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Équipe du Honduras de football

équipe nationale de football
Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe du Honduras de football féminin.
Drapeau : Honduras Équipe du Honduras
Écusson de l' Équipe du Honduras
Généralités
Confédération CONCACAF
Couleurs Blanc et bleu
Surnom Los Catrachos
La Bicolor
La H
Stade principal Estadio Olimpico Metropolitano
Classement FIFA en augmentation 61e (4 avril 2019)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Honduras Fabian Coito
Capitaine Maynor Figueroa
Plus sélectionné Maynor Figueroa (146)
Meilleur buteur Carlos Pavón (57)
Rencontres officielles historiques
Premier match 14 septembre 1921 (Drapeau : Guatemala Guatemala, 1-10)
Plus large victoire 13-0 (Drapeau : Nicaragua Nicaragua, )
Plus large défaite 1-10 (Drapeau : Guatemala Guatemala, )
Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 3
1er tour (3) en 1982 , 2010 et 2014
Championnat CONCACAF & Gold Cup Phases finales : 19
Vainqueur en 1981
Copa América[n 1] Phases finales : 1
Troisième en 2001

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

Actualités

Pour la compétition en cours, voir :
Honduras à la Coupe du monde 2014

L'équipe du Honduras de football (Selección de fútbol de Honduras) est la sélection de joueurs honduriens représentant le pays lors des compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération du Honduras de football (Federación Nacional Autónoma de Fútbol de Honduras).

Née en 1921, la sélection hondurienne a connu sa meilleure performance en remportant en 1981 la Coupe des nations de la CONCACAF, le championnat d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, à domicile. Elle a également participé à trois reprises à la Coupe du monde, en 1982, 2010 et 2014.

Sommaire

HistoireModifier

Les débuts du HondurasModifier

Le premier match officiel du Honduras a lieu le , à Guatemala city, contre l'équipe du Guatemala, et se solde par une défaite sur le score fleuve de 10 buts à 1, ce qui constitue aussi la plus large défaite du Honduras[2].

Une sélection nationale ne retrouve les terrains que neuf ans plus tard, pour les Jeux d'Amérique centrale et des Caraïbes de 1930 (en) dont elle termine 3e derrière Cuba et le Costa Rica. Dans les années qui suivent, ces jeux régionaux sont les seules occasions pour lesquelles une sélection est rassemblée, en 1935 (en) puis en 1950 (en) (elle y est de nouveau 3e).

Elle dispute également la Coupe CCCF en 1946 (en) à San José où l’équipe enregistre sa plus large victoire contre le Nicaragua, le , sur le score de 13 buts à 0[2]. Les Honduriens participent aussi aux éditions de 1953 (en), 1955 (en), 1957, 1960 (en) et 1961 (en). Leur meilleure performance dans cette compétition est une 2e place acquise lors de l'édition de 1953, derrière le Costa Rica, pays hôte[r 1].

Une fédération spécifiquement dédiée au football, la Federación Nacional Autónoma de Fútbol de Honduras (FENAFUTH), est fondée en 1951 et obtient immédiatement son affiliation à la FIFA. Elle devient membre de la CONCACAF depuis sa fondation en 1961.

Il faut attendre les éliminatoires de la Coupe du monde 1962 pour y voir participer le Honduras pour la première fois, mais il est éliminé dès le premier tour par le Costa Rica, après un match d'appui[r 2]. Lors des qualifications à la Coupe du monde 1966, il est encore éliminé au premier tour en phase de poule, par le Mexique et les États-Unis[r 3].

La CONCACAF organise en 1963 la première édition de son tournoi continental, sur le modèle du championnat sud-américain qui existe depuis 1916. Vainqueur de son groupe au premier tour, le Honduras s'incline en poule finale face au Costa Rica, vainqueur, le Salvador, pays hôte, et les Antilles néerlandaises[r 4]. Après avoir manqué la qualification à la 2e édition de la Coupe des nations de la CONCACAF en 1965, le Honduras organise celle de 1967. En poule finale, il termine 3e derrière le Guatemala et le Mexique[r 5].

La « guerre du football » de 1969 avec le SalvadorModifier

Article détaillé : Guerre de Cent Heures.
 
Cérémonie d'hommage aux combattants de la « Guerre de Cent Heures ».

Lors des éliminatoires à la Coupe du monde de 1970, le Honduras domine lors d'une première phase de poule la Jamaïque et le Costa Rica. En demi-finale du tour final, les Catrachos affrontent leur voisins du Salvador. Vainqueurs à l'aller à Tegucigalpa (1-0) puis défaits au retour à San Salvador (0-3), dans des climats particulièrement hostiles à l'équipe visiteuse, ils s'inclinent finalement lors du match d'appui à Mexico (2-3 a. p.)[r 6].

