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Sebastian Vettel

pilote automobile
Sebastian Vettel
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Sebastian Vettel en 2016.

Biographie
Surnom Baby Schumi
Date de naissance (30 ans)
Lieu de naissance Heppenheim (Allemagne)
Nationalité Drapeau : Allemagne Allemand
Site web www.sebastianvettel.de
Carrière
Années d'activité Depuis 2007
Qualité Pilote automobile
Équipe Drapeau : Allemagne BMW Sauber (2007)
Drapeau : Italie Toro Rosso (2007-2008)
Drapeau : Autriche Red Bull (2009-2014)
Drapeau : Italie Ferrari (depuis 2015)
Statistiques
Numéro permanent 5
Nombre de courses 194
Pole positions 49
Meilleurs tours en course 31
Podiums 96
Victoires 46
Champion du monde 2010, 2011, 2012, 2013

Sebastian Vettel (né le à Heppenheim en Allemagne) est un pilote automobile allemand, vainqueur quatre fois consécutivement du championnat du monde de Formule 1, en 2010, 2011, 2012 et 2013 comme seuls avant lui l'avaient été Juan Manuel Fangio et Michael Schumacher.

Après avoir été pilote-essayeur pour BMW Sauber F1 Team et fait ses débuts en Formule 1 à l'occasion du Grand Prix des États-Unis 2007, Vettel est engagé comme pilote titulaire de la Scuderia Toro Rosso avant de rejoindre pour la saison 2009 l'écurie Red Bull Racing, aux côtés de l'Australien Mark Webber.

En 2008, à Monza, il devient le plus jeune poleman et le plus jeune vainqueur d'un Grand Prix (record battu en 2016 par Max Verstappen). Il est vice-champion du monde en 2009 puis devient le plus jeune champion du monde de la discipline l'année suivante. Il bat également les records de précocité à chacun de ses trois titres mondiaux suivants, obtenant le quatrième le 27 octobre 2013 à 26 ans, 3 mois et 24 jours. Cette même saison, il établit un nouveau record de neuf victoires consécutives sur une année. Au terme du championnat 2014, Sebastian Vettel quitte, sans avoir remporté le moindre succès dans la saison, l'écurie pour laquelle il a obtenu 38 victoires et 44 pole positions.

Il rejoint la Scuderia Ferrari avec un contrat de trois ans, et obtient sa première victoire, ainsi que son quarantième succès personnel, dès le deuxième Grand Prix de la saison 2015, en Malaisie. En gagnant sa troisième course pour Ferrari le 20 septembre 2015 à Singapour, Sebastian Vettel dépasse Ayrton Senna au quatrième rang des pilotes victorieux en Formule 1, avec quarante-deux succès. Pour sa première saison avec l'écurie de Maranello, il accumule treize podiums et finit la saison à la troisième place du championnat pilotes. L'année suivante, Ferrari et Vettel ne remportent aucune course et doivent attendre dix-huit mois, du Grand Prix de Singapour 2015 à celui d'Australie 2017 pour renouer avec la victoire. En août 2017, son contrat chez Ferrari est prolongé pour trois années supplémentaires.

Sommaire

BiographieModifier

Débuts en sport automobileModifier

 
Sebastian Vettel (ASM) sur Dallara F305 en 2006 (F3).

Soutenu d'abord par sa famille, Sebastian Vettel, qui pratique assidûment le karting depuis 1995, accroche notamment à son palmarès une victoire à la Coupe de Monaco de karting et la course junior 1 des Masters de karting de Paris-Bercy en 2001, année où il est champion d'Allemagne junior KF3. Il termine également sixième du championnat européen de Karting ICA l'année suivante. En 2003, il fait ses débuts en sport automobile en championnat d'Allemagne de Formule BMW. Il fait d'emblée forte impression en terminant second de la discipline. La saison suivante, il poursuit sur sa lancée avec l'écurie Mücke Motorsport et remporte haut la main le titre avec 388 points sur 400 possibles. 2004 avec le soutien de Red Bull marque un tournant financier pour la famille Vettel[1].

En 2005, il passe à l'échelon supérieur en Formule 3 Euro Series et se classe cinquième et meilleur débutant d'une saison dominée par les pilotes de l'écurie ASM, Lewis Hamilton et Adrian Sutil. Toujours présent en Formule 3 Euroseries en 2006, il s'affirme comme l'un des candidats au titre mais, à l'issue d'un long duel, s'incline face à son coéquipier chez ASM Paul di Resta et termine vice-champion. Il fait également sensation à l'occasion d'un meeting de World Series by Renault à Misano en juillet 2006 en remplacement de Colin Fleming où, pour ses débuts dans la discipline, il se classe deuxième de la première course du week-end, avant de s'imposer dans la seconde après avoir signé la pole position.

2006-2007 : premiers pas en Formule 1Modifier

 
Vettel lors des essais libres du Grand Prix du Brésil 2006 sur la BMW Sauber F1.06.

Sous contrat avec BMW depuis 2005, Sebastian Vettel effectue un premier test en Formule 1 en septembre, pour le compte de l'écurie Williams-BMW, puis un second en juillet 2006 chez BMW Sauber. En août, à partir du Grand Prix de Turquie, il est promu troisième pilote BMW Sauber après la titularisation de Robert Kubica en remplacement de Jacques Villeneuve. Ses performances sont rapidement impressionnantes compte tenu de son jeune âge (19 ans et deux mois) : il réalise le meilleur temps de la première séance d'essais libres du Grand Prix d'Italie.

En 2007, tout en participant au championnat de World Series by Renault, il poursuit son rôle de troisième pilote chez BMW Sauber. Présent en piste lors des essais du vendredi à l'occasion des Grand Prix d'Australie et Grand Prix de Bahreïn, il voit son activité réduite lors des semaines suivantes, mais l'indisponibilité du pilote polonais Robert Kubica laissé au repos par les médecins à la suite de son accident au Canada, lui permet d'effectuer ses débuts en course à l'occasion du Grand Prix des États-Unis à Indianapolis. Il se classe huitième, décroche son premier point en Formule 1 pour sa première course et devient à 19 ans, 11 mois et 14 jours le plus jeune pilote de l'histoire de la Formule 1 à inscrire un point (record battu en 2015 par Max Verstappen).

2007-2008 : titulaire au sein de la Scuderia Toro RossoModifier

 
Sebastian Vettel lors des essais libres du Grand Prix du Brésil 2007.

Le 31 juillet 2007, la Scuderia Toro Rosso annonce que Sebastian Vettel remplace Scott Speed jusqu'à la fin de la saison. Vettel effectue alors ses débuts de pilote titulaire à l'occasion du Grand Prix de Hongrie qu'il termine à la seizième place. Déterminé à faire tout son possible avec sa monoplace qui n'est pas particulièrement performante bien qu'elle dispose d'une mécanique Ferrari, il décroche une méritoire huitième place sur la grille lors du Grand Prix du Japon ; c'est la première fois qu'une Toro Rosso participe à la session finale de qualification depuis ses débuts en Grand Prix.

