Tadej Pogačar

coureur cycliste slovène

Tadej Pogačar (Écouter), né le à Klanec, commune de Komenda, est un coureur cycliste slovène.

Tadej Pogačar
Image dans Infobox.
Tadej Pogačar en 2019
Informations
Naissance
Nationalité
Équipe actuelle
Distinctions
Équipes professionnelles
Principales victoires

Spécialiste des courses par étapes, il commence à se faire un nom en 2019 en remportant, à vingt ans, le Tour de l'Algarve et le Tour de Californie, et en se classant troisième du Tour d'Espagne dont il gagne trois étapes.

En 2020, il devient le premier Slovène vainqueur du Tour de France et le plus jeune vainqueur depuis l'édition 1904, en prenant le maillot jaune à son compatriote Primož Roglič lors du contre-la-montre de l'avant-dernière étape à la Planche des Belles Filles.

En 2021, il remporte une fois de plus le Tour de France, le deuxième en deux participations, ainsi que plusieurs courses prestigieuses comme Tirreno-Adriatico, Liège-Bastogne-Liège, le Tour de Lombardie et le Tour de Slovénie. Il est classé numéro 1 mondial à l'issue de la saison.

BiographieModifier

Débuts en cyclismeModifier

La mère de Tadej Pogačar est professeure de français et son père dessinateur industriel[1]. Après s'être intéressé au football, il s'inscrit à l'âge de huit ans au Rog Ljubljana Cycling Club, imitant ainsi son frère aîné Tilen[2].

En 2016, Tadej Pogačar obtient son premier succès international en remportant le Giro della Lunigiana et une étape de la Course de la Paix juniors. En outre, il se classe troisième de la course en ligne du championnat d'Europe sur route juniors et devient champion de Slovénie du contre-la-montre juniors.

L'année suivante, il quitte la catégorie des juniors (moins de 19 ans) et signe avec l'équipe continentale slovène Rog-Ljubljana. Il participe au calendrier des espoirs et certaines courses sur le calendrier professionnel. Il est ainsi meilleur jeune de la Carpathian Couriers Race et surtout du Tour de Slovénie, où il se révèle en terminant à 18 ans cinquième du général au milieu de coureurs expérimentés[3].

En 2018, il remporte deux des plus importantes courses par étapes du calendrier espoirs : le Grand Prix Priessnitz spa et le Tour de l'Avenir — dont il est le troisième plus jeune vainqueur, à 19 ans et 339 jours, derrière Gianbattista Baronchelli (1973) et David Gaudu (2016)[4] —, ainsi que deux manches de la Coupe des Nations U23. Ses succès permettent à la Slovénie de remporter le classement général de la Coupe des Nations. Il se classe également quatrième du classement général du Tour de Slovénie à seulement 19 ans.

2019 : troisième du Tour d'EspagneModifier

 
Tadej Pogačar en 2019, sous son nouveau maillot de l'équipe UAE Emirates.

En 2019, Pogačar rejoint l'équipe World Tour UAE Emirates[5], héritière de l'équipe Lampre habituée à puiser dans le réservoir slovène frontalier[2]. Il est recruté par l'intermédiaire d'Andrej Hauptman, qui est proche du manager Mauro Gianetti et de Giuseppe Saronni, directeur sportif historique de la formation, et qui a repéré Tadej Pogačar dès ses onze ans[2]. Il commence sa saison en Australie, en terminant 13e du Tour Down Under et 44e de la Cadel Evans Great Ocean Road Race. Il remporte ensuite la deuxième étape du Tour d'Algarve au sommet de l'Alto de Foia et s'empare du maillot de leader. Il est ensuite 5e du contre-la-montre et 6e au sommet de l'Alto de Malhao, ce qui lui permet de garder le leadership jusqu'à la fin de la course. Il devient ainsi le plus jeune coureur de l'histoire à remporter une course par étapes classée Hors Catégorie[6]. Deux semaines plus tard, il se classe 30e des Strade Bianche. En avril, il prend la 6e place du Grand Prix Miguel Indurain puis du Tour du Pays basque. Sur cette course, il termine quatre fois dans le Top 10 de l'étape, dont la 2e place de la 4e étape, son premier podium en World Tour. Il participe ensuite aux classiques ardennaises. Après un abandon sur l'Amstel Gold Race, il est 53e de la Flèche Wallonne et 18e de Liège-Bastogne-Liège.

