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Coupe du monde de football de 2014

championnat de football
Coupe du monde de la FIFA 2014
Description de l'image WC-2014-Brasil.svg.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 20e
Lieu(x) Drapeau du Brésil Brésil
Date du
au
Nations 32 (204 en phases
qualificatives
)
Épreuves 64 rencontres
Affluence 3 386 810
(moyenne 52 919)
Site(s) 12 stades
Site web officiel http://fr.fifa.com/worldcup/

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Espagne Espagne (1)
Vainqueur Drapeau : Allemagne Allemagne (4)
Finaliste Drapeau : Argentine Argentine
Troisième Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Buts 171 (moyenne 2,67)
Averti Cartons Jaunes 178
Red card.svg Cartons Rouges 10
Meilleur joueur Drapeau : Argentine Lionel Messi
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Colombie James Rodríguez (6 buts)
Meilleur(s) passeur(s) Drapeau : Colombie Juan Cuadrado
Drapeau : Allemagne Toni Kroos (4 passes)

Navigation

L'équipe d'Allemagne, sacrée championne du monde au Maracanã, soulève le trophée.

La Coupe du monde de football de 2014 est la 20e édition de la Coupe du monde de football, compétition organisée par la FIFA et qui réunit les trente-deux meilleures sélections nationales de football. Sa phase finale a eu lieu au Brésil à l'été 2014, du au , et est remportée par l’Allemagne.

Avec le pays organisateur, toutes les équipes championnes du monde depuis 1930 (Uruguay, Italie, Allemagne, Angleterre, Argentine, France et Espagne) se sont qualifiées pour cette compétition. Elle est aussi la première compétition internationale à laquelle participe la Bosnie-Herzégovine. Le tirage au sort des huit groupes de quatre équipes du premier tour est effectué le à Costa do Sauípe.

Le Brésil ouvre la compétition par une victoire 3-1 face à la Croatie le 12 juin 2014 à l'Arena Corinthians de São Paulo. S'ensuit une victoire écrasante des Néerlandais face aux Espagnols tenants du titre (5-1), sortis dès la phase de poules, la défaite du Portugal (également éliminé au premier tour) face à l'Allemagne (0-4), et la victoire de la France sur les Suisses (5-2). Le premier tour est en outre marqué par les éliminations de l'Angleterre, puis de l'Italie, quadruple championne du monde. 136 buts sont marqués lors de cette première phase du tournoi, pour une moyenne de 2,83 buts par match ce qui constitue le record pour une Coupe du monde à 32 équipes.

Huit équipes des Amériques (du nord/centrale et du sud), six équipes européennes et deux équipes africaines sont présentes en huitièmes de finale au début de la phase à élimination directe. Depuis que la Coupe du monde compte 32 sélections participantes, c'est la première fois que seules les huit équipes ayant terminé à la première place de leurs poules se qualifient pour les quarts de finale. Le Brésil, l'Allemagne, l'Argentine et les Pays-Bas, présents en demi-finales de la compétition après avoir éliminé la Colombie, la France, la Belgique et le Costa Rica, cumulent vingt et une finales de Coupe du monde et dix titres remportés. L'Allemagne est par ailleurs la première formation de l'histoire à atteindre quatre fois de suite le dernier carré du Mondial.

La demi-finale du Brésil face à l'Allemagne est marquée par le score historique de 7-1 en faveur de la Mannschaft. En finale au stade Maracanã de Rio de Janeiro, l'Allemagne et l'Argentine s'affrontent une troisième fois pour le titre après 1986 et 1990 et les Allemands s'imposent 1-0 (comme en 1990) en prolongation sur un but de Mario Götze, remportant leur quatrième Coupe du monde. L'Allemagne devient le premier pays européen à remporter une Coupe du monde sur le continent américain.

Le Colombien James Rodríguez est le meilleur buteur de ce Mondial avec six buts, l'Argentin Lionel Messi est désigné meilleur joueur, l'Allemand Manuel Neuer meilleur gardien de but et le Français Paul Pogba meilleur jeune.

Sommaire

Préparation de l’événementModifier

Désignation du pays organisateurModifier

 
Sepp Blatter officialise le choix du Brésil en tant que pays organisateur, en 2007.

Le , la FIFA annonce que la Coupe du monde sera organisée en Amérique du Sud pour la première fois depuis l'Argentine en 1978, en accord avec sa nouvelle politique, qui veut que l'organisation de la phase finale de la coupe tourne à travers les différentes confédérations continentales[1] (poursuivant ainsi sur la lancée des dernières compétitions, Asie en 2002 avec le Japon et la Corée du Sud, Europe en 2006 avec l'Allemagne et Afrique en 2010 avec l'Afrique du Sud).

Le 17 mars 2007, les différentes fédérations du CONMEBOL, la confédération sud-américaine de football, adoptent le Brésil comme candidat unique de la zone, et ce à l'unanimité. Le Brésil dépose sa candidature officielle le . Le , la Colombie se porte candidate mais le , elle retire sa candidature en raison des nombreux soutiens à la candidature brésilienne[2].

Durant le mois de mai 2007, la candidature de la Bolivie crée la polémique. Elle est écartée par la FIFA, faute d'avoir des stades situés à moins de 2 500 mètres d'altitude, nouvelle norme d'altitude maximale pour les matchs internationaux[3]. L'Argentine, le Venezuela et le Paraguay apportent leur soutien à la Bolivie contre le veto de la FIFA[4] pendant que la Colombie, le Pérou, et l'Équateur menacent, avec la Bolivie, de boycotter la Copa América 2007 au Venezuela[5] puis le Mondial 2010 en Afrique du Sud[6].

Le , le Brésil, seul candidat, est désigné pays hôte de la Coupe du monde 2014[7]. Il s'agit de la seconde Coupe du monde organisée dans ce pays après celle de 1950.

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L'emblème officiel de l’édition brésilienne imite la forme du trophée actuel de la Coupe du monde, composée de trois mains de verrouillage qui se réunissent pour former un ballon. Alors que les trois mains entrelacées symbolisent l’aspect humanitaire, les couleurs de ce logo sont le vert, le jaune et le rouge, mais il existe aussi une version qui inclut le bleu, comme dans le drapeau national[8]. Le design de ce logo intitulé « Inspiration » et créé par l'agence brésilienne Africa est dévoilé le 8 juillet 2010, au Sandton Convention Centre de Johannesbourg, un jury composé de sept personnalités (l'architecte Oscar Niemeyer, le designer Hans Donner (pt), le mannequin Gisele Bundchen, l’auteur Paulo Coelho, la chanteuse Ivete Sangalo, Ricardo Teixeira et le Secrétaire Général de la FIFA, Jérôme Valcke) ayant choisi le vainqueur parmi les 125 propositions de vingt-cinq agences brésiliennes[9].

Le choix de ce logo a fait l'objet de controverses. L'Association brésilienne des graphistes s'est plainte d'être exclue du projet. Certains critiques ont comparé le logo au geste consistant à se couvrir le visage avec les mains lors de frustration, de déception ou d'embarras, tel le graphiste brésilien Alexandre Wollner (pt) qui a déclaré « en y regardant de plus près, on peut distinguer un visage honteux caché derrière les mains »[10]. Cette interprétation a pris tout son sens après l'élimination de l'équipe locale en demi-finale.

MascotteModifier

La mascotte officielle de la Coupe du monde 2014 est Fuleco (né le ), un tatou à trois bandes du Brésil (Tolypeutes tricinctus)[11], une espèce en voie de disparition. Sa carapace est bleue et le reste de son corps est jaune. Son nom est le mot-valise de futebol (« football ») et ecologia (« écologie »).

Musique officielleModifier

 
Cláudia Leite, Pitbull et Jennifer Lopez interprètent la chanson officielle durant la cérémonie d'ouverture.

La chanson officielle de la Coupe du monde 2014 est We Are One (Ola Ola). Elle a été composée et coproduite par Pitbull et est interprétée par Claudia Leite, Pitbull et Jennifer Lopez. Elle sort officiellement chez Sony Music le 8 avril 2014 et fait partie intégrante de l'album officiel de la Coupe du monde : One Love, One Rhythm qui est sorti le 12 mai 2014[12] (également produit par Sony Music).

L'hymne officiel, quant à lui, est Dar um Jeito (We Will Find a Way), interprété par Wyclef Jean, Carlos Santana, Avicii et Alexandre Pires[13]. La chanson officielle de la mascotte est Tatu Bom de Bola, interprétée par Arlindo Cruz.

Parmi les musiques faisant partie de l'album officiel de la Coupe du monde 2014, il y a également la chanson vainqueur du concours SuperSong. Ce concours, organisé par Sony Music, était ouvert à n'importe quel résidant de l'un des 33 pays retenus. Les participants devaient se rendre sur le site de SuperSong, remplir un formulaire et fournir le lien vers une vidéo où on les voit chanter leur propre œuvre musicale. Le nom du grand gagnant (déterminé en partie par un vote du public mais surtout par un jury qui déterminent les finalistes puis le vainqueur) a été révélé le 10 février 2014. Il s'agit de Elijah King pour sa chanson Vida dont le morceau a été retravaillé et enregistré avec Ricky Martin[14]. Shakira, après le succès de son titre et chanson officielle de la Coupe du monde 2010 Waka Waka (This Time for Africa), figure à nouveau sur l'album officiel avec une chanson intitulée La La La.

PrimesModifier

Le montant des primes versées par la FIFA augmente de 37 % par rapport à l'édition précédente, s'élevant ainsi à 576 millions de dollars américains. Le vainqueur de la compétition recevra 35 millions de dollars, l'autre finaliste 25 millions, le troisième 22 millions et le quatrième 20 millions. Les quatre autres quart-de-finaliste auront chacun 14 millions de dollars. Les équipes étant sorties de leur groupe mais éliminées en huitièmes de finale recevront 9 millions et celles qui ne passent pas la première phase de groupe 8 millions auxquels s'ajoutent 1,5 million de dollars que la FIFA verse à toutes les équipes pour couvrir leurs « frais de préparation »[15].

Les clubs qui fournissent des joueurs pour la Coupe du monde sont également récompensés et se partagent une enveloppe de 70 millions de dollars. Enfin, 20 millions de dollars seront reversés pour des projets liés au football au Brésil.

Ballon officielModifier

Le ballon officiel de cette Coupe du monde se nomme Brazuca. Fabriqué par Adidas, le nom du ballon a été révélé le 2 septembre 2013 et sa forme définitive a été dévoilée le 3 décembre 2013[16],[17].

Le Brazuca final Rio est le ballon utilisé lors de la finale confrontant l'Argentine et l'Allemagne. Il arbore des couleurs dorées et vertes du trophée de la Coupe du monde de football.

Technologie sur la ligne de butModifier

Pour la première fois dans l'histoire de la Coupe du monde, une technologie dite « sur la ligne de but »[18] a été mise en place pour permettre aux arbitres de savoir si le ballon a franchi intégralement ou non la ligne de but. Celle qui a été retenue pour la coupe du monde 2014 est celle développée par GoalControl. Les douze stades de la compétition ont ainsi été équipés de 14 caméras à haute vitesse (7 par but)[18]. Lors des matchs, un ordinateur analyse en permanence les images et envoie un signal à l'arbitre central si la balle a franchi intégralement la ligne de but. Une restitution en 3D est disponible pour être diffusée par les télévisions et par les écrans des stades. La première utilisation de cette technologie dans l'arbitrage l'a été lors du match du groupe E entre la France et le Honduras où l'arbitre a validé un but du gardien hondurien Noel Valladares contre son camp, à la suite d'une frappe sur un des poteaux de l'attaquant français Karim Benzema.

Spray temporaireModifier

L'usage du spray temporaire est popularisé lors de cette coupe du monde. Cet outil est utilisé par les arbitres qui matérialisent avec une ligne droite l’emplacement du mur lors d’un coup franc pour faire respecter les 9,15 mètres réglementaires, et un arc de cercle devant le tireur de coup franc pour l'empêcher de rapprocher le ballon de la cage de but[19].

