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Championnat d'Europe de football 2016

quinzième édition du Championnat d'Europe de football
UEFA Euro 2016
Logo de l'UEFA EURO 2016
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) UEFA
Édition 15e
Lieu(x) Drapeau de la France France
Date Du au
Participants 24 équipes
(53 en phase qualificative)
Matchs joués 51
Affluence 2 427 303 spectateurs
(47 594 par match)
Site(s) 10 stades
Site web officiel fr.uefa.com

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Espagne Espagne
Vainqueur Drapeau : Portugal Portugal (1er titre)
Finaliste Drapeau : France France
Demi-finalistes Drapeau : Allemagne Allemagne
Drapeau : Pays de Galles Pays de Galles
Buts 108 (2,12 buts par match)
Meilleur joueur Drapeau : France Antoine Griezmann
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : France Antoine Griezmann (6 buts)
Meilleur(s) passeur(s) Drapeau : Belgique Eden Hazard
Drapeau : Pays de Galles Aaron Ramsey (4 passes)

Navigation

Le Championnat d'Europe UEFA de football 2016, communément abrégé en Euro 2016[1], est la quinzième édition du Championnat d'Europe de football, compétition organisée par l'Union des associations européennes de football (UEFA) et rassemblant les meilleures équipes masculines européennes. Il se déroule en France du 10 juin au 10 juillet 2016. Les matchs d'ouverture et de clôture du tournoi se jouent au Stade de France (Saint-Denis).

À partir de cette édition, le nombre de participants passe de 16 à 24 équipes. Des équipes ont ainsi obtenu leur première qualification à un Euro grâce à cet élargissement. L'Euro 2016 marque la première participation de l'Islande et de l'Albanie à une compétition internationale. Elle marque également la première participation à un Euro de la Slovaquie, du pays de Galles et de l'Irlande du Nord. L'Ukraine et l'Autriche ont acquis leur qualification pour la première fois sur le terrain, les deux équipes ayant déjà participé à des éditions antérieures en étant directement qualifiées en tant que pays hôtes. La Belgique est de retour dans cette compétition après seize ans d'absence et la Hongrie a mis fin à une absence de 44 ans en Championnat d'Europe et de trente ans de toutes compétitions internationales.

À l'inverse, trois anciens champions d'Europe sont absents. Les Pays-Bas, champions d'Europe 1988, finalistes du mondial 2010 et troisièmes du mondial 2014, ont terminé quatrièmes de leur groupe. La Grèce, championne d'Europe 2004, quart-de-finaliste en 2012 et huitième-de-finaliste du dernier Mondial, a terminé dernière de son groupe de qualification. Le Danemark, champion d'Europe 1992, a échoué en barrages. Récent mondialiste en 2014 et tête de série au tirage au sort des éliminatoires, la Bosnie-Herzégovine a également été éliminée lors des barrages.

Au premier tour de la compétition à partir du 10 juin, les vingt-quatre formations sont réparties en six poules (ou groupes) de quatre équipes. Les têtes de série sont la France (groupe A), l'Angleterre (groupe B), l'Allemagne (groupe C), l'Espagne (groupe D), la Belgique (groupe E) et le Portugal (groupe F). Les deux premiers de chaque poule ainsi que les quatre meilleurs troisièmes se qualifient pour la phase éliminatoire de la compétition, à partir des huitièmes de finale. À la fin de la phase de poules le 22 juin, le tableau éliminatoire fait apparaitre dans sa partie basse cinq équipes championnes du monde : Allemagne, Italie, Espagne, France et Angleterre, totalisant onze titres planétaires. Le , la France et le Portugal s'affrontent en finale après avoir battu en demi-finales respectivement l'Allemagne et le pays de Galles par deux buts à zéro. C'est le Portugal qui s'impose en prolongations sur un but d'Éder à la 109e minute qui offre à son pays son premier titre international. Antoine Griezmann est le meilleur buteur (six buts) et est désigné par l'UEFA meilleur joueur de la compétition.

Ce Championnat d'Europe sert également à déterminer quel sera le représentant européen à la Coupe des confédérations 2017, en plus de la Russie, pays hôte, et de l'Allemagne, qualifiée en tant que championne du monde 2014.

Sommaire

Désignation du pays organisateurModifier

La désignation du pays organisateur s'est faite en . Quatre candidatures furent déposées le  : la France, la Turquie, l'Italie et une candidature commune de la Suède et de la Norvège, qui s'est retirée en décembre. Le , la France fut choisie d'une voix contre la Turquie. Elle organise la compétition pour la troisième fois, après les Championnats de 1960 et de 1984.

Choix du pays hôte[2]
Fédération candidate 1er tour (points) 2e tour (voix)
  France 43 7
  Turquie 38 6
  Italie 23
Total 104 13

Nouveau formatModifier

Passage à 24 équipesModifier

Le congrès de l'UEFA réuni à Bordeaux en 2008, a décidé (décret du 26 septembre) de faire passer le nombre d'équipes en phase finale de 16 à 24.

Cette augmentation du nombre de participants entraîne l'instauration d'une quatrième semaine de compétition avec l'ajout de huitièmes de finale, après les 3 matchs de poule du premier tour. En conséquence une équipe qui jouera la finale aura disputé 7 matchs (contre 6 auparavant).

La formule choisie pour la phase de groupe est analogue aux Coupes du monde qui s'étaient déroulées de 1986 à 1994 : six groupes de quatre équipes, les deux premières qualifiées pour les huitièmes de finale, ainsi que les quatre meilleurs troisièmes.

Ces changements entraînent une augmentation du nombre de rencontres à 51 (contre 31 en 2012) et la durée de la compétition à 31 jours.

Critiques sur le déséquilibre du tableau finalModifier

L'équipe hôte de la compétition (désignée automatiquement comme 1A) se trouve favorisée, si elle termine première du groupe A, notamment du fait qu'elle n'aurait pas à rencontrer une nation ayant terminé première de sa poule avant les demi-finales. En raison de la qualification d'un nombre réduit de troisièmes, les premiers de certains groupes n'auraient quant à eux pas l'avantage de jouer ces équipes repêchées, mais bien des seconds de poules[3].

Cependant, cette observation était réalisée dès 2012 par le secrétaire général de l'UEFA, Gianni Infantino, qui qualifiait la formule retenue à 24 équipes comme « pas idéale »[4].

Dans les faits, les résultats ont conduit à un autre déséquilibre : la partie basse est composée des cinq nations européennes championnes du monde et totalise 22 titres internationaux[5] contre aucun pour la moitié haute, notamment du fait a priori inattendu que l'Angleterre et l'Espagne aient terminé 2e de leurs groupes respectifs, le pays de Galles et la Croatie qui les ont devancés dans leurs poules respectives, partant par conséquent dans le haut du tableau. La presse italienne est notamment très affectée par le « chemin de croix » que devrait prendre sa sélection avant d'arriver en finale[6].

Villes et stadesModifier

Championnat d'Europe de football 2016 (France)

Pratiquement tous les stades ont été construits ou rénovés pour l'occasion.

Au moment de la candidature française, 12 stades furent pré-sélectionnés pour l'Euro 2016. Le nombre est tombé à 10 à la suite des retraits de Nancy et de Strasbourg. Rennes et Metz ont hésité, mais n'ont pas trouvé les fonds nécessaires. Les nouveaux stades des agglomérations de Lyon, de Lille, de Nice et de Bordeaux n'étaient encore qu'à l'état de projet en 2010.

Le Conseil fédéral de la Fédération française de football annonce le les neuf stades retenus pour la compétition (Saint-Denis, Paris, Marseille, Villeneuve d'Ascq, Décines-Charpieu[7], Lens, Bordeaux, Nice et Nancy). Le Stadium de Toulouse et le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne sont désignés comme stades de réserve[8]. Le , le comité exécutif de l'UEFA repêche ces deux stades, justifiant cette décision par l'augmentation du nombre d'équipes participantes[9], portant à 10 le nombre de stades, et validant ainsi toutes les candidatures.

Villes non retenues

Le club de Strasbourg étant descendu en National au terme de la saison 2010, le maire a affirmé, le , que la ville n'avait pas les fonds suffisants pour pouvoir rénover le stade de la Meinau[10].

La ville de Nancy annonce le n'avoir pas pu trouver de financement pour l'extension du stade Marcel-Picot[11].

À la suite du retrait des villes de Nancy et Strasbourg, Metz retenta sa chance une seconde fois. La deuxième candidature était en passe d'être la bonne, mais à quelques jours de la décision, le maire de la ville de Metz, Dominique Gros, enterra tout espoir en annonçant son retrait du projet et le rendant financièrement irréalisable[12]. Le Conseil départemental de la Moselle ainsi que le FC Metz ne pouvaient assumer la partie financière de la municipalité.

Rennes, qui avait envisagé une candidature, se retire avant la clôture des inscriptions et ne présente pas le stade de la route de Lorient. En 2013, la ville envisage finalement de revenir sur cette décision, mais la candidature n'est pas compatible avec le cahier des charges de l'UEFA[13].

Villes retenues

Le , un communiqué du Paris SG et de la Ville de Paris indique que la rénovation du Parc des Princes s'effectuera en deux temps ; contrairement à ce qui était attendu, l'augmentation de la capacité du stade interviendra après l'Euro 2016[14].

Alain Juppé, maire de Bordeaux, est désigné président du club des villes d'accueil le [15]. Cette association a pour objectif de « coordonner les activités des dix villes françaises qui vont accueillir des matches du prochain Euro ». Le bureau est constitué de Jean-François Martins (adjoint aux sports et au tourisme de la mairie de Paris), Georges Kepenekian (premier adjoint au maire de Lyon), José Cobos (ancien joueur de l'OGC Nice et actuellement délégué auprès du maire de Nice chargé des grands évènements), Richard Miron (adjoint au maire de Marseille chargé des sports) et de Fabienne Soulas (adjointe au maire de Saint-Denis chargée de l'Euro 2016).