 
Tadej Pogačar en 2019 avec ses compatriotes Jan Polanc (au centre) et Primož Roglič (à droite).

Sur la deuxième étape du Tour de Californie, le Slovène fait partie du groupe d'une dizaine de coureurs qui se détache dans le final. Tejay van Garderen attaque à la flamme rouge, suivi par Pogačar, Gianni Moscon et Kasper Asgreen. Il prend la quatrième place de l'étape et du classement général, à 16 secondes de Van Garderen. Pogačar s'impose ensuite au sommet du Mont Baldy et au classement général, devenant ainsi le plus jeune vainqueur d'une course par étapes de l'UCI World Tour[7]. Comme il n'a pas encore 21 ans, l'âge légal pour boire de l'alcool aux États-Unis, il reçoit un ours en peluche lors de la cérémonie de remise des prix, au lieu d'une bouteille de champagne[8]. En septembre, il remporte trois étapes de montagne sur la Vuelta[9], et accède à la troisième marche du podium, à 2 minutes 38 du vainqueur, son compatriote Primož Roglič. Il devient ainsi le plus jeune coureur à terminer sur le podium d'un grand tour depuis le Tour d'Italie 1974 et le troisième coureur de l'histoire à remporter au moins trois étapes sur un Grand Tour avant son 21e anniversaire[10].

2020 : vainqueur du Tour de France et premier podium sur un monumentModifier

 
Tadej Pogačar lors du championnat de Slovénie du contre-la-montre en 2020.

Il est vainqueur en début de saison du tour de la communauté valencienne et termine 2e du tour des Émirats arabes unis. Après la reprise des compétitions interrompues par la pandémie de Covid-19, Tadej Pogačar gagne le contre-la-montre des championnats de Slovénie, 9 secondes devant le favori Primož Roglič, et se classe deuxième de la course en ligne derrière ce dernier[11],[12]. Il obtient la quatrième place en août sur le critérium du Dauphiné.

Il aborde le Tour de France comme l'un des favoris avec Primož Roglič, Egan Bernal, Thibaut Pinot, Tom Dumoulin et Nairo Quintana[13]. Il perd 1 minute et 21 secondes sur la 7e étape, piégé par une bordure menée par l'équipe Ineos Grenadiers[14]. Mais, après avoir attaqué sans susciter de réaction de l'équipe Jumbo-Visma[15], Tadej Pogačar reprend 40 secondes dès l'étape suivante dans les Pyrénées, battant même le record de l'ascension du col de Peyresourde établi en 2003 par Alexandre Vinokourov et Iban Mayo[16],[17], puis remporte la 9e étape à Laruns, au sprint devant Roglič qui prend pour sa part le maillot jaune[15], malgré l'abandon de Fabio Aru, co-leader de son équipe, dans la première heure de l'étape[18]. Il atteint la deuxième place du classement général au terme de la 13e étape puis gagne, de nouveau devant Roglič, la 15e étape au Grand Colombier, dont il bat le record d'ascension établi par Thibaut Pinot en 2012[19],[20]. Il est dès lors identifié comme le rival numéro un du maillot jaune[15]. Lors de la 17e étape jugée au col de la Loze, il est attaqué pour la première fois par Roglič qui le devance de 16 secondes sur l'étape pour l'éloigner à 57 secondes au classement général[15]. Lors de la 20e et avant-dernière étape, il remporte une large victoire sur le contre-la-montre entre Lure et la Planche des Belles Filles, égalant le record de cette ascension établi en 2017 par Fabio Aru[21] et prenant le maillot jaune à son compatriote Primož Roglič : au-delà de combler son retard, il prend une minute d’avance au classement général et s'assure la victoire à Paris[15]. Cette performance déjoue les pronostics et constitue l'une des plus marquantes de l’histoire du Tour de France[22],[23],[24],[25], rappelant la victoire de Greg LeMond en 1989[26]. De façon plus attendue, Cadel Evans avait lui aussi pris le maillot jaune lors du contre-la-montre organisé la veille de l'arrivée du Tour de France 2011[1],[27].

