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Équipe de Belgique de football

équipe nationale de football
Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe de Belgique féminine de football.
Drapeau : Belgique Équipe de Belgique
Écusson de l' Équipe de Belgique
Généralités
Confédération UEFA
Couleurs Rouge
Surnom Les Diables Rouges (fr)
de Rode Duivels (nl)
die Roten Teufel (de)
Belgian Red Devils (en)
Stade principal Stade Roi Baudouin
Classement FIFA en stagnation 1er (25 juillet 2019)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Espagne Roberto Martínez[2]
Capitaine Eden Hazard[8],[9]
Plus sélectionné Jan Vertonghen
(114 sélections)[a],[b],[3],[4],[5],[6],[7]
Meilleur buteur Romelu Lukaku
(45 buts)[a],[b],[3],[4],[5],[6],[7]
Rencontres officielles historiques
Premier match (France, 3-3)
Plus large victoire 10-1, Saint-Marin ()
9-0, Zambie ()
9-0, Gibraltar ()
Plus large défaite 2-11, Angleterre ()
Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 13
Médaille de bronze, Coupe du Monde Troisième en 2018
Championnat d'Europe Phases finales : 5
Médaille d'argent, Europe Finaliste en 1980
Jeux olympiques Phases finales : 4
Médaille d'or, Jeux olympiques Médaille d'or en 1920
Médaille de bronze, Jeux olympiques Médaille de bronze en 1900

Maillots

Couleurs de l’équipe
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Domicile
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Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Éliminatoires du Championnat d'Europe de football 2020, groupe I

L'équipe de Belgique de football est la sélection de joueurs belges représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de l'Union royale belge des sociétés de football association (URBSFA).

Les internationaux belges sont surnommés les « Diables Rouges », en néerlandais Rode Duivels, en référence à la couleur de leur maillot, depuis 1906, bien que ce surnom ne soit devenu officiel que plus tard. Durant le mandat de Raymond Goethals, dans les années 1970, ils sont aussi appelés les « Diables Blancs »[10],[11] ou encore les « Diables Noirs » au début des années 2000, après l'introduction du maillot extérieur entièrement noir.

Le premier match officiel de la Belgique est organisé le à Bruxelles contre la France et se solde par un partage (3-3). La sélection belge remporte en 1920 la médaille d'or aux Jeux olympiques. La Belgique a depuis participé à treize phases finales de la Coupe du monde. Son meilleur résultat est la troisième place atteinte lors de la Coupe du monde 2018 en Russie. En Championnat d'Europe, son meilleur résultat est une finale en 1980, perdue contre l'Allemagne.

Les résultats des Diables Rouges lors des qualifications à l'Euro 2016 leur permettent de devenir la huitième nation à accéder à la première place du classement mondial de la FIFA en [12], tout en étant classée cinquième en Europe au ranking UEFA[13].

Sommaire

HistoireModifier

La genèse d'une équipe nationale (1900-1904)Modifier

 
1re sélection belge, le (match non officiel). Derrière, à partir de la gauche: Harry Menzies (FC Liégeois), Georges Simon (A&RC Bruxelles), Fernand Defalle (Gardien - FC Liégeois), Hughes Ryan (Léopold CB), Gustave Pelgrims (Léopold CB), Charles Maggee (Arbitre - Beerschot).
Devant, à partir de la gauche: Herbert Potts (Beerschot), Jan Robyns (Beerschot), Ernest Gillon (A&RC Bruxelles), Albert Friling (Capitaine - Beerschot), Lucien Londot (FC Liégeois), Walter Potts (Beerschot).

Les premiers matchs de football internationaux d'une sélection belge remontent à l'aube du XXe siècle. Dès la période de Pâques 1900, le Royal Léopold Football Club organise au Kiel d'Anvers un tournoi international réservé aux clubs baptisé Coupe Van der Straeten-Ponthoz[14],[15]. Le Beerschot, sur le terrain duquel se dispute la coupe, entend lui aussi mettre sur pied un événement similaire. Le , Jorge Diaz, président d'honneur du club et futur entraîneur de l'équipe nationale, offre dès lors un second challenge pour voir s'affronter à Anvers les meilleures équipes d'Europe. Les organisateurs rencontrent cependant des difficultés car le projet ne soulève pas l'enthousiasme des clubs, une alternative est alors proposée : faire s'affronter les sélections des meilleurs joueurs du championnat belge et de nations étrangères. Frédéric Vanden Abeele, dont le fils était le secrétaire du Beerschot, offre un trophée à remettre aux vainqueurs. Le tournoi se résume finalement à une seule partie entre une sélection belge et une sélection néerlandaise[16] constituée de joueurs de Celeritas et de deux autres clubs rotterdamois de deuxième division, Rapiditas et Olympia, choisie par un ex-footballeur de Rotterdam, Cees van Hasselt (nl)[17],[18]. Ce tout premier match de l'équipe nationale belge se déroule le et se conclut par une victoire pour la Belgique (8-0)[16]. Cette rencontre, disputée devant 300 spectateurs, n'est aujourd'hui pas reconnue officiellement puisque plusieurs étrangers étaient présents sur le terrain, tant du côté belge que néerlandais. Il était habituel à l'époque que les expatriés, notamment britanniques, soient intégrés à l'équipe nationale, comme cela avait été accepté lors d'un référendum organisé en par La Vie Sportive (publication de la fédération)[16].

Dans les années qui suivent le premier match, le Challenge Vanden Abeele se tient encore à trois reprises : deux fois en 1902 et une fois en [19]. Ces trois matchs, toujours officieux, se soldent également par des victoires belges. Le capitaine de la Belgique lors du dernier de ces matchs est Francis Dessain, futur président du FC Malinois[19].

À cette époque, l'encadrement de l'équipe est bien différente de celui d'aujourd'hui. Ce n'est par exemple que lors du troisième match, en 1902, qu'il est décidé de fournir aux joueurs une « chemise aux couleurs nationales (...) [qui désignera], par un galon, le nombre de fois que chaque joueur a participé à une rencontre »[19]. On notera aussi qu'alors, non seulement il n'y a pas d'entraîneur national, mais de plus les joueurs ne sont pas désignés par un sélectionneur mais bien par les votes des délégués des clubs. Ces votes faisaient d'ailleurs l'objet d'âpres négociations et se trouvaient influencés par bien d'autres éléments que la seule qualité des joueurs[20].

Auparavant, la Belgique participe au tout premier tournoi de football aux Jeux olympiques lors de l'édition de 1900 qui se tient à Paris, en France du au . La Belgique y est représentée par une sélection de joueurs, formée par la Fédération athlétique universitaire belge, ancêtre de la Fédération Sportive Universitaire Belge (FSUB), issus de différents clubs et tous étudiants auprès des diverses Universités de Belgique. Deux étrangers en faisaient partie : l'Anglais Eric Thornton, qui défendra encore les couleurs belges à deux reprises en 1905, et le Hollandais Hendrik van Heuckelum. La Belgique sera médaillée de bronze a posteriori par le Comité international olympique.

Les débuts officiels (1904-1914)Modifier

Première sélection officielle
du [19]
Alfred Verdyck (Anvers FC)
Albert Friling (Beerschot)
Edgard Poelmans (Union St-Gilloise)
Guillaume Van Den Eynde (Union St-Gilloise)
Charles Cambier (FC Bruges)
  Camille Van Hoorden (Racing Club Bruxelles)
Maurice Tobias (Union St-Gilloise)
Alexandre Wigand (Union St-Gilloise)
Georges Queritet (Racing Club Bruxelles)
Pierre-Joseph Destrebecq (Union St-Gilloise)
Charles Vanderstappen (Union St-Gilloise)

Les joueurs étrangers n'étant plus sélectionnés, le premier match reconnu comme officiel de la Belgique se tient le contre l'équipe de France qui fait également ses débuts officiels[19]. Les deux formations s'affrontent au stade du Vivier d'Oie à Uccle, sur le terrain du Racing de Bruxelles et sous les encouragements de 1 500 spectateurs. Le match se termine sur une égalité (3-3). Les premiers buts belges sont inscrits par Georges Quéritet (deux fois) et Pierre-Joseph Destrebecq. Le gardien belge n'est autre qu'Alfred Verdyck, futur secrétaire général de l'Union belge de football[19].

 
Équipe de Belgique le avant un match contre les Pays-Bas.

En 1905, l'organisation évolue. Un comité de sélection est mis sur pied afin de sélectionner les joueurs sur des critères sportifs et non plus en fonction de leur province d'origine[21]. Ce comité est composé de MM. Paul Havenith, Albert Friling, Joseph Romdenne et Rodolphe William Seeldrayers; viennent s'y ajouter Louis Convert et Achille Grant-Dalton en 1906, ainsi que le futur président fédéral, le Comte Joseph d'Oultremont, en 1909[22]. Des matchs d'entraînements, auxquels les internationaux sont convoqués, sont également organisés, notamment contre les cadets de l'Académie militaire de Breda, le CVV Velocitas[23]. Enfin, l'équipe de Belgique revêt le fameux maillot rouge qui lui donnera bientôt son surnom[21]. C'est en effet en 1906 que l'éditeur de La Vie Sportive, Pierre Walckiers, qualifie pour la première fois les internationaux belges de « Diables Rouges » après l'enchaînement de deux victoires impressionnantes (5-0) aux dépens de la France, le , puis des Pays-Bas, le [21].

Juste avant ces succès, la Belgique essuie pourtant une dure défaite pour son premier déplacement en Angleterre. Le à Leyton, les Diables Rouges rencontrent les Corinthians pour un match de préparation. Les amateurs londoniens infligent une très lourde défaite à la sélection belge (12-0)[24], qui n'est cependant pas reconnue officiellement vu qu'il s'agit d'un match contre une équipe de club. Les journaux évoquent, à la décharge des rouges, une traversée de la Manche catastrophique quelques heures avant le match et un mal de mer qui n'avait épargné aucun joueur[24]. Deux ans plus tard, pour un match officiel cette fois, c'est la sélection des internationaux anglais amateurs qui se déplace en Belgique. L'issue du match ne sera pas plus favorable aux joueurs belges, avec une défaite (2-8). Le match retour en Angleterre reste, lui, la plus lourde défaite officielle des Diables Rouges, battus (11-2)[24].

Trois tournois olympiques dont un victorieux (1918-1930)Modifier

 
L'équipe de Belgique aux Jeux olympiques de 1928.

Après la Première Guerre mondiale, le sport reprend peu à peu ses droits. Les Jeux olympiques d'été de 1920 sont organisés à Anvers, en Belgique. Dans le tournoi de football, la sélection-hôte est dispensée du premier tour. En quart de finale, emmenée par l'emblématique Armand Swartenbroeks, premier Diable Rouge à dépasser les 50 capes, et Oscar Verbeeck en défense, devant le gardien emblématique du Racing Club de Bruxelles, Jean De Bie, et derrière la plaque tournante de l'Union saint-gilloise, Émile Hanse, capitaine pour les deux derniers matchs, distribuant l'attaque dirigée par Louis Van Hege, buteur prolifique du Milan AC, cette première « génération dorée » élimine l'Espagne (3-1), les trois buts belges étant inscrits par Robert Coppée. En demi-finale, les Diables Rouges battent les Pays-Bas (3-0). En finale, la Belgique est opposée à la Tchécoslovaquie. Elle prend rapidement l'avance (2-0) après une demi-heure de jeu mais à cinq minutes de la mi-temps, les joueurs tchécoslovaques quittent le terrain, se plaignant d'un arbitrage favorable aux Belges. Le pays hôte est déclaré vainqueur du tournoi et son adversaire est disqualifié[25]. Cette médaille d'or olympique est à ce jour le seul titre majeur au palmarès de la sélection belge.

Quatre ans plus tard, lors des Jeux olympiques à Paris, la Belgique est dispensée du tour préliminaire en tant que tenante du titre. Toutefois, elle est éliminée dès les huitièmes de finale par la Suède (8-1)[26]. En 1928 à Amsterdam, les Belges éliminent difficilement au premier tour leur voisin luxembourgeois (5-3) puis sont battus sèchement par l'Argentine en huitième de finale (6-3)[27].

Trois participations des Diables Rouges à la Coupe du monde (1930-1940)Modifier

 
Bernard Voorhoof (en noir) face à la France, en 8e de finale de Coupe du monde 1938.
 
États-Unis - Belgique (3-0) joué à Montevideo lors de la première Coupe du monde en 1930.

L'équipe de Belgique est une des quatre nations européennes à participer à la première Coupe du monde en 1930, organisée par l'Uruguay. C'est après la décision de la fédération belge de faire le déplacement que ses homologues française, roumaine et yougoslave décident également de prendre part à la compétition. Elle est éliminée au premier tour après deux défaites contre les États-Unis (0-3)[28] et le Paraguay (0-1) [29].

Quatre ans plus tard, la Belgique se qualifie de justesse pour la Coupe du monde 1934 organisée en Italie, pour avoir concédé un but de moins que l'Irlande face aux Pays-Bas[30]. Elle y est éliminée dès les huitièmes de finale par l'Allemagne, (2-5) après avoir mené (2-1) à la mi-temps, les deux buts belges étant inscrits par Bernard Voorhoof, le seul triple participant national de l'épreuve planétaire, consécutivement[31].

L'équipe est sortie au même stade de la compétition en 1938 par le pays hôte, la France (1-3)[32].

D'après l'historien Richard Henshaw, « La croissance [du football] en Scandinavie, en Europe Centrale ainsi qu'en Amérique du Sud laissa la Belgique à la traîne »[33].

Une longue traversée du désert (1940-1968)Modifier

La Seconde Guerre mondiale interrompt toutes les compétitions de football. Elles reprennent en 1945 et la FIFA décide de reprendre l'organisation de la Coupe du monde à partir de 1950. La Belgique s'inscrit aux qualifications mais déclare forfait avant de disputer son premier match. Le pays participe aux éliminatoires de la Coupe du monde 1954 et se qualifie pour la phase finale en Suisse. Versée dans un groupe comprenant l'Angleterre et l'Italie, la Belgique parvient à décrocher un partage (4-4) face aux Anglais[34] mais s'incline (1-4) contre les Italiens[35] et se trouve éliminée au premier tour.

Résumé, en néerlandais, du match Pays-Bas-Belgique le (min 13 s).

Malgré la présence de joueurs de qualité tels que les attaquants Rik Coppens et Denis Houf ou les milieux de terrain Louis Carré et Victor Mees, la Belgique ne parvient pas à se qualifier pour la Coupe du monde 1958, distancée par la France dans son groupe de qualification[30]. La Belgique, bien que membre fondateur de l'Union des associations européennes de football (UEFA), ne s'inscrit pas à la première édition de la Coupe d'Europe des nations en 1960[36].

 
Présentation des sélections belge (à gauche) et néerlandaise, en 1960.

Durant la décennie qui suit, une génération de joueurs offensifs d'envergure émerge parmi les Diables Rouges, avec des joueurs comme Jacques Stockman, Paul Van Himst et Roger Claessen notamment. Mais ces joueurs ne parviennent pas à qualifier le pays pour une grande compétition internationale. La Belgique est éliminée lors des qualifications pour la Coupe du monde 1962 avec quatre défaites en autant de matchs. Deux ans plus tard, elle est battue dès les huitièmes de finale de la Coupe d'Europe des nations par la Yougoslavie. Lors des éliminatoires de la Coupe du monde 1966, la Belgique termine ex-aequo avec la Bulgarie. Les deux équipes doivent disputer un match de barrage à Florence pour les départager, que les Bulgares remportent (2-1). Les Diables Rouges échouent également de peu durant les éliminatoires de l'Euro 1968, terminant un point derrière la France[30],[36].

Retour timide au niveau international (1968-1978)Modifier

Versée dans un groupe relevé en compagnie de l'Espagne, la Yougoslavie et la Finlande, la Belgique parvient à se qualifier pour la Coupe du monde 1970 en déjouant les pronostics. L'équipe est emmenée par les attaquants Johan Devrindt et Odilon Polleunis, auteurs respectivement de six et cinq buts sur les quatorze inscrits par la Belgique durant les qualifications. Durant la phase finale, la Belgique remporte sa première victoire en Coupe du monde face au Salvador (3-0)[37] mais est ensuite battue par l'URSS (1-4)[38] et le Mexique (0-1)[39], deux défaites signifiant son élimination[40]. Les joueurs les plus en vue sont l'attaquant Raoul Lambert et le milieu Wilfried Van Moer, qui inscrivent chacun deux buts durant le tournoi.

Lors des éliminatoires de l'Euro 1972, les Belges sortent premiers de leur groupe, composé du Portugal, de l'Écosse et du Danemark. En quart de finale, ils sont opposés à l'Italie des Riva, Rivera, Mazzola et Zoff, tenante du titre et finaliste de l'épreuve mondiale deux ans plus tôt. Après avoir tenu le nul (0-0) au match aller à San Siro, la Belgique remporte le match retour (2-1) et se qualifie pour les demi-finales de l'épreuve, ce qui constitue le début de la phase finale. Le pays est désigné hôte de la compétition. En demi-finale, les Diables Rouges s'inclinent contre la RFA (1-2) sur un doublé de Gerd Müller. Ils remportent ensuite le match pour la troisième place face à la Hongrie (2-1). L'avant-centre Raoul Lambert est nommé dans l'équipe-type du tournoi, dont il est le seul joueur non-finaliste[41].

