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Région wallonne

Wallonie

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Wallonie (homonymie).

La Région wallonne, communément appelée Wallonie, est l'une des trois régions de la Belgique. Elle est constituée, comme le dispose l'article 5 de la Constitution belge, des provinces du Brabant wallon, de Hainaut, de Liège, de Luxembourg et de Namur. Au , la Région couvre une superficie de 16 844 km2 pour 3 610 089 habitants[3], ce qui représente 55,18 % de la superficie belge, 31,94 % de la population belge et une densité de population de 214,32 habitants au km².

Région wallonne
(nl) Waals Gewest(de) Wallonische Region
Drapeau de Région wallonne
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Capitale Namur
Gouvernement wallon 1980
Parlement Parlement de Wallonie
Code INS 03000
Hymne Le Chant des Wallons
Démographie
Population 3 610 089 hab. (01/01/2017[3])
Densité 214 hab./km2
Langue officielle Français[1], allemand[2].
Des facilités linguistiques sont en outre accordées aux habitants néerlandophones des communes wallonnes citées à l'article 8 de la loi sur l'emploi des langues en matière administrative du 18 juillet 1966.
Géographie
Superficie 1 684 400 ha = 16 844 km2
Économie
PIB 73,8 Md. € (2006)[4]
(par habitant) 21 559  (2006)[4]
Localisation
Image illustrative de l'article Région wallonne
Liens
Site web www.wallonie.be

Créée en 1970 à la suite des revendications du Mouvement wallon pour une reconnaissance politique de la Wallonie, elle acquiert un pouvoir décrétal et un pouvoir exécutif avec la loi spéciale du , pouvoirs respectivement exercés par le Conseil régional wallon et l'Exécutif de la Région wallonne, renommés depuis le en « Parlement wallon » et « gouvernement wallon »[5]. Elle se dote d'une capitale avec Namur le [6],[7],[8].

Sur le territoire de la Région wallonne se trouvent également deux régions linguistiques de Belgique : la région de langue française, aussi appelée communément Wallonie, et la région de langue allemande. La Région wallonne ne recouvre que partiellement le territoire de la communauté française de Belgique (qui inclut aussi la population francophone de la Région de Bruxelles-Capitale) mais entièrement celui de la communauté germanophone.

Sommaire

GéographieModifier

Article détaillé : Géographie de la Région wallonne.
 
Les provinces constituant la Région wallonne :
1 : Brabant wallon, 2 : Hainaut, 3 : Liège,
4 : Luxembourg, 5 : Namur

Le territoire de la Région wallonne est défini par la Constitution belge de la manière suivante :

« Art 5. La Région wallonne comprend les provinces suivantes : le Brabant wallon, le Hainaut, Liège, le Luxembourg et Namur. […] »

En termes de superficie, la plus grande est la province de Luxembourg qui est également la moins peuplée des cinq avec 4 440 km2 pour 280 023 habitants[3], soit une densité de population de 63,07 habitants au km² et la plus petite province est celle du Brabant wallon avec 1 090 km2, où habitent 396 636 habitants[3] soit une densité de population de 363,89 habitants au km². Le Hainaut est la province la plus peuplée avec 1 335 471 habitants[3], soit une densité de population de 352,74 habitants au km².

Ce territoire de 16 844 km2 est également divisé en 20 arrondissements, eux-mêmes divisés en communes. On compte 262 communes en Région wallonne, dont 65 portent le titre de Ville.

Province Arrondissements administratifs Population (1/1/2016)[9] Superficie
1 Brabant wallon Nivelles 398 990 1 090
2 Hainaut Ath, Charleroi, Mons, Mouscron, Soignies, Thuin, Tournai 1 337 759 3 786
3 Liège Huy, Liège, Verviers, Waremme 1 100 681 3 862
4 Luxembourg Arlon, Bastogne, Marche-en-Famenne, Neufchâteau, Virton 281 712 4 440
5 Namur Dinant, Namur, Philippeville 490 947 3 666
TOTAL : 3 610 089 16 844

Milieu physiqueModifier

 
Occupation du sol de la Wallonie.

