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Coupe du monde de football de 2018

compétition de football
Coupe du monde de la FIFA 2018
Description de l'image FIFA World Cup 2018 Logo.png.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 21e
Lieu(x) Drapeau de la Russie Russie
Date du
au
Participants 32 équipes
210 en phases qualificatives
Épreuves 64 rencontres
Affluence 3 031 768
(moyenne 47 371)
Site(s) 12 stades
Site web officiel Site officiel

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Allemagne Allemagne (4)
Vainqueur Drapeau : France France (2)
Finaliste Drapeau : Croatie Croatie
Troisième Drapeau : Belgique Belgique
Buts 169 (moyenne 2,64)
Averti Cartons Jaunes 219
Red card.svg Cartons Rouges 4
Meilleur joueur Drapeau : Croatie Luka Modrić
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Angleterre Harry Kane (6 buts)
Meilleur(s) passeur(s)

Navigation

Sous la pluie, mais aussi sous les paillettes, les joueurs de l'équipe de France soulèvent le trophée.

La Coupe du monde de football de 2018 est la 21e édition de la Coupe du monde de football, une compétition organisée par la FIFA et qui réunit les trente-deux sélections nationales masculines issues de la phase qualificative. Elle se déroule en Russie du 14 juin au [1] et est remportée par l'équipe de France.

Le tirage au sort des qualifications a lieu le à Saint-Pétersbourg. Le tirage au sort du tournoi prend place le au Kremlin à Moscou. Outre la Russie, qualifiée d'office en tant que pays organisateur, le Brésil est la première équipe qualifiée sur le terrain en s'assurant dès le de figurer parmi les quatre premiers de la zone Amérique du Sud. Le Brésil reste ainsi la seule équipe à n'avoir jamais manqué une édition de la Coupe du monde (21e participation)[2].

La phase qualificative voit un renouvellement important des participants par rapport aux dernières éditions. Elle est notamment ponctuée par la première participation à une phase finale de l’Islande et du Panama et par l’absence des Pays-Bas (finalistes en 1974, 1978 et 2010 et troisièmes en 2014), ainsi que de l'Italie, l'un des pays les plus titrés avec quatre trophées (1934, 1938, 1982 et 2006), qui n'avait manqué aucune édition du Mondial depuis 1958.

Le premier tour de la compétition est marqué par l'élimination de l'Allemagne qui restait sur quatre présences consécutives en demi-finales du Mondial et avait toujours atteint au moins les quarts de finale depuis 1954. La formation quadruple championne du monde et tenante du titre termine dernière de sa poule sur une défaite face à la Corée du Sud et suit le même chemin que la France en 2002, l'Italie en 2010 et l'Espagne en 2014, elles aussi championnes du monde en titre et éliminées prématurément quatre ans plus tard. Par ailleurs, aucune équipe africaine ne réussit à s'extraire du premier tour, pour la première fois depuis 1982.

Dix équipes européennes, cinq latino-américaines et une asiatique (continent représenté par le Japon) sont présentes au stade des huitièmes de finale, ponctués par les éliminations de l'Espagne (aux tirs au but face à la Russie) et de l'Argentine (sortie 4-3 par la France). Les quarts de finale voient les deux dernières équipes sud-américaines, l'Uruguay et le Brésil, tomber respectivement face à la France (2-0) et la Belgique (2-1). Cela conduit à un dernier carré 100 % européen pour la cinquième fois dans l'histoire de la compétition après 1934, 1966, 1982 et 2006 et par conséquent à une quatrième victoire européenne de rang depuis 2006. Par ailleurs, pour la première fois dans l'histoire, ni le Brésil, ni l'Allemagne, ni l'Italie, ni l'Argentine (qui cumulent à eux seuls quinze titres sur vingt-et-un), ne sont présents en demi-finales. Il faut notamment remonter à la toute première édition, en 1930, pour constater l'absence combinée du Brésil[3] et de l'Allemagne[4] dans le dernier carré.

Le tournoi débouche sur une finale inédite entre la France, qui atteint ce stade de la compétition pour la 3e fois de son histoire après 1998 et 2006, et la Croatie, déjà demi-finaliste vingt ans plus tôt, qui accède pour la première fois à la finale (devenant ainsi historiquement le treizième pays finaliste de la Coupe du monde). Cette finale, très intense, voit la victoire des Bleus qui s'imposent 4 buts à 2 sur l'équipe au damier, décrochant ainsi leur deuxième étoile, vingt ans après leur premier sacre en 1998. Quant à la « petite finale » pour la troisième place, elle est remportée par la Belgique, qui bat l'Angleterre 2-0. Les Diables Rouges montent sur le podium pour la première fois de leur histoire. Luka Modrić reçoit le trophée de meilleur joueur de la compétition, Kylian Mbappé celui de meilleur jeune, Thibaut Courtois celui du meilleur gardien, alors que Harry Kane en est le meilleur buteur avec six réalisations.

Sommaire

Préparation de l'événementModifier

Sélection du pays organisateurModifier

Fin de la rotationModifier

 
Billets de 100 roubles diffusés par la Banque de Russie, célébrant la Coupe du monde 2018.

Le principe de rotation continentale institué par Sepp Blatter aurait dû amener à une organisation en Amérique du Nord, ainsi qu'il l'explique le à Londres lors d'une rencontre avec des officiels anglais :

« Si le comité exécutif de la FIFA décide plus tard que la politique de rotation est maintenue, selon la stricte procédure, elle devra être en Amérique du Nord en 2018 et ainsi trois pays peuvent l'organiser — les États-Unis, le Mexique et le Canada[5]. »

La FIFA a cependant annoncé la fin du principe.

Dépôt des candidaturesModifier

Début 2008, l'Angleterre et l'association Belgique–Pays-Bas sont les seuls pays officiellement candidats pour l'édition 2018. Une candidature Espagne-Portugal, s'ajoute en janvier 2009. Le , l'Égypte, les États-Unis et la Corée du Sud entrent en course pour obtenir l'organisation de la Coupe du monde 2018. Le , ils sont rejoints par l'Australie, qui se porte candidate à l'organisation d'une Coupe du monde en 2018 ou 2022.

Le problème des candidatures conjointesModifier

Sepp Blatter a eu plusieurs positions sur les candidatures conjointes.

Le 28 avril 2008, il déclare qu'il souhaite que l'Espagne se porte candidate à l’organisation de la Coupe du monde 2018, peut-être conjointement avec le Portugal. Selon la presse espagnole, le président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Angel Maria Villar, n'écarte pas l'idée d'une candidature[6]. Le , Villar annonce officiellement la candidature de l'Espagne conjointement avec le Portugal comme organisateurs de l'événement en 2018.

Le , Gilberto Madail et Ángel María Villar, représentants des fédérations portugaise et espagnole de football, signent un protocole d'accord visant à définir les grandes lignes du dossier de candidature pour l'organisation de la Coupe du monde 2018[7].

Le , Joseph Blatter déclarait que les candidatures conjointes ne seraient plus souhaitées pour l'organisation de la Coupe du monde[8].

Le , l'Espagne et le Portugal se portent officiellement candidats auprès de la FIFA à titre conjoint.

Le , Blatter donne également des précisions quant aux candidatures conjointes, nuançant ses propos tenus un an et demi plus tôt :

« La Coupe du monde en Corée du Sud et au Japon était scindée en deux centres de presse et deux comités d’organisation. C'est pour cette raison que nous avions déclaré que cela ne serait plus jamais le cas. La Belgique et les Pays-Bas ne sont pas dans cette configuration puisque les deux pays possèdent un comité d’organisation unique[9]. »

Les candidatures belgo-néerlandaise et hispano-portugaise conservaient donc leurs chances, jusqu’au vote inattendu du qui désigna finalement la Russie comme pays hôte de la compétition[10].

CongrèsModifier

 
Délégation russe après l'annonce des résultats du vote.
Nombre de voix[11]
Fédération Tour 1 Tour 2
  Russie 9 13
  Espagne -   Portugal 7 7
  Belgique -   Pays-Bas 4 2
  Angleterre 2 -
Total 22 22
Légende :
  •      Victoire
  •      Élimination

La FIFA de Sepp Blatter a décidé de combiner la sélection du pays hôte de la Coupe du monde 2018 à celle pour la Coupe du monde 2022. Pas moins de onze déclarations de candidatures[12] furent émises, dont deux conjointes. Le Mexique, touché par la crise économique, se retire rapidement de la course (annonce le ) tout comme l'Indonésie. Puis le Qatar, la Corée du Sud, le Japon, l'Australie et les États-Unis décident de ne rester candidats que pour la Coupe du monde 2022 devant la certitude que l'Europe accueillerait l'événement en 2018. Joseph Blatter avait finalement annoncé le ne vouloir que des candidatures européennes pour cette édition[13].

Il ne restait donc plus, pour 2018, que l'Angleterre, la Russie et deux candidatures conjointes, respectivement de l'Espagne et du Portugal et de la Belgique et des Pays-Bas.

Le , la Russie se retire de la candidature à l'organisation de la Coupe du monde 2022 pour se concentrer sur celle de 2018, pour laquelle elle finit par être désignée[réf. nécessaire].

Arbitrage vidéoModifier

Cette édition de 2018 sera la première avec l'utilisation de l'assistance vidéo, qui était à l'essai depuis 2016 et déjà utilisée dans quelques compétitions comme la Coupe des confédérations 2017 ou encore le championnat allemand. C'est lors d'une réunion du Board, le , que la décision a été prise à l'unanimité des 8 voix. L'utilisation de l'arbitrage vidéo s'appliquera dans quatre cas : valider ou non un but, attribuer ou non un carton rouge direct, analyser une action pouvant valoir pénalty et corriger une erreur d'identification d'un joueur[14].

