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Coupe du monde de football de 1982

compétition de football
Coupe du monde de football de 1982
Description de l'image FIFA World Cup 1982 logo.svg.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) FIFA
Édition 12e
Lieu(x) Drapeau de l'Espagne Espagne
Date
au
Participants 24 (107 partants)
Épreuves 52 rencontres
Affluence 2 109 723
(moyenne 40 571)
Site web officiel FIFA

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Argentine Argentine (1)
Vainqueur Drapeau : Italie Italie (3)
Finaliste Drapeau : République fédérale d'Allemagne Allemagne de l’Ouest
Troisième Drapeau : Pologne Pologne
Buts 146 (moyenne de 2,8 par match)
Meilleur joueur Drapeau : Italie Paolo Rossi
Meilleur(s) buteur(s) Drapeau : Italie Paolo Rossi (6 buts)
Meilleur(s) passeur(s) Drapeau : Allemagne Pierre Littbarski (5 passes)

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La Coupe du monde de football de 1982 est la douzième édition de la Coupe du monde de football. Elle se tient en Espagne du 13 juin au et elle voit le sacre de l'Italie face à la RFA. Pour la première fois elle réunit 24 nations. De plus, c'est aussi la première fois où deux équipes sont départagées aux tirs au buts (l'Allemagne au détriment de la France en demi-finale). Cette demi-finale disputée à Séville le 8 juillet 1982 est restée dans les annales de la Coupe du monde. Les deux équipes sont à 1-1 à la fin du temps réglementaire, la France prend l'avantage 3-1 en prolongations par Marius Tresor et Alain Giresse, mais l'Allemagne revient à 3-3 grâce à Karl-Heinz Rummenigge et Klaus Fischer et se qualifie pour la finale lors de la séance de tirs au but.

L'Italie compte dans ses rangs le buteur Paolo Rossi qui revient tout juste d'une suspension de deux ans après avoir été impliqué dans le scandale du Totonero. La Squadra Azzurra passe le premier tour sans gagner un match, puis Rossi élimine presque à lui tout seul le Brésil de Socrates, Zico et Falcão en réalisant un triplé (3-2), avant de marquer les deux buts de la demi-finale face à la Pologne (2-0) puis d'ouvrir le score lors de la finale face à l'Allemagne. L'Italie remporte sa troisième Coupe du monde en s'imposant 3-1 avec des réalisations supplémentaires de Marco Tardelli et d'Alessandro Altobelli, contre un but de Paul Breitner en fin de match. Paolo Rossi est le meilleur buteur (6 réalisations) et il est désigné meilleur joueur de la compétition.

Le contexte politique est celui de l'Espagne post-franquiste, un an après la tentative de putsch aux Cortes, le parlement espagnol.

Sommaire

Désignation du pays organisateurModifier

Le à Londres, le congrès de la FIFA désigne les pays hôtes des trois éditions de la Coupe du monde à partir de 1974, dont l'Espagne pour l'édition de 1982[1].

Tour préliminaireModifier

StadesModifier

La compétitionModifier

La cérémonie d'ouverture se tient au stade du Camp Nou à Barcelone le dimanche 13 juin 1982. Le stade n'est pas plein. C'est le premier grand évènement médiatique à être diffusé sur les cinq continents (un an après le mariage du Prince Charles et de Lady Diana Spencer), dans 140 pays et devant un milliard de téléspectateurs. Dans le même temps, Anglais et Argentins s'affrontent dans une guerre pour le contrôle des îles Malouines (Falkland Islands pour les Anglais), comme une banderole déployée par des supporters argentins le rappelle (« Las Malvinas son argentinas »), tandis que Helenio Herrera venait de déclarer : « le football c'est la guerre » . C'est l'instant précis où surgissent opportunément deux colombes de la Paix (d'après Picasso) : une formée par 2 300 enfants tout de blanc vêtus et l'autre réelle qu'un jeune Espagnol laisse s'échapper d'un ballon.

Le match d'ouverture se déroule et offre une surprise avec la victoire 1-0 de la Belgique sur le champion sortant, l'Argentine, emmenée par un très attendu Diego Maradona qui fait ses grands débuts en Coupe du monde devant le public de son nouveau club, le « Barça », qui vient de l'acheter pour 50 millions de francs (7,5 millions d'euros : transfert record).

Un fait notable de l'épreuve, connaissant le résultat final, est le mauvais résultat des futurs demi-finalistes. Après deux premiers matchs terminés sur le score de 0-0, la Pologne connaît, grâce aux attaquants Grzegorz Lato et Zbigniew Boniek, un réveil lors du troisième match (5-1 face au Pérou). Par contre, l'Italie se qualifie avec trois match nuls en trois rencontres grâce à un but marqué de plus que le Cameroun, tandis que la France perd d'entrée nettement contre l'Angleterre (1-3) et frôle l'élimination contre la Tchécoslovaquie. La rencontre entre l'Allemagne de l'Ouest et l'Autriche donne, elle, lieu à un non-match retentissant. Une victoire par un ou deux buts de l'Allemagne de l'Ouest permettant aux deux équipes de se qualifier, un but allemand est inscrit rapidement et les deux équipes, qui semblent avoir conclu un arrangement, consacrent le reste de la partie à une suite de passes sans intérêt. En tout état de cause, la rencontre Autriche-RFA a pour conséquence objective l'élimination de l'Algérie de Lakhdar Belloumi, qui, contre toute attente, avait pourtant gagné 2-1 contre ces mêmes Allemands le 16 juin 1982, lors du premier match de poule. Pour éviter que ce genre de problème ne puisse se renouveler, la FIFA décide qu'à l'avenir, les deux derniers matchs de chaque groupe auront lieu en même temps. Ce principe sera plus tard étendu aux derniers matchs des phases de qualification. Ce match Autriche-RFA sera plus tard surnommé « le match de la honte ».