Ce dernier match, joué sur terrain neutre, provoque des troubles dans les deux pays qui dégénèrent en conflit armé : c'est la célèbre « guerre de cent heures », appelée à tort « guerre du football » car les raisons du conflit dépassent largement le cadre du sport. Elle cause la mort de plusieurs milliers de militaires et de civils[3],[4].

De 1970 à la Coupe du monde 1982Modifier

Pour la Coupe du monde 1974, le Honduras écarte d'abord le Costa Rica mais est éliminé au tour final, terminant 4e sur six. Haïti, à domicile, devance notamment le Mexique et se qualifie pour le mondial[r 7]. La sélection hondurienne connaît alors sept ans de quasi-interruption et ne s'inscrit notamment pas pour les tours préliminaires à la Coupe du monde de football 1978[2].

 
Le Honduras à la Coupe du monde 1982.

Le Honduras retrouve les terrains pour la Coupe des nations de la CONCACAF 1981, qui tient lieu de tours préliminaires à la Coupe du monde 1982. Dirigée par le charismatique Chelato Uclés, la sélection termine en tête de la poule d'Amérique centrale et se qualifie pour la poule finale de la CONCACAF, qu'elle organise en novembre 1981 à domicile. Elle y termine de nouveau à la première place, devant le Salvador, le Mexique, le Canada, Cuba et Haïti, et remporte ainsi son premier titre de champion de la CONCACAF. Elle y gagne de surcroît son billet pour la phase finale de la Coupe du monde 1982, avec son dauphin le Salvador[r 8],[r 9]. Le match nul obtenu face au Mexique, qui élimine ce dernier des qualifications au profit du Salvador, est vécu amèrement au Mexique[5].

Pour sa première participation à une Coupe du monde de football, le Honduras arrive en pleine décontraction[5]. Il tient en échec, à la surprise générale, le pays organisateur, l'Espagne, à Valence. Après l'ouverture du score précoce d'Héctor Zelaya, l'Espagne n'égalise qu'en seconde période sur pénalty. Il récidive contre la surprenante Irlande du Nord (1-1, but d'Eduardo Laing). Finalement battu par la Yougoslavie sur un nouveau pénalty en toute fin de match, il finit 4e de son groupe, à un seul point de l'Espagne, 2e[6],[7].

Les irrégulières années 1980, 1990 et 2000Modifier

L'exploit de 1982 est sans lendemain. Lors des éditions 1985 et 1989 de la Coupe des nations de la CONCACAF, qualificatives pour les Coupes du monde de 1986 et 1990, le Honduras ne réitère sa performance de 1981. En 1985, la sélection est devancée au tour final par le Canada, après avoir éliminé lors des tours précédents le Suriname, le Salvador et le Panama[r 10]. Quatre ans plus tard, elle est éliminée dès son entrée en lice au second tour des qualifications par Trinité-et-Tobago, après deux matches nuls (0-0, 1-1), du fait de la règle des buts marqués à l'extérieur[r 11].

En 1991 la CONCACAF renomme sa Coupe des nations d'Amérique du Nord, centrale et Caraïbe « Gold Cup ». Pour y participer, les sélections d'Amérique centrale doivent dorénavant disputer un nouveau tournoi qualificatif, la Coupe UNCAF des nations. Deuxième de la Coupe UNCAF en 1991, le Honduras participe à la première édition de la Gold Cup. En tête de son groupe devant le Mexique (1-1), le Canada (battu 4-2) et la Jamaïque (battu 5-0), puis vainqueur en demi-finale du Costa Rica (2-0), le Honduras s'incline en finale contre les États-Unis, pays hôte, aux tirs au but (0-0 a. p., 4-3 t.a.b. - après huit essais pour chaque équipe)[r 12].

 
Scène du duel classique entre Honduras et Costa Rica (ici en 2009).

Deux ans plus tard, le Honduras remporte la Coupe UNCAF des nations (devant le Costa Rica, le Panama et le Salvador) mais est ensuite éliminé dès le premier tour de la Gold Cup, en terminant 3e de sa poule derrière les États-Unis et la Jamaïque[r 13]. Pour la Coupe du monde 1994, le Honduras finit 4e de la poule du dernier tour de qualifications, derrière le Mexique, le Canada et le Salvador[r 14].

