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Coupe du monde de football de 2018

compétition de football
Coupe du monde de la FIFA 2018
Description de l'image FIFA World Cup 2018 Logo.png.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 21e
Lieu(x) Drapeau de la Russie Russie
Date du
au
Participants 32 équipes
210 en phases qualificatives
Épreuves 64 rencontres
Site(s) 12 stades
Site web officiel
Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Allemagne Allemagne (4)
Buts 71 (en cours)
Averti Cartons Jaunes 64 (en cours)
Red card.svg Cartons Rouges 2 (en cours)
Meilleur(s) buteur(s)

Drapeau : Portugal Cristiano Ronaldo

Drapeau : Belgique Romelu Lukaku (4) (en cours)

Navigation

La Coupe du monde de football de 2018 est la 21e édition de la Coupe du monde de football, compétition organisée par la FIFA et qui réunit les trente-deux meilleures sélections nationales. Elle se déroule en Russie du 14 juin au [1].

Le tirage au sort des qualifications a eu lieu le à Saint-Pétersbourg. Le tirage au sort du tournoi a eu lieu le au Kremlin à Moscou. Outre la Russie, qualifiée d'office en tant que pays organisateur, le Brésil est la première équipe qualifiée sur le terrain en s'assurant dès le de figurer parmi les quatre premiers de la zone Amérique du Sud. Le Brésil reste ainsi la seule équipe à n'avoir jamais manqué une édition de la Coupe du monde (21e participation)[2].

La phase qualificative a vu un renouvellement important des participants par rapport aux dernières éditions. Si le Brésil, l'Allemagne (17 participations consécutives), l'Argentine (12 participations consécutives), l'Espagne (11 participations consécutives) et la Corée du Sud (9 participations consécutives) se sont à nouveau qualifié pour cette édition russe, de nombreux absents des précédentes compétitions reviennent. C'est notamment le cas du Pérou, dont la dernière participation remontait à 1982, soit huit absences, mais aussi de l'Arabie saoudite, de la Pologne, de la Tunisie et de la Suède, toutes absentes depuis 2006, et également de la Serbie et du Danemark, absents en 2014. La France, l'Angleterre, le Mexique, le Japon et le Portugal, régulièrement présents en phase finale ces vingt dernières années, se sont également qualifiés. Alors que l'Afrique avait envoyé les cinq mêmes participants en 2010 et 2014, l'édition 2018 voit le retour du Sénégal (dernière participation en 2002), du Maroc (dernière participation en 1998) et de l'Égypte (dernière participation en 1990). L’Islande et le Panama, qui étaient passés près de la qualification quatre ans plus tôt, participent à leur première Coupe du monde.

En revanche, les éliminatoires ont été marqués par les nombreuses difficultés rencontrées par les champions continentaux. Le Chili, double tenant du titre de la Copa América (2015 et 2016), les États-Unis, champions de la CONCACAF, le Cameroun, champion d'Afrique, et la Nouvelle-Zélande, championne d'Océanie, ont tous échoué à se qualifier. L'Australie, championne d'Asie, n'a terminé que troisième de son groupe et ne s’est qualifiée qu'en avant-dernière position après deux barrages difficilement remportés. La Coupe du monde se disputera en l'absence de plusieurs habitués comme le Paraguay pour la deuxième fois consécutive, la Côte d'Ivoire, l'Algérie et le Ghana, mais aussi deux autres grandes nations européennes du football : les Pays-Bas, finalistes en 2010 et troisièmes en 2014, et l'Italie, l'un des pays les plus titrés avec quatre trophées (1934, 1938, 1982 et 2006), qui n'avait manqué aucune édition du Mondial depuis 1958.

Le tirage au sort des huit poules du premier tour a eu lieu au Kremlin à Moscou, le 1er décembre 2017. Sur le papier, les groupes les plus difficiles sont ceux de l'Allemagne (poule F avec le Mexique, la Suède et la Corée du Sud), de la Belgique (poule G avec l'Angleterre, la Tunisie et le Panama), de l'Argentine (groupe D avec l'Islande, la Croatie et le Nigéria) ou encore du Portugal (groupe B avec l'Espagne, l'Iran, et le Maroc). La poule C de la France comprend l'Australie, le Danemark et le Pérou, alors que le groupe E du Brésil compte la Suisse, le Costa Rica et la Serbie. Enfin, la Russie, tête de série du groupe A, joue contre l'Arabie saoudite, l'Égypte et l'Uruguay, tandis que la Pologne, dans le groupe H, se frotte à la Colombie, au Sénégal et au Japon[3].

Sommaire

Préparation de l'événement

Sélection du pays organisateur

Fin de la rotation

 
Billets de 100 roubles diffusés par la Banque de Russie, célébrant la Coupe du monde 2018.

Le principe de rotation continentale institué par Sepp Blatter aurait dû amener à une organisation en Amérique du Nord, ainsi qu'il l'explique le à Londres lors d'une rencontre avec des officiels anglais :

« Si le comité exécutif de la FIFA décide plus tard que la politique de rotation est maintenue, selon la stricte procédure, elle devra être en Amérique du Nord en 2018 et ainsi trois pays peuvent l'organiser — les États-Unis, le Mexique et le Canada[4]. »

La FIFA a cependant annoncé la fin du principe.

Dépôt des candidatures

Début 2008, l'Angleterre et l'association Belgique–Pays-Bas sont les seuls pays officiellement candidats pour l'édition 2018. Une candidature Espagne-Portugal, s'ajoute en janvier 2009. Le , l'Égypte, les États-Unis et la Corée du Sud entrent en course pour obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2018. Le , ils sont rejoints par l'Australie, qui se porte candidate à l'organisation d'une Coupe du monde en 2018 ou 2022.

Le problème des candidatures conjointes

Sepp Blatter a eu plusieurs positions sur les candidatures conjointes.

Le 28 avril 2008, il déclare qu'il souhaite que l'Espagne se porte candidate à l’organisation de la Coupe du monde 2018, peut-être conjointement avec le Portugal. Selon la presse espagnole, le président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Angel Maria Villar, n'écarte pas l'idée d'une candidature[5]. Le , Villar annonce officiellement la candidature de l'Espagne conjointement avec le Portugal comme organisateurs de l'événement en 2018.

Le , Gilberto Madail et Ángel María Villar, représentants des fédérations portugaise et espagnole de football, signent un protocole d'accord visant à définir les grandes lignes du dossier de candidature pour l'organisation de la Coupe du monde 2018.

Le , Joseph Blatter déclarait que les candidatures conjointes ne seraient plus souhaitées pour l'organisation de la Coupe du monde[6].

Le , l'Espagne et le Portugal se portent officiellement candidats auprès de la FIFA à titre conjoint.

Le , Blatter donne également des précisions quant aux candidatures conjointes, nuançant ses propos tenus un an et demi plus tôt :

« La Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon était scindée en deux centres de presse et deux comités d’organisation. C'est pour cette raison que nous avions déclaré que cela ne serait plus jamais le cas. La Belgique et les Pays-Bas ne sont pas dans cette configuration puisque les deux pays possèdent un comité d’organisation unique[7]. »

Les candidatures belgo-néerlandaise et hispano-portugaise conservaient donc leurs chances, jusqu’au vote inattendu du qui désigna finalement la Russie comme pays hôte de la compétition[8].

Congrès

 
Délégation russe après l'annonce des résultats du vote.
Nombre de voix[9]
Fédération Tour 1 Tour 2
  Russie 9 13
  Espagne -   Portugal 7 7
  Belgique -   Pays-Bas 4 2
  Angleterre 2 -
Total 22 22
Légende :
  •      Victoire
  •      Élimination

La FIFA de Sepp Blatter a décidé de combiner la sélection du pays hôte de la Coupe du monde 2018 à celle pour la Coupe du monde 2022. Pas moins de onze déclarations de candidatures[10] furent émises, dont deux conjointes. Le Mexique, touché par la crise économique, se retire rapidement de la course (annonce le ) tout comme l'Indonésie. Puis le Qatar, la Corée du Sud, le Japon, l'Australie et les États-Unis décident de ne rester candidats que pour la Coupe du monde 2022 devant la certitude que l'Europe accueillerait l'événement en 2018. Joseph Blatter avait finalement annoncé le ne vouloir que des candidatures européennes pour cette édition[11].

Il ne restait donc plus, pour 2018, que l'Angleterre, la Russie et deux candidatures conjointes, respectivement de l'Espagne et du Portugal et de la Belgique et des Pays-Bas.

Le , la Russie se retire de la candidature à l'organisation de la Coupe du monde 2022 pour se concentrer sur celle de 2018, pour laquelle elle finit par être désignée.

Arbitrage vidéo et 4e remplacement

Cette édition de 2018 sera la première avec l'utilisation de l'assistance vidéo, qui était à l'essai depuis 2016 et déjà utilisé dans quelques compétions comme la Coupe des confédérations 2017 ou encore le championnat allemand. C'est lors d'une réunion du Board, le , que la décision a été prise à l'unanimité. L'utilisation de l'arbitrage vidéo s'appliquera dans quatre cas : valider ou non un but, attribuer ou non un carton rouge direct, analyser une action pouvant valoir penalty et corriger une erreur d'identification d'un joueur[12].

