Charleroi

ville de Wallonie (Belgique)

Charleroi
Charleroi - Hôtel de ville vu de la place Charles II - 2019-06-01.jpg
Marcinelle - Bois du Cazier - 2018-04-22 - 01.jpg Charleroi - église Saint-Christophe vue de la place Charles II - aout 2014.jpg
Charleroi - Tour Bleue - 2022-08-24 - 01.jpg Charleroi - Place Verte - 2021-03-27 - 01.jpg
Charleroi - 2019-08-24 - 05 - quai Arthur Rimbaud et quai de Sambre.jpg
De haut en bas, de gauche à droite : l'hôtel de ville vu depuis la Place Charles II, le Bois du Cazier, l'église Saint-Christophe, la Tour Bleue, la Place Verte et la Sambre.
Blason de Charleroi
Héraldique
Drapeau de Charleroi
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Charleroi
Bourgmestre Paul Magnette (PS)
Majorité PS, C+ et Ecolo
Sièges
PS
PTB
MR
C+
Ecolo
DéFI
PP
51
26
9
6
4
3
2
1
Section Code postal
Charleroi
Couillet
Dampremy
Gilly
Gosselies
Goutroux
Jumet
Lodelinsart
Marchienne-au-Pont
Marcinelle
Monceau-sur-Sambre
Mont-sur-Marchienne
Montignies-sur-Sambre
Ransart
Roux
6000
6010
6020
6060
6041
6030
6040
6042
6030
6001
6031
6032
6061
6043
6044
Code INS 52011
Zone téléphonique 071
Démographie
Gentilé Carolorégien(ne) ou Carolo[1]
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
202 421 ()
48,87 %
51,13 %
1 966,22 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,29 %
61,88 %
16,83 %
Étrangers 15,48 % ()
Taux de chômage 23,60 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 444 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 24′ nord, 4° 26′ est
Superficie
– Terr. non-bâtis
– Terrains bâtis
– Divers
102,95 km2 (2021)
35,46 %
25,44 %
39,1 %
Localisation
Localisation de Charleroi
Localisation de Charleroi dans son arrondissement et la province de Hainaut
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Charleroi
Liens
Site officiel www.charleroi.be

Charleroi (en wallon : Châlèrwè[réf. nécessaire]) est une ville francophone de Belgique, située en Wallonie, province de Hainaut, sur la Sambre. C'est le chef-lieu de l'arrondissement administratif de Charleroi englobant 12 communes sur une superficie totale de 472,19 km2.

Grand nœud routier et ferroviaire, Charleroi compte environ 200 000 habitants (425 000 dans l'agglomération – la 5e de Belgique – qui s'étend de Thuin à Sambreville). Elle est ainsi la première commune wallonne, la deuxième agglomération wallonne après Liège en nombre d'habitants et la troisième commune belge. Ses habitants s'appellent les Carolorégiens (par abréviation : Carolos[2]).

Charleroi est un centre industriel : sidérurgie, verreries, produits chimiques, constructions électriques, constructions mécaniques. La ville est au centre d'un vaste bassin houiller, maintenant totalement abandonné, appelé jadis Pays noir.

Charleroi a une dimension culturelle importante grâce à ses nombreux musées et salles de spectacles. Elle a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs de bande dessinée sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle, dont les statues des personnages ornent la ville. Charleroi est un important centre d'enseignement.

Charleroi, riche en infrastructures et en clubs de sport, est également présente sur le plan sportif.

Charleroi est la capitale sociale de la Wallonie[3]. C'est donc à juste titre qu'elle est le siège des institutions sociales de la Région wallonne, comme le FOREM ou la SWCS.

Après une longue période de déclin[4],[5], la ville, sous l’impulsion d’acteurs publics et privés, se réoriente, à partir de 2008, et investit massivement, d’une part dans la rénovation et la création d’infrastructures et d’événements culturels tout en redonnant une place à l’initiative citoyenne, et d’autre part investit dans les infrastructures, logements et services dans le but de redevenir d’ici 2025 un point stratégique et attrayant[6] pour les habitants, les visiteurs et les investisseurs.

Géographie politiqueModifier

Communes limitrophesModifier

 
Communes limitrophes

Les communes limitrophes de Charleroi sont :

Sections de la communeModifier

 
Sections

Les sections de Charleroi sont :

  • I. L’ancienne ville de Charleroi

et les 14 communes avec lesquelles elle fut fusionnée en 1977 :

Quartiers de la communeModifier

Districts de la communeModifier

 
Subdivision de la ville en cinq districts (districts en noir et sections en blanc.

