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Coupe du monde de football de 1994

compétition de football
Coupe du monde de football de 1994
Description de l'image CM football 1994 - Logo.svg.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Éditions 15e
Lieu(x) Drapeau des États-Unis États-Unis
Date
au
Participants 24 (131 partants)
Épreuves 52 rencontres
Affluence 3 587 538
(moyenne 68 991)
Site web officiel FIFA

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Allemagne Allemagne (3)
Vainqueur Drapeau : Brésil Brésil (4)
Finaliste Drapeau : Italie Italie
Troisième Drapeau : Suède Suède
Buts 141 (moyenne 2,7)
Averti Cartons Jaunes 231 (moy : 4,44)
Red card.svg Cartons Rouges 15 (moy : 0,29)
Meilleur joueur Drapeau : Brésil Romário[1]
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Russie Oleg Salenko
Drapeau : Bulgarie Hristo Stoitchkov (6 buts)
Meilleur(s) passeur(s) Drapeau : Allemagne Thomas Häßler (5 passes)

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La Coupe du monde de football de 1994 est organisée pour la première fois aux États-Unis. Du 17 juin au 17 juillet, la FIFA espère ainsi y implanter durablement le soccer. Dans la foulée, il est d'ailleurs prévu de relancer un championnat professionnel dans le pays : ce sera la Major League Soccer qui aura du succès à ses débuts.

Plusieurs grandes nations de football sont absentes de cette Coupe du monde comme l'Angleterre, la France, l'Uruguay, la République tchèque et l’équipe championne d'Europe en titre, le Danemark, qui ne sont pas parvenus à se qualifier.

L'équipe du Brésil, emmenée par Romário, Bebeto et le capitaine Dunga, domine son groupe du premier tour, élimine les États-Unis en huitièmes de finale (1-0), les Pays-Bas en quarts (3-2), la Suède en demi-finale (1-0) et remporte son quatrième titre mondial en prenant le meilleur sur l'Italie en finale le 17 juillet 1994 au Rose Bowl de Pasadena, dans un match au score vierge conclu 3-2 aux tirs au but. Les Brésiliens dédient leur victoire à Ayrton Senna qui s'est tué en course la même année.

Cette Coupe du monde est notamment marquée par le parcours de la Bulgarie, qui avait éliminé la France lors du dernier match des qualifications européennes, et qui parvient jusqu'en demi-finales où elle est stoppée par un doublé de Roberto Baggio pour l'Italie. La Bulgarie est battue par la Suède 4-0 dans la « petite finale » et termine au pied du podium. Hristo Stoitchkov est le co-meilleur buteur de la compétition avec six réalisations, comme le Russe Oleg Salenko qui réalise l'exploit unique dans l'histoire de la Coupe du monde d'en marquer cinq d'un coup, au cours du match du premier tour opposant son équipe au Cameroun[2].

StadesModifier

Sites de la Coupe du monde 1994

Équipes qualifiéesModifier

Voir l'article : Tour préliminaire de la coupe du monde de football 1994

Les 24 équipes nationales qualifiées pour la phase finale
par confédération et par participations
Carte Europe (UEFA)
13 places
Amérique du Sud (CONMEBOL)
4 places
Afrique (CAF)
3 places
Équipes qualifiées pour
la Coupe du monde 1994
Océanie (OFC)
0 place
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
2 places dont une au pays hôte
Asie (AFC)
2 places

C'est la première participation pour l'Arabie saoudite, la Grèce et le Nigeria, et c'est aussi la première participation de la Russie bien que la FIFA la reconnaisse comme successeur de l'Union soviétique. C'est aussi la première participation depuis 1938 de l'Allemagne réunifiée et c'est la première fois depuis 1950 qu'aucune équipe britannique n'est présente. Grâce au bon parcours du Cameroun en 1990, l'Afrique a obtenu une troisième place qualificative en plus des deux qui lui étaient déjà attribuées.

Tirage au sortModifier

C'est la dernière Coupe du monde à accueillir 24 équipes en phase finale. Les équipes ont été réparties dans des chapeaux en fonction de leur classement et de leur zone géographique. En effet, aucun groupe ne doit contenir plus d'une équipe provenant d'une même zone géographique hormis l'Europe : seul un groupe peut contenir trois équipes européennes les autres ne devant en contenir que deux.

Le tirage au sort a été effectué le à Las Vegas, aux États-Unis.

Chapeau 1
Têtes de série

Chapeau 2
CAF (Afrique), CONCACAF (Amérique du Nord) et CONMEBOL (Amérique du Sud)

Les têtes de série sont choisies sur les résultats dans les trois dernières Coupes du monde (1982, 1986 et 1990).

La Bolivie et la Colombie ne peuvent être dans le même groupe que le Brésil ou l’Argentine.
Le Mexique ne peut être dans le même groupe que les États-Unis.

Chapeau 3
Les 6 équipes les mieux classées de l'UEFA (Europe)

Chapeau 4
AFC (Asie) et les 4 équipes les moins bien classées de l'UEFA (Europe)

Une seule des quatre équipes européennes peut tomber dans un groupe au tête de série européens (Allemagne, Belgique ou Italie).

Composition des groupesModifier

Groupe A
  États-Unis
  Suisse
  Colombie
  Roumanie

Groupe B
  Brésil
  Russie
  Cameroun
  Suède

Groupe C
  Allemagne
  Bolivie
  Espagne
  Corée du Sud

Groupe D
  Argentine
  Grèce
  Nigeria
  Bulgarie

Groupe E
  Italie
  Irlande
  Norvège
  Mexique

Groupe F
  Belgique
  Maroc
  Pays-Bas
  Arabie saoudite

Dans chaque groupe, les équipes disputaient trois matches, un contre chaque autre équipe. Les deux premiers du classement de chaque poule ainsi que les quatre meilleures troisièmes étaient qualifiés pour les huitièmes de finale à partir desquels le tournoi était à élimination directe. Ce format était appliqué pour la dernière fois dans l'histoire de la Coupe du monde, après 1986 et 1990 puisque 32 équipes participeront à partir de 1998.