Lors de la réunion est également adopté le 4e changement, effectif seulement en cas de prolongation[12].

Le logo officiel de la compétition est révélé le depuis la Station spatiale internationale par les trois cosmonautes russes : Elena Serova, Aleksandr Samokoutiaïev et Maxime Souraïev. Il est imaginé par Brandia Central (de), une agence de conseil en stratégie de marque basée au Portugal, dans le cadre d’un appel d’offres auquel ont pris part huit agences russes et internationales[13]. Le design « se fonde sur les lignes universellement reconnaissables du trophée de la compétition, tandis que l’utilisation du rouge, du doré, du noir et du bleu dans sa palette de couleurs s’est inspirée des techniques ancestrales de l’art russe depuis les premières peintures d’icônes »[14].

 
Zabivaka, la mascotte officielle pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

Ballon officiel

 
Telstar 18, le ballon officiel pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

Le , Adidas dévoile le ballon de la compétition qui se nomme Telstar 18.

Mascotte

La mascotte officielle de la Coupe du monde 2018 est Zabivaka, un loup. En langue russe, Zabivaka signifie « celui qui marque ».

Musique officielle

Le chanteur Jason Derulo a été choisi pour interpréter l'hymne officiel de Coca-Cola pour la compétition. Il s'intitule Colors et a été dévoilé le 8 mars 2018[15].

La chanson officielle est confiée à Will Smith, accompagné pour l'occasion par le chanteur et compositeur Nicky Jam et de l'artiste albanaise Era Istrefi. La chanson sera produite par Diplo[16]. Il succède ainsi à Shakira et au groupe Freshlyground (2010), et au trio Pitbull, Jennifer Lopez et Claudia Leite (2014).

Bénévoles

La réception des demandes des candidats bénévoles du Comité d’organisation Russie-2018 le a été commencée le . La campagne de réception des demandes a battu les records des Coupes du Monde de la FIFA de football — vers le 30 décembre, la date finale de cette campagne, les organisateurs ont reçu 177 000 demandes.

Au total, 17 040 bénévoles du Comité d’organisation et plus de 18 000 bénévoles dans les 11 villes organisatrices du tournoi opéreront. Ils ont été instruits dans 15 centres de bénévolat du Comité d’organisation créés à la base de 15 établissements d’enseignement supérieur et dans les villes organisatrices.

Ceux qui parlent des langues étrangères et possèdent l’expérience de bénévolat sont prioritaires. Les bénévoles peuvent être des citoyens russes ou des ressortissants étrangers.

Les bénévoles du Comité d’organisation devaient avoir au moins 18 ans vers le , les bénévoles dans les villes organisatrices au moins 16 ans.

Infrastructures

Le montant du sous-programme fédéral « Construction et reconstruction de l’infrastructure de transport » du programme de préparation pour la Coupe du Monde 2018 est de 352,5 milliards de roubles où 170,3 milliards devaient fournir le budget fédéral, 35,1 milliards – des budgets régionaux et 147,1 milliards roubles – les investisseurs[Quoi ?].

Le plus grand objet de dépense fédérale a été l’infrastructure d’aviation (117,8 milliards de roubles).

Un aspect important du développement de l’infrastructure dans les villes hôtes des matchs de la Coupe du Monde est devenu la construction des hôtels. Tous les hôtels ont été inclus dans une liste unique et publiés sur le site de la FIFA.[17]

Pour la première fois dans l’histoire, une marque d’hôtellerie mondialement connue, Sheraton, s’est présentée à Saransk.

À l'aéroport de Rostov-sur-le-Don, l’équipement de gestion automatisée du trafic aérien, des systèmes modernes de surveillance, de gestion, de communication et d’assistance météorologique ont été installés. À l’aéroport Koltsovo (Iekaterinbourg), l’équipement d’assistance radiotechnique des vols a été installé et la deuxième piste d’atterrissage a été mis en exploitation ce qui a permis d’augmenter considérablement la capacité de l’aéroport et le flux des passagers. À Saransk un système de navigation a été construit à l’aéroport. L’aéroport Khrabrovo (Kaliningrad) a été muni en équipement d’assistance radiotechnique et météorologique et le matériel existant a été déplacé vers d’autres emplacements nouveaux. La reconstruction et le réarmement technique des moyens d’assistance radiotechnique des aéroports ont été aussi effectués à Moscou, Saint-Pétersbourg, Volgograd, Samara et Ekaterinbourg, Kazan et Sotchi[18].

Le 27 mars, le ministère de la construction de Russie a annoncé que toutes les voies de communications soumises sous sa responsabilité ont été mises en exploitation. L’installation de traitement des eaux usées est devenue le dernier site mis en exploitation.

Itinéraire des supporters

Les supporteurs de la Coupe du monde de football FIFA 2018 en Russie possédant un billet d’entrée pour les matches et le « passeport du supporter » (FAN ID), pourront bénéficier du déplacement gratuit vers les villes-hôtes de la compétition.

Dans cet objectif, des trains supplémentaires spéciaux circulent.

Lors de la compétition sportive, le déplacement gratuit par voie ferrée dans des trains supplémentaires spéciaux à destination des villes-hôtes est proposé aux spectateurs possédant un billet d’entrée pour les matches ou un document donnant le droit d’obtenir un billet d’entrée pour un match, ainsi que le Passeport du supporter (FAN ID)[19].

Les jours de match, les supporteurs possédant un billet d’entrée pour les matchs et le « passeport du supporter » peuvent aussi bénéficier du déplacement gratuit utilisant le transport municipal des villes-hôtes.

Villes et stades

La Russie propose une liste provisoire de douze enceintes sportives en vue d'être utilisées durant la Coupe du monde. Les stades se situant en Russie européenne sont : Kaliningrad, Kazan, Moscou, Nijni Novgorod, Rostov-sur-le-Don, Saint-Pétersbourg, Samara, Saransk, Sotchi et Volgograd. La seule ville de Russie asiatique participante est celle de Iekaterinbourg[20]. Deux stades sont prévus à Moscou, les autres villes présentant chacune un stade.

Les stades choisis sont répartis en quatre pôles géographiques lors de la phase de poules afin de limiter les déplacements des équipes :

  • région Nord-ouest : Kaliningrad, Saint-Pétersbourg ;
  • région Centre : Moscou, Nijni Novogorod ;
  • région Est : Saransk, Kazan, Samara, Iekaterinbourg ;
  • région Sud : Volgograd, Rostov-sur-le-Don, Sotchi.

Le , le comité exécutif de la FIFA décide de faire jouer le match d’ouverture, une demi-finale et la finale au Stade Loujniki de Moscou et l'autre demi-finale au Stade Krestovski à Saint-Pétersbourg[21].

Saint-Pétersbourg Moscou Nijni Novgorod
Stade Krestovski Stade Loujniki Otkrytie Arena Stade de Nijni Novgorod
Capacité : 68 134
(nouveau stade)
Capacité : 81 000
(rénové)
Capacité : 45 360
(nouveau stade)
Capacité : 44 899
(nouveau stade)
     
Kaliningrad Iekaterinbourg
Baltika Arena Iekaterinbourg Arena
Capacité : 35 000
(nouveau stade)
Capacité : 35 000

(rénové)

 
Saransk Kazan
Stade de Mordovie Kazan Arena
Capacité : 45 015

(nouveau stade)

Capacité : 45 015
(nouveau stade)
Rostov-sur-le-Don Sotchi Volgograd Samara
Rostov Arena
(nouveau stade)
Stade Ficht
(stade construit pour les JO 2014)
Volgograd Arena
(rénové)
Cosmos Arena
(nouveau stade)
Capacité : 43 702 Capacité : 47 659 Capacité : 45 015 Capacité : 45 000
       
