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Coupe du monde de football de 1990

compétition de football
Coupe du monde de football de 1990
Description de l'image 1990 Football World Cup logo.svg.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 14e
Lieu(x) Drapeau de l'Italie Italie
Date du
au
Participants 24 (106 partants)
Épreuves 52 rencontres
Affluence 2 516 348
(moyenne 48 391)
Site web officiel FIFA

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Argentine Argentine (2)
Vainqueur Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l'Ouest (3)
Finaliste Drapeau : Argentine Argentine
Troisième Drapeau : Italie Italie
Buts 115 (moyenne 2,2)
Meilleur joueur Drapeau : Italie Totò Schillaci
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Italie Totò Schillaci (6 buts)
Meilleur(s) passeur(s) Drapeau : Allemagne Andreas Brehme
Drapeau : République tchèque Jozef Chovanec
Drapeau : République tchèque Ľubomír Moravčík (3 passes)

Navigation

La Coupe du monde de football de 1990 est la quatorzième édition de la Coupe du monde de football. Elle se tient en Italie du 8 juin au 8 juillet 1990 et est remportée par l’Allemagne de l’Ouest pour la troisième fois après 1954 et 1974.

Cette édition est marquée par le parcours du Cameroun qui devient la première équipe africaine à atteindre les quarts de finale, grâce à un doublé de son buteur vedette Roger Milla en huitièmes face à la Colombie (2-1). Le parcours camerounais s'arrête en prolongations (3-2) devant l'Angleterre qui est ensuite battue en demi-finale aux tirs au but par l'Allemagne de l’Ouest. C'est à cette occasion que l'attaquant anglais Gary Lineker prononce la célèbre phrase « Le football est un jeu simple, 22 hommes courent après le ballon pendant 90 minutes, et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne »[1]. L'Argentine la rejoint en finale en disposant de l'Italie sur son terrain du stade San Paolo de Naples 1-1 après prolongations et 4-3 aux tirs au but.

L'Allemagne de l’Ouest remporte la finale le 8 juillet 1990 au Stadio Olimpico de Rome face à l'équipe de Diego Maradona sur un penalty transformé par Andreas Brehme en fin de match. L'équipe hôte accroche la troisième place en prenant le meilleur 2-1 sur l'Angleterre dans la « Petite finale », et Totò Schillaci est le meilleur buteur de la compétition dont il est également élu meilleur joueur, avec six réalisations.

QualificationsModifier

DéroulementModifier

L'Italie accueille la Coupe du monde pour la deuxième fois après celle de 1934. Bien organisée d'un point de vue logistique, la compétition reste pourtant l'une des plus tristes de l'histoire sur le plan sportif : jeu fermé, défensif, voire violent.

Toujours aussi réaliste et bien organisée, la sélection allemande se hisse en finale pour la troisième fois d'affilée et remporte sa troisième Coupe du monde (après 1954 et 1974) en prenant sa revanche contre l'Argentine, alors que son pays vit la réunification. Dépité après l'élimination des siens en demi-finale par l'Allemagne[2] le capitaine anglais Gary Lineker livre alors cette savoureuse définition du football : « Le football est un sport simple : 22 hommes poursuivent un ballon pendant 90 minutes et à la fin, les Allemands gagnent toujours. »

L'Italie ne parvient pas à rééditer sa performance de 1934 lorsqu'elle s'était imposée à domicile. Ironie de l'histoire, elle est éliminée en demi-finale à Naples par l'Argentine de Diego Maradona, l'idole locale. Lors de ce match, le public napolitain encouragea plus son idole Maradona que la Squadra. Néanmoins, pour la finale à Rome, le public « maltraita » Maradona et l’équipe d’Argentine :

  • l'hymne argentin est sifflé ;
  • la bronca s'élève lors des apparitions de Maradona sur l'écran géant du stade ;
  • le public applaudit quand Maradona prend un carton jaune.

Mais durant cet été 1990, Naples et toute l'Italie n'ont d'yeux que pour un certain Totò Schillaci. Inconnu du grand public au début du tournoi, appelé à rester confiné sur le banc de touche, cet attaquant termine meilleur buteur de la compétition.

 
"Etrusco", le ballon du mondial 1990.

La bouffée d'air frais du tournoi est offerte par le Cameroun. Révélations de la compétition, les Lions indomptables et leur attaquant de 38 ans Roger Milla affrontaient dans un match d'ouverture inédit les champions sortants argentins. Le match ayant lieu à Milan, le public a surtout conspué les Argentins et leur star Diego Maradona car ce dernier jouait pour l'ennemi héréditaire le SSC Naples (ce n'est pas la seule fois au cours de ce Mondial que Maradona subit les sifflets puisque ce sera le cas dans tous les stades où l'Argentine a joué jusqu’à la finale (sauf en demi-finales, joué à Naples), il fut conspué notamment à Turin lors du 8e de finale contre le Brésil lors de l'hymne argentin, avec un stade majoritairement brésilien) . Durant la première mi-temps le Cameroun a bien contenu les assauts argentins. Après un quart d'heure de jeu en seconde période, André Kana-Biyik était exclu. L'avantage numérique ne profitait pas aux Argentins qui encaissèrent le premier but six minutes plus tard, sur une tête piquée de François Omam-Biyik aidé par une petite bévue du gardien argentin Nery Pumpido. L'Argentine serrait le jeu pour tenter d'égaliser mais le Cameroun tenait son exploit même réduit à neuf quand Benjamin Massing reçut un carton rouge à la 89e minute pour un coup violent sur Claudio Caniggia. Puis le Cameroun fait face à la Roumanie dans son deuxième match. La sélection de Roger Milla dans le groupe camerounais avait été controversée. Il avait été un favori dans l'équipe du Cameroun pendant des années, mais il avait maintenant 38 ans. Il était seulement en Italie en raison d'une intervention politique : Paul Biya, le président du Cameroun, avait insisté sur le fait que Milla soit inclus dans l'équipe.

