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Football aux Jeux olympiques d'été de 1988

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Football aux Jeux olympiques d'été de 1988
Description de l'image Logo JO d'été - Séoul 1988.svg.
Généralités
Sport FootballVoir et modifier les données sur Wikidata
Organisateur(s) KFA/KOC/FIFA/CIO
Éditions 21e édition mais 17e officielle pour la FIFA et 19e officielle pour le CIO[note 1].
Lieu(x) Drapeau : Corée du Sud Séoul
Date 17 septembre - 1er octobre 1988
Nations 16 nations
Épreuves 1
Site(s) 6 (dans 5 villes)

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : France France
Vainqueur Drapeau : URSS Union soviétique (Deuxième titre)
Deuxième Drapeau : Brésil Brésil
Troisième Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest
Buts 95
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau du Brésil Romário (7 buts)

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Le football est un des vingt-trois sports officiels aux Jeux olympiques de 1988. Il n’y a pas de compétition féminine et la compétition masculine se déroule par une phase de groupes puis par des matchs à élimination directe (quarts de finale, demi-finales et finale) du 17 septembre au 1er octobre 1988. Les matchs sont joués dans six stades répartis dans cinq villes sud-coréennes. Le tournoi est organisé par la Korea Football Association (대한축구협회) ainsi que par le Comité olympique sud-coréen (대한체육회). Vingt-et-unième édition d’une épreuve de football lors de Jeux olympiques, il ne s’agit cependant que de la dix-neuvième à être reconnue par le CIO et la dix-septième par la FIFA.

Cette épreuve est limitée aux joueurs professionnels n'ayant jamais participé à une Coupe du monde pour l'Europe et l'Amérique du Sud, mais aucune restriction n'est faite pour les autres confédérations. Les Jeux olympiques de 1992, réservés aux moins de 23 ans, mettront fin à cette règle.

Quinze équipes se sont qualifiées par l'intermédiaire de plusieurs éliminatoires, la Corée du Sud étant automatiquement inscrite en tant que pays hôte. Le Mexique qui s'est qualifié durant les éliminatoires est disqualifié et est remplacé par le Guatemala. La France, tenante du titre, termine dernière de son groupe de qualification et ne participe pas aux Jeux olympiques. La Chine y prend part pour la première fois.

Durant la compétition, la Zambie surprend en battant l'Italie quatre buts à zéro et l'Australie se qualifie pour les quarts de finale. L'Union soviétique remporte son second titre olympique après 1956 en battant en finale le Brésil et son meilleur buteur Romário, qui inscrit sept buts durant la compétition. La médaille de bronze est remportée par l'Allemagne de l'Ouest, qui est récompensée au passage par le trophée du fair-play.

Il faut rappeler que le contexte de la Corée du Sud est, dans les années 1980, celui d'un des quatre dragons asiatiques, faisant partie des Nouveaux pays industrialisés (NPI) et en passe de devenir un pays développé dans les années 1990. Au même moment, le pays connaît un soulèvement d'un million de Sud-Coréens en juin 1987, qui a été violemment réprimé et qui va entraîner la fin de la dictature pour installer un pouvoir démocratique dans le pays.

Sommaire

Acteurs et stadesModifier

ContexteModifier

 
Équipes participantes à la phase qualificative et équipes qualifiées, par confédération. Les pays en foncé correspondent aux pays qualifiés pour les Jeux olympiques.

Les Jeux olympiques d'été de 1988, Jeux de la XXIVe olympiade de l'ère moderne, ont été célébrés du 17 septembre au à Séoul, en Corée du Sud.

La Corée du Nord avait demandé à héberger des épreuves olympiques, dont la compétition de football. Durant les pourparlers en 1986, Juan Antonio Samaranch proposa que la phase de groupe se fasse en Corée du Nord[1]. Cependant aucun accord ne fut trouvé et la Corée du Sud organisa seule les Jeux olympiques.

Seules six sélections présentes ont participé aux Jeux olympiques de 1984 : le Brésil (médaille d'argent), la Yougoslavie (médaille de bronze), l'Italie (quatrième), l'Allemagne de l'Ouest (quart-de-finaliste), l'Irak et les États-Unis (premier tour). La France, tenante du titre, termine dernière de son groupe et ne se qualifie pas pour les Jeux olympiques. 23 sports sont inscrits au programme de la manifestation, dont le football.

Les vainqueurs des coupes du monde des moins de 16 ans 1985 et 1987 (Nigeria et Union soviétique) et les vainqueurs de la coupes du monde des moins de 20 ans 1985 et 1987 (Yougoslavie et Brésil) sont présentes à ce tournoi.

Ce sont les premiers Jeux olympiques où il n'y a pas de boycott d'équipes qualifiées après les éditions 1976 (boycott des pays africains), 1980 (boycott des pays pro-américains) et 1984 (boycott des pays du Pacte de Varsovie)[2].

La disqualification du MexiqueModifier

Quinze équipes se sont qualifiées pendant les éliminatoires. Le Mexique, qui s'était qualifié sur le terrain, est finalement disqualifié : dans le cadre du Championnat d'Amérique du Nord, centrale et Caraïbe de football des moins de 20 ans 1988, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 1989, les Mexicains ont aligné quatre joueurs de plus de 20 ans[3] (Jiménez (es), de la Fuente (es), Mata (es) et Rivera (es)). Révélée par le journaliste mexicain Antonio Moreno, l'affaire pousse la fédération du Guatemala de football à déposer un recours à la CONCACAF contre le Mexique. L'enquête est dirigée par le Salvadorien José Ramón Flores, qui prouve la falsification des âges sur la liste fixée par la Federación Mexicana de Fútbol Asociación (FEMEXFUT).