L'innovation de ce mondial concerne le barème : une victoire rapportait désormais 3 points (au lieu des 2 traditionnels).

Composition des équipesModifier

Premier tourModifier

Groupe AModifier

Le groupe A sera marqué par deux moments historiques pour le football international. Le premier est le match entre les États-Unis et la Suisse qui se disputa en intérieur, sous le toit du Silverdome, à Détroit. Le second est l'assassinat du défenseur colombien, Andrés Escobar, tué par balle lors de son retour en Colombie, très probablement à cause de son but marqué contre son camp, synonyme d'élimination lors du match contre les États-Unis. La Colombie était initialement favorite de leur groupe au début du tournoi, mais après avoir été surclassée 3-1 par la Roumanie lors du premier match, elle s'inclina donc 2-1 face au pays hôte à Pasadena et fut donc éliminée dès le premier tour. Les victoires contre la Colombie et les États-Unis (devant 93 869 spectateurs) suffirent à la Roumanie pour s'emparer de la première place du groupe, et ce malgré une lourde défaite 4-1 face à la Suisse. L'ampleur de leur victoire permit aux Suisses de finir deuxièmes au détriment des Américains grâce à une meilleure différence de buts, bien que ces derniers furent repêchés parmi les meilleurs troisièmes et accédèrent aux huitièmes de finale. La Colombie acheva son mondial à la quatrième et dernière place.

Classement final
Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Roumanie 6 3 2 0 1 5 5 0
2   Suisse 4 3 1 1 1 5 4 +1
3   États-Unis 4 3 1 1 1 3 3 0
4   Colombie 3 3 1 0 2 4 5 -1
18 juin États-Unis   1 1   Suisse
18 juin Roumanie   3 1   Colombie
22 juin Suisse   4 1   Roumanie
22 juin Colombie   1 2   États-Unis
26 juin Colombie   2 0   Suisse
26 juin Roumanie   1 0   États-Unis
États-Unis   1 - 1   Suisse Silverdome, Pontiac
11:35
  Historique des rencontres
Wynalda   45e Bregy   39e Spectateurs : 73 425
Arbitrage : Francisco Oscar Lamolina  
Rapport

Colombie   1 - 3   Roumanie Rose Bowl, Pasadena
16:35
  Historique des rencontres
Valencia   43e Răducioiu   16e,   89e
Hagi   34e
Spectateurs : 93 586
Arbitrage : Jamal Al Sharif  
Rapport

Roumanie   1 - 4   Suisse Silverdome, Pontiac
16:05
  Historique des rencontres
Hagi   36e Sutter   16e
Chapuisat   53e
Knup   66e,   72e
Spectateurs : 61 428
Arbitrage : Neji Jouini  
Rapport

États-Unis   2 - 1   Colombie Rose Bowl, Pasadena
16:35
  Historique des rencontres
Escobar   34e (csc)
Stewart   52e
Valencia   89e Spectateurs : 93 689
Arbitrage : Fabio Baldas  
Rapport

Suisse   0 - 2   Colombie Stanford Stadium, Palo Alto
13:05
  Historique des rencontres
Gaviria   44e
Lozano   89e
Spectateurs : 83 401
Arbitrage : Peter Mikkelsen  
Rapport

États-Unis   0 - 1   Roumanie Rose Bowl, Pasadena
13:05
  Historique des rencontres
Petrescu   17e Spectateurs : 93 869
Arbitrage : Mario van der Ende  
Rapport

Groupe BModifier

Dans le groupe B se trouvaient deux des quatre futurs demi-finalistes du mondial, et ce fut aussi l'un des deux groupes où seulement deux équipes se qualifièrent pour le tour suivant, au lieu de trois. Le Brésil et la Suède prouvèrent qu'ils étaient bien supérieurs au Cameroun et à la Russie dans chaque compartiment de jeu. Le match entre ces derniers sera celui de deux nouveaux records. Le Russe Oleg Salenko devint le premier — et actuellement reste le seul — à inscrire cinq buts au cours d'un match de Coupe du monde, pour une écrasante victoire 6-1 face aux Camerounais. Salenko finira co-meilleur buteur du mondial avec six buts, grâce à un but marqué auparavant face à la Suède. À 42 ans, et en marquant face aux Russes, Roger Milla devint le plus vieux buteur d'un match de Coupe du monde, bien que ce but soit surtout une consolation pour le Cameroun. Cependant, ce résultat fut insuffisant et ne permit pas à la Russie d'effacer ses deux importantes défaites initiales face au Brésil et à la Suède. Les Auriverdes disposèrent aisément des Africains 3-0 avant de faire match nul contre les Suédois et de confirmer ainsi leur première place. Avec cinq points, la Suède termina deuxième.

Classement final
Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Brésil 7 3 2 1 0 6 1 +5
2   Suède 5 3 1 2 0 6 4 +2
3   Russie 3 3 1 0 2 7 6 +1
4   Cameroun 1 3 0 1 2 3 11 -8
19 juin Cameroun   2 2   Suède
20 juin Brésil   2 0   Russie
24 juin Brésil   3 0   Cameroun
24 juin Russie   1 3   Suède
28 juin Russie   6 1   Cameroun
28 juin Brésil   1 1   Suède
Cameroun   2 - 2   Suède Rose Bowl, Pasadena
16:35
Embé   31e
Omam-Biyik   47e
Ljung   8e
Dahlin   75e
Spectateurs : 93 194
Arbitrage : Alberto Tejada Noriega  
Rapport

Brésil   2 - 0   Russie Stanford Stadium, Palo Alto
13:05
  Historique des rencontres
Romário   26e
Raí   52e (pén.)
Spectateurs : 81 061
Arbitrage : Lim Kee Chong  
Rapport