Le Honduras remporte de nouveau la Coupe UNCAF en 1995, en battant le Costa Rica aux tirs au but puis le Guatemala en finale (3-0). Mais ce succès n'a pas de suite. À la Gold Cup 1996, il est éliminé au 1er tour avec deux défaites contre le Canada et les moins de 23 ans du Brésil, invités pour l'occasion. Pour la Coupe du monde 1998, il est battu au second tour par le Mexique et la Jamaïque mais devance Saint-Vincent-et-les-Grenadines à qui il inflige une lourde défaite (11 buts à 3) le 17 novembre 1996[r 15].

Il se classe 4e de la Coupe UNCAF en 1997 et 3e en 1999. À la Gold Cup 1998, il est éliminé au 1er tour avec deux défaites contre le Mexique et Trinité-et-Tobago. Deux ans plus tard aux États-Unis, après deux victoires au premier tour contre la Colombie, invitée à son tour, et la Jamaïque, le Honduras est battu 5-3 par le Pérou, autre invité de la compétition, en quart de finale[r 16]. En 2001, le Honduras organise à domicile la Coupe UNCAF des nations. Éliminé dès la phase de groupe, il manque la qualification pour la Gold Cup 2002.

Quelques semaines plus tard, les Catrachos sont invités à disputer la Copa América, le coupe d'Amérique du Sud des nations, qui se tient en Colombie. Cette invitation fait suite aux forfaits du Canada et de l'Argentine, inquiets du contexte sécuritaire. Ils y réalisent une performance de premier plan en atteignant la 3e place. Après une défaite initiale contre le Costa Rica (0-1), autre invité de dernière minute, ils battent la Bolivie (2-0) et l'Uruguay (1-0) grâce à trois buts d'Amado Guevara et se qualifient pour la suite. Les Honduriens créent la surprise en battant le Brésil, privé de ses meilleurs joueurs, en quart de finale (2-0, but de Belletti csc et de Saúl Martínez)[8],[9]. En demi-finales, ils s'inclinent contre la Colombie, pays hôte (0-2). Lors du match pour la troisième place, le Honduras retrouve l'Uruguay, qu'il bat de nouveau (2-2, 5:4 t.a.b., buts de Saúl Martínez et de Júnior Izaguirre)[r 17].

En parallèle, la sélection dispute les qualifications pour la Coupe du monde 2002. Après un bon parcours, elle se trouve en bonne position lors du tour final mais rate finalement la qualification pour le Mondial après deux ultimes défaites contre Trinité-et-Tobago, déjà éliminée, à domicile (0-1) puis face au Mexique au stade Azteca (0-3)[r 18].

En 2002, le Honduras remporte la Coupe du nouvel an chinois (en) à Hong Kong puis participe à la Coupe Kirin au Japon. Quatrième de la Coupe UNCAF en 2003, il se sort du tour préliminaire de la Gold Cup 2003 mais est éliminé au premier tour par le Mexique (0-0) et les moins de 23 ans du Brésil (1-2, but de León), tous deux finalistes du tournoi[r 19]. En 2004, il attaque les qualifications pour la Coupe du monde 2006, dont il est éliminé au second tour par le Costa Rica et le Guatemala[r 20].

Deuxième de la Coupe UNCAF en 2005, derrière le Costa Rica, le Honduras dispute la Gold Cup 2005. Premier de son groupe au premier tour, après avoir notamment battu la Colombie, il bat en quart de finale le Costa Rica (3-2) mais perd en fin de match sa demi-finale contre les États-Unis (1-2). Wílmer Velásquez est co-meilleur buteur de la compétition avec 3 buts, le défenseur Samuel Caballero apparait dans l'équipe type du tournoi[r 21].

Deux ans plus tard, le Honduras fait appel à l'entraîneur colombien Reynaldo Rueda. Il se qualifie pour la Gold Cup 2007 malgré une décevante 5e place à la Coupe UNCAF. Il termine en tête de son groupe avec deux victoires contre le Mexique (2-1) et Cuba (5-0) et une défaite contre le Panama (2-3), mais en quart il perd contre la sensation du tournoi, la Guadeloupe (2-1, but de Carlos Pavón contre deux buts d'Angloma et Socrier). Pavón finit meilleur buteur de la compétition avec cinq buts et fait partie de l’équipe-type du tournoi[r 22]. À la Coupe UNCAF des nations 2009, tournoi qu'il organise, le Honduras est 3e, éliminé en demi-finales par le Panama (0-1). Lors de la Gold Cup qui suit, il se hisse en demi-finale en battant notamment le Canada (1-0) en quart de finale, mais y est logiquement éliminé par les États-Unis (2-0), pays hôte[r 23]. L'attaquant Walter Martinez, buteur contre le Canada sur penalty, apparaît à son tour dans l'équipe type du tournoi.