Pause fraîcheurModifier

Une autre innovation de cette Coupe du monde est l'introduction de pauses fraîcheur (cooling breaks en anglais), permettant aux joueurs de se désaltérer et de se réhydrater lorsque les conditions météos sont trop exigeantes[20]. Pour pouvoir bénéficier de cette pause d'une durée de 3 minutes, il faut que la température au thermomètre-globe mouillé atteigne ou dépasse 32 °C. Il est laissé à l'arbitre l'opportunité de décider de faire une pause, qui ne pourra se produire qu'après 30 minutes de jeu, en première ou seconde période, et alors que le ballon n'est pas en jeu[21].

Le premier match à en bénéficier est le match États-Unis-Portugal du groupe G, le 22 juin 2014, à Manaus. Le huitième de finale Pays-Bas-Mexique, le 29 juin 2014, à Fortaleza, est le premier match à élimination directe à en bénéficier.

BilletterieModifier

Le prix des 3,3 millions de billets, disponibles à partir du 20 août 2013, est fixé selon une stratégie de catégorisation de la FIFA : prix minimum de 10 euros réservés aux Brésiliens les plus défavorisés (étudiants, personnes âgées et participants au Bolsa Familia, un programme social pour lutter contre la pauvreté) et de 68 euros pour les supporters étrangers, les autres prix variant en fonction du match et de l'emplacement (jusqu'à 750 euros pour la finale au stade Maracanã de Rio)[22],[23].

La FIFA attribue la moitié des billets aux supporters, les autres étant réservés aux officiels, aux entreprises et aux sponsors (600 000 billets, les six grands partenaires étant Adidas, Coca-Cola, Hyundai-Kia Motors, Emirates, Sony et Visa[24]). La FIFA alloue 450 000 billets pour les programmes de relations publiques et se garde 200 000 billets pour les affiliés commerciaux de la FIFA, ses membres et le Comité organisateur local (COL)[25].

Villes et stadesModifier

Les douze villes accueillant des matches sont annoncées le [26]. Les villes de Belém, Campo Grande, Florianópolis, Goiânia et Rio Branco ne sont pas retenues.

Belo Horizonte Brasilia Cuiabá Curitiba
Mineirão
Capacité : 62 547[27]
(stade rénové)
Estádio Nacional
Capacité : 70 064[27]
(stade reconstruit)
Arena Pantanal
Capacité : 42 968[27]
(nouveau stade)
Arena da Baixada
Capacité : 41 456[27]
(stade rénové)
     
Fortaleza
 
Belo Horizonte
Brasilia
Cuiabá
Curitiba
Fortaleza
Natal
Recife
Manaus
Porto Alegre
Salvador
Rio de Janeiro
Saõ Paulo
Manaus
Estádio Castelão
Capacité : 64 846[27]
(stade rénové)
Arena Amazônia
Capacité : 42 374[27]
(nouveau stade)
   
Natal Porto Alegre
Arena das Dunas
Capacité : 42 086[27]
(nouveau stade)
Estádio Beira-Rio
Capacité : 48 849[27]
(stade rénové)
   
São Lourenço da Mata près de Recife Rio de Janeiro Salvador São Paulo
Arena Pernambuco
Capacité : 44 248[27]
(nouveau stade)
Stade Maracanã
Capacité : 76 804[27]
(stade rénové)
Arena Fonte Nova
Capacité : 48 747[27]
(stade reconstruit)
Arena de São Paulo
Capacité : 65 807[27]
(nouveau stade)
       

Écrans géantsModifier

Le , la FIFA confirme les emplacements des écrans géants (FIFA Fan Fests) dans les douze villes hôtes[28]:

Critiques et contestationsModifier

Le 17 juin 2013, des manifestations dans toutes les villes importantes du pays réunissent des dizaines de milliers de personnes pour protester contre les dépenses occasionnées par l'organisation de la Coupe du monde[29]. Le slogan « Brésil réveille-toi, un professeur vaut plus que Neymar ! » vise en particulier les constructions de stades considérées comme inutiles[30],[31]. Selon le journaliste sportif Jérôme Latta (Les cahiers du football), « le contraste entre les dépenses somptuaires consenties pour l'édification de nouveaux stades et d'infrastructures, et les difficultés rencontrées par les populations […] fait fonction de détonateur de la mobilisation »[32]. Le président de la FIFA Sepp Blatter rejette les accusations des manifestants, les qualifiant d’opportunistes[32]. Plusieurs membres de l'équipe nationale affichent leur soutien aux contestataires, tandis que Pelé appelle au contraire à la fin des manifestations[33]. Le président de l'UEFA Michel Platini dit comprendre les raisons pour lesquelles le peuple brésilien descend dans la rue, mais demande la suspension des manifestations le temps de la Coupe du monde, afin de partager des valeurs positives autour de l'événement, ce qui se réalise.

Parmi les critiques récurrentes apparaissent également le retard de plusieurs chantiers (stades, infrastructures, transports) et la violence endémique[34].

Sont critiquées également les lois adoptées par le gouvernement de Dilma Rousseff, dites « loi générale de la Coupe », qui définissent des zones commerciales exclusives autour des stades au seul bénéfice des partenaires de la FIFA et instaurent des tribunaux d’exception pour sanctionner les atteintes à l'image de la FIFA[35].

Controverse sur l'attribution des marchésModifier

Andrade Gutierrez, acteur majeur du BTP au Brésil, reconnait en avoir participé à un cartel pour truquer les marchés d'attribution des travaux de construction ou rénovation d'« au moins cinq stades » du Mondial-2014 de football. « Il existe des indices selon lesquels les marchés d'attribution des travaux d'au moins cinq stades du Mondial ont été manipulés par un cartel », selon le journal Cade, avec qui Andrade Gutierrez a signé un "accord de clémence" par lequel elle s'engage à collaborer activement à l'enquête, a indiqué le Conseil administratif de défense économique. Le groupe de BTP brésilien assure que les marchés des travaux des stades Arena Castelão de Fortaleza (nord-est), Arena das Dunas de Natal (nord) et Arena Fonte Nova, de Salvador de Bahia (nord-est), ont été également entachés d'irrégularités auxquelles il n'avait pas lui-même participé. Les activités frauduleuses de ce cartel se sont étalées entre 2007 et 2011, selon le Cade[36].

Acteurs de la Coupe du mondeModifier

ArbitresModifier

En mars 2013, la FIFA publie une liste des 52 arbitres supervisés, venant des six confédérations. Chacun d'entre eux est accompagné de deux assistants[37]. Le 14 janvier 2014, le comité des arbitres de la FIFA publie le choix des 25 trios et 8 duos d'arbitres en réserve, venant de 43 pays différents[38].

Les 25 arbitres et leurs assistants
Confédération Arbitre Arbitres assistants
AFC   Ravshan Irmatov   Abdukhamidullo Rasulov
  Bahadyr Kochkarov
  Yuichi Nishimura   Toru Sagara
  Toshiyuki Nagi
  Nawaf Shukralla   Yaser Tulefat
  Ebrahim Saleh
  Ben Williams   Matthew Cream
  Hakan Anaz
CAF   Noumandiez Doué   Songuifolo Yeo
  Jean-Claude Birumushahu
  Bakary Gassama   Evarist Menkouande
  Félicien Kabanda
  Djamel Haimoudi   Abdelhak Etchiali
  Redouane Achik
CONCACAF   Joel Aguilar   William Torres
  Juan Zumba
  Mark Geiger   Mark Hurd
  Joe Fletcher
  Marco Rodríguez   Marvin Torrentera
  Marcos Quintero
CONMEBOL   Néstor Pitana   Hernán Maidana
  Juan Pablo Belatti
  Sandro Ricci   Emerson De Carvalho
  Marcelo Van Gasse
  Enrique Osses   Carlos Astroza
  Sergio Román
  Wilmar Roldán   Humberto Clavijo (exclu en cours de compétition[39])
  Eduardo Díaz
  Carlos Vera   Christian Lescano
  Byron Romero
OFC   Peter O'Leary   Jan-Hendrik Hintz
  Ravinesh Kumar
UEFA   Felix Brych   Stefan Lupp
  Mark Borsch
  Cüneyt Çakır   Bahattin Duran
  Tarık Ongun
  Jonas Eriksson   Mathias Clasenius
  Daniel Wärnmark
  Björn Kuipers   Sander van Roekel
  Erwin Zeinstra
  Milorad Mažić   Milovan Ristić
  Dalibor Djurdjević
  Pedro Proença   Bertino Miranda
  Tiago Trigo
  Nicola Rizzoli   Renato Faverani
  Andrea Stefani
  Carlos Velasco Carballo   Roberto Alonso Fernández
  Juan Carlos Yuste Jiménez
  Howard Webb   Mike Mullarkey
  Darren Cann
Les 8 arbitres en réserve
Confédération Arbitre réserve Arbitre assistant réserve
AFC   Alireza Faghani   Hassan Kamranifar
CAF   Néant Alioum   Djibril Camara
  Daniel Bennett   Aden Marwa
CONCACAF   Roberto Moreno Salazar   Eric Boria
  Walter Lopez   Leonel Leal
CONMEBOL   Víctor Hugo Carrillo   Rodney Aquino
OFC   Norbert Hauata   Mark Rule
UEFA   Svein Oddvar Moen   Kim Haglund

Équipes qualifiéesModifier

Le tirage au sort des groupes de qualifications pour la Coupe du monde 2014 a eu lieu le 30 juillet 2011 à Rio de Janeiro. 204 nations de 6 confédérations sont inscrites pour 31 places disponibles pour le tournoi final (la 32e place étant attribuée au Brésil, pays organisateur). Le tirage au sort final de la compétition a eu lieu le 6 décembre 2013.

Les 32 équipes nationales qualifiées pour la phase finale
par confédération et par expérience.
Europe (UEFA)
13 places
Amérique du Sud (CONMEBOL)
6 places (dont une au pays hôte)
Afrique (CAF)
5 places
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
4 places
Asie (AFC)
4 places
 
Les équipes participant à la Coupe du monde 2014

Listes de joueursModifier

Chaque association nationale doit soumettre au plus tard le 13 mai 2014, soit 30 jours avant le match d'ouverture, une liste préliminaire de 30 joueurs. La liste définitive de 23 joueurs dont trois gardiens de but, qui doivent être choisis parmi ceux de la liste préliminaire, doit être transmise au plus tard le 2 juin, 10 jours avant le match d'ouverture. Un joueur de cette liste ne peut être remplacé qu'en cas de blessure grave survenue au plus tard 24 heures avant le premier match de son équipe, et sur approbation de la Commission médicale de la FIFA[41].

Déroulement de la phase finaleModifier

Tirage au sortModifier

Le tirage au sort de la phase finale de la coupe du monde 2014 a lieu le 6 décembre 2013 à 13 heures (heure locale) à Costa do Sauípe près de Salvador.

La répartition des équipes qualifiées dans chacun des quatre chapeaux a été décidée le 3 décembre par la commission d'organisation de la Coupe du monde[42].

Les têtes de séries sont dans le premier chapeau. Il se compose du Brésil, pays organisateur, et des sept premières équipes de l’avant-dernier classement FIFA en date (octobre 2013)[43] et non du dernier (novembre 2013) pour ne pas favoriser les équipes barragistes. Le Brésil n'est que onzième au classement FIFA en octobre 2013 et ne serait pas tête de série s'il n'était pas organisateur de la Coupe du monde.

Le chapeau 2 contient sept équipes, deux sud-américaines et cinq africaines. Le chapeau 3 contient huit équipes, quatre asiatiques et quatre d'Amérique du Nord et Centrale ainsi que des Caraïbes.

Le chapeau 4 contient neuf équipes européennes, il est donc prévu de commencer par tirer au sort une de ces équipes et de la reverser dans le chapeau 2 qui ne contient que sept équipes. Le tirage au sort du 6 décembre 2013 commence donc par là et c'est l'Italie qui est reversée. Le tirage au sort a été ainsi prévu qu’il ne soit pas possible pour trois équipes européennes d’être dans une même poule, de même avec l’impossibilité d’avoir des rencontres entre pays sud-américains au premier tour.