Après examen de l'affaire, le 30 juin, la FIFA décide d'exclure de toutes les compétitions les différentes sélections mexicaines, les privant ainsi des Jeux olympiques 1988 de Séoul, de la Coupe du monde des moins de 20 ans 1989 en Arabie saoudite et des éliminatoires de la Coupe du monde 1990[4]. Finalement, le Guatemala, qui avait terminé deuxième du groupe derrière le Mexique, récupère sa place et se retrouve dans le groupe B.

Les autres sélectionsModifier

 
L'épreuve de football sur un timbre zambien

La Corée du Sud se prépare aux Jeux olympiques par divers tournois organisés à Séoul : la Coupe du Président 1985 (finaliste[5]), les Jeux asiatiques de 1986 (vainqueur[6]), la Coupe du Président 1987 (vainqueur[7]) et la Coupe du Président 1988 (troisième). Au cours de cette dernière compétition, les équipes olympiques américaine, zambienne, soviétique et irakienne se préparent aussi en vue de ces Jeux[8].

Les championnats soviétiques et d'Allemagne de l'Ouest sont interrompus afin de faciliter la préparation de leurs sélections olympiques respectives, alors que pour les Italiens, la Federazione Italiana Giuoco Calcio (FIGC) a décidé de décaler le début du championnat au 9 octobre 1988 au lieu de mi-septembre[9].

Alors que les matchs olympiques ne sont pas comptabilisés comme matchs officiels[10], les matchs olympiques de l'Australie constituent des matchs FIFA[11]. De même, pour l'Irak, seul le match contre la Zambie est considéré comme officiel[12], alors que pour la Zambie, les matchs contre le Guatemala et l'Irak sont officiels[13]. Ces trois nations sont des sélections A et non des sélections olympiques.

Équipes qualifiéesModifier

Depuis 1984, les joueurs professionnels de football sont autorisés à participer au tournoi olympique. Cependant pour éviter de concurrencer la Coupe du monde de la FIFA, les sélections sud-américaines et européennes sont concernées par une restriction et ne peuvent pas envoyer de joueurs ayant participer à une précédente Coupe du monde, alors que les autres sélections ne sont pas concernées par cette décision. C'est pourquoi plusieurs joueurs ayant participé au Mondial 86 au Mexique sont sélectionnés : les Irakiens Ahmed Radhi, Samir Shaker, Ismail Mohammed, Hussein Saeed, Basil Gorgis, Natik Hashim et Ghanim Oraibi, comme les Sud-Coréens Park Kyung-hoon, Cho Min-kook, Chung Yong-hwan, Noh Soo-jin, Byun Byung-joo, Choi Soon-ho, Kim Joo-sung ont disputé au moins un match[14].

Les 16 équipes qualifiées pour le tournoi final sont[15] :






Entre parenthèses, le nombre de participations aux Jeux olympiques.

Tirage au sortModifier

Le tirage au sort de la phase finale des Jeux olympiques de Séoul a lieu le 8 juin 1988.

La répartition des équipes qualifiées dans chacun des quatre chapeaux a été décidée en tenant compte des critères géographiques, afin d'éviter les confrontations entre équipes du même continent[16].

Composition des quatre groupes pour le premier tour
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
  Suède (A1)   Zambie (B1)   Corée du Sud (C1)[note 5]   Australie (D1)
  Tunisie (A2)   Irak (B2)   Union soviétique (C2)   Yougoslavie (D2)
  Chine (A3)   Italie (B3)   États-Unis (C3)   Brésil (D3)
  Allemagne de l'Ouest (A4)   Mexique (B4)[note 6]   Argentine (C4)[note 7]   Nigeria (D4)

Mais comme le Mexique est disqualifié, le Guatemala hérite de la place du Mexique et prend sa place dans le groupe B, dont voici la nouvelle répartition :

Nouvelle composition des quatre groupes pour le premier tour
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
  Suède (A1)   Zambie (B1)   Corée du Sud (C1)   Australie (D1)
  Tunisie (A2)   Irak (B2)   Union soviétique (C2)   Yougoslavie (D2)
  Chine (A3)   Italie (B3)   États-Unis (C3)   Brésil (D3)
  Allemagne de l'Ouest (A4)   Guatemala (B4)   Argentine (C4)   Nigeria (D4)

Stades retenusModifier

La phase finale se déroule dans six stades en Corée du Sud[17], deux à Séoul et quatre dans les sous-sièges[note 8]. En décentralisant le tournoi olympique de football dans les villes de Gwangju, Pusan, Daejeon et Daegu, le football a permis à tout le pays de participer aux Jeux olympiques.

Ces stades existaient déjà avant la désignation d'organiser les Jeux olympiques, le plus vieux stade datant de 1925 (le stade Dongdaemun), mais des travaux ont été réalisés en vue des Jeux asiatiques de 1986 puis des Jeux olympiques de 1988. Cinq de ces stades ont déjà servi à l'épreuve de football lors des Jeux asiatiques de 1986, que la Corée du Sud a remporté[18].