 
Tadej Pogačar lors de la dernière étape du Tour de France 2020, la seule où il porte le maillot jaune.

La veille de ses 22 ans, il remporte le Tour, cumulant le maillot blanc, le maillot à pois et le maillot jaune[28], une première depuis la création du maillot blanc en 1975[29]. Il est le deuxième plus jeune vainqueur du Tour, après Henri Cornet qui avait gagné l'édition 1904 à 19 ans. Il devient aussi le premier Slovène à gagner l'épreuve et à obtenir un maillot distinctif sur celle-ci[29], et le douzième coureur à la remporter dès sa première participation, performance qui n'avait plus été réalisée depuis Laurent Fignon lors de l'édition 1983[30].

Pogačar bat ou égale quatre records d'ascension durant l'épreuve, en développant une moyenne de 422 watts étalon sur sept cols selon les calculs d'Antoine Vayer, soit une performance supérieure aux moyennes des dix précédents vainqueurs lors de leurs ascensions et un niveau supérieur au seuil de 410 watts étalon qui « n’est plus une performance possible humainement » selon Vayer, avec un maximum de 467 watts étalon dans le col de Peyresourde[21]. Sa performance sur le contre-le-montre final concentre les soupçons : Tom Dumoulin, devancé de 1 minute et 21 secondes par Tadej Pogačar sur cette étape, indique que « [ses] données [sur le contre-la-montre] étaient similaires à celles de [son] titre de champion du monde [de la discipline] », ce qui amène Frédéric Grappe, directeur de la performance de l'équipe Groupama-FDJ, à qualifier d'« extraordinaire » la performance de Tadej Pogačar[31]. Cyrille Guimard souligne quant à lui que « sa progression tout au long du contre-la-montre est linéaire », qu'il a été galvanisé par l'enjeu et a pu économiser de l'énergie tout au long du Tour par rapport à ses concurrents de l'équipe Jumbo-Visma en ne courant jamais en tête du peloton[31]. Selon Joxean Fernández Matxín, manager de Tadej Pogačar, celui-ci « a terminé le contre-la-montre 55 secondes plus lentement que ce que le Tour avait estimé avec des paramètres normaux »[32].

Répondant aux soupçons, Tadej Pogačar déclare que le dopage « va à l’encontre de tout ce en quoi [il croit] » et indique « avoir [sa] conscience pour [lui] »[33]. Le contre-la-montre de la Planche des Belles-Filles avait été minutieusement préparé par Pogačar et son directeur sportif, Allan Peiper[34].

Il termine sa saison par une neuvième place sur la Flèche wallonne et une troisième place sur le Liège-Bastogne-Liège, derrière Primož Roglič et Marc Hirschi[35]. Le , il prend la tête du classement mondial UCI, détrônant Roglič[36] qui prend à nouveau la tête le [37].