Le principe des districts est un redécoupage de la ville qui résulte en la centralisation des services publics dont les guichets administratifs seront répartis au sein d’une maison citoyenne[7] pour chaque district. La Ville a également exprimé sa volonté de mettre sur pied un système de guichet en ligne destiné à faciliter et moderniser les démarches administratives. Il résultera également de ce découpage l’attribution d’identités globales spécifiques à chacun des districts. Pour chaque district, des projets d’aménagement sont prévus ou en cours de réalisation dans le cadre du redéveloppement de la région.

Les districts de Charleroi sont :

Géographie physiqueModifier

Topographie et hydrographieModifier

 
Le quai Arthur Rimbaud (anciennement quai de Brabant) le long de la Sambre après rénovation.

Le relief de Charleroi est influencé par la vallée de la rivière Sambre qui coule d'ouest en est avant de rejoindre la Meuse à Namur. Le ruisseau Piéton coule du nord au sud pour se jeter dans la Sambre à Dampremy. Dans la vallée de ce ruisseau est creusé le canal Charleroi-Bruxelles. L'Eau d'Heure vient du sud et se jette également dans la Sambre à Marchienne-au-Pont. Une vingtaine de ruisseaux parcourent le territoire de la commune[8].

L'altitude va de 100 mètres (vallée de la Sambre et du Piéton) pour culminer à plus de 220 mètres au Bois du Prince à Marcinelle. Le niveau est de 132 mètres sur la place Charles II. L'altitude des terrils dépasse souvent 200 mètres, le terril Saint-Charles du bois du Cazier atteint 241 mètres[9].

BiodiversitéModifier

Les six terrils du Pays de Charleroi constituent des réservoirs de biodiversité qu'il convient de préserver[10].

À l'instar des pelouses calcaires, les terrils sont des habitats créés par l'activité humaine qui accueillent de nombreuses espèces animales et végétales très particulières et souvent menacées. La rareté de ces espèces est fonction de la rareté du milieu en lui-même (le biotope). Contrairement à une idée répandue, la forêt n'a pas l'apanage de la biodiversité ! Celle-ci est également présente dans d'autres milieux : dans une friche, un plan d'eau, une prairie… En termes de biodiversité, le maintien d'une mosaïque d'habitats est donc préférable… d'où l'intérêt de conserver différents types de milieux sur les terrils[11].

Le Site de grand intérêt biologique des Viviers, par exemple, est un ancien site de charbonnage s'étendant à l'est de Charleroi, sur l'ancienne commune de Gilly. Ce site présente un petit terril conique ainsi que de vastes zones ouvertes constituées principalement de pelouses pionnières et de friches. Il comprend aussi un petit plan d'eau ainsi que des mares temporaires, et quelques zones boisées sur les bordures ouest et nord. Ce biotope particulier présente un grand intérêt biologique et joue le rôle de refuge pour une faune diversifiée. La vaste roselière entourant la mare accueille la rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus), passereau spécifique de ce type de végétation. On y observe plusieurs espèces d'amphibiens, dont une population de crapaud calamite (Bufo calamita), ainsi que certains insectes, comme le magnifique criquet à ailes bleues (Oedipoda caerulescens)[12].

Le site des terrils et de l'ancien triage/lavoir du Martinet, à la limite des sections de Monceau-sur-Sambre et Roux, est en voie de réhabilitation et de réaffectation. Comme le Terril des Viviers à Gilly, ce vaste site présente un grand intérêt biologique.

ClimatModifier

C'est un climat tempéré océanique[13] comme pour l'ensemble de la partie occidentale de la Belgique, dû à la proximité de l'océan Atlantique qui régule le temps grâce à l'inertie thermique de ses eaux. Il est influencé soit par des masses d'air humide et doux en provenance de l'océan, soit par des masses d'air sec (chaud en été et froid en hiver) en provenance de l'intérieur du continent européen. En moyenne (moyenne faite sur une période couvrant les 100 dernières années), on observe environ 200 jours de pluie par an dans la région de Charleroi[14].