Les années 2010 parmi le gotha mondialModifier

Coupe du monde 2010Modifier

 
Martínez, en blanc, contre l'Espagne à la Coupe du monde 2010.

Lors des éliminatoires pour le Mondial 2010, le Honduras se qualifie pour le tournoi final hexagonal, en terminant premier de son groupe du troisième tour, devant le Mexique, la Jamaïque et le Canada, tous trois battus à domicile. Lors de la dernière journée de ce quatrième tour, le Honduras doit espérer que le Costa Rica ne l'emporte pas face aux États-Unis pour conserver la 3e place qualificative. L'égalisation des Américains à la dernière minute de jeu offre au Honduras la 2e qualification de son histoire pour une Coupe du monde[10] et oblige le Costa Rica à disputer un match de barrage face à l'Uruguay (qu'il perdra)[11].

Vingt-huit ans après sa seule participation à une Coupe du monde, l'équipe nationale se présente en Afrique du Sud dans le rôle du « petit poucet ». 38e au dernier classement mondial, elle fait face au premier tour, dans le groupe H, à l'Espagne (2e mondial et champion d'Europe en titre), au Chili (18e mondial) et à la Suisse (24e au classement)[12]. La sélection de Rueda perd ses deux premières rencontres du groupe face au Chili (0-1) puis à l'Espagne (0-2). Lors du troisième match, elle tient le point du match nul face à la Suisse, qui devait l'emporter pour se qualifier (0-0)[13]. L'équipe termine quatrième de la poule avec un point et est éliminée.

Coupe du monde 2014Modifier

 
Les Honduriens, en bleu, aux JO de 2012.

Après avoir désigné comme nouveau sélectionneur le Mexicain Juan de Dios Castillo - un vieil habitué du championnat hondurien - en août 2010, le Honduras obtient de bons résultats en remportant notamment, en janvier 2011, la Coupe UNCAF au détriment du Costa Rica (2-1 en finale) après seize années de disette dans ce tournoi. Pourtant la Fédération remplace Castillo par le Colombien Luis Suárez à la tête de la sélection. Ce choix s'avère judicieux, Suárez menant le Honduras en demi-finale de la Gold Cup 2011 (défaite 0-2 a.p face au Mexique, futur vainqueur du tournoi)[r 24]. En outre, Suárez qualifie la sélection olympique aux JO de Londres 2012[14] et la conduit en quart de finale après avoir battu l'Espagne (1-0) au premier tour[15]. Elle n'est éliminée qu'en quart de finale par le Brésil (2-3)[16].

Deuxième de la Coupe UNCAF des nations 2013 au Costa Rica, le Honduras valide sa qualification pour la Gold Cup 2013. Les Catrachos débutent le tournoi en dominant Haïti (2-0) puis leurs rivaux du Salvador (1-0), grâce à un but à la dernière minute de Jorge Claros. Malgré une défaite face à Trinité-et-Tobago (0-2), ils accèdent aux quarts de finale, et y battent leurs rivaux du Costa Rica 1-0 (but de Andy Najar). Qualifiés en demi-finale du tournoi pour la 5e fois de leur histoire, ils s'inclinent face aux États-Unis (3-1, dont un doublé de Landon Donovan)[r 25].

Lors des qualifications pour le Mondial 2014, le Honduras finit deuxième de la poule du troisième tour derrière le Panama mais devant le Canada (auquel il inflige un sévère 8-1 à San Pedro Sula[17]) et Cuba. Le Honduras affronte au dernier tour le Mexique, les États-Unis, le Costa Rica, le Panama et la Jamaïque. Le Honduras obtient une victoire historique le 6 septembre 2013 face au Mexique (2-1) au stade Azteca[18]. En allant chercher un match nul (2-2), lors de la dernière journée, à Kingston (Jamaïque), le Honduras valide sa qualification pour la Coupe du monde au Brésil et ce pour la 3e fois de son histoire[19].

Lors de la Coupe du monde au Brésil, le Honduras affronte au premier tour la France, l'Équateur et la Suisse, mais perdra successivement ses trois matchs, face à la France (3-0), l'Équateur (2-1) et finalement la Suisse (3-0), qui avait besoin de gagner pour se qualifier. Le Honduras finit donc dernier de sa poule et est éliminé.

L'ère Pinto (2014-2017)Modifier

Suárez parti, la Fédération du Honduras opte pour un nouveau coach colombien, Jorge Luis Pinto, avec pour mission de qualifier l'équipe nationale à la Coupe du monde 2018 en Russie. Les débuts de Pinto sont difficiles puisque le Honduras est éliminé dès le 1er tour lors de la Gold Cup 2015, compétition où les Honduriens avaient enchaîné trois demi-finales d'affilée entre 2009 et 2013. Il se rachète en se hissant avec l'équipe olympique dans le dernier carré du tournoi olympique de football de 2016 à Rio de Janeiro puis en remportant l'année suivante la Copa Centroamericana 2017, soit le 4e titre des Honduriens dans cette compétition.