Brésil   3 - 0   Cameroun Stanford Stadium, Palo Alto
13:05
  Historique des rencontres
Romário   39e
Márcio Santos   66e
Bebeto   73e
Spectateurs : 83 401
Arbitrage : Arturo Brizio Carter  
Rapport

Suède   3 - 1   Russie Silverdome, Pontiac
19:35
  Historique des rencontres
Brolin   37e (pén.)
Dahlin   59e   81e
Salenko   4e (pén.) Spectateurs : 71 528
Arbitrage : Joël Quiniou  
Rapport

Russie   6 - 1   Cameroun Stanford Stadium, Palo Alto
13:05
  Historique des rencontres
Salenko   15e,   41e,   44e (pén.),   72e,   75e
Radchenko   81e
Milla   46e Spectateurs : 74 914
Arbitrage : Jamal Al Sharif  
Rapport

Brésil   1 - 1   Suède Silverdome, Pontiac
16:05
  Historique des rencontres
Romário   46e K. Andersson   23e Spectateurs : 77 217
Arbitrage : Sándor Puhl  
Rapport

Groupe CModifier

 
Équipe d'Espagne en 1994

L'Allemagne (tenant du titre) et l'Espagne, les deux favoris du groupe franchirent logiquement le premier tour. En remontant deux buts de retard en quatre minutes face à l'Espagne permettant d'arracher un nul 2-2, les Coréens éclipsèrent pratiquement ce fait de jeu lors de leur match face aux germaniques, où menés 3-0 à la mi-temps, ils marquèrent deux buts pour finalement s'incliner de justesse 3-2. En dépit de ces remontées au score, la Corée du Sud ne put mieux faire que 0-0 contre la Bolivie lors de leur deuxième match, tandis qu'une victoire leur aurait permis de se qualifier pour les huitièmes de finale. Au lieu de cela, seulement deux équipes passèrent au second tour. L'explosion en fin de match de l'Espagne face à la Corée décida l'Allemagne comme seul pays vainqueur du groupe C. Cette dernière, vainqueur 1-0 de la Bolivie lors du match d'ouverture de la Coupe du monde, termina avec sept points. Les Ibériques prirent la deuxième place, malgré le fait d'avoir ouvert le score lors de leurs trois matchs.

Classement final
Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Allemagne 7 3 2 1 0 5 3 +2
2   Espagne 5 3 1 2 0 6 4 +2
3   Corée du Sud 2 3 0 2 1 4 5 -1
4   Bolivie 1 3 0 1 2 1 4 -3
17 juin Allemagne   1 0   Bolivie
17 juin Espagne   2 2   Corée du Sud
21 juin Allemagne   1 1   Espagne
23 juin Corée du Sud   0 0   Bolivie
27 juin Espagne   3 1   Bolivie
27 juin Allemagne   3 2   Corée du Sud

Match d'ouverture
Allemagne   1 - 0   Bolivie Soldier Field, Chicago
14:05
  Historique des rencontres
Klinsmann   61e Spectateurs : 63 117
Arbitrage : Arturo Brizio Carter  
Rapport

Espagne   2 - 2   Corée du Sud Cotton Bowl, Dallas
18:35
  Historique des rencontres
Salinas   51e
Goikoetxea   55e
Hong Myung-bo   85e
Seo Jung-won   90e
Spectateurs : 56 247
Arbitrage : Peter Mikkelsen  
Rapport

Allemagne   1 - 1   Espagne Soldier Field, Chicago
15:05
  Historique des rencontres
Klinsmann   48e Goikoetxea   14e Spectateurs : 63 113
Arbitrage : Ernesto Filippi Cavani  
Rapport

Corée du Sud   0 - 0   Bolivie Foxboro Stadium, Foxborough
19:35
  Historique des rencontres
Spectateurs : 54 453
Arbitrage : Leslie Mottram  
Rapport

Bolivie   1 - 3   Espagne Soldier Field, Chicago
15:05
  Historique des rencontres
E. Sánchez   67e Guardiola   19e (pén.)
Caminero   66e,   70e
Spectateurs : 63 089
Arbitrage : Rodrigo Badilla  
Rapport

Allemagne   3 - 2   Corée du Sud Cotton Bowl, Dallas
15:05
  Historique des rencontres
Klinsmann   12e,   37e
Riedle   20e
Hwang Sun-hong   52e
Hong Myung-bo   63e
Spectateurs : 63 998
Arbitrage : Joël Quiniou  
Rapport

Groupe DModifier

L'Argentine collecta le maximum de six points lors de ses deux premiers matchs, battant la Grèce 4-0 au Foxboro Stadium, et récidivant quatre jours plus tard, dans le même stade, en disposant difficilement des surprenants Nigérians 2-1. Néanmoins, elle ne termina qu'à la troisième place. Le match contre la Grèce fut gagné de belle manière, surtout grâce à Gabriel Batistuta, auteur d'un hat-trick. Cependant, l'autre but du match – inscrit par Diego Maradona – fit les gros titres. Une célébration un peu trop zélée de son but suscita le doute quant à la prise de substances illicites par Maradona. Finalement, cela se révèlera exact, et Maradona fut suspendu et exclu du tournoi après la rencontre contre le Nigeria. Cette sanction expliquera en grande partie la défaite 2-0 face à la Bulgarie, et surtout, la manière assez fade dont l'Argentine a joué. Le Nigeria dégagea une excellente impression, et malgré sa courte défaite face aux Argentins, il termina premier de son groupe grâce à de confortables victoires contre la Bulgarie et la Grèce. La Bulgarie fut elle aussi une révélation. N'ayant jamais gagné un match en phase finale de Coupe du monde avant celle-ci, leur malchance semblait se poursuivre après une sèche défaite d'entrée face au Nigeria, 3-0. Mais après avoir fait exploser la Grèce 4-0 (qui s'était inclinée cinq jours plus tôt sur le même score), les Bulgares battirent l'Argentine et finirent deuxième, le tout en convainquant les observateurs. L'Argentine était encore première de son groupe dans les arrêts de jeu, mais un but de Nasko Sirakov à la 91e minute la fit chuter de deux rangs. La Grèce, plus mauvaise équipe du tournoi, fut la seule à perdre ses trois matchs, à ne pas marquer un seul but, et, autre fait assez étrange, utilisa ses trois gardiens de but, changeant de portier à chaque match.

