histoire », , 143 p. (ISBN 978-2-86614-443-2, notice BnF no FRBNF41287075), p. 28
  23. Plutarque, Vie de Marius, XIX-XXII, traduction Ricard, Furne et Cie Librairies-éditeurs, Paris, 1840.
  24. a et b Histoire d'une ville. Aix-en-Provence, op. cit., p. 29.
  25. « Théâtre antique d’Aquae Sextiae », site de la mairie d'Aix-en-Provence.
  26. André Bouyla d'Arnaud, Évocation du vieil Aix-en-Provence, Paris, Les Éditions de Minuit,
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  29. Il est inhumé au cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence
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  41. « Résultats des élections régionales 2015 »
  42. « Résultats de l'élection présidentielle 2017 »
  43. « Résultats des élections européennes 2019 »
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  47. Isabelle Ligner, Ysis Percq, « Un an avec sursis et 10 ans d'inéligibilité requis en appel contre la maire LR d'Aix-en-Provence », Public Sénat,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Pour l'avocat général, Omar Achouri est au cœur du "clientélisme, cette politique de petits services" de Mme Joissains-Masini. Sa promotion est "irrégulière", a-t-il asséné. La promotion du chauffeur, distingué par Mme Joissains-Masini alors qu'il figurait à la 43e place sur une liste dressée par l'ordre de mérite, avait été définitivement annulée par le Conseil d'Etat, qui a estimé que l'élue avait "commis une erreur manifeste d'appréciation de la valeur et de l'expérience professionnelle" de l'intéress ».
  48. M.Cei., AFP, « Aix-en-Provence: Maryse Joissains condamnée en appel à trois ans d'inéligibilité et huit mois de prison avec sursis : La maire d’Aix-en-Provence Maryse Joissains a été condamnée en appel à trois ans d’inéligibilité et huit mois de prison avec sursis », 20 minutes,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Pour rappel, Maryse Joissains avait été condamnée en mai 2019 par la cour d’appel de Montpellier à un an d’inéligibilité et de six mois de prison avec sursis. Mais en février 2020, la Cour de cassation avait cassé cet arrêt « en ses seules dispositions relatives aux peines », maintenant ainsi la décision de culpabilité prononcée contre l’élue. Une décision qui avait permis à l’édile de se présenter aux élections municipales. Aussi, la cour d’appel se prononçait cette fois uniquement sur la peine à l’encontre de l’édile ».
  49. « CICCOLINI Félix, Ancien sénateur des Bouches-du-Rhône », Les anciens Sénateurs - Cinquième République, sur http://www.senat.fr (consulté le ).
  50. Annie Vergnenegre, « Le conseil d'Etat annule le contrat illégal d'Alain Joissains : Après dix années de procédure, le Conseil d'Etat vient d'annuler le contrat de collaborateur de cabinet d'Alain Joissains, recruté par sa femme Maryse à la mairie d'Aix-en-Provence entre 2001 et 2008 », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ 6/2/2015 mis à jour le 11/6/2020 (lire en ligne, consulté le ).
  51. « Aix-en-Provence : Maryse Joissains démissionne de son poste de maire : Maryse Joissains démissionne de la mairie de la ville d'Aix-en-Provence. Un poste qu'elle occupait depuis 2001. Ce sont des raisons de santé qui l'ont poussée à faire ce choix », France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur,‎ 1/9/2021 mis à jour le 2/9/2021 (lire en ligne, consulté le ) « L'édile quitte la mairie pour des raisons de santé, a-t-on appris ce mercredi 1er septembre. Elle a fait part de sa décision à plusieurs élus dans un courrier. Elle reste cependant présidente du Conseil du territoire du Pays d'Aix (...) En décembre 2020, Maryse Joissains a été condamnée à huit mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts et détournement de fonds publics. Mario-Pierre Stasi, l'avocat de l'édile, avait alors annoncé qu'elle allait de nouveau se pourvoir en cassation. Ce pourvoi a suspendu la peine et Maryse Joissains, qui a conservé son poste de maire. Le 29 septembre, la cour de cassation devrait rendre son arrêt ».
  52. AFP, « Maryse Joissains, maire d’Aix-en-Provence, démissionne après une condamnation pour prise illégale d’intérêts : L’édile Les Républicains quitte le poste qu’elle occupait depuis vingt ans, faisant valoir des raisons de santé qui auraient été provoquées par sa condamnation, à la fin de 2020, à huit mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité, pour « prise illégale d’intérêts et détournements », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  53. AFP, « Sophie Joissains succède à sa mère à la mairie d’Aix-en-Provence, l’opposition s’offusque : Sans surprise, l’ancienne sénatrice Sophie Joissains (UDI)a été élue maire d’Aix-en-Provence vendredi pour remplacer sa mère Maryse Joissains-Massini qui avait démissionné après avoir dirigé la ville pendant 20 ans », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ) « L’ex-sénatrice Sophie Joissains (UDI) a été élue sans surprise vendredi 24 septembre maire d’Aix-en-Provence en remplacement de sa mère Maryse (LR) démissionnaire, perpétuant une dynastie familiale enclenchée en 1978 par son père Alain à la tête de la seconde ville des Bouches-du-Rhône ».
  54. Gilles Rof, « A la mairie d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains perpétue la dynastie : L’ex-sénatrice UDI a succédé à la maire Maryse Joissains, sa mère, menacée d’inéligibilité et affaiblie par des problèmes de santé. L’opposition dénonce une « transmission héréditaire préparée » », Le Monde,‎ 21/9/2021 mis à jour ke 24/9/2021 (lire en ligne, consulté le ).
  55. Les Comptes des Communes, Analyse des équilibres financiers fondamentaux Les comptes des communes, Chiffres Clés - Fonctionnement - Investissement - Fiscalité - Autofinancement – Endettement : La Commune d'Aix-en-Provence
  56. Aix-en-Provence : la dette en 2016
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  71. « Site du lycée La Nativité », Ensemble scolaire La Nativité
  72. « Site du lycée du Sacré-Cœur », Ensemble scolaire du Sacré-Cœur
  73. « Site du lycée Saint-Eloi », Lycée Saint-Eloi
  74. « Site du lycée Célony », Lycée Célony
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  81. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  82. Espace communal et pouvoirs municipaux à Aix-en-Provence de 1857 à 1930, Philippe Vaudour, Rives nord-méditerranéennes.
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