Le deuxième tour voit d'une part le parcours brillant d'une équipe de France libérée menée par Michel Platini, et d'autre part le réveil italien, surtout celui de Paolo Rossi. Cet attaquant venait de finir de purger une suspension (écourtée pour l'occasion de la Coupe du monde) due à son implication dans une histoire de pots-de-vin liés au loto sportif (affaire dite du « totonero »). Invisible lors du premier tour, il avait néanmoins gardé la confiance de l'entraîneur. Il marque un coup d'éclat avec un triplé face au Brésil. Le match décisif du groupe A oppose, lui, l'URSS à la Pologne en pleine époque de Solidarność et d'état de siège, toujours dans le Camp Nou, quatre banderoles aux couleurs du syndicat sont disposées sur chacune des tribunes. Mais à l'inverse du match d'ouverture, cette fois, les policiers vont intervenir pour arracher lesdites banderoles au grand mécontentement du public. Les Polonais se contentent d'un jeu destructif, le match nul 0-0 les qualifiant pour les demi-finales. Boniek et Smolarek font même preuve de plusieurs manœuvres intimidatrices d'anti-jeu. Avant le match, Boniek avait pourtant annoncé : « Ce sera le match des matchs ».

Le match le plus célèbre de l'épreuve reste la rencontre entre la France et l'Allemagne de l'Ouest le 8 juillet au stade Sanchez Pizjuan de Séville. On retient entre autres l'agression du gardien allemand Harald Schumacher sur Patrick Battiston. Frappé de plein fouet à la tête, le joueur Français est emmené d'urgence à l'hôpital, tandis que Schumacher termine le match sans en avoir été averti. En prolongation, les Allemands, menés 3-1, parviennent à revenir au score pour se qualifier finalement aux tirs au but[2]. Dans l'autre demi-finale, l'Italie s'impose 2-0 (2 buts de Rossi) face à la Pologne, privée de Boniek suspendu.

La Pologne obtient la troisième place face à l'équipe de France, puis l'Italie s'impose en finale face à une équipe allemande fatiguée. L'Italie obtient ainsi son troisième sacre, devenant la première équipe européenne à y parvenir. Rossi, marquant pour la sixième fois, s'élève au rang de meilleur buteur de la compétition, et le gardien Dino Zoff devient, à quarante ans, le plus vieux joueur et le plus vieux capitaine de l'histoire à soulever le trophée mondial.

Parmi les rencontres marquantes, on peut citer l'excellent Brésil-Union soviétique, à Séville (les brésiliens s'imposent 2-1 après avoir été longtemps menés 0-1), le dramatique URSS-Écosse à Malaga (le match nul 2-2 qualifie l'URSS de Blokhine et Dassaiev contre l'Écosse de Souness, Dalglish et Strachan), Angleterre-France[3] avec l'ouverture du score dès la 27e seconde par le Britannique Bryan « Robbo » Robson. Le match Argentine-Hongrie au stade José Rico Perez d'Alicante a lieu le vendredi 18 juin, quatre jours après la fin de la guerre des Malouines et la capitulation argentine. Le sélectionneur César Luis Menotti annonce à ses joueurs avant le match : « Maintenant ne pensez plus à la guerre, elle est terminée. Ne songez plus désormais qu'au football, c'est pour cela que nous sommes ici ». Propos entendus, les albicelestes s'imposent 4-1 avec deux buts de Maradona et un d'Ardiles qui venait de perdre son cousin durant le conflit. Lors de France-Koweït, le frère de l'Émir (mort plus tard en 1990 lors de l'invasion irakienne) entre sur le terrain pour contester un but marqué par les Français et obtient gain de cause (l'arbitre russe sera radié à vie par la FIFA pour ce comportement à l'issue du match). L'équipe koweitienne était entraînée par le brésilien Carlos Alberto Parreira, qui avait succédé au libano-brésilien Mário Zagallo. Enfin on peut noter le surprenant Belgique-Hongrie, avec l'équipe magyare qui présente cinq attaquants comme à l'époque du WM, du jamais vu dans le football moderne depuis 25 ans, car elle doit obligatoirement s'imposer pour se qualifier. Mais finalement le match se solde par un nul 1-1.

Un record a été battu, celui du nombre de buts marqués par une équipe en un match : 10, par la Hongrie contre le Salvador à Elche.

 
Franco Causio (en haut à gauche), le président italien Sandro Pertini (en haut à droite), Dino Zoff (en bas à gauche) et le sélectionneur Enzo Bearzot (en bas à droite) au retour d'Espagne avec la coupe du monde à peine remportée.

L'Angleterre est éliminée au second tour sans avoir perdu un match, mais sans non plus avoir marqué le moindre but lors de la seconde phase de poules. À la différence de formations comme la France et l'Italie, en forme ascendante, méconnaissables d'un tour à l'autre, les Anglais ont pris ce Mundial à l'envers, en démarrant en fanfare et en perdant de leur efficacité au fil des rencontres.

Le tournoi surprend aussi par la médiocrité de l'équipe espagnole, pourtant devant son public, et qui est éliminée au second tour.

Pour beaucoup, les deux meilleures équipes de la compétition sont le Brésil au football samba de Zico, Socrates (le frère aîné de Raí), Falcão, Cerezo, Júnior ou encore Éder, et la France qui, avec ses arrières Marius Trésor et Maxime Bossis, son milieu de terrain (surnommé le "carré magique" avec Michel Platini, Jean Tigana, Alain Giresse et Bernard Genghini) et son attaquant Dominique Rocheteau enchante le public du monde entier à tel point qu'on surnomme les Bleus, « les Brésiliens de l'Europe ». Le brillant parcours de l'équipe de France qui s'arrête en demi-finale, préfigure sa brillante victoire lors de l'Euro 84[réf. nécessaire]. Mais ces deux équipes n'ont guère travaillé la rigueur défensive, contrairement à la Squadra Azzurra, et c'est en toute logique que les transalpins remportent le trophée avec beaucoup de solidarité et de sûreté. La première victoire en Coupe du monde depuis 44 ans. Deux joueurs italiens sont particulièrement mis en évidence : le buteur Paolo Rossi, et le gardien-capitaine de 40 ans Dino Zoff.