Classement final
Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Nigeria 6 3 2 0 1 6 2 +4
2   Bulgarie 6 3 2 0 1 6 3 +3
3   Argentine 6 3 2 0 1 6 3 +3
4   Grèce 0 3 0 0 3 0 10 -10
21 juin Argentine   4 0   Grèce
21 juin Nigeria   3 0   Bulgarie
25 juin Argentine   2 1   Nigeria
26 juin Bulgarie   4 0   Grèce
30 juin Bulgarie   2 0   Argentine
30 juin Nigeria   2 0   Grèce

La Bulgarie devance l'Argentine grâce à sa victoire dans le match qui les a opposées.

Argentine   4 - 0   Grèce Foxboro Stadium, Foxborough
12:35
Batistuta   2e,   45e,   89e (pén.)
Maradona   60e
Spectateurs : 54 456
Arbitrage : Arturo Angeles  
Rapport

Nigeria   3 - 0   Bulgarie Cotton Bowl, Dallas
18:35
  Historique des rencontres
Yekini   21e
Amokachi   43e
Amunike   55e
Spectateurs : 44 132
Arbitrage : Rodrigo Badilla  
Rapport

Argentine   2 - 1   Nigeria Foxboro Stadium, Foxborough
16:05
  Historique des rencontres
Caniggia   21e,   28e Siasia   8e Spectateurs : 54 453
Arbitrage : Bo Karlsson  
Rapport

Grèce   0 - 4   Bulgarie Soldier Field, Chicago
11:35
  Historique des rencontres
Stoitchkov   5e (pén.),   55e (pén.)
Letchkov   65e
Borimirov   90e
Spectateurs : 63 160
Arbitrage : Ali Bujsaim  
Rapport

Argentine   0 - 2   Bulgarie Cotton Bowl, Dallas
18:35
  Historique des rencontres
Stoitchkov   61e
Sirakov   90e
Spectateurs : 63 998
Arbitrage : Neji Jouini  
Rapport

Grèce   0 - 2   Nigeria Foxboro Stadium, Foxborough
19:35
  Historique des rencontres
Finidi   45e
Amokachi   90e
Spectateurs : 53 001
Arbitrage : Leslie Mottram  
Rapport

Groupe EModifier

Le groupe E reste à l'heure actuelle le seul groupe dans l'histoire de la Coupe du monde où les quatre équipes terminèrent avec le même nombre de points. Cela débuta par un but de Ray Houghton, permettant à l'Irlande de s'imposer 1-0, et par la même occasion, de prendre sa revanche sur l'Italie, qui l'avait battu sur un score identique en quarts de finale, quatre ans auparavant. Le lendemain, à Washington, un but de Rekdal à cinq minutes du coup de sifflet final permit à la Norvège de s'imposer face au Mexique, au terme d'un match extrêmement intense. Cependant, le Mexique joua son match suivant contre l'Irlande dans de meilleures conditions, à Orlando, prouvant que la chaleur était un facteur clé. Un doublé de Garcia permit aux Mexicains de mener et contrôler le match, avant un gros coup de colère de Jack Charlton, le sélectionneur irlandais, et de son attaquant John Aldridge, énervés par un officiel qui retardait la rentrée d'Aldridge. Heureusement, ce dernier parvint à se reconcentrer et réduisit l'écart en marquant à six minutes de la fin. Malgré une défaite 2-1, le but de Aldridge fut crucial pour le classement final. La veille, à New York, les espoirs italiens fondaient à vue d'œil après l'expulsion du gardien de la Squadra Azzurra, Gianluca Pagliuca, alors que le score était de 0-0. En dépit de cela, l'Italie parvint à arracher une victoire 1-0. La Norvège paya au prix fort le fait de ne pas avoir réussi à prendre l'avantage malgré l'expulsion de Pagliuca. Avec les quatre équipes à égalité de points, les deux derniers matchs de groupe pouvaient ne rien changer au classement, surtout s'ils se concluaient par des résultats nuls. L'Irlande le fit après un terne 0-0 face à la Norvège, pendant que l'Italie était tenue en échec 1-1 par le Mexique (le milieu Bernal répondant au buteur Massaro). Ces résultats signifièrent que le Mexique termina premier grâce au plus grand nombre de buts inscrits, alors que l'Irlande et l'Italie purent passer au second tour (les Irlandais devancèrent les Italiens grâce à leur victoire obtenue lors de leur confrontation directe). La faiblesse offensive de la Norvège la condamna à l'élimination.

Classement final
Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Mexique 4 3 1 1 1 3 3 0
2   Irlande 4 3 1 1 1 2 2 0
3   Italie 4 3 1 1 1 2 2 0
4   Norvège 4 3 1 1 1 1 1 0
18 juin Irlande   1 0   Italie
19 juin Norvège   1 0   Mexique
23 juin Italie   1 0   Norvège
24 juin Mexique   2 1   Irlande
28 juin Italie   1 1   Mexique
28 juin Irlande   0 0   Norvège

Le Mexique termine premier de la poule grâce à une meilleure attaque.
L'Irlande devance l'Italie grâce à sa victoire dans le match qui les a opposées.

