Tourcoing

commune française du département du Nord

Tourcoing
Tourcoing
L'hôtel de ville.
Blason de Tourcoing
Blason
Tourcoing
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Lille
Intercommunalité Métropole européenne de Lille
Maire
Mandat
Doriane Bécue (DVD)
2020-2026
Code postal 59200
Code commune 59599
Démographie
Gentilé Tourquennois
Population
municipale
97 442 hab. (2018 en augmentation de 3,69 % par rapport à 2013)
Densité 6 415 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 43′ 30″ nord, 3° 09′ 43″ est
Altitude Min. 24 m
Max. 49 m
Superficie 15,19 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lille (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Lille (partie française)
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Cantons de Tourcoing-1 et de Tourcoing-2
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.tourcoing.fr

Tourcoing (/tuʁ.kwɛ̃/) est une commune française située dans le département du Nord, dans les Hauts-de-France. Avec 97 442 habitants au selon l'INSEE, elle est la quatrième ville de la région Hauts-de-France, derrière Lille, Amiens et Roubaix[1]. Elle est le chef-lieu de deux cantons.

Limitrophe de la Belgique, Tourcoing fait partie de la Métropole européenne de Lille dont elle est un des pôles urbains et la 3e commune par sa population.

La ville est notable pour l'essor économique qu'elle a connu durant la révolution industrielle au XIXe siècle, grâce au textile.

Elle est surnommée « la cité du Broutteux ».

GéographieModifier

LocalisationModifier

Tourcoing se situe sur le versant Nord-Est de la métropole lilloise mais occupe une position géographiquement centrale au sein de l'Eurométropole Lille-Kortrijk-Tournai, premier groupement européen de coopération territoriale créé en pour donner un cadre institutionnel à la vaste conurbation formée par la métropole Lille-Roubaix-Tourcoing et les villes belges de Mouscron, Courtrai, Tournai et Menin. Cet ensemble totalise près de deux millions d’habitants.

Avec la ville de Roubaix, Tourcoing appartient au Ferrain, territoire limitrophe de la Belgique qui s'étend de Comines à Lannoy.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

SituationModifier

Tourcoing fait partie intégrante de la plaine de Flandre.

Le relief de Tourcoing est donc essentiellement plat, à une hauteur d'un peu moins d'une cinquantaine de mètres au-dessus du niveau de la mer.

Par rapport aux villes voisines de moindre importance (Roncq, Halluin, Neuville-en-Ferrain et Mouscron), Tourcoing donne l'impression d'être un « vallon » entouré de quelques rares collines (Mont d'Halluin, Mont-à-Leux à Wattrelos...). La ville possède néanmoins des quartiers avec un peu plus de relief, tel le Brun-Pain et les Francs.

Tourcoing n'est traversée par aucune rivière d'importance. Cette terre humide comporte par contre de nombreux ruisseaux de plus ou moins grand débit d'eau, entre autres l'Espierre et la Becque de Neuville. Ces cours d'eau sont à présent souterrains à la suite de l'expansion urbaine. La seule voie navigable et actuellement à l'air libre est le canal de Tourcoing, creusé au XIXe siècle à la suite de l'industrialisation et du prodigieux essor économique de la ville. Ce canal, qui est une ramification du canal de Roubaix qui joint la Deûle à l'Escaut, a été en partie rouvert à la navigation touristique en 2008 (programme Blue Links). Il sert de cadre durant la saison estivale au festival de Tourcoing Plage jusqu'en 2015.

Communes limitrophesModifier

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 2,5 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 1,7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 13,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 697 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Roubaix », sur la commune de Roubaix, mise en service en 1965[8] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[9],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 11,2 °C et la hauteur de précipitations de 833,2 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 4], « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin, mise en service en 1944 et à 15 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[14].

Voies de communication et transportsModifier

Voies routières

En 1909, le Grand Boulevard est ouvert entre Lille, Roubaix et Tourcoing. Wasquehal se trouve sur la branche Lille-Roubaix[15].

Transports en commun
 
Tramway T à Tourcoing-Centre.

Tourcoing s'inscrit dans un vaste et dense réseau de transports en commun.

Mise en place par la Métropole Européenne de Lille (MEL), une ligne de métro automatisée depuis le (ligne 2) permet de réunir beaucoup de municipalités aux alentours de Lille.Une ligne de tramway (cette ligne est surnommée par les locaux "le Mongy" du nom de son ingénieur, Alfred Mongy) dessert depuis Tourcoing les villes de Mouvaux, Wasquehal, Marcq-en-Baroeul et La Madeleine, puis arrive à Lille. En outre, quatorze lignes de bus dont deux LIANE, ligne à haut niveau de services desservent toutes les villes frontalières à Tourcoing.

Depuis 2015 la gare de Tourcoing accueille le service Ouigo. Dans le premier temps, l'ensemble des Ouigo de la Métropole européenne de Lille partaient de Tourcoing. Depuis 2018, l'offre se déploie également sur Lille[16], ne laissant plus que 2 départs par jour depuis Tourcoing.

Tourcoing compte 25 stations de location de vélos V'Lille, vélos en libre-service, ce qui fait donc 200 vélos à disposition ainsi que des pistes cyclables aménagées.

Au , trois stations du service d'autopartage Citiz sont en place dans la commune.

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Tourcoing est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[17],[18],[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lille (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 60 communes[20] et 1 043 862 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lille (partie française) est la quatrième plus importante de la France en termes de population, derrière celles de Paris, Lyon et Marseille-Aix-en-Provence[21],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lille (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 6]. Cette aire, qui regroupe 201 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[23],[24].

