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Équipe cycliste Jumbo-Visma

équipe cycliste WorldTeam néerlandaise (1984-)
(Redirigé depuis Buckler-Colnago)
Jumbo-Visma
Jumbovisma.jpg
Informations
Statuts
Équipe pro (-)
Groupe Sportif I (d) (-)
ProTeam (-)
UCI WorldTeam (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Code UCI
Inconnu (de à ), RAB (de à ), BLA (du au ), BEL (de à ), TLJ (de à ) et TJV (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Discipline
Pays
Création
Saisons
36Voir et modifier les données sur Wikidata
Budget
9 millions d'euros (2017)
Marque de cycles
Encadrement
Directeur général
Richard Plugge (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeurs sportifs
Nico Verhoeven (depuis )
Jan Boven (depuis le )
Louis Delahaije (d) (depuis )
Addy Engels (depuis )
Mathieu Heijboer (depuis )
Frans Maassen (depuis )
Merijn Zeeman (d) (depuis )
Grischa Niermann (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Dénominations
-
Kwantum
-
Superconfex
-
Buckler
-
Wordperfect
Novell
-
Rabobank
-
Blanco
-
Belkin
-
LottoNL-Jumbo
depuis
Jumbo-Visma

L'équipe cycliste Jumbo-Visma (anciennement nommée Kwantum, Superconfex, Buckler, Wordperfect, Novell, Rabobank, Blanco, Belkin et LottoNL-Jumbo) est une équipe néerlandaise de cyclisme professionnel sur route créée en 1996 et ayant le statut d'équipe World Tour.

De 1996 à 2012, elle a eu pour principal sponsor l'institution de bancassurance néerlandaise Rabobank, qui a financé également une équipe continentale. À la suite du retrait de Rabobank, elle s'appelle Blanco, dans l'attente d'un nouveau sponsor. Entre 29 juin 2013 et le 31 décembre 2014, l'équipe s'appelle Belkin et change plusieurs fois de sponsor secondaire. En 2015, associée à la chaîne de supermarchés Jumbo, la loterie nationale néerlandaise sponsorise l'équipe qui est renommée Lotto NL-Jumbo. En 2019, elle prend son nom actuel : Team Jumbo-Visma.

L'équipe est dirigée par Richard Plugge. Au cours de ses décennies d'activité, des coureurs notables ont couru avec le maillot de l'équipe, dont Frans Maassen, Jean-Paul van Poppel, Edwig Van Hooydonck, Rolf Sørensen, Michael Boogerd, Erik Dekker, Oscar Freire, Michael Rasmussen, Thomas Dekker, Denis Menchov, Robert Gesink et Bauke Mollema. Elle compte à son palmarès un Tour d'Espagne (2007) et un Tour d'Italie (2009), remportés par Menchov, deux victoires au classement par équipes de la Coupe du monde (1999 et 2001), et une au classement individuel en 2001, par Erik Dekker. Rabobank a remporté plusieurs classiques dont le Tour des Flandres (Adrie van der Poel en 1986, Edwig Van Hooydonck en 1989 et 1991, Rolf Sørensen en 1997), Milan-San Remo (Freire en 2004, 2007 et 2010) et l'Amstel Gold Race (Boogerd en 1999 et Erik Dekker en 2001).

Sommaire

Historique des sponsorsModifier

L'équipe est créée en 1984, sous le nom de Kwantum. Elle prend successivement les noms de Superconfex (1987), Buckler (1990), WordPerfect (1993) puis Novell en 1995, après la fusion des sociétés Novell et WordPerfect Corporation.

L'institution de bancassurance néerlandaise Rabobank s'engage avec Jan Raas et l'Union royale néerlandaise de cyclisme (KNWU) en janvier 1996 pour trois saisons, avec une option pour deux années supplémentaires. Le contrat implique un investissement de 10 à 12 millions de florins par an de Rabobank vers le cyclisme, comprenant l'équipe professionnelle Rabobank, un plan de développement de jeunes talents avec des équipes amateurs et juniors, et le sponsoring des équipes nationales néerlandaises de cyclo-cross aux championnats du monde[1]. Ce programme est appelé Rabobank Wielerplan (Plan cyclisme Rabobank).

Rabobank lève l'option l'année suivante, s'engageant ainsi jusqu'en 2001. L'engagement de Rabobank pour la période 1997-2001 s'élève à 60 millions de florins[2]. Un prolongement jusqu'en 2003 intervient en 1999[3], avec une nouvelle option pour deux ans supplémentaires levée par Rabobank, qui investit 40 millions de florins sur la période 2002-2004[4]. Un nouveau prolongement jusque fin 2008, intervenu en 2004, porte l'investissement à 10 millions d'euros par an environ[5]. L'engagement suivant, signé en janvier 2007, court jusqu'en 2012[6], prolongé ensuite jusque 2016[7].

L'équipe Rabobank, de même que ses prédécesseurs, a roulé sur des cycles Colnago jusqu'en 2008. Entre 2009 et 2013, elle utilise des cycles Giant.

Le , le sponsor Rabobank annonce arrêter de sponsoriser l'équipe en fin d'année 2012[8]. Dans l'attente d'un nouvel sponsor principal, elle prend le nom Blanco Pro Cycling en 2013[9]. Elle dispose de 12 millions d'euros pour fonctionner sans sponsor durant cette saison[10]. En juin 2013, l'entreprise américaine Belkin, fabricant de matériel informatique, s'engage pour devenir le sponsor principal de l'équipe pendant deux ans et demi, à partir du Tour de France 2013[11],[12]. En 2014, elle passe sur le cycles Bianchi.

Belkin arrêtant le parrainage à l'issue de la saison 2014. En 2015, l'équipe est renommée « Team LottoNL-Jumbo » après l'arrivée de la loterie nationale néerlandaise et de la chaîne de supermarchés Jumbo en tant que sponsors. En 2019, la loterie est remplacée par Jumbo qui devient le nouveau sponsor principal, tandis que Visma, une société norvégienne de logiciels de gestion et de solutions informatiques, est le nouveau co-sponsor de l'équipe pour au moins cinq ans[13].

Encadrement de l'équipeModifier

 
Erik Breukink, manager de l'équipe Rabobank de 2004 à 2012

À sa création, l'équipe professionnelle Rabobank est dirigée par Theo de Rooij et Adri van Houwelingen, Jan Raas exerce la fonction de manager général des trois équipes (professionnelle, amateur et junior)[1].

En 2004, De Rooy remplace Raas à la direction générale à la suite d'une décision de Rabobank[14]. De Rooy est remplacé à la direction de l'équipe professionnelle par Erik Breukink[15].