Climat de la région de Charleroi
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température moyenne (°C) 1,9 2,6 4,7 8 11,8 15,1 16,6 16,6 14,3 10 5,5 2,6
dont pluie (mm) 67 53 52 52 62 70 76 75 70 72 71 73
Source : IRM[15]


HistoireModifier

Du IXe au XVIIe siècleModifier

 
Charnoy au début du XVIIe siècle.

Sur le site, actuellement occupé par le centre de Charleroi, habitait une petite communauté villageoise. La plus ancienne mention en est faite sous le nom de « Carnotus » en 863 dans un polyptyque des possessions de l'abbaye de Lobbes. Le village sera ensuite nommé « Karnoit » (980) puis « Charnoy » (1188). Situé sur la rive gauche de l'ancien lit de la Sambre, il fait partie du Comté de Namur. La rive droite, territoire de l'actuelle Ville Basse, fait partie de Marcinelle, qui dépend de la principauté de Liège.

Un dénombrement de 1602 indique que le territoire s'étend sur 276 bonniers (environ 350 hectares) et est habité par une cinquantaine de « chefs de famille », essentiellement des cloutiers et des houilleurs. Le site habité comprend trois parties, la plus importante se situant sur le bord de la Sambre[16].

Forteresse espagnole (1666)Modifier

Par le traité des Pyrénées de 1659, la frontière entre la France et les Pays-Bas espagnols est modifiée. Plusieurs places-fortes deviennent françaises, laissant entre Mons et Namur un large couloir sans défenses en direction de Bruxelles.

Le marquis Francisco de Castel Rodrigo, gouverneur des Pays-Bas en 1664, veut renforcer les défenses militaires. Le village de Charnoy, le long de la Sambre, est un des rares endroits propices à l'installation d'une forteresse et appartenant au Comté de Namur (donc aux Pays-Bas).

Le roi d'Espagne passe donc une convention avec le seigneur des lieux, par laquelle il achète la seigneurie de Charnoy.

Le chronogramme latin "FVNDATVR CAROLOREGIVM" est inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666, c'est-à-dire le jour de l'ouverture des travaux de la forteresse[17].

Le Charnoy cède la place à Charleroy, nommé ainsi en l'honneur de Charles II, roi d'Espagne et des Pays-Bas.

La construction de la nouvelle forteresse commence vers la mi-septembre. Dès le début de la construction, informé par des espions, Louis XIV décide de prendre Charleroy. Devant la menace, Castel Rodrigo envisage d'abandonner et même de démolir la forteresse qui a coûté 28 % de la recette moyenne pour les années 1665 à 1667. Les derniers soldats espagnols quittent les lieux le [18].

Du XVIIIe siècle à 1977Modifier

 
Prise de Charleroi, le 2 juin 1667.

Le 31 mai, les Français, sous le commandement de Turenne, découvrent un paysage désolé. Le 2 juin, Louis XIV entre dans Charleroy et en ordonne la reconstruction. Les ouvrages d'art, établis dès la première fortification, sont de Jean Boulengier, comme en attestent ses premiers passages en 1660. Plusieurs plans de ce dernier seront par ailleurs repris par Vauban et améliorés[réf. nécessaire]. Les ouvrages de défense sont alors parfaits et agrandis par Thomas de Choisy, Vauban donnant quelques indications pour les demi-lunes au nord et à la ville basse. Par la paix d'Aix-la-Chapelle, Charleroi est attribuée à la France et Louis XIV accorde des privilèges aux habitants de la nouvelle ville (terrain offert gratuitement, primes à la construction, etc.) en vue de la développer.

 
Plan-relief (copie) de Charleroi fin du XVIIe siècle.

En 1673, la ville s'étend sur la rive droite de la Sambre, qui deviendra la "ville basse", par opposition à la forteresse existante placée sur les hauteurs, portant logiquement le nom de "ville haute".

La ville est assiégée à plusieurs reprises avant d'être concédée à l'Espagne par le traité de Nimègue de 1678. En 1692, la ville est bombardée par les armées françaises, puis l'année suivante, elle est prise par Vauban, sous le regard de Louis XIV qui en reprend le contrôle[19]. Ce dernier ne se résout en effet pas à perdre la place qui verrouille Sambre et Meuse et représente un poste avancé vers Bruxelles.