Occupation des solsModifier

 
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (99,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (89 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,5 %)[25].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[26].

Morphologie urbaineModifier

La démocratie locale à Tourcoing est organisée autour de 16 quartiers[27] :

  • Belencontre
  • Blanc Seau
  • Bourgogne
  • Brun-Pain Francs
  • Centre-ville
  • Clinquet Bois d'Achelles
  • Croix-Rouge
  • Epidème
  • Flocon Blanche-Porte
  • Gambetta
  • Malcense-Égalité
  • Marlière
  • Orions Pont-Rompu
  • Phalempins
  • Pont-de-Neuville
  • Virolois

LogementModifier

Politique de la villeModifier

Tourcoing, sinistrée par la crise des années 1970, remonte lentement la pente depuis quelque temps, malgré un taux de chômage élevé et une forte insécurité dans certains quartiers. Elle souffre cependant de la comparaison avec Lille, la capitale régionale qui a réussi sa reconversion économique, ainsi que Roubaix, la « rivale » de toujours, qui a enclenché le processus de relèvement plus tôt grâce à l'aide de la Communauté Urbaine Lille Métropole.

La Ville a cependant accompli divers travaux de grande ampleur :

  • la prolongation de la ligne de métro jusqu’à l'hôpital Dron, situé près de la frontière belge avec Mouscron ;
  • la restauration complète de l'église Saint-Christophe, considérée comme le joyau de la ville, étant inscrite au titre des monuments historiques en 1981 ;
  • la récente[Quand ?] rénovation de l'hospice d'Havré et sa reconversion en centre artistique et culturel[28] ;
  • La construction de la nouvelle piscine Tourcoing-les-Bains (dans le respect des façades anciennes de l'ex-caserne des pompiers du XIXe siècle, à côté de l'hôtel de ville), s'est achevée au premier semestre 2008. C'est un centre nautique multifonctions partagé en plusieurs espaces : aquatique (pataugeoire, toboggans, bassin sportif...), zen (hammams, saunas, banquettes massantes...), power plate et fitness (entrainement cardiovasculaire, fitness).

Ce dernier projet répond à la tradition tourquennoise en matière de natation : c'est à l'initiative de Gustave Dron, le fameux maire de Tourcoing, que la première piscine de la ville fut construite en 1904 : ce bâtiment, typique de l'architecture locale du début du XXe siècle, accueille déjà dans une partie du bâtiment l'antenne régionale de l'Institut du Monde Arabe.

L'écoquartier de l'Union (ou zone de l'Union) à cheval entre Roubaix et Tourcoing est un grand projet de rénovation moderne pour la ville.

Le projet du quadrilatère des piscines en cœur de ville fait partie des projets d'aménagement en cours[29].

La ville de Tourcoing a entrepris de vastes projets de rénovation urbaine. C'est dans ce cadre que le président Emmanuel Macron s'est rendu à Tourcoing en pour annoncer les projets de la ville[30] avec l'ancien maire Gerald Darmanin, ministre de l'action et des comptes publiques.

Les quartiers prioritaires[31] sont l'Epidème, la Bourgogne, les Phalempins, le Pont Rompu, le quartier intercommunal Roubaix-Tourcoing, le Blanc Seau, Croix Bas St. Pierre, les Virolois. Ce projet a pour but de réduire les inégalités sociales entre territoires.

Dès le quartier de la Bourgogne[32] a été choisi parmi 200 autres quartiers prioritaires pour une rénovation urbaine nécessaire. Les travaux commenceront en 2019 et s'étaleront jusqu'en 2029. Ce projet a pour objectif d'améliorer l'image de ce quartier qui compte parmi les plus défavorisés de la ville. Pour accompagner la réhabilitation de ces quartiers, un dispositif expérimental d'emplois francs[33] a été annoncé. Il a débuté le [34] pour une durée d'un an et les entreprises recevront des primes d'environ 15 000 euros si elles embauchent des jeunes de ces quartiers afin de lutter contre les discriminations et de faire baisser le taux de chômage. En effet, celui-ci est particulièrement élevé à Tourcoing, 23.6% de la population active était sans emploi en 2014 contre 10.8% pour la France[35]. Le quartier Bayard bénéficie par ailleurs du Programme national de revitalisation des quartiers anciens dégradés (PNRQAD)[36].

ToponymieModifier

  • Provient d'un nom de personne d'origine germanique : Trucoinus.
  • La première mention de Torcoin = Tourcoing dans un texte officiel remonte à 1080 : il s'agit d'un acte de donation de l'abbaye d'Harelbecque, qui a pour témoin un certain Saswalus de Turconium[37].
  • Torcoin (1080), Torchum (1146), Torcoing (1165), Torcoum (XIIe siècle), Turcoing (1801).
  • Toerkonje en flamand, Torkonje en néerlandais[38].

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

En 1130, la première église, dédiée à Saint Vaast (qui deviendra par la suite l'église Saint-Christophe), est construite. La seigneurie de Tourcoing, qui se compose d'un bourg agricole dont les habitants augmentent leurs revenus en faisant de la draperie, surmonte difficilement les ravages de la guerre de Cent Ans et des guerres de Religion. En 1360, ses habitants obtiennent un sceau royal attestant la qualité de leurs draps. En 1491, Maximilien d’Autriche, qui domine alors le comté de Flandre, lui accorde une foire franche.

De la Renaissance au XVIIIe siècleModifier

 
Le Grand Boulevard et le Mongy sont ouverts en 1909.
 
La Place de la Victoire.