 
Vettel devant Bourdais lors des essais du Grand Prix du Japon 2008.

En course, il a l'occasion de parcourir ses premiers tours en tête mais, lors d'une neutralisation sous voiture de sécurité, il est surpris par une manœuvre de Lewis Hamilton et accroche Mark Webber alors troisième, les condamnant tous les deux à l'abandon. La FIA, le jugeant responsable de l'accrochage, décide alors de le sanctionner d'un recul de dix places sur la grille pour l'épreuve suivante. Quelques jours avant le Grand Prix de Chine, Vettel se voit dédouané de toute responsabilité dans l'incident avec Webber et la FIA retire sa sanction. Il se qualifie en douzième position mais est pénalisé de cinq places pour avoir gêné un autre pilote pendant son tour lancé. Grâce à un seul arrêt au stand et bénéficiant de nombreux abandons à la suite de mauvaises conditions météorologiques, il finit la course à une brillante quatrième place, son équipier Vitantonio Liuzzi terminant sixième. Il termine le championnat à la quatorzième place avec six points et conserve son baquet chez Toro Rosso pour 2008 où il fait équipe avec Sébastien Bourdais, quadruple champion de Champ Car.

Auteur d'un début de saison 2008 discret et marqué par plusieurs accidents, il confirme sa bonne réputation en prenant progressivement l'ascendant sur Bourdais à partir du Grand Prix de Monaco qu'il termine en cinquième position, inscrivant ses quatre premiers points de la saison. Huitième lors du Grand Prix du Canada et auteur par ailleurs de belles prestations en qualifications compte tenu du matériel dont il dispose, son recrutement pour la saison 2009 est annoncé par Red Bull Racing où il remplacera le vétéran écossais David Coulthard, qui a annoncé son retrait de la compétition pour la fin de la saison. Le , Sebastian Vettel signe la pole position du Grand Prix d'Italie sous une pluie battante. Le lendemain, la pluie tombe toujours, ce qui n'empêche pas Vettel de prendre un bon envol. À 21 ans, Vettel devient ainsi le plus jeune poleman et le plus jeune vainqueur de l'histoire de la Formule 1, détrônant Fernando Alonso, qui avait remporté le Grand Prix de Hongrie 2003 à 22 ans (record battu en 2016 par Max Verstappen). Avec 35 points, Sebastian Vettel termine la saison au huitième rang du championnat, le meilleur résultat d'un pilote Toro Rosso.

2009-2014 : les années Red Bull RacingModifier

2009 : vice-champion du mondeModifier

 
Vettel remporte le Grand Prix de Grande-Bretagne en 2009.
 
Sebastian Vettel au Grand Prix d'Espagne en 2009.

À Melbourne lors du Grand Prix inaugural, il s'accroche à trois tours du terme avec Robert Kubica alors qu'il est second de l'épreuve. Il poursuit pourtant sa course sur trois roues et détruit sa monoplace dans un virage. Cette conduite dangereuse lui vaut une pénalité de dix places sur la grille de départ du Grand Prix de Malaisie où il abandonne sur sortie de piste. En Chine, Vettel décroche la pole position et remporte la seconde victoire de sa carrière, la première de Red Bull Racing qui signe son premier doublé grâce à la seconde place de Mark Webber. À Bahreïn, il est troisième sur la grille de départ et termine second de la course derrière la Brawn GP de Jenson Button. En Espagne, il ne tire pas partie de sa qualification en première ligne et échoue à la quatrième place, derrière les pilotes Brawn et son coéquipier. En principauté, après avoir perdu beaucoup de temps dans le premier relais à cause d'un mauvais choix de pneus, il commet une faute et tape le mur à Sainte-Dévote. Ce troisième abandon de l'année le handicape dans sa lutte puisque Button, le leader du championnat, signe une nouvelle victoire, portant son avantage sur Vettel à vingt-huit points.

En Turquie, Vettel décroche la troisième pole position de sa carrière devant Button et Barrichello mais se fait déborder rapidement par le pilote anglais qui remporte l'épreuve tandis que Vettel se classe troisième de la course derrière son coéquipier. Après cette septième manche de la saison, il est troisième et pointe à trente-deux points de Button. À Silverstone, il signe la pole position, décroche son premier meilleur tour en course et remporte l'épreuve, signant ainsi son premier hat-trick. En Allemagne, Vettel termine second derrière son coéquipier qui signe son premier succès mais abandonne ensuite en Hongrie et en Europe. Il se reprend lors du Grand Prix de Belgique où il se hisse sur la troisième marche du podium après être parti huitième. En Italie, Vettel termine à la huitième place et voit ses chances de titre se réduire puisque Button finit deuxième. Toutefois, il termine quatrième à Singapour puis s'impose au Japon, à deux Grand Prix de la fin, il ne compte plus que seize points de retard sur Button. Au Brésil, tandis que son coéquipier remporte la course, il termine quatrième, juste devant Button qui est sacré champion du monde. Cependant, il prend le meilleur sur Rubens Barrichello, huitième de l'épreuve, au championnat. Il remporte son quatrième succès de la saison lors de la dernière course à Abou Dabi et conserve sa deuxième place au championnat, devenant le plus jeune vice-champion du monde de l'histoire.

2010 : champion du mondeModifier

 
Vettel remportant le Grand Prix de Malaisie 2010.

À Bahreïn, il obtient la pole position mais termine quatrième à cause d'un problème d'échappement. Il prend à nouveau la pole position en Australie mais abandonne à cause d'un écrou de roue. En Malaisie, Vettel remporte son premier Grand Prix de la saison après s'être élancé de la troisième place sur la grille. Il réalise une nouvelle pole position en Chine où il se classe sixième. Pour le retour en Europe, lors du Grand Prix d'Espagne, il se hisse sur la première ligne de la grille de départ et termine troisième d'une course remportée par son coéquipier. Il se classe deuxième à Monaco, à nouveau derrière Webber. Ex-aequo avec l'Australien en tête du championnat, il s'accroche avec lui en Turquie. Quatrième du Grand Prix du Canada, il est repoussé à la cinquième place du championnat avec 90 unités, 19 de moins que le leader Lewis Hamilton. Après une nouvelle pole position au Grand Prix d'Europe à Valence, il remporte la victoire et revient à douze points du pilote McLaren.

 
Heppenheim, ville natale de Sebastian Vettel, fête son champion du monde.

Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel partage la première ligne avec son coéquipier Mark Webber, avant de le toucher au premier virage et de subir une crevaison. Si sa course est compromise, il remonte à la septième place et échange sa place de troisième du championnat avec Webber et est repoussé à vingt-quatre points. En Allemagne, il réalise à nouveau la pole position pour deux millièmes de seconde face à Alonso mais perd toute occasion de victoire en tassant l'Espagnol dès le départ. En Hongrie, il réalise sa quatrième pole position consécutive et domine le début de course avant d'être pénalisé et de terminer troisième, laissant Webber, vainqueur de la course, reprendre la tête du championnat. En Belgique, il se qualifie quatrième mais percute Button au seizième tour, abimant son aileron avant et causant l'abandon du Britannique ; il termine quinzième et voit son retard sur Hamilton, le nouveau leader, porté à 31 points. Lors du Grand Prix d'Italie, Vettel se classe quatrième et son coéquipier Mark Webber, sixième. Lors du Grand Prix de Singapour, Vettel est deuxième derrière Alonso. Il remporte le Grand Prix du Japon en partant de la pole position. À trois Grands Prix de la fin de la saison, l'Allemand revient à quatorze points de Webber, leader du championnat.