Lors de tous les matches, le trio arbitral est assisté par un arbitre assistant vidéo et trois adjoints, dont un dédié aux hors-jeux[15], tous arbitres FIFA, et quatre techniciens vidéo[15] (au total pour la coupe du monde, 13 arbitres FIFA ont été sélectionnés pour l'assistance vidéo[15]). Cette équipe opère depuis une salle de régie vidéo située à Moscou et dispose de l'accès aux images de toutes les caméras des diffuseurs, plus deux caméras consacrées spécifiquement aux hors-jeu, transmises par un réseau en fibres optiques[15]. Elle comprend en outre, un représentant de la FIFA chargé d'informer les diffuseurs et commentateurs de la raison du recours à la vidéo et de son résultat[15].

4e remplacementModifier

Lors de la réunion du board le , outre l'arbitrage vidéo, a également été adopté le 4e changement de joueurs, possible seulement en cas de prolongation[16].

Modifier

Le logo officiel de la compétition est révélé le depuis la Station spatiale internationale par les trois cosmonautes russes : Elena Serova, Aleksandr Samokoutiaïev et Maxime Souraïev. Il est imaginé par Brandia Central (de), une agence de conseil en stratégie de marque basée au Portugal, dans le cadre d’un appel d’offres auquel ont pris part huit agences russes et internationales[17]. Le design « se fonde sur les lignes universellement reconnaissables du trophée de la compétition, tandis que l’utilisation du rouge, du doré, du noir et du bleu dans sa palette de couleurs s’est inspirée des techniques ancestrales de l’art russe depuis les premières peintures d’icônes »[18].

 
Zabivaka, la mascotte officielle pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

Ballon officielModifier

 
Telstar 18, le ballon officiel pour la Coupe du monde 2018 en Russie.

Le , Adidas dévoile le ballon de la compétition qui se nomme Telstar 18[19],[20].

MascotteModifier

La mascotte officielle de la Coupe du monde 2018 est Zabivaka, un loup. En langue russe, Zabivaka signifie « celui qui marque »[21]. Les couleurs de son équipement : bleu, rouge et blanc, font référence aux couleurs du drapeau russe.

Musique officielleModifier

Le chanteur Jason Derulo a été choisi pour interpréter l'hymne officiel de Coca-Cola pour la compétition. Il s'intitule Colors et a été dévoilé le 8 mars 2018[22].

La chanson officielle est confiée à Will Smith, accompagné pour l'occasion par le chanteur et compositeur Nicky Jam et de l'artiste albanaise Era Istrefi. La chanson sera produite par Diplo[23]. Il succède ainsi à Shakira et au groupe Freshlyground (2010), et au trio Pitbull, Jennifer Lopez et Claudia Leite (2014).

BénévolesModifier

 
Bénévoles.

La réception des demandes des candidats bénévoles du Comité d’organisation Russie-2018 le a été commencée le . La campagne de réception des demandes a battu les records des Coupes du Monde de la FIFA de football — vers le 30 décembre, la date finale de cette campagne, les organisateurs ont reçu 177 000 demandes.

Au total, 17 040 bénévoles du Comité d’organisation et plus de 18 000 bénévoles dans les 11 villes organisatrices du tournoi opéreront. Ils ont été instruits dans 15 centres de bénévolat du Comité d’organisation créés à la base de 15 établissements d’enseignement supérieur et dans les villes organisatrices.

Ceux qui parlent des langues étrangères et possèdent l’expérience de bénévolat sont prioritaires. Les bénévoles peuvent être des citoyens russes ou des ressortissants étrangers.

Les bénévoles du Comité d’organisation devaient avoir au moins 18 ans vers le , les bénévoles dans les villes organisatrices au moins 16 ans.

InfrastructuresModifier

Le plus grand objet de dépense fédérale a été l’infrastructure d’aviation (117,8 milliards de roubles).

Un aspect important du développement de l’infrastructure dans les villes hôtes des matchs de la Coupe du Monde est devenu la construction des hôtels. Tous les hôtels ont été inclus dans une liste unique et publiés sur le site de la FIFA.[24]

Pour la première fois dans l’histoire, une marque d’hôtellerie mondialement connue, Sheraton, s’est présentée à Saransk.

À l'aéroport de Rostov-sur-le-Don, l’équipement de gestion automatisée du trafic aérien, des systèmes modernes de surveillance, de gestion, de communication et d’assistance météorologique ont été installés. À l’aéroport Koltsovo (Iekaterinbourg), l’équipement d’assistance radiotechnique des vols a été installé et la deuxième piste d’atterrissage a été mise en exploitation ce qui a permis d’augmenter considérablement la capacité de l’aéroport et le flux des passagers. À Saransk un système de navigation a été construit à l’aéroport. L’aéroport Khrabrovo (Kaliningrad) a été muni en équipement d’assistance radiotechnique et météorologique et le matériel existant a été déplacé vers d’autres emplacements nouveaux. La reconstruction et le réarmement technique des moyens d’assistance radiotechnique des aéroports ont été aussi effectués à Moscou, Saint-Pétersbourg, Volgograd, Samara et Ekaterinbourg, Kazan et Sotchi[25].

Le 27 mars, le ministère de la construction de Russie a annoncé que toutes les voies de communications soumises sous sa responsabilité ont été mises en exploitation. L’installation de traitement des eaux usées est devenue le dernier site mis en exploitation.

Itinéraire des supporteursModifier

Les supporteurs de la Coupe du monde de football FIFA 2018 en Russie possédant un billet d’entrée pour les matches et le « passeport du supporteur » (FAN ID), pourront bénéficier du déplacement gratuit vers les villes-hôtes de la compétition.

Dans cet objectif, des trains supplémentaires spéciaux circulent.

Lors de la compétition sportive, le déplacement gratuit par voie ferrée dans des trains supplémentaires spéciaux à destination des villes-hôtes est proposé aux spectateurs possédant un billet d’entrée pour les matches ou un document donnant le droit d’obtenir un billet d’entrée pour un match, ainsi que le Passeport du supporteur (FAN ID)[26].

Les jours de match, les supporteurs possédant un billet d’entrée pour les matchs et le « passeport du supporteur » peuvent aussi bénéficier du déplacement gratuit utilisant le transport municipal des villes-hôtes.

Villes et stadesModifier

La Russie propose une liste provisoire de douze enceintes sportives en vue d'être utilisées durant la Coupe du monde. Les stades se situant en Russie européenne sont : Kaliningrad, Kazan, Moscou, Nijni Novgorod, Rostov-sur-le-Don, Saint-Pétersbourg, Samara, Saransk, Sotchi et Volgograd. La seule ville de Russie asiatique participante est celle de Iekaterinbourg[27]. Deux stades sont prévus à Moscou, les autres villes présentant chacune un stade.

Les stades choisis sont répartis en quatre pôles géographiques lors de la phase de poules afin de limiter les déplacements des équipes :

  • région nord-ouest : Kaliningrad, Saint-Pétersbourg ;
  • région centre : Moscou, Nijni Novogorod ;
  • région est : Saransk, Kazan, Samara, Iekaterinbourg ;
  • région sud : Volgograd, Rostov-sur-le-Don, Sotchi.

Le , le comité exécutif de la FIFA décide de faire jouer le match d’ouverture, une demi-finale et la finale au Stade Loujniki de Moscou et l'autre demi-finale au Stade Krestovski à Saint-Pétersbourg[28].

Saint-Pétersbourg Moscou Nijni Novgorod
Stade Krestovski Stade Loujniki Otkrytie Arena Stade de Nijni Novgorod
Capacité : 68 134
(nouveau stade)
Capacité : 81 000
(rénové)
Capacité : 45 360
(nouveau stade)
Capacité : 44 899
(nouveau stade)
     
Présentation du stade en 360° Présentation du stade en 360° Présentation du stade en 360° Présentation du stade en 360°
Kaliningrad Iekaterinbourg
Baltika Arena Iekaterinbourg Arena
Capacité : 35 000
(nouveau stade)
Capacité : 35 000

(rénové)

 
Présentation du stade en 360° Présentation du stade en 360°
Saransk Kazan
Stade de Mordovie Kazan Arena
Capacité : 45 015

(nouveau stade)

Capacité : 45 015
(nouveau stade)
Présentation du stade en 360° Présentation du stade en 360°
Rostov-sur-le-Don Sotchi Volgograd Samara
Rostov Arena
(nouveau stade)
Stade Ficht
(stade construit pour les JO 2014)
Volgograd Arena
(rénové)
Cosmos Arena
(nouveau stade)
Capacité : 43 702 Capacité : 47 659 Capacité : 45 015 Capacité : 45 000
       