En 1668, la châtellenie de Lille, dont fait partie Tourcoing, est définitivement rattachée à la France.

La Révolution française et l'EmpireModifier

À la Révolution française, la ville compte près de 15 000 habitants. Le 29 floréal an II (), Tourcoing est le lieu de l'importante bataille de Tourcoing, entre les armées révolutionnaires françaises et celles de la première coalition. La victoire française conduisit peu après la bataille de Fleurus (1794).

De la Belle Époque à la Seconde Guerre mondialeModifier

 
La place de la République, au début du XXe siècle.
 
Journal L'Égalité de Roubaix-Tourcoing en 1930

Au XIXe siècle, la ville prend un essor extraordinaire à la suite de la révolution industrielle et est l'une des « reines du textile »[39]. Sa population atteint bientôt les cent mille habitants. En 1860, l'église Saint Christophe est considérablement agrandie par l'architecte Charles Leroy. Elle devient l'un des plus beaux édifices néo-gothiques du Nord. En 1885, construction de l'actuel hôtel de ville. En 1906 enfin, à l'occasion de l'exposition internationale des industries textiles (qui se déroulent à Tourcoing), est édifié le beffroi de la Chambre de commerce[40]. La ville est particulièrement marquée par le mandat du maire Gustave Dron (maire de 1899 à 1919 et 1925 à 1930), qui entreprit une grande œuvre sociale[41].

Le , un aérostat décolle de la place de la République avec un enfant de sept ans seul à bord, dans le but de montrer la maniabilité de l'appareil. Celui-ci réussira à poser le ballon en Belgique[42].

En , à l'occasion des inventaires qui suivirent la séparation de l'Église et de l'État, à Notre-Dame de Tourcoing, le , les fidèles opposent aux fonctionnaires chargés de l'opération un barrage électrifié[43]. Le , une manifestation est organisée contre l'interdiction des processions. La gendarmerie à cheval charge durant deux heures, le curé est écroué[44].

Le , Tourcoing connait un attentat anarchiste (Anarchisme en France) contre un commissariat[45]. En juin de la même année, on arrête huit « faiseuses d'ange », autrement dit huit avorteuses, à une époque où l'avortement est sévèrement réprimé[45].

Par la suite, Tourcoing subit les difficiles occupations allemandes durant la Première Guerre mondiale.

Le , Tourcoing accueille une école pour les invalides de guerre afin de permettre leur rééducation[46].

En 1933, José-Carlos Padrao, originaire de São Pedro do Sul, de la section portugaise de Wasquehal et Augusto De Castro, de Tourcoing fondent Le groupement des anciens combattants portugais de Wasquehal, Croix et environs qui tient son siège à la Fraternelle, au 28 rue de Flers, à Wasquehal[47].

Elle est à nouveau occupée pendant la Seconde Guerre mondiale. Le QG de la 15e armée allemande y est installé pendant l'Occupation[48]. Un quartier de l'avenue de la Marne est réquisitionné par l'armée allemande pour y établir le quartier général de la plus importante armée allemande du front Ouest.

Le Tourcoing contemporainModifier

La "Cité du Broutteux" a été gravement touchée par la crise textile des années 1970. Il n'était pas rare à cette époque que les cafés servaient de lieu de réunion comme avec l'Union Mutualiste de Tourcoing, société de secours mutuel, qui organisait ses manifestations au café de Jules Massa, Chez Léon, place Fénelon à Wasquehal[49].

Politique et administrationModifier

Ancien RégimeModifier

L’échevinâge de Tourcoing existe au moins depuis 1432. Le premier bailli fut Gautier des Prés, et les premiers échevins Pierrart de Falempin et Jean Noblet. En 1447, on trouve comme échevins : Jean du Castel, Arnoul le Maître, Jean Noblet et comme bailli Guillaume du Bus[50].

Il existait également un échevinage spécifique au quartier des Poutrains, qui était à l'époque une baronnie indépendante (il faut préciser que Tourcoing, sous l’Ancien Régime, constituait une seule et même paroisse mais se divisait en un véritable imbroglio de fiefs féodaux)[51].

Tourcoing et tous ses quartiers devinrent administrativement une commune avec conseil municipal lors de la Révolution, en 1790[51].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

 
Tourcoing et ses quartiers.

La ville se trouve dans l'arrondissement de Lille du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 des neuvième et dixième circonscription du Nord.

La ville a été répartie en 1801 entre les cantons de Roubaix-Nord et de Tourcoing-sud. En 1895 cette répartition est modifiée avec la constitution d'un canton de Tourcoing-Nord-Est[52].

Depuis lors, la ville était le chef-lieu de trois cantons :

Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais le bureau centralisateur des cantons de Tourcoing-1 et de Tourcoing-2.

IntercommunalitéModifier

La commune est membre depuis sa création en 1967 de la communauté urbaine de Lille (Lille Métropole Communauté urbaine ou LMCU), transformée le pour former la Métropole européenne de Lille.

Tendances politiques et résultatsModifier

Au premier tour des élections municipales de 2014 dans le Nord, Michel-François Delannoy (PS-PC-EELV-PRG-MRC) est arrivé en tête à Tourcoing, dans le département du Nord. Le maire sortant a obtenu 40 % des suffrages et s'est placé devant Gérald Darmanin (UMP-UDI), qui a récolté 37,3 % des voix.

Au second tour, le candidat UMP Gérald Darmanin remporte néanmoins les élections municipales à Tourcoing avec 45,61 % des voix devant Michel-François Delannoy (PS) et Jean-François Bloc (FN)[53]. Il démissionne après sa nomination au Gouvernement Édouard Philippe[54] et est remplacé comme maire de Tourcoing par son ancien premier-adjoint, Didier Droart en .