Sites sud-coréens des Jeux olympiques de 1988
Liste des stades utilisés pour la compétition
Ville Stade Capacité Mise en service
Pusan
(부산시)
Stade Gudeok de Busan (en)[19]
(부산 구덕 운동장)
24 363 1928
Daegu
(대구시)
Stade civique de Daegu (en)[20]
(대구시민운동장 주경기장)
19 467 1948
Daejeon
(대전시)
Stade Hanbat de Daejeon (en)[21]
(대전한밭종합운동장)
20 618 1964
Gwangju
(광주)
Stade Mudeung de Gwangju (en)[22]
(광주무등경기장)
24 304 1965
Séoul
(서울시)
Stade Dongdaemun[23]
(동대문운동장)
22 706 1925
Séoul
(서울시)
Stade olympique de Séoul[24]
(서울올림픽주경기장)
69 950 1977

ArbitresModifier

Les arbitres officiant pour cette compétition ont été désignés par la FIFA. Les arbitres de la compétition viennent de tous les continents. Leurs nationalités ainsi que leurs métiers indiqués dans le rapport officiel sont reportés ici entre parenthèses[25].

Beaucoup d'arbitres ont officié dans des compétitions de jeunes (Coupe du monde des moins de 20 ans et de 16 ans) et arbitrent internationalement depuis les années 1980. L'arbitre le plus expérimenté est le Brésilien Arnaldo Cézar Coelho, qui a déjà officié un match des Jeux olympiques de 1976[26] (Pologne-Iran lors du premier tour) et a arbitré la finale de la Coupe du monde 1982. Le Colombien Jesús Díaz Palacio a également officié dans une autre édition des Jeux olympiques (un match en 1984, Canada-Irak au premier tour)[27].

Afrique (CAF)
Amérique du Nord (CONCACAF)
Amérique du Sud (CONMEBOL)
Asie (AFC)
Europe (UEFA)
Océanie (OFC)

Le rapport de la FIFA stipule que l'arbitrage a été excellent et que la note moyenne établie de tous les arbitres est de 8,2/10[50].

CompétitionModifier

Premier tourModifier

Groupe AModifier

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Suède 5 3 2 1 0 6 3 +3
2   Allemagne de l'Ouest 4 3 2 0 1 8 3 +5
3   Tunisie 2 3 0 2 1 3 6 -3
4   Chine 1 3 0 1 2 0 5 -5
17 septembre Chine   0 3   Allemagne de l'Ouest
17 septembre Suède   2 2   Tunisie
19 septembre Tunisie   1 4   Allemagne de l'Ouest
19 septembre Suède   2 0   Chine
21 septembre Tunisie   0 0   Chine
21 septembre Suède   2 1   Allemagne de l'Ouest





 
Le Polonais Piechniczek dirige la sélection tunisienne pour la deuxième participation aux Jeux olympiques.

Avant le tournoi[51], l'Allemagne de l'Ouest et la Suède[note 9] sont considérées comme favoris.

Lors du match d'ouverture, les novices Chinois ne peuvent rien face aux Allemands, qui gagnent facilement trois buts à zéro. Dans le même temps, les Tunisiens surprennent en menant deux buts à zéro (buts de Dhiab et de Maâaloul) avant de relâcher et de concéder un match nul (deux buts partout), ce qui constitue une première surprise.

Lors de la deuxième journée, la performance tunisienne de la première journée n'est pas réitérée pas : elle tient en échec l'Allemagne de l'Ouest à la mi-temps, mais elle doit céder face à l'armada ouest-allemande, battue sur le score de quatre buts à un, entraînant l'élimination des Tunisiens avant même la fin des matchs de poule, comme la Chine qui ne peut rien faire face aux Suédois.

Lors de la troisième et dernière journée, les deux favoris s'affrontent pour la première place. L'avantage est pour l'Allemagne de l'Ouest, qui a quatre points contre trois pour la Suède. Les Ouest-Allemands ouvrent le score par Walter mais la Suède surprend en inscrivant deux buts, permettant à la Suède de terminer première du groupe. Dans l'autre match, les Tunisiens et les Chinois n'arrivent pas à se départager et ne marquent pas. Les favoris ont tenu leur rang, sans surprise majeure.

Groupe BModifier

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Zambie 5 3 2 1 0 10 2 +8
2   Italie 4 3 2 0 1 7 6 +1
3   Irak 3 3 1 1 1 5 4 +1
4   Guatemala 0 3 0 0 3 2 12 -10
17 septembre Italie   5 2   Guatemala
17 septembre Zambie   2 2   Irak
19 septembre Zambie   4 0   Italie
19 septembre Irak   3 0   Guatemala
21 septembre Zambie   4 0   Guatemala
21 septembre Irak   0 2   Italie






Avant le tournoi[52], l'Italie est favorite dans ce groupe composé d'équipes de moindre importance. L'attaquant Saeed[53] et le défenseur Dirjal[54] de l'Irak disputent leur troisième Jeux olympiques de suite, après 1980 et 1984, faisant d'eux les plus expérimentés en matière de Jeux olympiques.

Lors de la première journée, les Italiens assurent leur rôle de favoris face aux Guatémaltèques, en inscrivant cinq buts[55]. Dans le même temps, les Irakiens et les Zambiens terminent dos à dos, sur le score de deux buts partout, même si les Irakiens étaient plus dangereux que les Zambiens.

Lors de la deuxième journée, les Irakiens battent facilement le Guatemala trois buts à zéro et prennent une option sur la qualification. Au cours de ce match, le gardien de but du Guatemala Piccinini est le plus vieux joueur à jouer ces Jeux olympiques avec 39 ans et 11 jours[2] et a la particularité d'avoir joué les Jeux olympiques de 1976 (2 matchs[note 10]) alors que le plus jeune joueur est le milieu de terrain irakien Hussein[2] qui a 17 et 340 jours.