L'« affaire Rasmussen » entraîne la démission de De Rooy en août 2007[16]. Henri van der Aat est nommé manager intérimaire[17]. Cet intérim prend fin le , avec l'arrivée de Harold Knebel au poste de manager général de l'équipe[18],[19].

Sous la direction d'Harold Knebel et d'Erik Breukink, l'équipe Rabobank comprend quatre directeurs sportifs en 2009 : Jan Boven, Erik Dekker, Frans Maassen et Adri van Houwelingen. Boven et Dekker sont d'anciens coureurs de l'équipe ayant intégré son encadrement respectivement en 2009 et 2007, dès après avoir mis fin à leur carrière de coureur. Van Houwelingen exerce cette fonction depuis la création de l'équipe et Maassen depuis 1999 ; il a également dirigé l'équipe Rabobank junior qui a existé de 1996 à 2002. Joop Zoetemelk a été directeur sportif jusqu'en 2006, Nico Verhoeven de 1998 à 2004 et Luc Schiemsky de 1999 à 2001. Fin 2012, Breukink quitte l'équipe[20].

En 2013, en même temps que le sponsor Rabobank se retire, Harold Knebel quitte la direction de l'équipe. Il est remplacé par Richard Plugge, jusqu'alors responsable de la communication de l'équipe, et ancien rédacteur en chef du journal sportif NUsport (nl). La direction sportive est assurée par Nico Verhoeven[21]. L'équipe de direction comprend Eric Dekker, Jan Boven, Frans Maassen, Michiel Elijzen et Jeroen Blijlevens. Merijn Zeeman devient entraîneur de l'équipe. Il entraînait auparavant l'équipe Argos-Shimano[22].

Durant l'intersaison 2016-2017, plusieurs changements interviennent dans l'encadrement de l'équipe devenue entre-temps le Team Lotto NL-Jumbo. Nico Verhoeven occupe désormais une fonction de « directeur de course » (race director), qui l'amène à se concentrer sur les stratégies et tactiques de course. Merijn Zeeman, nommé sportive director, est responsable de la politique sportive globale et est moins présent en course[23]. Il demeure néanmoins l'entraîneur de Steven Kruijswijk[24]. Deux directeurs sportifs viennent renforcer l'équipe : Grischa Niermann et Sierk Jan de Haan[23]. Les autres directeurs sportifs sont Frans Maassen, Jan Boven et Addy Engels. Mathieu Heijboer est high performance manager de l'équipe[25].

Histoire de l'équipeModifier

1984-1986 : Kwantum Hallen-Decosol-YokoModifier

Après la saison 1983, l’équipe TI-Raleigh est dissoute à cause de différends entre le leader Jan Raas, champion du monde en 1979, et le directeur sportif Peter Post[26]. Sept coureurs suivent Post dans la nouvelle équipe Panasonic et six autres rejoignent Raas au sein de l'équipe Kwantum[27], dont Guillaume Driessens et Walter Godefroot.[28]. Au cours de sa première année d'existence, l'équipe remporte sur le Tour de France le maillot rouge du classement des sprints intermédiaires avec Jacques Hanegraaf ainsi qu'une étape du Tour, l'Amstel Gold Race et le championnat des Pays-Bas grâce à Jan Raas.

Après 1984, Raas arrête sa carrière et en devient le manager de l'équipe. En 1985, l'équipe remporte de nombreux succès tout au long de la saison : trois étapes du Tour de France avec Gerrit Solleveld, Henri Manders et Maarten Ducrot, le Tour du Luxembourg avec Jelle Nijdam, le Tour de Belgique, le Championnat de Zurich et Paris-Tours avec Ludo Peeters, la Classique de Saint-Sébastien et Paris-Bruxelles avec Adrie van der Poel, le titre national avec Jacques Hanegraaf, ainsi que Tirreno-Adriatico et le championnat du monde avec Joop Zoetemelk. L'année 1986 est relativement moins réussie, même si l'équipe gagne le Tour des Flandres avec Van der Poel, une étape du Tour de France avec Peeters et le Tour de Belgique avec Nico Emonds.

1987-1989 : Superconfex-YokoModifier

Pour la saison 1987, le sponsor principal devient Superconfex : cette année-là, l’équipe est officiellement nommée Superconfex-Kwantum-Yoko-Colnago. Jan Raas reste le chef de l'équipe. Après une victoire de Ludo Peeters sur Kuurne-Bruxelles-Kuurne, le nouveau sprinteur Jean-Paul van Poppel (arrivé de l'équipe Skala-Skil) offre une excellente année à l'équipe avec deux victoires d'étape sur le Tour de France (dont deux pour van Poppel) et le classement par points. Toujours sur le Tour, Jelle Nijdam gagne le prologue et porte un jour le maillot jaune, tandis que Nico Verhoeven et Rolf Gölz s'adjugent également une étape chacun. L'Allemand remporte également le Tour d'Andalousie, le Tour du Haut-Var et le Championnat de Zurich. Joop Zoetemelk met fin à sa carrière avec une victoire sur l'Amstel Gold Race.

En 1988, l'équipe prend le nom de Superconfex-Yoko-Opel-Colnago. La saison est une nouvelle fois riche en succès. Rolf Gölz est particulièrement performant, il s'adjuge la Flèche wallonne, le Tour des Asturies, une étape du Tour de France et, entre septembre et octobre, Paris-Bruxelles, le Tour d'Irlande, Milan-Turin et le Tour du Piémont. Van Poppel gagne quatre étapes du Tour de France, tandis que Jelle Nijdam s'adjuge l'Amstel Gold Race et une étape du Tour. Frans Maassen s'impose sur le Tour de Belgique. Au cours de la saison 1989, Van Poppel rejoint Panasonic, mais le nombre de victoires ne diminue pas. La formation néerlandaise remporte trois des douze courses de la nouvelle Coupe du monde : le Tour des Flandres avec Edwig Van Hooydonck, la Wincanton Classic avec Maassen et Paris-Tours avec Nijdam. Ce dernier s'adjuge également deux étapes du Tour de France et Paris-Bruxelles, tandis que Gerrit Solleveld remporte Gand-Wevelgem et Gölz répète sa victoire sur Milan-Turin.