Celui-ci décède fin , et le conseil municipal du élit Jean-Marie Vuylsteker comme maire et Gérald Darmanin comme premier maire-adjoint. Celui-ci, qui avait envisagé de démissionner du gouvernement pour reprendre la direction de la ville, annonce son intention de conduire une liste municipale lors des élections de 2020 et de conquérir la présidence de la métropole européenne de Lille[55],[56].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1899 1919 Gustave Dron[57] Radical Médecin
Conseiller général de Tourcoing-Sud (1887 → 1904)
Vice-président du conseil général du Nord (1900 → 1902)
Député du Nord (1889 → 1914)
Commandeur de l'Ordre de Léopold, Chevalier de la Légion d'honneur
1919 1925 François Leduc Solidarité républicaine Médecin
1925 1930 Gustave Dron[57] Radical Médecin
Conseiller général de Tourcoing-Sud (1887 → 1904)
Sénateur du Nord (1924 → 1930)
Vice-président de la Chambre des députés
Président du conseil supérieur de l’Assistance publique (1922 → ?)
Commandeur de l'Ordre de Léopold, Chevalier de la Légion d'honneur
Décédé en fonction
1930 1930 Jules Brassart Solidarité républicaine  
1930 1935 Albert Inghels[58] SFIO Fileur dans une usine cotonnière
Cafetier
Employé municipal à Lille
Député du Nord (1914 → 1924 et 1932 → 1936)
Conseiller général du canton de Tourcoing-Nord-Est
1935 1941 Edmond Salembien Radical Industriel
1941 1944 Léon Marescaux Gauche radicale vice-président de la Chambre de commerce du Nord
Conseiller au commerce extérieur
1944 1947 Fernand Lamblin Radical/PCF Industriel
Comité de libération nationale
1947 1954 Louis Paris SFIO Négociant en textile, marchand de journaux
Président de la délégation municipale[C'est-à-dire ?]
1954 juillet 1955 René Debesson SFIO Professeur honoraire
Sénateur du Nord (1973 → 1979)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (1973 → 1979)
Démissionnaire
juillet 1955 mars 1959 Louis Paris SFIO Négociant en textile, marchand de journaux
Président de la délégation municipale[C'est-à-dire ?]
Conseiller général de Tourcoing-Nord-Est (1955 → 1961)
mars 1959 mars 1977 René Lecocq UDR Professeur d'anglais et de lettres
Conseiller général de Tourcoing-Sud (1964 → 1976)
mars 1977 août 1979 Guy Chatiliez MRP puis PS Journaliste à Nord Éclair
Décédé en fonction
août 1979[59] mars 1983 Maurice Devloo PS Employé de la CPAM de Tourcoing
mars 1983[60] mars 1989 Stéphane Dermaux UDF Directeur commercial
Député du Nord (1986 → 1988)
Député européen (1988 → 1989)
Conseiller général de Tourcoing-Sud (1976 → 1988)
mars 1989 mars 2008[61],[62] Jean-Pierre Balduyck PS Salarié textile Syndicaliste
Député du Nord (10e circ) (1988 → 1993 puis 1997 → 2002)
Conseiller général de Tourcoing-Nord-Est (1979 → 1985)
Vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine (2002 → 2008)
mars 2008[63] avril 2014[64] Michel-François Delannoy PS Assistant parlementaire
Conseiller général de Tourcoing-Nord-Est (1998 → 2010)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (2010 → 2015[65])
Vice-président de Lille Métropole Communauté urbaine (2008 → 2014)
avril 2014[66],[67] septembre 2017[54] Gérald Darmanin UMP-LR
puis LREM
Ministre de l'Action et des Comptes publics (2017 →)
Député de la 10e circonscription du Nord (2012 → 2016)
Conseiller régional des Hauts-de-France (2016[68] →)
Vice-président du conseil régional des Hauts-de-France (2016 → 2017)
Vice-président de la MEL (2014 → 2017)
Démissionnaire lors de sa nomination comme ministre
septembre 2017[69] janvier 2019[70] Didier Droart LR Pâtissier retraité
Décédé en fonction
février 2019[56],[71] 23 mai 2020 Jean-Marie Vuylsteker LR  
23 mai 2020 3 septembre 2020[72] Gérald Darmanin LREM Ministre de l'Action et des Comptes publics (2017 → 2020)
Ministre de l'Intérieur (2020 →)
Démissionnaire
13 septembre 2020[73] En cours Doriane Bécue DVD Adjointe aux affaires sociales
Vice-présidente du conseil départemental du Nord (2015 →)

JumelagesModifier

 
Villes jumelées avec Tourcoing 
Villes jumelées avec Tourcoing 
VillePaysPériode
 arrondissement de Mitte[74] Allemagnedepuis le
Biella[75],[74] Italiedepuis le
 Bottrop[76],[74] Allemagnedepuis le
 Guimarães[74],[77] Portugaldepuis le
 Jastrzębie Zdrój[74],[78] Polognedepuis le
 Mouscron[74] Belgiquedepuis le
 Mühlhausen[74] Allemagnedepuis le
 Partyzanski District (en)[74] Biélorussiedepuis
Rochdale[74],[79] Royaume-Unidepuis le

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[80],[Note 7]