Dans le même temps, les Zambiens surprennent les favoris italiens, en malmenant leur défense. De plus, K. Bwalya réalise un triplé dont un coup-franc direct à la cinquante-cinquième minute[56]. Il s'agit de la plus grosse sensation de la compétition[57],[58],[59],[60].

Lors de la troisième et dernière journée, les Italiens doivent absolument gagner pour se qualifier mais l'Irak a un avantage puisqu'un match nul lui suffit pour se qualifier. La première période se solde par un score nul et vierge et en quatre minutes, grâce à Rizzitelli et à Mauro, les Italiens reviennent de loin[55] et éliminent les Irakiens, qui sortent la tête haute de la compétition. Quant à la Zambie, elle bat son adversaire guatémaltèque et se qualifie en terminant première du groupe.

Groupe CModifier

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Union soviétique 5 3 2 1 0 6 3 +3
2   Argentine 3 3 1 1 1 4 4 0
3   Corée du Sud 2 3 0 2 1 2 2 0
4   États-Unis 2 3 0 2 1 3 5 -2
18 septembre Corée du Sud   0 0   Union soviétique
18 septembre États-Unis   1 1   Argentine
20 septembre Corée du Sud   0 0   États-Unis
20 septembre Union soviétique   2 1   Argentine
22 septembre Corée du Sud   1 2   Argentine
22 septembre Union soviétique   4 2   États-Unis





 
Le sélectionneur sud-coréen Kim Jung-nam a fort à faire face aux Argentins, aux Américains et aux Soviétiques.

Lors du tirage au sort (le 8 juin 1988[16]), la Corée du Sud avait choisi d'être dans le groupe C, pour pouvoir avoir comme siège Busan[61], mais elle tombe sur deux favoris, l'Union soviétique (finaliste de l'Euro 1988 quelques mois auparavant) et l'Argentine (championne du monde 1986).

Lors de la première journée, les Sud-Coréens tiennent en échec l'un des deux favoris, l'Union soviétique, grâce à une défense sûre et des joueurs mobiles. De même, les Américains tiennent en échec les favoris argentins[62].

Lors de la deuxième journée, le match entre les États-Unis et la Corée du Sud n'a pas permis à l'une des deux équipes de prendre un avantage sur l'autre[63], alors que dans le même temps, le choc Union soviétique-Argentine est attendu. La révélation soviétique à l'Euro 1988, Mikhaïlitchenko a permis de battre les Argentins, moins forts que les Soviétiques.

La dernière journée est capitale pour toutes les équipes : la Corée du Sud est opposée aux Argentins alors que les Américains doivent affronter les leaders soviétiques. Dans le premier match, les Sud-Coréens tiennent tête mais doivent s'incliner face à des Argentins plus professionnels et préparés tactiquement, sur le score de deux buts à un. Dans l'autre match, les Soviétiques écrasent tout suspense dès la première mi-temps avec quatre buts. Les deux buts de Goulet et de Doyle sauvent l'honneur des Américains[64].

Ainsi l'Union soviétique se qualifie facilement[65] alors que les Argentins ont peiné pour faire de même[66].

Groupe DModifier

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Brésil 6 3 3 0 0 9 1 +8
2   Australie 4 3 2 0 1 2 3 -1
3   Yougoslavie 2 3 1 0 2 4 4 0
4   Nigeria 0 3 0 0 3 1 8 -7
18 septembre Australie   1 0   Yougoslavie
18 septembre Brésil   4 0   Nigeria
20 septembre Yougoslavie   3 1   Nigeria
20 septembre Australie   0 3   Brésil
22 septembre Yougoslavie   1 2   Brésil
22 septembre Australie   1 0   Nigeria





 
Frank Farina, ici en 2008, inscrit le seul but australien qui donne la victoire face aux Yougoslaves.

La Yougoslavie et le Brésil, respectivement médaillée de bronze et d'argent lors des Jeux précédents, sont les favoris de ce groupe[67].

Lors de la première journée, le Brésil domine le Nigeria sur le score de quatre buts à zéro[68]. Dans le même temps, les Yougoslaves affrontent les Australiens. Peu expérimentés et entraînés par le Yougoslave Arok, les Australiens emploient comme tactique de perturber sans répit et tout miser sur les contres. La tactique se révèle payante : à la quarante-huitième minute, Farina se fait l'auteur du seul but du match. Cela constitue la première grosse surprise du tournoi.

Lors de la deuxième journée, les Brésiliens confirment leur niveau[68] face aux Australiens grâce à un triplé de Romário, devenant le meilleur buteur du tournoi, alors que les Yougoslaves se ressaisissent face aux Nigérians grâce au doublé de Stojković et Šabanadžović.

Lors de la dernière journée, les deux favoris s'affrontent (le Brésil pour la première place et la Yougoslavie pour la deuxième) alors que les Australiens ont besoin d'un point pour se qualifier face à des Nigérians, déjà éliminés. Dans le premier match, les Yougoslaves dominent mais Taffarel, André Cruz et Bebeto permettent aux Brésiliens de l'emporter[68]. Dans le second, les Australiens patientent mais à la soixante-quinzième minute, Kosmina libère les Australiens et qualifie les Australiens pour les quarts de finale.

L'Australie est la seconde surprise de ce tournoi et se qualifie pour les quarts-de-finale.