Contre l'Argentine, Milla était seulement apparu pour les dix dernières minutes. Mais dans le match avec la Roumanie, l'entraîneur Valeri Nepomniachi du Cameroun l'a fait entrer en jeu a la 58e minute, le score étant alors de 0-0. Cela s'est avéré être un mouvement inspiré, car Milla marqua à deux reprises, laissant exploser sa joie dans un déhanché au poteau de corner. Gavril Balint réduisait la marque pour la Roumanie, mais il était trop tard et le Cameroun tenait sa victoire (2-1) et sa qualification pour les huitièmes de finale. Étonnamment, il fut battu 4-0 dans son dernier match de poule par une Union Soviétique désespérée, sans victoire, et tâchant de rester dans le tournoi grâce à la différence de buts. La Roumanie finit deuxième de ce groupe B et l'Argentine fut repêchée pour le second tour au titre de meilleur troisième. Le Cameroun se hissa jusqu'aux quarts de finale, où il se fait éliminer par l'Angleterre[3] au terme d'une prestation héroïque.

Cette édition a également vu la dernière participation de la Tchécoslovaquie, de l'Union soviétique et de la Yougoslavie.

Au cours de la compétition, 238 contrôles antidopage sont effectués. Tous ces tests se révéleront négatifs[4].

Les stadesModifier

Équipes qualifiéesModifier

Voir l'article : Tour préliminaire de la coupe du monde de football 1990

Les 24 équipes nationales qualifiées pour la phase finale
par confédération et par participations
Carte Europe (UEFA)
14 places dont une au pays hôte
Amérique du Sud (CONMEBOL)
3 ou 4 places[6] dont une pour le champion en titre
Afrique (CAF)
2 places
Équipes qualifiées pour
la Coupe du monde 1990
Océanie (OFC)
0 ou 1[6] place
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
2 places
Asie (AFC)
2 places

C'est la première participation pour le Costa Rica, les Émirats arabes unis et l'Irlande.

Tirage au sortModifier

Premier tourModifier

Groupe AModifier

Ce groupe voit le retour des États-Unis en Coupe du monde, quarante ans après leur dernière participation. Ils termineront bons derniers avec 3 défaites, 2 buts inscrits et 8 encaissés. L'Autriche est l'un des deux pays à ne pas faire partie des meilleurs troisièmes. L'Italie gagne tous ses matchs et n'encaisse aucun but (elle en marque 4). Les Tchécoslovaques finissent deuxièmes avec 4 points.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Italie 6 3 3 0 0 4 0 +4
2   Tchécoslovaquie 4 3 2 0 1 6 3 +3
3   Autriche 2 3 1 0 2 2 3 -1
4   États-Unis 0 3 0 0 3 2 8 -6
9 juin Italie   1 0   Autriche
10 juin Tchécoslovaquie   5 1   États-Unis
14 juin Italie   1 0   États-Unis
15 juin Autriche   0 1   Tchécoslovaquie
19 juin Autriche   2 1   États-Unis
19 juin Italie   2 0   Tchécoslovaquie
Italie   1 - 0   Autriche Stadio Olimpico, Rome
21:00
  Historique des rencontres
Schillaci   78e (0 - 0) Spectateurs : 73 303
Arbitrage : José Roberto Wright  
Rapport

États-Unis   1 - 5   Tchécoslovaquie Stadio Comunale, Florence
17:00
  Historique des rencontres
Caligiuri   61e (0 - 2) Skuhravý   25e,   78e
Bílek   39e (pén.)
Hašek   50e
Luhový   90e
Spectateurs : 33 266
Arbitrage : Kurt Röthlisberger  
Rapport

Italie   1 - 0   États-Unis Stadio Olimpico, Rome
21:00
  Historique des rencontres
Giannini   11e (1 - 0) Spectateurs : 73 423
Arbitrage : Edgardo Codesal Méndez  
Rapport

Autriche   0 - 1   Tchécoslovaquie Stadio Comunale, Florence
17:00
  Historique des rencontres
(0 - 1) Bílek   30e (pén.) Spectateurs : 38 962
Arbitrage : George Smith  
Rapport

Autriche   2 - 1   États-Unis Stadio Comunale, Florence
21:00
  Historique des rencontres
Ogris   52e
Rodax   65e
(0 - 0) Murray   85e Spectateurs : 34 857
Arbitrage : Jamal Al Sharif  
Rapport

Italie   2 - 0   Tchécoslovaquie Stadio Olimpico, Rome
21:00
  Historique des rencontres
Schillaci   9e
Baggio   78e
(1 - 0) Spectateurs : 73 303
Arbitrage : Joël Quiniou  
Rapport

Groupe BModifier

Les champions du monde sortants argentins doivent leur qualification uniquement au fait qu'ils fassent partie des meilleurs troisièmes. Le Cameroun termine premier avec 4 points. La Roumanie le suit et devance l'Argentine car elle a marqué plus de buts. Malgré sa victoire sur le Cameroun, l'URSS est éliminée.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Cameroun 4 3 2 0 1 3 5 -2
2   Roumanie 3 3 1 1 1 4 3 +1
3   Argentine 3 3 1 1 1 3 2 +1
4   Union soviétique 2 3 1 0 2 4 4 0
8 juin Cameroun   1 0   Argentine
9 juin Roumanie   2 0   Union soviétique
13 juin Argentine   2 0   Union soviétique
14 juin Roumanie   1 2   Cameroun
18 juin Argentine   1 1   Roumanie
18 juin Union soviétique   4 0   Cameroun

La Roumanie devance l'Argentine grâce à une meilleure attaque.