Après ces deux participations encourageantes à des tournois internationaux, la Belgique entame les qualifications pour la Coupe du monde 1974 avec confiance. Les joueurs terminent invaincus sans encaisser le moindre but mais sont toutefois devancés à la différence de buts par les Pays-Bas, avec qui ils ont partagé deux fois (0-0), et sont donc éliminés alors que les Pays-Bas seront finalistes du Mondial[30]. La Belgique confirme ses bonnes performances lors des éliminatoires de l'Euro 1976, en terminant en tête de leur groupe devant la RDA, la France et l'Islande. Ils sont ensuite sèchement battus par les Pays-Bas en quart de finale (5-0) et (1-2)[36]. Les Belges sont une nouvelle fois opposés à leurs voisins bataves lors des qualifications pour la Coupe du monde 1978. Le résultat final est identique, les Néerlandais remportant le groupe haut la main[30].

La Belgique dans le gotha européen (1978-1986)Modifier

 
Équipes de départ de la finale de l'Euro 1980 RFA-Belgique.

Dotée d'une nouvelle « génération dorée », avec le gardien de but Jean-Marie Pfaff, les défenseurs Éric Gerets et Walter Meeuws ou encore l'attaquant Jan Ceulemans, la Belgique termine en tête de son groupe des éliminatoires pour l'Euro 1980 sans connaître la défaite[36]. Pour la première fois, la phase finale oppose huit équipes, réparties en deux groupes de quatre. Les Belges héritent d'un groupe très relevé avec le pays hôte, l'Italie, ainsi que l'Espagne et l'Angleterre. Après un partage contre les Anglais et une victoire sur les Espagnols, les Diables Rouges conservent le nul (0-0) face à l'Italie lors du match décisif et se qualifient pour la finale du tournoi. Les troupes du sélectionneur Guy Thys s'inclinent (2-1) contre la RFA, le second but d'Horst Hrubesch tombant à deux minutes de la fin du match[42]. Jan Ceulemans apparaît à son tour dans l'équipe-type du tournoi par l'UEFA.

Cette finale est encore aujourd'hui la meilleure performance de la Belgique lors d'un championnat d'Europe. Cette première historique marque le début d'un « âge d'or » pour l'équipe nationale belge qui obtient un nouveau statut dans le football européen.

 
Walter Meeuws (à droite) contre les Pays-Bas en 1981.

Après leur performance à l'Euro italien, les Diables Rouges sont de nouveau pris au sérieux par leurs adversaires. Ils terminent premiers de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 1982, devant la France et les Pays-Bas, finalistes des deux dernières éditions, qui sont donc éliminés[30]. Avec un noyau quasiment identique à celui qui avait atteint la finale de l'Euro (16 joueurs sur 22), la Belgique se qualifie donc pour sa première phase finale de Coupe du monde depuis douze ans. Au premier tour, elle hérite d'un groupe équilibré et dispute le match d'ouverture contre les champions du monde argentins. Les Belges créent la sensation en s'imposant (1-0), sur un but d'Erwin Vandenbergh[43],[44]. Ils remportent leur deuxième match contre le Salvador également (1-0)[45], puis font un match nul (1-1) contre la Hongrie[46],[47]. Grâce à ces résultats, la Belgique termine en tête de son groupe au premier tour et franchit un tour pour la première fois de son histoire. Au deuxième tour, la Belgique hérite de la Pologne et de l'URSS. L'équipe perd ses deux rencontres, respectivement (0-3)[48] et (0-1)[49], et est éliminée[43].

Chose assez rare, les Diables Rouges doivent aligner leurs trois gardiens durant la compétition. Le titulaire à ce poste, Jean-Marie Pfaff, se blesse après le premier tour et est remplacé par Theo Custers. Ce dernier ne dispute qu'une rencontre et se blesse à son tour. C'est ensuite Jacky Munaron, troisième gardien du noyau, qui joue le dernier match contre l'URSS[50].

Après le mondial, plusieurs cadres de l'équipe prennent leur retraite internationale, parmi lesquels Wilfried Van Moer et les frères Luc et Marc Millecamps. Leurs remplaçants les font vite oublier et entament les éliminatoires de l'Euro 1984 par quatre victoires en quatre rencontres, des résultats qui leur permettent d'assurer leur qualification alors qu'il reste encore deux rencontres à jouer, qui se solderont par un partage et une défaite lors de l'ultime journée[36].

En phase finale, les Diables Rouges font figure d'outsider et tombent dans un groupe à leur portée avec la France, pays hôte et favori de la compétition, la Yougoslavie et le Danemark, qualifié surprise dont c'est seulement la deuxième grande compétition internationale, vingt ans après l'Euro 1964. Les Belges débutent bien le tournoi en s'imposant (2-0) contre la Yougoslavie[51] puis subissent une défaite cinglante (5-0) contre la France, avec un triplé de Michel Platini. Le dernier match contre le Danemark est décisif. La Belgique mène (0-2) après 39 minutes mais se fait rejoindre puis dépasser, les Danois l'emportant finalement (3-2)[52],[53].

 
Équipes de départ de la demi-finale de la Coupe du monde 1986 Argentine-Belgique.

Après cet Euro 1984 décevant, la Belgique entame plutôt mal les qualifications pour la Coupe du monde 1986 avec une défaite en Albanie (0-2) et un partage en Grèce (0-0). L'équipe se reprend sur la fin des éliminatoires et termine deuxième du groupe, une position qui la pousse aux barrages contre les Pays-Bas. Les Diables Rouges gagnent le match aller à Bruxelles (1-0). Lors du match retour, ils tiennent le (0-0) pendant une heure puis encaissent deux buts en moins d'un quart d'heure. À cinq minutes de la fin du match, le défenseur Georges Grün inscrit un but de la tête qui qualifie les Belges (1-2)[54]. Pour la deuxième fois consécutive, les « Oranje » sont éliminés d'une Coupe du monde par leurs voisins.

En phase finale, la Belgique retrouve le Mexique, à nouveau le pays-hôte de la compétition, le Paraguay et l'Irak. Sur le papier, le groupe est plus qu'abordable pour les Belges mais une défaite d'entrée (1-2) face au Mexique[55] et des dissensions internes font craindre une élimination précoce. Les joueurs parviennent toutefois à se qualifier comme meilleur troisième après une victoire poussive (2-1) contre l'Irak[56] et un partage (2-2) face au Paraguay[57],[58].

En huitième de finale, la Belgique est opposée à l'un des favoris de la compétition, l'URSS. Les Soviétiques prennent deux fois l'avance mais les Belges parviennent à chaque fois à égaliser, et prennent ensuite deux buts d'avance durant les prolongations, le dernier but des Russes ne changeant rien au résultat final (3-4)[59]. En quart de finale, la Belgique affronte l'Espagne et ouvre le score en première mi-temps. Les Espagnols égalisent à cinq minutes du terme (1-1) puis les Belges s'imposent aux tirs au but (5-4)[60]. L'aventure des Diables Rouges s'arrête en demi-finale face à l'Argentine de Diego Maradona, auteur des deux buts du match (0-2)[61]. Dans la petite finale, les joueurs belges sont à nouveau battus, après prolongations, par la France (4-2)[62],[63]. Cette quatrième place finale fut longtemps le meilleur résultat de l'équipe nationale belge en Coupe du monde[58], jusqu'à leur troisième place en 2018. Le meneur de jeu Enzo Scifo est nommé meilleur jeune joueur du tournoi par la FIFA.

Trois fois en Coupe du monde, jamais à l'Euro (1986-1999)Modifier

Quelques mois après le mondial mexicain débutent les éliminatoires de l'Euro 1988. La Belgique tient son rang jusqu'à deux défaites (2-0) en fin de campagne, en Bulgarie et en Écosse, qui la privent d'une nouvelle participation au championnat d'Europe[36]. L'équipe se lance ensuite dans les qualifications pour la Coupe du monde 1990 et termine en tête de son groupe avec quatre victoires et quatre partages. En phase finale, les Diables Rouges enlèvent deux victoires sur la Corée du Sud (2-0)[64] et l'Uruguay (3-1)[65] puis concèdent une défaite sans conséquence face à l'Espagne (1-2)[66]. En huitième de finale face à l'Angleterre, ils dominent largement et se créent plusieurs occasions franches mais, sans réussite, sont finalement éliminés sur un but inscrit à une minute de la fin de la prolongation par David Platt (0-1)[67],[68].

La sélection belge renouvèle son effectif à l'entame des éliminatoires de l'Euro 1992. Dans un groupe difficile comprenant notamment les champions du monde allemands, la Belgique termine troisième et est éliminée[36]. Après un bref interim effectué par Walter Meeuws, désigné comme son successeur par la fédération, Guy Thys, le sélectionneur emblématique de l'équipe depuis 1976, décide de prendre sa retraite de manière définitive et passe le relais à l'ancien international Paul Van Himst.

Sous la conduite de Van Himst, les Belges terminent en tête de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 1994, à égalité avec la Roumanie[30]. Durant sa préparation, la Belgique signe la plus large victoire de son histoire jusqu'alors en s'imposant (9-0) face à la Zambie, Josip Weber inscrivant cinq buts au cours du match. Grâce à leurs bonnes performances lors des éditions précédentes, ils héritent du statut de tête de série pour la phase finale aux États-Unis. Les Diables Rouges entament la compétition par deux victoires, sur le Maroc (1-0)[69] et les Pays-Bas (1-0)[70], grâce notamment à Michel Preud'homme, élu meilleur gardien de but du tournoi. Ils se font pourtant surprendre lors de leur dernier match contre l'Arabie saoudite (0-1)[71] et terminent 3e, à la différence de buts. Ils héritent en huitième de finale de l'Allemagne, tenante du titre, et s'inclinent (3-2)[72],[30] face à leur « bête noire ».

En qualifications de l'Euro 1996, la Belgique se retrouve versée dans un groupe difficile et finit troisième, derrière l'Espagne et le Danemark, qualifiés. Cette élimination coûte sa place à Paul Van Himst qui est remplacé par l'ancien meneur de jeu de l'équipe durant les années 1970, Wilfried Van Moer. Ce dernier débute les éliminatoires de la Coupe du monde 1998 par deux victoires poussives contre la Turquie (2-1) et à Saint-Marin (3-0), suivies par une défaite cinglante (0-3) à domicile face aux Pays-Bas qui lui vaut d'être directement licencié. La Fédération belge engage Georges Leekens pour lui succéder, ce dernier parvenant à redresser la barre et à qualifier le pays pour la phase finale de la compétition après un barrage victorieux contre l'Irlande (1-1) et (2-1)[73].

Malgré une préparation encourageante, les Diables Rouges sont éliminés au premier tour de la Coupe du monde en France après avoir concédé trois partages face aux Pays-Bas (0-0)[74], au Mexique (2-2)[75] et à la Corée du Sud (1-1)[76]. De plus, des dissensions internes entre l'entraîneur et certains cadres de l'équipe dont Enzo Scifo sont rendues publiques et rendent la position du sélectionneur délicate. Après un an de matchs amicaux en demi-teinte, Leekens est finalement démis de ses fonctions en à la suite d'une défaite à domicile (3-4) contre la Finlande.

La déception de l'Euro à domicile et le déclin (1999-2010)Modifier

Un an avant l'Euro 2000, que la Belgique co-organise avec les Pays-Bas, Robert Waseige est nommé sélectionneur de l'équipe nationale. Ses premiers résultats rassurent, rendant les joueurs, la presse et les supporters enthousiastes. Les Belges débutent le tournoi par une victoire sur la Suède (2-1), puis s'inclinent contre l'Italie après avoir dominé la rencontre (0-2). La qualification se joue lors du dernier match contre la Turquie, face à laquelle ils peuvent se contenter d'un partage pour accéder aux quarts de finale. Les Diables Rouges concèdent un but juste avant la mi-temps à la suite d'une erreur de leur gardien Filip De Wilde. Les joueurs belges tentent d'égaliser mais encaissent un second but en contre-attaque et sont éliminés de la compétition dès le premier tour, devenant la première équipe d'un pays organisateur à réussir cette contre-performance[77],[78].

 
Équipes de départ du huitième de finale de la Coupe du monde 2002 Brésil-Belgique.

Après la déception de l'Euro, les Diables Rouges commencent les qualifications pour la Coupe du monde 2002. Lors de la troisième rencontre de ces éliminatoires, la Belgique signe sa seconde victoire la plus large (10-1) contre Saint-Marin[79] . Le match suivant, en Écosse, est un tournant dans ces qualifications. Menés (2-0) à la mi-temps et réduits à dix, les Belges arrachent l'égalisation (2-2) dans les arrêts de jeu grâce au jeune défenseur Daniel Van Buyten. Suivent ensuite trois victoires consécutives qui placent l'équipe belge en tête de son groupe avant le dernier match, un déplacement en Croatie. Les Belges tiennent le nul (0-0) jusqu'à un quart d'heure du terme, mais un but d'Alen Bokšić qualifie les Croates (0-1) et envoie la Belgique vers les barrages. Elle y est opposée à la République tchèque. À dix contre onze, les Diables Rouges remportent le match aller à Bruxelles (1-0). Au retour, ils résistent au pressing des coéquipiers de Pavel Nedvěd et assurent finalement leur qualification (0-1) grâce à un pénalty transformé en toute fin de match par le capitaine Marc Wilmots[80].

La Belgique commence le tournoi par un match nul encourageant contre le Japon (2-2)[81], un des deux pays organisateurs de la compétition, suivi d'un autre plus inquiétant contre la Tunisie (1-1)[82]. Elle remporte néanmoins le match décisif contre la Russie (3-2)[83] et se qualifie pour les huitièmes de finale. Opposée au Brésil, favori de la compétition et futur vainqueur, la Belgique fait jeu égal avec son adversaire. Marc Wilmots pense inscrire le premier but du match mais celui-ci est injustement annulé par l'arbitre. Les Belges s'inclinent en fin de match (2-0) et sont éliminés[84],[85],[86].

Waseige parti au Standard de Liège, le poste de sélectionneur est confié à Aimé Anthuenis, entraîneur à succès d'Anderlecht[87]. Son mandat débute difficilement, avec deux cinglantes défaites, à domicile contre la Bulgarie (0-2) puis en Croatie (4-0), au cours des éliminatoires de l'Euro 2004. La Belgique termine son parcours de meilleure manière mais échoue à la 3e place du groupe[36]. Malgré cet échec, Aimé Anthuenis est confirmé à son poste pour les qualifications pour la Coupe du monde 2006. Le début de ces éliminatoires est catastrophique avec un nul (1-1) contre la Lituanie puis deux défaites (0-2) à domicile, contre l'Espagne et contre la Serbie-et-Monténégro. Une victoire (4-1) contre la Bosnie-Herzégovine à domicile et deux succès (1-2 et 8-0) face à Saint-Marin seront les seuls de la Belgique dans ce groupe. Les Diables Rouges terminent à la quatrième place et ne participent pas à la Coupe du monde pour la première fois depuis 1978, provoquant la colère des médias[88],[30].

 
Sébastien Pocognoli lors du match Italie-Belgique en mai 2008.

Cette nouvelle déconvenue conduit à la démission d'Anthuenis. L'Union belge choisit comme nouveau sélectionneur René Vandereycken, pilier des Diables Rouges dans les années 1980, avec comme objectif de qualifier la Belgique pour l'Euro 2008[89]. Mais dès l'entame des éliminatoires, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, avec notamment un nul à domicile (0-0) contre le Kazakhstan en ouverture, puis deux défaites (4-0 et 1-2) face au Portugal et des revers en Serbie (1-0), face à la Pologne à domicile (0-1) et en Finlande (2-0). Elles entérinent rapidement l'élimination de la Belgique, qui finit cinquième de son groupe. En , la Belgique apparaît à la 71e place du classement FIFA, sa plus mauvaise position depuis la création de ce classement en 1993[90]. Dans l’ombre de l’équipe A, une nouvelle génération de jeunes joueurs atteint cependant les demi-finales du Championnat d'Europe espoirs en juin 2007, décrochant ainsi un ticket pour les Jeux Olympiques pour la première fois depuis 1928. L’équipe belge espoirs atteindra les demi-finales du tournoi olympique en , avec une défense composée notamment de Vincent Kompany, Thomas Vermaelen et Jan Vertonghen, et un milieu de terrain où Marouane Fellaini et Mousa Dembélé impressionnent.

Malgré la campagne catastrophique de l’équipe A pour les qualifications de l’Euro 2008, le contrat de Vandereycken est prolongé pour deux ans par la fédération nationale[91]. Il change néanmoins d'adjoint, Franky Vercauteren remplaçant Stéphane Demol. Les matchs amicaux du premier semestre 2008 ne sont guère encourageants mais l'équipe parvient tout de même à redresser la barre à l'entame des qualifications pour la Coupe du monde 2010, signant deux victoires (3-2 et 2-0) contre les modestes équipes d'Estonie et d'Arménie, un bon match nul (1-1) en Turquie et ne s'inclinant que dans les dernières minutes (1-2) face à l'Espagne, championne d'Europe en titre. Malheureusement, les espoirs de qualification pour le mondial sud-africain sont réduits à néant après deux défaites (2-4 et 2-1) en une semaine contre la Bosnie-Herzégovine[30]. Ces contre-performances poussent l'URBSFA à licencier le sélectionneur le [92]. Son adjoint, Franky Vercauteren, est chargé de l’intérim[93] en attendant l'arrivée de son successeur désigné, le Néerlandais Dick Advocaat[94], en contrat avec le Zénith Saint-Pétersbourg jusqu'en décembre. Les résultats ne s'améliorent pas et après une défaite humiliante (2-1) en Arménie, Vercauteren remet sa démission. Dans le même temps, Advocaat est libéré par son club et peut entrer immédiatement en fonction à la tête des Diables Rouges[95]. Une première polémique survient quand, en décembre, le sélectionneur s'engage également avec le club néerlandais d'AZ Alkmaar, une double-casquette finalement acceptée par l'Union Belge, l'équipe nationale ne devant disputer que deux rencontres amicales d'ici le début des qualifications pour l'Euro 2012. Malgré cette largesse, le , il annonce au président de la fédération belge son intention de quitter son poste pour prendre en main la sélection de Russie[96].