À l'occasion des éliminatoires de la Coupe du monde 2018, les Catrachos terminent à la 4e place du dernier tour préliminaire de la zone CONCACAF, à la faveur d'une victoire arrachée in extremis face au Mexique lors de la dernière journée (3-2). Qualifiés à un barrage inter-continental face à l'Australie, 5e de la zone Asie, ils tiennent en échec les Socceroos 0-0 à domicile, avant de succomber au match retour (1-3) et voient s'envoler leurs chances de participer à une troisième Coupe du monde d'affilée.

RésultatsModifier

Parcours en compétitions mondialesModifier

Coupe du monde

Parcours en compétitions continentalesModifier

Coupe UNCAF Coupe Concacaf Gold Cup
Amérique centrale Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes
  • 1991 :   Deuxième
  • 1993 * :   Vainqueur
  • 1995 :   Vainqueur
  • 1997 : Quatrième
  • 1999 :   Troisième
  • 2001 * : 1er tour
  • 2003 : Quatrième
  • 2005 :   Finaliste
  • 2007 : Cinquième
  • 2009 * :   Troisième
  • 2011 :   Vainqueur
  • 2013 :   Finaliste
  • 2014 : Cinquième
  • 2017 :   Vainqueur
  • 1963 : Quatrième
  • 1965 : Non qualifié
  • 1967 * :   Troisième
  • 1969 : Disqualifié
  • 1971 : Sixième
  • 1973 : Quatrième
  • 1977 : Non inscrit
  • 1981 * :   Vainqueur
  • 1985 :   Deuxième
  • 1989 : Non qualifié
  • 1991 :   Finale
  • 1993 : 1er tour
  • 1996 : 1er tour
  • 1998 : 1er tour
  • 2000 : Quart de finale
  • 2002 : Non qualifié
  • 2003 : 1er tour
  • 2005 : Demi-finale
  • 2007 : Quarts de finale
  • 2009 : Demi-finale
  • 2011 : Demi-finale
  • 2013 : Demi-finale
  • 2015 : 1er tour
  • 2017 : Quarts de finale

* Compétition jouée à domicile.

Par ailleurs invité lors de la Copa América 2001, le Honduras accède aux demi-finales et termine à la troisième place.

Classement FIFAModifier

Depuis l'introduction du classement mondial de la FIFA en 1993, le Honduras a navigué entre la 101e place, son pire classement atteint en décembre 2015, et la 20e place de septembre 2001, qui fait suite à son bon parcours lors de la Copa América 2001. À cette occasion, la sélection hondurienne est la 3e mieux classée de la CONCACAF, derrière le Mexique et les États-Unis. En avril 2019, sa « place moyenne depuis la création du classement mondial » est la 55e[20].

Classement FIFA de l'équipe du Honduras
Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Classement mondial 40 53 49 45 73 91 69 46 27 40 49 59 41 56 53 40 37 59 53 58 42 71 101 75 68 62
Classement Concacaf 3 3 3 6 8 7 6 4 3 4 5 5 4 4 3 3 3 4 4 6 5 6 14 6 7 5

RivalitésModifier

Les cinq adversaires les plus affrontés, au 20 novembre 2017
Sélection Matchs V. N. D. bp bc diff.
  Salvador 78 37 22 19 123 86 +37
  Costa Rica 61 18 22 21 75 101 -26
  Guatemala 49 17 19 13 56 57 -1
  Panama 47 25 11 11 71 33 +38
  Mexique 37 7 8 22 28 68 -40

Le Honduras a pour adversaires les plus réguliers ses plus proches voisins, qu'il affronte lors des compétitions régionales, au sein de l'Union centre-américaine de football (UNCAF) et de la Confédération de football d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF).

Parmi eux, les duels les plus récurrents l'opposent au Salvador, pays limitrophe avec lequel il engage en 1969 la « Guerre de Cent Heures », et le Costa Rica, l'adversaire qu'il rencontre régulièrement lors des matchs décisifs et avec lequel il nourrit la rivalité la plus équilibrée. Le Clásico centroamericano (es) est le nom donné à cette dernière rivalité sportive[21]. Elle est exacerbée par le fait qu'au niveau de l'Amérique centrale les deux sélections ont remporté l'essentiel des trophées de la Coupe centraméricaine et rivalisent au plus grand nombre de participations à la Coupe du monde.