En 2018, la commune comptait 97 442 habitants[Note 8], en augmentation de 3,69 % par rapport à 2013 (Nord : +0,41 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 11011 38011 99914 66117 97319 96622 50326 83427 615
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
29 64633 49838 26243 32248 63451 89558 00865 47773 353
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
79 24381 67182 64478 60081 37981 97278 39376 08083 416
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
89 25898 755102 23996 90893 76593 54092 35792 01897 476
2018 - - - - - - - -
97 442--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[81].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population de Tourcoing est une population jeune c'est-à-dire que près de la moitié des habitants ont moins de 30 ans (contre environ 36% en moyenne en France)[82] . Outre sa jeunesse , la population tourquennoise se caractérise par une surreprésentation de familles monoparentales: 14,4% des familles à Tourcoing en 2014 contre 8,7% en France.[83]

2014 % 2009 %
Ensemble 95 329 100,0 92 389 100,0
0 à 14 ans 22 986 24,1 21 980 23,8
15 à 29 ans 20 145 21,1 20 724 22,4
30 à 44 ans 20 030 21,0 19 481 21,1
45 à 59 ans 16 184 17,0 15 306 16,6
60 à 74 ans 10 036 10,5 9 071 9,8
75 ans ou plus 5 948 6,2 5 827 6,3
Ménages selon leur composition en 2014
Nombre de ménages[84] Population des ménages
2014 % 2009 % 2014 2009
Ensemble 37 700 100,0 35 932 100,0 93 940 91 225
Ménages d'une personne 12 400 32,9 11 317 31,5 12 400 11 317
hommes seuls 5 405 14,3 4 457 12,4 5 405 4 457
femmes seules 6 995 18,6 6 860 19,1 6 995 6 860
Autres ménages sans famille 882 2,3 931 2,6 2 269 2 376
Ménages avec famille(s) dont la famille principale est : 24 418 64,8 23 684 65,9 79 271 77 532
un couple sans enfant 7 263 19,3 7 166 19,9 14 955 14 796
un couple avec enfant(s) 11 730 31,1 11 561 32,2 48 452 48 109
une famille monoparentale 5 424 14,4 4 958 13,8 15 864 14 627
Pyramide des âges en 2007
Pyramide des âges à Tourcoing en 2007 en pourcentage[85].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
4,2 
75 à 89 ans
7,6 
8,8 
60 à 74 ans
10,2 
17,0 
45 à 59 ans
17,2 
21,3 
30 à 44 ans
20,9 
23,7 
15 à 29 ans
21,7 
24,8 
0 à 14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[86].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

EnseignementModifier

Tourcoing draine la majeure partie des élèves de son bassin de population, qui se compose des communes plus ou moins limitrophes de Roncq, Neuville-en-Ferrain, Halluin, Mouvaux, Linselles, Bondues, Bousbecque et Comines ; en témoigne le réseau de transport scolaire qui débouche toujours sur le centre-ville de Tourcoing.

Tourcoing compte trois prestigieux établissements d'enseignement secondaire, historiquement liés à la ville : pour l'enseignement privé catholique, l'Institution libre du Sacré-Cœur[87], fondée en 1666 ; pour l'enseignement public en France, le Lycée d'État Gambetta[88], créé en 1885. Et le lycée numérique Colbert, nationalement reconnue, public aussi.

La carte scolaire de Tourcoing est riche : une vingtaine d'établissements secondaires, dont deux lycées d'enseignement général, deux lycées d'enseignement technologique, et un lycée d'enseignement professionnel. On notera le nombre relativement important de collège privés catholiques.

Depuis 2004, l'École Nationale des Douanes s'est installée à Tourcoing.

En 2008, avec le projet le Virolois se réinvente le Lycée Le Corbusier Tourcoing a déménagé rue des Piats dans une structure design et technologique offrant à ses élèves spécialisés en BTP et Communication graphique la possibilité de travailler dans des ateliers modernes et professionnels.

L'Université de Lille est présente à Tourcoing par l'intermédiaire de son Département Arts Plastiques, ainsi que de l'Institut Universitaire de Technologie de Lille B.

CultureModifier

La Ville compte également de nombreuses structures artistiques et culturelles (liste non exhaustive) :

 
Beffroi de la Chambre de commerce de Tourcoing.
Espaces verts
Théâtre
Musique
  • Le Conservatoire de musique et de danse
  • L'Atelier lyrique de Jean-Claude Malgoire
  • L'EF2M, Espace de Formation aux Métiers de la Musique [92]
  • Les Crick-Sicks, orphéon
  • L'Orchestre d'harmonie de la ville
  • Le Grand Mix, salle de concert
  • Tourcoing Jazz Festival Planètes (25e édition en 2011
  • La Voix du Rock
Musées
Médiathèques
  • Tourcoing dispose de 4 médiathèques, 1 ludothèque et 1 Pôle multimédia. Ces structures sont organisées en réseau, appelé depuis 2013 le Réseau des idées[96].
  • La Médiathèque André Malraux se situe dans le Centre-ville, la Médiathèque Aimé Césaire dans le quartier du Blanc-Seau, la Médiathèque Andrée Chedid dans le quartier de Belencontre et la Ludomédiathèque Colette dans le quartier de la Bourgogne.
  • La bibliothèque a été créé en 1844 sur les conseils de l'archiviste général du Nord. Elle ouvre en 1895 avec 2 254 volumes inscrits au catalogue[97].
  • Les médiathèques de Tourcoing proposent des livres, BD, mangas, comics, revues, livres à écouter, liseuses électroniques[98], CD, DVD, partitions et jeux.
  • Le fonds patrimonial de la Bibliothèque de Tourcoing se compose de 3 008 volumes imprimés du XVIe siècle au début du XXe siècle, de 35 manuscrits et d’une collection de 4 763 cartes postales. Trois thématiques sont particulièrement travaillées : le religieux, l'histoire locale et le textile. Le plus ancien ouvrage conservé est le texte de la Pharsale du poète Lucain dans une édition de Simon de Colines (1528), un des premiers imprimeurs humanistes parisiens du XVIe siècle. La médiathèque possède également des livres d'artistes[99].
  • Autre spécificité : le Service aux collectivités jeunesse est une médiathèque spécialisée pour les professionnels de l'enfance de Tourcoing. Elle s'adresse aux enseignants des écoles maternelles et élémentaires publiques ou privées, personnels des établissements de l'enseignement spécialisé, animateurs des centres de loisirs municipaux ou associatifs, personnels des structures d'accueil de la Petite Enfance associatives ou municipales et salariés et bénévoles des associations ou des institutions publiques qui souhaitent développer un projet autour du livre et de la lecture[100].
Arts
  • Le Fresnoy - Studio national des arts contemporains[101].
  • L'École régionale supérieure d'expression plastique (ERSEP) : enseignement supérieur des Beaux-Arts en collaboration avec le Département Arts Plastiques de l'Université de Lille.
  • Flux Flow Factory - lieux d'exposition de 600 m2 (peintures, photographies, lithographies, affiches de collections, musée du pain d'épices)[102],[103],[104].
  • La Plaine Image (éco-quartier de l'Union).