L'émergence d'une nouvelle génération (2010-2015)Modifier

Parmi les candidats, la fédération belge décide de nommer Georges Leekens[97], onze ans après son licenciement, avec Marc Wilmots pour adjoint. Les premiers matchs amicaux sont encourageants. Néanmoins la campagne de qualification démarre mal avec deux défaites contre l'Allemagne (0-1) à domicile et (3-2) en Turquie, suivies d'un partage (4-4) à domicile contre l'Autriche. L'équipe revient dans la course à la deuxième place mais concède ensuite deux partages (1-1) contre les Turcs et l'Azerbaïdjan, scellant son élimination. Le jeu proposé est encourageant mais l'équipe belge, qui compte dans ses rangs des jeunes joueurs talentueux comme Eden Hazard, Axel Witsel, Marouane Fellaini, Steven Defour ou Kevin De Bruyne, manque de maturité à des moments cruciaux, ce qui lui coûte des points précieux[98].

Le , Leekens annonce qu'il quitte son poste pour le Club Bruges KV — qui double son salaire[99]. Marc Wilmots assure l'intérim avant d'être confirmé comme sélectionneur en vue de la Coupe du monde 2014 au Brésil[100]. Le changement d'entraîneur coïncide avec des résultats en progression et provoque un engouement parmi les supporters, qui remplissent le Stade Roi Baudouin à chaque rencontre. Les éliminatoires de la Coupe du monde 2014 sont une réussite pour la Belgique, qui termine en tête de son groupe. La qualification est assurée le grâce à une victoire (1-2) en Croatie[101], son dauphin. Ces bonnes prestations permettent à la Belgique de remonter au classement FIFA : cinquième place à la sortie des éliminatoires, la position la plus haute qu'elle ait alors jamais atteinte[102], l'équipe nationale est tête de série lors du tirage au sort des groupes de la phase finale de l'épreuve.

 
La Belgique (en rouge) contre l'Algérie à Belo Horizonte durant la Coupe du monde 2014.

Les matchs amicaux de préparation sont dans un premier temps décevants: une défaite (0-2)[103] contre la Colombie, suivie d'une autre (2-3)[104] contre le Japon et d'un nul contre la Côte d'Ivoire (2-2)[105]. Les trois suivants sont plus encourageants, avec trois victoires contre le Luxembourg (5-1)[106], en Suède (0-2)[107] et contre la Tunisie (1-0)[108].

Malgré un niveau de jeu qualifié de décevant par une partie de la presse, la Belgique passe le premier tour après trois victoires contre l'Algérie (2-1, après avoir été menée 1-0)[109], la Russie (1-0, grâce à un but à la 88e minute)[110] et la Corée du Sud (1-0)[111],[112]. Se basant sur une défense solide, les Diables peinent à marquer, le faisant à chaque fois en deuxième mi-temps. Ils affrontent les États-Unis en huitième de finale. Ils dominent mais doivent attendre les prolongations pour marquer deux buts par Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku. Le score final est de (2-1)[113] et ils atteignent les quarts de finale pour la deuxième fois depuis 1986[114]. Les Belges jouent contre l'Argentine. Ils encaissent un but dès la 8e minute et n'arrivent pas à revenir. Le score reste donc de (1-0) et la Belgique est éliminée de la compétition[115],[116].

En , à mi-chemin des éliminatoires du Championnat d'Europe 2016, la sélection se présente comme la deuxième meilleure nation mondiale de football, selon le classement FIFA qui en fait l'équipe la plus forte derrière l'Allemagne.

Le , les Diables Rouges valident leur ticket pour « Le Rendez-Vous » du Championnat d'Europe 2016, soit le second grand tournoi de rang de l'actuelle « génération dorée », sur une victoire en Andorre (1-4)[117] en ne concédant qu'un match nul à domicile (0-0)[118] et une seule défaite à Cardiff (1-0)[119] face à leur dauphin, le Pays de Galles de Gareth Bale, ainsi qu'un match nul contre la Bosnie-Herzégovine à Zenica (1-1)[120]. Une dernière victoire à domicile contre Israël (3-1)[121] pour le prestige lors de leur dernier match des qualifications, le , leur assure à la fois la première place de leur groupe et le statut de tête de série lors de la phase finale[122], ainsi que d'accéder le à la première place du classement mondial de la FIFA[123]. La Belgique devient ainsi la huitième nation à atteindre la plus haute marche du podium.

La difficulté à confirmer (2016-2017)Modifier

 
Équipes de départ du quart de finale de l'Euro 2016 Pays de Galles-Belgique.

Les matchs amicaux de préparation au Championnat d'Europe de football 2016 sont irréguliers. Une défaite au Portugal (2-1)[124] avec une équipe largement remaniée, une victoire convaincante en Suisse (1-2)[125], un nul inquiétant à domicile face à la Finlande (1-1)[126] et une victoire poussive contre la Norvège (3-2)[127] laissent apparaître une défense fébrile, remaniée en l'absence de plusieurs forfaits pour blessure, notamment celui du capitaine Vincent Kompany.

La Belgique rate son match d'entrée à l'Euro contre une Italie beaucoup plus réaliste (0-2)[128]. Elle se reprend ensuite et se qualifie pour les huitièmes de finale en battant d'abord sèchement l'Irlande (3-0)[129], grâce à deux buts de Romelu Lukaku et un but de Axel Witsel, puis la Suède (1-0)[130] après un match très engagé et indécis. Elle surclasse et écarte ensuite la Hongrie (4-0)[131], un score historique pour les Belges à ce stade de la compétition et par la même occasion le plus important du tournoi, et retrouve en quarts de finale le Pays de Galles, dont elle avait déjà croisé la route en qualifications. Les Diables Rouges, qui n'avaient récolté qu'un seul point sur six lors de cette double confrontation, doivent s'incliner une nouvelle fois (3-1)[132], après avoir néanmoins réussi à ouvrir la marque à la 13e minute, et sont éliminés d'un tournoi pour lequel ils avaient pourtant été classés parmi les favoris à la victoire finale. À la suite de ce résultat considéré comme décevant, la fédération nationale licencie l'entraîneur Marc Wilmots deux semaines plus tard[133].

Roberto Martínez est nommé comme successeur de Wilmots le et celui-ci se distingue rapidement par le choix marquant de l'ex-international français Thierry Henry au sein de son staff[134]. La première rencontre de l'ère Martinez se solde malheureusement par une défaite (0-2)[135] à domicile et en amical, face à son pays d'origine l'Espagne, le . Un match au cours duquel les Diables Rouges ont été privés de ballon et ridiculisés face à une Roja revencharde après un Euro considéré comme manqué, les joueurs belges sont d'ailleurs sortis sous les sifflets d'un public qui n'a pas reconnu son équipe[136]. Cependant, la sélection belge et son staff reprennent du poil de la bête et démarrent en trombe la phase qualificative de la Coupe du monde 2018, alignant quatre victoires et inscrivant 21 goals contre 1 seul encaissé en seulement quatre rencontres, respectivement à Chypre (0-3)[137], contre la Bosnie-Herzégovine à Bruxelles (4-0)[138], à Loulé face à Gibraltar (0-6)[139] et en écrasant à domicile l'Estonie (8-1)[140], signant par la même occasion le troisième plus gros score en matches officiels[141], juste après un match nul insipide à Amsterdam en amical face aux Pays-Bas (1-1)[142]. L'enthousiasme s'éteint un peu début 2017 après que les Belges enchaînent deux partages décevants, contre la Grèce (1-1)[143] à domicile dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde et face à la Russie à Sotchi en amical (3-3)[144], avant de s'imposer (2-1)[145] mais sans convaincre à Bruxelles face à la République tchèque dans une rencontre amicale classée non officielle et dont les statistiques ne sont dès lors pas prises en compte[146],[147],[3]. À la suite de ces prestations plutôt frigides, les Diables tentent de renouer avec le succès lors du match retour face à l'Estonie à Tallinn. Malgré une victoire (0-2)[148] face à des Estoniens combatifs, l'équipe belge ne parvient pas à se réconcilier avec ses fans. Toutefois, l'occasion leur sera donnée deux mois plus tard, lors du match retour face à Gibraltar à Sclessin. Lors de cette rencontre, les Belges pulvérisent littéralement les joueurs du territoire britannique d'outre-mer (9-0)[149], égalisant ainsi leur plus large victoire pour la seconde fois. Ils sécurisent ensuite leur participation à leur 13e Coupe du monde face à la Grèce (1-2)[150] trois jours plus tard en inscrivant deux buts en cinq minutes dans un match excessivement fermé et défensif dans le chef des Grecs. Deux ultimes victoires face à la Bosnie-Herzégovine (3-4)[151] à Sarajevo et contre Chypre (4-0)[152] à domicile permettent à la Belgique d'égaler le record de buts inscrits lors d'une seule et même phase de qualification détenu par l'Allemagne (43 buts) et de figurer parmi les têtes de série pour le tirage au sort de la phase finale. Jan Vertonghen fut honoré avant la rencontre face à Chypre pour sa 97e sélection pour les Diables, battant ainsi le précédent record de Jan Ceulemans, cependant l’URBSFA prend en compte trois matchs qui ont été reconnus non officiels par l’UEFA et la FIFA (le contre la Roumanie, le contre le Luxembourg et le contre la République tchèque) et le joueur ne comptabilise dès lors à ce moment que 94 capes officielles ! D’autre part, Eden Hazard, capitaine attitré en l’absence de Vincent Kompany, a spontanément offert le brassard à Vertonghen pour l’occasion. Deux rencontres amicales, un nul à Bruxelles face au Mexique (3-3)[153] et une courte victoire à Bruges contre les Samouraïs Bleus du Japon (1-0)[154] clôturent l'année 2017 sans convaincre les observateurs, voire en décevant les médias étrangers[155] qui attendent enfin la confirmation de cette myriade de stars qui composent les Diables Rouges à cet instant.

Retour sur le devant de la scène (depuis 2018)Modifier

 
Adnan Januzaj (à gauche) inscrit l'unique but face à l'Angleterre (1-0), le , lors de la Coupe du monde en Russie.

Les Diables Rouges débutent leur campagne de préparation à la Coupe du monde en Russie par une large victoire, sans grand effort, face à l'Arabie saoudite (4-0)[156], grâce notamment à un doublé de Romelu Lukaku qui en profite pour égaler à ce moment le record de buts en sélections détenu conjointement par Bernard Voorhoof et Paul Van Himst, avant de partager l'enjeu sur un nul blanc (0-0)[157] face au Portugal, champion d'Europe en titre, sans toutefois totalement convaincre. Si le début de match est à l'avantage de la Belgique, la Seleção prend les rênes de la rencontre en fin de première période après avoir endormi les Diables Rouges et le repos vient à point nommé pour des Belges dépassés chez qui l'absence d'Axel Witsel se fait cruellement ressentir. Pas pleinement satisfait, Roberto Martínez opère quatre changements qui rétablissent l'équilibre et la partie se termine dans un faux rythme sur un score vierge qui n'enthousiasme pas les spectateurs. Au lendemain de la divulgation de la liste officielle des 23 joueurs sélectionnés pour la Russie, la Belgique s'offre une belle victoire dans les chiffres et dans la manière face à l'Égypte (3-0)[158], orpheline il est vrai de son meilleur joueur Mohamed Salah, avant de punir le Costa Rica (4-1)[159], alors que les Ticos étaient pourtant parvenus à ouvrir la marque avant de sombrer par la suite. Lukaku inscrit trois nouveaux buts à l'occasion de ces deux rencontres et devient dès lors seul meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale de belge. C'est donc en pleine confiance que les Diables Rouges s'envolent pour leur 13e tournoi planétaire.

 
Équipes de départ de la petite finale de la Coupe du monde 2018 Angleterre-Belgique.

Dans une compétition où la plupart des favoris se sont fait surprendre d'entrée de jeu, la Belgique ne tombe pas dans le piège du premier match et s'impose largement face au Panama (3-0)[160],[161]. Courageux et résistants en première mi-temps à l'occasion de leur toute première participation à la Coupe du monde, les Panaméens se sont effondrés ensuite face à la supériorité technique et la vitesse d'exécution de leurs adversaires, toutefois la défense belge laisse entrevoir des lacunes que la Tunisie va exploiter à deux reprises dans la rencontre suivante, ce qui n'empêchera pas les Diables Rouges d'atomiser l'équipe maghrebine (5-2)[162],[163] signant le second plus gros score du tournoi grâce, entre autres, à deux doublés d'Eden Hazard et de Romelu Lukaku. Anglais et Belges ayant tous deux remporté leurs deux premières rencontres, leur face à face a dès lors comme seul enjeu la première place du groupe, garantissant un huitième de finale en théorie plus abordable dans une moitié de tableau à priori plus forte. Les entraîneurs respectifs remanient fondamentalement leurs effectifs et l'équipe belge qui se présente à l'Angleterre ne contient pas moins de neufs (!) joueurs différents par rapport aux compositions précédentes. Néanmoins, les Diables Rouges jouent le coup à fond et surprennent (1-0)[164], pour la première fois depuis 1936 et grâce à un bijou d'Adnan Januzaj, des britanniques calculateurs et hésitants qui se retrouvent confrontés à la Colombie au tour suivant alors que les Belges se voient opposés au Japon.

À l'image des deux précédentes confrontations entre les deux nations, les Samouraïs Bleus défendent crânement leur chance et déroutent la Belgique par leur jeu rapide et technique, faisant exploser la défense tricolore et menant 2-0 en l’espace de cinq minutes en début de seconde période avant que les Diables Rouges n'opèrent une remontée fantastique pour finir par l'emporter (2-3)[165],[166] à l'ultime minute d'un match devenu complètement fou. Les Belges rencontrent ensuite l'un des favoris à la victoire finale, le Brésil, en quarts de finale et s'imposent contre toute attente (2-1)[167], impressionnants tactiquement et physiquement, extrêmement efficaces et solides défensivement tout en bénéficiant d'un brin de chance, de la classe de leur gardien de but Thibaut Courtois et de la maladresse des Auriverde en zone de conclusion. La France se dresse sur la route des Diables Rouges en demi-finale, niveau qu'ils n'ont plus jamais atteint depuis 1986, et Les Bleus s'imposent par le plus petit écart (1-0)[168] dans un match cynique et clinique de la part des Français qui met fin au rêve belge de soulever le trophée. Motivés à la fois par le parcours exceptionnel effectué, par l'occasion de faire mieux que leurs aînés et par le fait d'être opposés pour la deuxième fois en quinze jours à l'Angleterre, où évoluent la plupart des éléments belges dont beaucoup sont coéquipiers en club de plusieurs joueurs parmi les Britanniques, les Diables Rouges battent les Anglais pour la seconde fois (2-0)[169] dans la petite finale et terminent troisièmes du tournoi, le meilleur résultat jamais atteint par la Belgique jusqu'alors en Coupe du monde.

La Belgique entame la toute nouvelle Ligue des nations de la meilleure des manières en battant les Vikings (0-3)[170] en Islande et semble ensuite en mesure de se qualifier aisément pour le Final Four en prenant la mesure de son plus sérieux concurrent, la Suisse, à domicile (2-1)[171] avant de défaire une seconde fois les Islandais (2-0)[172] à Bruxelles. Au moment de rencontrer les Suisses pour le match retour à Lucerne, les Diables Rouges comptent le même nombre de points que les Helvètes mais une rencontre de moins, dès lors un partage leur suffit à décrocher la qualification pour les demi-finales, seule une défaite avec minimum deux buts d'écart les en priverait. Après 17 minutes de jeu, la Belgique mène au score (0-2) avant de se faire remonter puis dépasser... et éliminer (5-2)[173] dans ce qui devient la plus large défaite des Belges depuis 2009, pire, les Diables Rouges ne s'étaient plus inclinés en cédant un avantage de deux buts depuis 2002 en amical et l'Euro 1984 lors d'un match à enjeu ! Les résultats de la Belgique lui permettent toutefois d'être assurée de la 5e place de la compétition[174], une bien maigre consolation pour une formation devenue avide de reconnaissance et de trophées.

Les éliminatoires pour l'Euro 2020 démarrent par quatre victoires aisées pour les Belges, à domicile face à la Russie (3-1)[175], en déplacement à Chypre (0-2)[176] et à domicile contre le Kazakhstan (3-0)[177] et l'Écosse (3-0)[178].

PalmarèsModifier

Parcours en Coupe du mondeModifier

La Belgique a participé à treize reprises à une phase finale de la Coupe du monde. Elle fait partie des treize nations ayant fait le déplacement pour la première édition de la compétition et a dû se qualifier sur le terrain les autres fois, la dernière étant pour l'édition 2018. Les meilleures performances de l'équipe nationale belge sont une demi-finale, atteinte à deux reprises en 1986 et en 2018.

