Hénin-Beaumont

commune française du département du Pas-de-Calais
(Redirigé depuis Hénin-Liétard)

Hénin-Beaumont
Hénin-Beaumont
L'hôtel de ville.
Blason de Hénin-Beaumont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Lens
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Hénin-Carvin
(siège)
Maire
Mandat
Steeve Briois (RN)
2020-2026
Code postal 62110
Code commune 62427
Démographie
Gentilé Héninois
(et Beaumontois)
Population
municipale
25 917 hab. (2018 en diminution de 3,11 % par rapport à 2013)
Densité 1 251 hab./km2
Population
agglomération
552 694 hab.
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 18″ nord, 2° 57′ 03″ est
Altitude Min. 23 m
Max. 65 m
Superficie 20,72 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(ville-centre)
Aire d'attraction Lens - Liévin
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Cantons de Hénin-Beaumont-1 et de Hénin-Beaumont-2
Législatives Onzième circonscription
Localisation
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Hénin-Beaumont
Liens
Site web mairie-heninbeaumont.fr

Hénin-Beaumont est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

La commune résulte de la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois en 1971. Peuplée en 2018 de 25 917 habitants, c'est la 6e ville du département et la 24e de la région. Hénin-Beaumont est le siège de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin qui regroupe 14 communes, soit 124 299 habitants en 2013, mais est directement sous l'influence des villes de Lens et Douai, entre lesquelles elle est située, appartenant ainsi à l'unité urbaine de Douai-Lens, agglomération de 67 communes formant le pôle urbain de l'aire urbaine de Douai-Lens, duquel elle est l'une des quatre villes-centres.

Avec sept charbonnages sur son territoire, quelques terrils et plusieurs centaines de maisons des mines, la commune conserve d'importantes traces de son passé industriel (cf. époque contemporaine).

GéographieModifier

SituationModifier

 
Est du Pas-de-Calais (Béthune, Lens, Hénin-Beaumont).

Hénin-Beaumont se situe dans la Gohelle dans la région Hauts-de-France et comme toutes les villes de la communauté d'agglomération Hénin-Carvin, elle fait partie du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais. La ville fait partie du SCOT de Lens-Liévin et d'Hénin-Carvin. Lille est à 30 kilomètres, Arras à 20 , Douai et Lens à 10[1].

Communes limitrophesModifier

Oignies étant séparée de Hénin-Beaumont par un bras de la Deûle, il n'existe aucune route reliant les deux communes.

Géologie et reliefModifier

L'altitude naturelle varie de 23 mètres au nord à 65 mètres au sud. Les terrils culminent cependant à 115 mètres et 77 mètres, et le Haut-Bois du Bois à 74 mètres.

HydrographieModifier

La partie nord de la commune, basse, est traversée par le canal de la Deûle à son extrémité, ainsi que par un bras de ce canal. La station d'épuration se situe au croisement de ces deux cours d'eau. Cette zone touche plusieurs anciens marais : le grand marais (Courrières), le marais de Labiette, le marais de Dourges, le marais de Bourcheuil (Dourges). Autrefois la ville était traversé par un cours d'eau : l'Eurin. Ce cours d'eau prend sa source dans les environs de la mairie pour finir sa course lente dans la Deûle. Canalisé en sous sol, il n'est visible qu'à partir de la route reliant le hameau Bourcheuil à Courrières.

ClimatModifier

 
Graphique du climat de Hénin-Beaumont en 2017.

Hénin-Beaumont connaît un climat océanique (Cfb), avec des hivers peu froids et des étés peu chauds. La moyenne température sur l'année est 10,4 °C.

Voies de communication et transportModifier

 
Axes routiers de la ville d'Hénin-Beaumont.

La commune est desservie par l'A1, sortie no 16.1, sortie construite en 2003 pour l'accès aux zones logistiques et commerciales proches et par l'A21, sortie no 16.

La commune est aussi reliée au réseau départemental par 7 routes :

Pour les transports en commun, Tadao assure la desserte vers Lens/Liévin par la ligne spéciale buLLe1.

La Gare d'Hénin-Beaumont est à une demi-heure de Lille, 1 h 35 de Paris, 2 h de Bruxelles et par l'Eurostar à 2 h 18 de Londres[2].

On peut arriver par avion à l'aéroport de Lesquin qui est à 22 km[3].

La Ligne grande vitesse Nord traverse la ville mais il n'y a pas de gare et il faut aller à Lens, Arras, Douai ou Lille pour prendre un TGV.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Hénin-Beaumont est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[4],[5],[6]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens, une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes[7] et 503 966 habitants en 2017, dont elle est ville-centre. L'agglomération de Douai-Lens est la dixième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Lille (partie française), Toulouse, Bordeaux, Nice, Nantes et Toulon[8],[9].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lens - Liévin, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[10],[11].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (61,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (44,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (34,3 %), terres arables (34,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (21,8 %), mines, décharges et chantiers (3,6 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,8 %)[12].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[13].