1990-1992 : Buckler-Colnago-DeccaModifier

 
Le maillot de l'équipe Buckler

Fin 1989, la marque de bière Buckler devient le sponsor principal de l'équipe, qui est renommée Buckler-Colnago-Decca. En 1990, les coureurs de Jan Raas n'obtiennent pas de grands succès sur les classiques. La formation est plus en réussite sur les courses par étapes. Elle gagne trois étapes du Tour de France (succès de Maassen, Solleveld et Nijdam), le Tour de Belgique et la Flèche brabançonne avec Maassen, le Tour des Pays-Bas avec Nijdam, le championnat des Pays-Bas pour Peter Winnen et de nombreuses semi-classiques.

En 1991, l’équipe remporte à nouveau trois victoires sur la Coupe du monde : le Tour des Flandres avec Edwig Van Hooydonck, l'Amstel Gold Race avec Frans Maassen et le Grand Prix de la Libération qui se dispute sous la forme d'un contre-la-montre par équipes. Maassen gagne également le Tour des Pays-Bas, tandis que Jelle Nijdam s'adjuge une étape du Tour de France et que Steven Rooks, arrivé cette année en provenance de Panasonic-Sportlife devient champion des Pays-Bas.

La saison 1992 est la moins réussie depuis la création de l'équipe huit ans plus tôt. Seules 26 courses sont remportées, contre 64 victoires lors de la saison 1988, la plus réussie pour cette formation. Parmi ses principaux succès, l'équipe a notamment gagné trois étapes du Tour d'Espagne, avec Nijdam (deux jours avec le maillot or), Van Hooydonck et Eric Vanderaerden et le Tour des Pays-Bas avec Nijdam. En septembre, le jeune Erik Dekker, âgé de 22 ans, rejoint l'équipe. Après cette saison, Buckler décide de ne plus sponsoriser l'équipe.

1993-1995 : Wordperfect et NovellModifier

 
Raúl Alcalá avec WordPerfect en 1993

En 1993, c'est la marque informatique WordPerfect qui prend le relais en tant que sponsor titre. Steven Rooks quitte l'équipe et rejoint Festina-Lotus, tandis que Raúl Alcalá arrive en provenance de PDM-Concorde et Léon van Bon devient néo-professionnel. L'équipe obtient 29 victoires, mais aucune grande course. Les plus importantes sont les Trois Jours de La Panne avec Eric Vanderaerden et le Tour DuPont avec Alcalá. La saison 1994 voit les débuts professionnels de Michael Boogerd (21 ans), alors que Viatcheslav Ekimov est recruté en provenance de chez Novemail-Histor. Ce dernier remporte le Tour de la Communauté valencienne et le Tour DuPont, tandis que Frans Maassen gagne le Tour du Luxembourg. L'année est encore décevante avec seulement 25 victoires.

En 1995, Novell devient le sponsor principal de l'équipe qui est renommée Novell Software-Decca. L'entreprise américaine, qui a racheté le précédent sponsor WordPerfect, mise sur le cyclisme, le « troisième sport le plus regardé en Europe, pour être reconnue en Europe ». L'équipe est dotée d'un budget de 5 millions de dollars, et recrute comme leader le sprinteur ouzbek Djamolidine Abdoujaparov, âgé de 31 ans et qui vient de remporter le classement par points du Tour de France en 1994[29]. Pour la troisième année consécutive, l'équipe réalise de bonnes classiques, mais sans grandes victoires. Le nombre de succès est encore inférieur à ceux de 1993 et 1994. Abdoujaparov remporte la dernière étape du Tour de France, Ekimov une étape du Tour de Suisse et Van Hooydonck la Flèche brabançonne. En mai, Novell annonce la fin de son sponsoring en fin de saison à la suite d'un changement de stratégie marketing[30].

1996-2012 : RabobankModifier

1996-1999 : les victoires avec Sørensen, Van Bon et BoogerdModifier

À la fin de la saison 1995, le nouveau sponsor de l'équipe devient l'institution bancaire néerlandaise Rabobank. Raas conserve la direction de l’équipe (qui porte le maillot distinctif blanc-orange-bleu), tandis que Theo de Rooy, Adri van Houwelingen et Joop Zoetemelk en deviennent les directeurs sportifs. L’équipe ne conserve que huit coureurs de l'équipe Novell et recrute des coureurs expérimentés tels que Adrie van der Poel, Erik Breukink, Rolf Sørensen et Johan Bruyneel, ainsi que d'autres coureurs plus jeunes comme Richard Groenendaal, Koos Moerenhout et le néo-professionnel australien Robbie McEwen. Jan Raas reste le chef de l'équipe pendant les huit premières années, avant d’être soudainement démis de ses fonctions en 2003.

Au cours de la première année avec le maillot Rabobank, l'équipe réalise une campagne de classiques catastrophique, ce qui provoque la colère de Raas. Le sponsor n'est pas satisfait par les résultats. Selon un coureur anonyme qui a témoigné en 2013, le médecin de l'équipe Geert Leinders leur présente en mai 1996 ce qu'est l'EPO, l'hématocrite, quels sont les dangers, les avantages et les effets secondaires. Lors du Tour de France, les Rabobank prennent de l'EPO pour la première fois, avec modération[31]. L'équipe remporte deux étapes du Tour avec Boogerd et Sørensen, les Trois Jours de La Panne avec Ekimov, le titre national du contre-la-montre avec Dekker, le Tour des Pays-Bas avec Sørensen, ainsi que plusieurs étapes de courses mineures. Johan Bruyneel, en fin de carrière, abandonne sur le Tour de France. En 1997, Rolf Sørensen ramène le succès pour l'équipe sur une manche de Coupe du monde après six ans sans victoire, en remportant le Tour des Flandres. Le Danois mène également le classement individuel de la Coupe du monde pendant plusieurs mois, mais se fait dépasser par Michele Bartoli lors de la dernière épreuve pour seulement cinq points. Au cours de la même saison, Breukink devient champion des Pays-Bas, Dekker gagne le Tour des Pays-Bas, tandis que Léon van Bon et Max van Heeswijk (arrivé de chez Motorola) remportent chacun une étape du Tour d'Espagne. Recruté pour viser le général des grands tours à la suite de sa 5e place sur le Tour 1996, Peter Luttenberger n'est pas à la hauteur des attentes. Toujours en 1997, est créée l'équipe espoirs de Rabobank sous le nom de Rabobank Beloften (Rabobank Espoirs). À l'issue d'une première saison jugée satisfaisante, la société Rabobank, sponsor de l'équipe, prolonge et étend son engagement en créant une équipe juniors, dirigée par Frans Maassen, et une équipe espoirs, dirigée par Nico Verhoeven[32].