Répartition des équipes avant le tirage au sort
Entre parenthèses pour le chapeau 1, le classement FIFA au 17 octobre 2013[43] ayant servi à déterminer les têtes de série.
Chapeau 1 Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4

  Brésil (11) (pays hôte)
  Espagne (1)
  Allemagne (2)
  Argentine (3)
  Colombie (4)
  Belgique (5)
  Uruguay (6)
  Suisse (7)

  Chili
  Équateur
  Côte d'Ivoire
  Ghana
  Algérie
  Nigeria
  Cameroun
  Italie (reversée du chapeau 4)

  États-Unis
  Mexique
  Costa Rica
  Honduras
  Iran
  Japon
  Corée du Sud
  Australie

  Angleterre
  Bosnie-Herzégovine
  Croatie
  France
  Grèce
  Pays-Bas
  Portugal
  Russie

Composition des huit groupes pour le premier tour
Entre parenthèses, le classement FIFA au 5 juin 2014[44] en vigueur à l’entame de la compétition.
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
  Brésil (3)   Espagne (1)   Colombie (8)   Uruguay (7)
  Croatie (18)   Pays-Bas (15)   Grèce (12)   Costa Rica (28)
  Mexique (20)   Chili (14)   Côte d'Ivoire (23)   Angleterre (10)
  Cameroun (56)   Australie (62)   Japon (46)   Italie (9)
Groupe E Groupe F Groupe G Groupe H
  Suisse (6)   Argentine (5)   Allemagne (2)   Belgique (11)
  Équateur (26)   Bosnie-Herzégovine (21)   Portugal (4)   Algérie (22)
  France (17)   Iran (43)   Ghana (37)   Russie (19)
  Honduras (33)   Nigeria (44)   États-Unis (13)   Corée du Sud (57)

Cérémonie d'ouvertureModifier

La cérémonie d'ouverture a lieu le , deux heures avant le coup d'envoi du match d'ouverture Brésil-Croatie, dans la nouvelle Arena de São Paulo.

Les artistes invités interprétant We Are One sont Jennifer Lopez, Cláudia Leite et Pitbull.

Premier tourModifier

Il s'agit du même format que celui utilisé depuis 1998. Les trente-deux équipes sont réparties en huit groupes de quatre. Chacune affronte les trois autres de son groupe. À l'issue des trois journées, les deux meilleures équipes de chaque groupe, soit seize au total, se qualifient pour les huitièmes de finale, où les premiers de chaque poule ont l'avantage théorique d'affronter les deuxièmes.

À l'issue des 48 rencontres du premier tour, la moyenne de buts s'établit à 2,83 par match, pour 136 buts marqués en tout[45], ce qui constitue le record pour une Coupe du monde à 32 équipes[45]. Le match le plus prolifique est le France-Suisse du 20 juin avec 7 buts (victoire de la France 5-2)[45]. Cette phase initiale est marquée par l'élimination de l'Espagne, tenante du titre, dès ses deux défaites initiales (face aux Pays-Bas puis au Chili). Elle rejoint la France en 2002 et l’Italie en 2010, autres équipes sacrées lors de l’édition précédente qui ont quitté la compétition avant les huitièmes de finale[46]. Les autres équipes de marque éliminées au premier tour sont l'Italie, l'Angleterre et le Portugal. Les équipes qui comptent trois victoires au premier tour soit neuf points, sont les Pays-Bas (Groupe B), la Colombie (C), l'Argentine (F) et la Belgique (H).

Cinq équipes d'Amérique du Sud, trois équipes d'Amérique du Nord, centrale et Caraïbes, six équipes européennes et deux équipes africaines atteignent la deuxième phase à élimination directe.

Les meilleurs buteurs du premier tour sont l'Allemand Thomas Müller, l'Argentin Lionel Messi et le Brésilien Neymar avec quatre buts. Le Colombien James Rodríguez est désigné meilleur joueur du premier tour par un classement du sponsor officiel Castrol fondé sur des statistiques de jeu et publié sur le site de la FIFA[47].

Règles de départageModifier

Chaque équipe reçoit trois points pour une victoire et un pour un match nul. La FIFA a déterminé que le départage se fait comme suit (il s'agit du même règlement pour tous les groupes de qualification et de phase finale) :

  1. le plus grand nombre de points obtenus dans tous les matches du groupe ;
  2. la différence de buts dans tous les matches du groupe ;
  3. le plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches du groupe ;
  4. le plus grand nombre de points obtenus dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  5. la différence de buts particulière dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  6. le plus grand nombre de buts marqués dans les matches de groupe entre les équipes à égalité ;
  7. tirage au sort par la commission d’organisation de la FIFA.

Groupe AModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Brésil 7 3 2 1 0 7 2 5
2   Mexique 7 3 2 1 0 4 1 3
3   Croatie 3 3 1 0 2 6 6 0
4   Cameroun 0 3 0 0 3 1 9 -8

Match 1 Brésil   3 - 1   Croatie Arena Corinthians, São Paulo

17:00 heure locale
Neymar   29e   71e (pén.)
Oscar   90e
(1 - 1)   11e (csc) Marcelo Spectateurs : 62 103
Arbitrage :   Yuichi Nishimura

Match 2 Mexique   1 - 0   Cameroun Arena das Dunas, Natal

13:00 heure locale
Peralta   61e (0 - 0) Spectateurs : 39 216
Arbitrage :   Wilmar Roldán

Match 17 Brésil   0 - 0   Mexique Estádio Castelão, Fortaleza

16:00 heure locale
(0 - 0) Spectateurs : 60 342
Arbitrage :   Cüneyt Çakır

Match 18 Cameroun   0 - 4   Croatie Arena Amazônia, Manaus

18:00 heure locale
(0 - 1)   11e Olić (Perišić  )
  48e Perišić
  61e Mandžukić (Pranjić  )
  73e Mandžukić (Eduardo  )
Spectateurs : 39 982
Arbitrage :   Pedro Proença

Match 33 Cameroun   1 - 4   Brésil Estádio Nacional, Brasilia

17:00 heure locale
(  Nyom) Matip   26e (1 - 2)   17e Neymar (Gustavo  )
  35e Neymar (Marcelo  )
  49e Fred (David Luiz  )
  84e Fernandinho (Oscar  )
Spectateurs : 69 112
Arbitrage :   Jonas Eriksson

Match 34 Croatie   1 - 3   Mexique Arena Pernambuco, Recife

17:00 heure locale
(  Rakitić) Perišić   87e (0 - 0)   72e Márquez (Herrera  )
  75e Guardado (Peralta  )
  82e Hernández (Márquez  )
Spectateurs : 41 212
Arbitrage :   Ravshan Irmatov


Dans un groupe relevé, le Brésil, pays hôte, imparable lors de la Coupe des confédérations 2013 qu'il a remporté, est l'incontestable favori et figure parmi les prétendants à la victoire finale. Pour la deuxième place, la lutte s'annonce ouverte. La Croatie et le Mexique veulent se rattraper après une fin de campagne de qualification ratée avec de nombreuses contre-performances et un ou plusieurs changements de sélectionneurs en l'espace de quelques mois. Cependant, la Croatie a toujours disposé de joueurs de talent dans toutes ses lignes évoluant dans de grands clubs européens tandis que le Mexique, après avoir essayé de se passer des siens pendant les éliminatoires laborieux, a utilisé les six mois de préparation pour les réintégrer. Ces deux nations ont réussi leurs matches de préparation ce qui laisse penser à une reprise de confiance. Le Cameroun est quant à lui secoué par les problèmes internes entre instabilité et querelles financières. Éliminés avec trois défaites au Mondial 2010, les Camerounais se sont illustrés juste avant la compétition en refusant d'embarquer dans l'avion à cause d'une affaire de primes. Outre la fragilité de l'ambiance, les Lions indomptables, malgré plusieurs joueurs talentueux, souffrent également d'un déséquilibre entre les grands joueurs des compétitions européennes concentrés sur certains postes, et d'autres secteurs laissés dangereusement vides. Leur préparation a été irrégulière avec deux défaites inquiétantes et en même temps un nul encourageant contre l'Allemagne.

Dans le match d'ouverture, le Brésil bat dans la douleur une Croatie joueuse (3-1). Le match est toutefois marqué par plusieurs erreurs d'arbitrage, notamment un généreux carton jaune pour un coup de coude volontaire de Neymar sur Luka Modrić alors que la Croatie menait au score, un penalty litigieux accordé au Brésil, mais aussi une égalisation croate refusée pour une faute peu évidente ainsi qu'un contact brutal de Ramires sur Ivan Rakitić non sifflé dans l'action entraînant le troisième but. En avril 2016, l'ex-international français Emmanuel Petit déclare dans une large interview ses doutes sur des matchs de Coupe du monde truqués. Ce match d'ouverture en fait donc partie[48]. Dans l'autre rencontre de ce groupe A, l'arbitrage fait également polémique, deux buts mexicains étant refusés pour des hors-jeux inexistants. Le Mexique l'emporte toutefois 1-0. Le duel entre équipes américaines révèle le talent du gardien mexicain Guillermo Ochoa, désigné homme du match (0-0). Dans l'autre rencontre, la Croatie ayant retrouvé son buteur munichois Mario Mandžukić confirme sa bonne prestation du match d'ouverture en étrillant et éliminant très facilement par 4 à 0 un Cameroun au sommet du ridicule dont la mauvaise ambiance est symbolisée par l'expulsion d'Alex Song pour coup de coude volontaire ainsi qu'une bagarre sur le terrain entre Assou-Ekotto et Moukandjo, le premier adressant notamment un coup de tête au second. Les Camerounais, déjà éliminés, se montrent plus dangereux face au Brésil mais ne peuvent rien contre l'armada sud-américaine (4-1). La rencontre décisive entre Croates et Mexicains est une véritable finale de groupe. Après une première mi-temps enlevée et équilibrée, le Mexique bat en deuxième mi-temps une Croatie qui paie cher dix minutes de relâchement, pendant lesquelles les Vatreni encaissent trois buts synonymes d'élimination (3-1).

Le Brésil et le Mexique sortent du groupe à égalité de points, mais l'équipe hôte finit première grâce à sa différence de buts. Les erreurs d'arbitrages du match d'ouverture et sur les deux buts refusés au Mexique contre le Cameroun jouent un rôle déterminant dans le classement du groupe. La Croatie rentre chez elle avec d'immenses regrets et son classement aurait pu être tout autre si l'arbitrage n'avait pas influencé le score du match d'ouverture. Les Croates connaîtront plusieurs problèmes internes par la suite qui mettront en péril leur qualification à l'Euro 2016 et entraîneront le départ de Niko Kovac. Le Cameroun succède quant à lui à la Corée du Nord en tant que lanterne rouge. Massivement critiquée et moquée, la sélection camerounaise décrochera facilement sa qualification pour la CAN 2015 mais sera encore éliminée dès le premier tour à la dernière place de son groupe ce qui causera ultérieurement le licenciement de Volker Finke.