Équipes qualifiéesModifier

Voir l'article : Tour préliminaire de la coupe du monde de football 1982

Les 24 équipes nationales qualifiées pour la phase finale
par confédération et par participations
Carte Europe (UEFA)
14 places
Amérique du Sud (CONMEBOL)
4 places
Afrique (CAF)
2 places
Équipes qualifiées pour
la Coupe du monde 1982
Amérique du Nord, Centrale et Caraïbes (CONCACAF)
2 places
Asie (AFC) et Océanie (OFC)[N 2]
2 places

Tirage au sortModifier

Répartition des équipes avant le tirage au sort
Tête de série Chapeau 1 Chapeau 2 Chapeau 3

  Espagne (pays hôte)
  Argentine (premier)
  Brésil (deuxième)
  Angleterre (troisième)
  Italie (quatrième)
  Allemagne de l'Ouest (cinquième)

  Autriche
  Tchécoslovaquie
  Hongrie
  Pologne
  URSS
  Yougoslavie

  Belgique
  France
  Irlande du Nord
  Écosse
  Chili
  Pérou

  Algérie
  Cameroun
  Koweït
  Honduras
  Salvador
  Nouvelle-Zélande

RésultatsModifier

Premier tourModifier

Groupe IModifier

L'Italie, futur vainqueur, ne gagne aucun match. Elle fait trois matchs nuls, comme le Cameroun, nouveau venu de la compétition, mais le devance car elle a marqué plus de buts. La Pologne termine première en ayant battu le Pérou. La Pologne et l'Italie se qualifient pour le second tour, avant de se retrouver en demi-finale.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Pologne 4 3 1 2 0 5 1 +4
2   Italie 3 3 0 3 0 2 2 0
3   Cameroun 3 3 0 3 0 1 1 0
4   Pérou 2 3 0 2 1 2 6 -4
14 juin Italie   0 0   Pologne
15 juin Pérou   0 0   Cameroun
18 juin Italie   1 1   Pérou
19 juin Pologne   0 0   Cameroun
22 juin Pologne   5 1   Pérou
23 juin Italie   1 1   Cameroun

17:15
Italie   0 - 0   Pologne Stade du Balaidos, Vigo
  Historique des rencontres Spectateurs : 33 000
Arbitrage :   Michel Vautrot
Rapport


17:15
Pérou   0 - 0   Cameroun Stade du Riazor, La Corogne
  Historique des rencontres Spectateurs : 11 000
Arbitrage :   Franz Wöhrer
Rapport


17:15
Italie   1 - 1   Pérou Stade du Balaidos, Vigo
  Historique des rencontres Conti   18e Díaz   83e Spectateurs : 25 000
Arbitrage :   Walter Eschweiler
Rapport


17:15
Pologne   0 - 0   Cameroun Stade du Riazor, La Corogne
  Historique des rencontres Spectateurs : 19 000
Arbitrage :   Alexis Ponnet
Rapport


17:15
Pologne   5 - 1   Pérou Stade du Riazor, La Corogne
  Historique des rencontres Smolarek   55e
Lato   58e
Boniek   61e
Buncol   68e
Ciołek   76e
La Rosa   83e Spectateurs : 25 000
Arbitrage :   Lamberto Rubio Vazquez
Rapport


17:15
Italie   1 - 1   Cameroun Stade du Balaidos, Vigo
  Historique des rencontres Graziani   60e M'Bida   61e Spectateurs : 20 000
Arbitrage :   Bogdan Dotchev
Rapport

Groupe IIModifier

C'est la première fois qu'une équipe africaine bat une équipe européenne. En effet, l'Algérie, nouvelle venue, bat la RFA, future finaliste, sur le score de 2-1. Le reste des matchs du groupe donne ceci : une victoire et une défaite pour l'Algérie, deux victoires pour l'Autriche et une victoire allemande. Il reste le match RFA-Autriche à jouer. Si les Allemands gagnent par 1 ou 2 buts d'écart (1-0, 2-1, 2-0 ou 3-1 etc.), les deux équipes germaniques sont qualifiées aux dépens de l'Algérie, et c'est ce qui se produit : victoire 1-0 des Allemands lors d'un match quasi-muet, les deux équipes se contentèrent de passes inoffensives jusqu’à la fin de la partie. Devant un public médusé, ce spectacle de non-jeu entre deux nations sœurs fut retransmis sur les télévisions du monde entier. Cela donna lieu à de violentes polémiques et le match fut baptisé « match de la honte ». C'est depuis ce match qu'il a été décidé que les derniers matchs de poule d'un même groupe se jouent simultanément.

À noter que lors de son dernier match l'Algérie menait 3-0 à la mi-temps contre le Chili. Les Fennecs étaient quasiment qualifiés car pour que l'Algérie soit éliminée, l'Allemagne de l'Ouest devait alors battre l'Autriche le lendemain d'un but d'écart avec au moins trois buts autrichiens (4 à 3). Mais l'Algérie a encaissé deux buts en seconde mi-temps, frôlant même le match nul en fin de rencontre. Un arrangement devient possible entre Allemands et Autrichiens avec un simple score de 1-0 pour la Mannschaft.