Lors du Championnat d'Europe, l'UEFA impose des contraintes supplémentaires (sécurité, tribunes présidentielles, loges Presse) plus importantes que lors des compétitions de clubs. Les capacités des stades sont donc abaissées[réf. nécessaire].

Ville Nom du stade Capacité État Coordonnées Rencontres disputées[16]
Groupes 1/8 1/4 1/2 Finale Total
Saint-Denis Stade de France 80 000[a] rénové 48° 55′ 28″ N, 2° 21′ 36″ E 4 1 1 1 7
Marseille Stade Vélodrome 67 000 rénové 43° 16′ 11″ N, 5° 23′ 45″ E 4 1 1 6
Lyon (Décines-Charpieu) Parc Olympique lyonnais 58 000 nouveau stade 45° 45′ 56″ N, 4° 58′ 52″ E 4 1 1 6
Lille Métropole (Villeneuve-d'Ascq) Stade Pierre-Mauroy 50 186 nouveau stade 50° 36′ 43″ N, 3° 07′ 50″ E 4 1 1 6
Paris Parc des Princes 45 000 rénové 48° 50′ 29″ N, 2° 15′ 11″ E 4 1 5
Bordeaux Stade Matmut-Atlantique 42 000 nouveau stade 44° 53′ 50″ N, 0° 33′ 43″ O 4 1 5
Saint-Étienne Stade Geoffroy-Guichard 41 500 rénové 45° 27′ 39″ N, 4° 23′ 24″ E 3 1 4
Lens Stade Bollaert-Delelis 35 000 rénové 50° 25′ 58,26″ N, 2° 48′ 53,47″ E 3 1 4
Nice Allianz Riviera 35 000 nouveau stade 43° 42′ 25″ N, 7° 11′ 40″ E 3 1 4
Toulouse Stadium de Toulouse 33 100 rénové 43° 34′ 59″ N, 1° 26′ 03″ E 3 1 4

Communication et produits dérivésModifier

LogotypeModifier

 
Logotype de l'Euro.

Le logotype de l'Euro 2016 est présenté le par Michel Platini, président de l'UEFA, au pavillon Cambon Capucines à Paris. Dans un communiqué, l'UEFA explique que « l'objectif est d'associer la créativité qui caractérise la culture française ainsi que la beauté du football et de donner à l'UEFA Euro 2016 son identité propre. Cela contribue à mettre en valeur le prestige de l'un des plus importants événements sportifs de la planète et lui conférant une identité facilement reconnaissable ». Il est conçu par Brandia Central, agence portugaise déjà chargée du logotype de l'Euro 2012.

Inspiré du thème « Célébrer l'art du football », le design est assez sobre et combine plusieurs mouvements artistiques et différents éléments liés au football. L'élément central du logotype est le trophée Henri Delaunay, créateur de la compétition. Le bleu, le blanc et le rouge, couleurs du drapeau français, se mêlent également à des lignes et des formes délicates afin de produire un style contemporain et sobre[17],[18],[19]. De loin, le cercle a l'apparence d'un yin et yang coloré. De près, on voit plutôt apparaître un smiley avec un sourire bleu (l'autre courbe bleue plus haut évoque le cercle central et le poteau de corner), un nez formé par une sorte d'amphore gallo-romaine et des yeux formés par les anses. Enfin, le logotype combine plusieurs mouvements artistiques, pointillisme (deux hexagones rouges et bleu symbolisent la France), art déco, art brut (les rayures), avant-garde (les étoiles qui renvoient plutôt à Jean Cocteau)[20],[21].

SloganModifier

Le slogan est dévoilé à Marseille le . Celui-ci est : « Le Rendez-Vous ». Les organisateurs veulent donner au tournoi, un esprit fédérateur des spectateurs et des acteurs afin de célébrer l'art du football, au plus haut niveau du continent européen. Ce nouveau slogan remplace celui utilisé lors de la campagne de candidature à l'organisation du Championnat : « Le Foot comme on l'aime ».

Chanson officielleModifier

L'artiste qui composera la chanson officielle a été dévoilé le 10 juin 2015 : il s'agit du DJ français mondialement connu David Guetta. Il sera l'ambassadeur musical de cet Euro 2016 et il tiendra un concert sur le Champ de Mars le 9 juin 2016[22]. À noter, que la cérémonie d'ouverture se tiendra le 10 juin 2016 au Stade de France (Saint-Denis).

Le titre s'intitule This One's for You et est réalisé en collaboration avec la chanteuse suédoise Zara Larsson. Le titre est dévoilé pour la première fois le 13 mai 2016.

MascotteModifier

La mascotte est dévoilée à l'occasion du match amical France-Suède. Il s'agit d'un enfant ayant entre 5 et 12 ans, doté d'une cape et de chaussures volantes, lui permettant d'« aller à la rencontre des autres et rassembler les peuples ». Les précédentes mascottes pour les compétitions se déroulant en France s'appelaient « Péno » (Euro 1984) et « Footix » (France 98).

Pour l'Euro 2016, la fédération propose trois noms qui sont soumis aux votes des supporters : « Goalix » à la consonance gauloise, est dans la continuité de « Footix » ; « Driblou » faisant référence au geste technique ; ou « SuperVictor » comme un superhéros (Victor étant un prénom dont la racine latine est celle des mots « vainqueur » et « victoire »)[23],[24].

La mascotte s'appellera finalement Super Victor. « Ce nom, international, symbolise d’une part la victoire, et d’autre part les superhéros, commente le comité organisateur. Le petit garçon a en effet lui-même des super-pouvoirs grâce à sa cape et ses chaussures magiques lui permettant de voler, d’être un petit génie du football et de créer un peu de magie autour de lui. »[25]

BallonModifier

Article détaillé : Beau Jeu.

Le ballon officiel, baptisé « Beau Jeu », a été dévoilé par Zinédine Zidane sur son compte Instagram le [26].

À partir des huitièmes de finale, un nouveau ballon est utilisé, pour la première fois dans l'histoire de la compétition : « Fracas »[27]. Il ne s'agit cependant pas d'une évolution technologique, mais simplement de graphismes différents[28].

BilletterieModifier

Les billets sont mis en vente à partir du 10 juin 2015 avec une procédure de tirage au sort des demandes[29]. Les billets les moins chers sont au prix de 25 euros[30].

Une exception demeure toutefois pour le match d'ouverture puisque les prix sont respectivement de 595, 395, 195 et 75 , selon les catégories.

Prix des billets Catégorie 4 Catégorie 3 Catégorie 2 Catégorie 1
Matches de groupe 25  55  105  145 
Huitièmes de finale 25  55  105  145 
Quarts de finale 45  85  135  195 
Demi-finales 65  165  295  495 
Match d'ouverture 75  195  395  595 
Finale 85  295  595  895 
  • Catégorie 1 : Position centrale
  • Catégorie 2 : Principalement dans les virages
  • Catégorie 3 : Derrière les buts, au niveau intermédiaire, et dans les virages
  • Catégorie 4 : Derrière les buts, au niveau inférieur ou supérieur selon le stade

ÉliminatoiresModifier

Article détaillé : Éliminatoires de l'Euro 2016.
 
  • Sélections qualifiées
  • Sélections non-qualifiées

Le tirage au sort des éliminatoires a lieu le dimanche à l'Acropolis de Nice. La phase de groupes débute le 7 septembre 2014 et se conclut le 13 octobre 2015. Les barrages en rencontres aller-retour sont disputés en novembre 2015, du 12 au 14 pour l'aller, et du 15 au 17 pour le retour.

Il s'agit de la première compétition officielle depuis l'admission à l'UEFA de Gibraltar.

Au total, 53 équipes se sont disputé 23 places qualificatives. Elles ont été réparties en huit groupes de six et un groupe de cinq, celui de la France, sans que ses matches n'entrent en compte dans le classement. 19 places qualificatives sont distribuées aux neuf vainqueurs de groupe, aux neuf deuxièmes et au meilleur troisième, qui s'assurent donc directement une participation à la phase finale de la compétition. Pour déterminer le meilleur troisième, les rencontres contre l'équipe en sixième position ne sont pas prises en compte. Les quatre autres places sont distribuées en barrages, entre les huit autres troisièmes.

  • Sélection directement qualifiée.
  • Sélection qualifiée aux barrages.
  • Sélection éliminée aux barrages.
  • Sélection éliminée en phase éliminatoire.
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D Groupe E Groupe F Groupe G Groupe H Groupe I
  République tchèque
  Islande
  Turquie
  Belgique
  Pays de Galles
  Espagne
  Slovaquie
  Allemagne
  Pologne
  Angleterre
  Suisse
  Irlande du Nord
  Roumanie
  Autriche
  Russie
  Italie
  Croatie
  Portugal
  Albanie
  Ukraine   Irlande   Hongrie   Suède
  Bosnie-Herzégovine   Slovénie   Norvège   Danemark
  Pays-Bas
  Kazakhstan
  Lettonie
  Israël
  Chypre
  Andorre
  Biélorussie
  Luxembourg
  Macédoine du Nord
  Écosse
  Géorgie
  Gibraltar
  Estonie
  Lituanie
  Saint-Marin
  Finlande
  Îles Féroé
  Grèce
  Monténégro
  Liechtenstein
  Moldavie
  Bulgarie
  Azerbaïdjan
  Malte
  Serbie
  Arménie

Cinq équipes se qualifient pour la première fois : la Slovaquie, l'Albanie, l'Islande, le pays de Galles et l'Irlande du Nord. En outre, deux anciens pays co-organisateurs, l'Autriche et l'Ukraine, se qualifient pour la première fois sur le terrain.