Lors du premier Grand Prix de Corée du Sud de l'histoire, il est victime de la casse de son moteur alors qu'il menait la course et voit Alonso, avec lequel il est à égalité de points, prendre une avance de 25 points. Il se ressaisit à Interlagos où il gagne en partant deuxième derrière Nico Hülkenberg. Avant l'ultime Grand Prix, il est troisième du championnat, derrière Fernando Alonso et son équipier Mark Webber, à quinze points du pilote Ferrari. Lors du Grand Prix d'Abou Dabi, Vettel profite des erreurs de Webber (parti à la faute, il touche un rail de sécurité et est contraint à changer de pneumatiques plus tôt que prévu) et d'Alonso (qui change son train de pneus juste après Webber, ayant calqué sa stratégie sur l'Australien). Il bénéficie de l'aide inattendue de Vitaly Petrov, sixième, qui contient Alonso et Webber derrière lui durant toute la course. Vettel remporte ainsi la course et devient le plus jeune champion du monde de l'histoire à 23 ans 4 mois et 11 jours. Il termine sa saison avec le plus grand nombre de pole positions (10), de victoires (5, égalité avec Alonso), de podiums (10, égalité avec Alonso et Webber) et de tours en tête (382) en 2010 et établit le nouveau record de points en une saison (256 points).

2011 : double champion du mondeModifier

 
Sebastian Vettel fêtant sa victoire au Grand Prix de Malaisie 2011.
 
Sebastian Vettel s'impose au Grand Prix d'Italie 2011.

Dès le Grand Prix d'Australie inaugural à Melbourne, Sebastian Vettel confirme son staturt de tenant du titre de champion du monde en obtenant la pole position, la seizième de sa carrière, et en remportant la onzième victoire de sa carrière[2]. Deux semaines plus tard, en Malaisie, il récidive[3]. Cette victoire est sa quatrième consécutive. Au Grand Prix de Chine, Vettel réalise sa troisième pole position de la saison avant de terminer deuxième de la course derrière Lewis Hamilton. En Turquie, il obtient une cinquième pole position consécutive, la quatrième de la saison en autant de courses et remporte la treizième victoire de sa carrière. Il enchaîne avec une quatrième victoire en s'imposant sur le circuit de Catalunya lors du Grand Prix d'Espagne, après être parti deuxième derrière son coéquipier Mark Webber ; une semaine après, il obtient la pole position et la victoire au Grand Prix de Monaco, aidé par un drapeau rouge à six tours de la fin qui lui permet de changer ses pneumatiques sans perdre de temps au stand[4]. Après la manche monégasque, Vettel mène avec 58 points d'avance sur son plus proche rival, Lewis Hamilton. Au Grand Prix du Canada, il obtient la pole position puis mène toute la course avant d'être poussé à la faute dans le dernier tour par Jenson Button qui gagne devant Vettel et Webber ; Vettel augmente toutefois son avance de deux points. En Europe, il réalise le deuxième hat-trick de sa carrière. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel, deuxième sur la grille derrière son coéquipier Mark Webber, termine second de la course derrière Fernando Alonso.

 
Sebastian Vettel fêtant son deuxième titre mondial, lors du Grand Prix du Japon 2011.

Pour son Grand Prix national, Vettel, en difficulté tout au long du weekend, doit se contenter de la troisième place en qualifications, ce qui met fin à sa série de quatorze premières lignes consécutives. Le lendemain, il ne peut pas faire mieux que la quatrième place : c'est la première fois de la saison qu'il ne monte pas sur le podium. Une semaine plus tard, au Grand Prix de Hongrie, il se classe deuxième après être parti de la pole position. Au Grand Prix de Belgique, après la pause estivale, Vettel réalise la pole position et remporte la première victoire de sa carrière sur le circuit des Ardennes. À Monza, après s'être élancé de la pole position, Vettel gagne sa huitième victoire de la saison ce qui lui permet d'avoir plus de cent points d'avance sur son second. Lors du Grand Prix de Singapour, il réalise sa quatrième pole position consécutive, la onzième de la saison, et gagne pour la première fois sur le circuit de Marina Bay devant son seul rival désormais pour le titre mondial, Jenson Button. Malgré la victoire de ce dernier au Japon, Vettel se classe troisième et devient le plus jeune double champion du monde de l'histoire de la discipline, détrônant ainsi Fernando Alonso (2005 et 2006) à 24 ans et 98 jours alors qu'encore quatre Grands Prix restent à courir[5]. Pour la deuxième édition du Grand Prix de Corée du Sud, il part en première ligne aux côtés de Lewis Hamilton. Il prend la tête dès les premiers virages de la course et remporte sa dixième victoire de la saison. Grâce à la troisième place de son coéquipier Mark Webber, Red Bull Racing remporte un deuxième titre de champion du monde des constructeurs consécutif. Vettel et Red Bull gagnent le championnat à trois courses de la fin de la saison. Au premier Grand Prix d'Inde de l'histoire, il réalise son premier grand chelem (victoire, pole position, meilleur tour et course menée de bout en bout. Il détient désormais les records du plus grand nombre de tours et de kilomètres en tête d'une course dans une saison. Sur le circuit de Yas Marina, Sebastian Vettel, parti de la première place sur la grille, enregistre son unique abandon de la saison dès le premier tour de course à cause d'une crevaison, mettant fin à une série de dix-neuf courses consécutives dans les points. Lors de la dernière course au Brésil, Vettel réalise sa quinzième pole position de la saison et bat le record de quatorze pole positions réalisé par Nigel Mansell qui datait de 1992. Il termine deuxième de l'épreuve derrière son coéquipier Mark Webber, terminant pour la dix-septième fois de la saison sur le podium, égalant le record de Michael Schumacher qui date de 2002. Il améliore le record de points qu'il avait fixé l'année précédente avec 392 unités.

2012 : triple champion du mondeModifier

 
Vettel au Grand Prix de Malaisie 2012.
 
Sebastian Vettel au Grand Prix de Bahreïn 2012.