Match d'ouverture
Argentine   0 - 1   Cameroun Stade Giuseppe Meazza, Milan
18:00
(0 - 0) Omam-Biyik   67e Spectateurs : 73 780
Arbitrage : Michel Vautrot  
Rapport

Union soviétique   0 - 2   Roumanie Stadio San Nicola, Bari
17:00
  Historique des rencontres
(0 - 1) Lăcătuș   42e,   57e (pén.) Spectateurs : 42 907
Arbitrage : Juan Daniel Cardellino  
Rapport

Argentine   2 - 0   Union soviétique Stadio San Paolo, Naples
21:00
  Historique des rencontres
Troglio   27e
Burruchaga   79e
(1 - 0) Spectateurs : 55 759
Arbitrage : Erik Fredriksson  
Rapport

Cameroun   2 - 1   Roumanie Stadio San Nicola, Bari
17:00
Milla   76e,   86e (0 - 0) Balint   88e Spectateurs : 38 687
Arbitrage : Hernán Silva Arce  
Rapport

Argentine   1 - 1   Roumanie Stadio San Paolo, Naples
21:00
Monzón   63e (0 - 0) Balint   68e Spectateurs : 52 733
Arbitrage : Carlos Silva Valente  
Rapport

Cameroun   0 - 4   Union soviétique Stadio San Nicola, Bari
21:00
  Historique des rencontres
(0 - 2) Protasov   20e
Zygmantovich   29e
Zavarov   55e
Dobrovolski   63e
Spectateurs : 37 307
Arbitrage : José Roberto Wright  
Rapport

Groupe CModifier

C'est la première participation du Costa Rica en Coupe du monde. Et il fait forte impression en se qualifiant derrière le Brésil. Les Costariciens perdent contre le Brésil mais gagnent contre l'Écosse et la Suède. L'Écosse est l'autre troisième de groupe éliminé. La Suède perd tous ses matchs et est éliminée. Le Brésil gagne tous ses matchs par un but d'écart.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Brésil 6 3 3 0 0 4 1 +3
2   Costa Rica 4 3 2 0 1 3 2 +1
3   Écosse 2 3 1 0 2 2 3 -1
4   Suède 0 3 0 0 3 3 6 -3
10 juin Brésil   2 1   Suède
11 juin Costa Rica   1 0   Écosse
16 juin Brésil   1 0   Costa Rica
16 juin Suède   1 2   Écosse
20 juin Brésil   1 0   Écosse
20 juin Costa Rica   2 1   Suède
Brésil   2 - 1   Suède Stadio delle Alpi, Turin
21:00
  Historique des rencontres
Careca   40e,   63e (1 - 0) Brolin   79e Spectateurs : 62 628
Arbitrage : Tullio Lanese  
Rapport

Costa Rica   1 - 0   Écosse Stade Luigi-Ferraris, Gênes
17:00
  Historique des rencontres
Cayasso   49e (0 - 0) Spectateurs : 30 867
Arbitrage : Juan Carlos Loustau  
Rapport

Brésil   1 - 0   Costa Rica Stadio delle Alpi, Turin
17:00
  Historique des rencontres
Müller   33e (1 - 0) Spectateurs : 58 007
Arbitrage : Neji Jouini  
Rapport

Écosse   2 - 1   Suède Stade Luigi-Ferraris, Gênes
21:00
  Historique des rencontres
McCall   10e
Johnston   80e (pén.)
(1 - 0) Strömberg   86e Spectateurs : 31 823
Arbitrage : Carlos Maciel  
Rapport

Brésil   1 - 0   Écosse Stadio delle Alpi, Turin
21:00
  Historique des rencontres
Müller   82e (0 - 0) Spectateurs : 62 502
Arbitrage : Helmut Kohl  
Rapport

Suède   1 - 2   Costa Rica Stade Luigi-Ferraris, Gênes
21:00
  Historique des rencontres
Ekström   32e (1 - 0) Flores   75e
Medford   88e
Spectateurs : 30 223
Arbitrage : Zoran Petrović  
Rapport

Groupe DModifier

Nouveaux venus, les Émirats arabes unis perdent tous leurs matchs et sont éliminés prématurément. L'Allemagne engrange 5 points, après avoir balayé les Émiratis et les Yougoslaves, puis font match nul contre la Colombie. Allemands, Yougoslaves et Colombiens, avec respectivement 5, 4 et 3 points, se qualifient. Il s'agit de la première participation de la Colombie depuis 1962.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Allemagne de l’Ouest 5 3 2 1 0 10 3 +7
2   Yougoslavie 4 3 2 0 1 6 5 +1
3   Colombie 3 3 1 1 1 3 2 +1
4   Émirats arabes unis 0 3 0 0 3 2 11 -9
9 juin Colombie   2 0   Émirats arabes unis
10 juin Allemagne de l’Ouest   4 1   Yougoslavie
14 juin Yougoslavie   1 0   Colombie
15 juin Émirats arabes unis   1 5   Allemagne de l’Ouest
19 juin Allemagne de l’Ouest   1 1   Colombie
19 juin Yougoslavie   4 1   Émirats arabes unis
Émirats arabes unis   0 - 2   Colombie Stadio Renato Dall'Ara, Bologne
17:00
  Historique des rencontres
(0 - 0) Redín   50e
Valderrama   85e
Spectateurs : 30 791
Arbitrage : George Courtney  
Rapport