2021 : deuxième Tour de France, deux victoires sur les monuments, médaille aux JOModifier

Il effectue sa course de rentrée au Tour des Émirats arabes unis qu'il remporte devant Adam Yates et en gagnant la 3e étape. Il participe par la suite à Tirreno-Adriatico où il gagne la 4e étape, de montagne, et s'adjuge le classement général. Au Tour du Pays basque, il se contente de la 3e place au classement final, derrière son compatriote Primož Roglič et le coéquipier de celui-ci Jonas Vingegaard. N'ayant pas pu courir la Flèche wallonne en raison d'un cas de Covid dans son équipe, il dispute par la suite Liège-Bastogne-Liège. Il remporte la Doyenne devant le champion du monde Julian Alaphilippe. À 22 ans et 217 jours, il devient le plus jeune vainqueur de l'épreuve depuis Bernard Hinault en 1977 (à 22 ans et 162 jours), le quatrième vainqueur sortant du Tour de France à remporter Liège-Bastogne-Liège après Ferdi Kübler (1951), Eddy Merckx (1972 et 1975) et Bernard Hinault (1980), et le plus jeune à réussir ce doublé[4].

 
Tadej Pogacar au Mont Ventoux lors du Tour de France 2021.

Le , Pogačar aborde en favori le Tour de France. Épargné par les chutes en Bretagne — contrairement à plusieurs de ses concurrents dont Primož Roglič qui doit renoncer à lutter de nouveau pour le maillot jaune[38] —, il remporte le contre-la-montre en Mayenne, devançant sur leur terrain les meilleurs spécialistes de la discipline, dont le champion d'Europe en titre Stefan Küng[39],[40]. Il prend le maillot jaune en Haute-Savoie, lors de la 8e étape[41], après avoir accéléré dans la montée du col de Romme, à la sortie de Nancy-sur-Cluses, à 32 km de l'arrivée. Ayant attaqué juste après les défaillances de Van der Poel et Van Aert, il distance Richard Carapaz et reprend un par un les coureurs placés devant lui. Sur la 11e étape, il est légèrement distancé par Jonas Vingegaard dans la deuxième ascension du Ventoux, mais il le rejoint dans la descente. Après la 15e étape, il possède 5’18’’ d'avance sur Rigoberto Uran, deuxième, soit un écart inédit au même stade depuis l'édition 2000[42]. Il remporte les 17e et 18e étapes dans les Pyrénées, au col de Portet puis à Luz-Ardiden[43], les deux fois devant Vingegaard et Carapaz. Il devient ainsi le premier maillot jaune à gagner deux étapes consécutives depuis Bernard Hinault sur le Tour de France 1979[44]. Le , il gagne son second Tour de France consécutif devant ces mêmes coureurs, devenant le 13e coureur et le plus jeune à conserver son titre[45]. Comme l'année précédente, il remporte les classements de meilleur grimpeur et de meilleur jeune. Ses performances suscitent de nouveau des soupçons de dopage en raison de l'écart avec ses rivaux, de son aisance, de la puissance dégagée dans certains cols (notamment 442 watts étalon sur 49 minutes de montée entre le col de Romme et celui de la Colombière lors de la 8e étape, soit une performance inédite dans l'histoire récente de l'épreuve) et du passé sulfureux des dirigeants de son équipe (Mauro Gianetti et Joxean Fernández Matxín). Face à ces réactions, il déclare ne savoir « que faire pour prouver son innocence »[42],[40],[46].

Il termine dans la foulée 3e de la course en ligne des Jeux olympiques de Tokyo et remporte la médaille de bronze, derrière l'Équatorien Richard Carapaz (seul en tête) et le Belge Wout Van Aert, qui le devance de peu au sprint[47].

Après les JO, Tadej Pogačar fait sa reprise le 29 août sur la Bretagne Classic en vue des championnats d'Europe et du monde. Il fait partie d'un petit groupe s'échappant à 63 kilomètres de l'arrivée aux côtés de Julian Alaphilippe, Mikkel Honoré et Benoît Cosnefroy. Cependant, il est victime d'une fringale quinze kilomètres plus loin et se fait lâcher par ses trois concurrents avant de regagner le peloton[48]. Il termine 60e, à 6 min 30 du vainqueur[49]. C'est la première « grosse défaillance » de Pogačar dans sa carrière professionnelle.