Pour le premier Grand Prix de l'année en Australie, il s'élance en sixième position à plus de sept dixièmes de seconde la McLaren de Lewis Hamilton et termine deuxième, intercalé entre les McLaren de Button et Hamilton. Une semaine plus tard, en Malaisie, Vettel part cinquième et se hisse jusqu'en quatrième position quand il est percuté par Narain Karthikeyan à dix tours de l'arrivée : une crevaison le fait chuter en onzième position et rétrograder à la sixième place du championnat. En Chine, il n'atteint pas la dernière phase des qualifications et s'élance en onzième position, sa plus mauvaise performance depuis le Grand Prix du Brésil 2009 où il était parti quinzième ; au terme du premier tour de course, il est quatorzième et doit se résoudre à une remontée pour finir cinquième, juste derrière Lewis Hamilton et Mark Webber. Lors du Grand Prix de Bahreïn, il réalise le quatrième hat-trick de sa carrière et revient en tête du championnat. En Espagne pour le retour en Europe, il termine sixième après avoir reçu une pénalité pour avoir ignoré un drapeau jaune en début de course. Lors du Grand Prix de Monaco, Vettel termine quatrième grâce à une stratégie décalée tandis que son coéquipier Mark Webber remporte l'épreuve.

Lors du Grand Prix du Canada sur le circuit Gilles-Villeneuve, il part pour la deuxième fois de la saison en pole position. En course, il est contraint d'adopter une stratégie à un seul arrêt pour contenir Lewis Hamilton. Finalement, il doit changer de pneus une deuxième fois dans les dix derniers tours et se classe quatrième. En Europe il réalise la 33 pole position de sa carrière, égalant ainsi Alain Prost et Jim Clark ; en course, il prend le meilleur envol et domine avant d'abandonner sur problème technique, juste après que la voiture de sécurité ne libère la piste et alors qu'il menait la course, il est relégué à 26 points d'Alonso. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, Vettel part en quatrième position sur la grille et termine troisième. À Hockenheim, il termine deuxième sous le drapeau à damiers mais reçoit vingt secondes de pénalité pour avoir dépassé Jenson Button hors de la piste : il est ainsi reclassé à la cinquième place. Au championnat, son retard se porte à 44 points. Lors du Grand Prix suivant, une semaine plus tard en Hongrie, il se classe quatrième de la course.

Au Grand Prix de Belgique, après la pause estivale, Vettel s'élance de la dixième place et adopte une course agressive avec de nombreux dépassements pour finir deuxième derrière Jenson Button. Il profite de l'abandon d'Alonso pour revenir à 24 points au championnat. En Italie, il se qualifie à la sixième place et, en course, après une lutte acharnée contre Fernando Alonso, il est pénalisé pour conduite dangereuse avant d'abandonner à cause d'un problème d'alternateur. Il chute à la quatrième place du championnat. À Singapour qualifié en troisième position, il est deuxième derrière le poleman Lewis Hamilton quand celui-ci abandonne sur panne de boîte de vitesses ; il remporte l'épreuve devant Button et Alonso et reprend la deuxième place du championnat.

 
Sebastian Vettel au Grand Prix du Japon 2012.

Au Grand Prix du Japon, Vettel réalise la 34 pole position de sa carrière et devient ainsi le troisième pilote de l'histoire de ce classement, derrière Michael Schumacher et Ayrton Senna. Le lendemain, il obtient le cinquième hat trick de sa carrière et son deuxième grand chelem depuis ses débuts. Il revient à quatre points de Fernando Alonso au championnat. La semaine suivante en Corée du Sud, qualifié en première ligne derrière son coéquipier Mark Webber, il prend la tête dès les premiers hectomètres pour s'imposer devant son coéquipier et Fernando Alonso ; il prend la tête du championnat avec 6 points d'avance sur Alonso. Lors du dernier Grand Prix asiatique de la saison, en Inde, il augmente son avance sur son poursuivant au championnat grâce à une quatrième victoire consécutive.

À Abou Dabi, il réalise le troisième temps de la séance de qualification et reçoit l'ordre de son écurie d'abandonner sa monoplace en piste afin d'économiser son essence : la monoplace doit contenir au minimum un litre d'essence pour satisfaire aux contrôle de la FIA. Les commissaires de la FIA établissent que la voiture de Vettel n'est pas parvenue à entrer aux stands par ses propres moyens comme requis par l'article 6.6.2 de la réglementation technique et qu'elle ne contenait que 0,850 litre de carburant : Vettel est exclu des qualifications et prend le départ de la course depuis la dernière place de la grille. Il se classe finalement troisième, juste derrière Alonso qui ne lui reprend que trois points au classement du championnat. Pour son centième Grand Prix, aux États-Unis, Vettel réalise une nouvelle pole position mais doit se contenter de la deuxième place, derrière Hamilton ; ce résultat lui permet de récupérer les trois points qu'il avait perdus au profit de Alonso à Abou Dabi, abordant ainsi le dernier Grand Prix de la saison, au Brésil, avec 13 points d'avance. Qualifié quatrième alors qu'Alonse part septième, il est percuté par Bruno Senna en début de course et repart dernier. Il effectue une remontée jusqu'à se retrouver juste derrière son rival pour le titre au bout de vingt tours. Si Alonso termine deuxième de la course, sa sixième position lui permet toutefois de devenir le plus jeune triple champion du monde de l'histoire, le seul avec Juan Manuel Fangio (de 1954 à 1957) et Michael Schumacher (de 2000 à 2004) à avoir réussi à remporter au moins trois titres consécutifs.

2013 : quadruple champion du mondeModifier

À Melbourne lors du Grand Prix inaugural, il réalise la pole position et se classe troisième de la course derrière Kimi Räikkönen et Fernando Alonso. Une semaine plus tard au Grand Prix de Malaisie, il réalise la pole position et s'impose devant Mark Webber (en outrepassant les consignes de son équipe) en dépassant son coéquipier australien qui préservait sa monoplace et ses pneus lors de son dernier relais. Il prend ainsi la tête du championnat alors que de fortes tensions naissent dans l'écurie[6],[7]. En Chine, Vettel se qualifie en neuvième position après un problème technique survenu lors de son ultime tentative en qualification et se classe quatrième d'une course remportée par Fernando Alonso. Il conserve la tête du championnat avec 3 points d'avance sur Kimi Räikkönen. Une semaine plus tard à Bahreïn, il s'élance en première ligne aux côtés de Nico Rosberg, le double dès le deuxième tour et remporte sa vingt-huitième victoire.

En Espagne pour le retour en Europe, il termine au pied du podium mais garde la tête du championnat pour 4 points face à Räikkönen. Lors du Grand Prix de Monaco, Vettel obtient le cinquantième podium de sa carrière grâce à une deuxième place. Deux semaines plus tard, il gagne pour la première fois le Grand Prix du Canada. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, il abandonne pour la seule fois de la saison alors qu'il est en tête de l'épreuve, ce qui permet à Alonso, troisième de la course, de réduire son écart au championnat à 21 points.

 
Vettel, lors du Grand Prix de Belgique 2013.