Allemagne de l’Ouest   4 - 1   Yougoslavie Stade Giuseppe Meazza, Milan
21:00
  Historique des rencontres
Matthäus   28e,   65e
Klinsmann   39e
Völler   71e
(2 - 0) Jozić   55e Spectateurs : 74 765
Arbitrage : Peter Mikkelsen  
Rapport

Yougoslavie   1 - 0   Colombie Stadio Renato Dall'Ara, Bologne
17:00
  Historique des rencontres
Jozić   75e (0 - 0) Spectateurs : 32 257
Arbitrage : Luigi Agnolin  
Rapport

Allemagne de l’Ouest   5 - 1   Émirats arabes unis Stade Giuseppe Meazza, Milan
21:00
  Historique des rencontres
Völler   35e,   75e
Klinsmann   36e
Matthäus   47e
Bein   59e
(2 - 0) Ismaïl   46e Spectateurs : 71 169
Arbitrage : Alexey Spirin  
Rapport

Allemagne de l’Ouest   1 - 1   Colombie Stade Giuseppe Meazza, Milan
17:00
  Historique des rencontres
Littbarski   89e (0 - 0) Rincón   90e Spectateurs : 72 510
Arbitrage : Alan Snoddy  
Rapport

Yougoslavie   4 - 1   Émirats arabes unis Stadio Renato Dall'Ara, Bologna
17:00
  Historique des rencontres
Sušić   5e
Pančev   9e   46e
Prosinečki   90e
(2 - 1) Thani   22e Spectateurs : 27 833
Arbitrage : Shizuo Takada  
Rapport

Groupe EModifier

Quatrième au Mexique, la Belgique confirme son rang en terminant deuxième. Les Espagnols se vengent des Belges, qui les avaient éliminés aux tirs au but quatre ans plus tôt, en les battant 2-1. L'Uruguay est repêché en tant que meilleur troisième pour la deuxième fois consécutive grâce à un but marqué à la 90e minute lors de leur dernier match contre la Corée du Sud, éliminée avec trois défaites.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Espagne 5 3 2 1 0 5 2 +3
2   Belgique 4 3 2 0 1 6 3 +3
3   Uruguay 3 3 1 1 1 2 3 -1
4   Corée du Sud 0 3 0 0 3 1 6 -5
12 juin Belgique   2 0   Corée du Sud
13 juin Uruguay   0 0   Espagne
17 juin Espagne   3 1   Corée du Sud
17 juin Uruguay   1 3   Belgique
21 juin Espagne   2 1   Belgique
21 juin Uruguay   1 0   Corée du Sud
Belgique   2 - 0   Corée du Sud Stadio Marc'Antonio Bentegodi, Vérone
17:00
  Historique des rencontres
Degryse   53e
De Wolf   64e
(0 - 0) Spectateurs : 32 790
Arbitrage : Vincent Mauro  
Rapport

Uruguay   0 - 0   Espagne Stadio Friuli, Udine
17:00
  Historique des rencontres
(0 - 0) Spectateurs : 35 713
Arbitrage : Helmut Kohl  
Rapport

Belgique   3 - 1   Uruguay Stadio Marc'Antonio Bentegodi, Vérone
21:00
  Historique des rencontres
Clijsters   16e
Scifo   22e
Ceulemans   48e
Bengoechea   74e Spectateurs : 33 759
Arbitrage : Siegfried Kirschen  
Rapport

Espagne   3 - 1   Corée du Sud Stadio Friuli, Udine
21:00
  Historique des rencontres
Míchel   22e,   61e,   81e (1 - 1) Hwangbo Kwan   42e Spectateurs : 32 733
Arbitrage : Elías Jácome Guerrero  
Rapport

Belgique   1 - 2   Espagne Stadio Marc'Antonio Bentegodi, Vérone
17:00
  Historique des rencontres
Vervoort   28e (1 - 2) Míchel   20e (pén.)
Górriz   38e
Spectateurs : 35 950
Arbitrage : Juan Carlos Loustau  
Rapport

Corée du Sud   0 - 1   Uruguay Stadio Friuli, Udine
17:00
  Historique des rencontres
(0 - 0) Fonseca   90e Spectateurs : 29 039
Arbitrage : Tullio Lanese  
Rapport

Groupe FModifier

C'est la première participation de l'Égypte depuis 1934 (une Coupe du monde qui avait eu également lieu en Italie) et c'est la première fois que l'Irlande est présente. L'Angleterre fait match nul contre l'Irlande et les Pays-Bas, puis gagne contre l'Égypte. Avec trois nuls sur les mêmes scores, l'Irlande et les Pays-Bas sont parfaitement à égalité sur tous les points du règlement[8]. Le tirage au sort désigne l'Irlande comme deuxième mais les Pays-Bas sont quand même qualifiés parmi les meilleurs troisièmes.

Le match Irlande - Égypte influence la FIFA pour la mise en place de la règle de l'interdiction au gardien de but de prendre de la main une passe en retrait volontaire d'un défenseur et qui sera appliquée à partir de l'Euro 1992 (lors de ce match, les Égyptiens multipliaient et abusaient de passes en retrait vers leur gardien, ne favorisant pas du tout le jeu, ce qui explique le 0-0).

