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Alberto Ascari

pilote de course automobile italien
Alberto Ascari
Description de cette image, également commentée ci-après
Alberto Ascari en 1950.
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Drapeau de l'Italie Milan (Italie)
Date de décès (à 36 ans)
Lieu de décès Drapeau de l'Italie Monza (Italie)
Nationalité Drapeau de l'Italie Italie
Carrière
Années d'activité 1950 - 1955
Qualité Pilote automobile
Équipe Scuderia Ferrari
Scuderia Lancia
Officine Alfieri Maserati

Statistiques
Nombre de courses 33 (32 départs)
Pole positions 14
Podiums 17
Victoires 13
Champion du monde 1952 et 1953

Temple international de la renommée du sport automobile 1992

Alberto Ascari, né le à Milan, Italie et mort le à Monza, est un pilote de course automobile italien. Il a remporté le championnat du monde de Formule 1 à deux reprises avant de se tuer lors d'une séance d'essais privés sur le circuit de Monza, en Italie.

Sommaire

BiographieModifier

 
Alberto Ascari devant Luigi Villoresi au Grand Prix d'Italie à Monza en 1952
 
La Ferrari F500 utilisée par Alberto Ascari au Grand Prix de Grande-Bretagne 1953
 
Lancia D50 des saisons 1954 et 1955

Fils d'Antonio Ascari, l'un des ténors du sport automobile des années 1920 et mort en course, Alberto Ascari a commencé la compétition sur deux roues, avant de se laisser timidement tenter par le sport automobile en 1940. Mais ses débuts en compétition sont interrompus cette même année par l'entrée de l'Italie dans la Seconde Guerre mondiale.

À la fin des hostilités, Alberto Ascari ne manifeste aucune envie de reprendre le volant en course, mais finit par se laisser convaincre par son ami Luigi Villoresi. À partir de 1947, Ascari brille en Grand Prix, ce qui lui vaut d'être engagé par la Scuderia Ferrari. En 1949, Ascari accumule les victoires, mais le retour à la compétition d'Alfa Romeo le contraint à jouer les seconds rôles en 1950, année de création du championnat du monde de Formule 1. Les Ferrari montent progressivement en puissance, et fin 1951, Ascari décroche ses premiers succès en championnat du monde, ainsi que précédemment une victoire avec Villoresi au Rallye de Sestrières sur Lancia Aurelia à la fin du mois de février.

À partir de 1952, le retrait d'Alfa Romeo combiné à la nouvelle réglementation technique en vigueur laisse le champ libre à Ferrari. Ascari s'en donne alors à cœur joie et écrase le championnat du monde en 1952 et en 1953, signant un record historique de neuf victoires consécutives à cheval sur ces deux années. Il remporte également le championnat des Grands Prix de France 1952, instauré cette année-là par l'ACF[1]. De nombreux observateurs s'accordent alors à voir en Ascari l'égal de Juan Manuel Fangio, d'autant plus qu'il gagne en 1953 la première édition des 1 000 kilomètres du Nürburgring avec Giuseppe Farina (sur Ferrari 375MM Spyder).

À la surprise générale, Ascari quitte la Scuderia Ferrari fin 1953 pour s'en aller rejoindre la nouvelle équipe Lancia en compagnie de son fidèle ami Luigi Villoresi. Ce choix sportif s'avère catastrophique, et en 1954, le projet Lancia ayant pris du retard, Ascari est absent de la plupart des Grand Prix du championnat du monde, ne disputant que quatre épreuves (engagements occasionnels chez Maserati et Ferrari, la Lancia D50 n'étant prête que pour la dernière manche en Espagne).

La Lancia D50 enfin au point, Ascari aborde la saison 1955 avec de grandes ambitions, paré à en découdre avec les réputées invincibles Mercedes-Benz. Ascari passe près de l'exploit au Grand Prix de Monaco : roulant en deuxième position, la victoire lui semble promise lorsque le moteur de la Mercedes de Stirling Moss commence à agoniser. Mais Ascari ne profite pas de l'aubaine et se fait surprendre à la chicane après la sortie du tunnel par l'huile déposée par la Mercedes, perd le contrôle de sa Lancia, et termine sa course dans les eaux du port. Il faudra toute la vigilance des hommes-grenouilles pour sauver Ascari de la noyade.

Laissé au repos à la suite de cet accident, c'est en simple observateur qu'Ascari assiste quatre jours plus tard à une séance d'essais privés sur le circuit de Monza, où son jeune compatriote Eugenio Castellotti peaufine les réglages d'une Ferrari catégorie sport qu'il doit partager avec lui à l'occasion des 1 000 km de Monza à venir. Mais contre l'avis des médecins, Ascari ne résiste pas à l'envie d'essayer à son tour la voiture. Dès la deuxième boucle, Ascari perd le contrôle de la voiture dans la très rapide courbe du Vialone (qui des années plus tard sera modifiée sous le nom de Variante Ascari) et trouve la mort. Les circonstances de cet accident n'ont jamais pu être établies.

Résultats en championnat du monde de Formule 1Modifier

  • 32 Grands Prix
  • 13 victoires
  • 14 pole positions
  • 12 records du tour en course
  • 2 titres de champion du monde
Tableau synthétique des résultats d'Alberto Ascari en Formule 1
Saison Écurie Châssis Moteur Pneus GP
disputés
Victoires Pole
positions
Meilleurs
tours
Points
inscrits
Classement
1950 Scuderia Ferrari Ferrari 125
Ferrari 275
Ferrari 375
Ferrari 125 V12 C
Ferrari 275 V12
Ferrari 375 V12
Pirelli 4 0 0 0 11 5e
1951 Scuderia Ferrari Ferrari 375 Ferrari 375 V12 Pirelli 7 2 2 0 28 2e
1952 Scuderia Ferrari Ferrari 375S
Ferrari 500
Ferrari 375 V12
Ferrari 500 L4
Firestone
Pirelli
Englebert
7 6 5 6 53,5 Champion
1953 Scuderia Ferrari Ferrari 500 Ferrari 500 4 en ligne Pirelli 8 5 6 4 46,5 Champion
1954 Officine A. Maserati
Scuderia Ferrari
Scuderia Lancia
Maserati 250F
Ferrari 625
Lancia D50
Maserati 250F1 L6
Ferrari 625 L4
Lancia DS50 V8
Pirelli 4 0 1 2 1,14 25e
1955 Scuderia Lancia Lancia D50 Lancia DS50 V8 Pirelli 2 0 0 0 0 Nc.
Total 32 13 14 12 140,14

Victoires en championnat du monde de Formule 1Modifier

Victoire en France hors championnatModifier

Victoires en championnat du monde des voitures de sportModifier

Tableau synthétique des victoires d'Alberto Ascari en championnat du monde des voitures de sport[2]
# Année Manche Épreuve no Écurie Voiture Coéquipier
1 1953 05/07 1 000 km du Nürburgring 1   Scuderia Ferrari Ferrari 375 MM   Giuseppe Farina
2 1954 03/06 Mille Miglia 602   Scuderia Lancia Lancia D24

Autres victoires SportModifier

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Ménard, « GP de France 1952 », Automobile Historique, no 50,‎ , p. 33
  2. Christian Moity, Endurance : 50 ans d'histoire, Boulogne-Billancourt, ETAI, , 238 p. (ISBN 978-2-726-88596-3, OCLC 493284292)
  3. (également deuxième la même année 1951 de la Carrera Panamericana avec Luigi Villoresi sur la 212 Inter du Centro Deportivo Italiano)

Liens externesModifier