Tour finalModifier

Quarts de finale Demi-finales Finale
 25 septembre - Daegu      27 septembre - Busan      1er octobre - Séoul
   Suède  1
   Italie a.p  2  
   Italie  2
 25 septembre - Busan
     Union soviétique a.p  3  
   Union soviétique  3
   Australie  0  
   Union soviétique a.p.  2
 25 septembre - Gwangju
     Brésil  1
   Zambie  0
 27 septembre - Séoul
   Allemagne de l'Ouest  4  
   Allemagne de l’Ouest  1 (2)
 25 septembre - Séoul Troisième place
     Brésil t.a.b.  1 (3)  
   Brésil  1  30 septembre - Séoul
   Argentine  0      Italie  0
   Allemagne de l'Ouest  3

Quarts de finaleModifier

 
Klinsmann (au centre), lors de la demi-finale de la Coupe UEFA 1988-1989 avec le VfB Stuttgart contre le SG Dynamo Dresde, est l'homme du match contre la Zambie, avec trois buts inscrits.

Lors de ce quart-de-finale[69], après son exploit retentissant contre l'Italie, la Zambie affronte l'équipe ouest-allemande, qui prend au sérieux cette équipe. Dès le début du match, le sélectionneur allemand Löhr fait limiter les espaces et K. Bwalya est surveillé par Grahammer. Il cherche aussi à créer des combinaisons rapides pour se démarquer, inspirée de la technique réalisée par la Zambie contre l'Italie. Ainsi les Allemands de l'Ouest ouvrent le score à la dix-huitième minute sur un penalty de Funkel. Les Zambiens attaquent mais la défense ouest-allemande est très disciplinée et empêche les attaques zambiennes. À la vingt-cinquième minute, Klinsmann manque de peu d'inscrire le deuxième but de la tête, mais dix minutes plus tard, il ne rate pas l'occasion d'inscrire le second but. Deux minutes avant la mi-temps, Klinsmann réalise le doublé, mettant fin aux illusions zambiennes.

Durant la seconde période, les Zambiens ont la possession du ballon mais sans réussir à inscrire un but pour sauver l'honneur, pire les Allemands de l'Ouest inscrivent le quatrième but par Klinsmann, réalisant un triplé. Outre Klinsmann, avec le milieu de terrain Wuttke, qui a notamment été à l'origine du troisième but et Grahammer ont été les plus en vue. Il s'agit de la meilleure performance de la Zambie[note 11].


Dans ce quart-de-finale[70], sous une pluie battante et sur une pelouse très glissante, l'Australie tient bon toute la première mi-temps, grâce aux nombreux arrêts d'Olver face aux tirs de Lossev, Lioutyi, Narbekovas et Mikhailitchenko.

Aux cinquantième et cinquante-quatrième minutes, la défense australienne ne peut arrêter les offensives que de manière irrégulière, concédant deux pénaltys transformés par Dobrovolski. Le troisième but est l’œuvre de Mikhaïlitchenko, auteur d'une remarquable reprise de la tête sur un coup franc de la droite à la soixante-deuxième minute. À la soixante-huitième minute, l'Australien Mitchell écope d'un carton rouge direct.

Surprenant quart-de-finaliste, le milieu de terrain australien n'a rien pu faire et les attaquants ne sont pratiquement jamais parvenus à se mettre en évidence. La défense a souvent eu comme seuls recours des interventions irrégulières pour éviter le pire. L'Australie atteint le même stade que lors des Jeux olympiques de 1956.


 
L'Italien Evani, ici en 1992, est averti lors du match contre la Suède.

Pour ce troisième quart-de-finale[71], à la suite de la défaite surprise contre la Zambie, l'Italie est attendue au tournant face à une Suède première de son groupe. Dès le coup d'envoi, elle attaque et se crée les premières occasions. La première mi-temps est plutôt calme, grâce aux deux gardiens de but.

En seconde période, à la cinquantième minute, les Italiens ouvrent le score grâce à Virdis. Puis les Suédois font tout pour égaliser, acculant les Italiens dans leur camp. Sur un corner à la quatre-vingt-quatrième minute, ils égalisent par Hellström[72]. Le match se termine sur un score d'un but partout, nécessitant une prolongation.

Lors de la prolongation[55], à la quatre-vingt-dix-huitième minute, sur une contre-attaque, le milieu de terrain italien Crippa frappe des vingt-cinq mètres. Le ballon est dévié par le défenseur Arnberg[73], qui trompe S. Andersson[74]. Malgré quelques occasions de part et d'autre, l'Italie remporte le match sur le score de deux buts à un[75],[note 13].

La Suède[75] peut regretter les occasions ratées, puisqu'au cours du temps réglementaire, M. Andersson[76] a raté un penalty.


Pour ce dernier quart-de-finale[77], la première période est pauvre en occasion. Malgré un bon début des Argentins lors de la seconde période, le Brésil va dominer la partie : les attaquants brésiliens se heurtent au gardien argentin Islas, mais à un quart d'heure de la fin, Geovani Silva trouve enfin l'ouverture, sur un tir perfide et brossé de plus de vingt-cinq mètres[68]. Les Argentins ne s'en sortent pas, et grâce aux arrêts d'Islas, l'Argentine ne perd que d'un but. Carlos Alfaro Moreno qui avait marqué lors de tous les matchs argentins dans ce tournoi resta muet, ce qui montre bien les difficultés rencontrées par les Argentins dans le tournoi.

Demi-finalesModifier

 
Le défenseur napolitain Ferrara, ici lors de la saison 1987-1988, est expulsé lors de la prolongation.

Lors de la première demi-finale[78], la première mi-temps se fait avec une retenue. En seconde période, les Soviétiques se lancent à l'attaque mais contre le cours du jeu, les Italiens par l'intermédiaire de Virdis ouvrent le score à la cinquantième minute, sur une reprise de la tête. Les Soviétiques continuent leur effort et sont récompensés à la soixante-dix-huitième minute par Dobrovolski. Le match se termine par un score d'un but partout et doit continuer par une prolongation.