Pour son Grand Prix national, Vettel deuxième sur la grille, double Lewis Hamilton au premier virage pour prendre la tête et, après trois arrêts aux stands, conserve la première position jusqu'à l'arrivée, avec une seconde d'avance sur Räikkönen. Vettel remporte sa quatrième victoire de la saison, la trentième de sa carrière et, pour la première fois, son Grand Prix national. Il conserve la tête du championnat avec 157 points, suivi par Fernando Alonso (123 points). Troisième en Hongrie, il termine néanmoins devant son principal rival au championnat puisque ce dernier se classe cinquième mais derrière Räikkönen qui revient à la deuxième place et porte son retard à 38 points. Il remporte ensuite les Grands Prix de Belgique (où Räikkönen abandonne, profitant à Alonso qui redevient le dauphin de Vettel) d'Italie et de Singapour où il réalise le troisième chelem de sa carrière, qu'Alonso termine à chaque fois à la deuxième place, ce qui lui permet d'accroître régulièrement son avance au championnat du monde. Il réalise un nouveau chélem lors du Grand Prix de Corée du Sud quand Alonso termine seulement sixième. Le triple champion du monde allemand remporte sa cinquième victoire consécutive en s'imposant à l'arrivée du Grand Prix du Japon, repoussant Alonso à 90 points à quatre Grands Prix du terme.

À l'arrivée du Grand Prix d'Inde où il reste invaincu, Sebastian Vettel obtient sa sixième victoire consécutive et s'assure mathématiquement son quatrième titre consécutif de champion du monde, à l'instar de son écurie Red Bull alors que trois Grands Prix restent à courir. Il gratifie le public d'une série de donuts en plein milieu de la ligne droite des stands pour fêter l'événement. Quadruple champion du monde à 26 ans, il rejoint Alain Prost au palmarès et égale la série de Juan Manuel Fangio de 1954 à 1957. Il est le plus jeune pilote quadruple champion du monde de Formule 1. En remportant le Grand Prix d'Abou Dabi, Sebastian Vettel égale le record de sept victoires consécutives de Michael Schumacher (entre Grand Prix automobile d'Europe 2004 et le Grand Prix automobile de Hongrie 2004)[8].

En remportant le Grand Prix des États-Unis, il devient le premier pilote de l'histoire à remporter huit Grands Prix consécutifs sur une saison[9]. Pendant qu'il effectue une nouvelle série de donuts au milieu de son tour d'honneur sur le bitume texan, Vettel s'adresse à son stand par radio : « Je reste sans voix. Nous devons absolument nous rappeler de ces journées car nous n'avons aucune garantie que cela durera pour toujours. Je vous aime les gars »[10]. Enfin, au Brésil, il conclut la saison sur un neuvième succès consécutif, égalant la série d'Alberto Ascari à cheval sur 1952 et 1953 et le record de treize victoires dans une saison établi par Michael Schumacher en 2004. Il fixe également un nouveau record de points en inscrivant 397 points, battant son propre record de 2011.

2014 : dernière saison difficile avec Red BullModifier

À Melbourne lors du Grand Prix inaugural, il n'atteint pas la dernière phase des qualifications et, parti douzième, il abandonne après trois tours de course. En Malaisie, qualifié en première ligne derrière Lewis Hamilton, il se classe troisième de la course. Une semaine plus tard, lors du Grand Prix de Bahreïn, Vettel rencontre des problèmes moteur et termine sixième, derrière son équipier Daniel Ricciardo qui le passe en fin d'épreuve.

 
Sebastian Vettel lors du Grand Prix de Chine 2014.

Pour le retour en Europe, en Espagne, Sebastian Vettel connaît un weekend difficile avec de nombreux problèmes techniques. Le vendredi, il ne parvient pas à faire plus de quatre tours en essais à cause d'une panne de boîte de vitesses qui provoque son recul de cinq places sur la grille de départ. En adoptant une stratégie de course agressive, il finit l'épreuve quatrième. Lors du Grand Prix de Monaco, il abandonne pour la deuxième fois de la saison à cause d'un problème au niveau du turbocompresseur. Après six courses, Vettel ne pointe qu'au sixième rang avec 77 points de retard sur Nico Rosberg, au volant d'une voiture toutefois nettement plus performante que la sienne. Au Canada, où les Mercedes sont en proie à des problèmes de puissance, il termine troisième et assiste à la première victoire en Formule 1 de son coéquipier Daniel Ricciardo. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, qualifié en première ligne pour la seconde fois de la saison, il perd quatre places en un tour et termine cinquième après une passe d'armes âpre avec Fernando Alonso en fin de course. Au Grand Prix de Hongrie, deuxième derrière Rosberg sur la grille de départ, il termine huitième après un tête-à-queue tandis que son coéquipier Ricciardo remporte l'épreuve.

En Belgique, après la pause estivale, Vettel se qualifie en troisième position à plus de deux secondes des Mercedes ; le lendemain, après deux erreurs en début de course, il se classe cinquième quand son coéquipier remporte une seconde victoire consécutive. Il réalise sa meilleure performance de la saison à Singapour en se classant deuxième et en menant un tour pour l'unique fois de la saison. Au Grand Prix du Japon, après quinze manches sans victoire, il annonce qu'il quittera Red Bull Racing à la fin de la saison[11] ; il termine troisième de la course, juste devant son coéquipier et, profitant de l'abandon de Fernando Alonso accède à la quatrième place du championnat du monde. À cet instant, il ne plus être champion du monde. Il se classe ensuite huitième à Sotchi, septième à Austin et cinquième à Interlagos, ce qui lui permet de conserver la quatrième place au championnat.

Le 20 novembre, avant la dernière manche de la saison à Abou Dabi, il est annoncé officiellement chez Ferrari où il remplace Fernando Alonso pour faire équipe avec Kimi Räikkönen à partir de 2015 pour trois ans ; il arborera le no 5 comme numéro permanent en Formule 1[12],[13]. Il explique ainsi sa décision : « Quand j'étais enfant, Michael Schumacher dans la voiture rouge était mon idole, et c'est aujourd'hui un incroyable honneur d'avoir finalement la chance de conduire une Ferrari. J'avais déjà eu un avant-goût de ce que l'esprit Ferrari signifie lorsque j'ai remporté ma première victoire à Monza en 2008 avec un moteur du cheval cabré conçu à Maranello. La Scuderia a une grande tradition dans ce sport et je suis particulièrement motivé pour l'aider à revenir au sommet. Je mettrai mon âme et mon cœur pour que cela se réalise[14]. » Vettel termine cinquième du championnat, sans aucune victoire ou pole position, une première depuis 2007 avec 167 points, et a été dans l'ombre de son équipier Ricciardo, auteur des seules victoires de l'écurie, troisième avec 238 unités.

Depuis 2015 : les années FerrariModifier

2015 : transfert chez FerrariModifier

 
Sebastian Vettel durant les tests à Jerez en février 2015.

Au Grand Prix d'Australie, pour l'ouverture de la saison, Sebastian Vettel obtient son premier podium pour la Scuderia en terminant troisième derrière les deux pilotes Mercedes. Au Grand Prix de Malaisie, deux semaines plus tard, il se qualifie en première ligne aux côtés du poleman Lewis Hamilton et remporte sa première course avec la Scuderia ; il n'avait plus gagné depuis le Grand Prix du Brésil 2013 et Ferrari depuis le Grand Prix d'Espagne 2013. En Chine, il monte sur son troisième podium consécutif grâce à sa troisième place. Une semaine plus tard à Bahreïn, qualifié en deuxième position, il livre quelques passes d'armes avec Nico Rosberg mais endommage son aileron avant en sortant des limites de la piste ; un changement d'aileron le fait chuter à la cinquième place finale tandis que son coéquipier Kimi Räikkönen se classe deuxième.