Bien que relevé à l'époque (avec les Pays-Bas, champions d'Europe en titre, l'Angleterre, bien que sortant d'un Euro catastrophique 2 ans plus tôt, a réalisé de bonnes qualifications et possèdet le meilleur buteur de la dernière coupe du monde, Gary Lineker, et l'Irlande, qui a réalisé un bon Euro 2 ans plus tôt), ce groupe est celui qui a produit le moins de spectacle avec une seule victoire (celle des Anglais contre les Égyptiens, qui leur assure la 1re place du groupe), les 5 autres matchs se soldant par des matchs nuls sur des scores de 0-0 ou 1-1.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Angleterre 4 3 1 2 0 2 1 +1
2   Irlande 3 3 0 3 0 2 2 0
3   Pays-Bas 3 3 0 3 0 2 2 0
4   Égypte 2 3 0 2 1 1 2 -1
11 juin Angleterre   1 1   Irlande
12 juin Pays-Bas   1 1   Égypte
16 juin Angleterre   0 0   Pays-Bas
17 juin Irlande   0 0   Égypte
21 juin Angleterre   1 0   Égypte
21 juin Pays-Bas   1 1   Irlande
Angleterre   1 - 1   Irlande Stadio Sant'Elia, Cagliari
21:00
Lineker   8e (1 - 0) Sheedy   73e Spectateurs : 35 238
Arbitrage : Aron Schmidhuber  
Rapport

Pays-Bas   1 - 1   Égypte Stadio La Favorita, Palerme
21:00
  Historique des rencontres
Kieft   58e (0 - 0) Abdelghani   83e (pén.) Spectateurs : 33 421
Arbitrage : Emilio Soriano Aladrén  
Rapport

Angleterre   0 - 0   Pays-Bas Stadio Sant'Elia, Cagliari
21:00
  Historique des rencontres
(0 - 0) Spectateurs : 35 267
Arbitrage : Zoran Petrović  
Rapport

Irlande   0 - 0   Égypte Stadio La Favorita, Palerme
17:00
(0 - 0) Spectateurs : 33 288
Arbitrage : Marcel van Langenhove  
Rapport

Angleterre   1 - 0   Égypte Stadio Sant'Elia, Cagliari
21:00
Wright   64e (0 - 0) Spectateurs : 34 959
Arbitrage : Kurt Röthlisberger  
Rapport

Pays-Bas   1 - 1   Irlande Stadio La Favorita, Palerme
21:00
  Historique des rencontres
Gullit   10e (1 - 0) Quinn   71e Spectateurs : 33 288
Arbitrage : Michel Vautrot  
Rapport

Désignation des meilleurs troisièmesModifier

Seules les 4 meilleures équipes classées troisièmes de leur poule pouvaient accéder aux huitièmes de finale. Pour les désigner, un classement est effectué en comparant les résultats de chacune des 6 équipes :

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Argentine 3 3 1 1 1 3 2 +1
2   Colombie 3 3 1 1 1 3 2 +1
3   Pays-Bas 3 3 0 3 0 2 2 0
4   Uruguay 3 3 1 1 1 2 3 -1
5   Autriche 2 3 1 0 2 2 3 -1
6   Écosse 2 3 1 0 2 2 3 -1

L'Argentine (futur finaliste), la Colombie, les Pays-Bas et l'Uruguay se qualifient pour la phase finale.

Tableau finalModifier

  Huitièmes de finale   Quarts de finale   Demi-finales   Finale
                             
  25 juin / Rome     30 juin / Rome     3 juillet / Naples     8 juillet / Rome
 
    Italie 2
 
    Uruguay 0  
    Italie 1
  25 juin / Gênes
      Irlande 0  
    Irlande 0ap (5)
  30 juin / Florence
    Roumanie 0 tab(4)  
    Italie 1ap (3)
  26 juin / Vérone
      Argentine 1 tab(4)  
    Espagne 1
  3 juillet / Turin
    Yougoslavie 2 ap  
    Yougoslavie 0ap (2)
  24 juin / Turin
      Argentine 0 tab(3)  
    Brésil 0
  1er juillet / Milan
    Argentine 1  
    Argentine 0
  24 juin / Milan
      Allemagne de l’Ouest 1
    Allemagne de l’Ouest 2
   
    Pays-Bas 1  
    Allemagne de l’Ouest 1
  23 juin / Bari
      Tchécoslovaquie 0  
    Tchécoslovaquie 4
  1er juillet / Naples
    Costa Rica 1  
    Allemagne de l’Ouest 1ap (4)
  26 juin / Bologne
      Angleterre 1 tab(3)  
    Angleterre 1 ap
   
    Belgique 0   Troisième place
    Angleterre 3 ap
  23 juin / Naples 7 juillet / Bari
      Cameroun 2  
    Cameroun 2 ap   Italie 2
   
    Colombie 1     Angleterre 1
 

Huitièmes de finaleModifier

Le Cameroun devient la première équipe africaine à se qualifier pour les quarts de finale d'une Coupe du monde en battant la Colombie grâce à un doublé de Roger Milla après prolongation.

Cameroun   2 - 1 a. p.   Colombie Stadio San Paolo, Naples
17:00
  Historique des rencontres
Milla   106e,   109e Redín   115e Spectateurs : 50 026
Arbitrage : Tullio Lanese  
Rapport

Pour la première fois depuis 28 ans, la Tchécoslovaquie accède aux quarts de finale en battant le Costa Rica par trois buts d'écart. Tomáš Skuhravý inscrit un coup du chapeau en 70 minutes.