SantéModifier

La ville de Tourcoing possède un centre hospitalier, le centre hospitalier Gustave-Dron[105].

SportsModifier

  • Tennis : Le Tennis Club U.S.T « Ma Campagne » est un club convivial situé dans un espace agréable (facilité d’accès pour les vélos et parking voitures). Le club vous offre la possibilité de pratiquer le tennis sur 3 courts couverts en moquette, ainsi que 2 courts extérieurs en Greenset. Le tournoi officiel se déroule chaque année de mi-novembre à mi-décembre[106].
  • Football : Tourcoing n'a brillé en football que lorsque ses clubs ont su s'unir à ceux de Roubaix pour créer le CO Roubaix-Tourcoing plus connu sous l'appellation CORT. Actuellement, l'Union Sportive Tourcoing Football Club évolue en Régional 1, et l'Union Sportive Portugaise Roubaix Tourcoing en Régional 2.
  • Volley-ball : La ville dispose d'un club de volley, le Tourcoing Lille Métropole Volley-Ball plus connu sous l'appellation TLM. Le club évolue en 2015-2016 en Ligue B masculine. Le club a évolué au plus haut niveau national et européen en participant de nombreuses fois aux Coupes d'Europe.
  • Basket-ball : La ville compte également un club jouant en Nationale 2 (quatrième division nationale: la Saint-Michel Tourcoing).
  • Athlétisme : Un club de haut niveau, l'Union sportive tourquennoise, entraînant notamment Robert Korzeniowski triple champion olympique, double champion du monde et détenteur du record du monde du 50 kilomètres marche[107].
  • Lutte : Un club de lutte réputé, le lutteur club de Tourcoing, dont est membre Vanessa Boubryemm, médaille d'or des championnats d'Europe 2006 (moins de 51 kg en lutte féminine)[108].
  • Water polo : Les Enfants de Neptune (ENT), club le plus titré du water-polo français avec 46 titres de Champion de France.
  • Escrime : Centre d'initiation à l'escrime de Tourcoing (CIET) où a évolué Didier Flament, champion olympique en 1980[109].
  • Floorball : Le Nordiques Floorball Club est le premier club de Floorball créé dans le Nord en 2004.
  • Danse : L'école de danse UST Vermont propose des cours tous niveaux en danse classique et jazz. Cette école réalise un gala en fin d'année avec tous les élèves.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Grand prix international de lutte[110]
  • Challenge d'escrime[111]
  • La Nuit détonnante - Fête des allumoirs
  • Le Tournoi mondial de Basket de la Jeune Garde
  • Le Week-end Géants
  • La Voix du Rock
  • Le Week-end Vert
  • Tourcoing Plage[112]
  • La semaine du patrimoine dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine
  • Boucles tourquennoises (athlétisme)[110]
  • Festival de jazz[113]
  • Les Fêtes de fin d'année - Village féérique de Noël

ReligionsModifier

ChristianismeModifier

Catholicisme
 
L'église Sainte-Anne dans le quartier du Brun-Pain
 
L'église Notre-Dame de la Marlière

Le doyenné de Tourcoing, qui fait lui-même partie du diocèse de Lille, est subdivisé en cinq paroisses (Saint-Pierre, Saint-Éloi, Saint-Jean-l'Évangéliste, Notre-Dame-des-Peuples et Sainte-Famille).