En 1998, Léon van Bon a remporté la HEW Cyclassics à Hambourg, une manche de la Coupe du monde, et une étape du Tour de France. Boogerd remporte le Semaine catalane et le titre national en ligne, Patrick Jonker devient champion des Pays-Bas du contre-la-montre, Sørensen gagne son deuxième Tour des Pays-Bas. Michael Boogerd devient le leader de l'équipe pour les grandes courses par étapes et obtient une surpenant 5e place sur le Tour de France, marqué par l'affaire Festina. Cependant, à l'exception d'une dixième place en 2001, il ne parviendra pas à confirmer sur les grands tours les années suivantes.

En 1999, Michael Boogerd se met en évidence, parvenant à remporter Paris-Nice (devant son coéquipier Markus Zberg), l'Amstel Gold Race (qui est une manche de la Coupe du monde) et le Tour d'Émilie. Marc Wauters et Markus Zberg participent aux bons résultats : le premier gagne le Prudential Tour, le Tour de Luxembourg et Paris-Tours (qui est une manche de la Coupe du monde), tandis que le second, en plus de nombreuses places d'honneur sur les classiques (qui ont contribué, avec les triomphes de Boogerd et Wauters, à la victoire de la Rabobank dans le classement par équipes de la Coupe du monde), s'adjuge Milan-Turin. Sur les courses par étapes, Beat Zberg termine deuxième du Tour de Romandie. Enfin, Robbie McEwen remporte la dernière étape du Tour de France au sprint, pour sa dernière saison dans l'équipe.

2000-2003 : les années Dekker et le renouvellement de l'effectifModifier

L’année 2000 marque les débuts de l'équipe sur le Tour d'Italie. Cette saison voit surtout se distinguer Erik Dekker qui remporte trois étapes du Tour de France, la Classique de Saint-Sébastien (qui est une manche de la Coupe du monde) et le titre national du contre-la-montre. Markus Zberg et Léon van Bon deviennent champions nationaux sur la course en ligne - ce dernier remporte également une étape du Tour de France - tandis que Sørensen gagne le Tour du Danemark. En 2001, Dekker est toujours le coureur le plus prolifique. Il remporte le classement individuel de la Coupe du monde (Rabobank remporte pour la deuxième fois après 1999 le classement par équipes) grâce à son succès sur l'Amstel Gold Race, sa deuxième place du Tour des Flandres et sa troisième place sur la HEW Cyclassics. Boogerd remporte la Semaine catalane et la Flèche brabançonne, Markus Zberg le Grand Prix de Francfort, Marc Wauters et Dekker deux étapes du Tour de France et Beat Zberg (le frère de Markus) une étape du Tour d'Espagne.

En 2002, l'équipe espoirs devient une équipe de troisième division UCI (GSIII). Au début d'année, le PDG Bert Heemskerk invite les dirigeants de l'équipe à viser une place sur le podium du Tour[31]. Dans ce but, l'Américain Levi Leipheimer rejoint l'équipe, en provenance de l'US Postal Service où il était un coéquipier de longue date de Lance Armstrong. L'Américain, âgé de 28 ans, s'est classé troisième de la Vuelta l'année précédente. Pour sa première participation au Tour de France, il ne se classe que huitième, tandis que Boogerd et Karsten Kroon remportent chacun une étape. La Rabobank n'obtient aucun succès sur la Coupe du monde. Erik Dekker remporte le classement final de Tirreno-Adriatico et le titre national du contre-la-montre. En 2003, le double champion du monde Oscar Freire et Robert Hunter arrivent en provenance de la Mapei-Quick Step et le grimpeur Michael Rasmussen de CSC-Tiscali. Le recrutement de ce dernier est réalisé malgré un courriel de Bjarne Riis pour Raas, dans lequel il exprime sa suspicion concernant Rasmussen[31]. Au cours de l'année, Freire gagne de nombreuses courses au sprint, tandis que Rasmussen, issu du VTT, termine cette année-là septième et meilleur grimpeur du Tour d'Espagne, où il gagne une étape. Leipheimer abandonne dès la première étape du Tour de France. Boogerd, grâce à plusieurs bonnes performances sur les classiques (deuxième de l'Amstel Gold Race, troisième de Liège-Bastogne-Liège, quatrième du Championnat de Zurich) termine deuxième de la Coupe du monde.

2004-2007 : les succès avec Menchov, Freire et RasmussenModifier

 
L'équipe Rabobank sur le Tour de France 2004.

Fin 2003, après huit saisons à la tête de l'équipe Jan Raas est brusquement licencié par Rabobank, ce qui suprend les autres membres du personnel, notamment Theo De Rooy, ainsi que les coureurs Erik Dekker et Michael Boogerd. De Rooy est promu chef d’équipe et l'ancien coureur de Rabobank, Erik Breukink, qui travaillait à cette époque en tant que spécialiste des relations publiques, est nommé nouveau directeur sportif en remplacement de De Rooy[33]. Au cours de l'année 2004, les coureurs blanc-orange-bleu obtiennent plusieurs grands succès. Oscar Freire remporte au sprint Milan-San Remo, une étape du Tour d'Espagne et devient pour la troisième fois champion du monde sur le circuit de Vérone. Dekker s'impose sur Paris-Tours (une des manches de ce qui sera la dernière Coupe du monde), lors du championnat des Pays-Bas et du Tour des Pays-Bas. Après une décevante neuvième place sur le Tour de France, l'équipe laisse partir Levi Leipheimer chez Gerolsteiner, n'ayant toujours pas obtenu de podium sur un grand tour.

Rabobank fait alors confiance à deux autres coureurs pour les courses par étapes : Michael Rasmussen et le Russe Denis Menchov âgé de 26 ans et meilleur jeune du Tour de France 2003, qui intègre l'équipe en 2005 en provenance de la Banesto. Cette saison 2005 voit la naissance d'un nouveau circuit professionnel : l'UCI ProTour, qui remplace la Coupe du monde. La Rabobank fait partie des vingt équipes inscrites, leur permettant de participer à toutes les grandes compétitions mondiales. Le Tour de France décevant de Menchov est rattrapé par la septième place de Rasmussen, également meilleur grimpeur et vainqueur d'étape. Pieter Weening gagne également une étape en baroudeur, tandis que le champion du monde en titre, Freire, remporte Tirreno-Adriatico et la Flèche brabançonne. Menchov est la principale surprise de l'année avec une deuxième place sur le Tour d'Espagne. Il remporte les première et neuvième étapes, deux étapes contre-la-montre[34] et malgré le fait qu'il n'est pas à sa disposition une équipe capable de le soutenir efficacement dans les étapes de montagne[35], il se classe à la deuxième place après s'être également habillé du maillot or de leader pendant six jours. Il s'agit du meilleur résultat sur un grand tour pour l'équipe depuis sa création[35]. Cependant en novembre, le vainqueur Roberto Heras, est disqualifié pour un contrôle positif à l'EPO[36]. Menchov et la Rabobank récupèrent la victoire[37], mais elle est réattribuée en 2012 à Heras en raison d'irrégularités dans l'analyse des échantillons incriminés[38],[39],[40],[41].