  • Samara. Samara arena (capacité lors de la Coupe du Monde : 45 000 spectateurs). Le début officielle de la construction – le . La fin de la construction – le .
  • Nijni Novgorod. Le stade Nijni Novgorod (capacité lors de la Coupe du Monde – 45 000 spectateurs). Les travaux de construction du stade Nijni Novgorod ont été commencés en 2015. Les travaux ont été terminés en décembre 2017[22].
  • Volgograd. Volgograd arena (capacité lors de la Coupe du Monde – 45 000 spectateurs). L’arène principale de Volgograd a été bâtie sur le site de l’ancien Stade Centralnyi et se situe au pied du Kourgane Mamaïev. La mise en exploitation a eu lieu le [23].
  • Ekaterinbourg. Ekaterinbourg arena (capacité lors de la Coupe du Monde – 35 000 spectateurs). Vers la Coupe du Monde le Stade Centrale d’Ekaterinbourg a été reconstruit. La capacité des tribunes est 35 000 spectateurs. La reconstruction a été terminée en décembre 2017.
  • Saransk. Mordovia arena (capacité lors de la Coupe du Monde – 44 000 spectateurs). Le stade à Saransk a été dû être mis en exploitation en 2012 de manière que la fin des travaux coïncide à l’ouverture de la Spartakiade. Ensuite, la mise en exploitation a été remise jusqu’à 2017. Le premier match a eu lieu le .
  • Rostov-sur-le-Don. Rostov arena (capacité lors de la Coupe du Monde – 45 000 spectateurs). Le site du stade se trouve sur la rive gauche du fleuve Don. Le la construction du stade a été terminé.
  • Kaliningrad. Le stade Kaliningrad (capacité lors de la Coupe du Monde – 35 000 spectateurs). Le premier pieu a été enfoncé en septembre 2015. Le premier match dans le nouveau stade a eu lieu le .
  • Kazan. Kazan arena (capacité lors de la Coupe du Monde – 45 000 spectateurs). Le stade a été construit à l’occasion de l’Universiade d’été de 2013. Il a déjà accueilli le Championnats du monde de natation FINA et la Coupe de la Confédération de la FIFA 2017. En outre, c’est le stade à domicile du club de football du RUBIN.
  • Moscou. Stade du Spartak (capacité lors de la Coupe du Monde – 45 000 spectateurs). C’est le stade à domicile du club de football portant le même nom. Selon les exigences de la FIFA lors de la Coupe du Monde 2018 le stade portera le nom Spartak au lieu d’Otkrytie arena. Le match d’ouverture a eu lieu le .
  • Sotchi. Le stade Ficht (capacité lors de la Coupe du Monde – 45 000 spectateurs). Il est l’un des 22 stades qui, dans l’histoire mondiale, ont accueilli des cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’hiver. Après les Jeux olympiques Sotchi-2014 le stade a été reconstruit pour la Coupe de la Confédération de la FIFA 2017 et la Coupe du Monde 2018.
  • Saint-Pétersbourg. Le stade Saint-Petersbourg (capacité lors de la Coupe du Monde – 67 000 spectateurs). La construction du stade a débuté en 2007. La fin officielle de la construction — le [24]. Le stade a accueilli des matchs de la Coupe de la Confédération de la FIFA 2017 et il accueillera des matchs de la Coupe du Monde 2018 et du Championnat d’Europe UEFA de football 2020.
  • Moscou. Le stade Loujniki (capacité lors de la Coupe du Monde – 80 000 spectateurs). La reconstruction du plus grand stade a débuté en 2013. Le stade a été mis en exploitation en novembre 2017.

Procédure d'entrée en Russie

Selon la loi du promulguée par Vladimir Poutine, la Fan-ID ou « passeport du supporter », est valide dix jours avant le début du tournoi et expirera dix jours après le dernier match de la compétition. Les supporters étrangers doivent également présenter une pièce d'identité approuvée par la Russie et le billet pour l'événement sportif auquel ils vont assister.

Cette loi dispose que les membres des délégations officielles, les sportifs, les personnes incluses dans les listes de FIFA, les supporters munis du laissez-passer [25] et les volontaires peuvent utiliser gratuitement les moyens de transport urbains et suburbains, y compris les trains de banlieues et le métro en fonction de l'itinéraire des compétitions sportives.

Acteurs de la Coupe du monde

Arbitres

Le , le comité des arbitres de la FIFA publie le choix des 36 arbitres et 63 arbitres assistants venant de 43 pays différents[26]. Le 30 avril, la FIFA publie une liste de 13 arbitres présents pour l'assistance vidéo[27]. Le , le comité des arbitres de la FIFA publie une nouvelle liste à la suite du retrait des arbitres saoudiens (tentative de corruption de Fahad Al-Mirdasi en finale de la coupe du Roi d'Arabie saoudite)[28].

Confédération Arbitres Arbitres assistants
AFC   Alireza Faghani
  Ravshan Irmatov
  Abdulla Hassan Mohamed
  Ryūji Satō
  Nawaf Shukralla
  Yaser Khalil Tulefat
  Hasan Almahri
  Taled Al Marri
  Mohamed Al Hammadi
  Hiroshi Yamauchi
  Mohammadreza Mansouri
  Abduxamidullo Rasulov
  Toru Sagara
  Jakhongir Saidov
  Reza Sokhandan
  Abdulrahman Al-Jassim (VAR)
CAF   Mehdi Abid Charef
  Malang Diedhiou
  Bakary Gassama
  Gehad Grisha
  Janny Sikazwe
  Bamlak Tessema Weyesa
  Redouane Achik
  Waleed Ahmed
  Jean-Claude Birumushahu
  Djibril Camara
  Jerson Emiliano Dos Santos
  Abdelhak Etchiali
  Anouar Hmila
  Marwa Range
  Hadji Malick Samba Ei
  Zakhele Thusi Siwela
Confédération Arbitres Arbitres assistants
CONCACAF   Joel Aguilar
  Mark Geiger
  Jair Marrufo
  Ricardo Montero
  John Pitti
  César Ramos Palazuelos
  Frank Anderson
  Joe Fletcher
  Miguel Angel Hernandez Paredes
  Juan Carlos Mora Araya
  Corey Rockwell
  Marvin Torrentera
  Gabriel Victoria
  Juan Zumba
CONMEBOL   Julio Bascuñán
  Enrique Cáceres
  Andrés Cunha
  Néstor Pitana
  Sandro Ricci
  Wilmar Roldán
  Carlos Astroza
  Juan Pablo Belatti
  Eduardo Cardozo
  Emerson De Carvalho
  Cristian De La Cruz
  Mauricio Espinosa
  Alexander Guzman
  Hernan Maidana
  Christian Schiemann
  Nicolas Taran
  Marcelo Van Gasse
  Juan Zorrilla
  Wilton Sampaio (VAR)
  Gery Vargas (VAR)
  Mauro Vigilano (VAR)
Confédération Arbitres Arbitres assistants
OFC   Matthew Conger
  Norbert Hauata
  Bertrand Brial
  Simon Lount
  Tevita Makasini
UEFA   Felix Brych
  Cüneyt Çakır
  Sergei Karasev
  Björn Kuipers
  Szymon Marciniak
  Clément Turpin
  Antonio Mateu Lahoz
  Milorad Mažić
  Gianluca Rocchi
  Damir Skomina
  Anton Averianov
  Mark Borsch
  Pau Cebrián Devís
  Nicolas Danos
  Elenito Di Liberatore
  Roberto Diaz Perez
  Dalibor Đurđević
  Bahattin Duran
  Cyril Gringore
  Tikhon Kalugin
  Tomasz Listkiewicz
  Stefan Lupp
  Tarik Ongun
  Jure Praprotnik
  Milovan Ristic
  Pawel Sokolnicki
  Sander Van Roekel
  Robert Vulkan
  Erwin Zeinstra
  Bastian Dankert (VAR)
  Artur Dias Soares (VAR)
  Paweł Gil (VAR)
  Massimiliano Irrati (VAR)
  Tiago Bruno Lopes Martins (VAR)
  Danny Makkelie (VAR)
  Daniele Orsato (VAR)
  Paolo Valeri (VAR)
  Felix Zwayer (VAR)

Suspensions

Si un joueur reçoit deux avertissements dans deux matches différents, il est suspendu pour le match suivant.
Si un joueur est exclu pour un carton rouge direct ou deux cartons jaunes dans un même match, il est suspendu pour le match suivant de son équipe. Mais une sanction supplémentaire (suspension de plus d'un match) peut être prononcée par la commission de discipline.
Le carton rouge obtenu suite à deux avertissements dans un match annule ces deux avertissements. Si le joueur est averti lors du match 1, puis reçoit deux jaunes lors du match 2, il sera suspendu pour le match 3 mais pourra rejouer au match 4 (avec toutefois toujours un avertissement dans son casier). En revanche un joueur averti au match 1, qui prend un jaune lors du match 2 et commet ensuite une faute passible d'une expulsion directe sera bien suspendu pour deux matchs. Il pourra rejouer avec un compteur vierge au match 5. Les joueurs ayant reçu un seul carton jaune au cours des cinq premiers matchs verront leur compteur remis à zéro après les quarts de finale. Ceci évite qu'un joueur averti en demis ne soit suspendu pour la finale.
Si un joueur ne peut purger sa suspension lors de la Coupe du monde car son équipe est éliminée, la sanction sera applicable au prochain match officiel de sa sélection.