Pour le retour en Europe, lors du Grand Prix d'Espagne, Vettel est troisième des qualifications juste derrière les Mercedes. Il profite d'un bon départ sur le côté propre de la piste pour passer Hamilton au premier virage ; celui-ci passe alors à une stratégie à trois arrêts qui lui permet de reprendre l'avantage en fin de course. Vettel, troisième, monte sur le soixante-dixième podium de sa carrière. À Monaco, il se qualifie en troisième position derrière les Mercedes. Le lendemain, en fin d'épreuve, alors qu'il est troisième, juste derrière Rosberg et à bonne distance d'Hamilton, il profite d'une erreur stratégique de l'écurie Mercedes qui fait rentrer son chef de file pour prendre in-extremis, la deuxième place, intercalé entre Rosberg et Hamilton. Au Grand Prix du Canada, il connaît un weekend difficile à cause d'un problème moteur durant les qualifications et une rétrogradation de cinq places pour avoir dépassé sous drapeau rouge lors des essais libres. Dix-huitième sur la grille, il finit l'épreuve cinquième. Au Grand Prix de Grande-Bretagne, il termine troisième derrière les pilotes Mercedes. En Hongrie, après s'être qualifié troisième, il prend la tête de la course dès le départ en surprenant les deux Mercedes qui occupaient la première ligne et ne quitte le commandement qu'un seul tour au profit de son équipier Kimi Räikkönen, lors de son arrêt au stand. En remportant la quarante-et-unième victoire de sa carrière en Formule 1, il rejoint Ayrton Senna à la troisième place des pilotes les plus victorieux de la discipline. Il dédie sa victoire à Jules Bianchi décédé une semaine plus tôt.

 
Sebastian Vettel à Monza.

En Belgique, Sebastian Vettel rate sa qualification et occupe la huitième place sur la grille. En course, grâce à une stratégie à un seul arrêt et un bon envol, il se retrouve rapidement troisième mais, dans l'avant-dernier tour, son pneu arrière-droit, extrêmement usé, explose ; il rentre à son stand, où il abandonne. Lors du Grand Prix de Singapour, il obtient sa première pole position depuis le Grand Prix du Brésil 2013, sa première avec la Scuderia et la première de l'écurie italienne depuis le Grand Prix d'Allemagne 2012 ; le lendemain, il remporte son troisième succès de la saison après avoir mené l'intégralité de la course, ce qui porte son total de victoires à quarante-deux et lui permet de dépasser Ayrton Senna à la troisième place du palmarès des vainqueurs de Grand prix. En Russie, quatrième des qualifications, il se retrouve troisième après avoir dépassé son équipier et Valtteri Bottas et profite de l'abandon de Rosberg pour terminer deuxième, ce qui lui permet d'accéder au deuxième rang du championnat du monde aux dépens de son compatriote. Au Grand Prix du Mexique, victime d'une crevaison qui ruine sa course dès les premiers tours, il abandonne sur sortie de piste en fin d'épreuve. À l'occasion du dernier Grand Prix de la saison à Abou Dabi, il n'atteint pas la dernière phase des qualifications et s'élance en quinzième position. Le lendemain, il franchit la ligne d'arrivée quatrième. Vettel, qui comptabilise treize podiums en tout, termine troisième du championnat avec 278 points.

2016 : saison en demi-teinteModifier

 
Vettel au Grand Prix d'Australie 2016.

Qualifié troisième en Australie, Vettel prend la tête de la course dès le départ en surprenant les deux pilotes Mercedes en première ligne ; l'interruption de la course sur drapeau rouge ruine sa stratégie et le fait chuter à la troisième position finale, derrière Rosberg et Hamilton. Lors du Grand Prix de Bahreïn, il abandonne sur casse moteur durant le tour de formation. En Chine, il finit deuxième à trente secondes du vainqueur Nico Rosberg ; ce résultat lui permet de dépasser Ayrton Senna au classement des pilotes de Formule 1 par nombre de podiums. Lors du Grand Prix de Russie, deuxième temps des qualifications, il s'élance depuis la septième position à cause d'une pénalité pour avoir changé sa boîte de vitesses. Le lendemain, il abandonne au bout de quelques hectomètres de course après avoir été percuté par deux fois par Daniil Kvyat. Alors qu'il ambitionnait de se battre pour le titre mondial, il est déjà relégué à soixante-sept points du leader Nico Rosberg après seulement quatre Grand Prix.

En Espagne pour le retour en Europe, Sebastian Vettel termine troisième derrière son équipier après une passe d'armes avec Daniel Ricciardo en fin de course. À Monaco, qualifié en quatrième position, il termine le Grand Prix à la même place. Lors du Grand Prix du Canada, il prend la tête de la course dès l'extinction des feux mais sa stratégie de course à deux arrêts (et trois sortes de pneumatiques différents) le fait chuter en deuxième position à l'arrivée, derrière Lewis Hamilton. En Hongrie, en terminant quatrième, il passe la barre des 2000 points inscrits en Formule 1. Lors du Grand Prix d'Italie, après cinq courses sans podium, il obtient une troisième place derrière les deux pilotes Mercedes. À Singapour, Vettel ne parvient pas à faire de tour chronométré durant les qualifications à cause de la casse de sa barre antiroulis. Dernier sur la grille, il franchit la ligne d'arrivée cinquième. Au Grand Prix de Malaisie, il abandonne dès le premier virage après avoir accroché Nico Rosberg et écope d'une pénalité d'un recul de trois places lors du Grand Prix suivant. À cinq Grands Prix de la fin de la saison, il ne peut plus espérer devenir champion du monde. Il se classe ensuite quatrième à Suzuka.

Au Mexique, quatrième derrière Max Verstappen sous le drapeau à damier, il profite de la pénalité de cinq secondes infligée au Néerlandais pour monter sur le podium. Il reçoit ensuite une pénalité de dix secondes et se classe finalement cinquième, la troisième place revenant à Daniel Ricciardo. Durant la course, dans un moment de colère après que Verstappen ait coupé un virage pour protéger sa position sans être sanctionné par les commissaires de course, il l'insulte violemment ainsi que le directeur de course Charlie Whiting. Si Whiting considère l'incident clos, la FIA pourrait demander une sanction : « Il s'est excusé donc, personnellement, j'ai tourné la page mais il faudra voir comment mes patrons vont se saisir du problème »[15]. Il termine sa saison sur un septième podium à Abou Dabi (totalisant à la fin trois 2e places et quatre 3e places) et se classe quatrième du championnat avec 212 points, derrière Nico Rosberg (champion), Lewis Hamilton et Daniel Ricciardo.