Les grands absents sont les Pays-Bas, le Danemark et la Grèce, vainqueurs respectivement des Euro 1988, 1992 et 2004, les Pays-Bas et la Grèce ayant en outre été têtes de série au moment du tirage au sort. La Bulgarie, la Lettonie, la Norvège, l'Écosse et la Serbie, déjà présentes lors de précédentes éditions, ne se sont pas qualifiées pour cette édition.

Acteurs de l'EuroModifier

Équipes qualifiéesModifier

Équipe qualifiée d'office
Pays Date de désignation Participations au tournoi final Meilleur résultat Dernière participation
(résultat obtenu)
  France PO Organisateur +08,
1960, 1984, 1992, 1996, 2000, 2004, 2008, 2012
    Vainqueur (2)
1984, 2000
2012
(Quart-de-finaliste)
Équipes qualifiées après les éliminatoires
Pays Date de qualification Participations au tournoi final Meilleur résultat

(en tournoi final uniquement)

Dernière participation
(résultat obtenu)
  Angleterre
Groupe E - 1re place
+8,
1968, 1980, 1988, 1992, 1996, 2000, 2004, 2012
Demi-finaliste (2)
1968 (3e   ), 1996
2012
(quart-de-finaliste)
  Islande
Groupe A - 2e place
+0,
Première apparition
- -
  République tchèque
Groupe A - 1re place
5 [31]
1996, 2000, 2004, 2008, 2012
  Finaliste (1)
1996
2012
(quart-de-finaliste)
  Autriche
Groupe G - 1re place
+1,
2008
1er tour
2008
2008
(1er tour)
  Irlande du Nord
Groupe F - 1re place
+0,
Première apparition
- -
  Portugal
Groupe I - 1re place
+6,
1984, 1996, 2000, 2004, 2008, 2012
  Finaliste (1)
2004
2012
(Demi-finaliste)
  Espagne T
Groupe C - 1re place
+9,
1964, 1980, 1984, 1988, 1996, 2000, 2004, 2008, 2012
    Vainqueur (3)
1964, 2008, 2012
2012
(Vainqueur)
  Suisse
Groupe E - 2e place
+3,
1996, 2004, 2008
1er tour (3)
1996, 2004, 2008
2008
(1er tour)
  Italie
Groupe H - 1re place
+8,
1968, 1980, 1988, 1996, 2000, 2004, 2008, 2012
  Vainqueur (1)
1968
2012
(Finaliste)
  Belgique
Groupe B - 1re place
+4,
1972, 1980, 1984, 2000
  Finaliste (1)
1980
2000
(1er tour)
  Pays de Galles
Groupe B - 2e place
+0,
Première apparition
- -
  Roumanie
Groupe F - 2e place
+4,
1984, 1996, 2000, 2008
Quart-de-finaliste (2)
1984 (gr. 1er tour), 2000
2008
(1er tour)
  Albanie
Groupe I - 2e place
+0,
Première apparition
- -
  Allemagne
Groupe D - 1re place
+11,
1972, 1976, 1980, 1984, 1988, 1992, 1996, 2000, 2004, 2008, 2012
    Vainqueur (3)
1972, 1980, 1996
2012
(Demi-finaliste)
  Pologne
Groupe D - 2e place
+2,
2008, 2012
1er tour (2)
2008, 2012
2012
(1er tour)
  Russie
Groupe G - 2e place
4 [32]
1996, 2004, 2008, 2012
Demi-finaliste (1)
2008
2012
(1er tour)
  Slovaquie
Groupe C - 2e place
+0,[31]
Première apparition (en tant que nation indépendante)
- -
  Croatie
Groupe H - 2e place
+4,
1996, 2004, 2008, 2012
Quart-de-finaliste (2)
1996, 2008
2012
(1er tour)
  Turquie
Meilleur 3e - Groupe A
+3,
1996, 2000, 2008
Demi-finaliste (1)
2008
2008
(Demi-finaliste)
  Hongrie
Barragiste
+2,
1964, 1972
Demi-finaliste (2)
1964 (3e   ), 1972
1972
(Demi-finaliste)
  Irlande
Barragiste
+2,
1988, 2012
Quart de finaliste (gr. 1er tour) (1)
1988
2012
(1er tour)
  Ukraine
Barragiste
+1,[32]
2012
1er tour
2012
2012
(1er tour)
  Suède
Barragiste
+5,
1992, 2000, 2004, 2008, 2012
Demi-finaliste (1)
1992
2012
(1er tour)

Légende :
PO : Pays Organisateur
T : Tenant du titre

Effectifs des sélectionsModifier

Article détaillé : Effectifs de l'Euro 2016.

Camps de baseModifier

Dès le 5 septembre 2014, la société organisatrice de la compétition, EURO 2016 SAS, propose un site internet à destination des fédérations de l'UEFA cataloguant 66 sites retenus comme potentiels camps de base (regroupant un terrain d'entrainement et un hôtel de qualité, tout en étant faciles d'accès de et vers les stades de la compétition)[33].

Camps de base des équipes de l'Euro 2016[34],[35]
Équipe Camp de base
  Albanie Perros-Guirec
  Allemagne Évian-les-Bains
  Angleterre Chantilly
  Autriche Mallemort
  Belgique Bordeaux / Le Pian-Médoc
  Croatie Deauville
  Espagne Saint-Martin-de-Ré / Sainte-Marie-de-Ré
  France Clairefontaine-en-Yvelines
  Hongrie Tourrettes
  Irlande Versailles
  Irlande du Nord Saint-Georges-de-Reneins / Saint-Jean-d'Ardières
  Islande Annecy-le-Vieux
  Italie Grammont / Montpellier
  Pays de Galles Dinard
  Pologne La Baule-Escoublac
  Portugal Linas / Marcoussis
  République tchèque Tours
  Roumanie Orry-la-ville
  Russie Croissy-sur-Seine / Rueil-Malmaison
  Slovaquie Vichy
  Suède Saint-Nazaire / Pornichet
  Suisse Juvignac / Montpellier
  Turquie Saint-Cyr-sur-Mer
  Ukraine Aix-en-Provence
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Répartition des camps de base des équipes et des stades.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Détail de la répartition des camps de base des équipes et des stades en Île-de-France.

ArbitresModifier

Le , l'UEFA désigne les dix-huit arbitres qui vont officier lors du Championnat d'Europe 2016[36].

Calendrier des rencontresModifier

Calendrier des rencontres par groupe et par tour
Dates 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 1er 2 3 4 5 6 7 8 9 10
juin juillet
Poule A 1 1 2 2
Poule B 2 1 1 2
Poule C 2 2 2
Poule D 1 1 2 2
Poule E 2 1 1 2
Poule F 2 2 2
Huitièmes de finale 3 3 2
Quarts de finale 1 1 1 1
Demi-finales 1 1
Finale 1
  • Nombre de matchs disputés par journée

1er tour (phase de groupes)Modifier

Tirage au sortModifier

Le tirage au sort de la phase finale de l'Euro 2016 a lieu le 12 décembre 2015 à 18 h au Palais des congrès de Paris.

La France, en tant que pays organisateur, est l'équipe A1. Il n'y a donc que cinq équipes dans le chapeau A (au lieu de six, comme dans les autres), dont l'Espagne, tenante du titre[37].

Légende :
PO : Pays organisateur
T : Tenant du titre

Répartition des équipes avant le tirage au sort[38],[39]
Hors du tirage au sort
Équipe Coeff
  France PO 33,599
Chapeau 1
Équipe Coeff
  Espagne T 37,962
  Allemagne 40,236
  Angleterre 35,963
  Portugal 35,138
  Belgique 34,442
Chapeau 2
Équipe Coeff
  Italie 34,345
  Russie 31,345
  Suisse 31,254
  Autriche 30,932
  Croatie 30,642
  Ukraine 30,313
Chapeau 3
Équipe Coeff
  République tchèque 29,403
  Suède 29,028
  Pologne 28,306
  Roumanie 28,038
  Slovaquie 27,171
  Hongrie 27,142
Chapeau 4
Équipe Coeff
  Turquie 27,033
  Irlande 26,902
  Islande 25,388
  Pays de Galles 24,521
  Albanie 23,216
  Irlande du Nord 22,961
Tirage au sort et classements mondiaux FIFA au moment du tirage au sort[40] et au début de la compétition[41]
Groupe A
Équipe Classement
déc. juin
  France 25 17
  Roumanie 16 22
  Albanie 38 42
  Suisse 12 15
Groupe B
Équipe Classement
déc. juin
  Angleterre 9 11
  Russie 24 29
  Pays de Galles 17 26
  Slovaquie 26 ex æ. 24
Groupe C
Équipe Classement
déc. juin
  Allemagne 4 4
  Ukraine 29 19
  Pologne 34 27 ex æ.
  Irlande du Nord 30 25
Groupe D
Équipe Classement
déc. juin
  Espagne 3 6
  République tchèque 26 ex æ. 30
  Turquie 21 18
  Croatie 18 27 ex æ.
Groupe E
Équipe Classement
déc. juin
  Belgique 1 2
  Italie 15 12
  Irlande 31 33
  Suède 35 35
Groupe F
Équipe Classement
déc. juin
  Portugal 7 8
  Islande 36 34
  Autriche 10 10
  Hongrie 20 20 ex æ.

DépartageModifier

Le règlement de l'UEFA fournit des règles de départage très précises[42] :

  1. Plus grand nombre de points obtenus dans les matches disputés entre les équipes à égalité ;
  2. Meilleure différence de buts dans les matches disputés entre les équipes à égalité ;
  3. Plus grand nombre de buts marqués lors des matches disputés entre les équipes à égalité.
  4. Si, après l'application des trois premiers critères à plusieurs équipes, seule une partie des équipes sont encore à égalité, on reprend les critères ci-dessus pour les équipes concernées par cette nouvelle égalité. Si, après l'application des trois premiers critères, toutes les équipes sont encore à égalité, les critères suivants s’appliquent :
  5. Meilleure différence de buts dans tous les matches du groupe ;
  6. Plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches du groupe ;
  7. Cas particulier : si deux équipes sont encore à égalité après ces critères, se rencontrent lors du dernier match et que celui-ci s'achève sur un match nul (et à condition qu'aucune autre équipe du groupe ne se trouve dans le même type d'égalité), elles seront départagées par une séance de tirs au but ;
  8. Classement du fair-play dans tous les matches du groupe (deux cartons jaunes ou un carton rouge direct équivalent à -3 points, et un carton jaune seul à -1 point) ;
  9. Position dans le classement par coefficient des équipes nationales masculines de l’UEFA.