Équipes qualifiées

Les 32 équipes nationales qualifiées pour la phase finale par confédération et par expérience.
Carte Europe (UEFA)
14 places dont une au pays hôte
Amérique du Sud (CONMEBOL)
4 ou 5 places[29]
Afrique (CAF)
5 places

  Russie, pays hôte : 11e phase finale[30]

  Allemagne : 19e phase finale[31]

  Angleterre : 15e phase finale

  Espagne : 15e phase finale

  France : 15e phase finale

  Belgique : 13e phase finale

  Serbie : 12e phase finale[32]

  Suède : 12e phase finale

  Suisse : 11e phase finale

  Pologne : 8e phase finale

  Portugal : 7e phase finale

  Danemark : 5e phase finale

  Croatie : 5e phase finale

  Islande : 1re phase finale

  Brésil : 21e phase finale

  Argentine : 17e phase finale

  Uruguay : 13e phase finale

  Colombie : 6e phase finale

  Pérou : 5e phase finale

  Nigeria : 6e phase finale

  Maroc : 5e phase finale

  Tunisie : 5e phase finale

  Égypte : 3e phase finale

  Sénégal : 2e phase finale

Océanie (OFC)
0 ou 1 place[29]
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes

(CONCACAF)
3 ou 4 places[29]

Asie (AFC)
4 ou 5 places[29]

  Mexique : 16e phase finale

  Costa Rica : 5e phase finale

  Panama : 1re phase finale

  Corée du Sud : 10e phase finale

  Japon : 6e phase finale

  Arabie saoudite : 5e phase finale

  Australie : 5e phase finale

  Iran : 5e phase finale

Comme lors de l'ensemble des Coupes du Monde précédentes, un pays au moins étrenne sa première participation ; en 2018, ils sont deux : l'Islande et le Panama.

Les grands absents de cette coupe du monde sont les Pays-Bas, demi-finalistes de l'édition précédente et 3es de leur groupe derrière la France et la Suède, le Chili, vainqueur de la Copa América 2015 et 2016 et 6e de la zone Amérique du Sud, les États-Unis, vainqueurs de la Gold Cup 2017, 5es du tour final de la zone Amérique du Nord, la Côte d'Ivoire, vainqueur de la Coupe d'Afrique des nations 2015 mais 2e de leur groupe derrière le Maroc lors du 3e tour de la zone africaine, et l'Italie, vainqueur de l'édition 2006 et éliminée en barrages par la Suède. L'Italie est d'ailleurs la seule nation déjà championne du monde à ne pas se qualifier à ce mondial.

Listes de joueurs

Chaque association nationale doit soumettre au plus tard le , soit 30 jours avant le match d'ouverture, une liste préliminaire de 35 joueurs. La liste définitive de 23 joueurs dont trois gardiens de but, qui doivent être choisis parmi ceux de la liste préliminaire, doit être transmise au plus tard le 4 juin, 10 jours avant le match d'ouverture. Un joueur de cette liste ne peut être remplacé qu'en cas de blessure grave survenue au plus tard 24 heures avant le premier match de son équipe, et sur approbation de la Commission médicale de la FIFA[33].

Déroulement de la phase finale

Tirage au sort

Le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde 2018 a lieu le à 18 h (heure de Moscou) au Kremlin, à Moscou. Le maître de cérémonie est l'Anglais Gary Lineker[34]. L'ambassadrice de la Coupe du monde en Russie est Victoria Lopyreva[35].

La répartition des équipes qualifiées dans chacun des quatre chapeaux a été décidée le par la FIFA[36]. Pour le Mondial en Russie, sauf pour le pays organisateur, la fédération internationale a constitué pour la première fois de son histoire ses quatre chapeaux en se basant uniquement sur le classement FIFA. Cependant les critères géographiques n'ont pas disparu pour le tirage ; c’est-à-dire qu'il n'a pu y avoir plus d’une sélection par confédération dans un même groupe à l’exception de l’UEFA autorisée à placer deux de ses équipes dans un même groupe car il y a plus d’équipes qualifiées (14) pour cette confédération que de groupes (8). Il y a donc six groupes du premier tour avec deux nations UEFA. Le tirage au sort n'est donc pas intégral puisque il a fallu jongler avec ces critères géographiques.

Les sept nations qualifiées les mieux placées au classement FIFA d’octobre 2017 (publié le 16 octobre) et la Russie, pays le moins bien classé au moment du tirage[37], sont donc dans le premier chapeau. C’est le classement d’octobre qui est pris en compte et non celui de novembre, pourtant en vigueur lors du tirage, pour ne pas favoriser les équipes ayant dû passer par les barrages.

Répartition des équipes avant le tirage au sort
Entre parenthèses, le classement FIFA au 16 octobre 2017[38] ayant servi à déterminer les groupes.
Chapeau 1 Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4

  Russie (pays hôte) (65)
  Allemagne (1)
  Brésil (2)
  Portugal (3)
  Argentine (4)
  Belgique (5)
  Pologne (6)
  France (7)

  Espagne (8)
  Pérou (10)
  Suisse (11)
  Angleterre (12)
  Colombie (13)
  Mexique (16)
  Uruguay (17)
  Croatie (18)

  Danemark (19)
  Islande (21)
  Costa Rica (22)
  Suède (25)
  Tunisie (28)
  Égypte (30)
  Sénégal (32)
  Iran (34)

  Serbie (38)
  Nigeria (41)
  Australie (43)
  Japon (44)
  Maroc (48)
  Panama (49)
  Corée du Sud (62)
  Arabie saoudite (63)

Composition des huit groupes pour le premier tour
Entre parenthèses, le classement FIFA au 7 juin 2018[39] en vigueur à l’entame de la compétition.
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
  Russie (70)   Portugal (4)   France (7)   Argentine (5)
  Arabie saoudite (67)   Espagne (10)   Australie (36)   Islande (22)
  Égypte (45)   Maroc (41)   Pérou (11)   Croatie (20)
  Uruguay (14)   Iran (37)   Danemark (12)[40]   Nigeria (48)
Groupe E Groupe F Groupe G Groupe H
  Brésil (2)   Allemagne (1)   Belgique (3)   Pologne (8)
  Suisse (6)   Mexique (15)   Panama (55)   Sénégal (27)
  Costa Rica (23)   Suède (24)   Tunisie (21)   Colombie (16)
  Serbie (34)   Corée du Sud (57)   Angleterre (12)[40]   Japon (61)

Phase de groupes

Pendant la phase de groupes, le format est celui d'un tournoi toutes rondes simple. Chaque équipe joue un match contre toutes les autres équipes du même groupe. Un match gagné rapporte trois points, un match nul un point et un match perdu zéro point.

Le classement de chaque équipe dans chaque groupe est déterminé selon l'ordre suivant :

1) le plus grand nombre de points obtenus après tous les matches de groupes ;
2) en cas d'égalité de points, la différence de buts après tous les matches de groupes ;
3) en cas d'égalité de différence de buts, le plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches de groupes.

Si, sur la base des trois critères susmentionnés, deux équipes ou plus sont ex æquo, leur classement sera déterminé comme suit :
4) le nombre de points obtenus contre les équipes concernées ;
5) la différence de buts particulière entre les équipes concernées ;
6) le plus grand nombre de buts marqués entre les équipes concernées ;
7) le fair-play (1 point pour un avertissement non suivi d'une expulsion, 3 pour deux avertissements entraînant une expulsion, 4 pour une expulsion directe, 5 pour un avertissement suivi plus tard d'une expulsion directe) ;
8) tirage au sort par la commission d'organisation de la Fifa.

  • À l'issue de ce classement, le premier et le deuxième de chaque groupe seront qualifiés pour les huitièmes de finale.
Abréviations
  • Pts : nombre de points
  • J : nombre de matchs joués
  • G : nombre de matchs gagnés
  • N : nombre de matchs nuls
  • P : nombre de matchs perdus
  • BP : nombre de buts marqués (« buts “pour” »)
  • BC : nombre de buts encaissés (« buts “contre” »)
  • Diff : différence de buts (BP-BC)
  • Classement :
    • Équipe en caractère gras = Équipe qualifiée
    • Équipe en italique = Équipe éliminée
    • Équipe sans caractère gras ni italique = Équipe pour qui tout est encore possible mathématiquement
  • Rencontre :
    • Équipe en caractère gras = Équipe victorieuse
    • Équipe sans caractère gras = Équipe battue ou qui a fait match nul

Groupe A

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Russie 6 2 2 0 0 8 1 +7
2   Uruguay 6 2 2 0 0 2 0 +2
3   Égypte 0 2 0 0 2 1 4 -3
4   Arabie saoudite 0 2 0 0 2 0 6 -6

Match 1 (Match d'ouverture) Russie   5 - 0   Arabie saoudite Stade Loujniki, Moscou

18h00 heure locale
Gazinski   12e
Cheryshev   43e   90+1e
Dziouba   71e
Golovine   90+4e
(2 - 0) Spectateurs : 78 011
Arbitrage :   Néstor Pitana
Rapport

Match 2 Égypte   0 - 1   Uruguay Iekaterinbourg Arena, Iekaterinbourg

17h00 heure locale
(0 - 0)   89e Giménez Spectateurs : 27 015
Arbitrage :   Björn Kuipers
Rapport

Match 17 Russie   3 - 1   Égypte Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

21h00 heure locale
Fathi   47e (csc)
Cheryshev   59e
Dziouba   62e
(0 - 0)   73e (pén.) Salah Spectateurs : 64 468
Arbitrage :   Enrique Cáceres
Rapport

Match 18 Uruguay   1 - 0   Arabie saoudite Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