Italie   0 - 1   Irlande Giants Stadium, East Rutherford
16:05
Houghton   11e Spectateurs : 75 338
Arbitrage : Mario van der Ende  
Rapport

Norvège   1 - 0   Mexique RFK Stadium, Washington
16:05
Rekdal   84e Spectateurs : 52 395
Arbitrage : Sándor Puhl  
Rapport

Italie   1 - 0   Norvège Giants Stadium, East Rutherford
16:05
  Historique des rencontres
D. Baggio   69e Spectateurs : 74 624
Arbitrage : Hellmut Krug  
Rapport

Mexique   2 - 1   Irlande Citrus Bowl, Orlando
12:35
García   42e,   65e Aldridge   84e Spectateurs : 60 790
Arbitrage : Kurt Röthlisberger  
Rapport

Italie   1 - 1   Mexique RFK Stadium, Washington
12:35
  Historique des rencontres
Massaro   48e Bernal   57e Spectateurs : 52 535
Arbitrage : Francisco Oscar Lamolina  
Rapport

Irlande   0 - 0   Norvège Giants Stadium, East Rutherford
12:35
Spectateurs : 72 404
Arbitrage : José Torres Cadena  
Rapport

Groupe FModifier

Le Maroc perdit ses trois matchs par un but d'écart. La Belgique emprunta le même chemin que l'Argentine, à savoir finir au troisième rang après avoir remporté ses deux premiers matchs. Après ses victoires 1-0 face au Maroc et aux Pays-Bas, la Belgique fut battue sur le même score par l'Arabie saoudite, avec notamment l'un des plus beaux buts de l'histoire de la Coupe du monde : Saeed Al-Owairan partant de sa moitié de terrain, slalomant parmi un labyrinthe de joueurs belges pour marquer l'unique but du match. Belges et Saoudiens se qualifièrent. Pour les Pays-Bas, la qualification fut plus tendue et nerveuse. Leur victoire 2-1 lors du premier match face à l'Arabie saoudite fut suivie d'une défaite contre les Diables Rouges avant une autre victoire 2-1 aux dépens du Maroc, leur permettant de finir en tête du groupe. L'ailier Bryan Roy inscrivant le but vainqueur à quinze minutes du terme de la rencontre.

Classement final
Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Pays-Bas 6 3 2 0 1 4 3 +1
2   Arabie saoudite 6 3 2 0 1 4 3 +1
3   Belgique 6 3 2 0 1 2 1 +1
4   Maroc 0 3 0 0 3 2 5 -3
19 juin Belgique   1 0   Maroc
20 juin Pays-Bas   2 1   Arabie saoudite
25 juin Arabie saoudite   2 1   Maroc
25 juin Belgique   1 0   Pays-Bas
29 juin Arabie saoudite   1 0   Belgique
29 juin Pays-Bas   2 1   Maroc

Les Pays-Bas devancent l'Arabie saoudite grâce à leur victoire dans le match qui les a opposés.
La Belgique se classe troisième en raison de sa moins bonne attaque.

Belgique   1 - 0   Maroc Citrus Bowl, Orlando
12:35
  Historique des rencontres
Degryse   11e Spectateurs : 61 219
Arbitrage : José Torres Cadena  
Rapport

Pays-Bas   2 - 1   Arabie saoudite RFK Stadium, Washington
19:35
  Historique des rencontres
Jonk   50e
Taument   86e
Amin   18e Spectateurs : 50 535
Arbitrage : Manuel Diaz Vega  
Rapport

Arabie saoudite   2 - 1   Maroc Giants Stadium, East Rutherford
12:35
  Historique des rencontres
Al-Jaber   7e (pen)
Amin   45e
Chaouch   28e Spectateurs : 76 322
Arbitrage : Philip Don  
Rapport

Belgique   1 - 0   Pays-Bas Citrus Bowl, Orlando
12:35
  Historique des rencontres
Albert   65e Spectateurs : 62 387
Arbitrage : Renato Marsiglia  
Rapport

Belgique   0 - 1   Arabie saoudite RFK Stadium, Washington
12:35
  Historique des rencontres
Al-Owairan   5e Spectateurs : 52 959
Arbitrage : Hellmut Krug  
Rapport

Maroc   1 - 2   Pays-Bas Citrus Bowl, Orlando
12:35
  Historique des rencontres
Nader   47e Bergkamp   43e
Roy   77e
Spectateurs : 60 578
Arbitrage : Alberto Tejada Noriega  
Rapport

Désignation des meilleurs troisièmesModifier

Les 4 meilleures équipes classées troisième de leur poule étaient repêchées pour compléter le tableau des huitièmes de finale. Pour les désigner, un classement est effectué en comparant les résultats de chacune des 6 équipes :

Classement final
Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Argentine 6 3 2 0 1 6 3 +3
2   Belgique 6 3 2 0 1 2 1 +1
3   États-Unis 4 3 1 1 1 3 3 0
4   Italie 4 3 1 1 1 2 2 0
5   Russie 3 3 1 0 2 7 6 +1
6   Corée du Sud 2 3 0 2 1 4 5 -1

L'Argentine, la Belgique, les États-Unis et l'Italie se qualifient pour les huitièmes de finale.