Groupe AModifier

Classement du Groupe A
  Équipe J G N P Bp Bc Diff Pts
1   France 3 2 1 0 4 1 +3 7
2   Suisse 3 1 2 0 2 1 +1 5
3   Albanie 3 1 0 2 1 3 -2 3
4   Roumanie 3 0 1 2 2 4 -2 1

Match 1 (match d'ouverture) France   2 - 1   Roumanie Stade de France, Saint-Denis

21 h CEST
  Historique des rencontres
(  Payet) Giroud   57e
(  Kanté) Payet   89e
(0 - 0)   65e (pén.) Stancu Spectateurs : 75 113[43]
Arbitrage :   Viktor Kassai
Rapport

Match 2 Albanie   0 - 1   Suisse Stade Bollaert-Delelis, Lens

15 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 1)   5e Schär (Shaqiri  ) Spectateurs : 33 805[44]
Arbitrage :   Carlos Velasco Carballo
Rapport

Match 14 Roumanie   1 - 1   Suisse Parc des Princes, Paris

18 h CEST
  Historique des rencontres
Stancu   18e (pén.) (1 - 0)   57e Mehmedi Spectateurs : 43 576[45]
Arbitrage :   Sergei Karasev
Rapport

Match 15 France   2 - 0   Albanie Stade Vélodrome, Marseille

21 h CEST
  Historique des rencontres
(  Rami) Griezmann   90e
(  Gignac) Payet   90+6e
(0 - 0) Spectateurs : 63 670[46]
Arbitrage :   William Collum
Rapport

Match 25 Roumanie   0 - 1   Albanie Parc Olympique lyonnais, Décines-Charpieu

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 1)   43e Sadiku (Memushaj  ) Spectateurs : 49 752[47]
Arbitrage :   Pavel Královec
Rapport

Match 26 Suisse   0 - 0   France Stade Pierre-Mauroy, Villeneuve-d'Ascq

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0) Spectateurs : 45 616[48]
Arbitrage :   Damir Skomina
Rapport


L'équipe de France, pays hôte et favori des principaux bookmakers européens[49], avait intégré une poule abordable lors de la Coupe du monde 2014 et se retrouve dans une situation similaire deux ans plus tard. Elle y retrouve la Roumanie en match d'ouverture le 10 juin 2016, puis affronte l'Albanie le 15 juin et la Suisse le 19 juin. Malgré une mauvaise passe au cours des deux ans de préparation et des polémiques extérieures telles que l'affaire dite de la sextape[50] ayant entraîné l'exclusion de Karim Benzema ou les propos d'Éric Cantona sur la liste des tricolores[51], la France aborde l'Euro confiante des derniers matchs préparatoires réussis ayant démontré un gros potentiel offensif mais aussi des faiblesses défensives, guère arrangées par des forfaits en cascade dans ce secteur. La Suisse s'affiche comme l'autre favorite du groupe, mais la sélection, qui n'est jamais parvenue à franchir la phase de groupe d'un Euro, est en plein doute à cause d'une campagne qualificative moyenne et d'une préparation douteuse avec quatre défaites dans les six derniers matchs pour deux victoires dont une acquise difficilement contre la modeste Moldavie. C'est avec un effectif rajeuni que la Nati vise une qualification historique pour la phase à élimination directe. La Roumanie constitue la meilleure défense des éliminatoires avec seulement deux buts encaissés et a réussi deux matchs amicaux très convaincants et offensifs contre l'Italie et l'Espagne, mais une défaite inquiétante face à l'Ukraine a révélé les limites de sa défense. L'Albanie a réussi à battre le Portugal à Lisbonne ainsi qu'à devancer le Danemark et la Serbie aux éliminatoires. C'est la première fois que l'Albanie participe à une compétition internationale. Elle est composée de joueurs dispersés dans les championnats européens et asiatiques, n'ayant qu'un seul joueur évoluant dans le championnat local.

Au match d'ouverture, la France bat sur le fil une équipe de Roumanie combative, grâce à un tir dans la lucarne de son milieu de terrain londonien, Dimitri Payet (2-1). Dans l'autre match, la Suisse éprouve des difficultés face au néophyte albanais réduit à dix, dans une ambiance spéciale où le Suisse Granit Xhaka affronte son frère, l'Albanais Taulant Xhaka. La Nati l'emporte toutefois (1-0). Les gardiens Yann Sommer et Etrit Berisha se sont illustrés à plusieurs reprises au cours de la rencontre. Lors de son deuxième match face à l'équipe albanaise, la France s'impose, après avoir dominé mais en se faisant surprendre par les Albanais. Griezmann, grâce à un but à la dernière minute du temps réglementaire et Dimitri Payet dans le temps additionnel, qualifient leur équipe pour les huitièmes (2-0). Alors qu'une victoire lui aurait suffi pour se qualifier, la Suisse bute sur une équipe de Roumanie solide, qui obtient son deuxième pénalty en deux rencontres transformé par Stancu. Sur une reprise de volée de son milieu de terrain Admir Mehmedi, la Nati arrache le match nul (1-1). La première place se joue entre la France et la Suisse lors de la dernière journée. Au cours d'un match disputé, au cours duquel les Bleus voient trois de leurs tirs heurter la barre transversale, les deux nations se neutralisent (0-0), un nul qui permet à la France de terminer première de son groupe, et la Suisse deuxième. À noter qu'au cours de cette rencontre, cinq maillots suisses sont déchirés, alors qu'un des ballons du match est remplacé pour cause de crevaison. Dans l'autre match, l'équipe d'Albanie, qui a retrouvé son capitaine Cana de retour de suspension, domine et élimine la Roumanie. Les Roumains, pourtant les premiers à s'illustrer, n'ont pas résisté physiquement et ont cédé (0-1). Les Albanais remportent ainsi une victoire historique, la première victoire en phase finale de compétition officielle de leur histoire. Avec 3 points, ils gardent une chance de finir dans les quatre meilleurs troisièmes mais n'y parviennent pas.

À défaut d'être apparue exceptionnelle, la France se qualifie solidement pour le tour suivant. Toutefois, sa prestation reste mitigée. Figurante parmi les favoris à la victoire finale, elle n'est parvenue à remporter ses deux premiers matchs que dans les derniers instants et son jeu offensif n'est jugé au niveau attendu après une préparation brillante dans ce domaine. La Suisse obtient sa première qualification pour la phase à élimination directe d'un Euro. Après une préparation catastrophique (une victoire et trois défaites en matchs amicaux en 2016[52]), la Nati a su rebondir en obtenant difficilement des points contre l'Albanie et la Roumanie et en parvenant à accrocher la France. Défaite sans démériter par la Suisse et la France, l'Albanie surprend la Roumanie au dernier match pour arracher la troisième place et se donner le droit d'espérer une qualification en passant par les meilleurs troisièmes. La Roumanie, malgré un bon premier match et un deuxième solide, termine dernier du groupe avec un point. Alors que cette équipe avait montré lors de la préparation de l'aptitude à se projeter vers l'avant mais en étant maladroits dans le dernier geste, les Tricolorii n'ont pas été capables de marquer autrement que sur penalty et sont passés totalement à côté du match décisif contre l'Albanie. De ce fait, le sélectionneur roumain Anghel Iordănescu quitte son poste.

Groupe BModifier

Classement du Groupe B
  Équipe J G N P Bp Bc Diff Pts
1   Pays de Galles 3 2 0 1 6 3 +3 6
2   Angleterre 3 1 2 0 3 2 +1 5
3   Slovaquie 3 1 1 1 3 3 0 4
4   Russie 3 0 1 2 2 6 -4 1

Match 3 Pays de Galles   2 - 1   Slovaquie Matmut Atlantique, Bordeaux

18 h CEST
  Historique des rencontres
Bale   10e
(  Ramsey) Robson-Kanu   81e
(1 - 0)   61e Duda (Mak  ) Spectateurs : 37 831[53]
Arbitrage :   Svein Oddvar Moen
Rapport

Match 4 Angleterre   1 - 1   Russie Stade Vélodrome, Marseille

21 h CEST
  Historique des rencontres
Dier   73e (0 - 0)   90+2e V. Bérézoutski Spectateurs : 62 343[54]
Arbitrage :   Nicola Rizzoli
Rapport

Match 13 Russie   1 - 2   Slovaquie Stade Pierre-Mauroy, Villeneuve-d'Ascq

15 h CEST
  Historique des rencontres
(  Chatov) Glouchakov   80e (0 - 2)   32e Weiss (Hamšík  )
  45e Hamšík (Weiss  )
Spectateurs : 38 989[55]
Arbitrage :   Damir Skomina
Rapport

Match 16 Angleterre   2 - 1   Pays de Galles Stade Bollaert-Delelis, Lens

15 h CEST
  Historique des rencontres
Vardy   56e
(  Dele Alli) Sturridge   90+2e
(0 - 1)   42e Bale Spectateurs : 34 033[56]
Arbitrage :   Felix Brych
Rapport

Match 27 Russie   0 - 3   Pays de Galles Stadium, Toulouse

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 2)   11e Ramsey (Alen  )
  20e Taylor
  67e Bale (Ramsey  )
Spectateurs : 28 840[57]
Arbitrage :   Jonas Eriksson
Rapport