Un plan-relief de la ville de Charleroi a été établi en 1695. Il est conservé et exposé au sous-sol du Musée des Beaux-Arts de la ville de Lille. Il est composé de quatre tables en bois pour un total de 4 × 3 m à l'échelle 1/600°. Une copie se trouve dans l'Hôtel-de-Ville de Charleroi.

Prise et reprise, elle passe aux Espagnols au Traité de Ryswick (1697), retourne à la France, est occupée par les Provinces-Unies puis restituée au Saint-Empire par le Traité de Baden (1714). Elle est reprise par le prince de Conti en 1745. Finalement elle est rendue au Saint-Empire en 1748, à la condition que les forteresses soient démantelées. La ville connaît alors 45 ans de prospérité, sous Joseph II.

En décembre 1790 commence la révolution brabançonne, et Charleroi connaît une nouvelle période de troubles : les Impériaux occupent la ville le 25 décembre; ils cèdent la place aux vainqueurs français de Jemappes le (les Français l'occupent le ) avant de la reprendre le (les Français l'ayant abandonnée le après la défaite de Neerwinden)[20]. Charleroi, dès l'arrivée des Français, proclame sa sécession du Comté de Namur. Elle demande plus tard, alors qu'il est question de créer les États belgiques unis, d'être plutôt rattachée directement à la France. En 1794, le général Charbonnier[21] met le siège devant la ville mais est repoussé. C'est Jourdan qui parvient à prendre la place après six jours d'un bombardement intensif. C'est pendant la prise de Charleroi et la bataille de Fleurus qu'on eut recours pour la première fois à l'observation aérienne, depuis Jumet (lieu-dit Belle-Vue), d'un champ de bataille depuis un aérostat.

Sous le régime français révolutionnaire, la ville, qui fait partie du département de Jemmapes, changera de nom à plusieurs reprises : Char-sur-Sambre, Charles-sur-Sambre et encore Libre-sur-Sambre, entre les et [22]. Durant ce rattachement à la France, la ville est dirigée par sept maires différents.

 
Place Verte au début du XIXe siècle.

Peu avant la bataille de Waterloo de 1815, les Carolorégiens très "francophiles" accueillent avec enthousiasme les troupes françaises qui récupèrent la cité faisant désormais partie du « Royaume uni des Pays-Bas ». Mais Napoléon essuie une défaite plus au nord, à la célèbre bataille de Waterloo, le . Quarante-huit heures plus tard, Charleroi recueille les débris de la Grande Armée ; le 19 juin à 5 heures, Napoléon lui-même est dans la ville avant de continuer vers Paris. Charleroi, après cette intégration à la France, passe au royaume des Pays-Bas. Pour se protéger de la France, la ville se verra dans l'obligation de construire de nouveaux murs qui la tiendront dans un étroit carcan pendant cinquante ans.

 
Démolition des remparts.
 
Atelier de réparation allemand pendant la Première Guerre mondiale pour chars britanniques capturés (dont Mark IV), 1917.

La ville et les localités voisines tireront parti de très importants gisements de charbon à fleur de terre (d'où l'appellation de la ville : "Pays Noir"). Des verreries s'installeront à Lodelinsart, Roux, Dampremy… des moulins, des houillères et des hauts-fourneaux à Charleroi, Monceau, Marchienne, Montignies, Couillet… La sidérurgie, la métallurgie et la production de verre, liées à l'extraction du charbon sont les moteurs du développement industriel.

Après la révolution de 1830, à laquelle la population prend une part active, l'activité économique se développe grâce à l'essor des industries anciennes et à l'installation de nouvelles productions ainsi qu'au développement des voies et moyens de communication. La ville devenant trop étroite, la démolition des remparts est décidée en 1867 ; elle s'achèvera en 1871. L'activité économique de Charleroi est alors en plein essor. La ville de Charleroi et son agglomération, produisant le plus de richesses du pays, participe grandement à l'accession de la Belgique au rang de 2e puissance industrielle mondiale. Ce qui fournira à la Belgique les moyens de mener une politique colonialiste et d'entamer de vastes travaux de modernisation du pays (routes, rail pour tramways et trains, voies fluviales, éclairage, équipements des administrations, bâtiments tels qu'écoles et grands hôpitaux, etc).