18h00 heure locale
Suárez   23e (1 - 0) Spectateurs : 42 678
Arbitrage :   Clément Turpin
Rapport

Match 33 Uruguay   -   Russie Samara Arena, Samara

17h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Match 34 Arabie saoudite   -   Égypte Volgograd Arena, Volgograd

17h00 heure locale
(-) Arbitrage :  


Présentation : Dans ce groupe A plutôt ouvert, la Russie, pays hôte, a montré d’importants signes de faiblesse lors de ces dernières années, soulignés notamment par un échec inattendu à l'Euro 2012, une Coupe du monde 2014 et un Euro 2016 ratés, une Coupe des confédérations 2017 à domicile en demi-teinte, une préparation irrégulière, voire inquiétante, et surtout une très décevante 65e place au classement FIFA en octobre 2017, ce qui fait de la sélection entraînée par Stanislav Tchertchessov la nation la plus mal classée de la compétition. Selon Vincent Tanguy, rédacteur du blog Footballski et spécialiste du football russe interrogé par L'Équipe, la Russie a du mal à se renouveler car les règles limitant les étrangers dans le championnat local suppriment la concurrence et ne pousse pas les joueurs russes à s'exiler à l'étranger[41]. Si la fin de l'année 2017 a vu quelques éclaircies avec un match amical de haute volée face à l'Espagne (3-3, dont deux penalties jugés[Par qui ?] injustifiés pour la Roja et un but spectaculaire de Fyodor Smolov, l'attaquant du FK Krasnodar), les blessures des deux défenseurs centraux titulaires Viktor Vassine et Gueorgui Djikiya, puis de l'attaquant phare Aleksandr Kokorin suscitent des inquiétudes qui se sont renforcées après deux défaites désastreuses de la Sbornaïa (en russe : Сборная pour équipe nationale) contre le Brésil (0-3) et la France (1-3) comme soulevé par le journaliste Iouri Tsybanev de Sovetsky Sport[42]. L’Arabie saoudite est de retour dans la compétition mondiale pour la première fois depuis 2006. La sélection du Golfe restait sur deux Coupes d'Asie décevantes avec trois défaites en 2011, puis deux défaites contre une victoire en 2015. Toutefois, la fédération saoudienne a fait appel au tacticien néerlandais Bert van Marwijk. Sous sa houlette, les Faucons verts (en arabe : الصقور الخضر) se sont qualifiés pour le Mondial en battant le Japon et en devançant l'Australie. Toutefois, Bert van Marwijks a dû quitter la sélection juste après la qualification après l'échec de négociations avec la fédération. Depuis, les Saoudiens ont alterné le correct (nul 1-1 contre l'Ukraine) et le catastrophique (défaite 4-0 contre la Belgique). Le joueur d'Al-Nasr Riyad, Mohammad al-Sahlawi, est le meilleur buteur des éliminatoires avec ses seize buts (à égalité avec Ahmed Khalil des Émirats arabes unis et Robert Lewandowski de la Pologne). Bien que l'Arabie saoudite ait souvent aligné des équipes exclusivement composées de joueurs locaux (point commun qu'elle avait en 2006 avec le vainqueur italien), le royaume saoudien a passé un accord de plusieurs millions d'euros avec la Liga[43] pour qu'une dizaine de joueurs puisse y évoluer en prêt jusqu'à la fin de la saison et bénéficier de temps de jeu. L’Égypte, de retour en Coupe du monde après 28 ans d’absence (plus longue absence cumulée avant le retour en deuxième position après le Pérou), compte bien faire la différence grâce à son attaquant liverpuldien Mohamed Salah qui a porté son équipe lors des éliminatoires, ainsi que Liverpool lors de son parcours inattendu en Ligue des champions de l'UEFA 2017-2018. De plus, il est l'un des meilleurs buteurs de la Premier League. Après trois échecs consécutifs aux éliminatoires de la Coupe d'Afrique des nations, les Pharaons (en arabe égyptien : الفراعنة‎ El Phara'ena) ont atteint la finale de l'édition 2017 en encaissant très peu de buts (aucun jusqu'en demi-finale). L'effectif égyptien est composé majoritairement de joueurs évoluant à domicile, en Angleterre et en Arabie saoudite. En préparation, les Pharaons se sont inclinés de justesse face au Portugal après avoir longtemps mené au score (1-2) avant de concéder une autre défaite contre la Grèce (0-1, sans Salah), deux rencontres jouées en terrain neutre. S'ensuivit une nouvelle défaite contre la Belgique le 6 juin à Bruxelles, 3-0. L'Uruguay, ancien vainqueur de la compétition en 1930 et 1950 et plus récemment quatrième en 2010, part comme favori de ce groupe et peut compter sur son duo offensif, composé du Parisien Edinson Cavani et du Barcelonais Luis Suárez. Ce dernier n'a pas pu prendre part aux éditions 2015 et 2016 de la Copa América qui ont vu l'Uruguay être éliminé en quart de finale et en phase de groupe. Malgré ces deux désillusions, la Celeste est l'équipe la plus expérimentée du groupe et sort d'éliminatoires maîtrisés avec une deuxième position acquise (31 points) derrière le Brésil (41 points). Très peu de joueurs évoluent à domicile, la majorité de l'effectif uruguayen s'étant expatriée dans les grands championnats européens.
Journée 1 :
Journée 2 :
Journée 3 : L'Uruguay et la Russie, tous deux qualifiés, s'affrontent pour la première place, avec avantage à la Russie en cas de match nul. L'Égypte et l'Arabie saoudite, éliminées, s'affrontent pour l'honneur.

Groupe B

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Espagne 4 2 1 1 0 4 3 +1
2   Portugal 4 2 1 1 0 4 3 +1
3   Iran 3 2 1 0 1 1 1 0
4   Maroc 0 2 0 0 2 0 2 -2

Match 3 Maroc   0 - 1   Iran Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

18h00 heure locale
(0 - 0)   90+5e (csc) Bouhaddouz Spectateurs : 62 548
Arbitrage :   Cüneyt Çakır
Rapport

Match 4 Portugal   3 - 3   Espagne Stade Ficht, Sotchi

21h00 heure locale
Ronaldo   4e (pén.)   44e   88e (2 - 1)   24e   55e Costa
  58e Nacho
Spectateurs : 43 866
Arbitrage :   Gianluca Rocchi
Rapport

Match 19 Portugal   1 - 0   Maroc Stade Loujniki, Moscou

15h00 heure locale
Ronaldo   4e (1 - 0) Spectateurs : 78 011
Arbitrage :   Mark Geiger
Rapport

Match 20 Iran   0 - 1   Espagne Kazan Arena, Kazan

21h00 heure locale
(0 - 0)   54e Costa Spectateurs : 42 718
Arbitrage :   Andrés Cunha
Rapport

Match 35 Iran   -   Portugal Stade de Mordovie, Saransk

21h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Match 36 Espagne   -   Maroc Baltika Arena, Kaliningrad

20h00 heure locale
(-) Arbitrage :  


Présentation : Le Portugal et l’Espagne, tous les deux auteurs d’éliminatoires quasi-parfaits, sont les deux favoris de ce groupe assez relevé. Le Portugal, vainqueur de l’Euro 2016, 3e en Coupe des Confédérations 2017 et emmené par un Cristiano Ronaldo en grande forme (double Ballon d'or), aborde la Coupe du monde avec de la confiance en tant que tête de série malgré des résultats mitigés en matchs de préparation, dont notamment une victoire arrachée face à l’Égypte de Mohamed Salah (2-1) et une lourde et surprenante défaite (0-3) face aux Pays-Bas, non-qualifiés pour la Coupe du monde. L’Espagne, après avoir décliné depuis sa domination entre 2008 et 2012, a retrouvé de ses couleurs après un Euro 2016 peu convaincant, grâce à la montée en puissance de joueurs comme les Madrilènes Isco et Marco Asensio et de la domination du Real Madrid en Ligue des champions. Leurs matches de préparation sont encourageants, notamment avec un match nul (1-1) face aux champions du monde allemands et surtout, une très nette victoire 6-1 face à l’Argentine, qui jouait cependant sans Lionel Messi. Le Maroc, auteur de qualifications très réussies au cours desquelles ils n’ont encaissé aucun but au troisième tour (ce qui n’était jamais arrivé auparavant), en témoigne son bloc défensif d’acier emmené par le Turinois Mehdi Benatia, fait son retour en Coupe du monde après 20 ans d’absence et aborde ce groupe en tant que parfait outsider. L’Iran, elle aussi équipe tournée vers la défensive, a réussi ses qualifications en se qualifiant assez rapidement et ses matchs de préparation ont été convaincants.
Journée 1 :
Journée 2 :
Journée 3 : L'Iran a la quasi-obligation de gagner pour se qualifier, tandis que le Portugal peut se contenter d'un nul. L'Espagne peut elle aussi se contenter d'un nul, voire d'une défaite si l'Iran ne gagne pas. Le Maroc, éliminé, joue pour l'honneur.