2017 :Modifier

 
Sebastian Vettel durant les tests à Barcelone en février 2017.

À Melbourne, lors du Grand Prix inaugural, Sebastian Vettel s'élance en première ligne aux côtés de Lewis Hamilton ; le lendemain, il remporte son premier succès (et celui de la Scuderia Ferrari) depuis 18 mois, devant les pilotes Mercedes. En Chine, il se qualifie en deuxième position. En course, il fait un arrêt précoce au stand et se retrouve coincé derrière les pilotes Red Bull, ainsi que son coéquipier. Il parvient à les doubler pour terminer deuxième. Une semaine plus tard, à Bahreïn, il est troisième des qualifications juste derrière les Mercedes. Il profite d'un bon départ sur le côté propre de la piste pour passer Hamilton au premier virage puis s'impose ; il occupe seul la tête du championnat avec sept points d'avance sur le pilote Britannique. Au Grand Prix de Russie, il partage la première ligne avec son équipier Räikkönen, avant de finir deuxième derrière Valtteri Bottas qui l'a dépassé dès le départ. Lors du Grand Prix d'Espagne qui marque le début de la saison européenne, Vettel franchit la ligne d'arrivée deuxième et garde la tête du championnat. À Monaco, après être parti deuxième derrière Kimi Räikkönen, il prend la tête de la course à l'issue de son unique arrêt au stand et remporte l'épreuve. Ferrari ne s'était plus imposé à Monaco depuis 2001 et Vettel depuis 2011. Au Canada, après s'être retrouvé à la dix-huitième place suite à un accrochage avec Max Verstappen, il remonte jusqu'au quatrième rang et limite les dégâts face à Lewis Hamilton qui remporte l'épreuve ; sa série de premières et deuxièmes places depuis le début de saison s'achève toutefois au bord du fleuve Saint-Laurent.

Lors du Grand Prix d'Azerbaïdjan, il s'élance quatrième mais se retrouve en deuxième position derrière Lewis Hamilton dès la fin du premier tour. Dans cette course où la voiture de sécurité sort trois fois, en raison de nombreux débris éparpillés sur la piste, lors de la deuxième relance, Sebastian Vettel est surpris par un freinage de Hamilton, le percute et a un mouvement d'humeur, se portant à la hauteur de la Mercedes et lui donnant un coup de roue, ce qui lui vaut ultérieurement une pénalité de 10 secondes qu'il observe au stand après 33 tours. Hamilton, de son coté, a aussi dû s'arrêter puisque la protection de son habitacle, mal fixée, se détachait. Vettel ressort devant lui après son stop-and-go, et ces deux derniers terminent quatrième et cinquième de la course gagnée par Daniel Ricciardo. Vettel, qui du coup porte son avance sur Hamilton à quatorze points en tête du championnat[16], perd également trois points sur sa superlicence et totalise désormais neuf points de pénalité pour un « permis » qui en compte douze et dont la perte entraîne la suspension pour un Grand Prix[17]. La FIA se saisit ensuite de l'affaire pour décider si Vettel doit être pénalisé plus gravement (disqualification de la course, Grand Prix de suspension, etc.). Le lundi 3 juillet à Paris, où il vient s'excuser, le pouvoir sportif décide de ne pas aller plus loin[18]. Sebastian Vettel reconnaît sa responsabilité dans une lettre d'excuses publiques et doit, à la demande de la FIA, effectuer des heures d'activités éducatives dans les championnats de Formule 2, de Formule 3 et de Formule 4[16].

 
Sebastian Vettel au Grand Prix d'Italie 2017.

En Autriche, il termine deuxième derrière Bottas et porte son avance sur le coéquipier de ce dernier à vingt points, mais est ramené durement à la réalité en Grande-Bretagne, où il se bat pour une place sur le podium mais subit une crevaison dans le dernier tour et chute en septième position. Au Grand Prix de Hongrie, après s’être élancé de la pole position, il obtient sa quatrième victoire de la saison malgré un souci de direction. En marge du Grand Prix de Belgique, Ferrari annonce la reconduction du contrat de Vettel pour trois saisons supplémentaires, jusqu'en 2020[19]. Sur le circuit des Ardennes, il roule toute la course au deuxième rang dans le sillage de Lewis Hamilton qui l'emporte et réduit de moitié son retard au championnat. Une semaine plus tard à Monza, les Mercedes réalisent un doublé, l'Allemand termine ainsi troisième et perd la tête du championnat pilotes au bénéfice de son rival. Lors du Grand Prix de Singapour, il abandonne dès les premiers mètres de course après un triple accrochage avec Max Verstappen et Kimi Räikkönen suivi d'un tête-à-queue qui ruine le bénéfice de sa pole position et le rejette à 28 points d'Hamilton, vainqueur de l'épreuve. En Malaisie, il connaît un weekend difficile à cause d'un problème moteur durant les qualifications qui le relègue en dernière position sur la grille. Le lendemain, il remonte jusqu'à la quatrième place, mais se retrouve à 34 points de Lewis Hamilton. Une semaine plus tard au Japon, il s'élance en première ligne mais abandonne au quatrième tour à cause d'un problème moteur.

Statistiques en championnat du mondeModifier

 
Au volant de la Toro Rosso lors du Grand Prix du Canada 2008.
 
Sebastian Vettel lors du Grand Prix de Chine 2008.

À l'issue du Grand Prix du Japon 2017

RecordsModifier

Records de précocitéModifier

Autres recordsModifier

  • 15 pole positions en une saison (en 2011).
  • 13 victoires en une saison (en 2013, co-détenu avec Michael Schumacher en 2004).
  • 739 tours en tête en une saison (en 2011).
  • 17 podiums en une saison (en 2011, codétenu avec Michael Schumacher en 2002 et Lewis Hamilton en 2015).
  • 9 victoires consécutives (en 2013, du Grand Prix de Belgique au Grand Prix du Brésil).
  • 397 points inscrits en une saison (en 2013).

Résultats en championnat du monde de Formule 1Modifier

Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP disputés Pole positions Victoires Records du tour Podiums Dans les points Abandons Points inscrits Classement
2007 BMW Sauber F1 Team
Scuderia Toro Rosso
F1.07
STR2
BMW V8
Ferrari V8
Bridgestone 8 0 0 0 0 2 3 6 14e
2008 Scuderia Toro Rosso STR2B
STR3
Ferrari V8 Bridgestone 18 1 1 0 1 9 6 35 8e
2009 Red Bull Racing RB5 Renault V8 Bridgestone 17 4 4 3 8 12 5 84 2e
2010 Red Bull Racing RB6 Renault V8 Bridgestone 19 10 5 3 10 15 3 256 Champion
2011 Red Bull Racing RB7 Renault V8 Pirelli 19 15 11 3 17 18 1 392 Champion
2012 Red Bull Racing RB8 Renault V8 Pirelli 20 6 5 6 10 17 2 281 Champion
2013 Infiniti Red Bull Racing RB9 Renault V8 Pirelli 19 9 13 7 16 18 1 397 Champion
2014 Infiniti Red Bull Racing RB10 Renault V6 Pirelli 19 0 0 2 4 16 3 167 5e
2015 Scuderia Ferrari SF15-T Ferrari V6 Pirelli 19 1 3 1 13 17 2 278 3e
2016 Scuderia Ferrari SF16-H Ferrari V6 Pirelli 20 0 0 3 7 17 3 212 4e
2017 Scuderia Ferrari SF70H Ferrari V6 Pirelli 16 3 4 3 10 14 2 247 2e