Présentation du stade en 360° Présentation du stade en 360° Présentation du stade en 360° Présentation du stade en 360°
  • Samara. Samara Arena (capacité lors de la Coupe du monde : 45 000 spectateurs). Début officiel de la construction : . Fin de la construction : .
  • Nijni Novgorod. Le stade de Nijni Novgorod (capacité lors de la Coupe du Monde : 45 000 spectateurs). Les travaux de construction ont été commencés en 2015 et terminés en décembre 2017[29].
  • Volgograd. Volgograd Arena (capacité lors de la Coupe du monde : 45 000 spectateurs). Il a été bâti sur le site de l’ancien stade Centralnyi et se situe au pied du Kourgane Mamaïev. La mise en exploitation a eu lieu le [30].
  • Ekaterinbourg. Ekaterinbourg Arena (capacité lors de la Coupe du monde : 35 000 spectateurs). Le Stade centrale d'Ekaterinbourg a été reconstruit pour la Coupe du monde 2018. La capacité des tribunes est de 35 000 spectateurs. La reconstruction a été terminée en décembre 2017.
  • Saransk. Mordovia Arena (capacité lors de la Coupe du monde : 44 000 spectateurs). Le stade de Saransk a dû être mis en exploitation en 2012 de manière que la fin des travaux coïncide avec l'ouverture de la Spartakiade. La mise en exploitation a ensuite été reportée jusqu'en 2017. Le premier match a eu lieu le .
  • Rostov-sur-le-Don. Rostov Arena (capacité lors de la Coupe du monde : 45 000 spectateurs). Le site du stade se trouve sur la rive gauche du fleuve Don. Le , la construction du stade a été terminée.
  • Kaliningrad. Le stade de Kaliningrad (capacité lors de la Coupe du monde : 35 000 spectateurs). Le premier pieu a été enfoncé en septembre 2015. Le premier match dans le nouveau stade a eu lieu le .
  • Kazan. Kazan Arena (capacité lors de la Coupe du monde : 45 000 spectateurs). Le stade a été construit à l'occasion de l’Universiade d'été de 2013. Il a déjà accueilli le Championnats du monde de natation FINA et la Coupe de la Confédération de la FIFA 2017. En outre, c'est le stade à domicile du club de football du Rubin.
  • Moscou. Le stade du Spartak (capacité lors de la Coupe du monde : 45 000 spectateurs). C'est le stade à domicile du club de football portant le même nom. Selon les exigences de la FIFA lors de la Coupe du monde 2018, le stade portera le nom Spartak au lieu d'Otkrytie Arena. Le match d'ouverture a eu lieu le .
  • Sotchi. Le stade Ficht (capacité lors de la Coupe du monde : 45 000 spectateurs). Il est l'un des 22 stades qui, dans l'histoire mondiale, ont accueilli des cérémonies d'ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’hiver. Après les Jeux olympiques de Sotchi en 2014, le stade a été reconstruit pour la Coupe de la Confédération de la FIFA 2017 et la Coupe du monde 2018.
  • Saint-Pétersbourg. Le stade de Saint-Pétersbourg (capacité lors de la Coupe du monde : 67 000 spectateurs). La construction du stade a débuté en 2007 et s'est achevée le [31]. Le stade a accueilli des matchs de la Coupe de la Confédération de la FIFA 2017 et il accueillera des matchs de la Coupe du monde 2018 et du Championnat d'Europe UEFA de football 2020.
  • Moscou. Le stade Loujniki (capacité lors de la Coupe du monde : 80 000 spectateurs). La reconstruction du plus grand stade a débuté en 2013. Le stade a été mis en exploitation en novembre 2017.

Procédure d'entrée en RussieModifier

Selon la loi du promulguée par Vladimir Poutine, la Fan-ID ou « passeport du supporteur », est valide dix jours avant le début du tournoi et expirera dix jours après le dernier match de la compétition. Les supporteurs étrangers doivent également présenter une pièce d'identité approuvée par la Russie et le billet pour l'événement sportif auquel ils vont assister.

Cette loi dispose que les membres des délégations officielles, les sportifs, les personnes incluses dans les listes de FIFA, les supporteurs munis du laissez-passer [32] et les volontaires peuvent utiliser gratuitement les moyens de transport urbains et suburbains, y compris les trains de banlieues et le métro en fonction de l'itinéraire des compétitions sportives.

Acteurs de la Coupe du mondeModifier

ArbitresModifier

Le , le comité des arbitres de la FIFA publie le choix des 36 arbitres et 63 arbitres assistants venant de 43 pays différents[33]. Le 30 avril, la FIFA publie une liste de 13 arbitres présents pour l'assistance vidéo[34]. Le , le comité des arbitres de la FIFA publie une nouvelle liste à la suite du retrait des arbitres saoudiens (tentative de corruption de Fahad Al-Mirdasi en finale de la coupe du Roi d'Arabie saoudite)[35].

Confédération Arbitres Arbitres assistants
AFC   Alireza Faghani
  Ravshan Irmatov
  Abdulla Hassan Mohamed
  Ryūji Satō
  Nawaf Shukralla
  Yaser Khalil Tulefat
  Hasan Almahri
  Taled Al Marri
  Mohamed Al Hammadi
  Hiroshi Yamauchi
  Mohammadreza Mansouri
  Abduxamidullo Rasulov
  Toru Sagara
  Jakhongir Saidov
  Reza Sokhandan
  Abdulrahman Al-Jassim (VAR)
CAF   Mehdi Abid Charef
  Malang Diedhiou
  Bakary Gassama
  Gehad Grisha
  Janny Sikazwe
  Bamlak Tessema Weyesa
  Redouane Achik
  Waleed Ahmed
  Jean-Claude Birumushahu
  Djibril Camara
  Jerson Emiliano Dos Santos
  Abdelhak Etchiali
  Anouar Hmila
  Marwa Range
  Hadji Malick Samba Ei
  Zakhele Thusi Siwela
Confédération Arbitres Arbitres assistants
CONCACAF   Joel Aguilar
  Mark Geiger
  Jair Marrufo
  Ricardo Montero
  John Pitti
  César Ramos Palazuelos
  Frank Anderson
  Joe Fletcher
  Miguel Angel Hernandez Paredes
  Juan Carlos Mora Araya
  Corey Rockwell
  Marvin Torrentera
  Gabriel Victoria
  Juan Zumba
CONMEBOL   Julio Bascuñán
  Enrique Cáceres
  Andrés Cunha
  Néstor Pitana
  Sandro Ricci
  Wilmar Roldán
  Carlos Astroza
  Juan Pablo Belatti
  Eduardo Cardozo
  Emerson De Carvalho
  Cristian De La Cruz
  Mauricio Espinosa
  Alexander Guzman
  Hernan Maidana
  Christian Schiemann
  Nicolas Taran
  Marcelo Van Gasse
  Juan Zorrilla
  Wilton Sampaio (VAR)
  Gery Vargas (VAR)
  Mauro Vigilano (VAR)
Confédération Arbitres Arbitres assistants
OFC   Matthew Conger
  Norbert Hauata
  Bertrand Brial
  Simon Lount
  Tevita Makasini
UEFA   Felix Brych
  Cüneyt Çakır
  Sergei Karasev
  Björn Kuipers
  Szymon Marciniak
  Clément Turpin
  Antonio Mateu Lahoz
  Milorad Mažić
  Gianluca Rocchi
  Damir Skomina
  Anton Averianov
  Mark Borsch
  Pau Cebrián Devís
  Nicolas Danos
  Elenito Di Liberatore
  Roberto Diaz Perez
  Dalibor Đurđević
  Bahattin Duran
  Cyril Gringore
  Tikhon Kalugin
  Tomasz Listkiewicz
  Stefan Lupp
  Tarik Ongun
  Jure Praprotnik
  Milovan Ristic
  Pawel Sokolnicki
  Sander Van Roekel
  Robert Vulkan
  Erwin Zeinstra
  Bastian Dankert (VAR)
  Artur Dias Soares (VAR)
  Paweł Gil (VAR)
  Massimiliano Irrati (VAR)
  Tiago Bruno Lopes Martins (VAR)
  Danny Makkelie (VAR)
  Daniele Orsato (VAR)
  Paolo Valeri (VAR)
  Felix Zwayer (VAR)

SuspensionsModifier

Si un joueur reçoit deux avertissements dans deux matches différents, il est suspendu pour le match suivant.

Si un joueur est exclu pour un carton rouge direct ou deux cartons jaunes dans un même match, il est suspendu pour le match suivant de son équipe. Mais une sanction supplémentaire (suspension de plus d'un match) peut être prononcée par la commission de discipline.

Le carton rouge obtenu suite à deux avertissements dans un match annule ces deux avertissements. Si le joueur est averti lors du match 1, puis reçoit deux jaunes lors du match 2, il sera suspendu pour le match 3 mais pourra rejouer au match 4 (avec toutefois toujours un avertissement dans son casier). En revanche un joueur averti au match 1, qui prend un jaune lors du match 2 et commet ensuite une faute passible d'une expulsion directe sera bien suspendu pour deux matchs. Il pourra rejouer avec un compteur vierge au match 5.

Les joueurs ayant reçu un seul carton jaune au cours des cinq premiers matchs verront leur compteur remis à zéro après les quarts de finale. Ceci évite qu'un joueur averti en demis ne soit suspendu pour la finale.

Si un joueur ne peut purger sa suspension lors de la Coupe du monde car son équipe est éliminée, la sanction sera applicable au prochain match officiel de sa sélection.

Équipes qualifiéesModifier

Les 32 équipes nationales qualifiées pour la phase finale par confédération et par expérience.
Carte Europe (UEFA)
14 places dont une au pays hôte
Amérique du Sud (CONMEBOL)
4 ou 5 places[a]
Afrique (CAF)
5 places
 
En bleu, le pays hôte russe (avec un marqueur sur sa capitale, lieu de la finale) et les pays qualifiés ; en jaune, les pays ayant échoué à se qualifier ; en noir, les pays disqualifiés ; en gris, les pays non membres de la FIFA.

  Russie, pays hôte : 11e phase finale[b]

  Allemagne : 19e phase finale

  Angleterre : 15e phase finale

  Espagne : 15e phase finale

  France : 15e phase finale

  Belgique : 13e phase finale

  Serbie : 12e phase finale[c]

  Suède : 12e phase finale

  Suisse : 11e phase finale

  Pologne : 8e phase finale

  Portugal : 7e phase finale

  Danemark : 5e phase finale

  Croatie : 5e phase finale

  Islande : 1re phase finale

  Brésil : 21e phase finale

  Argentine : 17e phase finale

  Uruguay : 13e phase finale

  Colombie : 6e phase finale

  Pérou : 5e phase finale

  Nigeria : 6e phase finale

  Maroc : 5e phase finale

  Tunisie : 5e phase finale

  Égypte : 3e phase finale

  Sénégal : 2e phase finale

Océanie (OFC)
0 ou 1 place[a]
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes

(CONCACAF)
3 ou 4 places[a]

Asie (AFC)
4 ou 5 places[a]

  Mexique : 16e phase finale

  Costa Rica : 5e phase finale

  Panama : 1re phase finale

  Corée du Sud : 10e phase finale

  Japon : 6e phase finale

  Arabie saoudite : 5e phase finale

  Australie : 5e phase finale

  Iran : 5e phase finale

La phase qualificative voit un renouvellement important des participants par rapport aux dernières éditions. Si le Brésil (21e participation consécutive), l’Allemagne (17e participation consécutive), l’Argentine (12e participation consécutive), l’Espagne (11e participation consécutive) et la Corée du Sud (9e participation consécutive) se sont à nouveau qualifiés, de nombreux absents des précédentes compétitions reviennent. C’est notamment le cas du Pérou, dont la dernière participation remontait à 1982, soit huit absences à la suite, mais aussi de l’Arabie saoudite, de la Pologne, de la Tunisie et de la Suède, toutes absentes depuis 2006, et également de la Serbie et du Danemark, absents en 2014. La France, l’Angleterre, le Mexique, le Japon et le Portugal, régulièrement présents en phase finale ces vingt dernières années, se sont également qualifiés. Alors que l’Afrique avait envoyé les cinq mêmes participants en 2010 et 2014, l’édition 2018 voit le retour du Sénégal (dernière participation en 2002), du Maroc (dernière participation en 1998) et de l’Égypte (dernière participation en 1990).

