Robert Waseige

footballeur belge

Robert Waseige est un footballeur puis entraîneur belge né le à Vottem dans la province de Liège et mort le à Liège à l'âge de 79 ans[1].

Robert Waseige
Image illustrative de l’article Robert Waseige
Biographie
Nationalité Belge
Naissance
Vottem (province de Liège, Belgique)
Décès (à 79 ans)
Liège (Belgique)
Poste Défenseur, puis entraîneur
Parcours senior1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1959-1963 RFC Liège
1963-1970 Racing White Bruxelles
1970-1973 KFC Winterslag
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
1971-1976 KFC Winterslag
1976-1979 Standard de Liège 064v 031n 026d
1979-1981 KFC Winterslag 029v 017n 025d
1981-1983 KSC Lokeren 039v 024n 025d
1983-1992 RC Liège 145v 109n 105d
1992-1994 Royal Charleroi SC 034v 013n 021d
1994-1996 Standard de Liège 036v 022n 015d
1996 Sporting Portugal010v 004n 004d
1997-1999 Royal Charleroi SC 016v 023n 029d
1999-2002 Belgique 016v 011n 007d
2002 Standard de Liège000v 001n 004d
2003-2004 Royal Charleroi SC006v 004n 013d
2004 Algérie000v 004n 003d
2005 FC Brussels 005v 001n 005d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.

BiographieModifier

Robert Waseige entame sa carrière professionnelle au RFC Liège où il jouera plus de 100 rencontres. En 1963, il est transféré au Racing White où il évoluera sept saisons avant de passer à Winterslag. Il y devient entraîneur dès l'année suivante (tout en continuant à jouer dans un premier temps) et hissera pour la première fois de son histoire le club en D1, avant de prendre les rênes du Standard de Liège, qu'il relancera après quelques saisons de disette en le conduisant à trois reprises sur la troisième marche du podium en championnat. Sous ses ordres débutera en 1977 un certain Michel Preud'Homme.

C'est cependant en tant que coach du RFC Liège (entre 1983 et 1992) qu'il obtient ses plus beaux succès : sous sa direction, les Sang et Marine auparavant bien mal en point retrouvent la Coupe d'Europe à 4 reprises (éliminant notamment Benfica, le Rapid de Vienne, Hibernian Edinburgh et le FC Innsbruck), y atteignent les quarts de finale, remportent une Coupe de Belgique en 1990 contre Ekeren (se qualifiant également pour la finale de l'épreuve en 1987 et à deux autres reprises pour les demi-finales) et terminent deux fois troisièmes du championnat, le tout en renouant avec leur longue tradition de formation des jeunes.

Robert Waseige passe ensuite à Charleroi durant deux saisons. Il atteint de nouveau la finale de la Coupe en 1993 après que les Zèbres aient éliminé le Club de Bruges puis Anderlecht (les Carolos s'offrant même le luxe de battre trois fois les mauves en l'espace de quelques jours), mais les Rouches auront le dernier mot lors de ce match disputé au Parc Astrid. L'année suivante, via une quatrième place en championnat, Bob qualifie le Sporting pour la coupe UEFA : le Mambourg attendait cela depuis 25 ans.

Dans la foulée, celui qu'on surnomme le Mage rejoint toutefois le Standard. Il passe tout près du titre en 1995 (vice-champion) avant une seconde saison plus compliquée, probablement en raison d'un différend avec Robert Lesman, un des hommes forts du club. Suivra une première expérience à l'étranger au Sporting Clube de Portugal où la barrière de la langue sera un obstacle bien difficile à franchir.

Après deux nouvelles piges en bord de Sambre, il succède en 1999 à Georges Leekens à la tête d'une équipe nationale de Belgique en perte de vitesse et réussit à lui redonner des couleurs. Il entame son mandat par un partage spectaculaire 5-5 sur la pelouse du Kuip contre des Néerlandais demi-finalistes du dernier "Mondial". Après un Euro 2000 mitigé (une victoire et deux défaites), il fait de Marc Wilmots son relais sur le terrain puis qualifie avec brio les Diables Rouges pour la Coupe du monde 2002 au Japon et en Corée du Sud où, malgré plusieurs forfaits (Emile Mpenza, Walter Baseggio, Philippe Clement,...), ceux-ci atteignent les huitièmes de finale, perdant de manière discutable contre le Brésil, futur vainqueur[2].

À l'issue de cette épreuve, Robert Waseige revient une troisième fois au Standard. Peu aidé par un programme particulièrement corsé et une campagne de transferts calamiteuse, il se fait limoger après un début de championnat catastrophique. Il reprend de nouveau le chemin du Mambourg l'année suivante puis dirige brièvement les Fennecs algériens avant une dernière mission au FC Molenbeek Brussels Strombeek en fin de saison 2004-2005 : assurer le maintien du club en Division 1. Une dizaine de matches plus tard, l'objectif est atteint et le Liégeois met un terme à sa carrière.

Il restera par la suite un spectateur discret mais attentif lors des matches à domicile du RFC Liège et du Standard. Le , avant une rencontre à Sclessin entre le Standard et Zulte Waregem, les 20.000 supporters présents se lèvent pour lui rendre hommage lors d'une touchante minute d'applaudissement.

FamilleModifier

Robert Waseige est le père de trois fils : Thierry, Frédéric (ancien joueur de football professionnel devenu journaliste sportif) et William.

AnecdoteModifier

En 1991, il manigance avec RTL-TVI un poisson d'avril à ses joueurs, faisant passer un des journalistes de la chaine pour une nouvelle recrue.[3]

Palmarès entraîneurModifier

En clubModifier

Avec l'équipe de BelgiqueModifier

Distinctions individuellesModifier

RéférencesModifier

  1. « Robert Waseige, ancien sélectionneur des Diables, est décédé à 79 ans », sur rtbf.be,
  2. « Mondial 2002, les Diables à la sauce asiatique », sur rtbf.be,
  3. V.BL., « Waseige : homme entier, entraîneur rusé », L'Avenir du Luxembourg,‎ , p. 43

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Guy Debisschop, (préface de Jean-Denis Lejeune), Robert Waseige: l'entraîneur citoyen, L. Pire, Bruxelles, 2000, 104 p., (ISBN 2-930240-83-0).
  • Thierry Évens, RFC Liégeois, l'Europe avec Waseige, Éditions Gamma Sports, Tournai, 1985, 190 p. (ISBN 2-7130-0722-4)

Liens externesModifier