Le 9 septembre, il est choisi par l'équipe de Slovénie pour disputer l'épreuve de contre-la-montre des Championnats d'Europe de cyclisme sur route. Contrairement au premier « chrono » du Tour de France 2021 qu'il avait remporté en écœurant le Suisse Stefan Küng, il ne domine pas ses concurrents puisqu'il termine 12e à 1 min 21 de Küng, le vainqueur. Trois jours plus tard, il participe à la course en ligne avec ses compatriotes Matej Mohorič, Domen Novak, Žiga Jerman et David Per. A plus de 110 kilomètres de l'arrivée, Pogačar rejoint l'échappée dans la montée de Candrial avec le Français Warren Barguil et le jeune prodige Belge Remco Evenepoel, faisant exploser le peloton. Le Slovène fait alors partie d'un petit groupe de tête constitué à la suite d'une attaque de l'Italien Matteo Trentin à 69 kilomètres. Par la suite, il ne parvient pas à suivre l'attaque de Remco Evenepoel, au contraire du Français Benoît Cosnefroy et l'Italien Sonny Colbrelli. Ce dernier remporte la course devant le jeune Belge tandis que Cosnefroy finit 3ème avec 1,30 min de retard. Le petit groupe des "battus" franchit la ligne 14 secondes après le Français, Pogačar terminant 5ème derrière Trentin.

Le 19 septembre, Tadej Pogačar est aligné avec Jan Tratnik sur l'épreuve de contre-la-montre des Championnats du Monde de cyclisme sur route. Peu avantagé par le parcours plat dénué de bosses, le double vainqueur du Tour termine 10e à 1 min 53 du vainqueur, l'Italien Filippo Ganna. Le 26 septembre, il fait partie de la sélection slovène avec Matej Mohorič, Jan Polanc, Luka Mezgec, Primož Roglič, David Per, Domen Novak et Jan Tratnik. Pogačar termine 37e à 6 min 27 du vainqueur, le Français Julian Alaphilippe.

Le 2 octobre, Pogačar participe au Tour d'Émilie mais abandonne. Le 9 octobre, il remporte le Tour de Lombardie, son deuxième monument[50]. Il devient le troisième coureur de l'histoire à remporter le Tour de France et deux classiques « Monuments » la même saison, après Fausto Coppi (1949) et Eddy Merckx (1971 et 1972)[51].

2022 : début de saison tonitruant, première participation sur le Tour des FlandresModifier

Tadej Pogačar débute sa saison avec le Tour des Émirats arabes unis, qu'il remporte ainsi que les 4e et 7e étapes[52]. Le 5 mars, il gagne les Strade Bianche après une échappée solitaire de 50 km[53] et est comparé à Eddy Merckx[54]. La semaine suivante, il remporte pour la seconde fois le classement général de Tirreno-Adriatico ainsi que les 4e et 6e étapes. Lors de cette dernière, aucun de ses adversaires n'a pu le suivre et il a remporté toutes les courses à laquelle il a participé, ce qui fait resurgir les suspicions de dopage dans les débats[55].

Pogačar découvre ensuite les classiques flandriennes avec À travers les Flandres. En forme mais mal placé, il manque la bonne échappée et doit se contenter d'une 10ème place. Il se présente ensuite comme favori au Tour des Flandres. Ses accélérations font la sélection dans le peloton, seuls Mathieu van der Poel et Valentin Madouas parviennent à le suivre dans le Koppenberg. Les trois coureurs rattrapent les échappés Dylan van Baarle et Fred Wright à 37 km de l'arrivée. Dans le Vieux Quaremont, Pogačar accélère à nouveau et seul Van der Poel peut le suivre, dans la difficulté. Dans les derniers mètres, Pogačar et Van der Poel s'observent tandis que Madouas et van Baarle reviennent sur eux. Mal placé, le slovène se fait "enfermer" et frustré, assiste à la victoire de Van der Poel en terminant 4e.