Également, lors des années 2000-2010, plusieurs polémiques à propos du dopage touchant l'Allemagne ont vu le jour. Harald Schumacher, de son côté, avouant la prise de médicaments au sein de la Mannschaft.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Allemagne de l’Ouest 4 3 2 0 1 6 3 +3
2   Autriche 4 3 2 0 1 3 1 +2
3   Algérie 4 3 2 0 1 5 5 0
4   Chili 0 3 0 0 3 3 8 -5
16 juin Allemagne de l’Ouest   1 2   Algérie
17 juin Autriche   1 0   Chili
20 juin Allemagne de l’Ouest   4 1   Chili
21 juin Autriche   2 0   Algérie
24 juin Algérie   3 2   Chili
25 juin Allemagne de l’Ouest   1 0   Autriche

17:15
Allemagne de l’Ouest   1 - 2   Algérie El Molinón, Gijón
  Historique des rencontres Rummenigge   67e (0 - 0) Madjer   54e
Belloumi   68e
Spectateurs : 42 000
Arbitrage :   Enrique Labo Revoredo
Rapport


17:15
Chili   0 - 1   Autriche Stade Carlos Tartiere, Oviedo
  Historique des rencontres (0 - 1) Schachner   21e Spectateurs : 22 500
Arbitrage :   Juan Daniel Cardellino
Rapport


17:15
Allemagne de l’Ouest   4 - 1   Chili El Molinón, Gijón
  Historique des rencontres Rummenigge   9e   57e   66e
Reinders   81e
(1 - 0) Moscoso   90e Spectateurs : 42 000
Arbitrage :   Bruno Galler
Rapport


17:15
Algérie   0 - 2   Autriche Stade Carlos Tartiere, Oviedo
  Historique des rencontres (0 - 0) Schachner   55e
Krankl   67e
Spectateurs : 22 000
Arbitrage :   Tony Bosković
Rapport


17:15
Algérie   3 - 2   Chili Stade Carlos Tartiere, Oviedo
  Historique des rencontres Assad   7e   31e
Bensaoula   35e
(3 - 0) Neira   59e (pen)
Letelier   73e
Spectateurs : 16 000
Arbitrage :   Rómulo Méndez Molina
Rapport


17:15
Allemagne de l’Ouest   1 - 0   Autriche El Molinón, Gijón
  Historique des rencontres Hrubesch   10e (1 - 0) Spectateurs : 41 000
Arbitrage :   Bob Valentine
Rapport

Groupe IIIModifier

Le champion du monde sortant, l'Argentine, est défait par les Belges 1-0. La Hongrie bat le record de buts inscrits par une seule équipe lors d'un match en battant le Salvador 10-1. La Belgique battra ensuite le Salvador puis fera match nul contre la Hongrie. L'Argentine battra le Salvador et la Hongrie. Résultat : Belges et Argentins se qualifient dans cet ordre.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Belgique 5 3 2 1 0 3 1 +2
2   Argentine 4 3 2 0 1 6 2 +4
3   Hongrie 3 3 1 1 1 12 6 +6
4   Salvador 0 3 0 0 3 1 13 -12
13 juin Belgique   1 0   Argentine
15 juin Hongrie   10 1   Salvador
18 juin Argentine   4 1   Hongrie
19 juin Belgique   1 0   Salvador
22 juin Belgique   1 1   Hongrie
23 juin Argentine   2 0   Salvador

20:00
Match d'ouverture
Argentine   0 – 1   Belgique Camp Nou, Barcelone
  Historique des rencontres (0 - 0) Vandenbergh   62e Spectateurs : 95 500
Arbitrage :   Vojtěch Christov
Rapport


21:00
Hongrie   10 – 1   Salvador Stade Martínez-Valero, Elche
  Historique des rencontres Nyilasi   4e   83e
Pölöskei   11e
Fazekas   23e   54e
Tóth   50e
Kiss   69e   72e   76e
Szentes   72e
(3 - 0) Ramírez   64e Spectateurs : 23 000
Arbitrage :   Ibrahim Youssef Al-Doy
Rapport


21:00
Argentine   4 – 1   Hongrie Estadio José Rico Pérez, Alicante
  Historique des rencontres Bertoni   26e
Maradona   28e   57e
Ardiles   60e
(2 - 0) Pölöskei   76e Spectateurs : 32 093
Arbitrage :   Belaïd Lacarne
Rapport


21:00
Belgique   1 – 0   Salvador Stade Martínez-Valero, Elche
  Historique des rencontres Coeck   19e (1 - 0) Spectateurs : 15 000
Arbitrage :   Malcolm Moffatt
Rapport


21:00
Belgique   1 – 1   Hongrie Stade Martínez-Valero, Elche
  Historique des rencontres Czerniatynski   76e (0 - 1) Varga   27e Spectateurs : 37 000
Arbitrage :   Clive White
Rapport


21:00
Argentine   2 – 0   Salvador Estadio José Rico Pérez, Alicante
  Historique des rencontres Passarella   22e (pen)
Bertoni   52e
(1 - 0) Spectateurs : 32 500
Arbitrage :   Luis Barrancos
Rapport

Groupe IVModifier

L'Angleterre est l'une des deux équipes du mundial 1982 à remporter tous ses matchs du premier tour. Elle bat la France 3-1 (Robson marquant au bout de 27 secondes), la Tchécoslovaquie 2-0 et le Koweït, nouveau venu, 1-0. La France bat le Koweït et fait match nul, non sans frayeur, contre la Tchécoslovaquie pour conserver la deuxième place du groupe et se qualifier. Sa victoire (4-1) contre le Koweït aurait d'ailleurs dû être plus large : un but valable marqué à la 78e minute est d'abord accordé puis refusé par l'arbitre quelques instants plus tard, sous la pression du président de la fédération koweitienne de football et frère de l'émir du pays, descendu sur la pelouse, à cause d'un coup de sifflet ayant retenti dans les tribunes quelques instants avant le but. À la suite de ce fâcheux incident, le Soviétique Myroslav Stupar, arbitre de cette rencontre, sera radié à vie par la FIFA de toute compétition internationale[4].