Tableau finalModifier

  Huitièmes de finale   Quarts de finale   Demi-finales   Finale
                             
  3 Juillet / Pasadena     10 Juillet / Stanford     13 Juillet / Pasadena     17 Juillet / Pasadena
 
    Roumanie 3
 
    Argentine 2  
    Roumanie 2 (4) tab
  3 Juillet / Dallas
      Suède 2 ap (5)  
    Suède 3
  9 Juillet / Dallas
    Arabie saoudite 1  
    Suède 0
  4 Juillet / Stanford
      Brésil 1  
    Brésil 1
  13 Juillet / New Jersey
    États-Unis 0  
    Brésil 3
  4 Juillet / Orlando
      Pays-Bas 2  
    Pays-Bas 2
  10 Juillet / New Jersey
    Irlande 0  
    Brésil 0 ap (3)
  2 Juillet / Chicago
      Italie 0 (2) tab
    Allemagne 3
   
    Belgique 2  
    Allemagne 1
  5 Juillet / New Jersey
      Bulgarie 2  
    Bulgarie 1 ap (3)
  9 Juillet / Foxborough
    Mexique 1 (1) tab  
    Bulgarie 1
  5 Juillet / Foxborough
      Italie 2  
    Italie 2 ap
   
    Nigeria 1   Troisième place
    Italie 2
  2 Juillet / Washington 16 Juillet / Pasadena
      Espagne 1  
    Espagne 3   Suède 4
   
    Suisse 0     Bulgarie 0
 

Huitièmes de finaleModifier

L'Allemagne ouvre rapidement le score par Völler à la 6e minute, la Belgique égalise deux minutes plus tard par Grün, et très vite l'Allemagne reprend l'avantage par Klinsmann. Avec trois buts marqués en l'espace de cinq minutes, le match est lancé. Rudi Völler signe un doublé à la 40e minute pour le troisième but de l'Allemagne qui prend déjà une option à la mi-temps pour la qualification. La Belgique parvient à réduire le score à la dernière minute du match, mais l'Allemagne l'emporte logiquement (3 à 2) et accède au stade des quarts de finale pour la onzième fois consécutive. Cependant l'arbitrage n'a pas été exempt de reproche, notamment sur une action de jeu à la 70e minute, alors que l'Allemagne menait 3-1 : un penalty n'a pas été sifflé pour la Belgique lorsque l'attaquant belge Josip Weber, seul dans la surface allemande, se vit taclé par derrière. L'arbitre suisse Kurt Röthlisberger, qui avant ce match faisait partie des favoris pour superviser la finale, fut renvoyé à la maison.

Allemagne   3 - 2   Belgique Soldier Field, Chicago
12:00
  Historique des rencontres
Völler   6e,   40e
Klinsmann   11e
Grün   8e
Albert   90e
Spectateurs : 60 246
Arbitrage : Kurt Röthlisberger  
Rapport

La vivacité des attaquants espagnols met à mal la défense suisse. L'Espagne s'impose nettement 3 buts à 0 et se qualifie pour les quarts de finale.


L'épopée saoudienne prend fin avec cette défaite 3-1 contre la Suède. Kennet Andersson, star de cette sélection, réalise lui aussi un doublé.

Arabie saoudite   1 - 3   Suède Cotton Bowl, Dallas
12:05
Al-Ghesheyan   85e Dahlin   6e
K. Andersson   51e,   88e
Spectateurs : 60 277
Arbitrage : Renato Marsiglia  
Rapport

Le huitième de finale de cette Coupe du monde le plus spectaculaire reste celui opposant la Roumanie à l'Argentine, où le finaliste sortant argentin est défait. C'est le deuxième match sans Maradona, exclu du mondial deux matchs plus tôt à la suite d'une affaire de dopage fondée. Trois des cinq buts du match furent inscrits en 7 minutes, pendant les 20 premières minutes de la partie.

Roumanie   3 - 2   Argentine Rose Bowl, Pasadena
13:35
Dumitrescu   11e,   18e
Hagi   58e
Batistuta   16e (pén.)
Balbo   75e
Spectateurs : 90 469
Arbitrage : Pierluigi Pairetto  
Rapport

L'Irlande ne rééditera pas sa performance de la précédente Coupe du monde. Les Pays-Bas gagnent ce match 2-0 et se qualifient pour les quarts de finale.

Pays-Bas   2 - 0   Irlande Citrus Bowl, Orlando
12:05
  Historique des rencontres
Bergkamp   11e
Jonk   41e
Spectateurs : 61 355
Arbitrage : Peter Mikkelsen  
Rapport

Le Brésil, grâce à Bebeto, l'emporte sur le plus petit des scores face au pays hôte, qui est éliminé avec les honneurs au stade des huitièmes de finale.

Brésil   1 - 0   États-Unis Stanford Stadium, Palo Alto
12:35
  Historique des rencontres
Bebeto   72e Spectateurs : 84 147
Arbitrage : Joël Quiniou  
Rapport

L'Italie passe tout près de l'élimination contre une bonne équipe du Nigeria. Le Nigeria ouvre le score à la 25e minute et semble tenir le match en main lorsque l'Italie se retrouve en infériorité numérique à la 76e minute suite à l'expulsion sévère de Zola. Pourtant les Italiens ne se découragent pas et à deux minutes de la fin Baggio parvient à égaliser. Durant la prolongation, le match bascule en faveur des Italiens revenus de loin grâce à ce même Baggio qui marque sur pénalty, alors que deux minutes plus tard le Nigeria manque d'égaliser. L'Italie l'emporte difficilement 2-1 et se qualifie pour les quarts de finale.

Nigeria   1 - 2
a.p.
  Italie Foxboro Stadium, Foxborough
13:05
Amunike   25e R. Baggio   88e,   100e (pén.) Spectateurs : 54 367
Arbitrage : Arturo Brizio Carter  
Rapport

Le Mexique, double quart de finaliste en 1970 et 1986, mais qui n'a jamais réussi à franchir le cap des huitièmes de finale hors de ses terres est à nouveau éliminé à ce stade, cette-fois par la surprenante Bulgarie 1-3 aux tirs au but, à l'issue d'un match nul 1-1 après prolongation.

Mexique   1 - 1
a.p.
  Bulgarie Giants Stadium, East Rutherford
16:35
García Aspe   18e (pén.) Stoitchkov   6e Spectateurs : 71 030
Arbitrage : Jamal Al Sharif  
Rapport

García Aspe  
Bernal  
Rodríguez  
Suárez  
Tirs au but
1 - 3

  Balakov
  Guentchev
  Borimirov
  Letchkov

Quarts de finaleModifier

L'Italie monte en puissance et bat l'Espagne par 2 buts à 1. Ce sont les deux Baggio, Dino et Roberto, qui marquent les buts italiens.