Tchécoslovaquie   4 - 1   Costa Rica Stadio San Nicola, Bari
21:00
  Historique des rencontres
Skuhravý   12e,   63e,   82e
Kubík   75e
González   54e Spectateurs : 47 673
Arbitrage : Siegfried Kirschen  
Rapport

Ce match fut controversé. En effet, le joueur brésilien Branco aurait absorbé un tranquillisant caché dans une bouteille qu'un membre du staff argentin lui avait offert avant la rencontre. Cela n'empêche pas la qualification argentine d'être validée.

  Brésil 0 - 1 Argentine   Stadio delle Alpi, Turin
17:00
  Historique des rencontres
Caniggia   80e Spectateurs : 61 381
Arbitrage : Joël Quiniou  
Rapport

Les Allemands confirment leur statut de finalistes sortants en battant les Pays-Bas, champions d’Europe en titre.

Allemagne de l’Ouest   2 - 1   Pays-Bas Stade Giuseppe Meazza, Milan
21:00
  Historique des rencontres
Klinsmann   51e
Brehme   82e
R. Koeman   89e (pén.) Spectateurs : 74 559
Arbitrage : Juan Carlos Loustau  
Rapport

L’Irlande se qualifie pour les quarts de finale en n’ayant gagné aucun match (4 matchs nuls d’affilée).

Irlande   0 - 0 a. p.   Roumanie Stade Luigi-Ferraris, Gênes
17:00
  Historique des rencontres
Spectateurs : 31 818
Arbitrage : José Roberto Wright  
Rapport
Sheedy  
Houghton  
Townsend  
Cascarino  
O'Leary  
Tirs au but
5–4
  Hagi
  Lupu
  Rotariu
  Lupescu
  Timofte

Le pays organisateur élimine l'Uruguay 2-0. La Céleste est donc éliminée en huitièmes de finale alors qu'elle avait été repêchée parmi les meilleurs troisièmes, comme en 1986.

Italie   2 - 0   Uruguay Stadio Olimpico, Rome
21:00
  Historique des rencontres
Schillaci   65e
Serena   85e
Spectateurs : 73 303
Arbitrage : George Courtney  
Rapport

La Yougoslavie joue elle aussi une prolongation pour se débarrasser des Espagnols, quarts de finaliste 4 ans plus tôt. Les deux buts du match du temps réglementaire ont été inscrits dans le dernier quart d'heure, puis le but de la prolongation après seulement deux minutes.

Espagne   1 - 2 a. p.   Yougoslavie Stadio Marc'Antonio Bentegodi, Vérone
17:00
  Historique des rencontres
Salinas   83e Stojković   78e,   92e Spectateurs : 35 500
Arbitrage : Aron Schmidhuber  
Rapport

L'Angleterre rejoint une fois de plus les quarts de finale en éliminant les Belges, demi-finalistes sortants, sur le plus petit des scores, après prolongation. L'unique but du match est inscrit une minute seulement avant le temps des tirs au but.

Angleterre   1 - 0 a. p.   Belgique Stadio Renato Dall'Ara, Bologne
21:00
  Historique des rencontres
Platt   119e Spectateurs : 34 520
Arbitrage : Peter Mikkelsen  
Rapport

Quarts de finaleModifier

Pour sa dernière participation en tant que telle, la Yougoslavie est éliminée aux tirs au but par le champion du monde sortant. Durant 120 minutes, aucune équipe ne fit trembler les filets de l'autre.

Argentine   0 - 0 a. p.   Yougoslavie Stadio Artemio Franchi, Florence
17:00
  Historique des rencontres
Spectateurs : 38 971
Arbitrage : Kurt Röthlisberger  
Rapport
Serrizuela  
Burruchaga  
Maradona  
Troglio  
Dezotti  
Tirs au but
3 - 2
  Stojković
  Prosinečki
  Savićević
  Brnović
  Hadžibegić

L'Italie inflige sa première défaite de la Coupe du monde à l'Irlande par un seul but inscrit par Schillaci en fin de première mi-temps.

Italie   1 - 0   Irlande Stadio Olimpico, Rome
21:00
  Historique des rencontres
Schillaci   38e Spectateurs : 73 303
Arbitrage : Carlos Silva Valente  
Rapport

L'Allemagne participe à sa troisième demi-finale d'affilée en mettant définitivement fin au parcours tchécoslovaque en Coupe du monde. Le futur Ballon d'or 1990 marque sur pénalty.

1er juillet 1990 Allemagne de l’Ouest   1 - 0   Tchécoslovaquie Stade Giuseppe Meazza, Milan
17:00
  Historique des rencontres
Matthäus   25e (pén.) Spectateurs : 73 347
Arbitrage : Helmut Kohl  
Rapport

L'Angleterre met fin à la spectaculaire aventure camerounaise par un match solide gagné après prolongation par trois buts à deux. Les Three Lions participent ainsi à leur première demi-finale depuis 24 ans.

1er juillet 1990 Angleterre   3 - 2 a. p.   Cameroun Stadio San Paolo, Naples
21:00
  Historique des rencontres
Platt   25e
Lineker   83e (pen),   105e (pén.)
Kundé   61e (pén.)
Ekéké   65e
Spectateurs : 55 205
Arbitrage : Edgardo Codesal Méndez  
Rapport

Demi-finalesModifier

Le champion en titre élimine le pays organisateur aux tirs au but. L'Argentine devient ainsi le troisième champion en titre à retrouver la finale 4 ans après son sacre, à la manière du Brésil en 1962 et de l'Italie en 1938.

Argentine   1 - 1 a. p.   Italie Stadio San Paolo, Naples
20:00
  Historique des rencontres
Caniggia   67e Schillaci   17e Spectateurs : 59 978
Arbitrage : Michel Vautrot  
Rapport
Serrizuela  
Burruchaga  
Olarticoechea  
Maradona  
Tirs au but
4 - 3
  Baresi
  Baggio
  De Agostini
  Donadoni
  Serena

L'autre demi-finale se termine aux tirs au but, après un score nul de 1-1 après 120 minutes. La Mannschaft est la première nation à disputer trois finales d'affilée.

Allemagne de l’Ouest   1 - 1 a. p.   Angleterre Stadio delle Alpi, Turin
20:00
  Historique des rencontres
Brehme   60e Lineker   80e Spectateurs : 62 628
Arbitrage : José Roberto Wright  
Rapport
Brehme  
Matthäus  
Riedle  
Thon  
Tirs au but
4 - 3
  Lineker
  Beardsley
  Platt
  Pearce
  Waddle

Match pour la troisième placeModifier

L'Italie termine sa Coupe du monde sur une bonne note en arrachant la médaille de bronze face aux Anglais. Schillaci termine meilleur buteur avec 6 réalisations en 7 matchs.

Italie   2 - 1   Angleterre Stadio San Nicola, Bari
20:00
  Historique des rencontres
Baggio   70e
Schillaci   86e (pén.)
Platt   81e Spectateurs : 51 426
Arbitrage : Joël Quiniou  
Rapport

FinaleModifier

C'est la première fois qu'une affiche d'une finale de Coupe du monde a lieu deux fois et qui plus est, deux fois d'affilée. Défaite quatre ans plus tôt par l'Argentine, l'Allemagne prend sa revanche et s'impose par le plus petit des scores grâce à un penalty contesté par les Argentins et sifflé dans les toutes dernières minutes du temps réglementaire, alors que se profilait la prolongation[9]. C'est la première finale où le gagnant garde ses cages inviolées, ce qui sera par ailleurs le cas lors des trois finales suivantes. Beckenbauer devient la deuxième personne à remporter l'épreuve suprême en tant que joueur puis en tant qu'entraîneur (après le brésilien Mario Zagallo en 1958 et 1962 en tant que joueur puis en 1970 en tant qu'entraîneur).

Allemagne de l’Ouest   1 - 0   Argentine Stadio Olimpico, Rome
20:00 (UTC+2)
  Historique des rencontres
Brehme   85e (pén.) (0 – 0) Spectateurs : 73 603
Arbitrage :   E. Codesal Méndez
Rapport
RFA
Argentine
 
RFA:
  1 Bodo Illgner
5 Klaus Augenthaler
14 Thomas Berthold   73e
4 Jürgen Kohler
6 Guido Buchwald
3 Andreas Brehme
8 Thomas Hässler
10 Lothar Matthäus  
7 Pierre Littbarski
18 Jürgen Klinsmann
9 Rudi Völler   52e
Remplaçants :
  12 Raimond Aumann
2 Stefan Reuter   73e 
15 Uwe Bein
20 Olaf Thon
13 Karl-Heinz Riedle
Sélectionneur :
  Franz Beckenbauer
 
 
ARGENTINE:
  12 Sergio Goycochea
20 Juan Simón
18 José Serrizuela
19 Oscar Ruggeri   46e
21 Pedro Troglio   84e
17 Roberto Sensini
7 Jorge Burruchaga   53e
4 José Basualdo
13 Néstor Lorenzo
10 Diego Maradona     87e
9 Gustavo Dezotti      5e, 87e
Remplaçants :
  22 Fabián Cancelarich
5 Edgardo Bauza
15 Pedro Monzón   65e   46e 
6 Gabriel Calderón   53e 
3 Abel Balbo
Sélectionneur :
  Carlos Bilardo

Assistants :
  Armando Pérez Hoyos
  Michał Listkiewicz

Meilleurs buteursModifier

AnecdotesModifier

Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », « Autour de... » , etc., peuvent être inopportunes dans les articles (juin 2010).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.
  • La coupe du monde 1990 fut la plus pauvre au niveau de la moyenne de buts par matchs, avec 115 buts inscrits, pour une moyenne de 2,21 buts par match.
  • Comme en 1970 (Allemagne de l'ouest, Brésil, Italie, Uruguay), le dernier carré regroupe quatre champions du monde (Allemagne, Angleterre, Argentine, Italie).
  • L'Irlande atteint les quarts de finale en ayant seulement inscrit 2 buts en 5 matchs. Elle n'a pas gagné un seul match dans le temps réglementaire (trois nuls en poule, victoire aux tirs au but face aux Roumains, et défaite 1-0 face à l'Italie).
  • Pour la deuxième fois d'affilée en coupe du monde, l'Uruguay se qualifie pour les huitièmes de finale en finissant parmi les meilleurs troisièmes.
  • Diego Maradona confirme en 2005 la rumeur qu'un membre du staff de l'équipe argentine aurait offert une bouteille d'eau contenant un somnifère au joueur brésilien Branco, à la mi-temps de Brésil-Argentine.
  • Cette Coupe du monde est mentionnée dans le film Good Bye, Lenin!, qui se déroule à la fin de la Guerre froide à Berlin-Est. Plus exactement, ce sont le quart de finale RFA-Tchécoslovaquie et la demi-finale RFA-Angleterre que l'on découvre par l'intermédiaire des acteurs. Dans le film The Van, c'est le parcours de l'équipe d'Irlande dans la compétition qui est le point de départ de l'intrigue.
  • Pour la quatrième fois (deux précédents en 1954 et un troisième en 1970) et dernière fois à ce jour en Coupe du monde, un tirage au sort non-éliminatoire a lieu pour départager deux équipes classées à égalité à l'issue d'une phase de poules, l'Irlande et les Pays-Bas, ceux-ci étant parfaitement ex æquo selon tous les points du règlement. Le tirage au sort attribue la place de deuxième à l'Irlande et celle de troisième aux Pays-Bas (le statut de repêché qualifié en tant que meilleur troisième étant acquis au moment de la procédure).

Premières

  • C'est la première coupe du monde où deux équipes européennes s'inclinèrent face à une équipe d'Amérique centrale : l'Écosse et la Suède, battues respectivement 1-0 et 2-1 par le Costa Rica.
  • Les protège-tibias sont obligatoires pour la première fois dans une coupe du monde. Auparavant, leur port était facultatif.
  • La finale donna elle aussi lieu à quelques premières :
    • La RFA fut la première équipe à disputer trois finales de coupe du monde d'affilée : défaites en 1982 et 1986, et victoire en 1990. Le Brésil rééditera cette performance mais avec plus de succès (victoire en 1994 et 2002, défaite en 1998).
    • Première fois que la finale opposa les mêmes équipes que celle de l'édition précédente : en 1986, les Argentins s'étaient imposés 3-2 face aux Allemands.
    • L'argentin Pedro Monzón devint le premier joueur à être expulsé lors d'une finale d'un mondial. Son équipier Gustavo Dezotti fut à son tour expulsé. D'autres s'ensuivront au cours des finales suivantes : Marcel Desailly en 1998, Zinédine Zidane en 2006 et John Heitinga en 2010.
    • Pour la première fois en finale, moins de trois buts sont marqués, le champion du monde marque moins de deux buts et le vaincu n'inscrit pas le moindre but. Bodo Illgner (All) devient le premier gardien de but à préserver son but inviolé. Cela se reproduira en 1994, 1998, 2002, 2010 et 2014.

Dernières

  • Ce fut la dernière coupe du monde où les gardiens furent autorisés à saisir le ballon à la main après une passe en retrait volontaire d'un équipier. La règle de la passe en retrait entra en vigueur lors de la Coupe du monde 1994 où le gardien n'eut plus le droit d'utiliser ses mains, bien qu'elle ait été introduite le 1er juillet 1992. C'est le match Égypte-Irlande, où les Égyptiens multiplièrent les passes vers leur gardien, qui influença l'introduction de cette nouvelle règle.
  • Trois pays furent représentés pour la dernière fois lors de ce mondial, à cause d'événements politiques : la Tchécoslovaquie, qui se scinda en Slovaquie et République tchèque en 1993 (bien qu'ils aient continué à jouer sous le même drapeau pour les éliminatoires de la Coupe du monde 1994), la Yougoslavie, qui éclata en plusieurs nations : Croatie, Slovénie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Serbie et Monténégro et l'URSS qui se scinda en Russie et en quatorze autres états après la chute du communisme, bien qu'ils aient joué sous le nom de CEI lors de l'Euro 1992.
  • C'est aussi la dernière fois que la victoire rapporte 2 points. Dans l'espoir de favoriser l'attaque et la prise de risques, et pour augmenter le nombre de buts marqués, la FIFA expérimente la victoire à 3 points lors du mondial 1994.
  • Du côté disciplinaire, c'est la dernière fois qu'un joueur est suspendu pendant un match s'il reçoit deux cartons jaunes pendant le tournoi. À partir de 1994, les cartons jaunes reçus en poule sont annulés à partir des huitièmes de finale et tous les joueurs commencent à zéro carton après le premier tour. Par exemple, si ce système avait existé lors de ce mondial, Claudio Caniggia aurait pu jouer la finale.
  • C'est aussi la dernière fois que les arbitres portent obligatoirement un équipement noir. À partir de 1994, les arbitres peuvent choisir une autre couleur pour être mieux différenciés des équipes dont les couleurs peuvent prêter à confusion (comme l'Écosse qui joue en bleu marine par exemple).
  • Dernière fois aussi que les joueurs ont seulement le numéro dans le dos. Lors de l'Euro 92, les joueurs possèdent leur nom dans le dos et en 1994, leur numéro est aussi imprimé sur la face avant du maillot.

Notes et référencesModifier

  1. Pierre Godon, « Coupe du monde : mais d'où vient la phrase "et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne" ? », sur Franceinfo, 201' (consulté le 21 juin 2018)
  2. (en) « West Germany 1–1 England », sur http://www.thefa.com (consulté le 23 avril 2009)
  3. (en) « Cameroon 2–3 England », sur http://www.thefa.com (consulté le 23 avril 2009)
  4. « Dopage : vingt ans déjà », L’Humanité,‎ (lire en ligne)
  5. a b c d e f g h i j k et l [Panini sticker album "Italy 1990," p. 2-5]
  6. a et b Les mentions « 0 ou 1 » ou « 3 ou 4 » places concernent les deux zones où une équipe disputait un barrage intercontinental : en barrage, le représentant sud-américain, la Colombie, bat le représentant océanien, Israël (jouant en zone océanienne et non asiatique pour raison politique).
  7. Les deux premières participations en tant qu’Allemagne.
  8. Le critère du fair-play ne sera mis en place qu’en 2018, il aurait désigné l’Irlande qui n’avait récolté qu’un carton jaune contre deux pour les Pays-Bas.
  9. Coupe du monde de la FIFA, Italie 1990 sur FIFA.com

Voir aussiModifier