À noter que les seuls buts tchécoslovaques ont été inscrits sur penalty par Antonin Panenka, qui a laissé son nom a une façon très particulière de tirer les penalties (il ne les a cependant pas tirés de cette façon lors de cette compétition).

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Angleterre 6 3 3 0 0 6 1 +5
2   France 3 3 1 1 1 6 5 +1
3   Tchécoslovaquie 2 3 0 2 1 2 4 -2
4   Koweït 1 3 0 1 2 2 6 -4
16 juin Angleterre   3 1   France
17 juin Tchécoslovaquie   1 1   Koweït
20 juin Angleterre   2 0   Tchécoslovaquie
21 juin France   4 1   Koweït
24 juin France   1 1   Tchécoslovaquie
25 juin Angleterre   1 0   Koweït
Angleterre   3 – 1   France Stade San Mamés, Bilbao
17:15
  Historique des rencontres
Robson   1re   67e
Mariner   83e
Soler   24e Spectateurs : 44 172
Arbitrage :   António Garrido
Rapport

Tchécoslovaquie   1 – 1   Koweït Stade José Zorilla, Valladolid
17:15
  Historique des rencontres
Panenka   21e (pen) Al-Dakhil   57e Spectateurs : 25 000
Arbitrage :   Benjamin Dwomoh
Rapport


17:15
Angleterre   2 – 0   Tchécoslovaquie Stade San Mamés, Bilbao
  Historique des rencontres Francis   63e
Barmoš   66e (csc)
Spectateurs : 41 123
Arbitrage :   Charles Corver
Rapport

France   4 – 1   Koweït Stade José Zorilla, Valladolid
17:15
  Historique des rencontres
Genghini   31e
Platini   43e
Six   48e
Bossis   89e
Al-Buloushi   75e Spectateurs : 30 043
Arbitrage :   Miroslav Stupar
Rapport

France   1 – 1   Tchécoslovaquie Stade José Zorilla, Valladolid
17:15
  Historique des rencontres
Six   66e Panenka   84e (pen) Spectateurs : 28 000
Arbitrage :   Paolo Casarin
Rapport

Angleterre   1 – 0   Koweït Stade San Mamés, Bilbao
17:15
  Historique des rencontres
Francis   27e Spectateurs : 39 700
Arbitrage :   Gilberto Aristízabal
Rapport

Groupe VModifier

Ce groupe voit la première participation de l'Irlande du Nord depuis le quart de finale de 1958. Après deux matchs nuls contre la Yougoslavie et le Honduras (première participation mondiale), l'Irlande du Nord est condamnée à marquer contre l'Espagne lors du dernier match du groupe pour se qualifier (un match nul 2 à 2 ou plus étant suffisant). Les Nord-Irlandais n'inscrivent qu'un seul but mais créent la surprise en s'imposant face au pays organisateur. Cette victoire leur assure la première place du groupe avec 4 points. À égalité de points avec la Yougoslavie, seul adversaire qu'elle a réussi à battre lors de ce mundial, l'Espagne se contente alors de la deuxième place (qualificative) à la faveur du nombre de buts marqués (trois buts, soit un de plus que les Yougoslaves).

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Irlande du Nord 4 3 1 2 0 2 1 +1
2   Espagne 3 3 1 1 1 3 3 0
3   Yougoslavie 3 3 1 1 1 2 2 0
4   Honduras 2 3 0 2 1 2 3 -1
16 juin Espagne   1 1   Honduras
17 juin Yougoslavie   0 0   Irlande du Nord
20 juin Espagne   2 1   Yougoslavie
21 juin Honduras   1 1   Irlande du Nord
24 juin Honduras   0 1   Yougoslavie
25 juin Espagne   0 1   Irlande du Nord



21:00
Espagne   1 - 1   Honduras Estadio Luis Casanova, Valence
  Historique des rencontres López Ufarte   65e (pen) Zelaya   8e Spectateurs : 49 562
Arbitrage :   Arturo Ithurralde
Rapport

Yougoslavie   0 - 0   Irlande du Nord La Romareda, Saragosse
21:00
  Historique des rencontres
Spectateurs : 25 000
Arbitrage :   Erik Fredriksson
Rapport

21:00 Espagne   2 - 1   Yougoslavie Estadio Luis Casanova, Valence
  Historique des rencontres Juanito   14e (pen)
Saura   66e
Gudelj   10e Spectateurs : 48 000
Arbitrage :   Henning Lund-Sørensen
Rapport


21:00
Honduras   1 - 1   Irlande du Nord La Romareda, Saragosse
  Historique des rencontres Laing   60e Armstrong   10e Spectateurs : 15 000
Arbitrage :   Thompson Chan Tam-Sun
Rapport

Honduras   0 - 1   Yougoslavie La Romareda, Saragosse
21:00
  Historique des rencontres
Petrović   87e (pen) Spectateurs : 25 000
Arbitrage :   Gastón Castro
Rapport


21:00
Espagne   0 - 1   Irlande du Nord Estadio Luis Casanova, Valence
  Historique des rencontres Armstrong   47e Spectateurs : 49 562
Arbitrage :   Héctor Ortíz
Rapport

Groupe VIModifier

Le Brésil fait le plein de points en remportant tous ses matchs de belle manière. La rencontre de la dernière journée entre l'URSS (qui a perdu contre le Brésil et gagné contre la Nouvelle-Zélande) et l'Écosse (qui en a fait de même) est décisif pour l'attribution de la deuxième place qualificative. Handicapée par une moins bonne différence de buts que son adversaire soviétique, l'Écosse doit s'imposer pour franchir le cap du premier tour. Le résultat nul sur le score de 2 à 2 fait finalement les affaires de l'URSS qui poursuit sa route dans le tournoi.