Italie   2 - 1   Espagne Foxboro Stadium, Foxborough
12:05
  Historique des rencontres
D. Baggio   25e
R. Baggio   87e
Caminero   58e Spectateurs : 53 400
Arbitrage : Sándor Puhl  
Rapport

Le Brésil défait les Pays-Bas par 3 buts à 2 au terme d'un match spectaculaire et une seconde mi-temps prolifique.

Pays-Bas   2 - 3   Brésil Cotton Bowl, Dallas
14:35
  Historique des rencontres
Bergkamp   64e
Winter   76e
Romário   53e
Bebeto   63e
Branco   81e
Spectateurs : 63 500
Arbitrage : Rodrigo Badilla  
Rapport

Les champions sortants allemands sont défaits par les Bulgares, qui créent la grosse surprise de ces quarts de finale, continuant leur route menant en demi-finale dans cette Coupe du monde avec une troisième victoire alors qu'ils n'avaient précédemment jamais remporté le moindre match en cinq phases finales.

Bulgarie   2 - 1   Allemagne Giants Stadium, East Rutherford
12:05
  Historique des rencontres
Stoitchkov   75e
Letchkov   78e
Matthäus   47e (pén.) Spectateurs : 72 000
Arbitrage : José Torres Cadena  
Rapport

L'incroyable épopée roumaine s'arrête aux tirs au but devant la Suède, après un match nul 2-2, les Suédois se qualifient pour les demi-finales par 5 tirs au but à 4.

Suède   2 - 2
a.p.
  Roumanie Stanford Stadium, Stanford
12:35
  Historique des rencontres
Brolin   78e
K. Andersson   115e
Răducioiu   88e,   101e Spectateurs : 83 500
Arbitrage : Philip Don  
Rapport

Mild  
K. Andersson  
Brolin  
Ingesson  
R. Nilsson  
Larsson  
Tirs au but
5 - 4

  Răducioiu
  Hagi
  Lupescu
  Petrescu
  Dumitrescu
  Belodedici

Demi-finalesModifier

L'Italie moribonde du premier tour réussit le pari de s'inviter pour la finale, une fois n'est pas coutume, grâce à deux buts de Roberto Baggio. La Bulgarie, qualifiée de dernière minute contre la France en phase éliminatoire, ne réalisera pas l'exploit d'atteindre la finale, mais en rivalisant avec les meilleurs elle réussit son mondial au delà de ses espérances. Plus expérimentée, supérieure techniquement et tactiquement, l'Italie se qualifie logiquement pour la finale.

Dans l'autre demi-finale, le Brésil bat la Suède qu'il avait déjà rencontré au premier tour lors d'un match à la physionomie très équilibrée qui s'était alors soldé par un nul (1-1). Cette fois-ci, les Auriverde parviennent à s'imposer 1 à 0 en dominant leurs adversaires la quasi-intégralité de la rencontre. Fatigués de leur éprouvant quart de finale face aux Roumains, et de surcroît handicapés par l'expulsion très sévère et très controversée[4],[5] à la 63e minute de leur meneur de jeu Jonas Thern, joueur clef et stratège de l'équipe, les Suédois réduits à dix finissent par céder face à la force collective des Brésiliens en encaissant un but de Romário à la 80e minute de jeu. Jusque-là la Suède devait sa survie dans ce match aux arrêts de son gardien Thomas Ravelli et à la maladresse des attaquants Brésiliens dans le dernier geste. Menés au score, les Suédois épuisés sont alors incapables de refaire leur retard.

Italie   2 - 1   Bulgarie Giants Stadium, East Rutherford
16:05
  Historique des rencontres
R. Baggio   20e,   25e Stoitchkov   44e (pén.) Spectateurs : 74 110
Arbitrage : Joël Quiniou  
Rapport

Brésil   1 - 0   Suède Rose Bowl, Pasadena
16:35
  Historique des rencontres
Romário   80e Spectateurs : 91 856
Arbitrage : José Torres Cadena  
Rapport

Match pour la troisième placeModifier

La petite finale opposant les deux équipes qui s'étaient qualifiées dans le groupe de la France en phase éliminatoire promet d'être débridée. La Suède fait exploser la Bulgarie, qui paraissait plus démobilisée, en passant quatre buts en 40 minutes de jeu.

La troisième place de la Suède couronne le jeu offensif produit par cette équipe tout au long de cette coupe du monde et confirme sa bonne performance à l'Euro 1992. La Suède, bien que non favorite au début de la compétition s'est imposée au fil des matches comme un outsider sérieux, en faisant notamment jeu égal face au Brésil durant leurs deux confrontations. La Bulgarie finit à la quatrième place, ce qui est sans doute la plus grosse surprise de ce mondial. Après un tour préliminaire très difficile dans le groupe 6 de la zone UEFA, « miraculeusement » qualifiée à la dernière minute du dernier match contre la France, la Bulgarie n'était pas attendue à ce niveau de la compétition.

Suède   4 - 0   Bulgarie Rose Bowl, Pasadena
12:35
  Historique des rencontres
Brolin   8e
Mild   30e
Larsson   37e
K. Andersson   40e
Spectateurs : 91 500
Arbitrage : Ali Bujsaim  
Rapport

FinaleModifier

C'est la deuxième finale qui n'est pas inédite en Coupe du monde. En effet, le Brésil avait battu l'Italie en finale en 1970, date de la dernière présence brésilienne en finale. C'est la première finale où aucune équipe ne marque, ni dans le temps réglementaire, ni en prolongation. C'est la première finale qui se termine sur un match nul. Enfin, le match n'étant pas rejoué, c'est la première fois que le titre est attribué à l'issue d'une séance de tirs au but. La tentative manquée de Roberto Baggio, brillant lors des précédents matchs de l'Italie, sacra le Brésil pour la première fois depuis 24 ans.

