Bataille d'Ernée

bataille de la guerre de Vendée
Bataille d'Ernée
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Informations générales
Date
Lieu Ernée
Issue Victoire vendéenne
Belligérants
France RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Henri de La Rochejaquelein
Jean-Nicolas Stofflet
Antoine-Philippe de La Trémoille de Talmont
Forces en présence
3 000 hommes[1]
2 à 4 canons[2],[3],[4]
30 000 hommes[5]
30 à 50 canons[5],[6]
Pertes
100 à 400 morts[7],[8],[9]
2 à 4 canons capturés[2],[3],[4]
Inconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 48° 17′ 49″ nord, 0° 55′ 58″ ouest
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Bataille d'Ernée
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Bataille d'Ernée

La bataille d'Ernée est un combat survenant le , pendant la virée de Galerne, lors de la guerre de Vendée, entre les Vendéens de l'Armée catholique et royale et l'armée républicaine. Elle s'achève par la prise de la ville d'Ernée par les Vendéens, venus de Mayenne. Ces derniers quittent la ville dès le lendemain pour marcher sur Fougères.

PréludeModifier

Battus par les républicains à la bataille de Cholet, le franchissent la Loire les 18 et et passent au nord du fleuve, ce qui provoque le début de la campagne de la virée de Galerne[10]. Les Vendéens prennent Laval le [11], repoussent la contre-attaque républicaine à la bataille d'Entrammes le 26 octobre, puis prennent trois jours de repos[12]. Mais le conseil militaire est indécis[13],[14]. Talmont propose de marcher sur Paris ou bien de tenter de rejoindre les Autrichiens supposés être en Picardie[13],[14]. Ce plan rencontre l'opposition de La Rochejaquelein, qui penche pour un retour en Vendée ou bien pour une offensive sur Rennes afin de provoquer l'insurrection de la Bretagne[13],[14]. Ce dernier plan est également activement soutenu par Stofflet[15].

Le 25 octobre, les administrateurs de Fougères envoient les 400 hommes du 8e bataillon du Calvados à Ernée[16] , un gros bourg situé à mi-chemin de la route de Laval[17]. Environ 17 000 réquisitionnaires sont également rassemblés dans la ville de Mayenne sur ordre du général Rossignol et placés sous le commandement du général Lenoir de La Cochetière[18],[19]. Beaucoup ne sont cependant armés que de piques et de bâtons, et le 30 octobre la vue de seulement six cavaliers vendéens à Martigné-sur-Mayenne suffit à provoquer une panique générale[19],[20]. Le 1er novembre, l'armée vendéenne sort de Laval et se porte sur Mayenne[21]. Le conseil militaire vendéen étant alors toujours indécis, Stofflet, à la tête de l'avant-garde, prend l'initiative de la marche et entraîne avec lui le reste de l'armée[4],[15],[22]. Lenoir tente alors de faire déployer ce qui reste de ses troupes, mais une fois encore les réquisitionnaires paniquent avant d'apercevoir le moindre combattant vendéen[20]. Mayenne est évacuée sans combat et Lenoir se replie en désordre sur Alençon[20]. La ville est ensuite prise dans la soirée par l'armée vendéenne qui s'y arrête pour la nuit[20]. Pendant ce temps à Ernée, le 8e bataillon du Calvados et d'autres réquisitionnaires prennent également la fuite et se replient sur Fougères[20],[23]. Cependant lorsqu'il apprend la retraite de ses troupes à Ernée, l'adjudant-général Brière, commandant de la place de Fougères, expédie aussitôt de nouvelles troupes pour réoccuper le bourg[20],[23],[7],[4].

Forces en présenceModifier

Commandée par Henri de La Rochejaquelein, l'Armée catholique et royale compte alors 30 000 combattants à pied et 30 à 50 pièces d'artillerie[5],[6]. Elle a été renforcée à Laval par environ 6 000 à 10 000 Bretons et Mayennais, désignés sous le nom de « Petite Vendée »[24] et selon les mémoires de la marquise de La Rochejaquelein elle dispose de précisément 36 canons lorsqu'elle quitte la ville[25]. La cavalerie compte quelques centaines d'hommes, commandés par Antoine-Philippe de La Trémoille, prince de Talmont[26].

Côté républicain, le 19e régiment d'infanterie légère [A 1] — ou chasseurs d'Imbert[27] — marche en tête, suivi par le 6e bataillon de volontaires de la Côte-d'Or[3],[A 2], peut-être quelques autres bataillons[27] et deux[2], trois[4] à quatre canons[3]. Selon le témoignage signé devant le Comité de surveillance de Saint-Lô de Jean Lesourdain, volontaire du 6e bataillon de la Côte-d'Or, mais originaire du district de Carentan dans la Manche, moins de 3 000 hommes au total prennent part à la bataille côté républicain[1].