Groupe BModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Pays-Bas 9 3 3 0 0 10 3 7
2   Chili 6 3 2 0 1 5 3 2
3   Espagne 3 3 1 0 2 4 7 -3
4   Australie 0 3 0 0 3 3 9 -6

Match 3 Espagne   1 - 5   Pays-Bas Arena Fonte Nova, Salvador

16:00 heure locale
Xabi Alonso   27e (pén.) (1 - 1)   44e Van Persie (Blind  )
  53e Robben (Blind  )
  65e De Vrij (Sneijder  )
  72e Van Persie
  80e Robben
Spectateurs : 48 173
Arbitrage :   Nicola Rizzoli

Match 4 Chili   3 - 1   Australie Arena Pantanal, Cuiabá

18:00 heure locale
(  Valdivia) Alexis Sánchez   12e
(  Alexis Sánchez) Valdivia   14e
Beausejour   90+2e
(2 - 1)   35e Cahill (Franjić  ) Spectateurs : 40 275
Arbitrage :   Noumandiez Doué

Match 20 Australie   2 - 3   Pays-Bas Estádio Beira-Rio, Porto Alegre

13:00 heure locale
(  McGowan) Cahill   21e
Jedinak   54e (pén.)
(1 - 1)   20e Robben (Blind  )
  58e Van Persie (Memphis  )
  68e Memphis (De Guzmán  )
Spectateurs : 42 877
Arbitrage :   Djamel Haimoudi

Match 19 Espagne   0 - 2   Chili Stade Maracanã, Rio de Janeiro

16:00 heure locale
(0 - 2)   20e Vargas (Aránguiz  )
  43e Aránguiz (Alexis Sánchez  )
Spectateurs : 74 101
Arbitrage :   Mark Geiger

Match 35 Australie   0 - 3   Espagne Arena da Baixada, Curitiba

13:00 heure locale
(0 - 1)   36e Villa (Juanfran  )
  69e Torres (Iniesta  )
  82e Juan Mata (Fàbregas  )
Spectateurs : 39 375
Arbitrage :   Nawaf Shukralla

Match 36 Pays-Bas   2 - 0   Chili Arena Corinthians, São Paulo

13:00 heure locale
(  Janmaat) Fer   77e
(  Robben) Memphis   90+1e
(0 - 0) Spectateurs : 62 996
Arbitrage :   Bakary Gassama


Avant la compétition, ce groupe B est considéré avec le groupe D et le groupe G comme l'un des plus relevés. C'est la première fois que les tenants du titre et les finalistes se retrouvent dès la phase de poule puisque l'Espagne, championne du monde (et double-championne d'Europe), retrouve les Pays-Bas, vice-champions. L'Espagne, qui domine le football depuis six ans, part favorite du groupe, mais montre des signes de fatigue, à commencer par une campagne qualificative plus compliquée que les précédentes, ainsi que des failles dans le tiki-taka qu'elle pratique, symbolisées par l'échec espagnol en finale de la Coupe des confédérations 2013 ainsi que la crise récente du FC Barcelone. Les Pays-Bas, forts d'une campagne préliminaire très réussie (meilleur rendement européen) après un Euro 2012 catastrophique, sont les autres favoris du groupe. Leur défense a été rajeunie tandis que les Oranjes ont conservé leur secteur offensif. Le Chili a réussi sa campagne de qualification en réalisant des matchs spectaculaires et représente une idée de beau jeu. Alors que le Chili fait figure d'outsider, l'Australie doit assumer celle de petit poucet. Après une campagne de qualification très compliquée, les Australiens se sont rajeunis en un an et ont subi de nombreuses défaites cuisantes (6-0 contre le Brésil[49] et la France[50] à l'extérieur, et une humiliation 3-4 à domicile par l'Equateur, alors que les Socceroos menait 3-0 à la mi-temps[51]) en préparation et abordent la compétition avec des doutes. C'est le participant le plus mal classé au classement FIFA : 62e, entre la Finlande (61e) et la Jordanie (63e), deux sélections n'ayant jamais participé à une phase finale de Coupe du monde, c'est dire.

Dans une revanche de la finale de la Coupe du monde 2010, les Néerlandais s'imposent largement 5 à 1 face aux Espagnols, malgré l'ouverture du score par les champions du monde en titre avec des doublés de Van Persie et de Robben. Dans l'autre rencontre du groupe, apparemment déséquilibrée, le Chili se défait difficilement d'une Australie combative, mais s'en sort 3 à 1 grâce à deux buts rapidement inscrits dans le premier quart d'heure. La rencontre entre la Roja chilienne et la Roja espagnole est déjà décisive. En cas de défaite des Espagnols, le tenant du titre est éliminé. Le scénario catastrophe se produit pour les doubles champions d'Europe et champions du monde en titre, avec une défaite 2 à 0 infligée par une équipe sud-américaine dominatrice. Dans l'autre rencontre, les petits poucets océaniens mettent à mal les favoris néerlandais, bien que les Pays-Bas s'imposent 3 à 2. Le match Pays-Bas - Chili est déterminant pour savoir qui terminera en tête de ce premier groupe de la mort. L'équipe européenne s'impose malgré une domination des Chiliens grâce à deux buts tardifs inscrits par des remplaçants (2-0). Dans une rencontre sans enjeu, l'Espagne sauve l'honneur en battant 3 à 0 les Australiens avec une équipe remaniée.

Avec l’élimination de l'Espagne, c’est la cinquième fois que le champion en titre ne va pas plus loin que le premier tour après l’Italie en 1950 et en 2010, le Brésil en 1966 et la France en 2002. La presse espagnole se déchaîne contre la Roja. Néanmoins, les Espagnols rebondissent et se qualifient avec une équipe rajeunie pour l'Euro 2016 à l'issue d'un presque sans-faute malgré une défaite contre la Slovaquie. Les Pays-Bas et le Chili, dont les observateurs attendaient déjà un rôle dans la compétition, ont dépassé les espérances et surpris par la qualité de jeu. L'Australie repart sans avoir obtenu le moindre point mais ayant montré de grandes capacités par rapport aux attentes qui étaient inexistantes, des capacités qui vont redonner un second souffle à une sélection qui a connu plusieurs années de crise et qui parviendra finalement à remporter la Coupe d'Asie 2015 organisée à domicile sept mois plus tard.

Groupe CModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Colombie 9 3 3 0 0 9 2 7
2   Grèce 4 3 1 1 1 2 4 -2
3   Côte d'Ivoire 3 3 1 0 2 4 5 -1
4   Japon 1 3 0 1 2 2 6 -4

Match 5 Colombie   3 - 0   Grèce Estádio Mineirão, Belo Horizonte

13:00 heure locale
(  Cuadrado) Armero   5e
(  Aguilar) Gutiérrez   58e
(  Cuadrado) James Rodríguez   90+3e
(1 - 0) Spectateurs : 57 174
Arbitrage :   Mark Geiger

Match 6 Côte d'Ivoire   2 - 1   Japon Arena Pernambuco, Recife

22:00 heure locale
(  Aurier) Bony   64e
(  Aurier) Gervinho   66e
(0 - 1)   16e Honda (Nagatomo  ) Spectateurs : 40 267
Arbitrage :   Enrique Osses

Match 21 Colombie   2 - 1   Côte d'Ivoire Estádio Nacional, Brasilia

13:00 heure locale
(  Cuadrado) James Rodríguez   64e
(  Gutiérrez) Quintero   70e
(0 - 0)   73e Gervinho (Boka  ) Spectateurs : 68 748
Arbitrage :   Howard Webb

Match 22 Japon   0 - 0   Grèce Arena das Dunas, Natal

19:00 heure locale
(0 - 0) Spectateurs : 39 485
Arbitrage :   Joel Aguilar

Match 37 Japon   1 - 4   Colombie Arena Pantanal, Cuiabá

16:00 heure locale
(  Honda) Okazaki   45+1e (1 - 1)   17e (pén.) Cuadrado
  55e Martínez (James Rodríguez  )
  82e Martínez (James Rodríguez  )
  90e James Rodríguez (Ramos  )
Spectateurs : 40 340
Arbitrage :   Pedro Proença

Match 38 Grèce   2 - 1   Côte d'Ivoire Estádio Castelão, Fortaleza

17:00 heure locale
(  Samarás) Samaris   42e
Samarás   90+2e (pén.)
(1 - 0)   74e Bony (Gervinho  ) Spectateurs : 59 095
Arbitrage :   Carlos Vera


Dans un groupe C très ouvert, un véritable choc des cultures est attendu. La Colombie, tournée vers l'offensive, semble la mieux armée pour sortir du groupe. Des éliminatoires très réussis lui ont permis d'obtenir son statut de tête de série. La Grèce, très réputée pour sa bonne défense et auteur d'un bon Euro 2012, vient représenter l'Europe dans le groupe pour fêter dignement les dix ans du titre européen. Le Japon, très technique, vient représenter l'Asie et défendre la place de huitième de finale qu'il avait obtenu en 2010. Depuis sa dernière participation, il a remporté le titre continental en 2011. Au style de jeu physique, la Côte d'Ivoire a toujours déçu en phase de poule de la compétition, mais peut s'appuyer sur sa génération dorée qui joue sa dernière Coupe du monde et justifier ses deux précédents échecs par le haut niveau de son groupe, la Côte d'Ivoire étant tombée sur des "groupes de la mort" lors de ses deux précédentes participations. Les quatre équipes, sortant d'une campagne qualificative maîtrisée et aisément franchie, sont sur une dynamique positive et prétendent toutes les quatre à une qualification pour le tour suivant.

Le favori colombien assomme la Grèce 3 à 0, pourtant l'une des défenses d'Europe ayant encaissé le moins de buts en qualification. La rencontre entre la Côte d'Ivoire et le Japon est le match disputé à l'heure la plus tardive de la compétition (22h brésiliennes). Les Éléphants s'imposent 2 à 1 face aux Asiatiques après avoir été menés. La Colombie continue son parcours parfait en battant 2 à 1 des Ivoiriens combatifs mais nerveux dans le dernier geste. Malgré un excellent Keisuke Honda, les Nippons ne peuvent faire mieux qu'un match nul et vierge face aux Hellènes réduits à dix et diminués par les blessures. Ce match est l'un des plus fermés de toute la compétition et les deux équipes sont très critiquées pour leur manque d'engagement. Lors de la dernière journée, les Cafeteros, déjà qualifiés, étrillent 4 à 1 les Samouraïs bleus qui pouvaient encore terminer deuxièmes. L'autre rencontre est un match décisif, tendu et rempli de suspense jusqu'à la dernière seconde. Pratiquant soudainement à la surprise générale un jeu offensif et spectaculaire, la Grèce s'impose 2 à 1 face à une Côte d'Ivoire qui aura pêché par manque de précision dans la construction offensive. Le scénario est cruel pour les Ivoiriens. En effet, leur billet pour les huitièmes de finale ne leur échappe que dans la dernière minute du temps additionnel à cause d'un penalty indiscutable.

La Grèce réalise le même coup qu'à l'Euro 2012 où elle avait battu la Russie largement favorite au dernier match et se qualifie pour les premiers huitièmes de finale de son histoire. La Colombie, tête de série de ce groupe C, réalise un parcours parfait avec trois victoires et neuf buts marqués. La Côte d'Ivoire, malgré ses stars, échoue pour la troisième fois de suite au premier tour, mais cet échec est moins accepté par les supporters. En effet, à la différence des deux précédentes éditions, la Côte d'Ivoire était versée dans une poule abordable. Sabri Lamouchi présentera sa démission dans la foulée. Le Japon déçoit également et illustre l'échec général de toutes les équipes d'Asie dans le Mondial. Si la Côte d'Ivoire, malgré la retraite de Didier Drogba et des qualifications à la CAN 2015 très compliquées, marquées par le refus de jouer les dernières minutes du match final face au Cameroun, parvient à rebondir sous l'impulsion du nouvel entraîneur Hervé Renard en remportant la CAN, ce n'est pas le cas du Japon qui connaît des suites très difficiles avec une élimination précoce de la Coupe d'Asie 2015, deux changements d'entraîneurs et une dernière place à la Coupe d'Asie de l'Est 2015.

Groupe DModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Costa Rica 7 3 2 1 0 4 1 3
2   Uruguay 6 3 2 0 1 4 4 0
3   Italie 3 3 1 0 2 2 3 -1
4   Angleterre 1 3 0 1 2 2 4 -2

Match 7 Uruguay   1 - 3   Costa Rica Estádio Castelão, Fortaleza

16:00 heure locale
Cavani   24e (pén.) (1 - 0)   54e Campbell (Gamboa  )
  57e Duarte (Bolaños  )
  83e Ureña (Campbell  )
Spectateurs : 58 679
Arbitrage :   Felix Brych

Match 8 Angleterre   1 - 2   Italie Arena Amazônia, Manaus

18:00 heure locale
(  Rooney) Sturridge   37e (1 - 1)   35e Marchisio (Candreva  )
  50e Balotelli (Candreva  )
Spectateurs : 39 800
Arbitrage :   Björn Kuipers

Match 23 Uruguay   2 - 1   Angleterre Arena de São Paulo, São Paulo

16:00 heure locale
(  Cavani) Suárez   39e
(  Muslera) Suárez   85e
(1 - 0)   75e Rooney (Johnson  ) Spectateurs : 62 575
Arbitrage :   Carlos Velasco Carballo

Match 24 Italie   0 - 1   Costa Rica Arena Pernambuco, Recife

13:00 heure locale
(0 - 1)   44e Bryan Ruiz (Díaz  ) Spectateurs : 40 285
Arbitrage :   Enrique Osses

Match 39 Italie   0 - 1   Uruguay Arena das Dunas, Natal

13:00 heure locale
(0 - 0)   81e Godín (Ramírez  ) Spectateurs : 39 706
Arbitrage :   Marco Rodriguez

Match 40 Costa Rica   0 - 0   Angleterre Estádio Mineirão, Belo Horizonte

13:00 heure locale
(0 - 0) Spectateurs : 57 823
Arbitrage :   Djamel Haimoudi


Dans ce groupe D, l'un des plus relevés, s'affrontent les trois anciens champions du monde italien, uruguayen et anglais et le « petit poucet », le Costa Rica. Jouant sur son continent, l'Uruguay est attendu pour défendre au mieux la quatrième place qu'il était parvenu à obtenir en 2010. L'Italie et l'Angleterre restent sur un mauvais parcours en 2010 et, après un bon parcours à l'Euro 2012, abordent le Mondial avec l'idée d'effacer leur mauvaise performance. Le Costa Rica semble promis à faire de la figuration et à limiter la casse.