En 2006, Rasmussen est de nouveau meilleur grimpeur et vainqueur d'étape sur le Tour de France. Menchov est cinquième du classement final après la disqualification de Floyd Landis et l'équipe finit avec 4 victoires d'étapes (une pour Rasmussen, une pour Menchov, deux pour Óscar Freire). Sur les courses du ProTour, Thomas Dekker gagne à 21 ans Tirreno-Adriatico et Freire la Vattenfall Cyclassics. Michael Boogerd est pour la troisième fois champion des Pays-Bas. En 2005 et 2006, la Rabobank se classe troisième du classement par équipes du ProTour.

En 2007, Óscar Freire gagne son deuxième Milan-San Remo et Thomas Dekker confirme en remportant le Tour de Romandie. Sur le Tour de France, Michael Rasmussen gagne deux étapes et porte le maillot jaune pendant une dizaine de jours, mais un faisceau de présomptions de dopage pousse son équipe à le retirer de l'épreuve, alors qu'il est en passe de gagner la course[42]. Peu avant le Tour, en juin, il avait menti sur sa localisation, échappant ainsi à deux contrôles antidopage. Plusieurs années après la fin de sa carrière, au début des années 2010, Rasmussen a reconnu qu'il s'était dopé pendant douze ans[43] et que toute l'équipe Rabobank était dopée sur ce Tour[44]. Theo de Rooy démissionne de son poste de directeur général[45]. Un peu plus tard dans la saison, Menchov remporte le Tour d'Espagne avec plus de trois minutes d'avance sur Carlos Sastre. Il s'agit du premier succès au général sur un grand tour pour l'équipe. Il gagne une étape, le classement de la montagne, le classement du combiné et porte le maillot de leader pendant treize jours. Freire ajoute trois succès d'étapes sur la course.

2008-2012 : la victoire au Giro et les dernières années de RabobankModifier

Pour la saison 2008, l'équipe décide de se concentrer sur les classements généraux des grands tours avec Denis Menchov. Sur le Tour d'Italie, le Russe termine cinquième sans être en mesure de viser la victoire. Il est ensuite quatrième du Tour de France, puis troisième après la disqualification de Bernhard Kohl. Son coéquipier Oscar Freire gagne une étape et le classement par points du Tour. Il remporte également Gand-Wevelgem et une étape du Tour d'Espagne. Cette course est aussi l'occasion de voir le jeune grimpeur Robert Gesink disputé son premier grand tour. À 22 ans, il se classe septième du général. Le spécialiste du cyclo-cross Lars Boom, devient double champion des Pays-Bas sur route (course en ligne et contre-la-montre). L'équipe termine dixième du classement ProTour, son plus mauvais classement depuis 1996.

En 2009, la Rabobank remporte son premier succès historique au Tour d'Italie, grâce à Denis Menchov. Présenté comme l'un des favoris[46], il s'adjuge l'étape de l'Alpe di Siusi et une semaine plus tard, le contre-la-montre de Riomaggiore. Il porte le maillot rose après ce deuxième succès et le conserve jusqu'au bout. Il offre ainsi à Rabobank une deuxième victoire en grand tour, après la Vuelta 2007. Juan Manuel Gárate gagne une étape du Tour de France et Lars Boom du Tour d'Espagne. L'équipe termine neuvième du classement mondial.

L'année suivante, Menchov fait l'impasse sur le Tour d'Italie pour viser le Tour de France. Dans cette Grande Boucle, il reste toujours parmi les meilleurs dans les ascensions et termine troisième de l'épreuve, dépassant Samuel Sánchez lors du dernier contre la montre. En 2012, après la disqualification d'Alberto Contador, il se voit attribuer la deuxième place derrière Andy Schleck, mais Menchov est à son tout déclassé pour dopage en 2014. L'équipe brille sur las classiques, Óscar Freire gagne son troisième Milan-San Remo et Paris-Tours, tandis que Robert Gesink s'adjuge le Grand Prix de Montréal. L'équipe est troisième du classement mondial et Robert Gesink sixième du classement individuel.

À la fin de la saison 2010, Menchov quitte Rabobank pour rejoindre Geox-TMC. En 2011, l'équipe s'appuie sur une génération de jeunes grimpeurs néerlandais pour les grand tours : Steven Kruijswijk, Robert Gesink et Bauke Mollema. Le premier est huitième du Tour d'Italie, le deuxième participe au Tour de France avec des ambitions de podium, mais doit se contenter de la 33e place à la suite d'une chute, tandis que le troisième, après avoir participé au Tour, termine quatrième et remporte le classement par points du Tour d'Espagne. Luis León Sánchez, nouvellement recruté, gagne une étape du Tour et devient champion d'Espagne du contre-la-montre et Pieter Weening une étape du Giro.

L'année suivante est la dernière saison du sponsor Rabobank, qui se retire en fin d'année à la suite des révélations du dopage dans l'équipe durant de nombreuses années. Luis León Sánchez remporte à nouveau une étape du Tour, conserve son titre de champion d'Espagne du contre-la-montre et s'adjuge la Classique de Saint-Sébastien. Lars Boom gagne l'Eneco Tour et l'équipe se classe huitième du World Tour.

2013-2014 : Blanco/BelkinModifier

 
Mark Renshaw avec le maillot Belkin en 2013

L'équipe peut continuer à courir en 2013 car Rabobank accepte de la financer jusqu'à ce qu'un nouveau sponsor soit trouvé. La date limite pour trouver un nouveau parrainage est fixé à la fin de l'UCI World Tour 2013. Elle court en début d'année sous le nom de Blanco Pro Cycling Team pour faire référence à son statut de formation sans sponsor officiel. Richard Plugge est le nouveau directeur général. Il succède à Harold Knebel le 1er janvier 2013[47]. Dès janvier, Tom-Jelte Slagter crée la surprise en remportant le Tour Down Under. En avril, la recrue Sep Vanmarcke se classe deuxième de Paris-Roubaix. Le , l'équipe Blanco devient Belkin, le partenariat avec ce groupe de matériel informatique américain est signé pour deux ans et demi[48]. En deuxième partie de saison, Bauke Mollema termine sixième du Tour de France et gagne une étape du Tour d'Espagne, tandis que Robert Gesink s'impose sur le Grand Prix de Québec.