Dès le début de la prolongation, après un tir sur la barre de Mikhailitchenko, Narbekovas prend de court les Italiens, permettant aux Soviétiques de mener pour la première fois du match. Ces derniers bénéficient de l'expulsion de Ferrara à la quatre-vingt-seizième minute, ce qui va leur permettre d'aggraver le score à la cent-sixième minute par Mikhaïlitchenko. Mais deux minutes plus tard, les Italiens réagissent par Carnevale, ce qui reste insuffisant pour éviter la défaite trois buts à deux[55].

L'Union soviétique se qualifie pour la seconde fois pour la finale des Jeux olympiques après 1956.


 
Taffarel, ici en 2012, héros de la demi-finale, arrêtant un penalty et deux tirs au but.

Lors de la seconde demi-finale[79], les Brésiliens sont offensifs dès le début et sur un centre de Geovani Silva, ils touchent la barre. À la seizième minute, les Allemands réagissent et Mill reprend la balle de la tête, qui passe au-dessus.

En seconde période, à la cinquantième minute, sur un coup franc de Wuttke, Fach s'élève plus haut que les défenseurs brésiliens et ouvre le score. Les différents remplacements permettent aux Brésiliens de repartir à l'avant et à la soixante-dix-neuvième minute, Milton centre au second poteau pour Romário qui égalise. Mais la joie de l'égalisation va servir à Klinsmann qui va être stoppé irrégulièrement, ce qui provoque un penalty. Mais Taffarel arrête le penalty de Funkel. Cela va peser sur le mental des Allemands. Au bout du temps réglementaire, les deux équipes sont à égalité, il faut les départager avec la prolongation[68].

Malgré une domination des Brésiliens et une défense allemande toujours aux aguets, la prolongation ne départage pas les deux équipes et il faut en passer aux tirs au but.

Durant la séance de tirs au but, le duel Taffarel-Kamps va tourner à l'avantage de Taffarel, qui arrête les tirs de Janssen et de Wuttke[80], alors que Klinsmann tire sur le poteau. Kamps arrête seulement le tir au but d'André Cruz. Devant 65 000 spectateurs, Le Brésil se qualifie pour sa seconde finale consécutive.

Petite finaleModifier

 
Kleppinger (à droite), lors du match de coupe d'Allemagne 1986-1987 contre Mayence, marque le deuxième but contre l'Italie.

Pour la petite finale[81], le match entre les deux équipes est vu comme un match de haut niveau. La Squadra azzurra attaque d'entrée mais l'Allemagne de l'Ouest mise sur la défense et les contres rapides de Klinsmann et de Mill. Sur une passe de Wuttke et avec le soutien de Mill, Klinsmann ouvre le score dès la cinquième minute aux cinq mètres. Malgré des remaniements du sélectionneur italien Rocca, la défense italienne encaisse un deuxième but à la dix-huitième minute par une tête de Kleppinger sur un corner de Wuttke au premier poteau, prolongé de la tête par Schulz. Malgré ces deux buts, l'Italie continue d'attaquer mais se heurte au gardien de but allemand Kamps[55].

En seconde période, les Italiens continuent à être offensifs pour réduire l'écart. À la cinquantième minute, Virdis marquait un but mais son but était annulé pour hors-jeu. Puis, plus tard, Crippa expédie un tir des trente-cinq mètres sur la transversale. Ce manque de réussite va se faire sentir à vingt minutes de la fin quand Schreier aggrave le score à trois buts à zéro à la suite d'une série de combinaisons terminées par Kleppinger. À la fin, sur une erreur de Schulz, les Italiens sont tout proches de réduire le score mais Kamps s’interpose encore. L'Allemagne de l'Ouest remporte la médaille de bronze, ce qui constitue la meilleure performance du pays aux Jeux olympiques[82],[83].

FinaleModifier

 
Iouri Savitchev, avec le maillot de FC Sankt Pauli, permet de donner le titre olympique à l'Union soviétique.

Pour la finale[84], les deux équipes doivent se passer de plusieurs joueurs (Ademir et Geovani pour le Brésil et Tcherednik pour les Soviétiques). Devant 74 000 spectateurs, le Brésil (déjà finaliste en 1984) est le plus dangereux en créant des situations chaudes dans la surface de Kharine, mais les Soviétiques rééquilibrent le jeu. Mais contre le cours du jeu, sur un corner de Neto tiré au second poteau, Romário marque le premier but du pied droit à trois mètres du but, à la suite d’une mauvaise sortie de Kharine. Quelques occasions sont concédées de part et d'autre mais à la mi-temps, le Brésil mène un but à zéro[85].

À la reprise, le sélectionneur Bychovets remplace Narbekovas par Savitchev. Ce changement va se révéler payant. Sa grande taille (1,81 m) permet d'accentuer la pression soviétique. Au milieu de terrain, les Soviétiques Mikhailitchenko et Kouznetsov s'assurent du contrôle du jeu et la défense brésilienne est aux abois, pour preuve la faute d'Andrade sur Savitchev à l'entrée de la surface amène le Brésil à concéder un penalty. Dobrovolski transforme le penalty à la soixantième minute, en prenant à contre-pied Taffarel. Le Brésil retrouve son côté offensif et même si deux penalties auraient pu être sifflés par l'arbitre français Gérard Biguet, le match se termine sur un score d'un but partout et doit se départager par une prolongation[85].