Phase finale Phase qualificative
Édition Stade Position[179] J G N P BP BC Pos J G N P BP BC
  1930 Phase de groupes 11e 2 0 0 2 0 4 Pas de phase qualificative
  1934 Huitième de finale 15e 1 0 0 1 2 5 2/3 2 0 1 1 6 8
  1938 Huitième de finale 13e 1 0 0 1 1 3 2/3 2 1 1 0 4 3
  1950 Non qualifiée Forfait
  1954 Phase de groupes 12e 2 0 1 1 5 8 1/3 4 3 1 0 11 6
  1958 Non qualifiée 2/3 4 2 1 1 16 11
  1962 3/3 4 0 0 4 3 10
  1966 1/3 5 3 0 2 12 5
  1970 Phase de groupes 10e 3 1 0 2 4 5 1/4 6 4 1 1 14 8
  1974 Non qualifiée 2/4 6 4 2 0 12 0
  1978 2/4 6 3 0 3 7 6
  1982 Second tour 10e 5 2 1 2 3 5 1/5 8 5 1 2 12 9
  1986 Demi-finale 4e 7 2 2 3 12 15 2/4 8 4 2 2 9 5
  1990 Huitième de finale 11e 4 2 0 2 6 4 1/5 8 4 4 0 15 5
  1994 Huitième de finale 11e 4 2 0 2 4 4 2/6 10 7 1 2 16 5
  1998 Phase de groupes 19e 3 0 3 0 3 3 2/5 10 7 1 2 23 13
    2002 Huitième de finale 14e 4 1 2 1 6 7 2/5 10 7 2 1 27 6
  2006 Non qualifiée 4/6 10 3 3 4 16 11
  2010 4/6 10 3 1 6 13 20
  2014 Quart de finale 6e 5 4 0 1 6 3 1/6 10 8 2 0 18 4
  2018 Demi-finale 3e 7 6 0 1 16 6 1/6 10 9 1 0 43 6
  2022
      2026
Total 13/21 48 20 9 19 68 72 133 77 25 31 277 141

Parcours en Championnat d'EuropeModifier

L'équipe belge a participé à cinq reprises à la phase finale du Championnat d'Europe de football, quatre fois via les qualifications et une fois en tant que pays co-organisateur. Sa meilleure performance dans la compétition est une finale disputée en 1980, perdue contre la RFA.

Phase finale Phase qualificative[c]
Édition Stade Position J G N P BP BC Pos J G N P BP BC
  1960 Non qualifiée Non participante
  1964 14/29 2 0 0 2 2 4
  1968 2/4 6 3 1 2 14 9
  1972 Demi-finale 3e 2 1 0 1 3 3 1/4 8 5 2 1 13 4
  1976 Non qualifiée 1/4 8 3 2 3 7 10
  1980 Finale 2e 4 1 2 1 4 4 1/5 8 4 4 0 12 5
  1984 Phase de groupes 5e 3 1 0 2 4 8 1/4 6 4 1 1 12 8
  1988 Non qualifiée 3/5 8 3 3 2 16 8
  1992 3/4 6 2 1 3 7 6
  1996 3/6 10 4 3 3 17 13
    2000 Phase de groupes 9e 3 1 0 2 2 5 Pays organisateur
  2004 Non qualifiée 3/5 8 5 1 2 11 9
    2008 5/8 14 5 3 6 14 16
    2012 3/6 10 4 3 3 21 15
  2016 Quart de finale 6e 5 3 0 2 9 5 1/6 10 7 2 1 24 5
  2020 1/6 4 4 0 0 11 1
  2024
Total 5/15 17 7 2 8 22 25 108 53 26 29 181 113

Parcours en Ligue des nationsModifier

La Belgique a disputé la saison inaugurale de la Ligue des nations de l'UEFA en Ligue A, composée des douze équipes les mieux classées, grâce à son classement au ranking FIFA. Elle n'a toutefois pas réussi à se placer pour le carré final.

Édition Ligue Phase de groupes Phase finale
Pos J G N P BP BC Pays hôte Position J G N P BP BC
2018-2019   A 2/3 4 3 0 1 9 6   2019 5e Non qualifiée
2020-2021   A   2021
Total 4 3 0 1 9 6 0/1 0 0 0 0 0 0








Parcours aux Jeux olympiquesModifier

La Belgique a participé aux Jeux olympiques à quatre reprises entre 1900 et 1928, remportant l'édition 1920 disputée à domicile. Cette médaille d'or olympique est à ce jour le seul titre majeur au palmarès de la sélection belge.

Phase finale Phase qualificative
Édition Stade Position J G N P BP BC Pos J G N P BP BC
  1896 Pas de compétition organisée Pas de phase qualificative
  1900 Troisième[d] 3e 1 0 0 1 2 6
  1904 Non participante
  1908
  1912
  1920 Vainqueur 1re 3 3 0 0 8 1
  1924 Huitième de finale 15e 1 0 0 1 1 8
  1928 Quart de finale 6e 2 1 0 1 8 9
  1932 Pas de compétition organisée
  1936 Non participante
  1948
  1952
  1956 Non qualifiée Non participante
  1960
Total 4/12 7 4 0 3 19 24 0 0 0 0 0 0

La FIFA ne reconnaît pas les matchs disputés à partir des Jeux olympiques de 1960 comme des sélections internationales.
Depuis 1992, ce sont les équipes espoirs qui participent aux Jeux olympiques, voir donc Équipe de Belgique espoirs de football pour les résultats récents.

Image et identitéModifier

CouleursModifier

 
Le drapeau belge.

Traditionnellement l'équipe de Belgique porte les trois couleurs de son drapeau national, avec un maillot domicile à prédominance rouge. C'est ce qui explique le surnom très couramment utilisé de « Diables Rouges ». Les maillots extérieur sont traditionnellement blanc ou noir, accompagnés en général sur le short et/ou les chaussettes des trois couleurs belges. Ces maillots ont valu aux joueurs d'être appelés les « Diables Blancs » ou les « Diables Noirs » à certaines occasions, même si de nos jours les « Diables Noirs » est le surnom donné à l'équipe nationale de rugby. En 2014, lors de la coupe du monde au Brésil, l'équipe inaugure un troisième équipement entièrement jaune[180], il ne sera toutefois pas utilisé. Depuis 1981, l'écusson de la fédération belge de football est utilisé comme badge de l'équipe nationale. Auparavant, celui-ci arborait un lion jaune sur champ noir, proche des armoiries de la Belgique. Le lion belge a été présent sous différentes formes sur le maillot national depuis les jeux olympiques d'Amsterdam en 1928, notamment de manière stylisée de 1948 jusqu'à l'Euro 1980 inclus.

 
Le lion stylisé (1948-80).

Lors de leur tout premier match en 1901, l'équipe nationale belge porte une tenue blanche avec des bandes tricolores sur le haut des bras[181]. Ce n'est que lors du troisième match, en 1902, qu'il est décidé de fournir aux joueurs une « chemise aux couleurs nationales (...) [qui désignera], par un galon, le nombre de fois que chaque joueur a participé à une rencontre »[19]. Depuis 1904, le rouge exclusif du maillot de l'équipe belge n'a été écarté que deux fois. Pendant une brève période en 1904-1905, la Belgique utilisa des maillots satinés et barrés de trois bandes horizontales rouge, jaune et noire; maillots que l'ancien athlète et journaliste Victor Boin décrivit plus tard comme « le record de laideur »[182]. Durant les années 1970, l'entraîneur Raymond Goethals opta pour une tenue entièrement blanche afin d'améliorer la visibilité de ses joueurs lors des matchs en nocturne, ce qui valu a l'équipe d'être temporairement surnommée les Diables Blancs[183]. Brièvement, lors des éliminatoires de l'Euro 2012, le maillot rouge se voit barré d'une bande ondulée noire au niveau des épaules, un design qu'Adidas a imité, cette fois avec une bande droite, pour le championnat d'Europe 2016 en France[184]. Le maillot extérieur lors de ce tournoi a lui été inspiré de la vareuse de l'équipe nationale belge de cyclisme, notamment lors des championnats du monde 2014, bleu ciel avec le drapeau belge floqué horizontalement, en hommage aux sportifs de cette discipline[185],[186].

 
Maillot Adidas 2014-2015 de l'équipe nationale de Belgique.

La Belgique a connu six équipementiers différents depuis 1970[187]. Le logo d'Umbro (1970-73) est visible sur les maillots du début des années 1970. L'Allemand Adidas (1974-80), son successeur, est le dernier fabricant à avoir confectionné pour l'équipe de Belgique un maillot avec l'emblème historique, le lion stylisé. Après un court contrat avec l'équipementier britannique Admiral Sportswear (en) (1981-82) lors des qualifications et de la coupe du monde 1982, la Belgique retourne chez Adidas (1982-91) qui la fournit lors des trois coupes du monde suivantes. Dans les années 1990, la Belgique change trois fois d'équipementier : elle contracte d'abord avec l'Italien Diadora (1992-99) pour deux coupes du monde, puis avec l'américain Nike (1999-2010)[188]. Plus récemment, jusqu'à la coupe du monde 2014 au Brésil, son fournisseur est le Suisso-Qatari BURRDA (2010-14). Depuis le début des qualifications pour l'Euro 2016, la Belgique est retournée une nouvelle fois chez Adidas et y a signé un partenariat jusqu'en 2020[189].

Maillots domicileModifier

1900-1902
1904-1957
1904-1905
1958-1970
1970-1979
1980-1981
1982-2006
2006-2008
2008-2010
2010-2011
2011-2012
2012-2013
2014-2015

Maillots extérieurModifier

1913-1956
1971
1972-1998
1999-2006
2006-2008
2008-2010
2010-2011
2011-2012
2012-2013
2014-2015

Tournois majeursModifier

L'équipe nationale belge fut équipée des maillots suivants lors des tournois majeurs auxquels elle a participé :

CE = Championnat d'Europe (Euro), CM = Coupe du monde, LN = Ligue des nations

Maillots domicileModifier

Maillots extérieurModifier

Maillots alternatifsModifier

CM 2014
(non utilisé)

CapesModifier

Article détaillé : Cape (sport).

Une « cape » est une casquette qui symbolise la sélection d'un sportif dans l'équipe nationale de son pays. Ce terme est particulièrement utilisé au rugby (rugby à XV et rugby à XIII) ainsi qu'au football. Cette tradition a été inventée en Angleterre, avant d'être adoptée dans d'autres pays d'Europe, notamment en France, aux Pays-Bas et en Belgique.

En Belgique, la Fédération offre l'une de ces capes à tout joueur qui devient international en équipe première. Selon le modèle belge, le millésime indique l'année de la 1re sélection et le nombre d'étoiles, le nombre de sélections.

C'est le , face aux Pays-Bas à Anvers, que les représentants belges foulèrent pour la première fois la pelouse coiffés de leurs splendides casquettes, ou « caps » en anglais, sur lesquelles allaient être brodée, au fil du temps, une étoile par sélection obtenue en équipe nationale.

Jan Ceulemans est le joueur qui longtemps totalisa le plus grand nombre de sélections, avec 96 capes, et ce pendant 27 ans entre 1991 et 2018; il détrôna Paul Van Himst le face au Danemark. Van Himst glâna sa première sélection le contre les Pays-Bas, la même rencontre qui vit Victor Mees terminer sa carrière internationale, devenant lui-même recordman avec 68 sélections, et à qui il allait succéder 14 ans plus tard avec un total de 81 sélections.

À l'heure actuelle, Jan Vertonghen est le Diable Rouge le plus capé avec 111 sélections; il récolta sa 97e cape face au Portugal le , soit 11 ans jour pour jour après sa première sélection face au même adversaire.

InfrastructuresModifier

Articles détaillés : Stade Roi Baudouin et Eurostadium.

L'équipe nationale belge a disputé la majorité de ses rencontres à domicile à Bruxelles[190]. Le premier match de son histoire est joué au Stade du Vivier d'Oie, à Uccle, alors occupé par le Racing Club de Bruxelles, un des ténors du championnat. Les Diables Rouges évoluent ensuite dans d'autres stades de la capitale ou de sa périphérie, comme le Stade Joseph Marien ou le Stade Edmond Machtens sous leurs différentes appellations, puis le Stade Roi Baudouin où ont lieu la plupart des rencontres officielles de l'équipe depuis 1930, avec une courte interruption lors de sa rénovation à la fin des années 1990 où les Diables émigrent temporairement au Stade Constant Vanden Stock.

Les villes d'Anvers et de Liège, disposant de stades suffisamment grands, ont également accueilli les joueurs belges à plusieurs reprises. Au total, ce sont respectivement soixante-sept et vingt-six rencontres internationales qui ont eu lieu dans ces deux villes; à Anvers principalement contre les voisins, les Pays-Bas, vu la proximité[190].

Le stade national de football sur le plateau du Heysel, à Laeken :
Stade du Centenaire en 1935 (à gauche) et Stade Roi Baudouin en 2013 (à droite).

À l'occasion de certains matchs amicaux ou de rencontres de qualification face à des adversaires moins « prestigieux », l'équipe nationale est amenée à jouer en-dehors de la capitale. En plus de permettre à des supporters de venir encourager leurs favoris sans devoir se déplacer jusqu'à Bruxelles, l'organisation de ces rencontres dans d'autres villes permet également à la fédération de réduire ses coûts et de remplir le stade hôte, ce qui n'était pas toujours le cas au Stade Roi Baudouin, surtout entre 2000 et 2010. Ainsi, les Belges se sont produits neuf fois à Bruges, quatre fois à Charleroi et à Genk, trois fois à Gand, deux fois à Verviers, et une fois à Lokeren et à Waregem[190].

En , il fut annoncé que le Stade Roi Baudouin serait prochainement abandonné et qu'un nouveau stade baptisé Eurostadium verrait le jour à l'emplacement actuel du Parking C sur le plateau du Heysel[191]. En , l'UEFA désigna Bruxelles comme l'une des 13 villes hôtes pour le Championnat d'Europe de football 2020, le nouvel Eurostadium accueillant 4 rencontres dont un huitième de finale[192]. L'inauguration de ce nouveau stade de 60.000 places est prévue vers la fin de la saison 2018-2019, soit trois ans après la pose de la première pierre, planifiée au départ lors du premier trimestre 2016. Le projet est actuellement toujours en discussion et le démarrage des travaux, qui fut d'abord repoussé à la mi-2018, puis à la mi-2019 à la suite des multiples remises en question des différents permis (environnement et urbanisme), semble finalement fort compromis car, le , la ministre flamande de l’Environnement Joke Schauvliege (CD&V) refuse d’accorder le permis d’environnement au promoteur Ghelamco et semble ainsi sceller définitivement l'enterrement du projet, même si Ghelamco ne s'avoue pas encore vaincu.

En , il est finalement décidé de rénover le stade Roi Baudouin à l'horizon 2022, pour un montant d'environ 150 à 200 millions d'euro. C'est lors d'une conférence de presse commune entre Peter Bossaert (nl), CEO de l'URBSFA et Bob Verbeeck co-organisateur du Mémorial Van Damme, que le projet est dévoilé. Ce projet porte le nom de "Golden Generation Arena" et bénéficie du soutien de l'UEFA et de l'IAAF, ainsi que de tous les partis politiques du pays[193].

SupportersModifier

 
Logo de l’association de fait regroupant les supporters des Diables Rouges.

Tout comme l'équipe nationale, les supporters belges affichent les trois couleurs de la Belgique, généralement avec une dominante de rouge. Ce n'est qu'en 2012 que les fans ont uni leurs forces en fusionnant les clubs de supporters locaux en une grande fédération nationale nommée 1895 en mémoire de la date de fondation de l'Union Royale Belge des Sociétés de Football-Association. Un an plus tard, 1895 comptait plus de 24 000 membres[194]. L'intérêt national envers l'équipe de football se reflète aussi par la présence occasionnelle des rois des Belges aux rencontres internationales depuis 1914[195],[196],[197]. Le plus beau moment pour les Diables Rouges est probablement l'été 1986, lorsque la délégation belge à la Coupe du monde au Mexique fut accueillie très chaleureusement. À leur retour, les demi-finalistes sont apparus au balcon de l'Hôtel de ville de Bruxelles au pied duquel la Grand-Place de Bruxelles était submergée par une foule extatique qui salua ses héros comme si ceux-ci avaient remporté le tournoi[198].

 
Supporters de l'équipe nationale belge de football.

Après six qualifications consécutives à la Coupe du monde entre 1982 et 2002, l'équipe belge échoua aux portes des phases finales des cinq Coupes du monde et Championnats d'Europe suivants. Entre 2004 et 2010, de nombreux journalistes décrivent alors le football belge comme moribond[199],[200]. Malgré une baisse sévère de popularité générale, certains fans ont continué cependant à supporter leur équipe dans les mauvais jours, le plus loyal d'entre eux est sans doute Ludo Rollenberg. Ce supporter a assisté aux matchs des Diables Rouges dans le monde entier depuis 1990, ne manquant que la Kirin Cup au Japon en 1999 ainsi que deux autres rencontres en 2006[201] et se retrouvant même seul et unique supporter en Arménie en 2009[202]. En 2008, l'espoir renait lorsque les moins de 23 ans atteignent la quatrième place aux Jeux Olympiques de Pékin et, bien que les jeunes pousses n'arrivent pas à se qualifier pour la Coupe du monde 2010 et l'Euro 2012, la popularité et la foi en la participation à un tournoi majeur renaissent de leurs cendres. Durant les qualifications pour la Coupe du monde 2014, le lien avec les supporters fut renforcé de manière très prononcée par le biais d'actions interactives baptisées « Les Défis des Diables » qui remportèrent un franc succès[203]. À l'entame d'une rencontre de qualification à domicile, les footballeurs purent même découvrir pour la première fois un tifo de 10,50 m sur 11,50 m représentant un diable tricolore[204].

Le blason redoré de joueurs faisant aujourd'hui partie du gratin mondial et évoluant au sein de formations prestigieuses, allié aux résultats positifs obtenus par l'entraîneur Marc Wilmots durant son mandat, n'ont fait que gonfler l'enthousiasme et la popularité des Diables Rouges est actuellement à son apogée, les rencontres à domicile se jouant devant un stade le plus souvent comble. À la suite de ce pic de popularité, deux monuments belges ont été décorés aux couleurs nationales lors de la Coupe du monde 2014 : Manneken-Pis se vit revêtir d'une version miniature du maillot des Diables Rouges[205] tandis que les facettes de la boule supérieure de l'Atomium furent couvertes de noir, de jaune et de rouge[206].

Les supporters belges sont aussi réputés pour êtres chaleureux et respecteux envers leurs adversaires. Par exemple, comme on peut le découvrir dans la série de reportages « Les Diables au cœur »[207], lors du déplacement en Écosse à l'occasion des qualifications pour le Mondial 2014, quelques supporters belges ont distribué des cadeaux aux enfants malades d'un hôpital; ou encore en Bosnie-Herzégovine, lorsqu'à la fin de la rencontre ils se mirent à scander « Bosnia, Bosnia... ». Après l'élimination de leur équipe par le Pays de Galles lors de l'Euro 2016, les sympathisants belges ont démontré toute l'étendue de leur fair-play en faisant une haie d'honneur à leurs homologues gallois dans le hall de la gare de Lille-Europe[208].

Les chants de supporter sont typiques du pays et se déclinent dans les trois langues nationales. Les accessoires classiques du supporter des Diables Rouges sont un bonnet avec des cornes de diable ou une perruque tricolore, un trident et un maillot ou une écharpe aux couleurs de la Belgique, mais également très souvent un maquillage noir-jaune-rouge qui peut s'échelonner du très discret (joues et/ou front) à l'exubérance extrême (visage, torse et cheveux).

Couverture médiatiqueModifier

 
Gust De Muynck (nl) commente Belgique-Pays-Bas le .

La première couverture en direct d'un match de football de l'équipe nationale de Belgique a lieu le , quand le journaliste Gust De Muynck (nl) commente Belgique-Pays-Bas à la radio, ce qui est aussi à l'époque tout simplement le premier événement sportif jamais retransmis[209]. Dans les décennies qui suivent, la télévision devient le moyen le plus populaire de suivre les matchs. Comme la population belge est répartie en trois communautés linguistiques, environ 60 % de néerlandophones, 40 % de francophones et moins d'1 % de germanophones, les rencontres sont diffusées à la fois en français et en néerlandais, les germanophones suivant régulièrement les matchs en français.

Jusqu'en 1994, tous les matchs de l'équipe nationale ont été diffusés sur les chaînes publiques, la RTBF pour la partie francophone du pays et la VRT pour la partie néerlandophone. Par après, des chaînes commerciales commencent à acheter les droits de diffusion de certaines rencontres. La première est la chaîne néerlandophone VTM, associée à sa chaîne-sœur 2BE. Côté francophone, la chaîne RTL-TVI a diffusé toutes les rencontres à domicile de 2002[210] à 2014, les matchs en déplacement étant retransmis par la RTBF. Cette dernière récupère l'intégralité des droits à partir de la Coupe du monde 2014[211]. Côté néerlandophone, la situation était inversée, les matchs à domicile étant diffusés par la chaîne publique VRT et les rencontres en déplacement par la chaîne privée VIER[212]. À partir du mondial brésilien, les deux chaînes publiques récupèrent les droits de diffusion de l'ensemble des rencontres.

En 2016, RTL-TVI a décroché les droits de diffusion de la Ligue des Nations entre 2018 et 2022[213].

Les Diables Rouges dans la culture populaireModifier

L'existence de 3 langues nationales et 3 régions, les tensions communautaires, l'émergence récurrente de partis à tendance séparatiste et le système politique belge particulièrement complexe sujet à de nombreuses et fréquentes crises, la plus grave ayant suivi l'organisation d'élections législatives anticipées le [214], compliquent fortement le sentiment d'appartenance nationale en Belgique. D'autre part, le Belge a tendance à être très discret et très peu chauvin, la pensée générale étant qu'il n'y a pas beaucoup de raisons à être fier d'être Belge. L'équipe nationale, les Diables Rouges, est avec le Roi, à l'image du mouvement de foule qu'a provoqué le décès du Roi Baudouin en 1993[215], et probablement à la seule exception près de la victoire belge de Sandra Kim à l'Eurovision[216], l'un des rares éléments autour desquels la nation se rassemble en oubliant les différents et les différences[217].

"Cycling is the traditional national sport of Belgium, but soccer is the most popular." —Historian Richard Henshaw, 1979[218]

« Le cyclisme est le sport national traditionnel en Belgique, mais le football est le plus populaire. —Richard Henshaw, historien, 1979 »

TélévisionModifier

Le ciment que représente l'équipe nationale de football se traduit, entre autres, dans les chiffres d'audience télévisuelle des rencontres internationales, les matchs des Diables trônant systématiquement en tête de l'audimat, particulièrement lors de leur participation à des tournois majeurs comme la Coupe du monde au Brésil[219]. Les rencontres de qualification et de phase finale du Championnat d'Europe en France ont fait exploser tous les records rassemblant à chaque fois plus de 2 millions de Belges devant leur petit écran[220],[221].

En préambule à la Coupe du monde au Brésil, une série de reportages en 8 épisodes fut diffusée sur les deux chaînes nationales, intitulée « Les Diables au cœur »[207] sur la RTBF côté francophone[222] et « Iedereen Duivel » sur la VRT côté néerlandophone[223]. La série filmée dans l'intimité des joueurs et du staff offra un regard de l'intérieur sur la vie du groupe lors des rencontres de qualification ainsi que sur le fanatisme de quelques-uns de leurs supporters. Le volet le plus poignant concerne sans aucun doute Stijn Umans, atteint d'un cancer des os, dont le rêve était d'accompagner les Diables Rouges au Brésil et qui s'est éteint le [224].

MusiqueModifier

 
Le Grand Jojo lors de la fête nationale au Sablon en 2014.

L'engouement pour l'équipe nationale peut aussi se mesurer à travers les chansons écrites par le Grand Jojo, icône belge par excellence, connu et reconnu aux quatre coins du pays et représentant d'une certaine belgitude, et destinées à être reprises en cœur par tous les supporters, jeunes et vieux, du Nord au Sud, à gorge déployée lors des matchs des Diables. Chaque Coupe du monde à laquelle la Belgique a participé depuis 1986 a ainsi connu son tube :

Le Grand Jojo n'est pas le seul à accompagner musicalement les exploits de l'équipe nationale, plusieurs artistes ont été appelés par la fédération à composer et/ou interpréter les chansons « officielles » des Diables Rouges. C'est Stromae qui est désigné pour interpréter l'hymne officiel de l'équipe de football belge pour la Coupe du monde 2014 au Brésil. Il choisit le titre Ta fête, 4e single de l'album Racine carrée, qui sort le [226].

En , il est rendu public que c'est Lou Deprijck, ex-leader du groupe Lou and the Hollywood Bananas, qui chanterait l'hymne des Diables Rouges à l'Euro 2016, en compagnie de Miss Belgique 2015, l'Anversoise Annelies Törös[227] :

  • 2016 Come on Belgium

Fin 2017, les joueurs eux-mêmes choisissent le rappeur Damso comme interprète de l'hymne officiel de l'équipe de football belge pour la Coupe du monde 2018 en Russie[228] ce qui déclenche presque immédiatement une polémique eu égard au caractère mysogyne des paroles de certaines de ses chansons[229]. En , dans le courant de la semaine internationale des droits des femmes, la fédération belge de football, après avoir d'abord maintenu et défendu son choix, cède à la pression des sponsors et annonce renoncer à sa collaboration avec l'artiste, en raison des paroles « sexistes » de ce dernier[230]. Damso publie le via Twitter un extrait du titre Humains qui parle de diversité et devait accompagner les Diables Rouges en Russie[231].

LittératureModifier

De nombreux ouvrages ont été rédigés au cours des années sur les Diables Rouges, le plus souvent des recueils de statistiques et d'anecdotes des matchs de l'équipe nationale retraçant ainsi son histoire depuis ses débuts en 1904. Parmi les derniers en date, « Les Diables Rouges. Le livre officiel », édité par la Renaissance du Livre avec l'aval de l'URBSFA (ISBN 978-2507051624) et paru le , retrace une vue d'ensemble des plus beaux moments de la préparation des Diables Rouges à la Coupe du monde 2014, avec une sélection des meilleures photos d'archives et une description des moments forts de la campagne et a été rédigé par les plus grands spécialistes et journalistes belges. En est paru un autre ouvrage sensiblement plus original et personnel, « Diables d'hommes », qui effectue un retour sur 20 ans de folie, entre 1982 et 2002 période à laquelle la Belgique n’a raté aucune Coupe du monde, à travers le témoignage et regard des acteurs, joueurs et entraîneurs, mais également de quelques témoins privilégiés et qui jette aussi un regard sur un avenir plein de promesses. En paraît une nouvelle édition de « Les Diables Rouges. Le livre officiel » (ISBN 978-2507053789), avec des textes de Pierre Danvoye et qui couvre aussi la période préparatoire au Championnat d'Europe 2016.

Voici une liste non exhaustive de quelques ouvrages édités en français et dont certains ont fourni la matière à cet article (Bibliographie et Annexes en bas de page) :

  • GULDEMONT, Henry. Toute l'histoire du football belge / Henry Guldemont, Bruxelles: Arts & Voyages, 1978. - 1 vol. (325p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 978-2-8016-0012-2) et (ISBN 2-8016-0012-1)
  • HUBERT, Christian. Les diables rouges / Christian Hubert. - Tournai: Arts et Voyages, 1980. - 1 vol. (208p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 2-8016-0046-6)
  • HUBERT, Christian. Les diables rouges (édition revue et augmentée) / Christian Hubert. - Tournai: Gamma, 1981. - 1 vol. (253p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 2-7130-0494-2)
  • DUBOIS, Michel. Le Mundial '82 des diables rouges et des autres / Michel Dubois. - Tournai: Gamma, 1982. - 1 vol. (309p.) : ill., couv. ill en coul.
  • Collectif. Les Diables Rouges et la Coupe du monde / Rik De Saedeleer, Yvan Sonck, Raymond Arets, François Colin. - Zaventem: Elsevier, 1986. - 1 vol. (128p.) : ill., couv. ill en coul.
  • HUBERT, Christian. De Montevideo à Orlando / Christian Hubert. - Bruxelles : Labor, 1994. - 1 vol. (215p.) : ill., couv. ill. en coul. ; (ISBN 2-8040-1009-0)
  • Collectif. Les Diables Rouges en Amérique / Michel Dubois, Joël Godaert, François Colin. - Tielt : Lannoo, 1994. - 1 vol. (150 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; (ISBN 90-209-2416-8)
  • GULDEMONT, Henry. 100 ans de football en Belgique: 1895-1995, Union royale belge des sociétés de football association / Henry Guldemont, Bob Deps. - Bruxelles : Vif  éd., 1995. - 1 vol. (312 p.) : ill. en noir et en coul., couv. ill. en coul. ; (ISBN 90-5466-151-8)
  • Collectif. Le Dictionnaire des Diables Rouges / Bruno Govers, Pierre Bilic, Claude Henrot, Bruno Dubois, Pierre Danvoye. - Bruxelles : Euro Images Productions, 2000. - 1 vol. (320p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 978-9-0766-2811-0) et (ISBN 90-76628-11-4)
  • HUBERT, Christian. Le siècle des Diables rouges / Christian Hubert. - Bruxelles : Luc Pire, 2006. - 1 vol. (152p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 2-87415-684-1)
  • Collectif. Les Diables Rouges : Le livre officiel / Karl Vannieuwkerke, Frank Raes, Bart Raes, Gilles De Coster, Dirk Deferme, Frédéric Larsimont, François Collin, Frank Buyse, Stefan Van Loock, Stefan Keignaert, Kristof Terreur, Jean-Marc Ghéraille, Stijn Vanderhaeghe et Philippe Albert. - Waterloo : Renaissance du Livre, 2013. - 1 vol. (176p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 978-2-50705-162-4)
  • COLIN, François. Les Diables Rouges : 1900-2014 / François Colin ; [traduction du néerlandais : Étienne Terroir]. - Bruxelles : Racine, 2014. - 1 vol. (204p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 978-2-87386-892-5)
  • BEAUJEAN, Olivier. Diables d'hommes / Olivier Beaujean, Frédéric Renson, Xavier Thirion - Bruxelles : Éditions Mardaga, 2014. - 1 vol. (160p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 978-2-80470-188-8)
  • DANVOYE, Pierre. Les Diables Rouges : Le livre officiel / Pierre Danvoye. - Waterloo : Renaissance du Livre, 2016. - 1 vol. (192p.) : ill., couv. ill en coul. ; (ISBN 978-2-50705-378-9)

Bande dessinéeModifier

La consécration vint sans doute de l'entrée des Diables Rouges dans le monde de la bande dessinée, le « neuvième art », une véritable institution en Belgique.

En 1982, Françoise Hugues et Raymond Reding publient en effet, dans le cadre de leur série « Éric Castel », un album qui raconte les exploits des Diables Rouges sur le chemin de la qualification pour la Coupe du monde en Espagne[232].

Une autre série, entièrement dédiée à l'équipe nationale a vu le jour plus récemment en , surfant sur la vague d'enthousiasme provoquée par le parcours exceptionnel en qualifications pour la Coupe du monde au Brésil[233]. Intitulée « Les Diables Rouges », elle compte à ce jour 6 albums :

Parue en , une nouvelle série intitulée « Les diablitos », dérivée de la précédente et suivant une tendance très marquée à revisiter les héros de bande dessinée au stade de l'enfance, renvoie les Diables Rouges sur les bancs de l'école[234], elle compte à ce jour 2 albums :

Vignettes à collectionnerModifier

En prélude à la Coupe du monde 2014 et à la suite de la popularité retrouvée des Diables Rouges, l'enseigne Carrefour Belgium, filiale du Groupe Carrefour et sponsor officiel de l'équipe belge, flaire le bon coup. Profitant de l'effervescence et en collaboration avec la célèbre maison d'édition Panini, dès la fin , elle propose un album exclusif de 180 vignettes à collectionner, entièrement dédié à l'équipe de Belgique[235]. L'album, ainsi que les pochettes d'autocollants qui sont distribuées par tranche d'achat de 25 euross, n'est évidemment disponible que dans les magasins du groupe (Hypermarchés Carrefour, Carrefour Market et Carrefour Express). Le succès est immédiat, plus de 12,6 millions de pochettes sont écoulées en moins d'un mois[236]. Carrefour remet cela l'année suivante avec un nouvel album[237], en marge des éliminatoires du Championnat d'Europe 2016, et cette fois la rage est telle que l'entreprise se voit contrainte à deux reprises de recommander des albums à son réputé fournisseur[238],[239]. Forte de ce raz-de-marée, l'enseigne continue sur sa lancée et démarre une nouvelle campagne le avec un troisième album de 320 vignettes, plus 20 à collecter après le tournoi, à l'aube de l'Euro en France[240]. Une nouvelle fois, les albums et les pochettes de vignettes s'arrachent comme des petits pains. À l'aube de la Coupe du monde en Russie, Carrefour lance une nouvelle action fin . Si celle-ci, dont la mécanique est inchangée, reste centrée sur un nouvel album de vignettes, chaque pochette contient cette fois également un autocollant épargne dont l'accumulation permet l'acquisition à prix réduit de figurines Diables Rouges[241].

Rivalités avec d'autres équipes nationalesModifier

Les principaux rivaux sont tout d'abord les proches voisins de la Belgique, les Pays-Bas, la France, le Grand-Duché de Luxembourg, l'Allemagne et l'Angleterre.

L'équipe de Belgique rivalise surtout avec deux pays : la France et les Pays-Bas. Ces trois pays s'affrontent d'ailleurs très souvent.

Le bilan des rencontres entre la Belgique et la France est de 30 victoires pour la Belgique à 25 pour la France pour 19 partages, l'une des dernières confrontations, le , se solda par une victoire (3-4) de la Belgique après deux mi-temps enflammées où les Diables Rouges ont mené jusqu'à (1-4) après soixante minutes de démonstration[242].

Le bilan des oppositions entre la Belgique et les Pays-Bas est à l'avantage des néerlandais avec 55 victoires à 41 pour la Belgique et 30 matchs nuls, l'un des derniers matchs fut cependant brillamment remporté par les Diables Rouges (4-2)[243], juste avant les qualifications pour la Coupe du monde 2014.

Rivalité avec les Pays-BasModifier

 
Illustration d'une rencontre amicale entre la Belgique et les Pays-Bas dans le cadre de la Rotterdamsch Nieuwsblad (nl) Beker au Schuttersveld (nl) de Rotterdam en 1905.

Plus qu'avec n'importe lequel de ses quatre pays voisins, la Belgique maintient une rivalité sportive importante avec les Pays-Bas, notamment dans le football. Cela peut essentiellement s'expliquer par la longue histoire commune des deux pays (ils ont été ensemble membre des Dix-Sept Provinces et du Royaume uni des Pays-Bas), la taille similaire des deux pays et, dans ce cas particulier, leur passion commune partagée de longue date pour le football. Tenant compte de cela, on pourrait dire que les Diables Rouges et les Oranje sont des adversaires idéaux pour le football. Les compétitions sportives internationales entre la Belgique et les Pays-Bas, généralement les matchs de football, sont aussi appelés Derby des Plats Pays (Derbies der Lage Landen). Même si les deux pays entretiennent de bonnes relations, et que ces duels n'ont pas lieu dans une atmosphère hostile, l'ambiance est généralement très tendue, y compris lors des matchs amicaux.

 
Coupe Van den Abeele « Het Koperen Dingetje ».

Le premier contact international de la Belgique date du et vit le jour grâce à un mécène, Frédéric Van den Abeele. Président du cercle d'escrime La Concorde et président d'honneur du Beerschot, il créa un challenge à son nom pour lequel un trophée fut conçu : la Coupe Van den Abeele, surnommée plus tard « Het Koperen Dingetje » (« la petite chose en cuivre »). Le but initial était de réunir les meilleures équipes du continent mais, devant l'extrême difficulté d'organisation, il fut décidé de s'en tenir à un match entre la meilleure formation belge, renforcée par quelques Anglais, et une sélection néerlandaise rassemblée par Cees van Hasselt (nl), joueur et entraîneur au Sparta Rotterdam. Pour la petite histoire, la Belgique a remporté ce match (non officiel) à domicile sur le score de (8-0)[244]. 3 nouvelles rencontres entre 1902 et 1904, toutes aussi officieuses et toujours dans le cadre de la Coupe Van den Abeele se soldèrent par autant de nouvelles victoires belges. Il a ensuite été décidé que la Belgique jouerait deux fois par an contre les Pays-Bas à partir de 1905, cette fois dans le cadre de rencontres officielles, généralement une fois à Anvers pour la Coupe Van den Abeele, et une fois à Rotterdam dans le cadre de la Rotterdamsch Nieuwsblad (nl) Beker, puis plus tard à Amsterdam. Les Oranje ont remporté le premier match officiel entre les deux sélections en 1905 à l'extérieur (1-4) après prolongation. Un an plus tard, la Belgique a également connu sa première victoire officielle dans un Derby (5-0). La Belgique et les Pays-Bas se sont rencontrés à 125 reprises. Jusqu'à la fin des années 1960, ces pays se rencontraient normalement deux fois par an lors de matchs amicaux. Par la suite, les deux équipes se sont rencontrées plusieurs fois lors des qualifications pour la Coupe du monde ou le Championnat d'Europe. Elles se sont également rencontrées lors des Jeux Olympiques (en 1920) et à deux reprises au premier tour de la phase finale de la Coupe du monde (lors des éditions de 1994 et de 1998).

Dans les confrontations directes, les Oranje mènent, ils ont remporté 55 duels, les Diables Rouges 41. La dernière victoire néerlandaise date de 1997 (3-1) et la dernière victoire belge de 2012 (4-2), les deux dernières oppositions s'étant soldées sur un score de partage (1-1)[245],[246], la Belgique est donc invaincue depuis plus de 20 ans face à ses voisins bataves[247].

Rivalité avec la FranceModifier

 
Le  : équipe belge (à gauche) et équipe française (à droite) encadrant l'arbitre John C. Keene, posant avec le ballon du match.

La rivalité sportive entre la Belgique et la France est également historique, la première rencontre entre les deux sélections a lieu le , ce match est la toute première rencontre officielle pour chacune des deux équipes. Dans le cadre de l'amitié franco-belge, le mécène Évence Coppée décide d'organiser un match de football pour un trophée qui porte son nom. Au cours de leur histoire, les deux équipes se sont rencontrées à de très nombreuses reprises, jusqu'au début des années 1970, ces sélections se rencontraient quasi-annuellement pour un match amical[e], par la suite la Belgique et la France se sont affrontées quatre fois durant des éliminatoires pour la Coupe du monde (éliminatoires 1958 et de 1982). Trois matchs ont eu lieu en phase finale de la Coupe du monde: le premier en huitième de finale de la Coupe 1938, le second pour la troisième place de l'édition de 1986 et le dernier en demi-finale en Russie en 2018. En ce qui concerne le Championnat d'Europe des nations, les deux pays se sont rencontrés quatre fois lors des éliminatoires (pour l'Euro 1968 et pour l'Euro 1976) et une fois en phase finale (Euro 1984).

Au total, les deux équipes se sont affrontés à 74 reprises, les Diables Rouges ont remporté 30 matchs, Les Bleus 25. La dernière victoire française date de 2018 en demi-finale de la Coupe du monde en Russie (1-0) et la dernière victoire belge de 2015 à Paris (3-4).

Rivalité avec le Grand-Duché de LuxembourgModifier

Les relations footballistiques de la Belgique et du Luxembourg sont fortement occultées par les statistiques officielles de l'URBSFA mais leur rivalité n'en est pas moins aussi fréquente et historique que face aux Pays-Bas ou à la France.

 
Phase de jeu disputée lors de la victoire face au Luxembourg (5–3) aux Jeux Olympiques de 1928.

Ces deux nations se sont affrontées à raison de 2 à 3 fois l'an depuis 1924 avec la seule distinction que, dans la très grande majorité des cas, à l'exception de matchs dans le cadre d'un tournoi majeur, c'est l'équipe « réserve » ou « équipe B » des Diables Rouges, aussi dite des « aspirants », qui est opposée à l'équipe du Luxembourg. La FLF comptabilise dès lors ces rencontres parmi ses statistiques officielles, à l'inverse bien évidemment de l'URBSFA. Entre 1924 et 1976 ce ne sont ainsi pas moins de 75 rencontres (non officielles côté belge) qui ont eu lieu pour un bilan très largement à l'avantage de la Belgique avec 57 victoires contre 7 au Grand-Duché. Les statistiques officielles belges ne font mention durant la même période que de seulement 8 matchs dont une opposition lors des Jeux Olympiques (en 1928), un match de qualification pour la Coupe du monde (éliminatoires 1938) et deux rencontres de qualification pour le Championnat d'Europe (éliminatoires 1968). De manière officielle, La Belgique et le Luxembourg se sont ainsi affrontés au total à 18 reprises et le Grand Duché ne s'imposa qu'une seule et unique fois en 1945 lors d'un match amical (4-1). C'est encore et toujours la dernière victoire en date des Luxembourgeois, la dernière victoire belge datant elle de 2006 (2-0), la dernière rencontre officielle s'étant soldée par un partage en 2008 (1-1) à l'occasion d'un match organisé pour le 100e anniversaire de la Fédération luxembourgeoise de football.

Il est toutefois à noter que, plus récemment, le , les Diables Rouges ont sévèrement corrigé les Lions Rouges (5-1), avec notamment le premier triplé de la carrière de Romelu Lukaku, mais cette rencontre fut déclassée et requalifiée comme match d’entraînement par la FIFA le car la Belgique avait effectué 7 remplacements au lieu des 6 autorisés lors de joutes amicales[4].

Rivalité avec l'AllemagneModifier

L'Allemagne est, avec l'équipe des amateurs anglais et la Suède, l'un des premiers adversaires que la Belgique a rencontré en dehors de ses autres voisins directs, la France et les Pays-Bas. La première rencontre officielle entre les deux formations a lieu le et se solde par une victoire belge (0-3), elle est toutefois précédée d'une rencontre officieuse à Liège le achevée sur le même résultat. Les deux nations se sont rencontrées ensuite de manière régulière tous les 2 à 3 ans, à l'exception des périodes de guerre et d'une interruption de près de dix ans entre 1995 et 2004.

Le bilan est largement à l'avantage des Allemands avec 20 victoires contre 4 aux Diables Rouges et un partage.

La Mannschaft peut d'ailleurs être considérée comme la « bête noire » de la Belgique, l'ayant écartée de deux participations au Championnat d'Europe des nations (éliminatoires 1992 et 2012) et battue deux fois en phase finale (en demi-finales de l'édition 1972 et en finale de l'édition 1980). Les Diables Rouges sont également éliminés par la sélection allemande à deux reprises au stade des huitièmes de finale de la Coupe du monde (1934 et 1994).

Les Diables Rouges ont également été opposés à l'Allemagne de l'Est lors de deux phases de qualifications au Championnat d'Europe des nations (éliminatoires 1976 et 1984) et de quelques rencontres amicales dont la dernière, le , fut le tout dernier match officiel de la R.D.A.

Le bilan face aux Est-Allemands est beaucoup plus équilibré, chacun des deux pays ayant remporté trois victoires et partagé à deux occasions.

Rivalité avec l'AngleterreModifier

 
Couverture de la revue "Les Sports Illustrés" après la victoire face à l'Angleterre, le .

La rivalité entre la Belgique et l'Angleterre remonte à 1908. Durant la période avant-guerre, les Belges se sont toutefois frottés aux amateurs britanniques avant de se mesurer aux professionnels à partir de 1921.

Les deux nations se sont affrontées en moyenne une fois par an jusqu'à la Coupe du monde 1954, à l'exception des périodes de guerre, et tous les dix ans environs depuis.

La Belgique et l'Angleterre ne se sont jamais affrontées durant les éliminatoires pour le Championnat d'Europe des nations ou la Coupe du monde. Elles se sont par contre affrontées cinq fois en phases finales, à trois reprises lors des phases de groupes du Championnat d'Europe 1980, de la Coupe du monde 1954 et de la Coupe du monde 2018, et une fois au stade des huitièmes de finale de la Coupe du monde 1990 ainsi qu'a l'occasion du match pour la troisième place de la Coupe du monde 2018.

La rencontre de 1990 est également synonyme de l'une des plus grandes frustrations du football belge, les Diables Rouges ayant été éliminés par un but de David Platt à la 119e minute d'un match qu'ils avaient archi-dominé.

Même si le bilan est largement à l'avantage des Anglais avec 6 victoires contre 2 aux Diables Rouges et un partage face aux amateurs, 16 victoires contre 3 à la Belgique et 5 matchs nuls face aux professionnels, c'est face à l'Angleterre que la Belgique a signé trois de ses plus grands exploits. En effet, le , les amateurs sont tenus en échec (2-2) pour la première fois de leur histoire par une équipe du continent; le , ce sont les professionnels qui s'inclinent (3-2) sur ce qui est très longtemps resté la seule victoire face à ceux-ci, qualifiée de miracle par la presse belge de l'époque, et le , la Belgique s'impose une seconde fois (2-0) dans le match pour la troisième place, après avoir déjà remporté la rencontre en phase de poules (1-0) le , à l'occasion de la Coupe du monde en Russie, mettant ainsi fin à plus de 80 ans de disette et signant le meilleur résultat jamais atteint dans cette compétition.

Personnalités importantesModifier

SélectionneursModifier

Avant 1910, un comité de la fédération belge sélectionne les joueurs. Depuis le recrutement de l'Écossais William Maxwell, un sélectionneur appointé officie à la tête de la sélection.

 
Guy Thys, sélectionneur de 1976 à 1989 et de 1990 à 1991. La plus grande longévité (114 matchs) et les meilleurs résultats (finaliste de l'Euro 1980 et demi-finaliste du Mondial 1986)
 
Marc Wilmots, sélectionneur de 2012 à 2016, a atteint la première place du Classement FIFA fin 2015.
 
Roberto Martínez, le sélectionneur actuel depuis le .
Liste des sélectionneurs de la Belgique[a],[190],[5]
Sélectionneur Période Matchs Gagnés Nuls Perdus Gagnés % PPM
  William Maxwell (1) 19101913 19 8 3 8 42,10 1,42
  Charles Bunyan 1914 4 0 0 4 0,00 0,00
  William Maxwell (2) 19201928 56 18 10 28 32,14 1,14
  Viktor Löwenfeld (en) 19281930 11 5 2 4 45,45 1,55
  Hector Goetinck (1) 19301934 31 7 5 19 22,58 0,84
  Jules Turnauer (en) 1935 3 0 1 2 0,00 0,33
  Jack Butler 19351939 30 7 7 16 23,33 0,93
  Hector Goetinck (2) 19391940 2 1 0 1 50,00 1,50
  François Demol 19441946 8 2 2 4 25,00 1,00
  Bill Gormlie 19471953 44 18 9 17 40,91 1,43
  Dougall Livingstone 19531954 13 5 6 2 38,46 1,62
  André Vandeweyer 19551957 17 4 2 11 23,53 0,82
  Louis Nicolay (en) 1957 1 1 0 0 100,00 3,00
  Géza Toldi 19571958 6 1 2 3 16,67 0,83
  Constant Vanden Stock 19581968 68 28 11 29 41,18 1,40
  Raymond Goethals 19681976 44 25 8 11 56,82 1,89
  Guy Thys (1) 19761989 101 45 24 32 44,55 1,57
  Walter Meeuws 19891990 6 2 3 1 33,33 1,50
  Guy Thys (2) 19901991 13 4 4 5 30,77 1,23
  Paul Van Himst 19911996 36 19 5 12 52,78 1,72
  Wilfried Van Moer 1996 5 2 2 1 40,00 1,60
  Georges Leekens (1) 19971999 29 10 10 9 34,48 1,38
  Robert Waseige 19992002 34 16 11 7 47,06 1,74
  Aimé Anthuenis 20022005 29 12 7 10 41,38 1,48
  René Vandereycken 20052009 30 10 7 13 33,33 1,23
  Franky Vercauteren 2009 5 0 1 4 0,00 0,20
  Dick Advocaat 20092010 5 3 0 2 60,00 1,80
  Georges Leekens (2) 20102012 19 8 7 4 42,11 1,63
  Marc Wilmots 20122016 49 33 8 8 67,35 2,18
  Roberto Martínez 2016 36 27 6 3 75,00 2,42

Note : Les sélectionneurs en italique ont assuré l'intérim. PPM = Points par match, sur base d'une victoire à 3 points.

Joueurs emblématiquesModifier

 
Armand Swartenbroeks, fêté pour sa 50e sélection, le .

Avant-guerreModifier

Sans appartenir aux meilleures nations mondiales, la Belgique a régulièrement disposé de joueurs de talent. Avant la Première Guerre mondiale, la vedette de l'équipe est sans conteste l'avant-centre Robert De Veen, deux fois meilleur buteur du championnat, qui inscrit 26 buts en 23 matchs, dont cinq lors d'une rencontre amicale contre la France en 1911, un record deux fois égalé mais jamais battu. De son côté, Richard Henshaw décrit Alphonse Six comme étant « le meilleur joueur belge de la période avant-guerre... [qui] fut souvent considéré comme l'attaquant le plus doué hors d'Angleterre »[33]. Après le conflit, le gardien Jean De Bie, aidé des défenseurs Oscar Verbeeck et Armand Swartenbroeks, premier Diable Rouge à dépasser le cap des cinquante matchs disputés, assurent un peu plus de stabilité derrière. L'entrejeu se construit autour d'Émile Hanse, capitaine d'un des plus grands clubs belges de l'époque, l'Union saint-gilloise, et de la sélection nationale durant le tournoi olympique. L'attaque est emmenée par Louis Van Hege, buteur prolifique du Milan AC avant le conflit, et Robert Coppée, meneur de l'attaque de l'Union saint-gilloise. Cette première « génération dorée » permet à la Belgique de décrocher son seul titre international, la médaille d'or aux Jeux Olympiques d'Anvers en 1920. Durant la suite des années 1920, d'autres avants vont se révéler sous le maillot national, comme Ferdinand Adams et Raymond Braine, ce dernier étant néanmoins suspendu à la fin de la décennie pour « faits de professionnalisme », ce qui le poussera à partir jouer au Sparta Prague.

Dans les années 1930, la Belgique participe aux trois premières éditions de la Coupe du monde de football. Dans les buts, Arnold Badjou a pris la place de titulaire. Devant, les buteurs du Standard de Liège, Jean Capelle, et du Lierse, Bernard Voorhoof (meilleur buteur de l'histoire de l'équipe nationale belge avec trente réalisations), inscrivent de nombreux buts pour l'équipe. En défense par contre, seul Robert Paverick, dans la seconde moitié de la décennie, parvient à se démarquer.

Années 1940-1950Modifier

Après la Seconde Guerre mondiale, la Belgique conserve sa tradition d'attaquants prolifiques. Ainsi, des joueurs comme Victor Lemberechts, Léopold Anoul, Rik Coppens, Albert De Cleyn et Jef Mermans parviennent à scorer très régulièrement en équipe nationale, servis par le milieu de terrain Victor Mees, véritable maître à jouer de la sélection. Malheureusement, mis à part Fons Van Brandt, l'équipe ne compte pas de bons défenseurs et n'a pas de gardien de but titulaire indiscutable, une instabilité qui l'empêche de réaliser de bons résultats, en-dehors de la qualification pour la Coupe du monde 1954 en Suisse.

 
Paul Van Himst, lors d'une rencontre amicale contre les Pays-Bas en 1964.

Années 1950-1970Modifier

À la fin des années 1950 et au début des années 1960, une nouvelle génération de joueurs talentueux apparaît en équipe nationale. Le gardien Jean Nicolay est le premier d'une longue lignée de portiers de haut niveau qui feront la réputation de la Belgique durant les décennies suivantes. Devant lui, la défense est articulée autour de Georges Heylens. Au milieu, Paul Van Den Berg, Jef Jurion, Pierre Hanon et Léon Semmeling sont chargés d'alimenter les attaquants, Jacques Stockman, Wilfried Puis, Raoul Lambert et surtout Paul Van Himst, qui égalise le record de Bernard Voorhoof et est élu en 1995 meilleur joueur belge du vingtième siècle. Une partie de ces joueurs font toujours partie de la sélection au début des années 1970, quand la Belgique rejoue deux compétitions internationales, la Coupe du monde 1970 et l'Euro 1972. Christian Piot a pris le relais dans les buts, la défense est renforcée par l'émergence de Jean Thissen et Jean Dockx tandis que devant, Odilon Polleunis et Johan Devrindt font figure de compléments idéaux à la vedette de l'équipe, Paul Van Himst. La plupart de ces joueurs mettent un terme à leur carrière internationale au milieu de la décennie.

Années 1970-1990Modifier

Après quelques années de disette, la Belgique va connaître une longue période faste à partir de la fin des années 1970 et durant toutes les années 1980, emmenée par une génération de joueurs doués dans tous les secteurs de jeu. Jean-Marie Pfaff s'installe comme titulaire au poste de gardien pour dix ans. La défense est tenue par Hugo Broos, Éric Gerets, Walter Meeuws, Luc Millecamps ou encore Michel Renquin. Dans l'entre-jeu, la Belgique peut compter sur des garçons comme Ludo Coeck, René Vandereycken, Franky Vercauteren, Julien Cools ou encore Wilfried Van Moer pour animer le jeu, ces deux derniers se retirant au début des « eighties ». Enfin, à l'attaque, le buteur brugeois Jan Ceulemans et Erwin Vandenbergh, six fois meilleur buteur du championnat belge, et François Van Der Elst sont les joueurs les plus souvent alignés. Ces joueurs disputent la finale de l'Euro 1980 et, renforcés par des jeunes talentueux comme les milieux Vincenzo Scifo ou Franky van der Elst, les défenseurs Lei Clijsters, Stéphane Demol et Georges Grün ou l'attaquant Nico Claesen, ils atteignent les demi-finales du Mondial 1986, au cours duquel Jean-Marie Pfaff est nommé meilleur gardien et Enzo Scifo meilleur jeune.

Années 1990-2000Modifier

 
Daniel Van Buyten, avant la rencontre contre l'Autriche le , lors des éliminatoires de l'Euro 2012.

Les années 1990 voient la Belgique participer à trois coupes du monde, sans jamais dépasser le stade des huitièmes de finale. Lors des éditions 1990 et 1994, le but est défendu par Michel Preud'homme, considéré comme le meilleur gardien de l'histoire du football belge et reconnu meilleur gardien du monde en 1994. En défense, la Belgique compte dans ses rangs des joueurs comme Philippe Albert, Vital Borkelmans, Rudi Smidts et Marc Emmers. Des jeunes arrières comme Éric Deflandre, Glen De Boeck et Bertrand Crasson s'affirment comme les successeurs de leurs glorieux ainés. Le milieu de terrain reste articulé autour de Scifo et Van Der Elst, formant un triangle avec Lorenzo Staelens. Devant, des joueurs comme Marc Degryse, Marc Wilmots et Luc Nilis s'affirment, rejoints par les premiers joueurs étrangers naturalisés, le brésilien Luis Oliveira et le croate Josip Weber.

 
Kevin De Bruyne face aux États-Unis lors d'un match amical en 2013.

Années 2000-2010Modifier

Le tournant des années 2000 marque un profond renouvellement des cadres dans l'équipe. En défense, Glen De Boeck et Éric Van Meir deviennent les titulaires dans l'axe, avec Nico Van Kerckhoven sur le flanc gauche, le poste d'arrière-droit changeant régulièrement. Daniel Van Buyten intègre également l'équipe au début de ce millénaire et prend rapidement une place dans le onze de base. Au poste de milieu défensif, Timmy Simons obtient rapidement la préséance sur ses concurrents et devient, en 2013, le deuxième joueur le plus capé de la sélection belge, à trois longueurs de l'ancien record de Ceulemans. Aux artistes comme Scifo ou Degryse succèdent des milieux plus sobres, comme Bart Goor ou Gert Verheyen, travailleurs mais efficaces devant le but. Enfin, en attaque, les frères Émile et Mbo Mpenza marquent l'équipe mais de trop nombreuses blessures les limitent en dessous des soixante sélections, tandis que la retraite de Marc Wilmots est largement compensée par l'émergence de Wesley Sonck, buteur opportuniste qui inscrira 24 buts en 55 sélections.

Années 2010-2016Modifier

 
Eden Hazard, sous le maillot de Chelsea contre Arsenal en 2015.

Après quasiment une décennie sans éclat, la Belgique compte depuis 2008 sur une nouvelle génération prometteuse. Quatrièmes aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, les Espoirs ont fourni l'ossature de l'équipe actuelle qui a atteint les quarts de finale à la Coupe du monde 2014 au Brésil ainsi qu'au Championnat d'Europe 2016 en France. La Belgique compte aujourd'hui des joueurs de talent qui évoluent dans les plus grands clubs européens : les défenseurs Vincent Kompany, actuel capitaine des Diables Rouges, Thomas Vermaelen et Jan Vertonghen faisaient partie du noyau espoir et sont aujourd'hui titulaires indiscutables en équipe nationale aux côtés de Toby Alderweireld, éventuellement suppléé par Thomas Meunier, devant le gardien Thibaut Courtois, déjà considéré à seulement 23 ans comme un des meilleurs gardiens du monde. En milieu de terrain : Axel Witsel, Marouane Fellaini et Radja Nainggolan sont les trois piliers de l'entre-jeu. Devant, Eden Hazard et Kevin De Bruyne, respectivement nommés meilleur joueur de Premier League[248] et de Bundesliga[249] lors de la saison 2014-2015 encadrent le plus souvent Christian Benteke ou le jeune Romelu Lukaku, international avant ses 17 ans[250]. L'éclosion fulgurante de Yannick Ferreira Carrasco à l'Atlético de Madrid entraîne toutefois quelques remaniements au milieu du terrain à l'occasion de l'Euro 2016, renvoyant Fellaini sur le banc et replaçant De Bruyne dans l'axe, en tant que meneur de jeu. Marc Wilmots dispose encore, sur le banc ou à côté, de nombreuses possibilités de valeur comme l'autre gardien de talent et titulaire à Liverpool, Simon Mignolet; les jokers de luxe Dries Mertens et Kevin Mirallas ou encore les jeunes espoirs Adnan Januzaj, Jordan Lukaku, Divock Origi ou Michy Batshuayi et, comme il aime à le souligner lui-même, il ne possède pas une équipe-type et des remplaçants mais bien 25 titulaires potentiels.

 
Youri Tielemans, évoluant aux couleurs d'Anderlecht en 2016.

Années 2016-2019Modifier

Peu après son arrivée, Roberto Martínez modifie le schéma de jeu et passe à une défense à trois joueurs. Les absences répétées et prolongées de Kompany et Vermaelen liées au changement tactique permettent dès lors à Laurent Ciman de s'installer au sein du noyau et quitter le banc, auquel il était éternellement confiné jusque-là, et replacent Meunier au milieu du jeu. Le retour des deux titulaires en puissance écarte toutefois Ciman d'une participation à la Coupe du monde 2018 à laquelle sont par contre conviés les jeunes espoirs Thorgan Hazard, Youri Tielemans et Leander Dendoncker. Conforté par un parcours exceptionnel et une 3e place historique en Russie, Martínez entame la Ligue des nations en maintenant sa politique d'équilibre entre éléments expérimentés indéboulonnables et jeunes à potentiel, sélectionnant ainsi notamment Hans Vanaken, Timothy Castagne, Leandro Trossard ou Dennis Praet qui semblent avoir les qualités pour s'incrire dans la durée.

La génération actuelle n'a probablement jamais été aussi riche et les années futures s'annoncent prometteuses tant en ce qui concerne la participation à des tournois majeurs qu'au niveau de la relève, à l'image de la brillante 3e place conquise par les moins de 17 ans à la Coupe du monde au Chili en 2015 et la qualification des espoirs au Championnat d'Europe pour la première fois depuis dix ans.

Joueurs les plus capés et meilleurs buteursModifier

Il est à noter que les statistiques officielles concernant les sélections, capes et buts de l'ensemble des Diables Rouges qu'il est possible de consulter sur le site officiel de la Fédération[6] contiennent quelques erreurs. L'URBSFA n'a ainsi notamment pas tenu compte de la déclassification par la FIFA de trois rencontres. Il s'agit des rencontres contre la Roumanie du , que la FIFA a déclassé et requalifié comme match d’entraînement le [7] car la Roumanie a effectué 8 remplacements au lieu des 6 autorisés lors de rencontres amicales; face au Luxembourg du , que la FIFA a également déclassé et requalifié comme match d’entraînement le [4] car c'est cette fois la Belgique qui a effectué 7 remplacements au lieu des 6 permis à l'occasion de joutes amicales, ainsi que contre la République tchèque jouée le et considérée non officielle[3]. Les statistiques (sélections, capes et buts) afférentes à ces trois parties ont dès lors été effacées des tablettes, le triplé inscrit par Romelu Lukaku contre le Grand-Duché par exemple ou les trois sélections glanées par Jan Vertonghen à l'occasion de ces trois rencontres, ne peuvent donc pas être pris en compte, contrairement à ce que considère l'URBSFA[b].

 
Jan Vertonghen est le joueur le plus capé (depuis le ) avec 111 sélections.
Joueurs les plus capés[a],[b],[3],[4],[5],[6],[7]
# Joueurs Période Capes Buts
1. Jan Vertonghen 2007 111 9
2. Axel Witsel 2008 101 9
Eden Hazard 2008 101 30
4. Jan Ceulemans 19771991 96 23
5. Timmy Simons 20012016 94 6
6. Toby Alderweireld 2009 90 3
7. Éric Gerets 19751991 86 2
Franky Van der Elst 19841998 86 1
Vincent Kompany 2004 86 4
10. Enzo Scifo 19841998 84 18
Marouane Fellaini 20072018 84 17

Note : Les joueurs en gras sont encore en activité.

Le tableau suivant liste les différents joueurs belges ayant successivement détenu le record de sélections depuis 1904.

 
Romelu Lukaku est le Diable Rouge le plus prolifique (depuis le ) avec 45 buts.
Liste des meilleurs buteurs[a],[b],[3],[4],[5],[6],[7]
# Joueurs Période Buts Capes Moyenne
1. Romelu Lukaku 2010 45 78 0,58
2. Bernard Voorhoof 19281940 30 61 0,49
Paul Van Himst 19601974 30 81 0,37
Eden Hazard 2008 30 101 0,30
5. Marc Wilmots 19902002 29 70 0,41
6. Jef Mermans 19451956 28 56 0,50
7. Robert De Veen 19061913 26 23 1,13
Raymond Braine 19251939 26 54 0,48
9. Wesley Sonck 20012010 24 55 0,43
10. Jan Ceulemans 19771991 23 96 0,24
Marc Degryse 19841996 23 63 0,36

Note : Les joueurs en gras sont encore en activité.

Le tableau suivant liste les différents joueurs belges ayant successivement détenu le record de buts inscrits depuis 1904.

CapitainesModifier

La Belgique a été dirigée jusqu'ici par au moins 88 joueurs différents ayant commencé un match international en tant que capitaine[252], mais en raison de remplacements ou d'exclusions le nombre total est plus élevé. Le premier joueur à mener l'équipe était le milieu Camille Van Hoorden, capitaine à douze reprises[253]. Pendant très longtemps, la tradition voulait que ce soit systématiquement le joueur le plus capé qui porte le brassard de capitaine. Le joueur qui a commencé le plus souvent en tant que capitaine est Jan Ceulemans (51 fois)[254]. Au moins 15 attaquants et 9 gardiens de buts ont rempli ce rôle, mais dans la majorité des cas, des défenseurs et des milieux de terrain ont été nommés capitaine. Ayant pris la relève de Timmy Simons, le défenseur Vincent Kompany[255], également capitaine de son club Manchester City, endosse le même rôle au sein de l'équipe belge dès 2010. Blessé contre la France et suspendu contre le Pays de Galles en , il a cédé le brassard à Eden Hazard[256] lors de ces deux rencontres, un rôle de capitaine qu'Hazard a une nouvelle fois endossé contre Andorre en et à l'occasion de la rencontre amicale contre l'Italie en . Une grave blessure encourue en demi-finales de la Ligue des champions écartant Kompany d'une participation à l'Euro en France, l'entraîneur Marc Wilmots désigne Eden Hazard comme capitaine lors de cette compétition le [257]. Il le restera lors de la première rencontre de l'ère Martínez contre l'Espagne le [258], ainsi qu'à l'occasion de la majorité des matchs de qualifications pour la Coupe du monde 2018. La quasi-totalité des titulaires ayant été laissés au repos face à l'Angleterre à l'occasion du troisième match de poules lors de la Coupe du monde en Russie, c'est Thibaut Courtois qui hérite du brassard pour la première fois et devient ainsi le 88e capitaine des Diables Rouges.

Jan Ceulemans (à gauche) a été capitaine le plus souvent, à 51 reprises. Eden Hazard (à droite) est l'actuel capitaine de la Belgique.
Capitaines les plus fréquents[a],[b],[3],[4],[5],[6],[7]
# Joueurs Période Capitanats
1. Jan Ceulemans 19841991 51
2. Eden Hazard 2015 41
3. Jef Jurion 19601967 40
4. Armand Swartenbroeks 19141928 37
Paul Van Himst 19681974 37
6. Timmy Simons 20042009 36
7. Vincent Kompany 20102017 35
8. Jef Mermans 19491956 30
9. Georges Grün 19911995 24
10. Eric Gerets 19811991 23
Marc Wilmots 19992002 23

Note : Les joueurs en gras sont encore en activité.

Dans le tableau suivant sont indiqués tous les différents joueurs belges ayant commencé un match international en tant que capitaine depuis 1904. Les joueurs ayant porté le brassard de capitaine à la suite d'un remplacement ou d'une expulsion en cours de match ne sont pas mentionnés.

Sélection actuelleModifier

Voici la liste des joueurs sélectionnés pour les deux rencontres qualificatives en vue de l'Euro 2020, le contre le Kazakhstan et le face à l'Écosse.

Sélections et buts actualisés le 11 juin 2019 après la rencontre contre l'Écosse[a],[b],[3],[4],[5],[6],[7].


Effectif et encadrement de l'équipe de Belgique au [259],[260],[261]
Joueurs     Encadrement technique
P. Nom Date de naissance Sél. But(s) Club Depuis
1 G Courtois, ThibautThibaut Courtois 9 966 11/5/1992 (27 ans) 73 0   Real Madrid 2011
2 D Alderweireld, TobyToby Alderweireld 11 132 2/3/1989 (30 ans) 90 3   Tottenham 2009
3 D Vermaelen, ThomasThomas Vermaelen 12 336 14/11/1985 (33 ans) 72 1   Vissel Kobe 2006
4 D Kompany, VincentVincent Kompany 12 189 10/4/1986 (33 ans) 86 4   RSC Anderlecht 2004
5 D Vertonghen, JanJan Vertonghen 11 810 24/4/1987 (32 ans) 111 9   Tottenham 2007
6 M Witsel, AxelAxel Witsel 11 181 12/1/1989 (30 ans) 101 9   Borussia Dortmund 2008
7 M De Bruyne, KevinKevin De Bruyne 10 284 28/6/1991 (28 ans) 67 15   Manchester City 2010
8 M Tielemans, YouriYouri Tielemans 8 144 7/5/1997 (22 ans) 22 1   Leicester City 2015
9 A Lukaku, RomeluRomelu Lukaku 9 599 13/5/1993 (26 ans) 78 45   Inter Milan 2010
10 A Hazard, EdenEden Hazard   10 456 7/1/1991 (28 ans) 101 30   Real Madrid 2008
11 M Ferreira Carrasco, YannickYannick Ferreira Carrasco 9 485 4/9/1993 (25 ans) 35 5   Dalian Yifang 2015
12 G Mignolet, SimonSimon Mignolet 11 493 6/3/1988 (31 ans) 21 0   Club Bruges KV 2011
13 G Sels, MatzMatz Sels 10 041 26/2/1992 (27 ans) 0 0   RC Strasbourg 2015
14 A Mertens, DriesDries Mertens 11 798 6/5/1987 (32 ans) 83 17   SSC Naples 2011
15 M Meunier, ThomasThomas Meunier 10 208 12/9/1991 (27 ans) 37 6   Paris Saint-Germain 2013
16 M Hazard, ThorganThorgan Hazard 9 644 29/3/1993 (26 ans) 22 3   Borussia Dortmund 2013
17 A Origi, DivockDivock Origi 8 894 18/4/1995 (24 ans) 25 3   Liverpool 2014
18 A Januzaj, AdnanAdnan Januzaj 8 966 5/2/1995 (24 ans) 10 1   Real Sociedad 2014
19 M Praet, DennisDennis Praet 9 233 14/5/1994 (25 ans) 3 0   Leicester City 2014
20 A Benteke, ChristianChristian Benteke 10 491 3/12/1990 (28 ans) 32 11   Crystal Palace 2010
21 M Castagne, TimothyTimothy Castagne 8 663 5/12/1995 (23 ans) 5 1   Atalanta Bergame 2018
22 D Dendoncker, LeanderLeander Dendoncker 8 897 15/4/1995 (24 ans) 8 0   Wolverhampton 2015
23 A Batshuayi, MichyMichy Batshuayi 9 457 2/10/1993 (25 ans) 25 12   Chelsea FC 2015
999 G Van Crombrugge, HendrikHendrik Van Crombrugge 9 612 30/4/1993 (26 ans) 0 0   RSC Anderlecht 2019
999 D Mechele, BrandonBrandon Mechele 9 704 28/1/1993 (26 ans) 0 0   Club Bruges KV 2018
999 M Chadli, NacerNacer Chadli 10 979 2/8/1989 (30 ans) 54 5   RSC Anderlecht 2011
999 M Vanaken, HansHans Vanaken 9 861 24/8/1992 (27 ans) 2 0   Club Bruges KV 2018
999 A Trossard, LeandroLeandro Trossard 9 029 4/12/1994 (24 ans) 0 0   Brighton & Hove Albion FC 2018
Sélectionneur
Sélectionneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
Entraîneur(s) des gardiens
Kinésithérapeute(s)
Médecin(s)
  •   Kris Van Crombrugge
  •   Geert Declerq

Manager Presse & Médias

  •   Stefan Van Loock

Légende


Appelés récemmentModifier

Les joueurs suivants ne font pas partie du dernier groupe appelé mais ont été retenus en équipe nationale lors des 12 derniers mois.

Les joueurs qui comportent le signe  , sont blessés au moment de la dernière convocation. Les joueurs qui comportent le signe  , sont suspendus au moment de la dernière convocation.

Pos. Nom Date de Naissance Sél. Buts Club Dernier appel
DF Jason Denayer   (24 ans) 10 0   Olympique lyonnais vs   Chypre,
GB Koen Casteels   (27 ans) 0 0   VfL Wolfsbourg vs   Chypre,
DF Dedryck Boyata   (28 ans) 16 0   Hertha Berlin vs   Russie,
DF Christian Kabasele (28 ans) 2 0   Watford vs   Suisse,
ML Marouane Fellaini (31 ans) 84 17   Shandong Luneng vs   Suisse,
ML Mousa Dembélé (32 ans) 82 5   Guangzhou R&F vs   Islande,
ML Birger Verstraete (25 ans) 1 0   1. FC Cologne vs   Islande,
GB Davy Roef (25 ans) 0 0   RSC Anderlecht vs   Islande,
DF Laurent Ciman (34 ans) 20 1   Toronto FC vs   Costa Rica,
DF Jordan Lukaku (25 ans) 8 0   Lazio Rome vs   Portugal,

StatistiquesModifier

Nations rencontréesModifier

 
Fréquence des rencontres de la Belgique face à ses différents adversaires dans le monde (au )[a],[190],[5].

Au niveau mondialModifier

Les treize participations belges à la Coupe du monde et les matchs amicaux joués sur plusieurs continents ont permis aux Diables Rouges de se mesurer à de nombreuses autres sélections, même si la majorité des rencontres ont eu lieu face à d'autres équipes européennes. La Belgique dispute son premier match face à une sélection non européenne, le 2 juin 1928 face à l'Argentine lors des Jeux olympiques d'Amsterdam. Ces différentes compétitions ont donné l'occasion à l'équipe nationale de rencontrer en match officiel des sélections d'Afrique (Tunisie deux fois, Maroc et Algérie), d'Asie (Corée du Sud à trois reprises, Japon deux fois, Irak et Arabie saoudite), d'Amérique du Sud (Argentine quatre fois, Paraguay et Brésil à deux reprises, Uruguay) et d'Amérique du Nord (Mexique à trois reprises, Salvador et États-Unis deux fois, Panama).

Bilan face aux sélections affrontées au moins quinze fois[a],[190],[5]
Adversaire Victoires Partages Défaites Total
  Pays-Bas 41 31 55 127
  France 30 19 25 74
  Suisse 14 6 9 29
  Allemagne 4 1 20 25
  Angleterre 3 5 16 24
  Espagne 5 6 12 23
  Italie 4 4 14 22
  Pologne 6 6 7 19
  Écosse 12 3 4 19
  Luxembourg 14 3 1 18
  Portugal 5 7 6 18
  Serbie[f] 7 3 7 17
  République tchèque[g] 5 3 8 16
  Suède 8 2 5 15
  Irlande 6 5 4 15

De plus, les nombreux matchs amicaux organisés à travers le monde par la fédération ont permis aux Diables Rouges de rencontrer de nombreuses autres équipes nationales avec des résultats parfois très bons, comme les victoires de prestige contre l'Allemagne (2-0), fraîchement auréolée du titre de championne du monde au terme du « Miracle de Berne » en 1954 ou face au Brésil (5-1) à Bruxelles en 1963, ce qui leur valut à une époque le surnom de « Champions du Monde des match amicaux », ou plus récemment contre la France (1-2), détentrice du double titre de Championne du monde 1998 et d'Europe 2000, en 2002 à Paris, juste avant la Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon; ou nettement plus médiocres, à l'image des défaites à domicile face au Maroc (1-4) à Bruxelles en 2008 ou au Japon (4-0) à Tokyo en 2009.

Ses adversaires récurrents sont principalement les autres nations d'Europe de l'Ouest, à savoir les Pays-Bas, la France, la Suisse et l'Allemagne mais aussi l'Espagne, l'Angleterre ou l'Italie, la Belgique a eu l'occasion de rencontrer à plus de vingt reprises chacune ces nations, que ce soit en amical ou en match officiel.

À l'inverse, parmi les meilleures sélections mondiales, les Diables Rouges n'ont jusqu'à présent jamais affronté l'Ukraine pour l'Europe, le Nigeria pour l'Afrique, l’Équateur pour l'Amérique du Sud, le Honduras pour l'Amérique centrale, la Chine pour l'Asie, la Nouvelle-Zélande pour l'Océanie.

Pour l'anecdote, il est amusant de constater que lors des Jeux olympiques d'été de 2008 à Pékin, les Espoirs belges ont rencontré pas moins de trois de ces adversaires issus de trois continent différents (Chine, Nouvelle-Zélande et Nigéria) en l'espace de seulement quinze jours et six rencontres !

En EuropeModifier

La Belgique a disputé fort logiquement le plus de rencontres face à des sélections membres de l'UEFA. Les Diables Rouges ont disputé un total de 708 rencontres face à des nations membre de l'UEFA, le bilan est de 293 victoires, 153 matchs nuls et 262 défaites[a],[190],[5].

La Belgique a joué de nombreux matchs à enjeux face à des sélections européennes, que ce soit en Coupe du monde ou en Championnat d'Europe.

En 1934 puis en 1938 la Belgique est éliminée deux fois consécutivement par l'Allemagne et par la France en huitième de finale de la Coupe du monde. En 1972, la Belgique est éliminée en demi-finale de son Championnat d'Europe par la RFA (2-1), en 1980, la Belgique s'incline une nouvelle fois contre la RFA (2-1), en finale cette fois-ci. Lors de la Coupe du monde 1986, la Belgique termine à la 4e place, lors de cette phase finale, les Belges font tomber l'URSS en huitième de finale (4-3) puis l'Espagne aux tirs au but (1-1, 5-4 t. a. b.) en quart de finale, ils retrouvent de nouveau une sélection européenne en petite finale, ils s'inclinent lors de cette rencontre (4-2) face à la France. En 1990 puis en 1994, la Belgique est éliminée deux fois consécutivement au stade des huitièmes de finale, par l'Angleterre (1-0) puis par sa bête noire dans les matchs à élimination directe, l'Allemagne (3-2). En 2016, après avoir écarté la Hongrie (4-0) lors des huitièmes de finale du Championnat d'Europe, les Diables Rouges sont éliminés par le Pays de Galles (3-1) en quart de finale. Lors de la Coupe du monde 2018 en Russie, la Belgique est défaite par la France (1-0) en demi-finale avant de s'imposer face à l'Angleterre (2-0) dans le match pour la troisième place.

Classements FIFAModifier

Durant les 3 premières années du classement FIFA créé en 1992, les Belges se maintiennent dans le top 25 notamment grâce à leur huitième de finale atteint lors du Mondial 1994. L'absence de la Belgique lors de l'Euro 1996 entraine un recul du classement aux alentours de la 40e position. La sélection belge participe à la Coupe du monde 1998 puis à l'Euro 2000, deux participations qui lui permettent d'améliorer son classement malgré, à chaque fois, un parcours modeste (deux éliminations en phase de groupes). La Belgique atteint à nouveau les huitièmes de finale d'une Coupe du monde en 2002, ce qui lui permet d'intégrer pour la première fois le top 20 du classement FIFA. Par la suite, la Belgique échoue cinq fois consécutivement dans les qualifications pour les compétitions européennes et mondiales et retombe dès lors à la 71e place en , son plus mauvais classement à ce jour. Les Diables Rouges enregistrent à nouveau de bons résultats à partir de 2012, ce qui leur permet de réintégrer le top 25 mondial. Une excellente phase de qualifications pour la Coupe du monde 2014 les positionne à la porte du top 10 en 2013 et un quart de finale atteint lors de la phase finale les fait même entrer dans le top 5 en 2014. Le , la Belgique monte à la 1re place après la phase qualificative pour l'Euro 2016 et devient la 8e nation mondiale à atteindre cette position. Depuis la création du classement FIFA, le classement moyen de la Belgique se situe au 29e rang[262].

Évolution du classement FIFA de l'équipe de Belgique (en fin d'année)
Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Classement mondial[fifa 1] 25 24 24 42 41 35 33 27 20 17 16 45 55 53 49 54 66 57 41 21 11 4 1 5 5 1
Classement européen[fifa 2] 17 16 16 22 20 17 23 18 15 12 11 22 27 28 27 28 35 33 24 13 7 2 1 2 3 1

Légende du classement mondial :

  • de 1 à 25
  • de 26 à 50
  • de 51 à 211

Classements UEFAModifier

Démarrant le nouveau classement UEFA des nations au 27e rang, le , après de nombreuses années de vaches maigres durant lesquelles elle n'a participé à aucun tournoi majeur après la Coupe du monde 2002, la Belgique est redescendue fin 2009 jusqu'à la 35e place du classement pris en considération pour les éliminatoires de l'Euro 2012. N'ayant pris part ni à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, ni au Championnat d'Europe 2012 en Pologne et Ukraine, elle a continué à stagner à ce niveau pour atteindre la 33e position fin 2011. Une bonne entame des éliminatoires pour le Brésil permet aux Diables Rouges de progressivement remonter jusqu'à la 16e place fin 2013. Un excellent parcours global en qualifications, où elle n'a pas connu la défaite, puis en phase finale de la Coupe du monde 2014, atteignant les quarts de finale, ainsi que la récente campagne des éliminatoires de l'Euro 2016 ont permis à la Belgique de grimper au 5e rang fin 2015 et de figurer ainsi parmi les six têtes de série pour le tirage au sort de la phase finale en France avant d'atteindre la seconde place fin 2016, la plus haute jamais acquise par les Diables Rouges qui occupent actuellement la 3e position. Le classement UEFA est actuellement délaissé à la suite de l'introduction de la Ligue des nations de l'UEFA dont les classements respectifs décidera dorénavant de la désignation des têtes de séries pour les éliminatoires du Championnat d'Europe de football.

Évolution du classement UEFA de l'équipe de Belgique (en fin d'année / de trimestre pour l'année en cours)
Année / Date 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 25/03/2017 11/06/2017 11/10/2017
Classement UEFA[uefa 1] 27 nc 35 nc 33 nc 16 11 5 2 3 3 3
Coefficient UEFA 24.041 nc 21.426 nc 22.544 nc 28.732 31.929 34.442 28.982[h] 29.782[h] 31.422[h] 38.123

Légende du classement européen :

  • de 1 à 10
  • de 11 à 30
  • de 31 à 55

Note : Il n'est tenu compte ici que du ranking selon le nouveau système de calcul introduit en 2008 par l'UEFA[uefa 2],[uefa 3].

Bâton de NasazziModifier

Le Bâton de Nasazzi (« Batuta de Nasazzi » en espagnol) est un trophée virtuel transmis d'équipe nationale à équipe nationale depuis 1930, date de la victoire uruguayenne lors de la première Coupe du monde organisée dans son pays. Il tire son nom du capitaine de l'équipe nationale d'Uruguay d'alors, José Nasazzi.

Ce trophée, d'abord détenu par l'équipe d'Uruguay à l'issue de sa victoire finale lors de la toute première Coupe du monde, se conquiert en battant, dans un match officiel, l'équipe qui le détient.

La Belgique a conquis le bâton à quatre reprises pour une détention totale cumulée de 55 jours. Les Diables Rouges remportent le trophée pour la première fois lors de l'Euro 1984 en France à l'occasion de la victoire (2-0) contre la Yougoslavie et le conservent alors 3 jours avant de le perdre au profit de la France (0-5). La dernière conquête de la Belgique date de la Coupe du monde 2014 au Brésil après la victoire contre la Russie (1-0) où la Belgique conserve le bâton pendant 13 jours avant de devoir le céder à l'Argentine (0-1) en quart de finale du tournoi.

Date Compétition Précédent détenteur Score Nouveau détenteur Temps gardé
Championnat d'Europe   Yougoslavie 0-2   Belgique (1) 3 jours
Championnat d'Europe   Belgique 0-5   France
Éliminatoires de la Coupe du monde   Pays-Bas 0-1   Belgique (2) 35 jours
Éliminatoires de la Coupe du monde   Belgique 1-2   Pays-Bas
Coupe du monde   Uruguay 1-3   Belgique (3) 4 jours
Coupe du monde   Belgique 1-2   Espagne
Coupe du monde   Russie 0-1   Belgique (4) 13 jours
Coupe du monde   Belgique 0-1   Argentine

ArchivesModifier

Les Archives générales du Royaume détiennent depuis 2009 les archives de l'Union Royale Belge des Sociétés de Football (URBSFA). Quelque 400 mètres d'archives de l'URBSFA sont ainsi conservées à Bruxelles. L'exposition virtuelle GOAAAL ! Un siècle de football belge offre un premier avant-goût de ce qui se trouve en dépôt.

Les archives de l'URBSFA comprennent de nombreuses sources en rapport avec les Diables Rouges (organisation des tournois et matchs internationaux, avec l'Euro 2000 en apogée) ainsi que de nombreux dossiers concernant les clubs de football (statuts des clubs et données sur leur affiliation à l'URBSFA ; fiches de joueurs jusqu'en 1984, rangées par numéro de matricule de leur équipe) ou encore le journal de l'Union Belge, La Vie Sportive, qui reprend les résultats de compétition.

Une bonne partie des données a trait au fonctionnement de l'URBSFA et à ses procédures et activités internes : échange de lettres, procès-verbaux des réunions du Comité Exécutif, règlements fédéraux à travers les années, rapports d'arbitre, dossiers impliquant les procédures disciplinaires, les scandales de corruption et de fraude, le drame du Heysel, les marchés conclus avec les sponsors, les campagnes de fair-play, d'antidoping, d'antiracisme, etc.

En ce qui concerne le matériel iconographique, les Diables Rouges sont les mieux représentés. Le matériel photographique pour la période 1895-1920 est rare, mais à partir des années 1920, les albums photo des matchs internationaux sont systématiquement intégrés. On y trouve également la collection photo de « Jeanke Foto » (1987-2006), alias Jean Van Hauwermeiren, photographe attitré du RSC Anderlecht et un phénomène dans le monde du football belge. Durant quarante ans, il a été quotidiennement présent au stade Constant Vanden Stock, à l'entraînement des Diables Rouges. Après sa mort survenue en 2006, ses photos des Diables Rouges ont rejoint l'URBSFA et via l'Union de Football, les Archives générales du Royaume.

À propos des affiches, ce sont surtout les matchs internationaux qui sont documentés : affiches des concours dans le cadre des rondes qualificatives des Championnats d'Europe et de la Coupe du Monde, affiches officielles des Championnats d'Europe et des Coupes du Monde, affiches des tournois internationaux pour jeunes, des J-Days nationaux et régionaux annuels, du football ardennais, du football de plage, etc.

Dans les archives de l'URBSFA, conservées aux Archives générales du Royaume, à Bruxelles, se trouve aussi quantité de supports audiovisuels : CD-ROMs, cassettes vidéo, disquettes et bandes magnétiques.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. a b c d e f g h i j k l et m Bilan mis à jour après le match contre l'Écosse du .
  2. a b c d e f g h i et j Le , l'Union belge, par voie de communiqué de presse[251], annonce vouloir clarifier la situation autour des statistiques des joueurs internationaux belges, et notamment Jan Vertonghen, en se basant dès à présent sur les critères suivants : les matchs contre les fédérations reconnues par la FIFA, les matchs dirigés par un arbitre FIFA, la présence d'un délégué UEFA ou FIFA et les rencontres ouvertes au public et diffusées à la télévision. Les sélections et buts considér