En 2014, Sep Vanmarcke est troisième du Tour des Flandres et quatrième de Paris-Roubaix. Wilco Kelderman est septième du Tour d'Italie et Laurens ten Dam neuvième du Tour de France, où Lars Boom gagne l'étape des pavés. En juin, la société Belkin exerce une clause prévue au contrat et annonce qu'elle arrête de sponsoriser l'équipe à l'issue de la saison 2014[49], ce qui oblige l'équipe à trouver un nouveau sponsor pour la deuxième fois en 18 mois[50]. Par la suite, en juillet, il est annoncé que l'équipe a signé une déclaration d'intention officielle avec la loterie néerlandaise et l'agence de marketing BrandLoyalty, garantissant leur soutien pendant deux ans, avec une option pour deux autres. Dans le cadre de cet accord, l’équipe cycliste s'unit à l’équipe de patinage de vitesse BrandLoyalty dirigée par Jac Orie et composée notamment des champions olympique et mondial, Sven Kramer et Stefan Groothuis[51],[52].

2015-2018 : Lotto NL-JumboModifier

 
L'équipe Lotto NL-Jumbo lors du Tour de Grande-Bretagne 2018.

À partir de la saison 2015, l'équipe est renommée Lotto NL-Jumbo, du nom de ses deux nouveaux sponsors : la loterie nationale néerlandaise et la chaîne de supermarchés Jumbo. Outre les 18 coureurs membres de Belkin en 2014, plusieurs coureurs rejoignent l'effectif en 2015 : les Néerlandais Bert-Jan Lindeman, Mike Teunissen et Timo Roosen de l'équipe réserve Rabobank Development, les Belges Tom Van Asbroeck (Topsport Vlaanderen-Baloise) et Kevin De Weert de l'équipe Quick Step, ainsi que le Néo-Zélandais George Bennett de l'équipe Liquigas-Cannondale. L'équipe se sépare également de douze coureurs, dont Lars Boom et Bauke Mollema. En pleine reconstruction, elle réalise la plus mauvaise saison de son histoire, avec seulement six victoires, dont une étape du Tour d'Espagne pour Bert-Jan Lindeman et le titre national du contre-la-montre pour Wilco Kelderman. L'équipe se classe quatorzième du World Tour, grâce notamment aux deux tops 10 sur le Giro (Steven Kruijswijk 7e) et le Tour (Robert Gesink 6e).

En 2016, l'équipe entame sa reconstruction en recrutant des coureurs prometteurs, Victor Campenaerts, Dylan Groenewegen et Primož Roglič. Le sprinteur Groenewegen remporte à lui seul onze des dix-huit succès de la saison, dont le titre national. Sep Vanmarcke est troisième du Tour des Flandres et quatrième de Paris-Roubaix. En mai, lors du du Tour d'Italie où Roglič gagne une étape, Steven Kruijswijk prend le maillot rose de leader au terme de la quatorzième étape. Il le conserve cinq jours, mais chute dans la descente du col Agnel et perd du temps sur les autres leaders. Il doit se contenter de la quatrième place finale. Lors du premier jour de repos du Tour de France, l'équipe annonce que Lotto NL prolonge le parrainage de l'équipe jusqu'à la fin de la saison 2018. Robert Gesink gagne une étape du Tour d'Espagne et se classe septième du Tour de Lombardie. L'équipe Rabobank Development disparaît à la fin de 2016 en raison du retrait du parrainage de la banque Rabobank[53].

Lors de la saison 2017, George Bennett remporte le Tour de Californie, nouvellement promu au niveau World Tour. Primož Roglič gagne quatre étapes sur le circuit World Tour, dont une sur le Tour de France. Il réalise plusieurs tops 5 sur les courses d'une semaine, dont une troisième place sur le Tour de Romandie. Jos van Emden gagne sur le Giro, tandis que le sprinteur Dylan Groenewegen s'impose sur les Champs Élysées lors de la dernière étape du Tour. Avec le départ de Sep Vanmarcke, l'équipe ne réalise aucun résultat lors des grandes classiques. À la fin de la saison 2018, Lotto NL quitte la discipline et Jumbo devient le sponsor principal.

La saison 2018 est marquée par les bonnes performances de Primož Roglič (huit succès) et Dylan Groenewegen (quatorze victoires) qui s'installent comme les leaders de l'effectif. Au total, elle compte 33 victoires, soit sept de mieux qu'en 2017 et quatorze de plus qu'en 2016. Roglič remporte coup sur coup le Tour du Pays basque, le Tour de Romandie et le Tour de Slovénie. Lors du Tour de France, il gagne une étape et se classe finalement quatrième du général, juste devant son coéquipier Steven Kruijswijk. Le sprinteur Groenewegen accumule les succès sur le circuit UCI Europe Tour et s'impose à deux reprises sur le Tour de France. Enrico Battaglin gagne une étape du Tour d'Italie, où George Bennett se classe huitième du général. Lors du Tour d'Espagne, Kruijswijk échoue lui aussi au pied du podium, à la quatrième place[54].

Depuis 2019 : Jumbo-VismaModifier

Outre le grimpeur Laurens De Plus et le rouleur Tony Martin, l'équipe recrute deux coureurs en 2019 pour briller sur les classiques (le point faible de l'équipe les saisons précédentes), à savoir Mike Teunissen et Wout Van Aert. En avril, elle annonce pour la saison 2020 la création d'un équipe espoirs, qui sera composée de 10 à 12 coureurs principalement néerlandais, sous la direction de Robbert de Groot[55].

L'équipe et le dopageModifier

Avant 1998Modifier

Adrie van der Poel est contrôlé positif à l'éphédrine lors de la Semaine sicilienne 1984, affirmant que ce contrôle est dû à un médicament contre le rhume. Il est disqualifié, condamné à une amende et suspendu trois mois[56],[57],[58].

En janvier 2000, dans l'émission de télévision néerlandaise Reporter, Maarten Ducrot (membre de l'équipe en 1987 et 1988) reconnait avoir utilisé durant sa carrière de la cortisone et de la testostérone, ainsi que du synacthen, « un très mauvais médicament », qu'il regrette toujours d'avoir utilisé. Il ajoute qu'il utilisait le synacthen en 1982 alors qu'il était amateur[59],[60]. En juin 2009, un autre coureur de l'équipe de ces années, Gert Jakobs (1987-1989) admet avoir utilisé de l'EPO durant sa carrière[61].