  • Dans tous les quartiers de la ville, on remarque des églises généralement en briques, datant de la deuxième moitié du XIXe siècle ou du début du XXe siècle, notamment
  • L'église Sainte-Anne au Brun-Pain, rue du Brun-Pain.
  • L'église Notre-Dame-de-la-Consolation, rue du Pont de Neuville
  • L'église Saint-Jean-Baptiste rue du Touquet
  • L'église Saint-Louis (aujourd'hui désaffectée) au croisement de la rue de l'Épidème et des Cinq-Voies, présentant cinq verrières de 1900 réalisées par les ateliers Lorin de Chartres[118].
  • L'église Saint-Joseph, rue Blanche.
  • L'église Saint-Jean-l'Évangéliste, rue du Blanc Seau.
  • L'église Saint-Jacques, rue de Roncq.
  • L'église Saint-Éloi, rue du Docteur Dupont.
  • L'église Saint-Blaise, Allée Achille Hodard.
  • L'église Notre-Dame de Lourdes, rue Ingres.
  • Chapelle de la Sainte Famille, rue Jean Froissart : située dans le quartier du Brun Pain, y est pratiqué le rite tridentin. Elle appartient au prieuré de la Sainte-Croix, lui-même dépendant de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X. La présence de cette chapelle et de sa communauté traditionaliste illustre aussi le fait que Tourcoing est le lieu de naissance de Mgr Marcel Lefebvre et lieu de résidence effectif ou proche de ses frères et sœurs.
  • La chapelle de l'hospice d'Havré, rue de Tournai (espace culturel).
  • La chapelle du Vœu du monastère des Bénédictines du Saint-Sacrement, rue Faidherbe.
  • La chapelle du collège Notre-Dame Immaculée, place Notre-Dame.
  • La chapelle du collège catholique Charles Peguy, place du Théâtre.
  • La chapelle du collège catholique du Sacré Cœur, rue de Lille.
  • La chapelle Notre-Dame des Victoires, rue Nationale.
Antoinisme
 
Temple du culte antoiniste
Protestantisme
  • L'ancien temple réformé, rue de la Malcense.
  • Le temple et siège de la Congrégation chrétienne en France est situé rue de Gand.
  • L'église évangélique assemblée chrétienne, rue de la Croix Rouge.
  • Le centre évangélique, rue Gustave Dron.
  • L'église évangélique, rue de l'Amiral Courbet.
  • Communauté Évangélique Pentecôtiste Bethania, boulevard gambetta.

IslamModifier

Sunnisme
  • Mosquée Salman El-Farisi, située dans le centre-ville.
  • Mosquée Es-Salam, située dans le quartier de la Croix-Rouge.
  • Mosquée Ibn Taymiya, située dans le quartier du Clinquet.
  • Mosquée Othman Ibn Affan, situées dans le quartier de la Bourgogne.

Témoins de JéhovahModifier

  • Salle du royaume, rue du Général Drouot.

ÉconomieModifier

La ville de Tourcoing compte, en 2018, 21 grandes entreprises (chiffre d'affaires de plus de 10 M€)[119] avec une dominante dans la distribution.

TextileModifier

Le Peignage de la Tossée : aux heures de gloire du textile français, en 1870, Adolphe Binet construit un atelier de peignage de laine qui après s'être appelée la société Binet fils devient en 1896 la société anonyme du Peignage de la Tossée. En 1968 le Peignage de la Tossée situé au 157 rue de Roubaix, absorbe le Peignage et Carbonisage de Mouvaux. En 1982 le Peignage de la Tossée est repris par la Société Dewavrin qui absorbe également le Peignage de l'Epinette, façonnier d'Alphonse Six. La fusion en 1988 des sociétés Alphonse Six et Dewavrin père et Fils donnera la Société Standard Wool France, filiale du groupe américain Standard Commercial Corporation (Caroline du Nord). L'activité principale de peignage de la laine (15 % de la production française), ira de 6 000 t de laine par an en 1949, pour atteindre 15 320 t en 1973 et jusque 160 000 t/an. S'y est ajoutée l'exploitation de la lanoline et de la suintine (graisses de la laine) qui sont raffinées pour les industries pharmaceutiques et cosmétiques, celle de la lanoline ira jusque 2 800 t/an. Le peignage de la Tossée occupera jusque 1 200 ouvriers en 1949. Fermé définitivement le , le site de l'ancienne usine de la Tossée se trouvant sur la Zone de l'Union a vocation à redevenir une "cité intégrée" mêlant en son sein logements, services, commerces de proximité, entreprises et équipements[120].

L'entreprise Vestiaire collective est installée depuis 2017 à la Tossée[121], permettant de redonner au site une identité textile[122].

Secteur tertiaireModifier

Longtemps en retard sur le tertiaire, la ville de Tourcoing bénéficie depuis une petite dizaine d'années d'une dynamique tertiaire avec notamment 2 pôles :

- L'ensemble tertiaire appelé Alhena[123]: composé de 2 pépinières d'entreprises (structure accompagnement de projet de création d'entreprise), ces 4 bâtiments d’activité sont destinés à un public professionnel diversifié tel que des artisans ou encore les professions libérales.

- L'entreprise Booking.com : D'abord installé à partir de 2016 rue de Tournai grâce aux fonds de la communauté urbaine, l'entreprise a déménagé en place Sébastopol[124] dans un nouveau bâtiment, plus grand, permettant d'accueillir de nouveaux salariés[125].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Édifices tourquennois majeurs :

 
L'hôtel de ville de Tourcoing.
  • Église Saint-Christophe
  • Hôtel de ville[126] (1885) : construit sur les plans de l'architecte Charles Maillard, l'hôtel de ville de Tourcoing est caractéristique du style Napoléon III. De vastes proportions, il s'agit d'un des plus beaux témoignages de la réussite économique d'une époque. À noter, son grand hall en atrium et la décoration intérieure des salles. Il est inscrit à l'inventaire des monuments historiques depuis 1981[127]

Architecture d'origine civile :