Groupe C

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   France 6 2 2 0 0 3 1 +2
2   Danemark 4 2 1 1 0 2 1 +1
3   Australie 1 2 0 1 1 2 3 -1
4   Pérou 0 2 0 0 2 0 2 -2

Match 5 France   2 - 1   Australie Kazan Arena, Kazan

13h00 heure locale
Griezmann   58e (pén.)
Behich   81e (csc)
(0 - 0)   62e (pén.) Jedinak Spectateurs : 41 279
Arbitrage :   Andrés Cunha
Rapport

Match 6 Pérou   0 - 1   Danemark Stade de Mordovie, Saransk

19h00 heure locale
(0 - 0)   59e Poulsen Spectateurs : 40 502
Arbitrage :   Bakary Gassama
Rapport

Match 21 Danemark   1 - 1   Australie Samara Arena, Samara

16h00 heure locale
Eriksen   7e (1 - 1)   38e (pén.) Jedinak Spectateurs : 40 727
Arbitrage :   Antonio Mateu Lahoz
Rapport

Match 22 France   1 - 0   Pérou Iekaterinbourg Arena, Iekaterinbourg

18h00 heure locale
Mbappé   34e (1 - 0) Spectateurs : 32 789
Arbitrage :   Mohammed Abdulla Hassan Mohamed
Rapport

Match 37 Danemark   -   France Stade Loujniki, Moscou

17h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Match 38 Australie   -   Pérou Stade Ficht, Sotchi

17h00 heure locale
(-) Arbitrage :  


Présentation : La France, grande favorite de ce groupe C et finaliste de son Euro 2016 à domicile, aborde la compétition en tant que sérieux prétendant au titre. Lors des qualifications, la sélection de Didier Deschamps voit son bloc offensif s’étoffer grandement avec les arrivées de jeunes joueurs tels que Kylian Mbappé, Thomas Lemar, Ousmane Dembélé, ou encore Florian Thauvin, tous évoluant dans des clubs de premier plan. La France réussit à se sortir d’un groupe relevé en qualifications, ce qui lui vaut un statut de tête de série au tirage. Pendant ses matches de préparation, la France montre un visage contrasté, souffrant notamment de faiblesses en défense et d'un manque d'animation offensive. L’Australie, victorieuse en coupe d’Asie des nations 2015 mais marquée par un changement d’entraîneur et auteur d’éliminatoires mitigés, aborde le groupe en tant que « petit poucet ». Le Pérou, absent en Coupe du monde depuis 1982 et troisième de la Copa América 2015, a beaucoup progressé depuis l’arrivée de l’Argentin Ricardo Gareca à la tête de la sélection. 10e au classement FIFA en octobre 2017, son meilleur rang, le Pérou s’annonce comme une sélection à suivre de près. Ses meneurs de jeu sont le vétéran Jefferson Farfán et le jeune espoir du Feyenoord Renato Tapia, mais la principale menace de l'équipe reste son meilleur buteur, Paolo Guerrero qui disputera le Mondial, malgré six mois passés sans jouer à la suite d'une suspension pour dopage. Le Danemark retrouve le niveau international après avoir manqué la Coupe du monde 2014 et l’Euro 2016 et peut compter sur son milieu de terrain Christian Eriksen, évoluant à Tottenham et auteur d’un coup du chapeau au match retour des barrages, ainsi que sur de jeunes joueurs tels que Pione Sisto et Andreas Christensen.
Journée 1 :
Journée 2 :
Journée 3 : Le vainqueur de Danemark/France termine premier, avec avantage à la France, déjà qualifiée, en cas de match nul. Le Danemark doit éviter la défaite, qui laisserait une chance à l'Australie en cas de victoire contre le Pérou, éliminé.

Groupe D

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Croatie 6 2 2 0 0 5 0 +5
2   Nigeria 3 2 1 0 1 2 2 0
3   Islande 1 2 0 1 1 1 3 -2
4   Argentine 1 2 0 1 1 1 4 -3

Match 7 Argentine   1 - 1   Islande Stade du Spartak, Moscou

16h00 heure locale
Agüero   19e (1 - 1)   23e Finnbogason Spectateurs : 44 109
Arbitrage :   Szymon Marciniak
Rapport

Match 8 Croatie   2 - 0   Nigeria Baltika Arena, Kaliningrad

21h00 heure locale
Etebo   32e (csc)
Modrić   72e (pén.)
(1 - 0) Spectateurs : 31 136
Arbitrage :   Sandro Ricci
Rapport

Match 23 Argentine   0 - 3   Croatie Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

21h00 heure locale
(0 - 0)   53e Rebić
  80e Modrić
  90+1e Rakitić
Spectateurs : 43 319
Arbitrage :   Ravshan Irmatov
Rapport

Match 24 Nigeria   2 - 0   Islande Volgograd Arena, Volgograd

18h00 heure locale
Musa   49e   75e (0 - 0) Spectateurs : 40 904
Arbitrage :   Matthew Conger
Rapport

Match 39 Nigeria   -   Argentine Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

21h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Match 40 Islande   -   Croatie Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

21h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Présentation : Dans ce groupe D assez relevé, l'Argentine, finaliste des deux dernières éditions de la Copa América et de la dernière Coupe du monde, aborde la compétition en tant que favorite malgré une qualification arrachée seulement grâce à sa star Lionel Messi, auteur d’un triplé lors du dernier match, et une préparation inégale, dont une surprenante défaite 4-2 contre les Nigérians, qui partagent l’affiche avec l’Argentine en poule pour la 3e fois consécutive et pour la 6e fois en tout, et une défaite cinglante 6-1 face à l'Espagne. Lionel Messi étant absent ce jour-là, ce match a montré une équipe albiceleste souffrante sans sa pièce maîtresse. Leur devoir lors de cette Coupe du monde sera de faire preuve de volonté, et certains joueurs comme le Turinois Paulo Dybala pourraient remonter la barre.[pas clair] L’Islande, dont c’est la première participation en Coupe du monde, avait déjà fait sensation à l'Euro 2016 en atteignant les quarts de finale pour sa première participation à une compétition internationale, éliminant au passage l'Angleterre et, après des éliminatoires très réussies, et malgré une préparation inquiétante, compte bien recréer la surprise pendant cette Coupe du monde. La Croatie, que l'Islande avait affrontée en éliminatoires, peut compter sur ses joueurs talentueux comme le Turinois Mario Mandžukić ou le Barcelonais Ivan Rakitić, mais s’est souvent montrée décevante dans les Coupes du monde récentes, ne parvenant plus à passer le premier tour après sa surprenante 3e place à la Coupe du monde 1998. Comme deuxième favorite de ce groupe, la sélection de Zlatko Dalić va devoir tout donner pendant cette phase de poules. Le Nigeria, malgré son classement assez bas, dispose d’un effectif offensif rajeuni et prometteur, emmené notamment par le Londonien Victor Moses, et compte bien créer la surprise après avoir réussi ses qualifications dans un groupe particulièrement relevé qui comprenait notamment le Cameroun, champion d’Afrique en 2017, et l’Algérie, huitième-de-finaliste à la dernière Coupe du monde.
Journée 1 :
Journée 2 :
Journée 3 : Pour se qualifier, le Nigeria doit éviter la défaite contre l'Argentine, qui a obligation de gagner en espérant une performance moins bonne de l'Islande. L'Islande, qui n'a plus son destin en main, doit l'emporter en espérant une petite victoire argentine. La Croatie, qualifiée, termine première en cas de non-défaite, de non-victoire du Nigeria ou en l'absence de score large.

Groupe E

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Brésil 4 2 1 1 0 3 1 +2
2   Suisse 4 2 1 1 0 3 2 +1
3   Serbie 3 2 1 0 1 2 2 0
4   Costa Rica 0 2 0 0 2 0 3 -3

Match 9 Costa Rica   0 - 1   Serbie Samara Arena, Samara

16h00 heure locale
(0 - 0)   56e Kolarov Spectateurs : 41 432
Arbitrage :   Malang Diedhiou
Rapport

Match 10 Brésil   1 - 1   Suisse Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

21h00 heure locale
Coutinho   20e (1 - 0)   50e Zuber Spectateurs : 43 109
Arbitrage :   César Arturo Ramos
Rapport

Match 25 Brésil   2 - 0   Costa Rica Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

15h00 heure locale
Coutinho   90+1e
Neymar   90+7e
(0 - 0) Spectateurs : 64 468
Arbitrage :   Björn Kuipers
Rapport

Match 26 Serbie   1 - 2   Suisse Baltika Arena, Kaliningrad

20h00 heure locale
Mitrović   5e (1 - 0)   52e Xhaka
  90e Shaqiri
Spectateurs : 33 167
Arbitrage :   Felix Brych
Rapport

Match 41 Serbie   -   Brésil Stade du Spartak, Moscou

21h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Match 42 Suisse   -   Costa Rica Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

21h00 heure locale
(-) Arbitrage :  