Comme lors de toutes les précédentes Coupes du Monde, au moins un pays fête sa première participation ; en 2018, ils sont deux : Islande et Panama. Ces deux pays étaient passés près de la qualification quatre ans plus tôt.

En revanche, les éliminatoires sont ponctués par les nombreuses difficultés rencontrées par l’Italie et les champions continentaux. L’Italie est la grande absente de ce Mondial, quatre fois championne du monde mais éliminée en barrages par la Suède, elle est d’ailleurs la seule nation déjà championne à ne pas se qualifier pour ce Mondial. Sa dernière absence à une Coupe du monde remontait à 1958. Le Chili, double tenant du titre de la Copa América (2015 et 2016), les États-Unis, champions de la CONCACAF, le Cameroun, champion d’Afrique, et la Nouvelle-Zélande, championne d’Océanie, échouent tous à se qualifier. L’Australie, championne d’Asie[36], n’a terminé que troisième de son groupe et ne s’est qualifiée qu’après deux barrages difficilement remportés contre la Syrie et le Honduras. Les Pays-Bas, demi-finalistes de l’édition précédente et 3es de leur groupe derrière la France et la Suède, sont un autre absent de marque. La Coupe du monde s’est disputée également en l’absence de plusieurs habitués comme le Paraguay pour la deuxième fois consécutive, la Côte d’Ivoire, l’Algérie et le Ghana.

Listes de joueursModifier

Chaque association nationale doit soumettre au plus tard le , soit 30 jours avant le match d'ouverture, une liste préliminaire de 35 joueurs. La liste définitive de 23 joueurs dont trois gardiens de but, qui doivent être choisis parmi ceux de la liste préliminaire, doit être transmise au plus tard le 4 juin, 10 jours avant le match d'ouverture. Un joueur de cette liste ne peut être remplacé qu'en cas de blessure grave survenue au plus tard 24 heures avant le premier match de son équipe, et sur approbation de la Commission médicale de la FIFA[37].

Déroulement de la phase finaleModifier

Tirage au sortModifier

Le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde 2018 a lieu le à 18 h (heure de Moscou) au Kremlin, à Moscou. Le maître de cérémonie est l'Anglais Gary Lineker[38]. L'ambassadrice de la Coupe du monde en Russie est Victoria Lopyreva[39].

La répartition des équipes qualifiées dans chacun des quatre chapeaux a été décidée le par la FIFA[40]. Pour le Mondial en Russie, sauf pour le pays organisateur, la fédération internationale a constitué pour la première fois de son histoire ses quatre chapeaux en se basant uniquement sur le classement FIFA. Cependant les critères géographiques n'ont pas disparu pour le tirage ; c’est-à-dire qu'il n'a pu y avoir plus d’une sélection par confédération dans un même groupe à l’exception de l’UEFA autorisée à placer deux de ses équipes dans un même groupe car il y a plus d’équipes qualifiées (14) pour cette confédération que de groupes (8). Il y a donc six groupes du premier tour avec deux nations UEFA. Le tirage au sort n'est donc pas intégral puisque il a fallu jongler avec ces critères géographiques.

Les sept nations qualifiées les mieux placées au classement FIFA d’octobre 2017 (publié le 16 octobre) et la Russie, pays le moins bien classé au moment du tirage[41], sont donc dans le premier chapeau. C’est le classement d’octobre qui est pris en compte et non celui de novembre, pourtant en vigueur lors du tirage, pour ne pas favoriser les équipes ayant dû passer par les barrages.

Répartition des équipes avant le tirage au sort
Entre parenthèses, le classement FIFA au 16 octobre 2017[42] ayant servi à déterminer les groupes.
Chapeau 1 Chapeau 2 Chapeau 3 Chapeau 4

  Russie (pays hôte) (65)
  Allemagne (1)
  Brésil (2)
  Portugal (3)
  Argentine (4)
  Belgique (5)
  Pologne (6)
  France (7)

  Espagne (8)
  Pérou (10)
  Suisse (11)
  Angleterre (12)
  Colombie (13)
  Mexique (16)
  Uruguay (17)
  Croatie (18)

  Danemark (19)
  Islande (21)
  Costa Rica (22)
  Suède (25)
  Tunisie (28)
  Égypte (30)
  Sénégal (32)
  Iran (34)

  Serbie (38)
  Nigeria (41)
  Australie (43)
  Japon (44)
  Maroc (48)
  Panama (49)
  Corée du Sud (62)
  Arabie saoudite (63)

Composition des huit groupes pour le premier tour
Entre parenthèses, le classement FIFA au 7 juin 2018[43] en vigueur à l’entame de la compétition.
Groupe A Groupe B Groupe C Groupe D
  Russie (70)   Portugal (4)   France (7)   Argentine (5)
  Arabie saoudite (67)   Espagne (10)   Australie (36)   Islande (22)
  Égypte (45)   Maroc (41)   Pérou (11)   Croatie (20)
  Uruguay (14)   Iran (37)   Danemark (12)[d]   Nigeria (48)
Groupe E Groupe F Groupe G Groupe H
  Brésil (2)   Allemagne (1)   Belgique (3)   Pologne (8)
  Suisse (6)   Mexique (15)   Panama (55)   Sénégal (27)
  Costa Rica (23)   Suède (24)   Tunisie (21)   Colombie (16)
  Serbie (34)   Corée du Sud (57)   Angleterre (12)[d]   Japon (61)

1er tour - phase de groupesModifier

Pendant la phase de groupes, le format est celui d'un tournoi toutes rondes simple. Chaque équipe joue un match contre toutes les autres équipes du même groupe.

  • Victoire : 3 points ;
  • Match nul : 1 point ;
  • Défaite : 0 point.

Le classement de chaque équipe dans chaque groupe est déterminé selon l'ordre suivant [réf. souhaitée] :

  1. le plus grand nombre de points obtenus après tous les matches de groupes ;
  2. en cas d'égalité de points, la meilleure différence de buts dans tous les matches de groupes ;
  3. en cas d'égalité de différence de buts, le plus grand nombre de buts marqués dans tous les matches de groupes.
    Si, sur la base des trois critères susmentionnés, deux équipes ou plus sont ex æquo, leur classement sera déterminé comme suit :
  4. le plus grand nombre de points obtenus entre les équipes concernées ;
  5. la meilleure différence de buts particulière entre les équipes concernées ;
  6. le plus grand nombre de buts marqués entre les équipes concernées ;
  7. le fair-play (1 point pour un avertissement non suivi d'une expulsion, 3 pour le second avertissement dans un même match entraînant une expulsion, 4 pour une expulsion directe, 5 pour un avertissement suivi plus tard d'une expulsion directe) ;
  8. tirage au sort par la commission d'organisation de la FIFA.
  • À l'issue de ce classement, le premier et le deuxième de chaque groupe sont qualifiés pour les huitièmes de finale.
  • Pour les huitièmes de finale, le premier d'un groupe affronte le deuxième du groupe voisin : 1er du groupe A contre 2e du Groupe B, 1er du groupe B contre 2e du Groupe A, idem entre les groupes C/D, E/F et G/H.
  • Premier et deuxième d'un même groupe ne peuvent pas s'affronter à nouveau avant la finale ou le match pour la 3e place.
Abréviations
  • Pts : nombre de points
  • J : nombre de matchs joués
  • G : nombre de matchs gagnés
  • N : nombre de matchs nuls
  • P : nombre de matchs perdus
  • BP : nombre de buts marqués (« buts “pour” »)
  • BC : nombre de buts encaissés (« buts “contre” »)
  • Diff : différence de buts (BP-BC)
  • Classement :
    • Si la phase est en cours :
      • Équipe en caractère gras : Équipe qualifiée
      • Équipe sans caractère gras ni italique : Équipe pour qui tout est encore possible mathématiquement
      • Équipe en italique : Équipe éliminée
    • Si la phase est terminée :
  •       Équipe qualifiée
  •       Équipe éliminée
  • Rencontre :
    • Équipe en caractère gras = Équipe victorieuse
    • Équipe sans caractère gras = Équipe battue ou qui a fait match nul

Groupe AModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Uruguay 9 3 3 0 0 5 0 +5
2   Russie 6 3 2 0 1 8 4 +4
3   Arabie saoudite 3 3 1 0 2 2 7 -5
4   Égypte 0 3 0 0 3 2 6 -4

Match 1 (Match d'ouverture) Russie   5 - 0   Arabie saoudite Stade Loujniki, Moscou

18h00 heure locale
(  Golovine) Gazinski   12e
(  Zobnine) Cheryshev   43e
(  Golovine) Dziouba   71e
(  Dziouba) Cheryshev   90+1e
Golovine   90+4e
(2 - 0) Spectateurs : 78 011
Arbitrage :   Néstor Pitana
Rapport

Match 2 Égypte   0 - 1   Uruguay Iekaterinbourg Arena, Iekaterinbourg

17h00 heure locale
(0 - 0)   89e Giménez (Sánchez  ) Spectateurs : 27 015
Arbitrage :   Björn Kuipers
Rapport

Match 17 Russie   3 - 1   Égypte Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

21h00 heure locale
Fathi   47e (csc)
(  Fernandes) Cheryshev   59e
(  Koutepov) Dziouba   62e
(0 - 0)   73e (pén.) Salah Spectateurs : 64 468
Arbitrage :   Enrique Cáceres
Rapport

Match 18 Uruguay   1 - 0   Arabie saoudite Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

18h00 heure locale
(  Sánchez) Suárez   23e (1 - 0) Spectateurs : 42 678
Arbitrage :   Clément Turpin
Rapport

Match 33 Uruguay   3 - 0   Russie Samara Arena, Samara

17h00 heure locale
Suárez   10e
Cheryshev   23e (csc)
Cavani   90e
(2 - 0) Spectateurs : 41 970
Arbitrage :   Malang Diedhiou
Rapport

Match 34 Arabie saoudite   2 - 1   Égypte Volgograd Arena, Volgograd

17h00 heure locale
Al-Faraj   45+6e (pén.)
(  Otayf) Al-Dawsari   90+5e
(1 - 1)   22e Salah (Saïd  ) Spectateurs : 36 823
Arbitrage :   Wilmar Roldán
Rapport

Ce groupe est largement dominé par l'Uruguay qui remporte ses trois matches et termine donc à la première place. La Russie part fort en obtenant sa qualification pour les huitièmes de finale grâce à deux larges victoires face à l'Arabie Saoudite et à l'Égypte. Ainsi, ces deux équipes sont déjà éliminées au départ de la troisième journée, tandis que Russes et Uruguayens s'affrontent pour terminer en tête du groupe. Le match se solde par une victoire 3-0 de la Céleste, alors que les Saoudiens viennent à bout de l'Égypte, qui quitte le mondial en ayant concédé trois défaites.