Match 28 Slovaquie   0 - 0   Angleterre Stade Geoffroy-Guichard, Saint-Étienne

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0) Spectateurs : 39 051[58]
Arbitrage :   Carlos Velasco Carballo
Rapport


L'Angleterre et la Russie partent avec la faveur des pronostics sur la Slovaquie et le pays de Galles[réf. nécessaire]. Citée parmi les favorites du tournoi, l'Angleterre a procédé à un renouvellement massif de ses joueurs les plus anciens après son échec à la Coupe du monde 2014. Elle se présente ainsi avec une équipe jeune (25,4 ans de moyenne d'âge) et inexpérimentée. Les Three Lions ont remporté tous leurs matchs de qualification et sont les seuls de l'Euro à n'avoir convoqué que des joueurs locaux. À l'inverse, la Russie a la deuxième moyenne d'âge la plus élevée (29,26 ans). Si l'arrivée de Leonid Sloutski, à la suite du licenciement de Fabio Capello en 2015, a permis à la Russie de rebondir après son échec au Mondial 2014 et d'obtenir sa qualification, la Russie a dû faire face à une absence massive de titulaires comme celle d'Alan Dzagoev, d'Igor Denisov, de Denis Tcherychev ou de Iouri Jirkov. Les matchs de préparation qui ont suivi ces forfaits se sont avérés très peu convaincants malgré les compétences offensives de l'équipe. La Slovaquie et le pays de Galles participent à leur premier Euro et ont obtenu leur qualification à la suite de victoires de prestige respectivement contre l'Espagne et la Belgique. Le pays de Galles, emmené par sa star Gareth Bale, peut compter sur ses individualités pour marquer des buts et sur une défense solide. Toutefois, la préparation du pays de Galles s'est révélée inquiétante[réf. nécessaire] tandis que la Slovaquie, emmenée par son Napolitain Marek Hamsik, a battu l'Allemagne à Augsbourg en préparation. Les Slovaques se présentent avec une équipe largement basée à l'étranger avec vingt expatriés à travers les divers championnats étrangers.

Lors du premier match disputé entre les deux outsiders, le pays de Galles l'emporte sur une Slovaquie à deux visages (2-1). Gareth Bale a ouvert le score pour le pays de Galles sur coup-franc, quelques minutes après une occasion manquée par Marek Hamsik pour la Slovaquie. Dans l'autre rencontre, marquée par de nombreux incidents extra-sportifs, l'Angleterre ne convainc pas. Aidée par un portier Igor Akinfeïev, la Russie parvient à arracher le match nul à la toute dernière minute du temps additionnel (1-1). Le match d'ouverture de la deuxième journée de l'Euro voit une Russie méconnaissable chuter contre la Slovaquie d'un Marek Hamsik omniprésent et très collective (1-2). C'est la première fois en 35 matchs de compétition officielle que la Russie encaisse deux buts en une rencontre tandis que Vladimír Weiss devient le premier joueur évoluant dans un championnat hors-Europe à inscrire un but dans l'Euro 2016[réf. nécessaire]. L'Angleterre se refait de son côté une santé en remportant une victoire dans les tout derniers instants du match contre le pays de Galles qui avait ouvert le score sur un coup-franc de Bale (2-1). Lors de la dernière journée, la Slovaquie parvient à tenir en échec l'Angleterre à l'issue d'un match fermé marqué par les maladresses anglaises (0-0). Dans l'autre rencontre, la Russie encaisse trois buts pour la première fois depuis sa demi-finale perdue à l'Euro 2008 contre l'Espagne au terme d'une rencontre à l'issue de laquelle le pays de Galles, profitant du faux-pas de son voisin anglais, termine premier du groupe (0-3). Igor Akinfeïev a arrêté huit tirs cadrés sur la seule première mi-temps, sans quoi le score aurait été plus lourd pour la Russie.

À deux ans d'une Coupe du monde organisée sur ses terres et à moins d'un an de la Coupe des confédérations 2017, la Russie ne cesse de s'enfoncer. Éliminée-surprise en 2012 et trop passive en 2014, la Sbornaïa a vécu une humiliation[réf. nécessaire] en 2016, légèrement atténuée par les exploits de son gardien Igor Akinfeïev. Mis en doute avant même le début de la compétition par une série amicale catastrophique et des forfaits en cascade, les Medvedy (les Ours) ont laissé de leur équipe une image désastreuse sur le terrain comme à l'extérieur[réf. nécessaire] (débordements de ses hooligans qui ont valu aux Russes des menaces de disqualification). Dans les instants qui ont suivi le coup de sifflet final, le sélectionneur russe Leonid Sloutski a immédiatement annoncé sa démission, déclarant endosser la responsabilité de l'échec et qu'« une autre personne doit préparer le Mondial après une compétition comme ça ». Vassili Bérézoutski a de son côté dénoncé l'inefficacité de la règle de limitation des étrangers dans le Championnat russe et appelé ses dirigeants à la supprimer, déclarant également que si les footballeurs russes voulaient progresser, ils devaient évoluer en dehors de la Russie. Dans une moindre mesure, l'Angleterre a déçu en échouant à terminer première de son groupe alors qu'elle sortait d'une préparation convaincante et d'un sans-faute en qualification. Elle n'est parvenue à acquérir sa seule victoire que dans les derniers instants du match contre son voisin de Galles et buté sur une équipe de Russie au plus mal et sur la Slovaquie au dernier match. Le pays de Galles de Gareth Bale, pour sa première participation, a réussi là où celui de Ryan Giggs avait échoué et a surpris tous les observateurs[réf. nécessaire] en terminant premier du groupe. Solide défensivement et collectif offensivement, il a pu tout autant compter sur sa star Gareth Bale qui a marqué sur les trois rencontres ce que peu de joueurs ont réussi à faire avant lui.[réf. nécessaire] La Slovaquie, qui en était elle aussi à sa première participation, doit encore attendre le tableau final des meilleurs troisièmes, mais le total de quatre points acquis lui assure quasiment de participer aux huitièmes de finale. Pourtant défaite d'entrée par le pays de Galles, la Repre a su rebondir en battant la Russie et en contenant l'Angleterre. Marek Hamsik, sur lequel de nombreux supporters slovaques comptaient[réf. nécessaire], a répondu présent.

Groupe CModifier

Classement du Groupe C
  Équipe J G N P Bp Bc Diff Pts
1   Allemagne 3 2 1 0 3 0 +3 7
2   Pologne 3 2 1 0 2 0 +2 7
3   Irlande du Nord 3 1 0 2 2 2 0 3
4   Ukraine 3 0 0 3 0 5 -5 0

Match 6 Pologne   1 - 0   Irlande du Nord Allianz Riviera, Nice

18 h CEST
  Historique des rencontres
(  Błaszczykowski) Milik   51e (0 - 0) Spectateurs : 33 742[59]
Arbitrage :   Ovidiu Hațegan
Rapport

Match 7 Allemagne   2 - 0   Ukraine Stade Pierre-Mauroy, Villeneuve-d'Ascq

21 h CEST
  Historique des rencontres
(  Kroos) Mustafi   19e
(  Özil) Schweinsteiger   90+2e
(1 - 0) Spectateurs : 43 035[60]
Arbitrage :   Martin Atkinson
Rapport

Match 17 Ukraine   0 - 2   Irlande du Nord Parc Olympique lyonnais, Décines-Charpieu

18 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0)   49e McAuley (Norwood  )
  90+6e McGinn
Spectateurs : 51 043[61]
Arbitrage :   Pavel Královec
Rapport

Match 18 Allemagne   0 - 0   Pologne Stade de France, Saint-Denis

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0) Spectateurs : 73 648[62]
Arbitrage :   Björn Kuipers
Rapport

Match 29 Ukraine   0 - 1   Pologne Stade Vélodrome, Marseille

18 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0)   54e Błaszczykowski (Milik  ) Spectateurs : 58 874[63]
Arbitrage :   Svein Oddvar Moen
Rapport

Match 30 Irlande du Nord   0 - 1   Allemagne Parc des Princes, Paris

18 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 1)   30e Gómez (Müller  ) Spectateurs : 44 125[64]
Arbitrage :   Clément Turpin
Rapport


Le groupe C comprend l'Allemagne, le champion du monde en titre, l'Ukraine et la Pologne, les deux organisateurs de l'édition précédente, ainsi que l'Irlande du Nord, débutant de l'Euro. L'Allemagne et la Pologne se retrouvent après les éliminatoires où chacun a remporté son match à domicile tandis que l'Ukraine et la Pologne étaient dans le même groupe aux qualifications pour le Mondial 2014 pour deux victoires ukrainiennes. L'Allemagne n'a jamais quitté le dernier carré d'une compétition depuis dix ans, mais elle semble en déclin[réf. nécessaire] depuis son sacre mondial en 2014 comme en témoigne sa campagne éliminatoire moyenne et les difficultés que rencontrent plusieurs joueurs en club. L'Ukraine et la Pologne s'affichent comme les deux favorites pour la deuxième place. Les Ukrainiens ont remporté leur premier barrage contre la Slovénie pour décrocher leur participation. Malgré quelques tensions entre joueurs et une campagne qualificative difficile, la Zbirna[Quoi ?] peut s'appuyer sur un groupe arrivé à maturité dont les ailiers Yarmolenko et Konoplyanka. L'Ukraine a envoyé un club en huitièmes de finale de la Ligue des champions au cours des deux dernières saisons, ainsi que le Dnipro Dnipropetrovsk en finale de la Ligue Europa en 2015 et le Chakhtar Donetsk en demi-finales en 2016. L'Ukraine a remporté tous ses matchs de préparation parmi lesquels trois ont été joués contre d'autres qualifiés à l'Euro. La Pologne aborde également l'Euro avec des ambitions élevées. Elle sort d'une campagne qualificative réussie où les Aigles blancs ont été emmenés par le duo Robert Lewandowski - Arkadiusz Milik et des références comme Grzegorz Krychowiak ou Łukasz Piszczek. Néanmoins, les Polonais restent sur une préparation mitigée avec surtout un nul concédé à domicile contre la modeste Lituanie ayant mis en lumière les faiblesses défensives de l'équipe.[réf. nécessaire] L'Irlande du Nord, nouvel arrivant dans la compétition, est le petit Poucet du groupe. Première d'un groupe abordable, elle est, avec ses 22 clubs représentés, la sélection dont les joueurs sont les plus dispersés et ne comporte aucun joueur local. Plus limitée que l'Ukraine et la Pologne[réf. nécessaire], elle n'est qu'outsider à une qualification.

Lors du premier match, la Pologne défait difficilement une Irlande du Nord archi-défensive sur la plus petite des marges grâce à un but de Milik (1-0). C'est la première victoire de l'histoire dans un Euro pour la Pologne. Dans l'autre rencontre, les champions du monde, l'Allemagne, viennent difficilement à bout de l'Ukraine au terme d'un match enlevé (2-0). Manuel Neuer et Andriy Pyatov ont réalisé de nombreuses parades. Lors de la deuxième journée, l'Ukraine, qui partait largement favorite face à l'Irlande du Nord, connaît un revers qui l'élimine quasiment de la compétition (0-2). Bien plus offensifs qu'au premier match, les Nord-Irlandais marquent sur coup de pied arrêté avant de doubler le score en toute fin de match contre une Zbirna méconnaissable[réf. nécessaire] dans tous les domaines dont l'échec est massivement attribué au coaching de Mikhaïl Fomenko chez les médias ukrainiens[65]. Les Jovto-Blakytni[Quoi ?] deviennent dans la foulée la première équipe, et la seule lors des deuxièmes journées, à être mathématiquement éliminée de l'Euro à la suite du match nul entre des Allemands en manque d'efficacité offensive et Polonais solides défensivement malgré un manque d'engagement offensif, la première rencontre de l'Euro à se finir sans but (0-0). À la dernière journée, l'Allemagne bat une Irlande du Nord largement dominée mais dont le gardien a effectué de nombreuses parades pour maintenir le score léger (1-0). Dans le derby des deux organisateurs de la dernière édition de l'Euro, la Pologne défait une Ukraine dominatrice mais en manque total de réalisme et qui termine sa compétition avec trois défaites sans le moindre but marqué (0-1).

Groupe DModifier

Classement du Groupe D
  Équipe J G N P Bp Bc Diff Pts
1   Croatie 3 2 1 0 5 3 +2 7
2   Espagne 3 2 0 1 5 2 +3 6
3   Turquie 3 1 0 2 2 4 -2 3
4   République tchèque 3 0 1 2 2 5 -3 1

Match 5 Turquie   0 - 1   Croatie Parc des Princes, Paris

15 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 1)   41e Modrić Spectateurs : 43 842[66]
Arbitrage :   Jonas Eriksson
Rapport

Match 8 Espagne   1 - 0   République tchèque Stadium, Toulouse

15 h CEST
  Historique des rencontres
(  Iniesta) Piqué   87e (0 - 0) Spectateurs : 29 400[67]
Arbitrage :   Szymon Marciniak
Rapport

Match 20 République tchèque   2 - 2   Croatie Stade Geoffroy-Guichard, Saint-Étienne

18 h CEST
  Historique des rencontres
Škoda   76e
Necid   90 + 3e (pén.)
(0 - 1)   37e Perišić
  59e Rakitić
Spectateurs : 38 376[68]
Arbitrage :   Mark Clattenburg
Rapport

Match 21 Espagne   3 - 0   Turquie Allianz Riviera, Nice

21 h CEST
  Historique des rencontres
(  Nolito) Morata   34e
Nolito   37e
(  Jordi Alba) Morata   48e
(2 - 0) Spectateurs : 33 409[69]
Arbitrage :   Milorad Mažić
Rapport

Match 31 République tchèque   0 - 2   Turquie Stade Bollaert-Delelis, Lens

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 1)   10e Yılmaz (Mor  )
  65e Ozan (Topal  )
Spectateurs : 32 836[70]
Arbitrage :   William Collum
Rapport

Match 32 Croatie   2 - 1   Espagne Matmut Atlantique, Bordeaux

21 h CEST
  Historique des rencontres
(  Perišić) Kalinić   45e
(  Kalinić) Perišić   87e
(1 - 1)   7e Morata (Fàbregas  ) Spectateurs : 37 245[71]
Arbitrage :   Björn Kuipers
Rapport


Ce groupe D est considéré par de nombreux médias comme le groupe de la mort[72]. Il comporte les double tenants du titre espagnols. Citée parmi les favorites de la compétition, l'Espagne part favorite de son groupe. Éliminée de la Coupe du monde 2014 au Brésil après seulement deux matchs, la sélection a trouvé un nouvel élan par la suite.[réf. nécessaire] En effet, la Roja ressort d'une campagne de qualification presque parfaite, avec neuf victoires pour une seule défaite (1-2 en Slovaquie) et seulement trois buts encaissés. Après les sacres en Ligue des champions du Real Madrid et en Ligue Europa de Séville, les Espagnols viennent affirmer leur suprématie sur l'Europe en tant que sélection. Toutefois, l'Espagne de 2014 était dans la même configuration à la veille du Mondial. La République tchèque et la Turquie se retrouvent après les éliminatoires, où elles avaient terminé, respectivement, 1re et 3e de groupe devant les Pays-Bas qu'elles étaient parvenues à battre. Ces deux équipes comptent des individualités renommées comme les Tchèques Tomáš Rosický d'Arsenal ou Jaroslav Plašil de Bordeaux, ainsi que le Turc Arda Turan du FC Barcelone. La République tchèque a réalisé une préparation inégale, battant la Russie mais perdant à domicile contre la Corée du Sud. Lors de sa précédente participation à une phase finale lors de l'Euro 2008, la Turquie était parvenue à renverser des situations compromises en fin de match contre la République tchèque et la Croatie. Aux exceptions d'un nul contre la Grèce et d'une défaite contre l'Angleterre, les Turcs ont remporté tous leurs matchs de préparation. La quatrième équipe de ce groupe, la Croatie, fait partie des principaux outsiders de cette compétition, grâce à certains de ses plus grands joueurs. L'Intériste Ivan Perisić, le Barcelonais Ivan Rakitić et les Madrilènes Luka Modrić et Mateo Kovačić figurent dans le milieu de terrain des Vatreni. La Croatie peut s'appuyer également sur le turinois Mario Mandžukić en attaque. Les Croates sont toutefois minés par de nombreux problèmes internes tels que les polémiques liées au président controversé du Dinamo Zagreb, l'instabilité des sélectionneurs (trois changements depuis 2012 dont une démission et un licenciement) et l'attitude des supporters croates lors des rencontres opposant la Croatie à l'Italie en qualification (jets de fumigènes et affaire de la croix gammée)[réf. nécessaire]. En raison du conflit qui l'oppose à son sélectionneur Ante Čačić, le scouser Dejan Lovren a été écarté. Les Vatreni retrouvent les Espagnols, qu'ils avaient affrontés lors du dernier Euro et qu'ils avaient été proches d'éliminer en phase de groupe.[réf. nécessaire]

Lors d'un premier match, tendu, entre Turcs et Croates, les joueurs balkaniques l'emportent sur la plus petite des marges face aux joueurs de Fatih Terim (1-0). Luka Modrić, inscrit le but de la victoire d'une reprise de volée en première période, alors que le gardien turc, Volkan Babacan, est sauvé par deux fois par sa barre transversale sur des tirs du capitaine Darijo Srna et de l'ailier Ivan Perisić en seconde période. Pour son entrée en lice, les Ibériques, tenants du titre, ne percent la défense tchèque qu'en fin de match après avoir peiné à trouver la faille dans la solide équipe du gardien londonien Petr Čech (1-0). Après une domination presque totale, la Croatie perd face à l'équipe tchèque, qui a tenu jusqu'au bout des dix minutes de temps additionnel (2-2). Les Tchèques n'ont eu des occasions que lors du temps additionnel, dans un match marqué par des jets de fumigènes de la part des supporteurs croates et l'explosion d'un pétard, secouant un stadier français[73]. L'Espagne, elle, domine son match contre la Turquie (3-0) et se qualifie. Pour son dernier match, la Turquie est au bord de l'élimination, elle affronte la République tchèque, alors troisième du groupe. La Turquie remporte son match 2-0 grâce à des buts de Burak Yılmaz et de Ozan Tufan. La Turquie reprend espoir en faisant partie pour le moment des 4 meilleurs troisième. L'Espagne affronte la Croatie en tant que favori et déjà qualifié même s'il elle doit assurer sa première place afin d'éviter l'Italie en huitième. La Croatie, elle, est pratiquement qualifié avant le match. La Roja ouvre le score grâce à Álvaro Morata qui signe son troisième but dans la compétition. Malgré cela, la Croatie égalise juste avant la mi-temps d'un but de Nikola Kalinić. La Croatie pousse en seconde période, profitant des quelques erreurs de l'Espagne et parvient à marquer en fin de match, à la 87e minute à la suite d'un contre conclu par Ivan Perišić. La Croatie prend donc la tête du groupe et oblige l'Espagne à rencontrer l'Italie en huitième.