Morphologie urbaineModifier

La ville comporte officiellement quatre quartiers, nommés récemment ainsi par la municipalité :

  • le quartier Nord-Ouest délimité par la rocade minière au nord-ouest, le boulevard Salvador-Allende et la rue du Maréchal-Juin au sud et la rue La Bruyère et le chemin de Dourges à l'est[14], il correspond aux sites de la cité Foch et de la cité Kennedy ;
  • le quartier Est délimité par le chemin de Dourges, la rue La Bruyère, la rue de l'Industrie et la rue Paul-Bert à l'ouest, la ville de Drocourt au sud et le quartier de la Peupleraie et le Bord-des-Eaux à l'est[15] ;
  • le quartier Sud délimité par le boulevard du Maréchal-Juin au nord, la rue Paul-Bert à l’est et la D 943 soit les boulevards Salvador-Allende et Gabriel-Péri à l’ouest[16], il correspond en partie à la cité Darcy ;
  • Beaumont, qui, comme son nom l'indique, correspond à l'ancien village de Beaumont-en-Artois.

Cependant, de manière non officielle, les habitants d'Hénin-Beaumont préfèrent nommer leurs quartiers comme autrefois d'après les anciens sites miniers, dont certains sont protégés au niveau architectural, comme la cité Darcy[17] et la cité Foch. Les autres quartiers sont le Ponchelet, les Bouviers, le Champ de l'Abbaye, Kennedy, Beaumont (ancien village), et bien sûr le centre-ville[18].

LogementModifier

 
Maisons minières de la ville, typiques du bassin minier.

Le nombre de ménages dans la ville en 1999 était de 9 697 et est passé à 10 442 en 2005, ce qui représente 745 ménages de plus soit 7,7 % d'augmentation[19]. Sur cette masse de population, on compte 28 % de foyers d'une seule personne, 30 % de foyers de 2 personnes ; 12 % des ménages ont cinq personnes ou plus[20].

Un tiers des habitants de la ville vivent dans des quartiers dits « prioritaires » et 23 % des foyers vivent du RSA[21].

Projets d'aménagementModifier

ToponymieModifier

La ville prend son nom d'Hénin-Liétard au XIVe siècle mais le nom à beaucoup évolué : dès 950-960 environ, on trouve diverses écritures telles que Hennium, Henninium ou Heninium. Le nom a diverses variantes, souvent très proches, sauf Saint Martinus de Henain (XIIe siècle). En 1274, apparaît pour la première fois le nom Hanin-le-Liétard. On ajouta Liétard en souvenir du seigneur, soit en reconnaissance des services rendus à la ville pour ses fortifications, soit tout simplement pour la distinguer d'Hénin-sur-Cojeul, à 30 kilomètres de là.

L'origine de Liétard est donc certaine, mais celle d'Hénin l'est moins. Il est généralement admis que Hénin viendrait du latin hinniens qui signifie « hénissant », ce qui expliquerait les armoiries de la ville (un cheval passant) et que la plupart des pièces gauloises retrouvées portent un cheval — d'aucun proposent la thèse d'un centre d'élevage de chevaux renommé en ces temps anciens —. Certains vont chercher l'origine de Hénin dans les origines des populations (celtes et germano-belges). Ainsi, Hénin proviendrait de Hen-yn ou Hen-oen, mots celtiques signifiant « vieux frêne ». Il y a d'autres théories assez farfelues.

Durant la Révolution, la commune d'Hénin-Liétard porta le nom de L'Humanité[22].

En flamand, la ville s'appelle Henen-Schoonberg[23].

HistoireModifier

AntiquitéModifier

Le site a été très tôt occupé : l'existence d'un village gaulois prospère est attestée par les fouilles. Au XIXe siècle furent retrouvées de nombreuses monnaies sur les bords du marais, attestant la venue de populations celte et germano-belge.

En 360, une première église est construite à l'emplacement actuel de l'église Saint-Martin. Hénin est définitivement christianisée au VIIe siècle.

Moyen ÂgeModifier

Au VIIe siècle, l'abbaye augustinienne d'Hénin, renommée plus tard Notre-Dame d'Hénin-Liétard, fut fondée par saint Aubert.

Le , les Vikings incendièrent Hennium.

La ville, qui dépendait de la seigneurie des comtes de Liétard (qui dominent la ville de 950 jusqu'à 1244), est pillée et incendiée par les troupes impériales en 1053. Isaac Liétard, le 4e seigneur d'Hénin fait établir de nouvelles fortifications qui vont tenir trois siècles. En 1169, l'abbaye fut reconstruite et, en 1187, sa nouvelle église fut édifiée. En 1244, Baudouin IV, le 12e seigneur d'Hénin vend la ville à Robert Ier, comte d’Artois.

Époque moderneModifier

Le , la ville d’Hénin-Liétard est érigée en comté, avec adjonction de la baillie et fief de Gouy-Servain, au bénéfice d'Oudart de Bournonville, chevalier, baron de Barlin et Houllefort, seigneur de Capres, Divion, Ranchicourt, Tournes, Bandas, du Maisnil, gentilhomme de la bouche du roi (maître d'hôtel du roi), chef d'une bande d'hommes d'armes, gouverneur et capitaine des ville et cité d'Arras, capitaine d'une compagnie de chevau-légers[24].