Mais la révolution industrielle s'essouffle, la découverte d'un combustible nouveau (le pétrole), plus performant et moins cher à produire, réduit progressivement l'importance économique de la houille et donc des villes minières de Belgique et du Nord de la France. Les mines ferment alors les unes après les autres, amorçant le lent déclin industriel des industries d'aval, vers la fin des années 1960. À l'abandon fin mars 2012 du dernier haut-fourneau, seule la sidérurgie électrique a été maintenue sur deux sites où sont produits des aciers spéciaux et inoxydables consommés par des laminoirs, tréfilerie, etc. mais elle éprouve de grandes difficultés à rester compétitive face à la concurrence des pays émergents, comme toute l'industrie lourde européenne.

 
Carte topographique réalisée vers 1900.

Au début de la Première Guerre mondiale, dans le cadre de la bataille de Charleroi qui se déroule du 21 au , la ville et les communes environnantes subissent des exactions de la part des soldats allemands. L'armée allemande exécute 32 civils et détruit 156 bâtiments.L'unité en cause est le 78e RIR - Régiment d'Infanterie de Réserve-[23] La ville échappe à la destruction complète moyennant le payement d'une lourde indemnité de guerre imposée par le général Max von Bahrfeldt.

 
Maison des corporations Charleroi.

Dans l’entre-deux-guerres, Charleroi commence à gagner en verticalité. En 1925, la « Maison des Corporations » est érigée par Joseph André, place de la Ville-Basse. Ce bâtiment se détache nettement de ses voisins directs qui sont deux fois moins hauts alors qu'ils comptent quand même trois étages plus les combles[24]. De même, la Moderne Résidence est construite en 1938 par l'architecte Alfred Machelidon.

En 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale, Charleroi sera encore largement convoitée par les protagonistes des deux camps, Alliés et Allemands, pour la possession des ponts sur la Sambre.

 
Charleroi, Quai de Sambre.

Durant la période 1930 - 1948, d'importants travaux de détournement et de canalisation de la Sambre ont été menés pour faciliter la navigation des péniches dans le centre de la ville, parallèlement à la modernisation du canal Charleroi-Bruxelles. Le boulevard Joseph Tirou, importante artère de Charleroi, occupe l'ancien lit (naturel) de la Sambre.

Depuis 1977Modifier

L'histoire du Grand Charleroi commence le , date de l'entrée en vigueur de la loi sur la fusion des communes. Charleroi devient alors la ville wallonne la plus peuplée.

Le premier bourgmestre de la nouvelle entité est Lucien Harmegnies, ancien ministre et jusqu'alors bourgmestre de Marcinelle.

Dans les années 2000, la ville connaît plusieurs affaires judiciaires qui aboutissent à la condamnation de différents élus socialistes.

 
Rive Gauche.

Au début du XXIe siècle, la ville de Charleroi entreprend de grands travaux d'aménagement urbain en vue de renforcer son attractivité. La boucle centrale du métro, terminée par le tronçon « gare de Charleroi-Sud - station Parc », est inaugurée en 2012 et des projets de rénovation de la Ville-Basse (Phénix et Rive Gauche) sont lancés en 2011, projets qui prévoient notamment la construction d'un centre commercial sur l'actuelle place Albert Ier, un hôtel quatre étoiles, différents logements et bureaux...

ArmoiriesModifier

Charleroi a porté successivement les armes des Isenghien de Gand (de sable au chef d'argent), celles du comté de Namur en 1697 (d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules et à la bande de gueules), les mêmes aux émaux inversés et le lion tenant un sabre, puis augmentées d'un chef à la fleur de lis au XIXe siècle. C'est ce dernier type qui lui fut confirmé par Arrêté royal le 28 août 1847 : De sable au lion d'or rampant, armé et lampassé tenant à dextre un sabre de même, au chef d'argent portant une fleur de lys de gueules. L'écu est sommé d'une couronne de sept perles. Pour support à senestre de l'écu un lion assis au naturel, armé à dextre d'un sabre d'argent garni d'or. Le tout reposant sur un tertre de synople[27].

Depuis les fusions de 1977, la ville a abandonné ses anciennes armoiries et en a adopté de nouvelles qui n'ont jusqu'ici pas été reconnues par une autorité supérieure :
Blasonnement : De sable à la silhouette d'une forteresse hexagonale d'argent, entourée de douze étoiles à cinq rais d'or rangées en cercle, le tout surmonté de quinze points d'échiquier alternativement de gueules et d'argent rangés en fasce huit et sept ; au chef diminué d'argent à une fleur de lys de gueules[28],[29].