Après le Ronde, Tadej Pogačar laisse planer le doute sur une éventuelle participation à Paris-Roubaix, qu'il ne fera finalement pas. Il reprend à la Flèche wallonne. Dans le final du Mur de Huy, il craque rapidement et termine 12e. À la suite du décès de la mère de sa compagne Urška Žigart, il renonce à participer à Liège-Bastogne-Liège qu'il avait remporté l'année précédente.

Performances et qualités physiquesModifier

Tadej Pogačar s'est imposé en deux ans comme étant parmi l'un des meilleurs coureurs du monde, si ce n'est le meilleur. Capable de remporter des étapes de montagne comme des contre-la-montre, il a également une bonne pointe de vitesse, lui permettant de remporter des sprints. Malgré son jeune âge, Pogačar dégage une grande sérénité, ne s'énerve quasiment jamais, fait preuve d'une grande aisance et d'une bonne technique.

Il impressionne par sa régularité et sa capacité a être au très haut niveau toute l'année : en avril 2022, il compte déjà 7 victoires (deux classements généraux, quatre étapes, une classique) ainsi que trois top 10, le tout en World Tour. Sa première "grosse défaillance" est sa fringale sur la Bretagne Classic 2021 où il ne parvient pas à suivre Julian Alaphilippe et Benoît Cosnefroy et termine à plus de 6 minutes du vainqueur. D'autres moments de faiblesse, survenus sur le Mont Ventoux lors du Tour de France 2021 ainsi que sur les classiques À travers les Flandres et la Flèche wallonne 2022 n'ont pas eu de véritables conséquences, Pogačar ayant rattrapé son retard ou terminé dans le top 10 voire 12.

Selon son entraîneur Íñigo San Millán, Tadej Pogačar présente « des paramètres physiologiques absolument incroyables ajoutés à des qualités mentales qui rappellent celles d'Indurain »[56].

Déjà prometteur dans les catégories espoirs, il remporte le Tour de l'Avenir en 2018. L'année suivante, il vit sa première saison professionnelle, remporte notamment le Tour de l'Algarve et le Tour de Californie. Il révèle cependant toutes ses qualités au monde du cyclisme sur le Tour d'Espagne, remportant trois étapes de montagne et terminant 3ème du classement général, à quelques semaines de son 21ème anniversaire.

C'est véritablement lors du Tour de France 2020 qu'il se révèle aux yeux du grand public. Mais ses performances suscitent les interrogations, voire les suspicions d'anciens coureurs comme Stéphane Heulot et de spécialistes du dopage comme Antoine Vayer[33],[57]. Selon eux, Tadej Pogačar a développé beaucoup trop de puissance pour être honnête lors de ses ascensions du col de Peyresourde, du col de Marie-Blanque et du Grand Colombier. Le jeune Slovène finira par remporter le Tour en renversant son compatriote et idole Primož Roglič lors du contre-la-montre la veille de l'arrivée. Des interrogations apparaissent alors sur le fait que la Slovénie puisse avoir deux coureurs de très haut niveau avec un faible passé cycliste et seulement deux millions d'habitants. De plus, 40% des coureurs professionnels slovènes ont été impliqués dans des affaires de dopage, à l'image de Kristjan Koren impliqué dans l'affaire Aderlass[58],[59].

L'entourage de Pogačar suscite également la polémique : Andrej Hauptman, qui l'a repéré, avait été interdit de départ lors du Tour de France 2000 pour un taux d'hématocrite trop élevé. Mais ce sont surtout ses managers Mauro Gianetti et Joxean Fernández Matxín qui inquiètent. Au sein de l'équipe Saunier-Duval, ils ont dirigé Riccardo Riccò et Leonardo Piepoli (contrôlés positifs à l'EPO CERA sur le Tour de France 2007) ainsi que Juan José Cobo déclassé de sa victoire sur le Tour d'Espagne 2011 à la suite d'anomalies sur son passeport biologique[60]. Néanmoins, l'ancien coureur devenu chroniqueur Nicolas Fritsch déclare que ces cas ne sauraient prouver une éventuelle illégalité de Pogačar, n'ayant rien vu qui pourrait incriminer Gianetti et Matxin du temps où il courait chez Saunier-Duval de 2005 à 2006 et estime que le dopage d'équipe n'est plus d'actualité depuis longtemps, les cas de l'époque étant certainement passés par des réseaux parallèles tels que Puerto ou Aderlass. Selon Fritsch, les suspicions de dopage, notamment vis-à-vis de Pogačar viennent surtout de la frustration du public déçu par les performances des coureurs français, contrairement à l'édition 2019 animée jusqu'au bout par Julian Alaphilippe et Thibaut Pinot.