Classement final
  Équipe Pts J G N P BP BC Diff
1   Brésil 6 3 3 0 0 10 2 +8
2   Union soviétique 3 3 1 1 1 6 4 +2
3   Écosse 3 3 1 1 1 8 8 0
4   Nouvelle-Zélande 0 3 0 0 3 2 12 -10
14 juin Brésil   2 1   Union soviétique
15 juin Écosse   5 2   Nouvelle-Zélande
18 juin Brésil   4 1   Écosse
19 juin Union soviétique   3 0   Nouvelle-Zélande
22 juin Union soviétique   2 2   Écosse
23 juin Brésil   4 0   Nouvelle-Zélande


Brésil   2 – 1   Union soviétique Sánchez Pizjuán, Séville
21:00
  Historique des rencontres
Sócrates   75e
Éder   88e
Bal   34e Spectateurs : 68 000
Arbitrage :   Augusto Lamo Castillo
Rapport

Écosse   5 – 2   Nouvelle-Zélande Stade La Rosaleda, Malaga
21:00
  Historique des rencontres
Dalglish   18e
Wark   29e,   32e
Robertson   73e
Archibald   79e
Sumner   54e
Wooddin   64e
Spectateurs : 36 000
Arbitrage :   David Socha
Rapport

Brésil   4 – 1   Écosse Manuel Ruiz de Lopera, Séville
21:00
  Historique des rencontres
Zico   33e
Oscar   48e
Éder   63e
Falcão   87e
Narey   18e Spectateurs : 47 379
Arbitrage :   Luis Paulino Siles
Rapport

Union soviétique   3 – 0   Nouvelle-Zélande Stade La Rosaleda, Malaga
21:00
  Historique des rencontres
Gavrilov   24e
Blokhine   48e
Baltacha   68e
Spectateurs : 19 000
Arbitrage :   Yousef El-Ghoul
Rapport

Union soviétique   2 - 2   Écosse Stade La Rosaleda, Malaga
21:00
  Historique des rencontres
Chivadze   59e
Shengelia   84e
Jordan   15e
Souness   86e
Spectateurs : 45 000
Arbitrage :   Nicolae Rainea
Rapport

Brésil   4 – 0   Nouvelle-Zélande Manuel Ruiz de Lopera, Séville
21:00
  Historique des rencontres
Zico   28e   31e
Falcão   64e
Serginho   70e
Spectateurs : 43 000
Arbitrage :   Damir Matovinović
Rapport

Second tourModifier

Le second tour se déroule comme en 1974 et 1978 en phase de groupes, à la différence qu'il réunit 12 équipes réparties en 4 poules de 3.

Afin de rendre tous les matches décisifs (spécialement le dernier) et d'éviter ainsi qu'avant la dernière journée une équipe soit déjà qualifiée (et donc les deux autres disputant le dernier match déjà éliminées), le règlement prévoit que le perdant de la première rencontre joue dans la foulée le second match (contre l'équipe qui n'a pas encore joué). En cas de match nul en première journée (voir Groupe B, Allemagne-Angleterre), l'ordre des rencontres suit le tableau établi lors du tirage au sort initial[N 3].

Cette formule de poules sera abandonnée dès 1986 au profit de matchs à éliminations directes, jugés plus spectaculaires par la FIFA.

Groupe AModifier

Avec deux défaites, la Belgique termine à la dernière place du groupe. La qualification se joue entre la Pologne et l'URSS lors du dernier match qui constitue donc un véritable quart de finale. Le score nul et vierge fait les affaires de la Pologne qui, grâce à une meilleure différence de buts, accède au dernier carré pour la deuxième fois de son histoire (en trois phases finales consécutives).

Classement final
  Équipe Pts J G N P Bp Bc GA
1   Pologne 3 2 1 1 0 3 0 +3
2   Union soviétique 3 2 1 1 0 1 0 +1
3   Belgique 0 2 0 0 2 0 4 -4
28 juin Pologne   3 0   Belgique
1er juillet Belgique   0 1   Union soviétique
4 juillet Pologne   0 0   Union soviétique
Pologne   3 – 0   Belgique Camp Nou, Barcelone
21:00
  Historique des rencontres
Boniek   4e,   26e,   53e Spectateurs : 65 000
Arbitrage :   Luis Paulino Siles
Rapport

1er juillet 1982 Belgique   0 – 1   Union soviétique Camp Nou, Barcelone
21:00
  Historique des rencontres
Oganesian   48e Spectateurs : 45 000
Arbitrage :   Michel Vautrot
Rapport

Pologne   0 – 0   Union soviétique Camp Nou, Barcelone
21:00
  Historique des rencontres
Spectateurs : 65 000
Arbitrage :   Bob Valentine
Rapport

Groupe BModifier

Incapable de marquer le moindre but lors du second tour (deux scores nuls contre l'Allemagne de l'Ouest et l'Espagne), l'Angleterre sort de la coupe du monde sans perdre de match. Les Espagnols sont éliminés dès leur premier match[N 4] de ce second tour par l'Allemagne de l'Ouest qui remporte à cette occasion la seule victoire de ce groupe B. Les Allemands doivent cependant attendre le résultat de la dernière rencontre entre l'Espagne et l'Angleterre pour être assurés de leur qualification.