« Elles symbolisent à la fois l'ancienne forteresse de Vauban, berceau de la ville, l'Europe (les étoiles), les quinze communes fusionnées dans l'entité actuelle (les carrés) et l'essor donné par la France à la forteresse initiale (la fleur de lys). Le coq qui domine cet écu exprime l'allégeance de Charleroi à la Communauté française. »[28],[30]

Les armoiries sont rarement présentées seules. Elles le sont habituellement comme sur le drapeau (avec le support).

Drapeau : Blanc chargé d'un coq rouge, la patte droite posée sur le bord supérieur de l'écu de la ville[28].

Le , le conseil communal a adopté un sceau communal, décision approuvée par la Communauté française le , mais ce sceau n'a jamais été utilisé : De sable au coq hardi d'or, au chef d'argent chargé d'une fleur de lys de gueules[28].

LogotypeModifier

Dans le prolongement de l'effort de redresser son image, la ville s'est dotée début 2015 d'un nouveau logo et d'une nouvelle charte graphique[31] réalisés par le studio bruxellois Pam et Jenny.

La couronne de trois triangles au-dessus du C a plusieurs significations :

  • La forme triangulaire évoque les terrils, hier noirs et aujourd'hui verts, qui symbolisent le passé industriel de la ville et ses usines.
  • Elle rappelle également la crête du coq hardi dessiné par Pierre Paulus et symbole de la Wallonie.
  • La couronne fait référence au roi Charles II qui donna son nom à la ville lors de sa fondation[32].
  • La typographie utilisée est aussi très proche de celle présente dans le logo des ACEC : Ateliers de Construction Électrique de Charleroi, entreprise historique fondée, développée et finalement éteinte à Charleroi en 1989[33] après plus d'un siècle d'existence.

Le magazine Infopresse le présente dans sa liste des huit meilleurs logos qui ont fait l'actualité en 2015[34]. Lors de la remise des premiers awards de la communication publique, le 23 février 2016, la ville remporte le Grand prix 2016 ainsi que prix de la promotion identitaire pour le lancement de la nouvelle identité graphique. Prix organisé à l'initiative de l'ASBL « WBCOM » (Wallonie-Bruxelles Communication publique), en collaboration avec le groupe Rossel et RTL-TVI[35].

ToponymieModifier

 
Plaque commémorative du nom de « Libre-sur-Sambre » apposée dans l'Hôtel de Ville.

Charleroi est nommé ainsi en l'honneur de Charles II, roi d'Espagne et des Pays-Bas en 1666, année de la fondation de la forteresse qui deviendra la ville. Souvent écrit « Charle Roi » à l'origine, ce nom, qui en soi désigné un souverain, est anormal comme nom de ville. Un toponyme tels que Charleville ou Charlebourg, à l'exemple de Philippeville et Mariebourg (devenu Mariembourg) tout proches, étaient plus indiqués. Ce nom, qui répond à une intention de propagande politique, semble être la réplique en français du nom latin Caroloregium qui apparait dans le chronogramme FVNDATVR CAROLOREGIVM inscrit dans le registre des baptêmes de la paroisse du Charnoy à la date du 3 septembre 1666, c'est-à-dire le jour de l'ouverture des travaux de la forteresse[36].

Pendant la Révolution française, la ville portera plusieurs noms différents. Depuis la bataille de Jemappes et l'arrivée des Français à Charleroi le 12 novembre 1792 et jusqu'au retour des Autrichiens après la bataille de Neerwinden en mars 1793, la ville portera successivement les noms de Char-sur-Sambre et Charles-sur-Sambre. Après la bataille de Fleurus en juin 1794 et le retour des forces révolutionnaires française, la ville prendra le nom de Libre-sur-Sambre. À partir du Consulat en 1800, la ville retrouve son nom d'origine[37].

L'orthographe officielle Charleroi au lieu de Charleroy sera définitive en août 1880 à la suite d'une communication du ministre de l'Intérieur au Conseil communal[38]. Avant cette date, les deux orthographes étaient en usage[39].

DémographieModifier

Charleroi compte 202 893 habitants[40] au , 99 203 hommes et 103 690 femmes, soit une densité de 1 987,59 habitants par km2 pour une superficie de 102,08 km2.