Durant la prolongation, la fatigue se fait ressentir. Mais à la cent-troisième minute, sur une déviation de la tête de Lioutyi, Savitchev part des quarante mètres, prend de vitesse André Cruz, lobe aux dix-huit mètres Taffarel et inscrit le second but soviétique[65]. Les Soviétiques se retrouvent en difficulté quand Tatartchouk reçoit un carton rouge après son second avertissement à la cent-dixième minute. Mais les Brésiliens n'en profitent pas puisque deux minutes plus tard, Edmar reçoit un carton rouge direct. Dans les dernières minutes, Kharine préserve la victoire en intervenant sur un tir d'André Cruz[85].

L'Union soviétique remporte son second titre olympique après celui de 1956, alors que le Brésil échoue une seconde fois de suite en finale. Les Brésiliens ont fait un marquage en zone qui n'a pas fonctionné et qui laissait une trop grande liberté aux attaquants adverses. Les attaquants brésiliens n'ont pu s'exprimer du fait d'un marquage serré[86].

StatistiquesModifier

MédaillésModifier

 
Médaillé d’argent

 
Brésil
 
Champion olympique

 
Union soviétique
2d titre
 
Médaillé de bronze

 
Allemagne de l'Ouest


Au terme du tournoi, l'équipe d'Union soviétique olympique de football, sous la direction du sélectionneur Anatoli Bychovets, remporte sa deuxième médaille d’or olympique après 1956.

Les footballeurs soviétiques Kharine, Ketachvili, Skliarov, Tcherednik, Ianonis, Tichtchenko, Kouznetsov, Ponomarev, Borodiouk[note 14], Dobrovolski, Lioutyi, Iarovenko, Fokine, Tatarchouk, Mikhaïlitchenko, Proudnikov, Lossev, Gorloukovitch, Savitchev et Narbekovas reçoivent une médaille d’or[65].

Seul Mikhaïlitchenko avait participé à l'Euro 1988, où l'Union soviétique avait terminé finaliste. Mikhaïlitchenko recevra le titre de Footballeur soviétique de l'année 1988 pour les performances réalisées au cours de l'année[87].

L'Allemagne de l'Ouest remporte le trophée du fair-play, appelé Trophée Sport-Billy[88].

ButeursModifier

 
Romário termine meilleur buteur du tournoi, avec sept buts, et signe quelques jours plus tard au PSV Eindhoven, ici à l'entraînement le 27 février 1989.

Les buteurs lors de ces Jeux sont présentés dans ce classement[89] : le Brésilien Romário, joueur du Vasco da Gama, termine meilleur buteur de la compétition avec sept buts.

Quatre-vingt-quinze buts sont inscrits dans ce tournoi, dont treize penaltys marqués sur dix-huit sifflés.

Le seul but contre son camp est marqué à la soixante-dix-septième minute du match Irak-Guatemala, à la suite d'une frappe croisée non cadrée du numéro 9 irakien, Ismael Sharef[90], qui est poussé involontairement dans le but en voulant contrer la balle par le défenseur Mazariegos[91].

7 buts
6 buts
5 buts
4 buts
3 buts
2 buts

1 but

Contre-son-camp

ClassementModifier

 
Classement final pour l'épreuve de football.

À la fin du tournoi, la FIFA attribue un classement final, en lien avec les performances de chaque équipe[145],[146] :

Classement final
Rang Équipe J V N D Bp Bc Diff Pts
1   Union soviétique 6 5 1 0 14 6 +8 11
2   Brésil 6 4 1 1 12 4 +8 9
3   Allemagne de l'Ouest 6 4 1 1 16 4 +12 9
4   Italie 6 3 0 3 11 13 –2 6
5   Zambie 4 2 1 1 10 6 +4 5
6   Suède 4 2 1 1 7 5 +2 5
7   Australie 4 2 0 2 2 6 –4 4
8   Argentine 4 1 1 2 4 5 –1 3
9   Irak 3 1 1 1 5 4 +1 3
10   Yougoslavie 3 1 0 2 4 4 0 2
11   Corée du Sud 3 0 2 1 1 2 –1 2
12   États-Unis 3 0 2 1 3 5 −2 2
13   Tunisie 3 0 2 1 3 6 −3 2
14   Chine 3 0 1 2 0 5 –5 1
15   Nigeria 3 0 0 3 1 8 –7 0
16   Guatemala 3 0 0 3 2 12 –10 0

Ces Jeux olympiques constituent la meilleure performance de la Chine[note 26], de la Tunisie, de la Zambie et de l'Allemagne de l'Ouest[note 27]. Quant à l'Union soviétique et au Brésil, ils égalent leur meilleure performance (médaille d'or pour l'Union soviétique en 1956 ; médaille d'argent en 1984 pour le Brésil).

BilanModifier

SpectateursModifier

 
Le gardien italien et de la Sampdoria Gianluca Pagliuca en 1989.

Ce tournoi a accueilli 504 965 spectateurs d'après le CIO[147], 728 712 d'après la FIFA, ce qui est satisfaisant mais pas suffisant pour la FIFA[148], comparé aux 1 421 627 aux Jeux olympiques de 1984. Lors des matchs de la Corée du Sud et du Brésil, les spectateurs étaient entre 20000 et 31200 durant le premier tour, puis entre 21800 en 74000 lors de la phase finale. Les autres matchs n'ont pas attiré les spectateurs.