Classement final
  Équipe Pts J G N P Bp Bc GA
1   Allemagne de l’Ouest 3 2 1 1 0 2 1 +1
2   Angleterre 2 2 0 2 0 0 0 0
3   Espagne 1 2 0 1 1 1 2 -1
29 juin Allemagne de l’Ouest   0 0   Angleterre
2 juillet Allemagne de l’Ouest   2 1   Espagne
5 juillet Espagne   0 0   Angleterre

21:00
Allemagne de l’Ouest   0 - 0   Angleterre Santiago Bernabéu, Madrid
  Historique des rencontres Spectateurs : 75 000
Arbitrage :   Arnaldo Cézar Coelho
Rapport


21:00
Allemagne de l’Ouest   2 - 1   Espagne Santiago Bernabéu, Madrid
  Historique des rencontres Littbarski   50e
Fischer   75e
Zamora   82e Spectateurs : 90 089
Arbitrage :   Paolo Casarin
Rapport


21:00
Espagne   0 - 0   Angleterre Santiago Bernabéu, Madrid
  Historique des rencontres Spectateurs : 75 000
Arbitrage :   Alexis Ponnet
Rapport

Groupe CModifier

C'est la seule poule du second tour qui ne soit pas 100 % européenne. Ayant toutes deux battu l'Argentine, l'Italie et le Brésil se retrouvent lors du dernier match pour ce qui constitue un véritable quart de finale. Grace à la différence de buts le Brésil peut se contenter d'un match nul, mais à trop vouloir gagner la partie il s'expose et se laisse surprendre par l'Italie, particulièrement efficace en contre (3 buts de Paolo Rossi).

Classement final
  Équipe Pts J G N P Bp Bc GA
1   Italie 4 2 2 0 0 5 3 +2
2   Brésil 2 2 1 0 1 5 4 +1
3   Argentine 0 2 0 0 2 2 5 -3
29 juin Italie   2 1   Argentine
2 juillet Argentine   1 3   Brésil
5 juillet Italie   3 2   Brésil
Italie   2 - 1   Argentine Estadi de Sarrià, Barcelone
17:15
  Historique des rencontres
Tardelli   55e
Cabrini   67e
(0 - 0) Passarella   83e Spectateurs : 43 000
Arbitrage :   Nicolae Rainea
Rapport

Argentine   1 - 3   Brésil Estadi de Sarrià, Barcelone
17:15
  Historique des rencontres
Díaz   89e (0 - 1) Zico   11e
Serginho   66e
Júnior   75e
Spectateurs : 43 000
Arbitrage :   Lamberto Rubio Vázquez
Rapport

Italie   3 - 2   Brésil Estadi de Sarrià, Barcelone
17:15
  Historique des rencontres
Rossi   5e,   25e,   74e (2 - 1) Sócrates   12e
Falcão   68e
Spectateurs : 44 000
Arbitrage :   Abraham Klein
Rapport

Groupe DModifier

En battant l'Autriche et l'Irlande du Nord, la France devient le quatrième demi-finaliste.

Classement final
  Équipe Pts J G N P Bp Bc GA
1   France 4 2 2 0 0 5 1 +4
2   Autriche 1 2 0 1 1 2 3 -1
3   Irlande du Nord 1 2 0 1 1 3 6 -3
28 juin France   1 0   Autriche
1er juillet Autriche   2 2   Irlande du Nord
4 juillet Irlande du Nord   1 4   France
Autriche   0 – 1   France Stade Vicente Calderón, Madrid
17:15
  Historique des rencontres
(0 - 1) Genghini   39e Spectateurs : 37 000
Arbitrage :   Károly Palotai
Rapport

1er juillet 1982 Autriche   2 – 2   Irlande du Nord Stade Vicente Calderón, Madrid
17:15
  Historique des rencontres
Pezzey   50e
Hintermaier   68e
(0 - 1) Hamilton   27e,   75e Spectateurs : 20 000
Arbitrage :   Adolf Prokop
Rapport

Irlande du Nord   1 – 4   France Stade Vicente Calderón, Madrid
17:15
  Historique des rencontres
Armstrong   75e (0 - 1) Giresse   33e,   80e
Rocheteau   46e,   68e
Spectateurs : 37 000
Arbitrage :   Alojzy Jarguz
Rapport

Tableau finalModifier

Les demi-finales opposent les vainqueurs des groupes A et C d'un côté (Pologne et Italie qui se sont déjà rencontrées au premier tour), et des groupes B et D de l'autre (Allemagne de l'Ouest et France).

Demi-finales Finale
 8 juillet, Séville      11 juillet, Madrid
   Allemagne de l’Ouest  3 (5)
   France  3 (4)  
   Italie  3
 8 juillet, Barcelone
     Allemagne de l’Ouest  1
   Italie  2
   Pologne  0  
3e place
 10 juillet, Alicante
   Pologne  3
   France  2

Demi-finalesModifier

L'Italie retrouve la Pologne, affaiblie par la suspension de son leader, Boniek, en demi-finale, et cette fois-ci sort vainqueur par 2 buts à 0.

Italie   2 - 0   Pologne Camp Nou, Barcelone
17:15
  Historique des rencontres
Rossi   22e,   73e (1 - 0) Spectateurs : 50 000
Arbitrage :   Juan Daniel Cardellino
Rapport