DéroulementModifier

Le matin du 2 novembre, l'avant-garde vendéenne quitte Mayenne et marche sur Ernée[20]. La cavalerie vendéenne pénètre dans le bourg la première, mais peu de temps après son entrée, alors qu'elle s'occupe de chercher des logements, les républicains font leur apparition à l'entrée ouest[2],[4]. Les cavaliers battent aussitôt en retraite et reculent jusqu'à Charné, à l'est[2]. Les chasseurs se lancent à leur poursuite, traversent le bourg, mais ils se heurtent bientôt à l'avant-garde de l'infanterie vendéenne sur la route de Mayenne[20],[4].

Les quelques canons républicains ouvrent le feu, auxquels répondent les pièces vendéennes[4]. À la tête de l'artillerie d'avant-garde, l'officier royaliste Bertrand Poirier de Beauvais fait mettre quatre canons en batterie sur une hauteur[A 3]. Les fantassins vendéens font quant à eux mouvement sur la droite et la gauche du grand chemin afin d'envelopper les chasseurs[4]. Attaqués sur les flancs et inférieurs en nombre, ces derniers prennent rapidement la fuite[20],[4]. Ils traversent le bourg en sens inverse sans s'arrêter, mais ils sont rattrapés aux Chauffaux par la cavalerie qui sabre les fuyards et capture les canons[4],[23]. Les rescapés se replient sur Fougères[20],[4].

Après ces combats l'armée vendéenne reste à Ernée pour y passer la nuit[20]. Elle réquisitionne des grains et des fourrages[20] et abat l'arbre de la liberté[4]. Elle quitte Ernée le lendemain, à 10 heures du matin, afin de marcher sur Fougères[29].

PertesModifier

Les pertes de la bataille ne sont pas connues avec exactitude. Un sous-lieutenant du 19e régiment d'infanterie légère, nommé Rallu, capturé par les Vendéens lors de la bataille, chiffre les pertes des forces républicaines à 400 hommes[A 4]. Mithois commissaire délégué dans le département d'Ille-et-Vilaine écrit le 4 novembre aux administrateurs de la Manche à Coutances que 400 chasseurs du 19e régiment ont été tués[A 5]. Selon l'officier du génie Alexandre Magnus d'Obenheim, moins de la moitié des chasseurs d'Imbert parviennent à regagner Fougères[A 6]. Dans ses mémoires le chef royaliste Robert Julien Billard de Veaux écrit pour sa part qu'une centaine de républicains trouvent la mort lors de la bataille contre quelques hommes du côté des Vendéens[A 7].

NotesModifier

  1. « Hier, à trois heures de l'après-midi, les rebelles se sont emparés de Mayenne. On avait crû qu'ils devaient se porter sur Ernée et l'exécution de ce projet n'a eu lieu qu'aujourd'hui. Hier, nos détachements cantonnés à Ernée se replièrent sur Fougères ; mais le général indigné de cette retraite a fait marcher fort à propos les chasseurs du 19e régiment soutenus par le bataillon de la Côte-d'Or et de quatre pièces de campagne. Le combat est engagé en ce moment. De part et d'autre on montre beaucoup d'opiniâtreté. Le général, instruit de cette affaire, a fait partir des secours en armes et munitions, en se portant lui-même à Ernée, où le combat va être sanglant[3]. »

    — Lettre de Bournhonet, administrateur d'Avranches, le 2 novembre 1793.

  2. « J'ai été volontaire en résultance de la loi du 24 février dernier sur le recrutement. J'ai été incorporé dans le bataillon de la Côte-d'Or, compagnie de Cheneta. Lors de l'invasion des brigands à Ernée, mon bataillon était à Fougères. Nous marchâmes vers eux ; le combat, quoique nous fussions en nombre inférieur, puisque nous n'étions pas trois mille hommes et que l'ennemi se présentait avec des forces d'environ dix mille hommes, fut opiniâtre et sanglant. J'ai combattu, pour mon compte, pendant environ cinq heures ; il y a eu une grande boucherie des brigands. Nous perdîmes aussi du monde ; mais un nommé Bachelet, qui commandait soit en second ou autrement, lorsqu'il y eut eu huit coups de canon tirés et deux décharges de mousqueterie de faites, cria : « Sauve qui peut !» Alors toute notre armée se débanda. Le déposant déclare que le nommé Bachelet rentra dans la ville de Fougères, reçut une balle à la tête et qu'il est mort de cette blessure[1]. »

    — Témoignage de Jean Lesourdain, volontaire du 6e bataillon de la Côte d'Or, signé devant le Comité de surveillance de Saint-Lô, non daté.