Déjouant tous les pronostics, le Costa Rica s'impose 3 à 1 face à une équipe uruguayenne archi-favorite et qui n'a pas tenu son rang. L'Uruguay, sans Suarez, ouvre le score sur pénalty, mais sombre en deuxième mi-temps sous les assauts costaricains. Dans l'autre rencontre du groupe, les Italiens, vice-champions d'Europe, s'imposent dans la douleur 2 à 1 face aux Anglais dans la touffeur amazonienne de Manaus dans un match enlevé où les perdants n'auront pas démérité. Lors de la deuxième journée de poule, les Anglais sont défaits 2 à 1 par les Uruguayens qui ont retrouvé Luis Suarez puis, le lendemain, l'équipe costaricaine continue d'impressionner face à l'Italie 1 à 0 ; cela signe l'élimination de la nation mère du football, qui après une deuxième défaite devait compter sur une victoire italienne face au Costa Rica pour préserver une chance de qualification. Dans la rencontre décisive entre Italiens et Uruguayens, ces derniers s'imposent 0 à 1 en fin de match, et éliminent l'Italie, au cours d'un match marqué par la morsure infligée par Luis Suarez à un joueur italien. Dans une rencontre presque sans enjeu, le plus petit des pays engagés valide sa première place dans le groupe en tenant en échec 0 à 0 le plus ancien pays du football, qui repart avec un modeste petit point d'honneur.

Le Costa Rica, considéré comme le plus faible de ce groupe, a surpris tous les observateurs en terminant premier, sans défaite, avec un seul but encaissé sur penalty, éliminant ainsi deux nations considérées comme favorites, dont l'Italie, pour la deuxième fois consécutive. Les Italiens se qualifient par la suite comme attendu à l'Euro 2016 non sans avoir connu des difficultés, notamment contre la Croatie. L'Angleterre, quant à elle, s'est fait éliminer dès son deuxième match ce qui est une grande première dans son histoire. C'est aussi la première fois depuis 1958 que l'Angleterre échoue à s'extirper d'une poule de Coupe du monde. Après cet échec, l'Angleterre se qualifie pour l'Euro 2016 à l'issue d'un sans-faute dans son groupe de qualification loin d'être le plus relevé. Pour avoir mordu un défenseur italien, Luis Suarez écope de neuf matchs de suspension et de quatre mois hors des terrains avec son club ce qui met un terme à son mondial. L'Uruguay, incapable de tenir son rang sans l'aide de Suarez, aborde son huitième de finale privée de sa pièce maîtresse.

Groupe EModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   France 7 3 2 1 0 8 2 6
2   Suisse 6 3 2 0 1 7 6 1
3   Équateur 4 3 1 1 1 3 3 0
4   Honduras 0 3 0 0 3 1 8 -7

Match 9 Suisse   2 - 1   Équateur Estádio Nacional, Brasilia

13:00 heure locale
(  Rodríguez) Mehmedi   48e
(  Rodríguez) Seferović   90+2e
(0 - 1)   22e Enner Valencia (W. Ayoví  ) Spectateurs : 68 351
Arbitrage :   Ravshan Irmatov

Match 10 France   3 - 0   Honduras Estádio Beira-Rio, Porto Alegre

16:00 heure locale
Benzema   45e (pén.)
Valladares   48e (csc)
Benzema   72e
(1 - 0) Spectateurs : 43 012
Arbitrage :   Sandro Ricci

Match 25 Suisse   2 - 5   France Itaipava Arena Fonte Nova, Salvador

16:00 heure locale
Džemaili   81e
(  Inler) Xhaka   85e
(0 - 3)   17e Giroud (Valbuena  )
  18e Matuidi (Benzema  )
  40e Valbuena (Giroud  )
  67e Benzema (Pogba  )
  73e Sissoko (Benzema  )
Spectateurs : 51 003
Arbitrage :   Björn Kuipers

Match 26 Honduras   1 - 2   Équateur Arena da Baixada, Curitiba

19:00 heure locale
(  Bernardez) Costly   31e (1 - 1)   34e Enner Valencia (Paredes  )
  65e Enner Valencia (W. Ayoví  )
Spectateurs : 39 224
Arbitrage :   Benjamin Williams

Match 41 Honduras   0 - 3   Suisse Arena Amazônia, Manaus

16:00 heure locale
(0 - 2)   6e Shaqiri (Lichtsteiner  )
  31e Shaqiri (Drmić  )
  71e Shaqiri (Drmić  )
Spectateurs : 40 322
Arbitrage :   Néstor Pitana

Match 42 Équateur   0 - 0   France Stade Maracanã, Rio de Janeiro

17:00 heure locale
(0 - 0) Spectateurs : 73 479
Arbitrage :   Noumandiez Doué


Ce groupe E apparaît comme le moins relevé de la compétition et la France, qui pouvait craindre un groupe plus difficile en raison de son mauvais classement FIFA au moment du tirage au sort, se retrouve dans une poule abordable dont elle est favorite. Sortant d'un parcours qualificatif très compliqué malgré quelques coups d'éclat contre l'Espagne, une remarquable et séduisante victoire en barrages sur l'Ukraine, qui n'avait plus encaissé de but depuis sept matchs, a offert un nouvel élan aux Bleus qui, après une préparation entièrement réussie, abordent la compétition en pleine confiance. L'autre favori potentiel est la Suisse, brillante en qualification. Première incontestée de son groupe durant toute la phase qualificative, ses résultats lui ont permis d'obtenir un statut de tête de série au tirage au sort. Elle est l'une des équipes ayant encaissé le moins de buts en qualification. L'Équateur qui a réussi les éliminatoires est l'outsider, mais la sélection a récemment souffert de la perte de son attaquant Christian Benítez. Sa perte a été suivie d'une baisse des performances équatoriennes ce qui n'a finalement pas empêché sa qualification. Le Honduras aborde la compétition avec l'ambition de faire mieux qu'en 2010 où il n'avait inscrit aucun but. Il a réussi sa campagne de qualification mais raté sa préparation avec notamment une défaite inquiétante à domicile contre Israël.

Dans le premier match de ce groupe, la tête de série suisse bat dans les derniers instants 2 à 1 une équipe équatorienne combative qui a ouvert le score. La France dispose facilement 3 à 0 d'un Honduras réduit à dix dont les joueurs se sont illustrés en commettant de nombreuses fautes. Lors de ce match, le deuxième but français est le premier à être validé par la technologie sur la ligne de but. Dans son deuxième match, la France, grâce à sa rapidité en attaque, fait exploser une défense suisse pourtant l'une des plus solides au monde lors des éliminatoires dans le match opposant les deux favoris, s'imposant 5 à 2 avec cinq buteurs différents. La Suisse révèle de grosses lacunes défensives mais sauve l'honneur sur deux buts inscrits en fin de match. En parallèle, l'Équateur se défait 2 à 1 du Honduras, dans une rencontre où les Honduriens développent un jeu plus offensif. La France bien qu'en très bonne posture, n'est pas officiellement qualifiée, mais la différence de buts très positive rend toute élimination au dernier match improbable. Dans les dernières rencontres de cette poule, la France, avec une équipe inédite, se maintient à la première place grâce à son match nul 0 à 0 au Maracana face à l'Équateur. Dans le même temps, la Suisse assure sa deuxième place et sa qualification en huitièmes de finale en profitant du faux-pas de l'Équateur et en battant le Honduras 3 à 0 alors que cette équipe lui avait barré la route des huitièmes en 2010 lors de la dernière journée.

La France rebondit après son Mondial 2010 raté et maintient l'excellente dynamique lancée par sa victoire contre l'équipe d'Ukraine en barrage, tandis que la Suisse parvient à terminer deuxième et à se qualifier pour les huitièmes pour la deuxième fois en trois éditions. L'Équateur a manqué de très peu la qualification, payant très cher le but encaissé en toute fin de match contre la Suisse et manquera à nouveau de très peu la qualification pour le tour suivant lors de la Copa América 2015. Le Honduras, malgré l'avantage d'une poule abordable, repart sans aucun point. Il terminera plus tard dans l'année à une décevante cinquième place de Copa Centroamericana 2014 ce qui le contraindra à passer un barrage très difficile contre la modeste équipe de Guyane (1-3 ; 3-0) pour se qualifier à la Gold Cup 2015 où il terminera dernier de son groupe. Ces deux sélections nationales sont les seuls qualifiés de leurs zones géographiques respectives qui échouent à s'extirper de leur poule.

Groupe FModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Argentine 9 3 3 0 0 6 3 3
2   Nigeria 4 3 1 1 1 3 3 0
3   Bosnie-Herzégovine 3 3 1 0 2 4 4 0
4   Iran 1 3 0 1 2 1 4 -3

Match 11 Argentine   2 - 1   Bosnie-Herzégovine Stade Maracanã, Rio de Janeiro

19:00 heure locale
Sead Kolašinac   3e (csc)
( Higuaín) Messi   65e
(1 - 0)   85e Ibišević (Lulić  ) Spectateurs : 74 738
Arbitrage :   Joel Aguilar

Match 12 Iran   0 - 0   Nigeria Arena da Baixada, Curitiba

16:00 heure locale
(0 - 0) Spectateurs : 39 081
Arbitrage :   Carlos Vera

Match 27 Argentine   1 - 0   Iran Estádio Mineirão, Belo Horizonte

13:00 heure locale
(  Lavezzi) Messi   90+1e (0 - 0) Spectateurs : 57 698
Arbitrage :   Milorad Mažić

Match 28 Nigeria   1 - 0   Bosnie-Herzégovine Arena Pantanal, Cuiabá

18:00 heure locale
(  Emenike) Odemwingie   29e (1 - 0) Spectateurs : 40 499
Arbitrage :   Peter O'Leary

Match 43 Nigeria   2 - 3   Argentine Estádio Beira-Rio, Porto Alegre

13:00 heure locale
(  Babatunde) Musa   4e
(  Emenike) Musa   47e
(1 - 2)   3e Messi
  45+1e Messi
  50e Rojo (Garay  )
Spectateurs : 43 285
Arbitrage :   Nicola Rizzoli

Match 44 Bosnie-Herzégovine   3 - 1   Iran Arena Fonte Nova, Salvador

13:00 heure locale
(  Pjanić) Džeko   23e
(  Sušić) Pjanić   59e
(  Salihović) Vršajević   83e
(1 - 0)   82e Ghoochannejhad (Nekounam  ) Spectateurs : 48 011
Arbitrage :   Carlos Velasco Carballo


Cette poule F est partagée entre nouveautés et retrouvailles. La rencontre Argentine-Nigeria est la cinquième en vingt ans, autrement dit l'une des affiches les plus fréquentes du Mondial. En revanche, la Bosnie-Herzégovine est le seul nouveau qualifié de la Coupe du monde, créant ainsi des affiches inédites. L'Argentine est l'incontestable favorite alors que la course à la deuxième place semble ouverte. Les Argentins sont chaque année des favoris de la compétition, mais depuis leur finale perdue face à la RFA en 1990, ils ne parviennent plus à dépasser les quarts de finale. Pourtant, elle dispose d'un secteur offensif sans équivalent dans la compétition, emmenée par le quadruple Ballon d'or Lionel Messi. Le Nigeria est en déclin depuis la période faste des années 1990, mais, emmené par Stephen Keshi, a en même temps retrouvé des couleurs en remportant la CAN 2013 et a l'objectif de renouer avec la belle époque des années 1990. La Bosnie-Herzégovine a finalement décroché sa première qualification après avoir buté par deux fois en barrages contre le Portugal. Rouleau compresseur offensif durant les qualifications, les Bosniens ont validé directement leur billet sans avoir à franchir la case des barrages et abordent la compétition avec l'objectif de faire comme la Slovaquie qui avait atteint les huitièmes dès sa première participation en 2010, voire l'Ukraine qui avait été jusqu'en quarts en 2006. L'Iran, très limité, arrive avec la volonté de confirmer son bon parcours en qualification. En effet, bien que les éliminatoires aient été compliqués, les Iraniens sont parvenus à valider leur qualification aux dépens des Ouzbeks en s'imposant en Corée du Sud lors de la toute dernière journée décisive.