IdentitéModifier

Les joueurs honduriens reprennent le surnom donné aux habitants du Honduras : los Catrachos. Ce mot reprend le nom du général Florencio Xatruch (en), qui a conduit au XIXe siècle l'armée nationale contre celle de l'aventurier américain William Walker[22]. La sélection est également surnommé La H, reprenant la première lettre du nom du pays, ou encore La Bicolor, car la sélection porte les deux couleurs, le bleu et le blanc, du drapeau national[23].

L'uniforme principal traditionnel de la sélection est entièrement blanc. Le maillot « extérieur » est bleu et blanc à rayures verticales.

Historique des maillots de la sélection hondurienne
Domicile
traditionnel
Extérieur
traditionnel
1982
Domicile
2010
Extérieur
2010

InfrastructuresModifier

Les principales villes d'accueil de la sélection.
 
Le stade national du Honduras

Le stade national du Honduras, officiellement Estadio Tiburcio Carias Andino, est situé à Tegucigalpa, la capitale et la ville la plus importante du Honduras. Il est construit en 1948 sous l'administration du dictateur Tiburcio Carías Andino. Cette enceinte multi-sports contient 35 000 places.

La sélection y joue en alternance avec l’Estadio Olímpico Metropolitano (en français : « Stade olympique métropolitain »), situé à San Pedro Sula, bâti pour les Jeux sportifs centraméricains (es) de 1997. Avant la construction de ce dernier, l'équipe nationale utilisait le Stade Francisco Morazán, également situé à San Pedro Sula. Utilisé principalement pour des matchs de football mais aussi équipé pour des compétitions d'athlétisme, l'Estadio Olímpico Metropolitano a une capacité de 40 000 spectateurs.

PersonnalitésModifier

SélectionneursModifier

Liste des sélectionneurs du Honduras depuis les années 1950
Nom Période
  Lurio Martínez 1953[r 1]
  Otto Bumbel 1955-1957[r 26],[r 27]
  Elsy Núñez Gonzales 1960[24]
  Carlos Padilla Velásquez (en) 1960, 1968-1974
  Mario Griffin Cubas 1961[r 28], 1968-1970
  Marinho Rodrigues (pt) 1964-1966[24]
  Sergio Lecea Fernández 1967
  Peter Lange 1974-1976
  José de la Paz Herrera 1980-1986, 1988, 2003, 2005
    Flavio Ortega 1991-1992, 2006
  Estanislao Malinowski 1992-1993
  Julio González Montemurro 1993
  Carlos Cruz Carranza 1995
  Ernesto Rosa Guedes 1996
  Miguel Company 1997-1998
  Ramón Maradiaga 1996, 1998-2002
  Bora Milutinović 2003-2004
  Raúl Martínez Sambulá 2006
  Reynaldo Rueda 2007-2010
  Juan de Dios Castillo 2010-2011
  Luis Fernando Suárez 2011-2014
  Hernán Medford juil. 2014-déc. 2014
  Jorge Luis Pinto déc. 2014-nov. 2017
  Carlos Tábora 2018
  Fabian Coito[25] jan. 2019-

José de la Paz Herrera, surnommé « Chelato Uclés », dirige le Honduras lors de son premier succès d'importance, la Coupe des nations de la CONCACAF 1981, qui qualifie la modeste sélection pour son premier mondial en 1982. Il réalise au total quatre mandats à la tête de la sélection hondurienne : de 1979 à 1982, de 1985 à 1987, de 1989 à 1990 puis de 2005 à 2006.

D'autres sélectionneurs se sont illustrés depuis lors. Le bon parcours à la Copa América 2001 est l’œuvre de l'Hondurien Ramón Maradiaga, ancien joueur international qui avait fait partie de la sélection hondurienne au Mundial 1982[26].

Plus récemment, la qualification à la Coupe du monde 2010 est le succès du Colombien Reynaldo Rueda, ancien sélectionneur de son pays. Le parcours décevant en Afrique du Sud lui coûte sa place. Il parvient quatre ans plus tard à réitérer la performance avec l'Équateur.

Enfin, la qualification du Honduras à la Coupe du monde 2014 est menée par son compatriote Luis Fernando Suárez, sélectionneur de l'Équateur lors de la Coupe du monde 2006.