L'Allemagne de l'Ouest accède à la quatrième finale de son histoire en battant la France aux tirs au but lors d'un match épique qui s'est déroulé à Séville. Les Allemands ouvrent le score par Pierre Littbarski, puis Michel Platini égalise. À la 57e minute, Schumacher, le gardien allemand, sort au-devant de Patrick Battiston et vient heurter de plein fouet le Français le blessant très gravement. Étant devant l'agression, Corver, pas plus que son assistant Geller, n'interviennent pour sanctionner cette agression. Au lieu de donner un carton rouge à Schumacher et un coup-franc pour la France, il siffle la remise en jeu pour la RFA. Cette décision est régulièrement citée comme une des pires décisions arbitrales jamais prises[5]. Le Stéphanois perd trois dents sur le coup[6]. Les Français ne se laissent pas abattre et repartent à l’attaque durant toute la seconde mi-temps. Ils tirent sur la transversale à l’ultime minute. Mais le score reste nul et entraîne une prolongation. Dès la 92e minute, Marius Trésor, sur reprise de volée, marque, suivi six minutes plus tard par Alain Giresse d’une frappe à l’extérieur de la surface (98e). À 3-1 avec vingt minutes à jouer, les spectateurs pensent que les Français tiennent leur finale. Mais Karl-Heinz Rummenigge, annoncé comme blessé au début du match et qui venait d’entrer sur le terrain, réduit immédiatement l’écart (102e). Son but est entaché de deux fautes allemandes au début de la contre-attaque. Dès lors, la tendance s’inverse, les Allemands poussent et Klaus Fischer, d’un somptueux retourné acrobatique, égalise (108e). Plus rien ne sera marqué. Au bout de 120 minutes, le score est de 3-3, et la première séance de tirs au but de l’histoire de la Coupe du monde voit la qualification allemande après le tir raté de Maxime Bossis. Il décidera de ne plus jamais tirer un penalty pour la suite de sa carrière. Ce match restera dans les annales, tant du côté français que du côté allemand.

Allemagne de l’Ouest   3 - 3   France Sanchez Pizjuan, Séville
21:00
  Historique des rencontres
Littbarski   17e
Rummenigge   102e
Fischer   108e
(1 - 1, 1 - 1, 2 - 3) Platini   26e (pen)
Trésor   92e
Giresse   98e
Spectateurs : 70 000
Arbitrage :   Charles Corver
Rapport
Kaltz  
Breitner  
Stielike  
Littbarski  
Rummenigge  
Hrubesch  
Tirs au but
5 - 4
  Giresse
  Amoros
  Rocheteau
  Six
  Platini
  Bossis

Match pour la troisième placeModifier

La Pologne réédite sa performance de 1974 en battant la France et en arrachant la troisième place. Les Français, eux, terminent quatrièmes de ce qui fut un excellent mondial pour l'équipe de France. Malgré la défaite, ce match permet à la France de battre un record, celui du plus grand nombre de buteurs différents pour une équipe dans une seule et même phase finale de Coupe du monde : dix avec Soler, Genghini, Platini, Six, Bossis, Giresse, Rocheteau, Trésor, Girard et Couriol. Ce record toujours en vigueur n’a été égalé que par les Italiens en 2006 et les Belges en 2018.

Pologne   3 – 2   France Estadio José Rico Pérez, Alicante
20:00
  Historique des rencontres
Szarmach   40e
Majewski   44e
Kupcewicz   46e
(2 - 1) Girard   13e
Couriol   72e
Spectateurs : 28 000
Arbitrage :   António Garrido
Rapport

FinaleModifier

L'Italie bat l'Allemagne de l'Ouest par le score de 3 buts à 1 lors de la finale. C'est la première victoire italienne en Coupe du monde depuis 44 ans.

Italie   3 – 1   Allemagne de l’Ouest Stade Santiago Bernabéu, Madrid
20:00
  Historique des rencontres
(  Gentile) Rossi   57e
(  Scirea) Tardelli   69e
(  Conti) Altobelli   80e
(0 - 0)   83e Breitner Spectateurs : 90 000
Arbitrage :   Arnaldo Cézar Coelho
Rapport

Titulaires :
Dino Zoff
Claudio Gentile
Gaetano Scirea
Fulvio Collovati
Giuseppe Bergomi
Antonio Cabrini
Gabriele Oriali
Marco Tardelli
Bruno Conti
Francesco Graziani   8e
Paolo Rossi
Remplaçants :
Alessandro Altobelli   8e    88e
Franco Causio   88e 
Entraîneur :
Enzo Bearzot
Titulaires :
Harald Schumacher
Manfred Kaltz
Uli Stielike
Karl-Heinz Förster
Bernd Förster
Hans-Peter Briegel
Wolfgang Dremmler   63e
Paul Breitner
Pierre Littbarski
Karl-Heinz Rummenigge   70e
Klaus Fischer
Remplaçants :
Horst Hrubesch   63e 
Hansi Müller   70e 
Entraîneur :
Jupp Derwall

Les 22 champions du mondeModifier

Titres personnelsModifier

Meilleurs buteurs (soulier d'or)Modifier

6 buts

5 buts

4 buts

Meilleur joueur (ballon d'or)Modifier

Meilleur jeune joueurModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Les deux premières participations en tant qu’Allemagne.
  2. Tour préliminaire commun aux deux confédérations.
  3. Lors de la première édition en 1930, au hasard du calendrier préfixé, deux des trois groupes de 3 équipes avaient vu une équipe remporter les deux premiers matchs et se qualifier ainsi avant même la dernière journée. Ces qualifications précoces avaient réduit l'intérêt de l'ultime rencontre au simple enjeu de match de classement entre adversaires dans l'impossibilité de se qualifier.
  4. Les cas d'élimination assurée en Coupe du monde après seulement un seul match joué en phase de poules sont rares : si on excepte l'élimination de la Bolivie par l'Uruguay en 1950 dans une poule de… deux équipes, il faut remonter à 1930 pour voir des équipes dans l'impossibilité de se qualifier dès le coup de sifflet final de leur premier match de poule : le Paraguay et la Bolivie (dans des poules de 3).

RéférencesModifier

  1. Bruno Lesprit, « L'Argentine et ses matadors », sur Le Monde, (consulté le 19 novembre 2017).
  2. France-Allemagne CM 1982 Archives ina.fr
  3. (en) « France 1–3 England », sur http://www.thefa.com (consulté le 23 avril 2009)
  4. « France-Koweit, le premier arbitrage diplomatique », sur lemonde.fr
  5. (en) « World's worst refereeing decisions »
  6. [1]

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier