Ouvrir le menu principal

Bataille de La Châtaigneraie (juillet 1794)

Ne doit pas être confondu avec Bataille de La Châtaigneraie (1793).
Bataille de La Châtaigneraie

Informations générales
Date 12 juillet 1794
Lieu La Châtaigneraie
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France RépublicainsDrapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
Louis Bonnaire
Forces en présence
inconnues initialement
2 300 hommes en renfort[1]
4 000 hommes
(selon les républicains)[1]
Pertes
100 morts ou blessés[1]500 morts
(selon les républicains)[1]

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 39′ 00″ nord, 0° 44′ 21″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Vendée

(Voir situation sur carte : Vendée)
Bataille de La Châtaigneraie

Géolocalisation sur la carte : Pays de la Loire

(Voir situation sur carte : Pays de la Loire)
Bataille de La Châtaigneraie

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Bataille de La Châtaigneraie

La bataille de La Châtaigneraie se déroula lors de la guerre de Vendée.

La batailleModifier

Le 12 juillet 1794, le camp de La Châtaigneraie est attaqué par les Vendéens. À proximité de la ville, un premier détachement est mis en déroute et se replie dans le camp. Cependant une partie de la garnison panique et s'enfuit jusqu'à Fontenay-le-Comte et Niort, en revanche les bataillons de Bec d'Ambès et Paris résistent et repoussent les Vendéens. Le général Louis Bonnaire arrive à ce moment avec sa colonne forte de 2 300 hommes qui achève la déroute des rebelles. Selon le rapport de Bonnaire, 500 Vendéens sur 4 000 sont tués contre 100 morts ou blessés pour les Républicains. Bonnaire rapporte également la rentrée de 6 soldats, retenus prisonniers par les Vendéens depuis trois semaines[1]

« Le camp de la Châtaigneraie a été attaqué aujourd'hui par les brigands. Au premier avis que j'en ai reçu, je m'y suis transporté de suite, et à mon arrivée, les attaquans étaient en pleine déroute. Un des principaux chefs a été tué, on assure que c'est Mistoujlet (i). Une colonne les poursuit encore. Les brigands s'étaient rassemblés de plusieurs points pour l'attaque de la Châtaigneraie. Les braves chasseurs qui les ont poursuivis à trois lieues viennent de rentrer avec un drapeau blanc.

Voici quelques détails de cette affaire. Une colonne sortie du camp, qui s'était avancée à environ une lieue, a été attaquée à son retour par un grand nombre de brigands. Elle s'est bien battue, mais elle a été forcée de se replier précipitamment. Cette retraite a jeté l'alarme; une partie du camp a pris l'épouvante, et est allée annoncer à Fontenay et à Niort que l'ennemi était maître de la Châtaigneraie. La moitié du camp est restée à son poste qu'elle a défendu opiniâtrément, et a donné une chasse complète aux brigands qui, dans leur déroute, ont perdu au moins cinq cents hommes. Le succès de cette affaire est dû aux commandans des bataillons du Becd'Ambez et deuxième de Paris, qui, à l'aide du troisième de chasseurs à cheval et d'une partie de la gendarmerie, ont chargé impétueusement l'ennemi. Le camp s'est trouvé enveloppé par quatre mille hommes. Cent républicains ont été tués ou blessés dans cette affaire.

Six volontaires, prisonniers depuis trois semaines, sont rentrés. Ils confirment la mort de La Rochejacquelin, à Chanteloup, et celle de Marigny, fusillé par ordre de Stofflet, le lendemain de la précédente attaque de la Châtaigneraie[1]. »

— Rapport du général Bonnaire, le 12 juillet à La Châtaigneraie, au général Vimeux.

BibliographieModifier

RéférencesModifier