  3. « L'armée partit donc de Laval et se porta le 1er novembre sur Mayenne, route d'Alençon. Vingt et quelques mille hommes, composés en majeure partie de la masse de la ville et des paroisses voisines, ne nous attendirent pas, quoiqu'ils eussent différents travaux en avant et loin de Mayenne. Le voisinage de Laval le bruit des victoires sanglantes que nous avions remportées les avaient tellement remplis d'effroi que, sur l'avis de notre marche, toute cette armée se débanda plus de deux heures avant notre arrivée. Ainsi, il n'y eut pas un coup de fusil de tiré ; nous vîmes seulement quelque cavalerie près de la ville, qui dès qu'elle put nous apercevoir, prit au galop la route d'Alençon.
    De Mayenne nous fûmes à Ernée. L'armée, sachant qu'il n'y avait pas de troupes à cet endroit, marcha avec négligence en colonne nullement serrée, avec une avant-garde composée de six pièces de canon, dont les caissons étaient à grande distance, et n'ayant que quelques cavaliers ; l'infanterie de l'avant-garde également éloignée, absolument sans ordre, et la tête du corps d'armée environ à trois lieues. Les premiers cavaliers, qui s'étaient pressés d'arriver à Ernée pour choisir des logements, avaient à peine attachés leurs chevaux, qu'une alerte leur apprit que l'ennemi venant par Fougères s'emparait déjà de la ville du côté opposé. Ils n'eurent que le temps de remonter sur leurs chevaux et de sortir sans accident pour aucun. Les républicains les poursuivirent, et vinrent à notre rencontre avec deux pièces de canon ; c'était quelques régiments parmi lesquels étaient les Calvados, que l'on avait abusé sur notre nombre, et qui ignoraient le résultat des batailles de Laval, etc. J'étais dans ce moment avec l'artillerie d'avant-garde sur une hauteur près d'Ernée qui la domine sans le voir ; la route en cet endroit était coupée, sauf le passage d'une voiture. Le peu de cavalerie qui était avec nous nous avait passé cette coupure et se tenait en avant. Je dis à l'officier qui la commandait que, si elle était obligée de se replier, ce fossé derrière elle pourrait occasionner du désordre et de l'embarras. La cavalerie repassa donc cette coupure, s'y trouvant à l'abris soit par la jetée des terres au bord, soit parce que la route va en descendant. Je fis avancer quatre pièces de canon pour répondre à celui des républicains ; leur infanterie arriva jusqu'à demi-portée de fusil, n'osant s'approcher davantage. La route descendant et masquée par le fossé, ils ne pouvaient voir le peu que nous étions. À mesure que nos gens arrivaient, je fais faisais garnir les fossés et les haies à droite et à gauche ; mais à peine la moitié de l'avant-garde était-elle réunie qu'elle se précipita, sans qu'on pût la faire attendre, sur les pièces et les troupes ennemies. La cavalerie alors chargea, et le tout fut culbuté à la minute. Beauvollier et moi nous nous jetâmes dans notre infanterie sur la gauche de la route, poursuivant les républicains avec elle jusque dans Ernée, qu'ils ne firent que traverser dans le plus grand désordre. Après le passage de cette petite ville, on fit éprouver de grandes pertes à ces régiments, surtout les Calvados furent presque anéantis. Dans la mêlée, un homme par sa figure me parut être Allemand. Comme ils nous rendaient de bons services, nous avions toujours soin de les épargner.
    Sind sie Deutsch? lui dis-je.
    Ia, mein herr, ia, ia, me répondit-il.
    J'ordonnai qu'on ne lui fit pas de mal ; il était temps, car il avait déjà reçu des coups de sabre sur la tête, que son chapeau avait heureusement parés.
    Imof l'interrogea en allemand ; il se trouva qu'il était Suisse comme lui, et, je crois, non loin de son canton.Je demande à cet homme s'il sera bon royaliste. Il me dit que oui.Je lui propose de rester à mon service. Cela lui fait plaisir.Je me figurais vraiment avoir un bon serviteur pour toute la vie, l'ayant ainsi sauvé de la mort ; mais trois jours après il était déjà avec les républicains[28]. »

    — Mémoires de Bertrand Poirier de Beauvais

  4. « Le bataillon perdit environ 400 hommes et se replia sur Fougères ; que les Vendéens avaient 100 000 hommes, dont un tiers sans armes. L'infanterie et la cavalerie se battent sans ordre, écrit-il, sauf quelques bons cavaliers sortant tant d'Orléans que de la légion germanique ; ils ont 40 ou 50 pièces de 8 et de 4. Trois mille femmes, dont quelques-unes portant sur leur dos des enfants à la mamelle, suivent l'armée. Le général Beaufort avait fait établir des postes à Ernée et à la Pellerine avec des redoutes sur les routes de Laval, les seules par où les rebelles pouvaient venir. Si j'abandonnais ces postes, je laisserais à découvert les départements de la Manche et du Calvados[8]. »

    — Témoignage du sous-lieutenant Rallu.