Groupe BModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Espagne 5 3 1 2 0 6 5 +1
2   Portugal 5 3 1 2 0 5 4 +1
3   Iran 4 3 1 1 1 2 2 0
4   Maroc 1 3 0 1 2 2 4 -2

Match 3 Maroc   0 - 1   Iran Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

18h00 heure locale
(0 - 0)   90+5e (csc) Bouhaddouz Spectateurs : 62 548
Arbitrage :   Cüneyt Çakır
Rapport

Match 4 Portugal   3 - 3   Espagne Stade Ficht, Sotchi

21h00 heure locale
Ronaldo   4e (pén.)
(  Guedes) Ronaldo   44e
Ronaldo   88e
(2 - 1)   24e Costa
  55e Costa (Busquets  )
  58e Nacho
Spectateurs : 43 866
Arbitrage :   Gianluca Rocchi
Rapport

Match 19 Portugal   1 - 0   Maroc Stade Loujniki, Moscou

15h00 heure locale
(  Moutinho) Ronaldo   4e (1 - 0) Spectateurs : 78 011
Arbitrage :   Mark Geiger
Rapport

Match 20 Iran   0 - 1   Espagne Kazan Arena, Kazan

21h00 heure locale
(0 - 0)   54e Costa Spectateurs : 42 718
Arbitrage :   Andrés Cunha
Rapport

Match 35 Iran   1 - 1   Portugal Stade de Mordovie, Saransk

21h00 heure locale
Ansarifard   90+3e (pén.) (0 - 1)   45e Quaresma (Silva  ) Spectateurs : 41 685
Arbitrage :   Enrique Cáceres
Rapport

Match 36 Espagne   2 - 2   Maroc Baltika Arena, Kaliningrad

20h00 heure locale
(  Iniesta) Isco   18e
(  Carvajal) Aspas   90+1e
(1 - 1)   14e Boutaïb
  81e En-Nesyri (Fajr  )
Spectateurs : 33 973
Arbitrage :   Ravshan Irmatov
Rapport

L'Espagne et le Portugal ouvrent leur compétition en s'affrontant dans un match spectaculaire, qui se conclut sur un 3-3 avec du côté des champions d'Europe 2016, un triplé de Cristiano Ronaldo. En battant le Maroc 1-0, l'Iran préserve ses chances jusqu'au bout. Les deux favoris du groupe enregistrent ensuite chacun une victoire (le Portugal bat le Maroc 1-0 avec un nouveau but de Ronaldo, l'Espagne se défait de l'Iran sur le même score), et la dernière journée se conclut sur deux matches nuls, 2-2 entre l'Espagne et le Maroc, 1-1 entre le Portugal et l'Iran. Au final, c'est la Roja qui prend la première place de la poule devant la formation lusitanienne grâce à une meilleure attaque, les deux équipes étant à égalité de points et ayant la même différence de buts.

Groupe CModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   France 7 3 2 1 0 3 1 +2
2   Danemark 5 3 1 2 0 2 1 +1
3   Pérou 3 3 1 0 2 2 2 0
4   Australie 1 3 0 1 2 2 5 -3

Match 5 France   2 - 1   Australie Kazan Arena, Kazan

13h00 heure locale
Griezmann   58e (pén.)
Behich   81e (csc)
(0 - 0)   62e (pén.) Jedinak Spectateurs : 41 279
Arbitrage :   Andrés Cunha
Rapport

Match 6 Pérou   0 - 1   Danemark Stade de Mordovie, Saransk

19h00 heure locale
(0 - 0)   59e Poulsen (Eriksen  ) Spectateurs : 40 502
Arbitrage :   Bakary Gassama
Rapport

Match 21 Danemark   1 - 1   Australie Samara Arena, Samara

16h00 heure locale
(  N. Jørgensen) Eriksen   7e (1 - 1)   38e (pén.) Jedinak Spectateurs : 40 727
Arbitrage :   Antonio Mateu Lahoz
Rapport

Match 22 France   1 - 0   Pérou Iekaterinbourg Arena, Iekaterinbourg

20h00 heure locale
Mbappé   34e (1 - 0) Spectateurs : 32 789
Arbitrage :   Mohammed Abdulla Hassan Mohamed
Rapport

Match 37 Danemark   0 - 0   France Stade Loujniki, Moscou

17h00 heure locale
(0 - 0) Spectateurs : 78 011
Arbitrage :   Sandro Ricci
Rapport

Match 38 Australie   0 - 2   Pérou Stade Ficht, Sotchi

17h00 heure locale
(0 - 1)   18e Carrillo (Guerrero  )
  50e Guerrero
Spectateurs : 44 073
Arbitrage :   Sergei Karasev
Rapport

En s'imposant dans ses deux premiers matches, 2-1 face à l'Australie, et 1-0 contre le Pérou, l'Équipe de France s'assure sa place en huitièmes de finale avant la dernière journée. Le Danemark prend le meilleur sur le Pérou mais concède un nul 1-1 face à l'Australie. Lors de la dernière journée, le Pérou déjà éliminé se rachète en dominant la formation australienne 2-0. Si bien que lors de la « finale du groupe », un match nul arrange les affaires de la France comme du Danemark, ce qui débouche sur le seul match nul 0-0 du Mondial russe, une rencontre qui s'achève sous les sifflets du public du Stade Loujniki de Moscou[44]. La France prend la première place du groupe pour jouer son huitième de finale face à l'Argentine, alors que le Danemark affronte la Croatie en huitièmes de finale.

Groupe DModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Croatie 9 3 3 0 0 7 1 +6
2   Argentine 4 3 1 1 1 3 5 -2
3   Nigeria 3 3 1 0 2 3 4 -1
4   Islande 1 3 0 1 2 2 5 -3

Match 7 Argentine   1 - 1   Islande Stade du Spartak, Moscou

16h00 heure locale
(  Rojo) Agüero   19e (1 - 1)   23e Finnbogason Spectateurs : 44 109
Arbitrage :   Szymon Marciniak
Rapport

Match 8 Croatie   2 - 0   Nigeria Baltika Arena, Kaliningrad

21h00 heure locale
Etebo   32e (csc)
Modrić   72e (pén.)
(1 - 0) Spectateurs : 31 136
Arbitrage :   Sandro Ricci
Rapport

Match 23 Argentine   0 - 3   Croatie Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

21h00 heure locale
(0 - 0)   53e Rebić
  80e Modrić (Brozović  )
  90+1e Rakitić (Kovačić  )
Spectateurs : 43 319
Arbitrage :   Ravshan Irmatov
Rapport

Match 24 Nigeria   2 - 0   Islande Volgograd Arena, Volgograd

18h00 heure locale
(  Moses) Musa   49e
(  Omeruo) Musa   75e
(0 - 0) Spectateurs : 40 904
Arbitrage :   Matthew Conger
Rapport

Match 39 Nigeria   1 - 2   Argentine Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

21h00 heure locale
Moses   51e (pén.) (0 - 1)   14e Messi (Banega  )
  86e Rojo (Mercado  )
Spectateurs : 64 468
Arbitrage :   Cüneyt Çakır
Rapport

Match 40 Islande   1 - 2   Croatie Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

21h00 heure locale
Sigurðsson   76e (pén.) (0 - 0)   53e Badelj (Pivarić  )
  90e Perišić (Badelj  )
Spectateurs : 43 472
Arbitrage :   Antonio Mateu Lahoz
Rapport

Après 85 minutes dans son dernier match de poule face au Nigéria, l'Argentine, tenue en échec 1-1, est virtuellement éliminée de la Coupe du monde. Mais le défenseur Marcos Rojo parvient à marquer d'un reprise de volée du pied droit pour donner la victoire et la qualification à son équipe, qui avait commencé par un match nul face à l'Islande 1-1, avant de sombrer devant la Croatie 3-0 et ne comptait qu'un point avant son troisième match. L'équipe de Luka Modrić fait forte impression en gagnant ses trois matches et en terminant à la première place de la poule. Dans ce groupe, avant la dernière journée, tout restait ouvert derrière la Croatie. L'Islande (1 point aussi) comme le Nigéria (vainqueur de l'Islande 2-0, 3 points) gardaient leur chance. Mais la victoire argentine a scellé le sort de l'équipe africaine, tout comme le troisième succès croate a mis un terme au parcours islandais.

Groupe EModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Brésil 7 3 2 1 0 5 1 +4
2   Suisse 5 3 1 2 0 5 4 +1
3   Serbie 3 3 1 0 2 2 4 -2
4   Costa Rica 1 3 0 1 2 2 5 -3

Match 9 Costa Rica   0 - 1   Serbie Samara Arena, Samara

16h00 heure locale
(0 - 0)   56e Kolarov Spectateurs : 41 432
Arbitrage :   Malang Diedhiou
Rapport

Match 10 Brésil   1 - 1   Suisse Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

21h00 heure locale
Coutinho   20e (1 - 0)   50e Zuber (Shaqiri  ) Spectateurs : 43 109
Arbitrage :   César Arturo Ramos
Rapport

Match 25 Brésil   2 - 0   Costa Rica Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

15h00 heure locale
(  Jesus) Coutinho   90+1e
(  Costa) Neymar   90+7e
(0 - 0) Spectateurs : 64 468
Arbitrage :   Björn Kuipers
Rapport

Match 26 Serbie   1 - 2   Suisse Baltika Arena, Kaliningrad

20h00 heure locale
(  Tadić) Mitrović   5e (1 - 0)   52e Xhaka
  90e Shaqiri (Gavranović  )
Spectateurs : 33 167
Arbitrage :   Felix Brych
Rapport

Match 41 Serbie   0 - 2   Brésil Stade du Spartak, Moscou

21h00 heure locale
(0 - 1)   36e Paulinho (Coutinho  )
  68e Silva (Neymar  )
Spectateurs : 44 190
Arbitrage :   Alireza Faghani
Rapport

Match 42 Suisse   2 - 2   Costa Rica Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

21h00 heure locale
(  Embolo) Džemaili   31e
(  Zakaria) Drmić   88e
(1 - 0)   56e Waston (Campbell  )
  90+3e (csc) Sommer
Spectateurs : 43 319
Arbitrage :   Clément Turpin
Rapport

Le Brésil, qui démarre sa compétition par un nul face à la Suisse 1-1, puis bat le Costa Rica 2-0 dans les arrêts de jeu grâce à des réalisations de Philippe Coutinho et de Neymar, n'a aucun problème pour conclure en dominant largement la Serbie, dans un match gagné 2-0 et ponctué par un but de Paulinho sur un service de Coutinho en première mi-temps, et un autre marqué de la tête par Thiago Silva sur un corner tiré par Neymar en deuxième période. L'équipe sud-américaine prend ainsi la première place de la poule pour une affiche qui l'oppose au Mexique en huitièmes de finale. La Suisse ne perd pas un match : après le nul face au Brésil, elle bat la Serbie 2-1 (les buteurs Granit Xhaka et Xherdan Shaqiri, tous deux d'origine kosovare, seront sanctionnés financièrement par la FIFA pour avoir fait le signe de l'aigle bicéphale figurant sur le drapeau albanais en fêtant leurs réalisations[45]) puis termine sur un nul 2-2 devant le Costa Rica, prenant ainsi la deuxième place du groupe pour retrouver la Suède en huitièmes.

Groupe FModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Suède 6 3 2 0 1 5 2 +3
2   Mexique 6 3 2 0 1 3 4 -1
3   Corée du Sud 3 3 1 0 2 3 3 0
4   Allemagne 3 3 1 0 2 2 4 -2

Match 11 Allemagne   0 - 1   Mexique Stade Loujniki, Moscou

18h00 heure locale
(0 - 1)   35e Lozano (Hernández  ) Spectateurs : 78 011
Arbitrage :   Alireza Faghani
Rapport

Match 12 Suède   1 - 0   Corée du Sud Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

15h00 heure locale
Granqvist   65e (pén.) (0 - 0) Spectateurs : 42 300
Arbitrage :   Joel Aguilar
Rapport

Match 27 Corée du Sud   1 - 2   Mexique Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

18h00 heure locale
(  Lee J.-S.) Son   90+3e (0 - 1)   26e (pén.) Vela
  66e Hernández (Lozano  )
Spectateurs : 43 472
Arbitrage :   Milorad Mažić
Rapport

Match 28 Allemagne   2 - 1   Suède Stade Ficht, Sotchi

21h00 heure locale
(  Gómez) Reus   48e
(  Reus) Kroos   90+5e
(0 - 1)   32e Toivonen Spectateurs : 44 287
Arbitrage :   Szymon Marciniak
Rapport

Match 43 Corée du Sud   2 - 0   Allemagne Kazan Arena, Kazan

17h00 heure locale
Kim Y.-G.   90+4e
(  Ju) Son   90+6e
(0 - 0) Spectateurs : 41 835
Arbitrage :   Mark Geiger
Rapport

Match 44 Mexique   0 - 3   Suède Iekaterinbourg Arena, Iekaterinbourg

19h00 heure locale
(0 - 0)   50e Augustinsson (Claesson  )
  62e (pén.) Granqvist
  74e (csc) Álvarez
Spectateurs : 33 061
Arbitrage :   Néstor Pitana
Rapport

Les événements de la dernière journée du groupe sont décrites comme un « coup de tonnerre[46],[47] ». Non seulement l'Allemagne, tenante du titre, ne parvient pas à marquer face à des Coréens héroïques en défense, mais ces derniers inscrivent deux buts dans les arrêts de jeu, le deuxième en prenant le ballon dans les pieds du gardien Manuel Neuer, monté dans la moitié adverse pour tenter de créer le surnombre. L'équipe de Joachim Löw, qui était parvenue en demi-finale de tous les Mondiaux depuis 2002, avait toujours atteint au moins les quarts de finale depuis 1954 et n'avait jamais été battue par une équipe asiatique, sort de la compétition dans la phase de poules, comme la France en 2002, l'Italie en 2010 et l'Espagne en 2014 qui étaient elles aussi tenantes du titre. La Suède, battue lors du match précédent à la 90 +5e minute par l'Allemagne sur un coup franc de Toni Kroos, termine première du groupe en dominant le Mexique 3-0 au moment même où la Corée du Sud signe son exploit sans que celui-ci ne puisse qualifier le pays asiatique. En effet le Mexique, qui avait gagné ses deux premiers matches (1-0 contre l'Allemagne puis 2-1 contre la Corée), se qualifie pour les huitièmes de finale à la deuxième place du groupe.

Groupe GModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Belgique 9 3 3 0 0 9 2 +7
2   Angleterre 6 3 2 0 1 8 3 +5
3   Tunisie 3 3 1 0 2 5 8 -3
4   Panama 0 3 0 0 3 2 11 -9

Match 13 Belgique   3 - 0   Panama Stade Ficht, Sotchi

18h00 heure locale
Mertens   47e
(  De Bruyne) Lukaku   69e
(  E. Hazard) Lukaku   75e
(0 - 0) Spectateurs : 43 257
Arbitrage :   Janny Sikazwe
Rapport

Match 14 Tunisie   1 - 2   Angleterre Volgograd Arena, Volgograd

21h00 heure locale
Sassi   35e (pén.) (1 - 1)   11e Kane
  90+1e Kane (Maguire  )
Spectateurs : 41 064
Arbitrage :   Wilmar Roldán
Rapport

Match 29 Belgique   5 - 2   Tunisie Stade du Spartak, Moscou

15h00 heure locale
E. Hazard   6e (pén.)
(  Mertens) Lukaku   16e
(  Meunier) Lukaku   45+3e
(  Alderweireld) E. Hazard   51e
(  Tielemans) Batshuayi   90e
(3 - 1)   18e Bronn (Khazri  )
  90+3e Khazri (Nagguez  )
Spectateurs : 44 190
Arbitrage :   Jair Marrufo
Rapport

Match 30 Angleterre   6 - 1   Panama Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

15h00 heure locale
(  Trippier) Stones   8e
Kane   22e (pén.)
(  Sterling) Lingard   36e
Stones   40e
Kane   45+1e (pén.)
Kane   62e
(5 - 0)   78e Baloy (Ávila  ) Spectateurs : 43 319
Arbitrage :   Gehad Grisha
Rapport

Match 45 Angleterre   0 - 1   Belgique Baltika Arena, Kaliningrad

20h00 heure locale
(0 - 0)   51e Januzaj (Tielemans  ) Spectateurs : 33 973
Arbitrage :   Damir Skomina
Rapport

Match 46 Panama   1 - 2   Tunisie Stade de Mordovie, Saransk

21h00 heure locale
Meriah   33e (csc) (1 - 0)   51e Ben Youssef (Khazri  )
  66e Khazri (Haddadi  )
Spectateurs : 37 168
Arbitrage :   Nawaf Shukralla
Rapport

Les attaquants belges et anglais se montrent prolifiques dans leurs deux premiers matches, Harry Kane est le meilleur buteur du premier tour (5 buts), Romelu Lukaku envoie quatre fois le ballon au fond des filets. Les deux équipes favorites du groupe obtiennent ainsi leur qualification pour les huitièmes de finale avant de s'affronter dans la dernière rencontre du premier tour, avec des effectifs largement renouvelés, et c'est la Belgique qui l'emporte sur un exploit personnel de Adnan Januzaj[48]. Quant à la Tunisie, elle met fin à 40 années sans victoire en Coupe du monde (depuis son succès face au Mexique dans son premier match en 1978) et à sa cinquième participation, parvient à dominer le Panama 2-1 pour quitter la compétition sur une bonne note[49].