Joueurs emblématiquesModifier

Joueurs les plus sélectionnés
Sélections Joueur Période Buts
146 Maynor Figueroa 2003-…. 4
138 Amado Guevara 1994-2010 27
136 Noel Valladares 2000-2016 0
125 Óscar Boniek García 2005-…. 3
101 Carlos Pavón 1993-2010 57
97 Wilson Palacios 2003-2014 6
97 Emilio Izaguirre 2007-…. 3
86 Milton Núñez 1994-2008 34
86 Danilo Turcios 1999-2010 7
86 Víctor Bernárdez 2004-2014 4
Les meilleurs buteurs
Buts Joueur Période Sél.
57 Carlos Pavón 1993-2010 101
35 Wilmer Velásquez 1994-2007 47
34 Milton Núñez 1994-2008 86
32 Carlo Costly 2007-…. 77
28 Nicolás Suazo 1991-1998 52
27 Amado Guevara 1994-2010 138
21 Jerry Bengtson 2010-…. 54
19 Eduardo Bennett 1991-2000 36
17 David Suazo 1999-2012 58
16 Saúl Martínez 2001-2009 35

La FIFA qualifie de « stars du passé » trois joueurs[27] ayant connu à la fois l'épopée en Copa América 2001 et la qualification pour la Coupe du monde 2010, à la suite de laquelle ils arrêtent tous trois leur carrière internationale :

  • Amado Guevara, un milieu offensif qui a détenu le record national de sélections (138, entre 1994 et 2010)[28], avant d'être dépassé par Maynor Figueroa ;
  • Carlos Pavón, le meilleur buteur de l'histoire de la sélection (57 buts en 101 sélections entre 1993 et 2010)[29] ;
  • Danilo Turcios, un milieu de terrain défensif ayant honoré 86 sélections entre 1999 et 2010.

Parmi les autres joueurs importants, la FIFA cite pour la Coupe du monde 2010 l'attaquant David Suazo, le milieu défensif Wilson Palacios (qui est accompagné dans l'effectif hondurien lors du Mondial par ses deux frères Jerry et Johnny[30]) et le milieu offensif Julio César de León[11] ; pour la Coupe du monde 2014 le défenseur Emilio Izaguirre, le gardien de but Noel Valladares, et en attaque le « vétéran » Carlo Costly et le « prodige » Jerry Bengtson[27].

Principaux autres joueurs

Effectif actuelModifier

Les 23 joueurs suivants ont été convoqués pour participer à la Coupe du monde de 2014.

Sélections et buts au 6 mai 2014

Effectif de l'équipe du Honduras
Joueurs     Encadrement technique
P. Nom Date de naissance Sél. But(s) Club Depuis
999 G Valladares, NoelNoel Valladares 15 419 3/5/1977 (42 ans) 120 0   CD Olimpia 2000
999 G Escober, DonisDonis Escober 14 047 3/2/1981 (38 ans) 25 0   CD Olimpia 2002
999 G López Fernández, LuisLuis López Fernández 9 442 13/9/1993 (25 ans) 0 0   Real España
999 D Figueroa, MaynorMaynor Figueroa 13 229 2/5/1983 (36 ans) 102 3   Hull City 2003
999 D Bernárdez, VíctorVíctor Bernárdez 13 572 24/5/1982 (37 ans) 75 3   San Jose Earthquakes 2004
999 D Izaguirre, EmilioEmilio Izaguirre 12 125 10/5/1986 (33 ans) 66 1   Celtic Glasgow 2007
999 D Chávez, OsmanOsman Chávez 12 775 29/7/1984 (34 ans) 52 0   Qingdao Jonoon 2008
999 D García, Juan CarlosJuan Carlos García 11 457 8/3/1988 (31 ans) 33 1   Wigan Athletic 2009
999 D Beckeles, BrayanBrayan Beckeles 12 288 28/11/1985 (33 ans) 21 1   CD Olimpia 2010
999 D Peralta, ArnoldArnold Peralta 11 071 29/3/1989 (30 ans) 20 0   Glasgow Rangers 2011
999 D Montes, Juan PabloJuan Pablo Montes 12 321 26/10/1985 (33 ans) 9 1   CD Motagua 2013
999 M Palacios, WilsonWilson Palacios 12 775 29/7/1984 (34 ans) 92 6   Stoke City 2003
999 M García, Óscar BoniekÓscar Boniek García 12 738 4/9/1984 (34 ans) 91 2   Houston Dynamo 2005
999 M Claros, JorgeJorge Claros 12 247 8/1/1986 (33 ans) 47 3   CD Motagua 2006
999 M Chávez, MarvinMarvin Chávez 13 044 3/11/1983 (35 ans) 39 4   Colorado Rapids 2006
999 M Espinoza, RogerRoger Espinoza 11 957 25/10/1986 (32 ans) 39 3   Wigan Athletic 2009
999 M Martínez, Mario RobertoMario Roberto Martínez 10 948 30/7/1989 (29 ans) 34 3   Real España 2010
999 M Garrido, LuisLuis Garrido 10 485 5/11/1990 (28 ans) 18 0   CD Olimpia 2012
999 M Najar, AndyAndy Najar 9 623 16/3/1993 (26 ans) 16 1   RSC Anderlecht 2011
999 A Costly, CarloCarlo Costly 13 517 18/7/1982 (37 ans) 68 30   Real España 2007
999 A Bengtson, JerryJerry Bengtson 11 792 8/4/1987 (32 ans) 41 19   New England Revolution 2010
999 A Palacios, JerryJerry Palacios 13 583 13/5/1982 (37 ans) 21 5   LD Alajuelense 2002
999 A Martínez, RonyRony Martínez 11 296 16/8/1988 (30 ans) 7 1   CD Real Sociedad 2013
Sélectionneur