En match d'ouverture, l'Argentine ne convainc pas le public et obtient une victoire courte 2 à 1 face à des Bosniens qui ne déméritent pas. Dans l’autre rencontre, l’Iran tient en échec un Nigeria décevant dont le manque d’animation offensif est critiqué (0-0), premier match de la compétition qui se termine sans but. Dans la deuxième journée, les Argentins, en manque d'inspiration, gagnent grâce à Lionel Messi et se qualifient 1à 0 face à de solides Iraniens. Ces-derniers ne craquent 1 à 0 qu'en fin de rencontre après s'être procuré les plus belles occasions du match. L'autre favorite, la Bosnie-Herzégovine, ne tient pas son rang et se fait éliminer 1 à 0 dès son deuxième match par un Nigeria inattendu après son mauvais premier match, mais revenu avec de meilleures intentions, solide et combatif. C'est une victoire légèrement controversée pour le Nigeria, l'ouverture du score bosnienne d'Edin Džeko étant refusée pour un hors-jeu inexistant. Toujours sans convaincre, l'Argentine réalise le carton plein face aux puissants Nigérians au terme d'un match enlevé ce qui n'empêche pas la qualification du Nigeria qui bénéficie du résultat de l'autre match 3 à 2. L'Iran perd 3 à 1 et sort de la compétition face à des Bosniens remontés à bloc mais déjà éliminés.

Les Argentins, qui figurent parmi les grands favoris du tournoi, ne se seront pas démarqués, ne gagnant leurs trois rencontres que par un but d'écart et ne reposant que sur une défense tenant la route tout en montrant un manque d'animation offensive par rapport aux attentes. Alors que l'Albiceleste est parvenue à faire l'essentiel, le Nigeria est parvenu à se démarquer pour la deuxième place. L'Iran, malgré un point, repart la tête haute et aura amélioré son image. Il aura la fierté d'avoir inscrit un but et surtout d'avoir mis à mal voire dominé l'Argentine. La Team Melli ne confirmera cependant qu'à moitié sa prestation de la Coupe du monde. En effet, malgré un premier tour maîtrisé, l'Iran sera éliminé dès les quarts de finale de la Coupe d'Asie qui suit. La Bosnie-Herzégovine pour sa première compétition, aura la satisfaction d'avoir remporté un match, mais regrettera l'erreur d'arbitrage et sa défaite contre le Nigeria qui l'aura privée des huitièmes. À la surprise générale, elle manquera le rendez-vous de l'Euro 2016 en étant pour la troisième fois en autant de participations éliminée en barrages.

Groupe GModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Allemagne 7 3 2 1 0 7 2 5
2   États-Unis 4 3 1 1 1 4 4 0
3   Portugal 4 3 1 1 1 4 7 -3
4   Ghana 1 3 0 1 2 4 6 -2

Match 13 Allemagne   4 - 0   Portugal Arena Fonte Nova, Salvador

13:00 heure locale
Müller   12e (pén.)
(  Kroos) Hummels   23e
Müller   45e
Müller   78e
(3 - 0) Spectateurs : 51 081
Arbitrage :   Milorad Mažić

Match 14 Ghana   1 - 2   États-Unis Arena das Dunas, Natal

19:00 heure locale
(  Gyan) André Ayew   82e (0 - 1)   1re Dempsey (Jones  )
  86e Brooks (Zusi  )
Spectateurs : 39 760
Arbitrage :   Jonas Eriksson

Match 29 Allemagne   2 - 2   Ghana Estádio Castelão, Fortaleza

16:00 heure locale
(  Müller) Götze   51e
(  Höwedes) Klose   71e
(0 - 0)   54e André Ayew (Afful  )
  63e Gyan (Muntari  )
Spectateurs : 59 621
Arbitrage :   Sandro Ricci

Match 30 États-Unis   2 - 2   Portugal Arena Amazônia, Manaus

18:00 heure locale
Jones   64e
(  Zusi) Dempsey   81e
(0 - 1)   5e Nani
  90+4e Varela (Ronaldo  )
Spectateurs : 40 123
Arbitrage :   Néstor Pitana

Match 45 États-Unis   0 - 1   Allemagne Arena Pernambuco, Recife

13:00 heure locale
(0 - 0)   55e Müller Spectateurs : 41 876
Arbitrage :   Ravshan Irmatov

Match 46 Portugal   2 - 1   Ghana Estádio Nacional, Brasilia

13:00 heure locale
Boye   31e (csc)
Ronaldo   80e
(1 - 0)   57e Gyan (Kwadwo Asamoah  ) Spectateurs : 67 540
Arbitrage :   Nawaf Shukralla


Dans ce groupe G, considéré comme l'un des trois groupes de la mort, l'Allemagne, deuxième nation au classement FIFA, et le Portugal, quatrième au classement, partent avec la faveur des pronostics. Toutefois, les deux autres nations peuvent jouer les trouble-fêtes. Le Ghana, meilleure équipe africaine en 2010, a réalisé de nombreux cartons dans les derniers matchs. Il est la bête noire des États-Unis en Coupe du monde. Ces derniers, entraînés par Jürgen Klinsmann, se sont qualifiés sans difficulté au dernier tour de qualification, disposant facilement du Mexique. Ce groupe a des airs de revanche. En effet, c'est la quatrième fois en cinq compétitions officielles que l'Allemagne et le Portugal se rencontrent depuis 2006 pour autant de victoires allemandes. L'Allemagne et le Ghana se retrouvent après avoir été dans le même groupe en 2010. C'est aussi la troisième confrontation au Mondial depuis 2006 entre le Ghana et les États-Unis pour autant de victoires ghanéennes. Les quatre équipes du groupe s'étaient qualifiées pour la phase à élimination directe en 2010.

Les deux favoris allemands et portugais se rencontrent dès le premier match. L'Allemagne fait exploser 4 à 0 le Portugal avec, notamment, un triplé du meilleur buteur de la Coupe du monde 2010, Thomas Müller. Malgré une rencontre outrageusement dominée par les Africains, dans la rencontre opposant les États-Unis au Ghana, l'équipe américaine défait 2 à 1 son équipe redoutée, grâce à un but de Clint Dempsey, inscrit à la trentième seconde, soit le cinquième but le plus rapide d'une Coupe du monde. Lors du match, déjà décisif, contre l'Allemagne, le Ghana se montre séduisant et réalise une performance presque parfaite 2 à 2, notamment grâce au meilleur buteur des Black Stars, Asamoah Gyan. Ce match fut l'un des plus spectaculaires du premier tour. La rencontre opposant Américains et Portugais se déroule dans la chaleur de Manaus, et ne départage pas les deux équipes 2 buts partout, parce que les Portugais marquent à la toute dernière seconde du temps additionnel. Si l'Allemagne et les États-Unis ne font pas match nul, le vainqueur du match Portugal - Ghana peut se retrouver en huitièmes de finale s’il rattrape la différence de but. C'est un objectif apparemment impossible pour le Portugal, à cause de la correction que lui a infligée l'Allemagne. Malgré la victoire allemande 1 à 0, le scénario ne se produit pas et le Portugal, vainqueur 2 à 1 d'un Ghana en crise, tire sa révérence.

L'Allemagne se qualifie sans convaincre tandis que les États-Unis réussissent à déjouer les pronostics aux dépens du Portugal, qui accompagne l'Espagne, l'Angleterre, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie et l'Italie parmi les déçus européens du Mondial, tandis le Ghana, qui a vécu plusieurs crises dans cette Coupe du monde avec notamment deux joueurs exclus en pleine compétition pour s'être battus avec des responsables, rejoint le Cameroun et la Côte d'Ivoire parmi les déçus africains. À la suite de l'échec mondial, le Portugal n'attirera plus autant les téléspectateurs qu'autrefois malgré la présence de Cristiano Ronaldo. Paulo Bento sera licencié après avoir entamé les qualifications 2016 par une surprenante défaite à domicile contre l'Albanie. Les Portugais se qualifieront néanmoins en tête de leur groupe pour l'Euro 2016, qu'ils gagneront face au pays organisateur, la France. Le Ghana se séparera de son sélectionneur James Kwesi Appiah en septembre avant de se relever lors de la CAN 2015 dont il atteindra la finale et ne perdra qu'aux tirs aux buts sous l'impulsion du nouveau sélectionneur israélien Avram Grant.

Groupe HModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Belgique 9 3 3 0 0 4 1 3
2   Algérie 4 3 1 1 1 6 5 1
3   Russie 2 3 0 2 1 2 3 -1
4   Corée du Sud 1 3 0 1 2 3 6 -3

Match 15 Belgique   2 - 1   Algérie Estádio Mineirão, Belo Horizonte

13:00 heure locale
(  De Bruyne) Fellaini   70e
(  Hazard) Mertens   80e
(0 - 1)   25e (pén.) Feghouli Spectateurs : 56 800
Arbitrage :   Marco Rodriguez

Match 16 Russie   1 - 1   Corée du Sud Arena Pantanal, Cuiabá

18:00 heure locale
Kerzhakov   74e (0 - 0)   68e Lee K.-H. Spectateurs : 37 603
Arbitrage :   Néstor Pitana

Match 31 Belgique   1 - 0   Russie Stade Maracanã, Rio de Janeiro

13:00 heure locale
(  Hazard) Origi   88e (0 - 0) Spectateurs : 73 819
Arbitrage :   Felix Brych

Match 32 Corée du Sud   2 - 4   Algérie Estádio Beira-Rio, Porto Alegre

16:00 heure locale
(  Yun S.-K.) Son   50e
(  Lee K.-H.) Koo J.-C.   72e
(0 - 3)   26e Slimani (Medjani  )
  28e Halliche (Djabou  )
  38e Djabou (Slimani  )
  62e Brahimi (Feghouli  )
Spectateurs : 42 732
Arbitrage :   Wilmar Roldan

Match 47 Corée du Sud   0 - 1   Belgique Arena de São Paulo, São Paulo

17:00 heure locale
(0 - 0)   78e Vertonghen Spectateurs : 61 397
Arbitrage :   Benjamin Williams

Match 48 Algérie   1 - 1   Russie Arena da Baixada, Curitiba

17:00 heure locale
(  Brahimi) Slimani   60e (0 - 1)   6e Kokorin (Kombarov  ) Spectateurs : 39 311
Arbitrage :   Cüneyt Çakır


Le groupe H rappelle le même groupe de l'édition 2002 (la Corée du Sud et l'Algérie remplaçant leurs voisins géographiques, respectivement le Japon et la Tunisie). La Belgique et la Russie, de retour en Coupe du monde après une absence de douze ans, s'affichent comme les favoris du groupe. Emmenée par une génération dorée, la Belgique a survolé les qualifications, tout comme la Russie qui, entraînée par Fabio Capello, vient préparer le Mondial 2018 qu'elle organisera. Depuis 28 ans, la Belgique n'a plus réussi à la Russie dont elle est la bête noire. La Corée du Sud, entraînée par l'idole Hong Myung-bo, se place en position de premier outsider. Elle doit défendre une place de huitième de finale obtenue en 2010, mais à cause d'une préparation ratée et de résultats très irréguliers, la Corée du Sud arrive au Brésil avec des doutes. Au moment du tirage au sort, l'Algérie, dont les performances sont modestes depuis plusieurs années, apparait comme le petit poucet du groupe, mais aborde le Mondial après une préparation réussie en ayant développé un jeu offensif prometteur.