Groupe HModifier

Classement
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Colombie 6 3 2 0 1 5 2 +3
2   Japon[e] 4 3 1 1 1 4 4 0
3   Sénégal[e] 4 3 1 1 1 4 4 0
4   Pologne 3 3 1 0 2 2 5 -3

Match 15 Colombie   1 - 2   Japon Stade de Mordovie, Saransk

15h00 heure locale
Quintero   39e (1 - 1)   6e (pén.) Kagawa
  73e Osako (Honda  )
Spectateurs : 40 842
Arbitrage :   Damir Skomina
Rapport

Match 16 Pologne   1 - 2   Sénégal Stade du Spartak, Moscou

18h00 heure locale
(  Grosicki) Krychowiak   86e (0 - 1)   37e (csc) Cionek
  60e Niang
Spectateurs : 44 190
Arbitrage :   Nawaf Shukralla
Rapport

Match 31 Japon   2 - 2   Sénégal Iekaterinbourg Arena, Iekaterinbourg

20h00 heure locale
(  Nagatomo) Inui   34e
(  Inui) Honda   78e
(1 - 1)   11e Mané
  71e Wagué (Niang  )
Spectateurs : 32 572
Arbitrage :   Gianluca Rocchi
Rapport

Match 32 Pologne   0 - 3   Colombie Kazan Arena, Kazan

21h00 heure locale
(0 - 1)   40e Mina (Rodríguez  )
  70e Falcao (Quintero  )
  75e J. Cuadrado (Rodríguez  )
Spectateurs : 42 873
Arbitrage :   César Arturo Ramos
Rapport

Match 47 Japon   0 - 1   Pologne Volgograd Arena, Volgograd

18h00 heure locale
(0 - 0)   59e Bednarek (Kurzawa  ) Spectateurs : 42 189
Arbitrage :   Janny Sikazwe
Rapport

Match 48 Sénégal   0 - 1   Colombie Samara Arena, Samara

18h00 heure locale
(0 - 0)   74e Mina (Quintero  ) Spectateurs : 41 970
Arbitrage :   Milorad Mazic
Rapport

Au terme des deux derniers matches de la poule, victoires de la Colombie 1-0 face au Sénégal, et de la Pologne (déjà éliminée) sur le même score devant le Japon, les Lions de la Teranga et les Samuraï Blues sont à égalité parfaite à la deuxième place derrière la Colombie : même nombre de points, même différence de buts, autant de buts marqués (4) et nul 2-2 entre les deux équipes. Ils sont donc départagés au nombre de cartons jaunes : six pour le Sénégal, quatre pour le Japon[50]. Ainsi, il résulte une situation inédite, puisque pour la première fois deux équipes sont départagées au fair-play[51] (cette règle n'existait pas lors des Coupes du monde précédentes). Il n'y a donc pas d'équipe africaine dans la phase à élimination directe de ce Mondial, le dernier cas s'était produit en 1982.

Phase à élimination directeModifier

Format et règlementModifier

Les matches de la phase finale (à partir des huitièmes de finale avec un match pour la troisième place) sont à élimination directe. En cas de match nul à la fin du temps réglementaire, une prolongation de deux fois quinze minutes est jouée − une victoire après prolongation est indiquée par (a.p.) dans le tableau. Une pause de cinq minutes est d'abord observée entre le temps réglementaire et la prolongation. Aucune pause n'est prévue entre les deux périodes de la prolongation. Les règles dites du but en or ou du but en argent ne s'appliquent pas. Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, une séance de tirs au but (t.a.b) détermine le vainqueur de la rencontre. En plus des trois changements de joueurs autorisés pendant le temps réglementaire, un quatrième changement est désormais possible en cas de prolongations.

Tableau finalModifier

  Huitièmes de finale
  Quarts de finale
  Demi-finales
  Finale
                             
  30 juin à Sotchi     6 juillet à Nijni Novgorod     10 juillet à Saint-Pétersbourg     15 juillet à Moscou (Stade Loujniki)
 
    Uruguay 2
 
    Portugal 1  
    Uruguay 0
  30 juin à Kazan
      France 2  
    France 4
  6 juillet à Kazan
    Argentine 3  
    France 1
  2 juillet à Samara
      Belgique 0  
    Brésil 2
  11 juillet à Moscou (Stade Loujniki)
    Mexique 0  
    Brésil 1
  2 juillet à Rostov-sur-le-Don
      Belgique 2  
    Belgique 3
  7 juillet à Sotchi
    Japon 2  
    France 4
  1er juillet à Moscou (Stade Loujniki)
      Croatie 2
    Espagne 1 (3)
   
    Russie (t. a. b.) 1 (4)  
    Russie 2 (3)
  1er juillet à Nijni Novgorod
      Croatie (t. a. b.) 2 (4)  
    Croatie (t. a. b.) 1 (3)
  7 juillet à Samara
    Danemark 1 (2)  
    Croatie (a. p.) 2
  3 juillet à Saint-Pétersbourg
      Angleterre 1  
    Suède 1
   
    Suisse 0   Match pour la 3e place
    Suède 0
  3 juillet à Moscou (Stade du Spartak) 14 juillet à Saint-Pétersbourg
      Angleterre 2  
    Colombie 1 (3)   Belgique 2
   
    Angleterre (t. a. b.) 1 (4)     Angleterre 0
 

Huitièmes de finaleModifier


Match 50 France   4 - 3   Argentine Kazan Arena, Kazan

17:00 heure locale
Griezmann   13e (pén.)
(  Hernandez) Pavard   57e
Mbappé   64e
(  Giroud) Mbappé   68e
(1 - 1)   41e Di María (Banega  )
  48e Mercado (Messi  )
  90+3e Agüero (Messi  )
Spectateurs : 42 873
Arbitrage :   Alireza Faghani
Rapport

Dans ce premier huitième de finale, la France affronte l'Argentine qui est sortie in extremis de son groupe grâce à une victoire face au Nigeria obtenue dans les derniers instants. Le début du match est à l'avantage des Français qui se veulent très pragmatiques et opèrent en contre-attaque grâce, notamment, à la vitesse de Kylian Mbappé qui provoque en première mi-temps trois coup-francs dangereux et un pénalty transformé par Antoine Griezmann[52]. Néanmoins, l'Albiceleste parvient à renverser la situation en menant 2-1 au bout de 50 minutes grâce à Ángel Di María (d'un tir des 25 m) et Gabriel Mercado (qui dévie une frappe de Lionel Messi et prend Hugo Lloris à contre-pied), sur un manque d'attention de la défense tricolore. Finalement les Bleus remontent au score : Benjamin Pavard égalise d'une reprise en demi-volée aux 20 m de l'extérieur du pied droit sur un centre de Lucas Hernandez[53], qui sera à l'issue de la compétition élu le meilleur but de la Coupe du Monde 2018[54], puis Mbappé marque deux buts en l'espace de quatre minutes, le premier en crochetant dans la surface pour se dégager un angle de tir, le deuxième à l'arrivée d'une action collective partant d'une relance de Hugo Lloris pour aboutir à une passe décisive d'Olivier Giroud[55]. Kylian Mbappé est le plus jeune joueur à inscrire un doublé en match éliminatoire de la Coupe du monde depuis Pelé en 1958[56]. L'Équipe de France sort ainsi vainqueur de la confrontation malgré une tête victorieuse de Sergio Agüero dans le temps additionnel sur un centre de Lionel Messi.


Match 49 Uruguay   2 - 1   Portugal Stade Ficht, Sotchi

21:00 heure locale
(  Suárez) Cavani   7e
(  Bentancur) Cavani   62e
(1 - 0)   55e Pepe (Guerreiro  ) Spectateurs : 44 287
Arbitrage :   César Arturo Ramos
Rapport

L'Uruguay ouvre le score sur un long une-deux entre ses deux attaquants : Edinson Cavani d'un coté du terrain, adresse une transversale à Luis Suárez situé de l'autre coté, et ce dernier effectue le même geste pour lui déposer le ballon sur la tête dans sa course, au second poteau[57]. Le Portugal réduit le score en deuxième mi-temps sur un corner joué à deux et une reprise de la tête de Pepe qui s'élève plus haut que tout le monde[57]. Enfin, à la 62e minute, un dégagement du gardien Fernando Muslera trouve Rodrigo Bentancur qui décale Cavani sur sa gauche[58], l'avant-centre parisien enroulant sa frappe pour tromper une nouvelle fois Rui Patrício[57]. Le score en reste à 2-1 et l'Uruguay se qualifie pour affronter la France en quart de finale[58].


Match 51 Espagne   1 - 1
a.p.
  Russie Stade Loujniki, Moscou

17:00 heure locale
Ignachevitch   12e (csc) (1 - 1, 1 - 1, 1 - 1)   41e (pén.) Dziouba Spectateurs : 78 011
Arbitrage :   Björn Kuipers
Rapport
Iniesta  
Piqué  
Koke  
Ramos  
Aspas  
Tirs au but
3 - 4
  Smolov
  Ignachevitch
  Golovine
  Cheryshev

Les Espagnols pratiquent leur fameux tiki-taka jusqu'à la caricature[59], avec 85 % de possession de balle et un double record de 1 029 passes en tout, dont 141 pour le seul Sergio Ramos[60]. Mais ce style de jeu qui a valu tant de succès à la Roja est impuissant face à la défense renforcée des Russes. Ainsi, après un but contre son camp de Sergueï Ignachevitch à la lutte avec Sergio Ramos devant la cage d'Igor Akinfeïev et une égalisation en fin de première mi-temps d'Artyom Dziouba sur un pénalty sifflé pour une main de Gerard Piqué, le jeu espagnol reste improductif jusqu'à la fin des prolongations. Les quatre tireurs russes réussissent leurs tirs au but, Akinfeïev repousse ceux de Koke et d'Iago Aspas (en déviant ce dernier du bout du pied), et il qualifie la Russie pour les quarts de finale. La presse espagnole est quasi-unanime à estimer que le limogeage de l'entraîneur Julen Lopetegui à deux jours du début de la compétition (à la suite de l'annonce de son arrivée au Real Madrid), et son remplacement au pied levé par Fernando Hierro sont largement responsables de ce fiasco[61]. À noter également que lors de ce match, le Russe Aleksandr Yerokhine devient le premier joueur de l’histoire de la Coupe du monde à bénéficier de la nouvelle règle de la FIFA autorisant un quatrième changement lors des prolongations d’un match[62].