  • La gare de Tourcoing (1906), construite à l'occasion de l'Exposition internationale textile. Elle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1984[129].
  • Le lycée d'État Gambetta[130] (1885), typique de la fin du XIXe siècle.
  • Le lycée Colbert[131] (1935), dans un style néo-flamand.
  • Stand de Tir (1905).
  • Hôpital Gustave-Dron (1905).
  • Le Bureau de Bienfaisance (1894).
  • Centre-ville et alentours (particulièrement rue Nationale et rue de Lille) : un grand nombre d'hôtels particuliers (anciennes résidences des familles industrielles textiles) en cours de restauration (notamment l'hôtel Rasson-Wattine), construits à la fin du XIXe siècle dans un style éclectique inspiré de la Renaissance.
  • L'École Nationale des Douanes construite en 2004 par le cabinet d'architecture Jean Nouvel est un bel exemple d'architecture contemporaine. Son hall d'entrée est décoré par une œuvre d'Aki Kuroda inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques en 2009.
  • De nombreux bourloires, inscrits à l'inventaire des monuments historiques depuis 2003 : Bourloire La Nouvelle Bourloire[132], Bourloire Saint-Louis[133], Bourloire Saint-Christophe[134], Bourloire Notre-Dame de Consolation[135], Bourloire Saint-Eloi[136], Bourloire La Concorde[137], Bourloire Saint-Charles[138], Bourloire Saint-Raphaël[139].
  • La Villa Paula est un hôtel particulier Art Déco, imaginé par l'architecte tourquennois Charles Bourgeois (propriété privée).

Architecture d'origine religieuse :

 
L'hospice d'Havré réhabilité en « Maison Folie ».

Le canal de Roubaix est remis en navigation en 2008 (programme Blue Links). Il desservait notamment le site la « Zone de l’Union », un des plus grands chantiers de France de réhabilitation d’une friche industrielle de 80 ha environ s'étendant sur Roubaix, Tourcoing et Wattrelos (comprenant l'ancienne brasserie Terken) pour y aménager une zone d’activités de haute qualité environnementale, en associant les habitants des quartiers au projet, dans une dynamique de démocratie participative.

Personnalités liées à la communeModifier

Tourcoing dans les artsModifier

La ville ou ses monuments ont servi de décors ou de lieux de tournages à plusieurs films et notamment :

HéraldiqueModifier

Les armes de Tourcoing se blasonnent ainsi : « D'argent à la croix de sable chargée de cinq besants d'or ».

Identité visuelle (logo)Modifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Henri Leblanc, Histoire du Collège de Tourcoing, Imprimerie Jean Mathon (Tourcoing), 1870[144] (ISBN 978-0656989768)
  • J.-E. Van Den Driessche, Histoire de Tourcoing, Éditions La Découvrance, impression originale 1928[145] (ISBN 978-2842652999)
  • (picard) Jules Watteeuw, Chansons, fables et pasquilles tourquennoises, Tourcoing, Imprimerie Frère-Glorieux, 1883 (ISBN 978-1110031504)
  • Hervé Leroy, Tourcoing, l'audace de la discrète éditions Light Motiv (59110 La Madeleine), coll. Passages en ville. Photographes : Jean-Pierre Duplan, Eric Le Brun. 112 pages. (ISBN 9782952471732)
  • Histoire de Tourcoing Sous la direction d'Alain Lottin (Editions des beffrois 1986) (ISBN 2-903077665)
  • Tourcoing 39-45, bande dessinée d'olivier Gilleron et Francis Cold, Le Téméraire, 1994 (ISBN 2-908703-39-4)
  • Jean Christophe Tourcoing, mon pays, préface de Pierre Pierrard, 1977 [12]
  • Emile Vignoble, Tourcoing, la Victoire de l'An 2, Éditeur : Office de Tourisme de Wasquehal, 1993 (ISBN 2-9507495-0-X)
  • Histoire de Tourcoing, 1855, Charles Roussel-Defontaine (historien et maire de 1857 à 1879) Lire en ligne (ISBN 978-1241357771)
  • Guy Chatiliez, La force généreuse, Jean-François Roussel, (Les Editions du Net 2016) (ISBN 978-2-312-04201-5)
  • L'idéalisme en action, Jean-Pierre Balduyck, Entretiens avec Jean-François Roussel Préface de Lionel Jospin (Les Editions du Net 2019) (ISBN 978-2-312-06674-5)
  • Gustave Dron Une statue vivante, roman biographique de Jean-François Roussel Préface de Jean-Pierre Balduyck Postface de Martine Gabriel archivistes de la ville de Tourcoing (Les Editions du Net 2020) (ISBN 978-2-312-07844-1)

Articles connexesModifier

Géographie Histoire et patrimoine Personnalités Autres

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  9. Le carillon est un des plus importants de France. Deux carillons ont été construits aux XVIIe et XVIIIe siècles avant la destruction pendant la Révolution française. Un carillon restauré en 1819 et 1823 disparait pendant la Première guerre mondiale en 1917 où il est réquisitionné par les Allemands. L'actuel date de 1961. Une école nationale de carillon a été créée en 1971. A CL. « Pourquoi le carillon de Tourcoing est-il l'un des plus importants de France ?», dans La Voix du Nord du 5 août 2020, Tourcoing et la métropole C.

RéférencesModifier

  1. Bruno Renoul, « Avec 98089 habitants, Roubaix est de nouveau plus peuplée que Tourcoing », sur lavoixdunord.fr, (consulté le ).
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  8. « Station Météo-France Roubaix - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Tourcoing et Roubaix », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Roubaix - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Tourcoing et Lesquin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. Quel Grand Boulevard dans 100 ans ? (lavoixdunord.fr)
  16. « Tourcoing - La présence du Ouigo à Lille ne le fera pas disparaître de Tourcoing », sur La Voix du Nord (consulté le ).
  17. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
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