Pourtant largement favorite, la Belgique ne convainc pas lors de sa victoire initiale 2 à 1 acquise face à l'Algérie, encaissant rapidement un but sur pénalty des Fennecs avant d'inverser la tendance en fin de match. Dans l'autre rencontre, la Russie ne convainc pas non plus et son gardien, Igor Akinfeïev, commet une erreur qui permet aux Sud-Coréens de marquer et d'assurer le match nul 1 à 1. Annoncé comme le choc de ce groupe H, le match entre équipes européennes au Maracana est décevant. Les Belges battent dans la douleur 1 à 0 des Russes qui se sont procuré les meilleures occasions du match. Une heure plus tard, l'Algérie devient la première équipe africaine à marquer quatre buts lors d'un match de Coupe du monde en disposant de la Corée du Sud 2 à 4 au cours d'un match très représentatif du profil des deux équipes, l'Algérie pratiquant son jeu offensif qu'elle a développé en préparation, et la Corée du Sud payant son irrégularité, passant complètement au travers de sa première mi-temps et dominant la deuxième. La Belgique, déjà qualifiée, élimine 1 à 0, de nouveau sur le tard et dans la douleur, une Corée du Sud entreprenante mais irréaliste. La rencontre entre la Russie et l'Algérie est un "seizième de finale" . Dans un match spectaculaire, la Russie réalise sa prestation la plus aboutie et ouvre rapidement le score. L'Algérie égalise en deuxième mi-temps et parvient finalement à obtenir une qualification historique 1 à 1 mais entachée par les circonstances du but algérien, un spectateur ayant utilisé un pointeur laser dirigé vers les yeux du gardien russe[52].

L'Algérie, qui était en pleine reconstruction au moment du tirage au sort, se qualifie pour son premier huitième de finale après une très bonne prestation, ce qui fait de la sélection l'une des bonnes surprises du premier tour. L'utilisation du laser par un supporter contre la Russie est cependant sanctionnée d'une amende. Annoncée largement favorite, la Belgique ne se sera pas démarquée, remportant sans briller ses trois matchs sur le tard. L'élimination sans gloire de la Corée du Sud, pourtant la nation la plus prolifique d'Asie en Coupe du monde, achève le fiasco des équipes asiatiques. Plus décevante encore, la Russie (URSS incluse) réalise sa pire phase finale de Coupe du monde jamais réalisée avec aucune victoire. Fabio Capello condamne l'arbitrage et le laser pour expliquer le bilan russe. Il sera licencié un an plus tard après deux défaites contre l'Autriche avant que la Russie choisisse de renouer avec les sélectionneurs russes par la nomination de Leonid Sloutski qui qualifiera son équipe à l'Euro 2016. Du côté sud-coréen, Hong Myung-bo démissionnera sous la pression médiatique et les footballeurs seront accueillis par des lancers de friandises, extrême insulte au pays. Il faudra attendre l'arrivée d'Uli Stielike, l'épopée de la Coupe d'Asie 2015 et la victoire en Coupe d'Asie de l'Est 2015 pour que la popularité de la sélection soit pleinement restaurée à l'issue d'une année 2015 utopique.

Phase à élimination directeModifier

Format et règlementModifier

Les matches de la phase finale (à partir des huitièmes de finale avec un match pour la troisième place) sont à élimination directe. En cas de match nul à la fin du temps réglementaire, une prolongation de deux fois quinze minutes est jouée − une victoire après prolongation est indiquée par (a.p.) dans le tableau. Une pause de cinq minutes est d'abord observée entre le temps réglementaire et la prolongation. Aucune pause n'est prévue entre les deux périodes de la prolongation. Les règles dites du but en or ou du but en argent ne s'appliquent pas. Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, une séance de tirs au but (t.a.b) détermine le vainqueur de la rencontre.

Tableau finalModifier

  Huitièmes de finale
  Quarts de finale
  Demi-finales
  Finale
                             
  28 juin à Belo Horizonte     4 juillet à Fortaleza     8 juillet à Belo Horizonte     13 juillet à Rio de Janeiro
 
    Brésil (t.a.b) 1 (3)
 
    Chili 1 (2)  
    Brésil 2
  28 juin à Rio de Janeiro
      Colombie 1  
    Colombie 2
  4 juillet à Rio de Janeiro
    Uruguay 0  
    Brésil 1
  30 juin à Brasília
      Allemagne 7  
    France 2
  9 juillet à São Paulo
    Nigeria 0  
    France 0
  30 juin à Porto Alegre
      Allemagne 1  
    Allemagne (a.p.) 2
  5 juillet à Salvador
    Algérie 1  
    Allemagne (a.p.) 1
  29 juin à Fortaleza
      Argentine 0
    Pays-Bas 2
   
    Mexique 1  
    Pays-Bas (t.a.b) 0 (4)
  29 juin à Recife
      Costa Rica 0 (3)  
    Costa Rica (t.a.b) 1 (5)
  5 juillet à Brasília
    Grèce 1 (3)  
    Pays-Bas 0 (2)
  1er juillet à São Paulo
      Argentine (t.a.b) 0 (4)  
    Argentine (a.p.) 1
   
    Suisse 0   Match pour la 3e place
    Argentine 1
  1er juillet à Salvador 12 juillet à Brasília
      Belgique 0  
    Belgique (a.p.) 2   Brésil 0
   
    États-Unis 1     Pays-Bas 3
 

Huitièmes de finaleModifier


Match 49 Brésil   1 - 1
a.p.
  Chili Estádio Mineirão, Belo Horizonte

13:00 heure locale
(  Thiago Silva) David Luiz   18e (1 - 1, 1 - 1, 1 - 1)   32e Alexis Sánchez (Vargas  ) Spectateurs : 57 714
Arbitrage :   Howard Webb
Rapport
David Luiz  
Willian  
Marcelo  
Hulk  
Neymar  
Tirs au but
3 - 2
  Pinilla
  Alexis Sánchez
  Aránguiz
  Díaz
  Jara

Lors de ce premier huitième de finale, deux équipes sud-américaines se rencontrent. Le Brésil, nation hôte, ouvre la marque face au Chili grâce à son défenseur David Luiz. Mais la Seleção a dû mal à développer son jeu face aux talentueux Chiliens, tombeurs de l'Espagne. La Roja égalise par son barcelonais Alexis Sánchez à la 32e minute. Le Chili domine la première mi-temps. Lors de la seconde mi-temps, le Brésil se montre de plus en plus dangereux et le Chili recule, mais les deux équipes obtiennent tout de même de sérieuses actions de but. Le gardien chilien Claudio Bravo se montre souvent décisif face au meilleur des Brésiliens, Hulk. Lors de la prolongation, les deux équipes sont à égalité et le Chili aurait pu éliminer les Auriverdes grâce à une frappe de Mauricio Pinilla à la 119e, qui finit sur la barre transversale de Júlio César. Lors de la séance de tirs au but, le meneur de jeu chilien Arturo Vidal n'est pas présent, ayant été remplacé plus tôt dans le match. Le Brésil alterne penalties transformés et frappes ratées, mais le Chili ne marque que deux tirs au but et le dernier tireur, Gonzalo Jara, qualifie le pays hôte en envoyant sa frappe sur le poteau du gardien de la Seleção.


Match 50 Colombie   2 - 0   Uruguay Stade Maracanã, Rio de Janeiro

17:00 heure locale
(  Aguilar) James Rodríguez   28e
(  Cuadrado) James Rodríguez   50e
(1 - 0) Spectateurs : 73 804
Arbitrage :   Björn Kuipers
Rapport

Deuxième huitième de finale et deuxième confrontation entre équipes sud-américaines. La Colombie du Monégasque James Rodríguez affronte un Uruguay dépourvu de sa star liverpuldienne Luis Suárez, exclu du mondial pour cause de morsure sur le défenseur italien Giorgio Chiellini. La Colombie domine l'Uruguay dans tous les compartiments du jeu et ne permet aux Uruguayens que quelques contre-attaques, toutes annihilées par la défense ou le gardien colombien. Les Cafeteros ouvrent la marque par un superbe enchaînement contrôle de la poitrine orienté/reprise de volée du meilleur joueur du premier tour, James Rodríguez. L'Uruguay se découvre plus pour tenter d'égaliser mais les Colombiens repoussent chaque offensive de la Céleste. Lors de la seconde mi-temps, Rodríguez double la mise sur un mouvement collectif et devient seul meilleur buteur de la compétition grâce à une remise de la tête parfaite du florentin Juan Guillermo Cuadrado. L'Uruguay ne fait plus que défendre lors des dernières minutes et la Colombie se qualifie pour son tout premier quart de finale face au Brésil de Neymar.


Match 51 Pays-Bas   2 - 1   Mexique Estádio Castelão, Fortaleza

13:00 heure locale
(  Huntelaar) Sneijder   88e
Huntelaar   90+4e (pén.)
(0 - 0)   48e Giovani dos Santos Spectateurs : 58 817
Arbitrage :   Pedro Proença
Rapport

Les finalistes de la précédente Coupe du monde affrontent un séduisant Mexique, deuxième du groupe du Brésil. Dans la fournaise estivale de Fortaleza, le Mexique domine les Oranje lors de la première mi-temps, où les Néerlandais usent et abusent de contre-attaques. La concrétisation de la domination mexicaine intervient en début de seconde mi-temps, lorsque Giovani dos Santos ouvre le score. Le Mexique se replie alors et les Pays-Bas font le siège de la défense mexicaine. Après plusieurs faits de jeu litigieux (notamment une faute énorme sur Robben dans la surface), l'égalisation néerlandaise méritée vient des pieds du stambouliote Wesley Sneijder, dans les derniers instants du temps réglementaire (88e). Les Oranje poussent lors des dernières minutes et l'arbitre, le portugais Pedro Proença, siffle un penalty en faveur des Pays-Bas à la suite d'une faute sur Arjen Robben. Ce penalty est transformé par le remplaçant Klaas-Jan Huntelaar et les Pays-Bas, qui après avoir largement dominé les débats en seconde mi-temps, s'imposent face à un Mexique éliminé, pour la sixième fois d'affilée, au stade des huitièmes de finale.


Match 52 Costa Rica   1 - 1
a.p.
  Grèce Arena Pernambuco, Recife

17:00 heure locale
(  Bolaños) Bryan Ruiz   52e (0 - 0, 1 - 1, 1 - 1)   90+1e Sokrátis Spectateurs : 41 242
Arbitrage :   Ben Williams
Rapport
Borges  
Bryan Ruiz  
González  
Campbell  
Umaña  
Tirs au but
5 - 3
  Mítroglou
  Lazaros
  Holebas
  Gekas

Dans un huitième de finale totalement inattendu, le Costa Rica et la Grèce s'affrontent et le vainqueur de ce match obtiendra, pour la première fois de son histoire, une qualification pour les quarts de finale d'une Coupe du monde. La première mi-temps de ce match ne présente que quelques actions de but avortées. Lors de la seconde mi-temps, les choses s'accélèrent pendant une quinzaine de minutes, lors desquelles les Ticos ouvrent la marque par leur capitaine Bryan Ruiz et se procurent des occasions de doubler la mise. Mais, passée cette euphorie, la rencontre s'endort pendant plus d'une demi-heure, lors de laquelle les Grecs confisquent le ballon aux Costaricains mais n'obtiennent que très peu d'occasions. Cependant, la Grèce répond à sa réputation d'équipe qui se bat jusqu'au bout et, comme lors de sa confrontation décisive face aux Ivoiriens (victoire 2-1), un but grec est inscrit dans les tout derniers moments de la partie, par le défenseur Sokrátis Papastathópoulos, qui marque son premier but en sélection. Ce but est, d'ailleurs, le premier encaissé dans le jeu par le gardien valencien Keylor Navas. La Grèce décroche donc la prolongation lors de laquelle elle domine un Costa Rica qui ne se procure aucune occasion de but. Les Grecs auraient pu se qualifier grâce à Konstantínos Mítroglou à la toute dernière seconde de jeu, mais le gardien costaricien empêche le joueur du Bateau Pirate de marquer. Lors de la séance de tirs au but, tous les tireurs, Costariciens et Grecs, cadrent leur frappe, mais le gardien Navas réalise une parade décisive sur le tir de Theofánis Gekas, éliminant donc la nation européenne.


Match 53 France   2 - 0   Nigeria Estádio Nacional, Brasilia

13:00 heure locale
Pogba   79e
Yobo   90+1e (csc)
(0 - 0) Spectateurs : 67 882
Arbitrage :   Mark Geiger
Rapport

L'équipe de France affronte un Nigeria qui a su tenir tête à l'Argentine de Lionel Messi. Lors de la première mi-temps, chaque équipe domine l'autre pendant une vingtaine de minutes et un but est refusé aux Africains pour hors-jeu. Les Français ont plusieurs occasions, toutes annihilées par l'excellent gardien lillois Vincent Enyeama. Après l'heure de jeu en seconde mi-temps, la France se montre dominatrice. Les efforts français sont tous arrêtés par le gardien des Super Eagles, mais celui-ci se troue sur un corner et permet l'ouverture du score par Paul Pogba. Tout s'enchaîne et la France, en plus de mener au score, continue d'attaquer et de presser le Nigeria. Le deuxième but vient d'un nouveau corner, d'un centre de Mathieu Valbuena, et d'un but contre son camp du capitaine nigérian Joseph Yobo sous la pression d'Antoine Griezmann fraîchement entré en jeu.


Match 54 Allemagne   2 - 1
a.p.
  Algérie Estádio Beira-Rio, Porto Alegre

17:00 heure locale
(  Müller) Schürrle   92e
Özil   119e
(0 - 0, 0 - 0, 1 - 0)   120+1e Djabou (Feghouli  ) Spectateurs : 43 063
Arbitrage :   Sandro Ricci
Rapport

Ce huitième de finale entre la Mannschaft et les Fennecs est leur deuxième affrontement en Coupe du monde, après le mémorable match de 1982 où l'Algérie qui l'avait emporté avait été éliminée à la suite du « match de la honte » entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Autriche. La première mi-temps de ce match de 2014 est dominée par les Maghrébins, qui se procurent plusieurs occasions de but grâce, ou à cause, d'une défense allemande passive. Le meneur de jeu Sofiane Feghouli se montre à son avantage et la Nationalmannschaft a toutes les peines du monde à percer une défense algérienne malgré une possession de balle supérieure (65 %). La tendance s'inverse lors de la seconde période, où l'Allemagne domine une Algérie inoffensive et se procure d'énormes occasions de but. Grâce à son gardien Raïs M'Bolhi, désigné homme du match, l'Algérie tient tête et arrache les prolongations. Lors de celles-ci, les Allemands trouvent la faille grâce au milieu de Chelsea André Schürrle qui marque du talon à la 92e et doublent même la mise à la toute fin des prolongations par Mesut Özil. L'Algérie réduit l'écart grâce à son milieu de terrain Abdelmoumene Djabou à la 121e, mais c'est trop tard, et l'Allemagne, après trois confrontations, vainc enfin l'Algérie.


Match 55 Argentine   1 - 0
a.p.
  Suisse Arena Corinthians, São Paulo

13:00 heure locale
(  Messi) Di María   118e (0 - 0, 0 - 0, 0 - 0) Spectateurs : 63 255
Arbitrage :   Jonas Eriksson
Rapport

Dans le huitième de finale qui, sur le papier, est le plus serré, l'Argentine, 5e au classement FIFA, affronte la Suisse, 6e. Lors de la première mi-temps, la Suisse joue crânement sa chance, met l'Argentine en difficulté et aurait pu mener d'au moins un but si Sergio Romero, gardien de l'Albiceleste, ne s'était pas interposé devant Granit Xhaka et Josip Drmić. Le onze argentin domine la seconde période et la Nati se défend bien, stoppant chaque initiative sud-américaine et bloquant le quadruple Ballon d'Or Lionel Messi. Le gardien suisse Diego Benaglio se montre exceptionnel et rappelle qu'il fut l'un des meilleurs gardiens du mondial sud-africain. Les Helvètes obtiennent une prolongation lors de laquelle ils dominent la première période face à une Argentine apparemment fatiguée. Comme lors du temps réglementaire, l'Albiceleste domine la seconde mi-temps de la prolongation et ouvre la marque par son attaquant madrilène Ángel Di Maria sur une offrande de Lionel Messi. La Suisse, une minute après l'ouverture du score a l'occasion d'égaliser par Blerim Džemaili, qui voit sa tête s'écraser sur le poteau d'un Romero battu. Après un énième coup franc de Xherdan Shaqiri, qui aboutit dans le mur, l'Argentine se qualifie dans la douleur. Ce match est le dernier d'Ottmar Hitzfeld à la tête de l'équipe de Suisse.


Match 56 Belgique   2 - 1
a.p.
  États-Unis Arena Fonte Nova, Salvador

17:00 heure locale
(  Lukaku) De Bruyne   93e
(  De Bruyne) Lukaku   105e
(0 - 0, 0 - 0, 2 - 0)   107e Green (Bradley  ) Spectateurs : 51 227
Arbitrage :   Djamel Haimoudi
Rapport

Dans une rencontre sans temps mort, la Belgique se montre globalement dominatrice avec 39 tirs dont 17 cadrés. Le gardien de but américain Tim Howard retarde longtemps l'échéance en établissant un record en Coupe du monde pour son poste sur un match : 16 arrêts comptabilisés. Les deux équipes sont à égalité à la fin du temps réglementaire et vont en prolongations. Romelu Lukaku, entré sur le terrain en remplacement de Divock Origi à la 91e minute, débloque finalement la situation en offrant une passe décisive à Kevin de Bruyne dès l'entame de la première mi-temps des prolongations. Lukaku, sur une passe décisive de Kevin de Bruyne, double la mise à la 105e minute, mettant a priori les Diables Rouges à l'abri. Mais au début de la deuxième prolongation, l'Américain Julian Green, tout juste entré au jeu, réduit l'écart et devient le plus jeune buteur de la Coupe du monde 2014 à 19 ans et 125 jours. La Belgique s'impose finalement sur ce score de 2 à 1 et atteint les quarts de finale de la compétition planétaire pour la deuxième fois, la première depuis 1986, où elle joua face à l'Argentine.



Quarts de finaleModifier


Match 58 France   0 - 1   Allemagne Stade Maracanã, Rio de Janeiro

13:00 heure locale
(0 - 1)   13e Hummels (Kroos  ) Spectateurs : 74 240
Arbitrage :   Néstor Pitana
Rapport
 
Foule à Paris pendant le match France - Allemagne.

Ce quart de finale entre les voisins allemands et français est comparé avant le match, par les médias français[réf. nécessaire], à la demi-finale de Séville, lorsque les Allemands ont éliminé leurs adversaires après un match très contesté et marqué par l'agression sur Patrick Battiston. L'Allemagne presse immédiatement une France confiante en son talent après son beau parcours[réf. nécessaire]. Concrétisant cette domination, le défenseur allemand Mats Hummels ouvre le score, à la suite d'une faute de marquage de Raphaël Varane, et donne l'avantage à la Nationalmannschaft après seulement treize minutes de jeu, à la reprise d'un coup franc de Toni Kroos. Lors de la première période, l'Allemagne domine mais la France se crée deux occasions d'égaliser dans le dernier quart d'heure. Le gardien Manuel Neuer permet aux Allemands de conserver leur avantage et, après un nouvel arrêt devant Karim Benzema, l'Allemagne se qualifie pour sa quatrième demi-finale de mondial consécutive, ce qui est une première.


Match 57 Brésil   2 - 1   Colombie Estádio Castelão, Fortaleza

17:00 heure locale
(  Neymar) Thiago Silva   7e
David Luiz   69e
(1 - 0)   80e (pén.) James Rodríguez Spectateurs : 60 342
Arbitrage :   Carlos Velasco Carballo
Rapport

Ce quart de finale entre la Colombie et le Brésil promet une opposition de style. La Colombie sort d'un parcours impeccable, en comptant dans ses rangs le meilleur joueur du premier tour et le meilleur buteur provisoire de cette Coupe du monde, James Rodríguez. Le Brésil, bien que tête de série, n'a pas plu dans ses précédents matches, passant même près de l'élimination face au Chili. Cependant, c'est le Brésil qui se montre meilleur lors des quinze premières minutes, en ouvrant notamment le score grâce à son défenseur et capitaine Thiago Silva. La Colombie se procure une énorme occasion d'égaliser par Cuadrado, mais c'est le Brésil qui est près de mener 2 à 0, voire 3 à 0, si la réussite avait été du côté auriverde. En seconde période, tout s'inverse et la Colombie déroule sa puissance offensive. Elle se voit refuser un but du vétéran Mario Yepes pour hors-jeu et encaisse le 2 à 0, contre le cours du jeu, sur un magnifique coup franc de David Luiz. Après une faute et un avertissement du gardien brésilien Júlio César, James Rodríguez réduit l'écart sur penalty et permet aux Cafeteros de rêver d'accéder aux demi-finales. Le Brésil résiste et s'impose, mais il perd son attaquant vedette Neymar, victime d'une fracture aux vertèbres après un choc avec le Colombien Zúñiga, et son capitaine buteur, Thiago Silva, qui sera suspendu pour avoir reçu un nouveau carton jaune.


Match 60 Argentine   1 - 0   Belgique Estádio Nacional, Brasilia

13:00 heure locale
(  Di María) Higuaín   8e (1 - 0) Spectateurs : 68 551
Arbitrage :   Nicola Rizzoli
Rapport

La deuxième confrontation entre têtes de série dans ces quarts de finale voit s'opposer les Argentins aux Belges. La rencontre est équilibrée et l'Argentine ouvre le score par son buteur Gonzalo Higuaín à huitième minute. La Belgique pousse et est près d'égaliser, grâce à Kevin De Bruyne, mais n'arrive pas à tromper la machine albicéleste. En deuxième mi-temps, Higuaín se procure les plus belles occasions du côté argentin tandis que du côté belge, la génération dorée n'arrive pas à trouver la faille d'une Argentine qui dévoile enfin sa puissance, malgré la blessure d'Ángel Di María. À la dernière seconde de jeu, Romelu Lukaku, Marouane Fellaini et Axel Witsel échouent coup sur coup sur le gardien argentin Sergio Romero, qui permet à son équipe d'atteindre sa première demi-finale après 24 ans d'attente en éliminant l'un des outsiders de la compétition. Ce match est le premier où l'Argentine s'impose sans l'aide de sa pépite Lionel Messi, qui est l'homme fort de la sélection d'Alejandro Sabella.


Match 59 Pays-Bas   0 - 0
a.p.
  Costa Rica Arena Fonte Nova, Salvador

17:00 heure locale
(0 - 0, 0 - 0, 0 - 0) Spectateurs : 51 179
Arbitrage :   Ravshan Irmatov
Rapport
Van Persie  
Robben  
Sneijder  
Kuyt  
Tirs au but
4 - 3
  Borges
  Bryan Ruiz
  González
  Bolaños
  Umaña

Ce quart de finale inédit oppose les Néerlandais aux inattendus Costariciens, qui ont tenu tête à trois favoris de la compétition (Angleterre, Italie et Uruguay) avant d'éliminer la meilleure défense européenne, la Grèce. Le match est à sens unique et les Pays-Bas se procurent une dizaine d'occasions, mais échouent devant l'un des meilleurs gardiens de la compétition, Keylor Navas. Le Costa Rica, dans la quasi totalité de la première période, reste dans sa moitié de terrain, mais se procure deux belles occasions en seconde période et n'est pas loin d'obtenir un penalty, après une chute de Joel Campbell dans la surface néerlandaise. L'équipe centraméricaine arrive à arracher les prolongations malgré la domination du vice-champion du monde qui frappa le poteau à la 82e minute sur un coup-franc de Wesley Sneijder. Lors des prolongations, le Costa Rica ne se procure qu'une seule occasion à la