Interrogé sur le passé de ses patrons et les suspicions dont il fait l'objet par L'Équipe, Tadej Pogačar répond : "J'étais trop jeune pour se souvenir de cette époque. J'avais dix ans en 2008 et cela me fait bizarre d'en parler car cela va à l'encontre de tout ce que je crois. […] En vérité, cela me désole que les gens doutent de mes performances. Ma seule défense, c'est d'avoir ma conscience pour moi"[60].

Dans un documentaire, Primož Roglič et Tom Dumoulin expriment leur interrogation quant à la performance de Tadej Pogačar lors du contre-la-montre de la Planche des Belles Filles, ne comprenant pas comment il a pu rouler plus d'une minute plus vite qu'eux[61]. Pogačar répondra "Ma performance a peut-être été inattendue mais elle n’a rien d’incroyable", estime que ses rivaux ont été déçus de perdre la veille de l'arrivée et déclare "J’étais dans un grand jour, que j’ai préparé de la meilleure façon possible, nous avons procédé à un changement de vélo très rapide, nous n’avons rien laissé au hasard". Dans un reportage pour France 2, le jeune slovène revient sur cette séquence et estime que Tom Dumoulin n'était pas au meilleur de sa forme lors de cette étape et a fait l'erreur de garder son vélo de chrono pour la montée finale.

Lors de ce reportage, Marjeta Pogačar, la mère de Tadej, déclare avoir voulu dissuader son fils de devenir coureur cycliste professionnel par peur du dopage, ce moment s'étant passé peu après les aveux de Lance Armstrong[62]. Désormais, elle le soutient face aux suspicions, se demandant "pourquoi il est autant critiqué" et assurant avoir "toujours essayé d'élever des enfants honnêtes et intègres". Selon elle, son fils "ne serait pas content de gagner" "s'il prenait une substance interdite", "c'est contre ses valeurs et sa morale"[63].

En 2020, Pogačar a remporté le Tour grâce à ses capacités physiques, la stratégie[34] et les circonstances de course ont été importantes, n'ayant peut-être pas été "pris au sérieux" pour la victoire finale par Primož Roglič et son équipe. En 2021, le jeune slovène écrase le Tour de France en plusieurs temps. Premièrement, lors du premier contre-la-montre, qu'il remporte avec 19 secondes d'avance sur le suisse Stefan Küng, champion d'Europe de la discipline qui a longtemps eu le meilleur temps et terriblement déçu de voir la victoire lui échapper. De 6ème, il se place à la 2ème du classement général. Deux jours plus tard, lors de la 7ème étape, l'équipe UAE de Pogačar demande du soutien aux autres équipes pour rattraper l'échappée qui compte notamment Mathieu Van der Poel et Wout Van Aert, respectivement 1er et 3ème du classement général. Les autres équipes refusent en répondant que puisque Pogačar est le plus fort, c'est à lui et son équipe de rouler. Deuxièmement, lors de la 8ème étape, première étape de montagne, où après le travail de son équipier Davide Formolo, Tadej Pogačar attaque à 30 kilomètres de l'arrivée. Seul Richard Carapaz parvient à le suivre mais l'équatorien est distancé au bout de 500 mètres. Sur le grand plateau, le slovène rattrape les échappés un par un et s'empare du maillot jaune en terminant 4ème de l'étape avec 3min20 d'avance sur ses principaux concurrents Carapaz, Rigoberto Urán, Enric Mas, David Gaudu, Jonas Vingegaard et Wilco Kelderman. Le débours est encore plus grand pour Primož Roglič et Geraint Thomas ayant fini dans le gruppetto. Gaspard Bremond de Ouest-France écrit entre autres "le cyclisme à deux-vitesses est probablement de retour" dans un article qui retranscrit l'outrageante supériorité de Pogačar[64], comparé à Lance Armstrong sur les réseaux sociaux. Le lendemain, il contre une attaque de Richard Carapaz à Tignes et là aussi, les autres favoris ne peuvent pas le suivre. Et troisièmement, lors des 17ème et 18ème étapes pyrénéennes qu'il remporte au sprint en laissant facilement derrière ses concurrents. Mais selon son entraîneur Iñigo San Millán, la domination de Pogačar se traduit par une faiblesse de la concurrence, le slovène "ne [réalisant] même pas les chiffres qu'il a faits l'année dernière"[65].