Le , sont données à Tolède des lettres d'anoblissement, lettres enregistrées le , pour Charles de Cardevacque (ancêtre des marquis d'Havrincourt), seigneur de Beaumont, ancien avocat postulant au conseil d'Artois. Il a rendu des services comme avocat postulant au conseil d'Artois, a contribué lors des derniers troubles d'Arras, à chasser les rebelles de la ville. Ses ancêtres ont vécu noblement, ont pris des alliances dans de bonnes familles, ont servi les rois pendant plusieurs années. Il possède de nombreuses terres et seigneuries pour lesquelles il est exempt de payer le droit de nouvel acquêt, étant donné que son fils est issu de mère noble. À cause des guerres , il a perdu beaucoup de titres et ne peut faire vérifier sa noblesse, d'où la demande de nouvelle déclaration de noblesse. Il prend pour armes « D'hermines au chef de sable »[25].

Époque contemporaineModifier

Verrerie Beauvois à Hénin[26]

 
La fosse no 2 - 2 bis reconstruite après guerre.
 
Grands bureaux de la Compagnie des mines de Dourges vers 1905.

En 1852, la découverte de la houille dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais fait entrer Hénin-Liétard dans la modernité. À partir de 1856, de nombreux étrangers viennent à Henin-Liétard travailler dans les mines. La compagnie des chemins de fer du Nord fait construire une gare à Hénin-Liétard en 1859.

Lors de la guerre de 1870, le maire de l'époque s'enfuit. Paul Galland devint maire par la force des choses et organisa la défense de la ville face aux Prussiens qui arrivaient. Il fit d'Hénin-Liétard la seule ville défendue par ses habitants que les Prussiens ne prirent pas. Après la guerre, il démissionna, bien que tout le monde lui demandât de rester maire. En 1888, à sa mort, il y eut une foule importante et un long discours pour saluer ce grand personnage de la ville. Il fut enterré dans le caveau de la famille de son épouse Bruneau-Maréchal. Cette tombe existe toujours derrière le calvaire du cimetière d'Hénin-Beaumont, section B no 163.

XXe siècleModifier

Au début du XXe siècle, la ville devient un bastion du Jeune syndicat de Benoît Broutchoux.

En 1914-1918, l'occupation allemande est dure et destructrice. Dans la nuit du 3 au , les occupants procèdent au pillage et au saccage de la maison communale. En , cette dernière subit l'acharnement des alliés à vouloir déloger l'occupant, il n'en restera bientôt plus que les murs. L'évacuation totale de la commune est effective le . Vers le (non certifié par l'absence de témoins), les Allemands font exploser l'église Saint-Martin avant de quitter la ville. Après la signature de l'Armistice, les premiers habitants seront notés de retour le .[1]

 
La cité Foch de la fosse no 2 - 2 bis.

Durant l'entre-deux-guerres, Hénin-Liétard se reconstruit peu à peu sous l'impulsion du maire Adolphe Charlon (SFIO), qui sera constamment réélu jusqu'à sa démission en 1940. L'hôtel de ville est reconstruit en 1925. La Compagnie des mines de Dourges fait édifier l'église Sainte-Marie en 1928 pour les mineurs de la cité Foch. L'église Saint-Martin est reconstruite en style gréco-byzantin par l'architecte Boutterin en 1932, la nouvelle gare est inaugurée en 1933. À l'instar des affrontements politiques nationaux, la ville connait également des moments houleux : le , des socialistes s'opposent à des royalistes qui avaient organisé une réunion politique. Les Camelots du roi royalistes tirent sur les socialistes qui avaient forcé l'entrée de la salle et un mineur retraité est tué[27].

Libérée par les Alliés en , la ville est d'abord dirigée par le communiste Nestor Calonne de à . Le socialiste Fernand Darchicourt est élu maire d'Hénin-Liétard en 1953. C'est un autre socialiste, Jacques Piette, qui lui succède. Après la fermeture du dernier puits de mine en , Jacques Piette doit négocier la difficile transition d'Hénin-Liétard d'une ville minière à une ville tournée vers le commerce et les services. Il mène à bien la fusion d'Hénin-Liétard et de Beaumont-en-Artois, qui permet à la ville de se doter d'une vaste zone commerciale dans le secteur du Bord des Eaux, le centre commercial de Noyelle avec l'enseigne Auchan. Dès lors, le centre-ville ne cesse de se vider de ses commerçants.

XXIe siècleModifier

La commune avec la percée du Front National depuis le début du XXIe siècle ne cesse de focaliser l'attention des médias à chaque période électorale. Elle cumule un taux de chômage élevé, une pression migratoire constante depuis les années 1990, un fort endettement de la commune dans les années 2000 et compte 23 % de ses foyers ne vivant que du RSA[28].

30 juin 2012, 353 éléments du Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais ont ete classés au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre de "paysage culturel évolutif vivant"[29] pour Hénin-Beaumont les sites 45, 46 et 48 : cité jardin Foch, les terrils n°87 et n°92 et 48,cité jardin darcy (Liste des biens du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais inscrits sur la liste du patrimoine mondial) sont retenues.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Administration municipaleModifier

Conseil municipal d'Hénin-Beaumont (mandature 2014-2020)[30].
Liste Tendance Président Effectif Statut
« Hénin-Beaumont, c'est vous ! » FN puis RN Steeve Briois 28 Majorité
FN Clément Golka 1 Apparenté
« Agissons unis pour Hénin-Beaumont » PS-EELV Eugène Binaisse 6 Opposition

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 Julien Splingart    
mai 1945 octobre 1947 Nestor Calonne[31] PCF Ouvrier mineur
Sénateur (1946 → 1958)
1953 1968 Fernand Darchicourt[32] SFIO Métallurgiste, ouvrier mineur, puis chef de chantier dans une entreprise de travaux publics
Député (1958 → 1968)
Conseiller général (1953 → 1959)
Décédé en fonctions
1969 1989 Jacques Piette[33] PS Ouvrier verrier puis haut fonctionnaire
Conseiller général (1967 → 1985)
Président de la CA Hénin-Carvin (1968 → 1989)
1989 2001 Pierre Darchicourt PS Conseiller régional
Conseiller général (1985 → 1992)
Président de la CA Hénin-Carvin (1989 → 2001)
mars 2001 28 mai 2009[34] Gérard Dalongeville[35],[36] DVG / MRC puis PS et DVG Révoqué
12 juillet 2009[37] mai 2010 Daniel Duquenne DVG Cadre territorial
Démissionnaire[38],[39] puis déclaré inéligible[40]
25 mai 2010[41] mars 2014 Eugène Binaisse DVG Principal de collège à la retraite
30 mars 2014[42],[43] En cours
(au 24 juillet 2020)
Steeve Briois FN puis RN Conseiller régional (1998 → 2015)
Député européen (2014 → 2019)
Vice-président du Rassemblement national (2014 → )

Instances administratives et judiciairesModifier

Politique environnementaleModifier

Budget et financesModifier

Situation financière de la communeModifier

La dégradation de la situation financière de la commune entre 2002 et 2009 (25 M€ de déficit cumulé et 40 M€ de dettes) évoque d'autres villes célèbres pour leurs difficultés, comme la commune d'Angoulême (Charente) (25 M€ de déficit et 182 M€ de dettes) ou celle de Pont-Saint-Esprit (Gard) (14 M€ de déficit et 23 M€ d'endettement). Les éléments qui suivent sont issus des documents publics de la Cour des comptes cités plus loin (avis budgétaires, rapport d'observation).

La ville est confrontée à une situation financière difficile diagnostiquée depuis 2003 : endettement élevé, accumulation de déficits, manque de recettes de fonctionnement[44],[45]. Après une amélioration surtout due à des ventes de terrains et bâtiments communaux, la situation s'est aggravée depuis 2007 avec des augmentations de dépenses de fonctionnement nouvelles[46]. De ce fait, les impôts locaux ont augmenté de 85 % en 2004 puis de 10 % en 2008.

En 2008, après un déficit de 12 M€ en 2002, le déficit de fonctionnement dépasse les 13 millions d'euros, pour un budget de 38 millions d'euros. Vu la situation financière[47], sur proposition du préfet du Pas-de-Calais, le maire, Gérard Dalongeville est suspendu de ses fonctions par arrêté du du Ministère de l'intérieur[48] puis finalement révoqué par un décret pris en conseil des ministres[49]. C'est seulement la seconde fois depuis 1982 qu'un maire est démis de ses fonctions (CE, 27/02/1987). La préfecture du Pas-de-Calais a indiqué que le préfet avait demandé la révocation « après la sortie du dernier rapport de la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la ville »[50], sans qu'il soit question de poursuites judiciaires.

Contrôle des budgets de 2002 à 2006Modifier

La CRC a été saisie par le préfet du Pas-de-Calais du fait d'un déficit excessif pour 2002, en application de l’article L.1612-14 du code général des collectivités territoriales (CGCT). Dans un avis du , la chambre propose à la commune un plan de rétablissement de son équilibre budgétaire par la résorption sur trois exercices (2004 à 2006) du déficit constaté fin 2002, établi à 12 390 703 €. Ce plan inclut une augmentation de 85 % de la fiscalité.

Conformément à l’article L. 1612-14 du CGCT, le préfet du Pas-de-Calais transmet à la chambre les budgets primitifs de la ville, chaque année entre 2004 et 2006. Par ses avis successifs (2004-392, 2005-282, 2006-333) des , et , la chambre constate la mise en œuvre par la commune de mesures pour atteindre le rétablissement de l’équilibre budgétaire puis le retour à l'équilibre.

Soulignant la part importante prise par des circonstances exceptionnelles (régularisation d’écritures comptables, cessions d’immobilisations) dans le rétablissement, la CRC a relevé des insincérités dans le budget 2006 et invité la commune dans son dernier avis à des efforts d'économie, notamment s’agissant des dépenses de personnel et de la politique d'investissement.

Les avis budgétaires sont publics :

Contrôle des budgets depuis 2008Modifier

Saisie par le préfet du Pas-de-Calais en raison de l'insincérité du budget 2008 en application de l'article L.1612-5 du CGCT, la chambre a rendu deux avis budgétaires en juin et (2008-149 et 2008-235), constatant « un déficit de 12,7 M€ » et proposant des mesures de redressement sur 4 ans. Le budget de la commune a été réglé par arrêté préfectoral du , imposant une augmentation de la fiscalité de 10,8 %. Fin 2008, le conseil municipal prend une délibération augmentant ses dépenses de 2,2 M€, sans recettes en face. La CRC, saisie par le préfet, constate dans son avis du 12 décembre 2008 que l'augmentation de 10,8 % des impôts avait été absorbée intégralement par des dépenses nouvelles.

Les avis budgétaires de 2008 sont publics :

En 2009, le préfet du Pas-de-Calais saisit la CRC pour examiner le compte administratif 2008, en déficit excessif (article L. 1612-14 du CGCT), et le budget 2009 (article L. 1612-5 du code CGCT). À la suite de cela, dans l'avis (2009-163/164) du , le déficit de fonctionnement 2008 est chiffré à « 13,4 M€ (et non 12,8) » soit un déficit représentant 18 % des recettes de fonctionnement. Les augmentations d'impôts de 2008 ont été absorbées par des dépenses nouvelles. Le budget 2009 n'était pas sincère, avec des surévaluations de recettes et des sous-évaluations de dépenses, sans compter le déficit du centre communal d'action sociale de la ville : « le redressement de la situation financière du CCAS et l’apurement de ses déficits par ses seules ressources n’apparaît réalisable que dans le cadre d’un plan pluriannuel prolongé » car « la commune a maintenu ou diminué ces dernières années le niveau des subventions attribuées au CCAS alors que dans le même temps des personnels étaient transférés sans ressources nouvelles ni modification du périmètre d’intervention du CCAS ». La Chambre régionale des comptes a aussi constaté[51] que le budget 2009 de la caisse des écoles, subventionnée par la ville, avait été faussement présenté en équilibre et qu'il présentait en réalité un déficit de 181 426 .

La CRC a proposé pour 2009 des économies supplémentaires de 0,4 M€ (y compris en baissant les indemnités des élus), une augmentation des impôts de 8 % et la prolongation d'un an de la durée du plan de redressement (jusqu’en 2012), avec une réduction annuelle de 3,1 M€ du déficit. Le budget de la ville a été réglé par arrêté préfectoral du .

Les avis budgétaires de 2009 sont publics :

Examen de la gestion municipaleModifier

La cour des comptes a examiné la gestion de la commune à plusieurs reprises ces dernières années, ce qui a donné lieu à plusieurs rapports d'observations définitives (ROD) très critiques, qui sont publics :

  • ROD 344 du 29 septembre 2004 sur la gestion de la ville pour la période 1998-2003, rendu communicable le . Le rapport était consacré notamment à la situation financière, l'information du conseil municipal sur les affaires budgétaires et financières et la gestion des ressources humaines ;
  • ROD 432 du 18 février 2009 sur la gestion 2004-2008, consacré à la situation financière et à l'endettement, rendu public à l'occasion du conseil municipal du [52], une semaine avant l'interpellation du maire ;
  • ROD no 445 du 23 juillet 2009, sur la gestion 2004-2008, rendu public à l'occasion du conseil municipal du et consacré à la gestion des ressources humaines, au contrôle interne, à la gestion du patrimoine, à la politique d'achat public ainsi qu'aux pompes funèbres municipales. Le rapport a aussi formulé 15 recommandations précises pour contribuer à rétablir la situation financière de manière structurelle[53].

Le ROD indiquait en particulier : « De manière générale, la ville a été marquée jusqu’à présent par un système de contrôle interne très lacunaire, une attention insuffisante portée au respect des formes juridiques, une information incomplète du conseil municipal, et des relations mal formalisées avec les associations. Ces caractéristiques expliquent en partie les errements constatés par ailleurs, s’agissant du fonctionnement institutionnel, de la gestion du patrimoine communal, des achats publics, ou des pompes funèbres municipales. »

Poursuites judiciairesModifier

Simultanément aux rapports de la CRC, une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet de Béthune, conduisant à la mise en détention le de plusieurs personnes dont le maire, Gérard Dalongeville lui-même, son ancien adjoint aux finances et l'éditeur d'un journal gratuit diffusé dans les communes du secteur Le Journal du pays, en liquidation judiciaire. Ils ont été mis en examen pour faux en écritures et usage de faux, détournement de fonds publics, favoritisme et recel de favoritisme. Par ailleurs, l'adjoint à l'urbanisme a été mis en examen en pour prise illégale d'intérêts portant sur des achats de terrain[54] ; en première instance, il a été relaxé du fait de la prescription des faits[55].

Un élu d'une commune voisine, chef d'entreprise fournisseur d'Hénin-Beaumont et vice-président de la CCI, a été mis en examen le dans la même affaire pour recel de favoritisme et recel de détournement de fonds publics[56].

La ville s'est finalement portée partie civile en , d'une part concernant « l'information judiciaire en cours » et d'autre part les « présomptions de fraudes évoquées dans le dernier rapport définitif de la chambre régionale »[57].

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants de la commune sont appelés les Héninois[58] ; ceux de l'ancienne commune de Beaumont conservent l'habitude de s'appeler Beaumontois.

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[59],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 25 917 habitants[Note 4], en diminution de 3,11 % par rapport à 2013 (Pas-de-Calais : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9982 2482 4622 8073 0062 8392 9933 0913 142
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 2803 8504 5615 0295 4916 5467 8489 46711 984
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
14 32716 01617 82714 03521 45422 63121 94622 55223 673
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
25 52725 06726 40526 03726 25725 17825 91526 86825 901
2018 - - - - - - - -
25 917--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (19,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois égale au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,6 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,4 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,1 %, 15 à 29 ans = 21,5 %, 30 à 44 ans = 19,6 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 15,9 %) ;
  • 52,6 % de femmes (0 à 14 ans = 19 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 19 %, 45 à 59 ans = 19,7 %, plus de 60 ans = 23,4 %).
Pyramide des âges à Hénin-Beaumont en 2007 en pourcentage[61]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
1,0 
5,0 
75 à 89 ans
9,6 
10,7 
60 à 74 ans
12,8 
20,9 
45 à 59 ans
19,7 
19,6 
30 à 44 ans
19,0 
21,5 
15 à 29 ans
18,9 
22,1 
0 à 14 ans
19,0 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[62]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

EnseignementModifier

Écoles maternellesModifier

  • École Léon-Blum
  • École Bracke-Desrousseau
  • École Breuval
  • École Darcy-Michelet
  • École Dubreucq
  • École Fallières
  • École Suzanne-Lacore
  • École Octave-Legrand
  • École André-Pantigny
  • École Jeanne-D'Arc

Écoles primairesModifier

  • École Léon-Blum
  • École Bracke-Desrousseau
  • École Breuval
  • École Fallières
  • École Michelet mixte
  • École Guy-Mollet
  • École Pantigny
  • École Jean-Jacques-Rousseau
  • École Saint-Louis
  • École Jeanne-D'Arc

CollègesModifier

LycéesModifier

  • Lycée Fernand Darchicourt, établissement d'enseignement général et technologique, fréquenté par quelque 1 700 à 1 800 élèves chaque année.
  • Lycée Louis Pasteur, établissement d'enseignement général, technologique et professionnel.
  • Lycée Henri Senez, établissement d'enseignement professionnel.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Trail du Parc des Iles, le trail aux 7 Terril (s) pour découvrir les sentiers et terrils de la commune.
  • La Ducasse est la fête foraine de la ville qui se tient tous les ans en mai et septembre.
  • Marché hebdomaire mardi et vendredi matin.
  • Plusieurs braderies (marché aux puces) entre avril et octobre animent différents quartiers de la ville.
  • Marché de Noël.
  • En juin, Hénin-Beaumont se met à l'heure du Moyen Âge avec les Médiévales, troubatours, chevaliers et autres mets de l'époque.
  • En été à Hénin, la plage s'installe sur les rives du plan d'eau du Bord-des-Eaux avec ses animations.

SantéModifier

  • Hénin-Beaumont est doté d'un hôpital privé ayant mission de service public : "Polyclinique d'Hénin-Beaumont" avec un service d'urgence, d'hospitalisation pour chirurgie ambulatoire, conventionnelle et de medecine [63] de 233 lits
  • Un centre hosiptalier publique "EPS Adolphe Charlon" de 270 lits qui propose des offres de moyens et longs séjours, psychiatrie et médecine.

SportsModifier

Hénin-Beaumont possède plusieurs sites multisports : l’Atrium, l’espace François-Mitterrand ; 4 stades (Birembaut, Delabre, Delmotte, André-Limousin), 2 salles de sport Lelaure et Pantigny, d'un futur complexe aquatique et sportif "LEO LAGRANGE"; deux city stade ZAC des deux villes et Kennedy; d’un terrain d’Education canine au stade Delmotte et d'un boulodrome.

Le , Roger Marceau, natif d'Hénin-Liétard, gagne Paris-Strasbourg à la marche : il couvre les 499 km en 69 heures 44 minutes et 44 secondes. Sa ville natale lui réserve un accueil triomphal[27].

Football Club féminin Hénin-Beaumont vice champion 1er division 1983 et 1988, vainqueur championnat de France D2 : 2003 et 2013[64]

Le Cercle d'Escrime d'Hénin-Beamont (CEHB)[65] grande renommée nationale et internationale, ce club a vu passer de nombreux champions de France, d'Europe, du monde et olympique (Jacques Dimont [66], Laurence Modaine-Cessac, Franck Boidin, Jérémy Cadot)

MédiasModifier

CultesModifier

 
Détail de l'église Saint-Henri.
  • Catholique :

ÉconomieModifier

Une importante usine agroalimentaire de produits cuisinés à base de volaille et de porc se situe sur la commune (MoyPark).

Données statistiquesModifier

En 1999, on pouvait compter dans la ville 25 204 personnes comprenant 47 % d'hommes et 53 % de femmes. La ville compte aussi 40 % d'actifs dont 32 % d'actifs avec un emploi et 8 % d'actifs sans emploi, mais aussi 10 % d'élèves et d'étudiants[20]. Au recensement de 2005, les pourcentages d'hommes et de femmes restent inchangés mais la population gagne 1 020 personnes, ce qui élève la population à 25 918 habitants, soit une progression de 4,1 %[19].

En 2014, la ville compte 60 % de non-imposables et 23 % des foyers vivent du RSA. Dans le bassin d'emploi Lens-Hénin, le taux de chômage atteint 17,9 % de la population active, un des plus élevés de France[68].

Vie commerçanteModifier

Certains commerces du centre-ville restent présents malgré l'immense centre commercial Auchan de Noyelles-Godault (à 5 minutes) qui ne cesse de s'étendre et qui a vidé le centre-ville de la commune[68]. On peut compter dans toute la ville encore près de 400 commerçants[69].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

L'église Saint-Martin[67], construite dans le style gréco-byzantin sur les plans de Maurice Boutterin (1882-1970) entre 1929 et 1932, afin de remplacer celle détruite par les Allemands en 1917, est classée en totalité, y compris l'ensemble des décors et aménagements intérieurs[70].

Patrimoine environnementalModifier

Pour une ville de l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, les terrils y sont implantés. On peut voir le terril no 84 appelé aussi le terril Sainte-Henriette qui appartient au patrimoine historique et paysager du bassin minier. Tandis que le no 89 est seulement recensé par le schéma régional de protection des milieux et des paysages naturels[71].

Plus au sud, à côté du centre commercial de Noyelles-Godault, le parc du Bord des Eaux est le seul plan d'eau de la ville.

Suite à la fermeture de la Cokerie de Drocourt, devenue une friche de 160 hectares, en 2006 la communauté d'aglomération d'Hénin-Carvin décide la création d'un parc paysager : le "parc des Iles"[72], espace d'activité de pleine nature dans un milieu naturel vivant en renouvellement permanent et d'une grande biodiversité. Ce poumon vert est situé à l'ouest de la ville, une maison de l'environnement "aquaterra"[73] lieux d'exposition et pédagogique complète cet espace.

Patrimoine culturelModifier

La ville ne comporte pas de musée mais une école d'Arts Plastiques ouverte depuis 1992 à l'Espace Lumière (salle d'art et d'essai) réunissant un fonds d'art contemporain.

Un centre d'animation culturelle nommée L'Escapade qui programme des concerts dans une salle de 250 à 400 places à l'excellente acoustique. Sont également organisées des activités et ateliers divers (cours de guitare, de danse, théatre, cirque etc.[74]) et propose un studio d'enregistrement pour les musiciens et jeunes talents de la région.

Une médiathèque municipale "Gérard Delsaux" rue de l'Abbaye[75]. Livres, CD audio, DVD, photos, magazines, journaux sont à disposition du public, c'est un lieu pour voir, écouter et rencontrer des artistes qui font du théatre, de la danse. Des spectacles, des expositions, des concerts, des ateliers sont aussi programmés.

Un complexe cinématographique, construit à côté du centre commercial Auchan de Noyelles-Godault, il est d'abord un cinéma Gaumont avant de devenir un Cinéville avec douze salles d'exploitation[76].

Personnalités liées à la communeModifier

Personnalités politiquesModifier

Personnalités artistiques et culturellesModifier

Autres personnalitésModifier

[82]Films prenant pour cadre Hénin-BeaumontModifier

En 1968, Maurice Pialat tourne des scènes de son premier long métrage : L'Enfance nue

En 1979, de nombreuses scènes du film La Femme flic (sorti en 1980 avec notamment l'actrice Miou Miou) sont tournées à Hénin-Beaumont.

En 1988, Etienne Chatiliez plante sa caméra au collège Jean-Macé pour son film : La vie est un long fleuve tranquille[83]

En 2003, le documentariste Édouard Mills-Affif tourne à Hénin-Beaumont Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national , film visant à témoigner de la percée du Front national dans le bassin minier du Pas-de-Calais[84].

En 2014, il filme Bassin miné afin de poursuivre le travail de décryptage commencé en 2003 et pour faire un bilan de dix ans de percée de l’extrême droite dans la région[85].

En 2017, le cinéaste franco-belge Lucas Belvaux présente Chez nous, une fiction dont l’action se déroule dans la commune fictive d'« Hénard », nom qui fait allusion à une contraction de l'ancien nom de la commune (Hénin-Liétard).

Hénin-Beaumont dans la musique et la chansonModifier

HéraldiqueModifier

De sinople au cheval d’argent bridé et sellé de sable passant sur une terrasse de gueules.

Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

Histoire contemporaineModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. « Découvrir Hénin-Beaumont », site de la mairie.
  2. « Venir à Hénin-Beaumont / Par train », site de la mairie.
  3. « Venir à Hénin-Beaumont / Par avion », site de la mairie.
  4. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  5. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 2 avril 2021).
  6. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 2 avril 2021).
  7. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 avril 2021).
  8. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  9. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  10. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Lens - Liévin », sur insee.fr (consulté le 2 avril 2021).
  11. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 2 avril 2021).
  12. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 mai 2021)
  13. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  14. Présentation du Quartier Nord-Ouest, sur le site de la mairie.
  15. Présentation du Quartier Est, sur le site de la mairie.
  16. Présentation du Quartier Sud, sur le site de la mairie.
  17. représentée par Florent Méreau sur une toile conservée au musée de Denain
  18. Haydée Sabéran, Bienvenue à Hénin-Beaumont, chapitre « une ville pour initiés ».
  19. a et b Hénin-Beaumont sur le site de l'Insee en 2005
  20. a et b Hénin-Beaumont — Données statistiques La Voix du Nord — Statistique Insee.
  21. Haydée Sabéran, Bienvenue à Hénin-Beaumont, éd. La Découverte, Paris, 2014
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. flandreetartois.over-blog.com
  24. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 160, lire en ligne
  25. Amédée le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, 1884, p. 176, lire en ligne
  26. Raoul Hancart, « La situation dans la verrerie à vitres », La Voix des Verriers,‎ , p. 1.
  27. a et b Cent ans de vie dans la région : 1914-1939, t. II, La Voix du Nord éditions, , p. 53.
  28. Haydée Sabéran, Bienvenue à Hénin-Beaumont, éd. La Découverte, Paris, 2014
  29. UNESCO Centre du patrimoine mondial, « Bassin minier du Nord-Pas de Calais », sur UNESCO Centre du patrimoine mondial (consulté le 13 mai 2021)
  30. Ministère de l'Intérieur, « Elections municipales 2014 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 7 avril 2014).
  31. https://maitron.fr/spip.php?article18431, notice CALONNE Nestor par Yves Le Maner, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 26 novembre 2008.
  32. https://maitron.fr/spip.php?article21438, notice DARCHICOURT Fernand, Joseph, Ildephonse par Yves Le Maner, version mise en ligne le 25 octobre 2008, dernière modification le 11 décembre 2008.
  33. https://maitron.fr/spip.php?article159800, notice PIETTE Jacques, dit Personne ou Jacques Nord. par Gilles Morin, version mise en ligne le 10 juin 2014, dernière modification le 10 juin 2014.
  34. Décret du 28 mai 2009 portant révocation de M. Gérard Dalongeville, maire de la commune de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).
  35. AFP, « Gérard Dalongeville, ex-maire d'Hénin-Beaumont, condamné à 3 ans ferme a fait appel et sera candidat aux municipales : Gérard Dalongeville, a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Béthune (Pas-de-Calais) à une peine de quatre ans de prison, dont trois ferme, et à 50 000 euros d’amende pour détournements de fonds publics. Il a d'ores et déjà indiqué qu'il faisait appel », France 3 Nord-Pas-de-Calais,‎ (lire en ligne).
  36. C. B avec AFP, « Hénin-Beaumont : condamné, l'ancien maire PS renonce à faire appel », BFM TV,‎ (lire en ligne).
  37. AFP, « Daniel Duquenne élu maire d'Hénin-Beaumont : Le divers-gauche a été élu dimanche par le conseil municipal après la victoire de sa liste le 5 juillet lors d'élections organisées à la suite de la révocation du maire PS Gérard Dalongeville pour sa gestion dispendieuse des finances municipales. », Libération,‎ (lire en ligne).
  38. Anne-Charlotte Dusseaulx, « Démission à Henin-Beaumont : Victime d'un accident vasculaire cérébral en octobre dernier, le maire divers gauche d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Daniel Duquenne, a décidé vendredi soir de mettre un terme à ses fonctions. Une démission dénoncée par le Front national qui évoque une "manœuvre" politique. », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne).
  39. « Démission du maire DVG d'Hénin-Beaumont Daniel Duquenne pour raisons de santé », Le Point.fr,‎ (lire en ligne).
  40. Arrêt du Conseil d’état du 18 mai 2010.
  41. G. T., « Hénin-Beaumont a élu Eugène Binaisse comme maire », 20 minutes,‎ (lire en ligne).
  42. Florence Aubenas, « Municipales 2014 : Steeve Briois (FN) s'installe à la mairie de Hénin-Beaumont », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  43. « Liste des communes et des maires » [xls], Préfecture du Pas-de-Calais, (consulté le 4 février 2015).
  44. avis du 7 novembre 2003 sur les comptes 2002
  45. rapport d'observations no 2005-01 de la Cour sur la période 1999-2003
  46. Avis no 2008-149 de la Cour des comptes
  47. Hénin-Beaumont frise la cessation de paiement, Les Échos du 2 avril 2009
  48. publié le 2 mai 2009 au journal officiel Arrêté concerné au Journal Officiel
  49. Décret du 28 mai 2009 portant révocation de M. Gérard Dalongeville, maire de la commune de Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), JORF 29 mai 2009
  50. Le Prefet veut révoquer le maire Libelille.fr
  51. Avis 2009-162 de la CRC en date du 8 juin 2009
  52. À Hénin-Beaumont, la maison brûle, lavoixdunord.fr, 31 mars 2009
  53. La preuve par 15, lavoixdunord.fr, 23 septembre 2009
  54. Hénin-Beaumont : L'adjoint au maire devant le tribunal, Nord-Éclair, 2 avril 2009
  55. Hénin-Beaumont, l'adjoint à l'urbanisme évite le procès, Nord-Éclair, 24 juin 2009
  56. Jean-Marc Bouche a été incarcéré, La Voix du Nord, 29 mai 2009
  57. La ville est partie civile, La Voix du Nord, 22 septembre 2009
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  66. « Jacques Dimont, médaillé d'or aux Jeux de Mexico, est mort », sur Libération (consulté le 13 mai 2021)
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