Groupe EModifier

Classement du Groupe E
  Équipe J G N P Bp Bc Diff Pts
1   Italie 3 2 0 1 3 1 +2 6
2   Belgique 3 2 0 1 4 2 +2 6
3   Irlande 3 1 1 1 2 4 -2 4
4   Suède 3 0 1 2 1 3 -2 1

Match 9 Irlande   1 - 1   Suède Stade de France, Saint-Denis

18 h CEST
  Historique des rencontres
(  Coleman) Hoolahan   48e (0 - 0)   71e (csc) Clark Spectateurs : 73 419[74]
Arbitrage :   Milorad Mažić
Rapport

Match 10 Belgique   0 - 2   Italie Parc Olympique lyonnais, Décines-Charpieu

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 1)   32e Giaccherini (Bonucci  )
  90+3e Pellè (Candreva  )
Spectateurs : 55 408[75]
Arbitrage :   Mark Clattenburg
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Match 19 Italie   1 - 0   Suède Stadium, Toulouse

15 h CEST
  Historique des rencontres
(  Zaza) Éder   88e (0 - 0) Spectateurs : 29 600[76]
Arbitrage :   Viktor Kassai
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Match 22 Belgique   3 - 0   Irlande Matmut Atlantique, Bordeaux

15 h CEST
  Historique des rencontres
(  De Bruyne) R. Lukaku   48e
(  Meunier) Witsel   61e
(  Hazard) R. Lukaku   70e
(0 - 0) Spectateurs : 39 493[77]
Arbitrage :   Cüneyt Çakır
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Match 35 Italie   0 - 1   Irlande Stade Pierre-Mauroy, Villeneuve-d'Ascq

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0)   85e Brady (Hoolahan  ) Spectateurs : 44 268[78]
Arbitrage :   Ovidiu Hațegan
Rapport

Match 36 Suède   0 - 1   Belgique Allianz Riviera, Nice

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0)   84e Nainggolan (Hazard  ) Spectateurs : 34 011[79]
Arbitrage :   Felix Brych
Rapport


Le groupe E est l'autre poule prétendant au statut de groupe de la mort[72]. Il est composé de l'un des outsiders de cet Euro, la Belgique, qui retrouve un Championnat d'Europe après seize années. Deuxième au classement FIFA et composée de joueurs évoluant parmi les plus grands clubs mondiaux, l'équipe des Diables Rouges tentera de faire valoir ses qualités, malgré le forfait de son capitaine et défenseur, le citizen Vincent Kompany. Autre favori de ce groupe, l'Italie est le finaliste sortant du dernier Euro et est l'une des équipes invaincues en qualifications (avec l'équipe d'Autriche et l'équipe d'Angleterre). La Squadra Azzurra retrouve l'équipe irlandaise, qui se trouve en position d'outsider face aux équipes belges et italiennes, et face à la Suède. La sélection du trèfle a su tenir tête aux champions du monde allemands en éliminatoires (victoire et match nul). La Suède, quant à elle, compte énormément sur Zlatan Ibrahimovic pour s'extraire de cette phase de groupe, ce qu'elle n'a pas réussi à faire quatre ans plus tôt.

Équipe en moyenne la plus vieille du tournoi[réf. nécessaire], l'Irlande fait match nul face à la Suède, dans un match opposant les deux outsiders, en ouvrant le score d'une reprise de volée du canari Wes Hoolahan. Sur une des seules percées de son attaquant-vedette Zlatan Ibrahimovic, la sélection jaune obtient le point du nul sur un auto-goal de Ciaran Clark. Dans le match des favoris, la Squadra Azzurra réussit à battre l'équipe belge malgré une occasion pour Lukaku à la suite d'un contre et gagne (2-0). Lors de la deuxième journée, l'Italie bat la Suède (1-0). Éder marque en toute fin de match, après une percée dans la défense nordique. La « Squadra Azzurra » est donc qualifiée. La Belgique, elle, a profité de son deuxième match de la compétition pour reprendre un peu de confiance contre la formation irlandaise (3-0) après une seconde période aboutie grâce à un doublé de Romelu Lukaku et un but de Axel Witsel. Cette non-victoire irlandaise assure à l'Italie la première place définitive du groupe E et permet à la Belgique de viser la deuxième place en cas de non-défaite contre la Suède. L'Irlande, elle, a besoin d'une victoire contre l'Italie pour se qualifier.

Au terme de la troisième journée, l'équipe de Martin O'Neill bat l'équipe B de la Squadra Azzurra (déjà assurée de la première place du groupe) grâce à une tête à la 85e minute de Robbie Brady. Dans le même temps, le joueur de l'AS Rome, Radja Nainggolan, offre la victoire aux Diables Rouges face à la Suède, garantissant ainsi aux joueurs de Marc Wilmots la deuxième place du groupe. Zlatan Ibrahimovic prend sa retraite internationale après cette défaite.

Groupe FModifier

Classement du Groupe F
  Équipe J G N P Bp Bc Diff Pts
1   Hongrie 3 1 2 0 6 4 +2 5
2   Islande 3 1 2 0 4 3 +1 5
3   Portugal 3 0 3 0 4 4 0 3
4   Autriche 3 0 1 2 1 4 -3 1

Match 11 Autriche   0 - 2   Hongrie Matmut Atlantique, Bordeaux

18 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0)   62e Szalai (Kleinheisler  )
  87e Stieber (Priskin  )
Spectateurs : 34 424[80]
Arbitrage :   Clément Turpin
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Match 12 Portugal   1 - 1   Islande Stade Geoffroy-Guichard, Saint-Étienne

21 h CEST
  Historique des rencontres
(  Gomes) Nani   31e (1 - 0)   50e B. Bjarnason (Guðmundsson  ) Spectateurs : 38 742[81]
Arbitrage :   Cüneyt Çakır
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Match 23 Islande   1 - 1   Hongrie Stade Vélodrome, Marseille

18 h CEST
  Historique des rencontres
G. Sigurðsson   40e (pén.) (1 - 0)   88e (csc) Sævarsson Spectateurs : 60 842[82]
Arbitrage :   Sergei Karasev
Rapport

Match 24 Portugal   0 - 0   Autriche Parc des Princes, Paris

21 h CEST
  Historique des rencontres
(0 - 0) Spectateurs : 44 291[83]
Arbitrage :   Nicola Rizzoli
Rapport

Match 33 Islande   2 - 1   Autriche Stade de France, Saint-Denis

18 h CEST
  Historique des rencontres
(  Árnason) Böðvarsson   18e
(  Teddy Bjarnason) Traustason   90+4e
(1 - 0)   60e Schöpf Spectateurs : 68 714[84]
Arbitrage :   Szymon Marciniak
Rapport

Match 34 Hongrie   3 - 3   Portugal Parc Olympique lyonnais, Décines-Charpieu

18 h CEST
  Historique des rencontres
Gera   19e
Dzsudzsák   47e   55e
(1 - 1)   42e Nani (Ronaldo  )
  50e Ronaldo (João Mário  )
  62e Ronaldo (Quaresma  )
Spectateurs : 55 514[85]
Arbitrage :   Martin Atkinson
Rapport


Ce groupe F oppose un outsider attendu du tournoi, le Portugal de Cristiano Ronaldo, à trois équipes jugées plus faibles, mais qui ont néanmoins montré de réelles qualités sur la phase qualificative. Le Portugal tentera de se racheter auprès de ses supporteurs après son échec à la Coupe du monde au Brésil. Ils sont opposés au premier match à l'Islande de l'ancien joueur barcelonais Eidur Smári Guðjohnsen. Pour se qualifier pour leur première compétition internationale, les Strákarnir okkar ont notamment éliminé les Oranje néerlandais, battu la République tchèque et terminé deuxième devant la Turquie. L'Autriche a obtenu pour la première fois sa qualification sur le terrain à l'issue d'un quasi-sans-faute (un seul match nul), battant notamment la Russie à deux reprises sans David Alaba et en battant la Suède à Stockholm avec quatre buts inscrits. L'équipe d'Autriche peut s'appuyer sur un quatuor offensif. Elle retrouve le pays avec lequel elle forma pendant longtemps une seule entité géographique : la Hongrie. La moitié des joueurs des Magyars magiques évolue dans le championnat national et l'autre moitié à l'étranger. Comptant avant tout sur une discipline exemplaire en phase de groupe, le match de barrages retour remporté contre la Norvège a marqué un véritable tournant[réf. nécessaire], la Hongrie étant parvenue par la suite à poursuivre le développement de son jeu offensif et à déstabiliser la Croatie, la Côte d'Ivoire et l'Allemagne en préparation.

Dans le derby des descendants de l'Empire austro-hongrois, la sélection hongroise défait la sélection autrichienne au terme d'un match disputé (2-0). L'Autriche voit sa série de neuf victoires consécutives en match de compétition officielle prendre fin. Le gardien Gábor Király bat le record du joueur le plus âgé ayant joué sur le terrain pendant un Euro avec ses quarante ans. Ce record était auparavant détenu par Lothar Matthäus à l'Euro 2000 (trente-neuf ans). Peu après, l'Islande contraint le Portugal au match nul après avoir été mené à la mi-temps pour ce qui est son premier match de phase finale de compétition internationale (1-1). Cristiano Ronaldo s'est montré inefficace face à la défense islandaise. Lors de la deuxième journée du groupe, la Hongrie et l'Islande s'affrontent. L'Islande était à quelques minutes d'une première victoire en compétition internationale après avoir ouvert le score par Gylfi Sigurdsson, mais la Hongrie égalise dans les derniers instants du match (1-1). Quelques instants plus tard au Parc des Princes, l'Autriche parvient à tenir le nul contre le Portugal de Cristiano Ronaldo qui a notamment raté un penalty (0-0). Les Autrichiens sont apparus en faiblesse offensive, loin de ce que David Alaba et le quatuor d'attaque avaient démontré en qualifications (seulement trois tirs au cours du match), mais Robert Almer s'est illustré par ses nombreuses parades décisives tandis que les Lusitaniens ont été maladroits, retenus par la défense autrichienne, ou malchanceux (deux poteaux). Dans le match le plus prolifique des phases de groupes, Hongrois et Portugais se tiennent coude à coude (3-3). Menés à trois reprises, Cristiano Ronaldo et les siens obtiennent un match nul qui leur assure la qualification. Alors qu'une victoire l'aurait également qualifiée, l'Autriche de Marcel Koller subit sa deuxième défaite contre l'Islande (2-1). Les Vikings accrochent la deuxième place de ce groupe et se qualifient, pour leur première participation à une compétition, pour les huitièmes de finale.