  5. « 400 chasseurs du 19e régiment ont été tués, avant-hier, à l'affaire malheureuse d'Ernest [sic], qui est tombée au pouvoir des brigands[7]. »

    — Lettre de Mithois, commissaire délégué dans le département d'Ille-et-Vilaine, le 4 novembre 1793.

  6. « Le 3, les chasseurs d'Imbert furent envoyés à Ernée que venaient d'abandonner des bataillons de réquisition; ils devaient être soutenus par d'autres bataillons placés à moitié distance. Arrivant à Ernée, ces chasseurs trouvèrent quelques soldats de l'avant-garde vendéenne qui s'étaient déjà logés; ils les chargèrent et les poursuivirent pendant un gros quart d'heure; mais ils furent bientôt arrêtés par l'avant-garde de l'ennemi et ne tardèrent pas à être repoussés vigoureusement : il n'en revint pas la moitié à Fougères[27]. »

    — Récit du capitaine républicain Alexandre Magnus d'Obenheim

  7. « Le 2 , au matin , l'armée se mit en marche pour Ernée, où elle entra après une escarmouche qui coûta la vie à une centaine de républicains et à quelques brigands, qui s'emparèrent de tout le matériel de l'ennemi, abandonné dans les travaux pratiqués en ayant de la ville[9]. »

    — Mémoires de Robert Julien Billard de Veaux.

RéférencesModifier

  1. a b et c Aubrée 1936, p. 159-160.
  2. a b c d et e Gabory 2009, p. 293.
  3. a b c d et e Aubrée 1936, p. 149.
  4. a b c d e f g h i j k l et m Le Bouteiller 1988, p. 217-219.
  5. a b et c Coutau-Bégarie et Doré-Graslin 2010, p. 362-363.
  6. a et b Lemas 1994, p. 66.
  7. a b et c Aubrée 1936, p. 157.
  8. a et b Archives nationales, AFII, 110, 130, 178.
  9. a et b Billard de Veaux 1838, p. 92.
  10. Martin 2014, p. 169.
  11. Gras 1994, p. 97.
  12. Gras 1994, p. 101-102.
  13. a b et c Aubrée 1936, p. 72.
  14. a b et c Lemas 1994, p. 51.
  15. a et b Gras 1994, p. 103-105.
  16. 8e bataillon du Calvados
  17. Lemas 1994, p. 44-45.
  18. Gabory 2009, p. 293-294.
  19. a et b Lemas 1994, p. 52.
  20. a b c d e f g h i j k et l Lemas 1994, p. 55.
  21. Lemas 1994, p. 54.
  22. Aubrée 1936, p. 79.
  23. a b et c Aubrée 1936, p. 149-151.
  24. Coutau-Bégarie et Doré-Graslin 2010, p. 365-367.
  25. Aubrée 1936, p. 74.
  26. Coutau-Bégarie et Doré-Graslin 2010, p. 286.
  27. a b et c Savary 1824, p. 337-338.
  28. Poirier de Beauvais 1893, p. 169-171.
  29. Lemas 1994, p. 58.

BibliographieModifier

  • Étienne Aubrée, Le général de Lescure, Librairie académique Perrin, , 252 p.  .
  • Robert Julien Billard de Veaux, Bréviaire du Vendéen à l'usage des habitants de l'Ouest, biographie des hommes marquants de la Vendée et de la chouannerie, la Restauration, ses notabilités, sa politique et ses conséquences, depuis 1792 inclusivement jusqu'à et compris 1830, Imprimerie de Vrayet de Surcy et compagnie. Rue de Sèvres, , 435 p. (lire en ligne).  
  • Hervé Coutau-Bégarie et Charles Doré-Graslin (dir.), Histoire militaire des guerres de Vendée, Economica, , 656 p.  
  • Yves Gras, La Guerre de Vendée (1793-1796), Economica, , 192 p.  .
  • Théodore Lemas, Le district de Fougères pendant les Guerres de l'Ouest et de la Chouannerie 1793-1800, Rue des Scribes Éditions, , 371 p.  .
  • Christian Le Bouteiller, La Révolution dans le Pays de Fougères, Société archéologique et historique de l'arrondissement de Fougères, , 839 p.  .
  • Émile Gabory, Les Guerres de Vendée, Robert Laffont, 1912-1931 (réimpr. 2009), 1476 p.  
  • Jean-Clément Martin, La guerre de Vendée 1793-1800, Points, , 368 p.  
  • Bertrand Poirier de Beauvais, Mémoires inédits de Bertrand Poirier de Beauvais, Plon, , 420 p. (lire en ligne).