La Wallonie avec ses 16 844 km2[10] peut se situer approximativement à partir du bassin hydrographique de la Meuse, fleuve européen. À l'exception de la province du Brabant wallon, au sud de Bruxelles, et une grande partie du Hainaut à l'ouest, qui jouxte la France, le reste de la Wallonie — sauf deux ou trois enclaves, notamment du côté du grand-duché de Luxembourg — appartient au bassin mosan.

Ce bassin est wallon sur 12 000 de ses 36 000 km2. Le bassin mosan couvre les 3/4 du territoire wallon. La Meuse, par Givet (en France), Dinant, Namur, Huy, Liège, contourne le plissement hercynien qu'est l'Ardenne, au nord de laquelle s'établissent trois des quatre grandes villes wallonnes, Charleroi sur la Sambre, Namur au confluent de la Sambre et de la Meuse et Liège. La quatrième grande ville, Mons, se situe à l'ouest de Charleroi dans la partie hors bassin mosan du Hainaut.

Le sillon Sambre-et-Meuse, prolongé par la Vesdre à l'est de Liège vers Verviers, a vu s'établir au XVIIIe et au XIXe siècle le sillon industriel qui se prolonge aussi vers l'ouest, en Hainaut, vers La Louvière, Mons et la rivière Haine. Celui-ci concentra sur ses 1 000 km2 près des 2/3 de la population et une industrie qui même en chiffres absolus (acier et charbon) fut la deuxième du monde. Le bassin mosan, au moins du IXe au XIIIe siècle, comme l'a montré l'historien Félix Rousseau (18871981) est le site où s'établira, à ses yeux, une sorte de civilisation, l'art mosan, avec son pendant, l'art scaldien déterminé par l'architecture de Tournai au bout du Hainaut. Ainsi se concentrent sur la Meuse et le bassin mosan de Givet à Liège, sur l'Ardenne, du Hainaut non mosan à Charleroi, en Brabant wallon, trois des faits géographiques, humains, historiques les plus remarquables de la Wallonie :

  • l'art mosan, belle page de l'histoire européenne de l'art,
  • la longue durée de l'industrie (acier, charbon),
  • la romanité de cette partie du bassin mosan (avec Hainaut et Brabant wallon), qui fait de la Wallonie une enclave latine dans les pays germaniques.

Une grande partie du territoire wallon est occupée par le massif ardennais au cœur de la région naturelle que l'on appelle Ardenne laquelle correspond aux restes d’un ancien massif montagneux qui, à l'origine, avait une altitude comparable à celle des Alpes ; son point culminant est à 694 m au lieu-dit « signal de Botrange ».

Emblèmes, symboles et logosModifier

L'emblème de la Région wallonne est le même que celui adopté par le Mouvement wallon : coq hardi (au combat) de gueules (rouge) sur fond d'or (jaune), et cela dès 1913, lorsqu'il fut considéré par un Congrès wallon regroupant la majorité des parlementaires wallons comme l'emblème national de la Wallonie.

Le , le Gouvernement wallon a concrétisé les principes spécifiés dans une note[11], écrite par le ministre-président Rudy Demotte, pour le développement d'une conscience wallonne et a consacré le terme « Wallonie » à la place du terme « Région wallonne »[12]. Par ce communiqué, le gouvernement wallon marque sa volonté de promouvoir, dans un souci de développement d’une conscience collective wallonne décomplexée, et dans les limites permises par la constitution, l’usage du terme Wallonie de préférence au terme Région wallonne.

Dans une optique de visibilité renforcée, le Gouvernement a décidé d’unifier ses visuels et de « rationaliser la visibilité des institutions régionales wallonnes autour d’un logo unique consacrant le coq, emblème le plus identifiant de la Wallonie ». Désormais, ce logo sera utilisé pour les actes officiels du Gouvernement wallon et la « papeterie » de ses membres, remplacera le W fléché « Région wallonne » par un logo coq avec le terme « Wallonie » comme logo officiel unique de la Région et constituera le logo de communication unique pour le Gouvernement, ses membres et l’administration régionale. Ce communiqué officialise ainsi l’intégration du coq, symbole de la Wallonie, dans le logo des administrations de la Région wallonne. Le , le Parlement wallon définit que « l’emblème floral de la Région wallonne est la gaillarde ou gaillardia, rouge et jaune »[13].

PolitiqueModifier

Article détaillé : Politique en Wallonie.

Depuis le , la Belgique est devenue un État fédéral qui se compose de trois entités territoriales (appelées régions dans la constitution belge et qui ont les attributs d'une entité fédérée) : la Région wallonne, la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale. D'autre part, la Belgique est également composée de trois communautés (française, flamande et germanophone)[14].

La Région wallonne possède son parlement, composé de 75 députés élus directement au suffrage universel. Le Parlement de Wallonie est établi à Namur. Son rôle est de débattre des thèmes pour lesquels la Région est compétente et de contrôler le Gouvernement wallon. Les 75 députés wallons[15] forment également, avec 19 députés francophones du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale, le Parlement de la Communauté française de Belgique, établi à Bruxelles. La Communauté française est l'entité fédérée qui a autorité sur la partie francophone de la Région wallonne en matière d'enseignement, de culture, de sport et de contrôle des médias publics. La Communauté germanophone exerce la même autorité sur la partie germanophone de la Région wallonne (2 % de la population, 5 % du territoire).

Le , le Ministère de la Région wallonne MRW et le Ministère de l'Équipement et des Transports MET ont fusionné pour créer le Service public de Wallonie SPW, l'administration de la Région wallonne.

Comme le Québec, la Catalogne, la Flandre, la Californie ou la Bavière, elle bénéficie en matière de politique internationale, « de plus de ressources que de nombreux pays souverains »[16].

L'habitude des juristes belges de langue française est d'utiliser le terme « entités » pour désigner les différentes communautés et régions. Cependant, certains experts plaident pour que l'on utilise le terme « État » comme le militant wallon Jean-Marie Klinkenberg, membre du Conseil supérieur de la langue française, le faisait déjà en 1992 dans la revue Toudi[17], toutes ces suggestions ayant été finalement acceptées sauf celle-là. C'est aussi le cas de Jean Beaufays[18].

Proposition de constitution wallonneModifier

Une proposition de décret spécial instituant une constitution wallonne a été déposé le au Parlement de Wallonie. Son article Ier affirme que la Wallonie est une communauté d’hommes et de femmes dotée d’une histoire, d’une identité et d’une conscience collective. Le projet a été déposé par huit députés wallons du groupe parlementaire PS (34 sièges sur 75) et est discuté en Commission. Sur l'article Ier, qui peut représenter la vision du Mouvement wallon, certaines réserves peuvent s'exprimer (notamment de la part des Belges germanophones, qui représentent environ 2 % de la population wallonne). Les deux grands quotidiens wallons y sont favorables[réf. nécessaire], la presse bruxelloise est plus réticente[réf. nécessaire] de même que d'autres députés wallons[réf. nécessaire].

ÉconomieModifier

Article détaillé : Économie wallonne.

TourismeModifier

TransportsModifier

AéroportsModifier

Les deux grandes métropoles wallonnes possèdent chacune un aéroport.