Meilleurs troisièmesModifier

ClassementModifier

Seules les 4 meilleures équipes classées troisièmes de leur poule peuvent accéder aux huitièmes de finale. Pour les désigner, un classement est effectué en comparant les résultats de chacune des 6 équipes :

Règles de départage :

  1. plus grand nombre de points obtenus ;
  2. meilleure différence de buts ;
  3. plus grand nombre de buts marqués ;
  4. classement du fair-play (deux cartons jaunes dans le même match ou un carton rouge direct équivalent à -3 points, et un carton jaune à -1 point) ;
  5. position dans le classement par coefficient des équipes nationales masculines de l’UEFA.
Classement
Rang Équipe Groupe Points Buts Fair-play
Pts J G-N-P Diff. Bp Bc CJ CR CRD FP
1   Slovaquie B 4 3 1-1-1 0 3 3 7 0 0 -7
2   Irlande E 4 3 1-1-1 -2 2 4 5 0 0 -5
3   Portugal F 3 3 0-3-0 0 4 4 2 0 0 -2
4   Irlande du Nord C 3 3 1-0-2 0 2 2 4 0 0 -4
5   Turquie D 3 3 1-0-2 -2 2 4 7 0 0 -7
6   Albanie A 3 3 1-0-2 -2 1 3 8 1 0 -11

     Équipe qualifiée en tant que meilleure 3e.

Appariements en huitièmes de finaleModifier

Puisque quatre des six groupes placent une troisième équipe dans le tableau final, les différentes combinaisons formées par les groupes de provenance des équipes qualifiées servent à les répartir contre les premiers des groupes A à D (voir tableau final ci-dessus), comme suit[86] :

Appariements des huitièmes de finale en fonction des groupes d'origine des repêchés du premier tour
Groupes d'origine
des meilleurs 3e
Adversaires de
[1A]   France [1B]   Pays de Galles [1C]   Allemagne [1D]   Croatie
A B C D [3C]   Irlande du Nord [3D]   Turquie [3A]   Albanie [3B]   Slovaquie
A B C E [3C]   Irlande du Nord [3A]   Albanie [3B]   Slovaquie [3E]   Irlande
A B C F [3C]   Irlande du Nord [3A]   Albanie [3B]   Slovaquie [3F]   Portugal
A B D E [3D]   Turquie [3A]   Albanie [3B]   Slovaquie [3E]   Irlande
A B D F [3D]   Turquie [3A]   Albanie [3B]   Slovaquie [3F]   Portugal
A B E F [3E]   Irlande [3A]   Albanie [3B]   Slovaquie [3F]   Portugal
A C D E [3C]   Irlande du Nord [3D]   Turquie [3A]   Albanie [3E]   Irlande
A C D F [3C]   Irlande du Nord [3D]   Turquie [3A]   Albanie [3F]   Portugal
A C E F [3C]   Irlande du Nord [3A]   Albanie [3F]   Portugal [3E]   Irlande
A D E F [3D]   Turquie [3A]   Albanie [3F]   Portugal [3E]   Irlande
B C D E [3C]   Irlande du Nord [3D]   Turquie [3B]   Slovaquie [3E]   Irlande
B C D F [3C]   Irlande du Nord [3D]   Turquie [3B]   Slovaquie [3F]   Portugal
B C E F [3E]   Irlande [3C]   Irlande du Nord [3B]   Slovaquie [3F]   Portugal
B D E F [3E]   Irlande [3D]   Turquie [3B]   Slovaquie [3F]   Portugal
C D E F [3C]   Irlande du Nord [3D]   Turquie [3F]   Portugal [3E]   Irlande
  • Combinaison réalisée
  • Phase à élimination directeModifier

    Tableau finalModifier

    Huitièmes de finale Quarts de finale Demi-finales Finale
    25 juin 2016, 15 h, Saint-Étienne 30 juin 2016, 21 h, Marseille 6 juillet 2016, 21 h, Décines-Charpieu 10 juillet 2016, 21 h, Saint-Denis
    2e gr. A   Suisse 1 (4) tab
    2e gr. C   Pologne 1 (5) tab    
      Pologne 1 (3) tab
    25 juin 2016, 21 h, Lens
      Portugal 1 (5) tab    
    1er gr. D   Croatie 0
    1er juillet 2016, 21 h, Villeneuve-d'Ascq
    3e gr. F   Portugal 1 ap
      Portugal 2
    25 juin 2016, 18 h, Paris
          Pays de Galles 0    
    1er gr. B   Pays de Galles 1
    7 juillet 2016, 21 h, Marseille
    3e gr. C   Irlande du Nord 0    
      Pays de Galles 3
    26 juin 2016, 21 h, Toulouse
          Belgique 1
    1er gr. F   Hongrie 0
    2 juillet 2016, 21 h, Bordeaux
    2e gr. E   Belgique 4
      Portugal 1 ap
    26 juin 2016, 18 h, Villeneuve-d'Ascq
          France 0
    1er gr. C   Allemagne 3
    3e gr. B   Slovaquie 0    
      Allemagne 1 (6) tab
    27 juin 2016, 18 h, Saint-Denis
          Italie 1 (5) tab    
    1er gr. E   Italie 2
    3 juillet 2016, 21 h, Saint-Denis
    2e gr. D   Espagne 0
      Allemagne 0
    26 juin 2016, 15 h, Décines-Charpieu
          France 2
    1er gr. A   France 2
    3e gr. E   Irlande 1    
      France 5
    27 juin 2016, 21 h, Nice
          Islande 2
    2e gr. B   Angleterre 1
    2e gr. F   Islande 2

    Parmi les nations qualifiées pour la phase finale, toutes celles qui ont déjà remporté une Coupe du monde ou d'Europe se trouvent dans la seconde partie de tableau, ce qui garantit que l'un des finalistes au moins jouera pour obtenir son premier titre. Dans la première partie, seuls la Belgique et le Portugal ont déjà atteint une finale du Championnat d'Europe (Euro 1980 et 2004 respectivement) alors que la Hongrie a quant à elle disputé deux finales de Coupe du monde (1938 et 1954).

    Huitièmes de finaleModifier


    Match 37 Suisse   1 - 1 (ap)   Pologne Stade Geoffroy-Guichard, Saint-Étienne

    15 h CEST
      Historique des rencontres
    (  Derdiyok) Shaqiri   82e (0 - 1, 1 - 1, 1 - 1)   39e Błaszczykowski (Grosicki  ) Spectateurs : 38 842[87]
    Arbitrage :   Mark Clattenburg
    Rapport
    Lichtsteiner  
    Xhaka  
    Shaqiri  
    Schär  
    Rodríguez  
    Tirs au but
    4 - 5
      Lewandowski
      Milik
      Glik
      Błaszczykowski
      Krychowiak

    Dans le premier huitième de finale de ce Championnat d'Europe, l'équipe de Pologne parvient à défaire la Suisse. Deux buts, de Jakub Błaszczykowski et de Xherdan Shaqiri, ne suffisent pas à départager les deux équipes au terme du temps réglementaire et de la prolongation (1-1). La Pologne l'emporte finalement aux tirs au but, Granit Xhaka ratant son penalty pour la Suisse (4-5).


    Match 38 Pays de Galles   1 - 0   Irlande du Nord Parc des Princes, Paris

    18 h CEST
      Historique des rencontres
    McAuley   75e (csc) (0 - 0) Spectateurs : 44 342[88]
    Arbitrage :   Martin Atkinson
    Rapport

    Le derby britannique est remporté par l'équipe du pays de Galles (1-0), grâce à un but contre son camp du défenseur nord-irlandais Gareth McAuley. Les Gallois ont peiné face à une défense nord-irlandaise solide, mais se qualifient tout de même pour leur premier quart de finale d'un Championnat d'Europe[89]. L'Irlande du Nord sort la tête haute après une compétition disputée dans le meilleur état d'esprit, notamment grâce à ses nombreux et exemplaires supporteurs[90],[91],[92].


    Match 39 Croatie   0 - 1 (ap)   Portugal Stade Bollaert-Delelis, Lens

    21 h CEST
      Historique des rencontres
    (0 - 0, 0 - 0, 0 - 0)   117e Quaresma Spectateurs : 33 523[93]
    Arbitrage :   Carlos Velasco Carballo
    Rapport

    Dans un match très fermé, le Portugal arrive à se défaire des Croates (1-0 a.p) grâce à un but de Ricardo Quaresma à la 117e minute. Alors que les attentes sur ce match étaient assez importantes — le Portugal ayant été finaliste de l'Euro 2004 et la Croatie ayant remporté sa poule et atteint par deux fois les quarts de finale de l'Euro —, elles n'ont pas réussi à développer un jeu offensif, en dépit de la présence de joueurs évoluant dans certains des meilleurs clubs européens. La Croatie quitte la compétition après avoir impressionné au premier tour en battant notamment l'Espagne.


    Match 40 France   2 - 1   Irlande Parc Olympique lyonnais, Décines-Charpieu

    15 h CEST
      Historique des rencontres
    (  Sagna) Griezmann   58e
    (  Giroud) Griezmann   61e
    (0 - 1)   2e (pén.) Brady Spectateurs : 56 279[94]
    Arbitrage :   Nicola Rizzoli
    Rapport

    Un doublé éclair d'Antoine Griezmann permet à la France de l'emporter face à l'équipe irlandaise (2-1). Un penalty (obtenu par Shane Long, concédé par Paul Pogba) transformé par Robbie Brady a, dès la 2e minute, donné l'avantage à la Green Army, qui n'aura mené qu'une mi-temps face au pays organisateur.


    Match 41 Allemagne   3 - 0   Slovaquie Stade Pierre-Mauroy, Villeneuve-d'Ascq