Sitôt le titre remporté, Dunga et ses partenaires se rassemblent au milieu du terrain derrière une banderole où est écrit « SENNA… ACELERAMOS JUNTOS, O TETRA É NOSSO! »[6] ce qui signifie « Senna, nous accélérons ensemble, le quatrième est à nous ! », puisque le pilote de Formule 1 visait un quatrième titre de champion du monde avant son accident mortel.

Finale Brésil   0 - 0 a. p.   Italie Rose Bowl, Pasadena

12 h 30
  Historique des rencontres
(0 - 0, 0 - 0, 0 - 0) Spectateurs : 94 194
Arbitrage :   Sándor Puhl
Mazinho   4e
Cafu   87e
Rapport   41e Apolloni
  42e Albertini
Márcio Santos  
Romário  
Branco  
Dunga  
Tirs au but
3 - 2
  Baresi
  Albertini
  Evani
  Massaro
  R. Baggio
Brésil
Italie
 
BRÉSIL :
  01 Cláudio Taffarel
02 Jorginho   21e
13 Aldair
15 Márcio Santos
06 Branco
08 Dunga  
05 Mauro Silva
09 Zinho   106e
17 Mazinho   4e
07 Bebeto
11 Romário
Remplaçants :
14 Cafu   87e   21e 
21 Viola   106e 
Sélectionneur :
  Carlos Alberto Parreira
 
 
ITALIE :
  01 Gianluca Pagliuca
08 Roberto Mussi   34e
06 Franco Baresi  
05 Paolo Maldini
03 Antonio Benarrivo
13 Dino Baggio   95e
14 Nicola Berti
11 Demetrio Albertini   42e
16 Roberto Donadoni
10 Roberto Baggio
19 Daniele Massaro
Remplaçants :
02 Luigi Apolloni   41e   34e 
17 Alberigo Evani   95e 
Sélectionneur :
  Arrigo Sacchi

Assistants :
  Venancio Conception Zarate
  Davoud Fanaei
Quatrième arbitre :
  Francisco Oscar Lamolina

Meilleurs buteursModifier

PremièresModifier

  • L'attaquant russe Oleg Salenko devint le premier joueur à inscrire 5 buts au cours d'un même match de Coupe du monde contre le Cameroun. Lors du même match, Roger Milla devient également le plus vieux joueur à marquer (et à participer) lors d'un mondial, à l'âge de 42 ans.
  • L'Italien Gianluca Pagliuca fut le premier gardien de but à être exclu lors d'une phase finale, pour une main en dehors de la surface contre la Norvège.
  • Les 11 buts marqués par le Brésil lors des 7 matchs jusqu'à la victoire finale représentaient la plus petite moyenne de buts marqués par un vainqueur (record battu depuis par les 8 buts de l'Espagne en 2010). Le Brésil encaissa 3 buts, record à l'époque qui fut battu par les 2 buts encaissés par la France en 1998, l'Italie en 2006 et l'Espagne en 2010.
  • Lors de cette phase finale, différentes couleurs furent utilisées pour les maillots des arbitres, à la place du traditionnel maillot noir. Ceci permettait éventuellement d'éviter de confondre les maillots avec ceux des équipes dont les couleurs se rapprochaient trop. Depuis, cette mode s'est étendue et généralisée au fil des compétitions.
  • Ce fut une première pour l'apparition des numéros des joueurs sur le devant de leur maillot[7], et également leur nom dans le dos, afin de faciliter leur reconnaissance pour les commentateurs.
  • Afin de dévaloriser le match nul et donc de motiver les équipes sur le plan offensif, le système de la victoire à 3 points était mis en place pour la première fois.
  • La finale fut la première à se terminer sur un match nul, la première (la seule à ce jour) sans aucun but marqué, ni dans le temps réglementaire, ni au cours de la prolongation, et la première à donner lieu à une séance de tirs au but.

DernièresModifier

  • Ce fut la troisième et dernière fois en Coupe du monde où quatre équipes classées troisièmes de leur groupe au premier tour étaient repêchées en tant que meilleurs troisièmes pour compléter le tableau des huitièmes de finale.
  • Ce fut la troisième et dernière Coupe du monde jouée par l'avant-centre camerounais Roger Milla. Son retour constitue un exploit : ce dernier était âgé de 42 ans, ce qui est un âge avancé pour un footballeur de haut niveau. Le président de la république du Cameroun interviendra personnellement pour impulser son retour en sélection. À son arrivée sur le sol californien l'attaquant camerounais sera accueilli par le cinéaste Spike Lee[8].

BibliographieModifier

Jérôme Bureau, Etats-Unis Coupe du Monde 1994, Espagne, almann Lévy, , 159 p. (ISBN 2-7021-2336-8).

Notes et référencesModifier

  1. (en) FIFA World Cup Golden Ball Awards
  2. Eurosport, « Le Top des "serial buteurs" de la Coupe du monde », sur Eurosport, (consulté le 27 juin 2018)
  3. Faisant suite à sept participations de l’URSS dont la Russie est principale héritière (8e participation selon la FIFA)
  4. [1] Corriere della sera, 15 juin 1994
  5. [2] France soir, 27 juin 2008.
  6. (es) Eduardo Mejía, « El día que Brasil le dedicó la Copa del Mundo al gran Ayrton Senna », sur juanfutbol.com, (consulté le 27 juin 2018)
  7. Précédemment, le numéro était déjà visible sur le devant du short.
  8. Jérome Bureau, Etats - Unis coupe du monde 1994, alman Lévy, , 159 p. (ISBN 2-7021-2336-8), page 35 Roger Milla Avec ses meilleurs vieux.

Lien externeModifier