Le public a pu voir 89 cartons jaunes et 4 cartons rouges, mais surtout l'émergence de plusieurs grands joueurs[149] comme l'Ouest-Allemand Klinsmann, le Soviétique Dobrovolski, les Yougoslaves Stojković et Šuker[note 28], les Brésiliens Bebeto, Taffarel[note 29] et Valdo, l'Argentin Fabbri, l'Australien Farina, le Nigérian Yekini, les Zambiens J. Bwalya et K. Bwalya[150], l'Irakien Radhi, le Sud-Coréen Kim Joo-sung, l'Américain Caligiuri, l'Italien Pagliuca, le Suédois Dahlin[150], mais le Brésilien Romário est l'attraction du tournoi. Beaucoup d'acteurs de ce tournoi participeront aux coupes du monde suivantes (1990, 1994 et 1998).

Une réforme pour les Jeux olympiques suivantsModifier

Les Jeux olympiques de Séoul sont la première compétition où la FIFA continue à poursuivre la campagne de fair-play, lancée lors du quarante-sixième congrès[88], qui cherche aussi à fixer une limite d'âge[151], ce qui sera fait pour les Jeux olympiques de Barcelone en 1992, limités aux moins de 23 ans[152].

Tout cela est dû à l'étude technique[153], composé des Nord-Irlandais Harry Cavan (en)[note 30] et Roy Millar (en), du Suisse Walter Gagg[154], du Brésilien José Bonetti, du Malaisien Nagalinggam Raju et de l'Italien Enzo Bearzot[note 31].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les éditions 1896 et 1906 ne sont reconnues ni par la FIFA ni par le CIO et les éditions 1900 et 1904 sont reconnues par le CIO sans l’être par la FIFA.
  2. Neuvième participation en tant que États-Unis, dixième si on prend en compte les Jeux olympiques de 1904, où concourent deux clubs américains.
  3. Israël est inclus dans l'OFC, du fait des tensions avec plusieurs pays de l'AFC.
  4. Quatrième participation en tant que Allemagne de l'Ouest, huitième participation en tant qu'Allemagne.
  5. La Corée du Sud a choisi d'être dans le groupe C.
  6. Au moment du tirage au sort, le Mexique n'est pas encore disqualifié. Il sera remplacé par le Guatemala.
  7. L'Argentine est tirée en dernier.
  8. Du fait de l'attribution des Jeux olympiques 1988 à Séoul et du fait d'un nombre important de matchs, plusieurs matchs sont redirigés vers quatre villes de Corée du Sud.
  9. La dernière participation de la Suède remontait aux Jeux olympiques de 1952 (médaille de bronze).
  10. Il a joué contre la France et Israël. Le Guatemala a été éliminé au premier tour.
  11. Lors de sa première participation, la Zambie avait été éliminée au premier tour.
  12. Pour les Italiens, le but est un but contre son camp d'Arnberg.
  13. La Suède termine cinquième du tournoi, ce qui constitue la meilleure performance d'une équipe collective suédoise à ces Jeux olympiques (handball : cinquième ; volley-ball : septième).
  14. Meilleur buteur du championnat soviétique en 1986 et en 1988.
  15. Meilleur passeur du tournoi, avec cinq passes décisives.
  16. Ballon d'or africain 1988.
  17. Meilleur buteur du championnat d'Allemagne 1987-1988.
  18. Meilleur buteur du championnat italien 1986-1987.
  19. Footballeur asiatique de l'année 1988.
  20. Meilleur buteur du championnat tunisien 1987-1988.
  21. Meilleur buteur du championnat australien 1987 et 1988.
  22. Footballeur océanien de l'année 1988.
  23. Meilleur joueur de la Coupe du monde de football des moins de 20 ans 1985.
  24. Deuxième meilleur passeur du tournoi, avec trois passes décisives, en compagnie de Savitchev et de Häßler.
  25. Deuxième meilleur passeur du tournoi, avec trois passes décisives, en compagnie de Mauro et de Häßler.
  26. Première participation de la République populaire de Chine.
  27. Il s'agit de la meilleure performance de l'Allemagne de l'Ouest, mais pas la meilleure performance de l'Allemagne avec la médaille de bronze en 1964 avec l'Équipe unifiée d'Allemagne.
  28. Champion du monde des moins de 20 ans 1987.
  29. Champion du monde des moins de 20 ans 1985.
  30. Président de l'Association irlandaise de football, entre 1958 et 1994.
  31. Sélectionneur vainqueur de la Coupe du monde de football de 1982, avec l'Italie.

RéférencesModifier

  1. (en) « Sport and Politics on the Korean Peninsula - North Korea and the 1988 Seoul Olympics », sur wilsoncenter.org (consulté le 11 août 2015)
  2. a b et c (en) « Football at the 1988 Seoul Summer Games », sur sports-reference.com (consulté le 8 août 2015)
  3. (en) « Mexico's soccer team banned », sur news.google.com (consulté le 20 juillet 2015)
  4. (en) « Mexico Given Ban in Soccer », sur nytimes.com (consulté le 20 juillet 2015)
  5. (en) « President's Cup 1985 (South Korea) », sur rsssf.com (consulté le 4 août 2015)
  6. (en) « Asian Games 1986 », sur rsssf.com (consulté le 4 août 2015)
  7. (en) « President's Cup 1987 (South Korea) », sur rsssf.com (consulté le 4 août 2015)
  8. (en) « President's Cup 1988 (South Korea) », sur rsssf.com (consulté le 20 juillet 2015)
  9. « Message du secrétaire général Joseph S. Blatter, page 7 », sur fifa.com (consulté le 20 juillet 2015)
  10. (en) Roberto Mamrud, Karel Stokkermans, « Olympic Matches », sur rsssf.com, (consulté le 25 juillet 2015)
  11. (en) « Australia, Fixtures ans Results 1988 », sur fifa.com (consulté le 25 juillet 2015)