Victoires en championnat du monde de Formule 1Modifier

# Année Manche Date Grand Prix Circuit Grille Écurie Voiture Résumé
1 2008 14/18 Italie Monza Pole position Toro Rosso-Ferrari STR3 Résumé
2 2009 3/17 Chine Shanghai Pole position Red Bull-Renault RB5 Résumé
3 2009 8/17 Grande-Bretagne Silverstone Pole position Red Bull-Renault RB5 Résumé
4 2009 15/17 Japon Suzuka Pole position Red Bull-Renault RB5 Résumé
5 2009 17/17 Abou Dabi Yas Marina 2e Red Bull-Renault RB5 Résumé
6 2010 3/19 Malaisie Sepang 3e Red Bull-Renault RB6 Résumé
7 2010 9/19 Europe Valence Pole position Red Bull-Renault RB6 Résumé
8 2010 16/19 Japon Suzuka Pole position Red Bull-Renault RB6 Résumé
9 2010 18/19 Brésil Interlagos 2e Red Bull-Renault RB6 Résumé
10 2010 19/19 Abou Dabi Yas Marina Pole position Red Bull-Renault RB6 Résumé
11 2011 1/19 Australie Melbourne Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
12 2011 2/19 Malaisie Sepang Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
13 2011 4/19 Turquie Istanbul Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
14 2011 5/19 Espagne Catalogne 2e Red Bull-Renault RB7 Résumé
15 2011 6/19 Monaco Monaco Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
16 2011 8/19 Europe Valence Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
17 2011 12/19 Belgique Spa-Francorchamps Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
18 2011 13/19 Italie Monza Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
19 2011 14/19 Singapour Singapour Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
20 2011 16/19 Corée du Sud Yeongam 2e Red Bull-Renault RB7 Résumé
21 2011 17/19 Inde New Delhi Pole position Red Bull-Renault RB7 Résumé
22 2012 4/20 Bahreïn Sakhir Pole position Red Bull-Renault RB8 Résumé
23 2012 14/20 Singapour Singapour 3e Red Bull-Renault RB8 Résumé
24 2012 15/20 Japon Suzuka Pole position Red Bull-Renault RB8 Résumé
25 2012 16/20 Corée du Sud Yeongam 2e Red Bull-Renault RB8 Résumé
26 2012 17/20 Inde New Delhi Pole position Red Bull-Renault RB8 Résumé
27 2013 2/19 Malaisie Sepang Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
28 2013 4/19 Bahreïn Sakhir 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
29 2013 7/19 Canada Montréal Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
30 2013 9/19 Allemagne Nürburgring 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
31 2013 11/19 Belgique Spa-Francorchamps 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
32 2013 12/19 Italie Monza Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
33 2013 13/19 Singapour Singapour Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
34 2013 14/19 Corée du Sud Yeongam Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
35 2013 15/19 Japon Suzuka 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
36 2013 16/19 Inde New Delhi Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
37 2013 17/19 Abou Dabi Yas Marina 2e Red Bull-Renault RB9 Résumé
38 2013 18/19 États-Unis Circuit des Amériques Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
39 2013 19/19 Brésil Interlagos Pole position Red Bull-Renault RB9 Résumé
40 2015 2/19 Malaisie Sepang 2e Ferrari SF15-T Résumé
41 2015 10/19 Hongrie Hungaroring 3e Ferrari SF15-T Résumé
42 2015 13/19 Singapour Singapour Pole position Ferrari SF15-T Résumé
43 2017 1/20 Australie Melbourne 2e Ferrari SF70H Résumé
44 2017 3/20 Bahreïn Sakhir 3e Ferrari SF70H Résumé
45 2017 6/20 Monaco Monaco 2e Ferrari SF70H Résumé
46 2017 11/20 Hongrie Hungaroring Pole position Ferrari SF70H Résumé

Autres victoiresModifier

DistinctionModifier

Notes et référencesModifier

  1. Interview de Vettel père., Zeit Online, avril 2009
  2. Résultats Formule 1 : Vettel débute fort, Petrov 3e - Le 10 Sport, 27 mars 2011
  3. Résultats Formule 1 : Vettel impérial, Le 10 Sport, 10 avril 2011
  4. GP Monaco - Course : Vettel ajoute un joyau à sa couronne, MotorsInside.com, 29 mai 2011
  5. GP du Japon – Course : Button vainqueur, Vettel champion du monde, AutoMoto365.com, 9 octobre 2011
  6. Vettel : "Webber ne méritait pas de gagner"
  7. Olivier Ferret, « F1 - Horner : Vettel l’a joué perso ! », sur motorsport.nextgen-auto.com, (consulté le 24 mars 2013)
  8. « Statistiques pilotes : victoires consecutives », sur statsf1.com, (consulté le 3 novembre 2013)
  9. Vettel, 8e victoire d'affilée, L'Équipe, le 17 novembre 2013.
  10. (en) "Formula 1 - Straight eight puts Vettel ahead of Schumacher" Eurosport.uk, consulté le 18/11/2013
  11. « Vettel quitte Red Bull », sur lequipe.fr, (consulté le 4 octobre 2014)
  12. (en) Communiqué officiel Scuderia Ferrari, « Welcome Sebastian – Vettel and Raikkonen 2015 driver pairing », sur formula1.ferrari.com, (consulté le 20 novembre 2014)
  13. Grégory Demoen, « Vettel confirmé par Ferrari », sur f1i.com, (consulté le 20 novembre 2014)
  14. (en) Formula One administration, « Vettel signs for Ferrari on three-year deal », sur formula1.com, (consulté le 20 novembre 2014)
  15. Emmanuel Touzot, « F1 - Officiel : Vettel sous enquête pour ses insultes à la radio ! », sur nextgen-auto.com, (consulté le 1er novembre 2016)
  16. a et b Grégory Demoen, « Vettel présente ses excuses dans une lettre », sur f1i.com, (consulté le 4 juillet 2017)
  17. Olivier Ferret, « Vettel a un souffle d'une suspension pour un Grand Prix », sur nextgen-Auto.com, (consulté le 3 juillet 2017)
  18. Grégory Demoen, « Vettel échappe à de nouvelles sanctions », sur f1i.com, (consulté le 3 juillet 2017)
  19. Rédaction, « Sebastian Vettel prolonge chez Ferrari jusqu'en 2020 », sur L'ÉQUIPE, (consulté le 26 août 2017)
  20. STATS F1, « Sebastian VETTEL • STATS F1 », sur www.statsf1.com (consulté le 8 octobre 2017)

AnnexesModifier