  • L'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud est devenu au fil du temps un important aéroport passager, orienté vers les compagnies à bas tarifs tel que Ryanair ou Wizzair. Un nouveau terminal passager a été construit et le nombre de passagers ne cesse d'augmenter (7 303 720 personnes en 2016). Un nouveau terminal, plus petit que son homologue, a été mis en service afin de désengorger le terminal 1 qui est souvent en saturation.
  • L'aéroport de Liège est, quant à lui, orienté vers le transport de marchandises, bien que les destinations touristiques passagers soient aussi assurées par des vols charters. Dans ce cas-ci également, le développement est assuré avec de nombreux investissements. Liège se classe actuellement 8e aéroport cargo européen et ambitionne d'arriver jusqu'à la 5e place dans les dix prochaines années.

Transport en communModifier

La Région wallonne possède son propre réseau d'autobus, le TEC, reliant les communes wallonnes entre elles, voire des villes limitrophes comme Bruxelles, Givet, Aix-la-Chapelle. Le transport ferroviaire est assuré par la SNCB, aussi bien à l'intérieur de la Région wallonne que vers des villes voisines telles que Bruxelles[19]. Les gares de Mons, Charleroi-Sud, Namur et Liège-Guillemins sont en outre desservies par le Thalys. L'ICE de la Deutsche Bahn qui relie Bruxelles-Midi à Francfort fait arrêt en gare de Liège-Guillemins.

Métro légerModifier

Article détaillé : Métro léger de Charleroi.

Charleroi est la seule ville wallonne à posséder un réseau de métro léger.

TramModifier

Un projet de tram à Liège est en cours, la première ligne est prévue pour 2017. En outre, il existe trois lignes de tramway touristique : le tramway touristique de l'Aisne, le tramway de Han et le tramway Lobbes Thuin.

Voies navigablesModifier

Article détaillé : Voies hydrauliques en Wallonie.

La marine marchande utilise couramment 451,3 km de voies navigables à sa disposition en Région wallonne. Ce réseau de voies d'eau est un carrefour essentiel du réseau européen entre la Région flamande, la France, l'Allemagne et les Pays-Bas et offre un accès aisé vers le plus grand pôle portuaire mondial que forment les installations d'Anvers, de Gand, de Zeebruges et de Rotterdam.

SportModifier

Wallons célèbres et personnalitésModifier

Notes et référencesModifier

  1. Dans la région de langue française.
  2. Dans la région de langue allemande.
  3. a, b, c, d et e Chiffres de population par province et par commune à la date du 1er janvier 2016, consulté le 6 mai 2017.
  4. a et b belgostat
  5. 8 août 1980 - Loi spéciale de réformes institutionnelles.
  6. Décret du 11 décembre 1986 instituant Namur capitale de la Région wallonne.
  7. Décret du 21 octobre 2010 instituant Namur comme capitale de la Wallonie et siège des institutions politiques régionales.
  8. « Portail de la Wallonie - La capitale » (consulté le 19 juillet 2013).
  9. chiffres de la population par province et par commune, à la date du 1er janvier 2017, consulté le 13 avril 2017.
  10. « Superficie du territoire wallon et des provinces | IWEPS », sur www.iweps.be (consulté le 16 février 2016).
  11. La note d’orientation est adoptée.
  12. La « Région wallonne » fait place à la « Wallonie ».
  13. Décret modifiant le décret du 23 juillet 1998 déterminant le jour de fête et les emblèmes propres à la Région wallonne en vue d’officialiser l’emblème floral de la Wallonie.
  14. Article 2 de la Constitution.
  15. Les députés ayant d'abord prêté serment en allemand sont alors remplacés par un suppléant francophone.
  16. Stéphane Paquin, « Les actions extérieures des entités subétatiques : quelle signification pour la politique comparée et les relations internationales ? » dans Revue internationale de politique comparée, 2005/2, Volume 12, p. 129 à 142, p. 136.
  17. Citoyenneté des mots pour la dire.
  18. de théorie politique.
  19. Le trafic ferroviaire entre Bruxelles et la Région wallonne est particulièrement dense vers Luxembourg ou Aix-la-ChapelleAtlas de Wallonie.

Voir aussiModifier