Présentation : Favori de ce groupe et candidat à la victoire finale, le Brésil, emmené par un effectif rajeuni, compte bien effacer sa décevante 4e place à la Coupe du monde 2014 à domicile. La Seleçao a dominé son groupe et s'est qualifiée plus d'un an avant le début de la compétition, ce qui leur donne beaucoup d’espoirs. Pendant les matches de préparation, les Auriverdes ont été très convaincants et se sont également montrés moins dépendants de leur meneur de jeu Neymar, blessé, grâce notamment à des jeunes joueurs très talentueux, tels que Gabriel Jesus et Philippe Coutinho. La Suisse, très performante en éliminatoires, a néanmoins dû passer par les barrages, où elle n’a pu bénéficier que d’un pénalty transformé par Ricardo Rodriguez. À noter que la Nati aurait pu être tête de série au moment du tirage si elle n’était pas allée en barrages. Le Costa Rica, quart-de-finaliste surprise à la dernière Coupe du monde et vainqueur de la Copa Centroamericana 2014, a bien réussi ses éliminatoires et se doit de confirmer sa bonne performance. Les matches de préparation n’ont cependant pas été à la hauteur des espérances pour les Ticos, qui abordent donc ce Mondial russe en plein doute. Quant à la Serbie, absente lors de la dernière édition, elle a réalisé de très bons éliminatoires, retrouvant ses couleurs après plusieurs contre-performances ; elle possède une équipe remaniée qui a convaincu lors des matches de préparation.
Journée 1 :
Journée 2 :
Journée 3 : La Serbie a la quasi-obligation de gagner pour se qualifier, tandis que le Brésil peut se contenter d'un nul. La Suisse peut également se contenter d'un nul, mais aussi espérer une défaite serbe, voire une large défaite brésilienne. Le Costa Rica, éliminé de la compétition, joue pour l'honneur.

Groupe F

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Mexique 6 2 2 0 0 3 1 +2
2   Allemagne 3 2 1 0 1 2 2 0
3   Suède 3 2 1 0 1 2 2 0
4   Corée du Sud 0 2 0 0 2 1 3 -2

Match 11 Allemagne   0 - 1   Mexique Stade Loujniki, Moscou

18h00 heure locale
(0 - 1)   35e Lozano Spectateurs : 78 011
Arbitrage :   Alireza Faghani
Rapport

Match 12 Suède   1 - 0   Corée du Sud Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

15h00 heure locale
Granqvist   65e (pén.) (0 - 0) Spectateurs : 42 300
Arbitrage :   Joel Aguilar
Rapport

Match 27 Corée du Sud   1 - 2   Mexique Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

18h00 heure locale
Son Heung-min   90+3e (0 - 1)   26e (pén.) Vela
  66e Hernández
Spectateurs : 43 472
Arbitrage :   Milorad Mažić
Rapport

Match 28 Allemagne   2 - 1   Suède Stade Ficht, Sotchi

21h00 heure locale
Reus   48e
Kroos   90+5e
(0 - 1)   32e Toivonen Spectateurs : 44 287
Arbitrage :   Szymon Marciniak
Rapport

Match 43 Corée du Sud   -   Allemagne Kazan Arena, Kazan

17h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Match 44 Mexique   -   Suède Iekaterinbourg Arena, Iekaterinbourg

19h00 heure locale
(-) Arbitrage :  


Présentation : Les Allemands, champions du monde en titre et auteurs d’une qualification aisée, sont les grands favoris de ce groupe F assez relevé qui comprend le Mexique, la Suède et la Corée du Sud. Cependant, leurs matchs de préparation ont soulevé des inquiétudes quant au potentiel de l’équipe, car ils n’en ont remporté aucun. Le Mexique, 4e de la Coupe des confédérations 2017 et marqué par un changement d'entraîneur et une qualification assez difficile malgré une première place, semble avoir retrouvé de ses couleurs pendant les matchs de préparation et peut compter sur sa jeune révélation du PSV Eindhoven, Hirving Lozano. Au terme d’une qualification remarquable au cours de laquelle elle est sortie d’un groupe particulièrement relevé en battant, en barrages, à la surprise générale, l’Italie, quadruple championne du monde et jamais absente de la Coupe du monde depuis 1958, la Suède, entraînée par Janne Andersson, revient dans le mondial après avoir manqué les deux dernières éditions. Forts de leur parcours éclatant en éliminatoires, les Scandinaves abordent ce mondial avec pugnacité, malgré des matchs de préparation décevants. Quant à la Corée du Sud, participant régulier à la Coupe du monde, ils abordent le mondial avec pour objectif d’effacer leur mauvaise performance de 2014.
Journée 1 :
Journée 2 :
Journée 3 :

Groupe G

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Belgique 6 2 2 0 0 8 2 +6
2   Angleterre 3 1 1 0 0 2 1 +1
3   Panama 0 1 0 0 1 0 3 -3
4   Tunisie 0 2 0 0 2 3 7 -4

Match 13 Belgique   3 - 0   Panama Stade Ficht, Sotchi

18h00 heure locale
Mertens   47e
Lukaku   69e   75e
(0 - 0) Spectateurs : 43 257
Arbitrage :   Janny Sikazwe
Rapport

Match 14 Tunisie   1 - 2   Angleterre Volgograd Arena, Volgograd

21h00 heure locale
Sassi   35e (pén.) (1 - 1)   11e   90+1e Kane Spectateurs : 41 064
Arbitrage :   Wilmar Roldán
Rapport

Match 29 Belgique   5 - 2   Tunisie Stade du Spartak, Moscou

15h00 heure locale
E. Hazard   6e (pén.)   51e
Lukaku   16e   45+3e
Batshuayi   90e
(3 - 1)   18e Bronn
  90+3e Khazri
Spectateurs : 44 190
Arbitrage :   Jair Marrufo
Rapport

Match 30 Angleterre   -   Panama Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

15h00 heure locale
(-) Arbitrage :   Gehad Grisha

Match 45 Angleterre   -   Belgique Baltika Arena, Kaliningrad

20h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Match 46 Panama   -   Tunisie Stade de Mordovie, Saransk

21h00 heure locale
(-) Arbitrage :  


Présentation : Dans le groupe G, la Belgique aborde la compétition en postulant crédible au titre final et se confronte à l’Angleterre, favorite de ce groupe, et donc son principal adversaire ; leur rivalité sera pimentée par la participation de la plupart des joueurs belges au Championnat d'Angleterre de football. Auteurs d’excellentes qualifications après un Euro 2016 en demi-teinte, les Belges abordent ce mondial avec confiance, profitant d'un fort potentiel offensif. Les joueurs à surveiller sont Romelu Lukaku, Eden Hazard et Kevin De Bruyne. Le Panama, qualifié miracle grâce à un but litigieux contre le Costa Rica, accordé alors que la balle n’avait pas franchi la ligne, est l’un des deux petits nouveaux de cette compétition, pressenti pour figurer et limiter la casse. La Tunisie, auteure de qualifications impeccables et très regroupée en défense, s’annonce comme le parfait outsider du groupe. Quant à l’Angleterre, elle aborde la compétition avec pour objectif de mettre en valeur son potentiel et ses grands joueurs, comme Harry Kane, Jamie Vardy, Dele Alli, Raheem Sterling et Marcus Rashford et d’effacer ses mauvaises performances de 2014, où elle avait été éliminée dès le premier tour dans un groupe relevé, et à l’Euro 2016, où elle avait été sortie sans gloire par l’Islande en huitièmes. Cependant, lors les matchs de préparation, malgré une montée en puissance non négligeable, les Three Lions ont manqué d’inspiration offensive en dépit de quelques victoires.
Journée 1 :
Journée 2 :
Journée 3 :

Groupe H

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Japon 3 1 1 0 0 2 1 +1
2   Sénégal 3 1 1 0 0 2 1 +1
3   Pologne 0 1 0 0 1 1 2 -1
4   Colombie 0 1 0 0 1 1 2 -1

Match 15 Colombie   1 - 2   Japon Stade de Mordovie, Saransk

15h00 heure locale
Quintero   39e (1 - 1)   6e (pén.) Kagawa
  73e Osako
Spectateurs : 40 842
Arbitrage :   Damir Skomina
Rapport

Match 16 Pologne   1 - 2   Sénégal Stade du Spartak, Moscou

18h00 heure locale
Krychowiak   86e (0 - 1)   37e (csc) Cionek
  60e Niang
Spectateurs : 44 190
Arbitrage :   Nawaf Shukralla
Rapport

Match 31 Japon   -   Sénégal Iekaterinbourg Arena, Iekaterinbourg

20h00 heure locale
(-) Arbitrage :   Gianluca Rocchi

Match 32 Pologne   -   Colombie Kazan Arena, Kazan

21h00 heure locale
(-) Arbitrage :   César Arturo Ramos

Match 47 Japon   -   Pologne Volgograd Arena, Volgograd

18h00 heure locale
(-) Arbitrage :  

Match 48 Sénégal   -   Colombie Samara Arena, Samara

18h00 heure locale
(-) Arbitrage :  