Vie privéeModifier

Tadej Pogačar est le compagnon de la Slovène Urška Žigart, également cycliste professionnelle[66].

PalmarèsModifier

Palmarès amateurModifier

Palmarès professionnelModifier

Résultats sur les grands toursModifier

Tour de FranceModifier

2 participations

Tour d'EspagneModifier

1 participation

Résultats sur les courses d'un jourModifier

Ce tableau présente les résultats de Tadej Pogačar sur courses d'un jour de l'UCI World Tour auxquelles il a participé, ainsi qu'aux différentes compétitions internationales.

Légende
AB Abandon HD Hors-délais - Pas de participation × Pas d'épreuve
Année Cadel Evans Great Ocean Road Race Strade Bianche Milan-San Remo À travers les Flandres Tour des Flandres Amstel Gold Race Flèche wallonne Liège-
Bastogne-Liège
Classique de Saint-Sébastien Jeux olympiques Bretagne Classic Championnats d'Europe CLM Championnats d'Europe Tour de Lombardie Championnats du monde CLM Championnats du monde
2019 44e 30e - - Ab. 53e 18e Ab. x - - - - - 18e
2020 - 13e 12e - x 9e 3e x x - - - - - 33e
2021 x 7e - - - - Vainqueur - 3e Ab. 12e 5e Vainqueur 10e 37e
2022 x Vainqueur 5e 10e 4e - 12e - x

Classements mondiauxModifier

  Année20172018201920202021
Classement mondial464e112e15e2e1er
UCI Europe Tour258e28e14e2e1er
UCI Asia Tour nc 270e nc nc nc
Légende : nc = non classéSource : UCI

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. a et b Jean-François Fournel, « Tour de France 2020 : Tadej Pogacar, un gamin entré dans l’histoire », sur la-croix.com, (consulté le ).
  2. a b et c Théo Gicquel, « Cyclisme : Pogacar, itinéraire d'un prodige pressé », sur sport.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  3. Belga, Tour de Slovénie: coup double pour Majka, .
  4. a et b « La précocité de Tadej Pogacar, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège, en chiffres », sur lequipe.fr, (consulté le ).
  5. Welcome Covi and Pogacar.
  6. « Pogačar, le diamant des Émirats », sur chroniqueduvelo.fr, .
  7. « Pogacar, vainqueur en Californie, plus jeune lauréat d'une course à étapes WorldTour », sur rtbf.be, .
  8. « Tadej Pogačar : « C’est la plus belle victoire de ma carrière » », sur VéloPro.fr, .
  9. « Vuelta : Tadej Pogacar remporte la 20e étape et monte sur le podium », sur Eurosport,
  10. « Précocité, audace et lucidité : la folle Vuelta de Pogacar », sur eurosport.fr, .
  11. « Championnat de Slovénie : Tadej Pogacar domine Primoz Roglic en contre-la-montre », sur lequipe.fr, (consulté le ).
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