Légende


Notes et référencesModifier

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Notes
  1. Le Honduras bien que n'étant pas membre de la CONMEBOL, a participé à la Copa América 2001 en tant qu'invité.
Références générales
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  2. a b et c « Honduras - List of International Matches », Rec.Sport.Soccer Statistics Foundation (RSSSF), (consulté le 22 janvier 2014)
  3. « Le jour où un match de football déclencha une guerre », sur aworldoffootball.com,
  4. « La guerre du foot n'a pas eu lieu », So Foot, no 42,‎ , p. 58
  5. a et b « Honduras VS Mexique 22-11-1981. Le jour où le Mexique pleura », FIFA.com (consulté le 23 janvier 2014)
  6. (en) « FIFA World Cup 1982 Group 5 », sur historicalkits.co.uk (consulté le 23 janvier 2014)
  7. (en) Joshua Nadel, « World Cup 2014: History shows Honduras's group opponents should not underestimate them in Brazil », The Daily Telegraph, (consulté le 23 janvier 2014)
  8. « Le Brésil «humilié» par le Honduras », Libération,‎ (lire en ligne)
  9. (en) « Honduras advances in Copa after stunning Brazil 2-0 », Sports Illustrated,
  10. (en) « The Goal that Qualified Honduras for the 2010 World Cup », sur Soccer Politics / The Politics of Football (sites.duke.edu/wcwp/ )
  11. a et b « Portrait du Honduras pour la Coupe du monde 2010 », FIFA.com (consulté le 24 janvier 2014)
  12. « Classement mondial du 26 mai 2010 », sur fr.fifa.com (consulté le 15 juillet 2010).
  13. Laurent Ducret, « La Suisse éliminée », 24heures.ch, (consulté le 24 janvier 2014)
  14. Quentin Siebman, « Honduras, l'invité surprise », Eurosport.fr, (consulté le 24 janvier 2014)
  15. « La Roja sort déjà (0:1) », FIFA.com (consulté le 24 janvier 2014)
  16. « Le Brésil tremble, puis se rassemble (3:2) », FIFA.com (consulté le 24 janvier 2014)
  17. « Le Canada humilié 8-1 par le Honduras », lapresse.ca, (consulté le 24 janvier 2014)
  18. « USA et Mexique à terre », lequipe.fr, (consulté le 24 janvier 2014)
  19. « Le Honduras passe, le Mexique a eu chaud », lequipe.fr, (consulté le 24 janvier 2014)
  20. « Classement FIFA du Honduras », FIFA.com
  21. (en) « World Football Elo Ratings: Costa Rica », Elo Ratings (consulté le 28 janvier 2014)
  22. Collectif, Nicaragua - Honduras - El Salvador, Petit Futé, , p. 39
  23. Jacques Chelle, « Mondial 2014 : Honduras les murs », sur dhnet.be,
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  25. https://www.laprensa.hn/deportes/1250878-410/fabian-coito-debutar%C3%ADa-contra-ecuador-en-marzo-honduras-amistoso-seleccion
  26. (en) « Le groupe E du Mundial 1982 », sur www.rsssf.com (consulté le 6 décembre 2009)
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  28. (en) « Amado Guevara - Century of International Appearances », RSSSF (consulté le 28 janvier 2014)
  29. (en) « Carlos Alberto Pavón - Century of International Appearances », RSSSF (consulté le 28 janvier 2014)
  30. (en) World Cup 2010: Palacios brothers to create history, BBC News, 15 juin 2010. Consulté le 16 novembre 2010.
Résultats
  1. a et b « CCCF Championship 1953 (San José, Costa Rica, Mar 8-21) », RSSSF (consulté le 22 janvier 2014)
  2. (en) « World Cup 1962 qualifications », RSSSF (consulté le 20 janvier 2014)
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  8. (en) « VIII. CONCACAF Nations Cup 1981 », RSSSF (consulté le 23 janvier 2014)
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