Contrôlé après le Grand Prix E3 en mars 1992, Ludo De Keulenaer a laissé tomber la bouteille d'urine qu'il portait et a été disqualifié du résultat final. Il a été licencié par son équipe. De Keulenaer a ensuite déclaré à la presse qu'il s'était dopé tout au long de sa carrière[62],[63].

En juillet 2007, sur la chaîne de télévision néerlandaise NOS, Jans Koerts avoue avoir utilisé des produits dopants durant sa carrière. Dans l'interview, il décrit l'utilisation de l'EPO à Rabobank en 1997 et la réception de comprimés salins du docteur Geert Leinders[64]. Il a continué à utiliser l'EPO jusqu'en 2003 et n'en éprouve aucun regret[65].

1998-2007Modifier

En 2013, un rapport antidopage du Sénat français présente les résultats d'échantillons datant du Tour de France 1998 qui ont été ré-analysés en 2004. Il en ressort que Michael Boogerd (membre de l'équipe en 1998) est cité dans le rapport, comme présentant des résultats d'analyses litigieux, un premier échantillon a bien été contrôlé positif, mais les analyses suivantes n'ont pas confirmé ce résultat[66],[67]. Il reconnait avoir utilisé de l'EPO et de la cortisone[68]. Il a aussi réalisé des transfusions sanguines. Il écope alors le 6 janvier 2016 d'une suspension de deux ans pour dopage. Il lui est interdit d'exercer une quelconque activité dans le milieu du cyclisme et du sport. Il a également perdu tous les résultats acquis entre 2005 et 2007, notamment une victoire au championnat des Pays-Bas[69].

En octobre 1999, Erik Dekker est à un niveau d'hématocrite de 52% avant la course sur route des mondiaux 1999. Il lui est interdit de prendre le départ de l'épreuve et il est suspendu pour une période de deux semaines pour raisons de santé selon les règlements de l'UCI[70],[71]. Il est à nouveau autorisé à courir un mois après[72].

À la fin du mois d'août 2005, Rory Sutherland est contrôlé positif au clomiphène durant le Tour d'Allemagne. Il est suspendu par Rabobank dès l'annonce de ce résultat[73], puis licencié après la confirmation de la contre-expertise[74]. Sutherland possédant une licence belge, la commission disciplinaire de la Royale ligue vélocipédique belge prononce à son encontre une suspension de 15 mois[75]. Lors de la Flèche brabançonne 2007, Pedro Horrillo est contrôlé positif au formoterol. Ce contrôle positif est attribué à une erreur administrative : son traitement contre l'asthme, pour lequel il bénéficie d'une autorisation thérapeutique, a été modifié sans que son médecin avertisse l'UCI et son équipe[76],[77]. Il doit faire une déposition devant la commission disciplinaire de la Fédération espagnole de cyclisme mais n'est pas suspendu.

L'affaire RasmussenModifier

En juillet 2007, en plein Tour de France que s'apprête à remporter Michael Rasmussen, le président de l'agence antidopage danoise déclare que celui-ci aurait dû être exclu du cyclisme parce qu'il a reçu quatre avertissements pour avoir omis d'informer l'autorité de son lieu d'entraînement, empêchant tous contrôles antidopage hors compétition[78].

Rasmussen quitte le Tour de France 2007 de manière spectaculaire. Initialement, Rabobank le soutient, puis décide de le retirer de la course et de lancer une enquête. Rasmussen est finalement suspendu deux ans par l'UCI et admet ses mensonges sur ses allées et venues[79].

L'affaire HumanplasmaModifier

Le , la chaîne allemande ARD annonce que Rasmussen, ainsi que ses anciens coéquipiers chez Rabobank, le Néerlandais Michael Boogerd et le Russe Denis Menchov également, l'Autrichien Georg Totschnig auraient entreposé du sang dans le laboratoire autrichien Humanplasma à des fins de dopage (transfusions sanguines)[80]. Le , l'affaire est classée sans suite[81].

Le , Rasmussen et le coureur Bernhard Kohl font l'objet d'une enquête pénale de la justice autrichienne pour trafic de substances dopantes. En fait, ils sont soupçonnés d'avoir fait bénéficier d'autres sportifs, moyennant finances, d'une centrifugeuse - l'appareil qui permet la fabrication de concentrés sanguins en vue d'autotransfusions - pour le dopage sanguin qu'ils sont accusés d'avoir acheté avec le manageur Stefan Matschiner, déjà inculpé. Rasmussen nie ces accusations[82]. La police autrichienne lui prend les empreintes digitales et prélève son ADN. L'enquête pénale est classée le [83].

Révélations en 2012 et 2013Modifier

Le retrait du sponsor Rabobank en octobre 2012 fait suite à la publication du rapport de l'Agence américaine antidopage (USADA) sur Lance Armstrong et les pratiques de dopage de l'équipe US Postal[84],[85],[86]. Levi Leipheimer, interrogé en tant qu'ancien coureur de cette équipe avoue s'être dopé de 1999 à 2007, et donc durant son passage chez Rabobank de 2002 à 2004[87]. En outre, l'Union cycliste internationale annonce au même moment l'ouverture d'une procédure disciplinaire à l’encontre de Carlos Barredo, coureur de l'équipe, en raison d'anomalies dans son passeport biologique entre octobre 2007 et septembre 2011[88]. Il est suspendu deux ans, soit jusqu'en octobre 2014, et est disqualifié des courses auxquelles il a participé entre le 26 octobre 2007 et le 24 septembre 2011[89],[90].

Plus tôt en 2012, le journal néerlandais Volkskrant ayant enquêté sur l'équipe révèle que « de sa création en 1996 à au moins 2007, le dopage était toléré au sein de l'équipe Rabobank. Le choix des produits dopants était essentiellement de la responsabilité des coureurs. Les médecins de l'équipe veillaient à ce que leur santé ne soit pas menacée[91]. » Il y avait durant cette période trois niveaux de coureurs dans l'équipe. Les coureurs qui ne se dopent pas, les coureurs qui utilisent occasionnellement des produits interdits et un groupe qui va jusqu'au bout pour se mesurer au plus haut niveau mondial du moment. La gestion de l'équipe est divisée. D'une part, ils veulent rster au plus haut niveau, mais d'autre part, ils essaient d'empêcher les coureurs de prendre des risques irresponsables autant que possible[31].

En décembre 2012 et en début d'année 2013, plusieurs travaux journalistiques et témoignages d'anciens coureurs viennent s'ajouter à ces révélations. Le NRC Handelsblad affirme avoir eu accès au témoignage complet de Leipheimer devant l'USADA, dans lequel il met en cause le médecin de l'équipe à l'époque, Geert Leinders. NRC affirme en outre avoir la preuve que Michael Boogerd, Thomas Dekker, Denis Menchov et Michael Rasmussen ont été clients du laboratoire Humanpharma[92]. Un reportage de la chaîne de télévision publique néerlandaise NOS publie les témoignages de coureurs de l'équipe voulant demeurer anonyme. Le premier affirme qu'un programme de dopage a démarré au sein de l'équipe Rabobank en 1999[93], le second met en cause les coureurs Michael Boogerd et Peter Luttenberger[94]. Thomas Dekker[95], Marc Lotz[96], Danny Nelissen[97], Grischa Niermann[98], Michael Rasmussen[99] reconnaissent le pratique du dopage au sein de l'équipe, tandis que Marc Wauters, Erik Dekker nient[100],[96]. Manager de 2003 à 2007, Theo de Rooij reconnait avoir pris conscience des « soins médicaux » sophistiqués au sein de l'équipe Rabobank. Mais, il affirme que l'équipe n'a jamais encouragé ou payé le dopage[101].

Autres casModifier

Trois jours avant le départ du Tour de France 2009, un échantillon de Thomas Dekker datant de décembre 2007, lorsqu'il était chez Rabobank, révèle qu'il est positif à l'EPO[102],[103]. La fédération monégasque de cyclisme, à laquelle Dekker est affilié, prononce à son encontre une suspension de deux ans, soit jusqu'au 1er juillet 2011. Ses résultats obtenus après le 24 décembre 2007, jour du contrôle antidopage, sont annulés[104]. Il est suspendu pour deux années en .

En juillet 2014, l'UCI révèle que Denis Menchov est en train de purger une suspension de deux ans pour des anomalies dans son passeport biologique. Celui-ci avait pris sa retraite subitement en 2013. L'UCI lui retire également rétroactivement ses résultats obtenus aux Tours de France 2009, 2010 et 2012[105],[106].

Fin 2014, La Gazzetta dello Sport révèle que trois coureurs ayant fait partie de l'équipe (Mauricio Ardila, Dmitry Kozontchuk et Denis Menchov) sont des clients du controversé médecin italien Michele Ferrari[107].

Principales victoiresModifier

ClassiquesModifier

Courses par étapesModifier

Grands toursModifier

 
Michael Rasmussen, maillot à pois du Tour de France en 2005 et 2006.

 
Koos Moerenhout vêtu du maillot de champion des Pays-Bas.

Championnats nationauxModifier

Autres coursesModifier

 
Erik Dekker (ici en 2011) gagne la Coupe du monde 2001.

  Championnats du monde : 8[n 2]

  Championnats d'Europe sur route : 1

Coupe du monde

Classements UCIModifier

Jusqu'en 1998, les équipes cyclistes sont classées par l'UCI dans une division unique. En 1999 le classement UCI par équipes est divisé entre GSI, GSII et GSIII[108]. L'équipe est classée en GSI durant cette période. Les classements détaillés ci-dessous sont ceux de l'équipe en fin de saison. Les coureurs demeurent en revanche dans un classement unique[109].

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
1995 12e   Viatcheslav Ekimov (14e)
1996 11e   Rolf Sørensen (25e)
1997 6e   Rolf Sørensen (19e)
1998 3e   Michael Boogerd (5e)
1999 2e   Michael Boogerd (2e)
2000 6e   Erik Dekker (17e)
2001 3e   Erik Dekker (2e)
2002 9e   Michael Boogerd (17e)
2003 8e   Michael Boogerd (9e)
2004 5e   Óscar Freire (4e)

À compter de 2005, l'équipe intègre le ProTour. Le tableau ci-dessous présente les classements de l'équipe sur ce circuit, ainsi que son meilleur coureur au classement individuel[110].

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2005 3e   Denis Menchov (14e)
2006 3e   Michael Boogerd (16e)
2007 8e   Óscar Freire (5e)
2008 10e   Óscar Freire (23e)

En 2009, le classement du ProTour est remplacé par le Classement mondial UCI.

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2009 9e   Robert Gesink (10e)
2010 3e   Robert Gesink (6e)

En 2011, le calendrier mondial UCI est remplacé par l'UCI World Tour.

Saison Classement
par équipes
Meilleur coureur
au classement individuel
2011 10e   Robert Gesink (18e)
2012 8e   Bauke Mollema (17e)
2013 11e   Bauke Mollema (17e)
2014 12e   Bauke Mollema (19e)
2015 14e[111]   Robert Gesink (41e)[112]
2016 12e   Sep Vanmarcke (18e)
2017 16e   Primož Roglič (27e)
2018 10e   Primož Roglič (11e)

Jumbo-Visma en 2019Modifier

Cycliste Date de naissance Nationalité Équipe 2018
George Bennett   Nouvelle-Zélande Lotto NL-Jumbo
Koen Bouwman   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Laurens De Plus   Belgique Quick Step Floors
Floris De Tier   Belgique Lotto NL-Jumbo
Pascal Eenkhoorn   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Robert Gesink   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Dylan Groenewegen   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Lennard Hofstede   Pays-Bas Sunweb
Amund Grøndahl Jansen   Norvège Lotto NL-Jumbo
Steven Kruijswijk   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Sepp Kuss   États-Unis Lotto NL-Jumbo
Tom Leezer   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Bert-Jan Lindeman   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Paul Martens   Allemagne Lotto NL-Jumbo
Tony Martin   Allemagne Katusha-Alpecin
Daan Olivier[113]   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Neilson Powless   États-Unis Lotto NL-Jumbo
Primož Roglič   Slovénie Lotto NL-Jumbo
Timo Roosen   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Mike Teunissen   Pays-Bas Sunweb
Antwan Tolhoek   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Wout Van Aert   Belgique
Taco van der Hoorn   Pays-Bas Roompot-Nederlandse Loterij
Jos van Emden   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Danny van Poppel   Pays-Bas Lotto NL-Jumbo
Jonas Vingegaard   Danemark ColoQuick
Maarten Wynants   Belgique Lotto NL-Jumbo

Saisons précédentesModifier

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Dont une à la suite de la disqualification de Danilo Di Luca
  2. Contrairement aux autres courses, les mondiaux sont disputés par équipes nationales et non par équipes commerciales. Ainsi, par exemple, le titre d'Óscar Freire en 2004 a été acquis sous le maillot de l'équipe d'Espagne, cependant que le coureur était sous contrat avec l'équipe Rabobank pour le reste de la saison.

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  113. Daan Olivier prend sa retraite sportive le 1er mai 2019

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