Présentation : Le groupe H, comprenant la Pologne, le Sénégal, la Colombie et le Japon, apparaît comme le groupe le plus ouvert de la compétition. La Pologne, comptant notamment sur son attaquant munichois Robert Lewandowski, a réalisé un excellent parcours en éliminatoires, mais les matchs de préparation ont soulevé des inquiétudes. Le Sénégal, de retour en Coupe du monde après avoir atteint les quarts-de-finale en 2002, a vu son équipe repartir à la hausse avec notamment la montée en puissance de l’attaquant liverpuldien Sadio Mané, ainsi que du monégasque Keita Baldé. La Colombie, quart-de-finaliste lors de l’édition précédente, n’a pas tellement changé son effectif, disposant toujours de Radamel Falcao, Juan Cuadrado et James Rodríguez, meilleur buteur de l’édition précédente, et comptant désormais sur le Sévillan Luis Muriel. Les Cafeteros abordent donc la Coupe du monde avec une certaine confiance, malgré une préparation inégale. Quant au Japon, il a montré pas mal de difficultés malgré sa qualification aisée, comme en témoigne l'éviction de son sélectionneur franco-bosnien Vahid Halilhodžić deux mois avant la compétition (comme avec la Côte d'Ivoire avant la Coupe du monde 2010)[44], et aborde ce mondial en plein doute.
Journée 1 :
Journée 2 :
Journée 3 :

Phase à élimination directe

Format et règlement

Les matches de la phase finale (à partir des huitièmes de finale avec un match pour la troisième place) sont à élimination directe. En cas de match nul à la fin du temps réglementaire, une prolongation de deux fois quinze minutes est jouée − une victoire après prolongation est indiquée par (a.p.) dans le tableau. Une pause de cinq minutes est d'abord observée entre le temps réglementaire et la prolongation. Aucune pause n'est prévue entre les deux périodes de la prolongation. Les règles dites du but en or ou du but en argent ne s'appliquent pas. Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, une séance de tirs au but (t.a.b) détermine le vainqueur de la rencontre.

Tableau final

  Huitièmes de finale
  Quarts de finale
  Demi-finales
  Finale
                             
  30 juin à Sotchi     6 juillet à Nijni Novgorod     10 juillet à Saint-Pétersbourg     15 juillet à Moscou
 
    Russie ou   Uruguay  
 
   ,   ou      
    Vainqueur du match 49  
  30 juin à Kazan
      Vainqueur du match 50    
    France ou   Danemark  
  6 juillet à Kazan
    2e du Groupe D    
    Vainqueur du match 57  
  2 juillet à Samara
      Vainqueur du match 58    
   ,   ou    
  11 juillet à Moscou
    2e du Groupe F    
    Vainqueur du match 53  
  2 juillet à Rostov-sur-le-Don
      Vainqueur du match 54    
   ,   ou    
  7 juillet à Sotchi
    2e du Groupe H    
    Vainqueur du match 61  
  1 juillet à Moscou
      Vainqueur du match 62  
   ,   ou    
   
    Uruguay ou   Russie    
    Vainqueur du match 51  
  1 juillet à Nijni Novgorod
      Vainqueur du match 52    
    Croatie ou   Nigéria  
  7 juillet à Samara
   ,   ou      
    Vainqueur du match 59  
  3 juillet à Saint-Pétersbourg
      Vainqueur du match 60    
   ,   ou    
   
   ,   ou       Match pour la 3e place
    Vainqueur du match 55  
  3 juillet à Moscou 14 juillet à Saint-Pétersbourg
      Vainqueur du match 56    
    1er du Groupe H     Perdant du match 61  
   
    2e du Groupe G       Perdant du match 62  
 

Huitièmes de finale


Match 49 A1   -   B2 Stade Ficht, Sotchi

21:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 50 C1   -   D2 Kazan Arena, Kazan

17:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 51 B1   -   A2 Stade Loujniki, Moscou

17:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 52 D1   -   C2 Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

21:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 53 E1   -   F2 Stade de Samara, Samara

18:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 54 G1   -   H2 Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

21:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 55 F1   -   E2 Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

17:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 56 H1   -   G2 Stade du Spartak, Moscou

21:00 heure locale
Arbitrage :  


Quarts de finale


Match 57 W49   -   W50 Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

17:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 58 W53   -   W54 Kazan-Arena, Kazan

21:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 59 W51   -   W52 Stade Ficht, Sotchi

21:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 60 W55   -   W56 Samara Arena, Samara

18:00 heure locale
Arbitrage :  


Demi-finales


Match 61 W57   -   W58 Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

21:00 heure locale
Arbitrage :  

Match 62 W59   -   W60 Stade Loujniki, Moscou

21:00 heure locale
Arbitrage :  


Match pour la troisième place


Match 63 L61   -   L62 Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

17:00 heure locale
Arbitrage :  


Finale


Match 64 W61   -   W62 Stade Loujniki, Moscou

18:00 heure locale
Arbitrage :  


Statistiques, classements et buteurs

Statistiques

Les 32 équipes présentes disputent un total de 64 rencontres : 48 au premier tour et 16 dans la phase à élimination directe.

Nombre d'équipes par confédération et par tour

Confédération Phase de groupes Huitièmes

de finale

Quarts

de finale

Demi-finales Finale (dont champion)
UEFA 14 ≥4
CONMEBOL 5 ≥1
CONCACAF 3
CAF 5
AFC 5
OFC Aucune équipe
Total 32 16 8 4 2 (1)

Classement de la compétition

Le classement complet des 32 équipes ayant participé au tournoi prend en compte, en plus du stade de la compétition atteint, le nombre total de points obtenus, puis la différence de buts et enfin le nombre de buts inscrits. Le nombre de points est calculé de la même manière que pour le premier tour, à savoir en attribuant 3 points pour un match gagné, 1 point pour un match nul et 0 point pour une défaite[45].

Classement de la Coupe du monde[46]
Place Nation Stade de la compétition
 
vainqueur
 
finale
 
demi-finale
4
demi-finale
5
quarts de finale
6
7
8
9
huitièmes de finale
10
11
12
13
14
15
16
Place Nation Stade de la compétition
17
premier tour
18
19
20
21
22
23
24
25
26
27
28
29
30
31
32

Nombre de buts par tour

Tour 1 Tour 2 Tour 3 Sous-total Huitièmes Quarts Demies 3e place Finale Sous-total Total
Buts 38
Matches 16 16 16 48 8 4 2 1 1 16 64
Moyenne 2,38

Nombre de matches par résultat

  • Phase de poules
    • Victoires :
    • Nuls :
  • Phase à élimination directe
    • Temps réglementaire :
    • Prolongation seule :
    • Tirs au but :

Résumé par équipe

Équipe Matches Victoires Nuls Défaites BP BC Diff.     Class. FIFA

avant CDM

Class. FIFA

après CDM

Progression CDM
Vainqueur
finaliste
3e
4e
quarts de finale
quarts de finale
quarts de finale
quarts de finale
huitièmes de finale
huitièmes de finale
huitièmes de finale
huitièmes de finale
huitièmes de finale
huitièmes de finale
huitièmes de finale
huitièmes de finale
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour
premier tour

Ballon d'or du meilleur joueur

Le Ballon d'or Adidas est la récompense attribuée au meilleur joueur de la Coupe du monde 2018. Les deuxième et troisième joueurs reçoivent respectivement les Ballons d’Argent et de Bronze.

Place Joueur
 
 
 

Soulier d'or du meilleur buteur

Le Soulier d'or est attribué au meilleur buteur de la compétition. Deux joueurs ou plus à égalité à la fin de la compétition sont départagés au nombre des passes décisives et s’ils sont toujours ex æquo, c’est le joueur ayant passé le moins de temps sur le terrain qui reçoit la récompense[47]. Le nombre de matchs joués et de pénalties sont là uniquement à titre d’information. La colonne « pénalties » indique les pénalties transformés pendant le temps réglementaire ou durant les prolongations : les tirs au but ne sont pas des pénalties. Le trophée représente une chaussure de football de couleur dorée.

Classement du Soulier d'or (après Belgique-Tunisie)[48]
Place Joueur Buts marqués Passes déc. Matches joués Minutes jouées Pénalty
    Romelu Lukaku 4 0 2 149 0
    Cristiano Ronaldo 4 0 2 180 1
    Denis Cheryshev 3 0 2 140 0
4   Diego Costa 3 0 2 166 0
5   Harry Kane 2 0 1 90 0
5   Artem Dziouba 2 1 2 99 0
5   Ahmed Musa 2 0 2 118 0
5   Philippe Coutinho 2 0 2 180 0
5   Luka Modrić 2 0 2 180 1
5   Mile Jedinak 2 0 2 180 2

Liste des buteurs

4 buts     


3 buts    


2 buts   
1 but  


Contre son camp   (csc)

Liste des passeurs

2 passes décisives   
1 passe décisive  



Joueurs élus Homme du Match

2 fois
1 fois




Discipline

Joueurs avertis

1 carton rouge


2 cartons jaunes
1 carton jaune