Match 52 Croatie   1 - 1
a.p.
  Danemark Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

21:00 heure locale
Mandžukić   4e (1 - 1, 1 - 1, 1 - 1)   1re M. Jørgensen (Delaney  ) Spectateurs : 40 851
Arbitrage :   Néstor Pitana
Rapport
Badelj  
Kramarić  
Modrić  
Pivarić  
Rakitić  
Tirs au but
3 - 2
  Eriksen
  Kjær
  Krohn-Dehli
  Schöne
  N. Jørgensen

Les deux gardiens de but, Kasper Schmeichel et Danijel Subašić, se mettent particulièrement en valeur dans ce huitième de finale qui s'achève aux tirs au but. Après que dans les quatre premières minutes, Mario Mandžukić a répondu à Mathias Jørgensen, tous deux marquant de près dans une surface embouteillée, l'organisation danoise annihile les intentions croates. À quatre minutes de la fin de la prolongation, Ante Rebić est fauché dans les 6 mètres. Luka Modrić tire le pénalty et Schmeichel l'arrête[63]. Lors de la séance de tirs au but, le fils de Peter Schmeichel arrête deux tirs, mais Danijel Subašić en arrête trois, exploit rarissime[63], et délivre l'équipe croate, prête à défier la Russie en quart de finale.


Match 53 Brésil   2 - 0   Mexique Stade de Samara, Samara

18:00 heure locale
(  Willian) Neymar   51e
Firmino   88e
(0 - 0) Spectateurs : 41 970
Arbitrage :   Gianluca Rocchi
Rapport

Le Mexique subit sa septième élimination consécutive en huitièmes de finale de la Coupe du monde, tandis que le Brésil redevient seule équipe ayant marqué le plus de buts, avec 228 réalisations[64]. Neymar est l'acteur principal de la victoire 2-0 du Brésil qui n'a jamais vraiment tremblé face à El Tri. Par les nombreuses fautes dont il est victime, en rajoutant par moments[65], puis en étant au départ (une talonnade pour Willian) et à l'arrivée (reprise du bout du pied du centre à ras de terre de ce dernier) du premier but, avant d'être impliqué dans le deuxième : débordement, centre dévié par le gardien Guillermo Ochoa dans les pieds de Roberto Firmino qui scelle le score à la 88e minute.


Match 54 Belgique   3 - 2   Japon Rostov Arena, Rostov-sur-le-Don

21:00 heure locale
Vertonghen   69e
(  E. Hazard) Fellaini   74e
(  Meunier) Chadli   90+4e
(0 - 0)   48e Haraguchi (Shibasaki  )
  52e Inui (Kagawa  )
Spectateurs : 41 466
Arbitrage :   Malang Diedhiou
Rapport

Les Diables Rouges sont cueillis à froid par les Samurai Blues en début de deuxième mi-temps : deux buts marqués en l'espace de quatre minutes par Genki Haraguchi qui bat Thibaut Courtois d'une frappe croisée après un contre et une intervention ratée de Jan Vertonghen, puis par Takashi Inui, laissé libre d'armer un tir puissant devant la surface[66]. Aucune équipe n'avait remonté un 2-0 en match éliminatoire de la Coupe du monde depuis l'Allemagne face à l'Angleterre en 1970, mais la Belgique y parvient[67]. Tout d'abord sur une tête envoyée du bord de la surface par Vertonghen qui atterrit dans la lucarne, sans que l'on sache s'il tentait de marquer ou simplement de remettre la balle dans le paquet. Juste avant ce premier but belge, l'entraîneur Roberto Martinez a fait entrer les remplaçants Marouane Fellaini et Nacer Chadli sur le terrain : le premier égalise d'une tête puissante sur un centre d'Eden Hazard, le second délivre les siens à la dernière minute des arrêts de jeu : après un corner japonais, Courtois relance rapidement à la main sur Kevin De Bruyne, ce dernier transmet à Thomas Meunier à droite du terrain, il centre, Romelu Lukaku mystifie son défenseur[68] en laissant passer la balle pour Chadli qui n'a plus qu'à la pousser dans le but[69].


Match 55 Suède   1 - 0   Suisse Stade Krestovski, Saint-Pétersbourg

17:00 heure locale
(  Toivonen) Forsberg   66e (0 - 0) Spectateurs : 64 042
Arbitrage :   Damir Skomina
Rapport

Un but marqué par Emil Forsberg et la Suède, très bien organisée, retrouve les quarts de finale pour la première fois depuis la Coupe du monde 1994. Passée l'heure de jeu, Forsberg laisse le gardien Yann Sommer sans réaction sur son tir dévié par le défenseur suisse Manuel Akanji. Quant à la Suisse, elle est éliminée en huitièmes de finale d'un Mondial ou d'un Euro, pour la cinquième fois depuis 1994[70]. Un match très pauvre en occasions, la Suisse manquant cruellement de créativité et ne parvenant que trop rarement à mettre en danger une formation scandinave elle aussi attentiste[70]. En fin de match, l'arbitre siffle pénalty pour une faute de Michael Lang en position de dernier défenseur, sur Martin Olsson qui filait au but. Lang est expulsé sur carton rouge, mais il apparait après consultation de la VAR que la faute a été commise juste en dehors de la surface et le coup-franc ne donne rien, pas plus que les dernières offensives suisses[71].


Match 56 Colombie   1 - 1
a.p.
  Angleterre Stade du Spartak, Moscou

21:00 heure locale
(  J. Cuadrado) Mina   90+3e (0 - 0, 1 - 1, 1 - 1)   57e (pén.) Kane Spectateurs : 44 190
Arbitrage :   Mark Geiger
Rapport
Falcao  
Cuadrado  
Muriel  
Uribe  
Bacca  
Tirs au but
3 - 4
  Kane
  Rashford
  Henderson
  Trippier
  Dier

Privés de leur meneur de jeu et créateur James Rodríguez, blessé, les Cafeteros n'arrivent pas à développer le jeu qui leur a valu leur présence en huitièmes, face à des Anglais fébriles. Le match est ainsi fermé et haché par les fautes, avec huit cartons jaunes distribués dont six pour les Colombiens[72]. Finalement, les Three Lions obtiennent un pénalty à la 57e minute, pour une faute de Carlos Sánchez sur Harry Kane, et ce dernier marque son 6e but de la compétition (dont il est le meilleur buteur), le troisième pénalty. Dans les arrêts de jeu, sur leur seul corner de la partie, les Colombiens égalisent grâce à une tête piquée du défenseur Yerry Mina qui inscrit son 3e but de la tête dans ce Mondial[72]. La prolongation ne donnant rien, l'Angleterre gagne sa place en quarts aux tirs au but, sur une tentative de Carlos Bacca stoppée par Jordan Pickford et une ultime transformation de Eric Dier. L'équipe anglaise ainsi vaincu la « malédiction », puisqu'elle n'avait jusqu'alors jamais gagné une rencontre aux tirs au but en Coupe du monde, et restait sur cinq séances de ce type perdues d'affilée dans les grandes compétitions internationales[72],[73],[74].

Quarts de finaleModifier


Match 57 Uruguay   0 - 2   France Stade de Nijni Novgorod, Nijni Novgorod

17:00 heure locale
(0 - 1)   40e Varane (Griezmann  )
  61e Griezmann (Tolisso  )
Spectateurs : 43 319
Arbitrage :   Néstor Pitana
Rapport

La France se qualifie pour la sixième fois de son histoire pour les demi-finales de la Coupe du monde, après 1958, 1982, 1986, 1998 et 2006. Ce qui la place derrière l'Allemagne, le Brésil et l'Italie qui ont atteint respectivement 13, 11 et 8 fois le « dernier carré »[75]. L'équipe de Didier Deschamps maîtrise globalement le match face à des Uruguayens privés de leur meilleur attaquant Edinson Cavani, blessé[76]. Raphaël Varane marque le premier but après 40 minutes en coupant de la tête au point de pénalty un coup-franc tiré de la droite par Antoine Griezmann[76]. Dans la foulée, Hugo Lloris sauve son équipe en réalisant une parade en extension sur une tête de Martín Cáceres[77]. À l'heure de jeu, Paul Pogba prend le ballon des pieds adverses dans son camp, progresse et transmet à Corentin Tolisso qui trouve Antoine Griezmann sur la gauche à l'extérieur de la surface. Le tir flottant de ce dernier scelle le score, car en essayant de le capter, Fernando Muslera commet une faute de main[76]. Les Bleus ne sont pas mis en danger durant la fin du match et atteignent l'objectif fixé au départ : être présents dans le dernier carré[78].


Match 58 Brésil   1 - 2   Belgique Kazan Arena, Kazan

21:00 heure locale
(Coutinho  ) Augusto   76e (0 - 2)   13e (csc) Fernandinho
  31e De Bruyne (Lukaku  )
Spectateurs : 42 873
Arbitrage :   Milorad Mažić
Rapport

Comme l'écrit la presse brésilienne, « le trio De Bruyne-Hazard-Lukaku a détruit la Seleçao en 45 minutes »[79]. Les Diables Rouges ouvrent le score dès la 13e minute : sur un corner tiré par Nacer Chadli, une déviation de la tête de Vincent Kompany au premier poteau rebondit sur le bras de Fernandinho qui marque contre son camp[80]. 31 minutes de jeu se sont écoulées quand Lukaku récupère le ballon dans la moitié de terrain belge, charge sur 50 m et décale De Bruyne sur sa droite qui d'une frappe puissante à l'angle de la surface, le met hors de portée d'Alisson Becker[81]. Par la suite, les Brésiliens tentent de revenir, mais ils redoublent de maladresses et se heurtent aux parades de Thibaut Courtois. Ils parviennent à réduire le score grâce au remplaçant Renato Augusto à la réception d'un centre de Philippe Coutinho à 20 minutes de la fin du match. Puis se ruent à l'attaque jusqu'à la dernière minute, sans parvenir à tromper Courtois et la défense belge[82]. Éliminés en quarts de finale en 2006 et en 2010, battus 7-1 par l'Allemagne en demi-finale lors de la Coupe du monde organisée en 2014 dans leur pays, les Auriverde quittent à nouveau prématurément la compétition dont ils étaient les favoris[83], alors que la Belgique parvient pour la deuxième fois de son histoire en demi-finale, après 1986[84].


Match 60 Suède   0 - 2   Angleterre Samara Arena, Samara

18:00 heure locale
(0 - 1)   30e Maguire (Young  )
  59e Alli (Lingard  )
Spectateurs : 39 991
Arbitrage :