Parmi les 262 communes de la Région wallonne, elle se situe à la 51e place par rapport à sa superficie, à la 1re place par rapport à son nombre d'habitants et à la 3e place par rapport à sa densité. Parmi les 589 communes belges, elle se situe à la 64e place par rapport à sa superficie, à la 3e place par rapport à son nombre d'habitants et à la 28e place par rapport à sa densité.[réf. nécessaire]

La population étrangère est très importante à Charleroi qui, avec pas moins de 128 nationalités recensées en 2010, est plus cosmopolite que Bruxelles[41].
Selon les statistiques officielles de l'année 2016, sur les 202 182 habitants, 171 677 sont Belges. Parmi les quelque 15 % d'étrangers, il y a, par ordre décroissant, 12 041 Italiens, 2 893 Marocains, 2 306 Français, 2 239 Turcs, 1 643 Roumains, 1 533 Algériens et 1 090 Espagnols, pour les nationalités dont le nombre de représentant dépasse les 1 000.

Le graphique suivant reprend sa population résidente au 1er janvier de l'année[42].

Les chiffres des années 1846, 1900 et 1947 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.

  • Source : DGS - Remarque: 1806 jusqu'à 1970=recensement; depuis 1971=nombre d'habitants chaque 1er janvier[43]

Aire métropolitaineModifier

Charleroi Métropole se situe dans un bassin de vie[44] de 600 000 habitants constitué de 29 communes s’étirant de Seneffe, au Nord, à Couvin, au Sud. Ce territoire se dessine à la fois par rapport aux liens interpersonnels de ses habitants mais aussi selon la trame hydrographique et géologique de son paysage.

Immigration flamandeModifier

La présence actuelle de nombreuses personnes d'ascendance flamande à Charleroi s'explique en grande partie par la venue de travailleurs flamands aux XIXe et XXe siècle. En effet, la révolution industrielle permet fortement à Charleroi de se développer et de prospérer à partir du XIXe siècle et provoque un exode rural en Belgique, notamment des agriculteurs flamands qui veulent quitter la Flandre et sa grande précarité. Cette main-d'œuvre profite à Charleroi qui en a besoin pour ses mines, verreries et sidérurgies. Selon les recensements linguistiques organisés au XIXe par l’État belge, 9 044 flamands vivent à Charleroi en 1866 et 26 986 en 1910. Ce grand nombre de flamands en Wallonie entraîne la construction de quartiers flamands et la création d’associations comme "Werk Der Vlamingen" (association catholique qui soutenait les flamands installés en Wallonie). On comptait également à l'époque, de nombreux navetteurs qui effectuaient chaque jour le trajet entre leur domicile en Flandre et leur lieu de travail en Wallonie. Cette migration flamande explique donc pourquoi on retrouve des patronymes flamands à Charleroi[45].

Immigration italienneModifier

ÉconomieModifier

 
Haut-fourneau de Duferco (Marcinelle).
 
Dimanche, jour de marché à la Ville-Haute (place Charles II).

Deuxième agglomération wallonne et première commune, Charleroi est un pôle économique important. Traditionnellement, trois secteurs constituaient l'essentiel de l'activité économique : le charbon, la sidérurgie et le verre. Si le charbon a définitivement disparu, les industries sidérurgique et verrière se sont restructurées et modernisées et occupent toujours une place importante. Ainsi, Industeel, filiale d'Arcelor est un leader mondial dans les aciers spéciaux et inoxydables, l'aciérie électrique de Thy-Marcinelle (groupe Riva) produit du fil d'acier, AGC Automotive, filiale de Asahi Glass, est active dans le secteur du vitrage automobile.

Plus récemment d'autres secteurs se sont développés, principalement l'aéronautique (SABCA, SONACA), la logistique, l'imprimerie et les biotechnologies. L'industrie aéronautique et spatiale se développe rapidement autour de l'aéroport de Charleroi-Bruxelles-Sud avec la fondation de deux centres de recherche universitaires : le Centre d'Excellence en Technologies de l'Information (CETIC) servant comme centre d'expertise pour l'élaboration d'entreprises wallonnes et fondé par l'UCLouvain avec les universités de Namur et de Mons[46], ainsi que le Cenaero[47] (Centre de recherche en aeronautique) de l'ULiège, l'UCLouvain et l'ULB[48]. L'Aéropole accueille de surcroît plusieurs spin-off de l'ULB et de l'UCLouvain[49].
C'est également à Gosselies, que se trouvait la plus importante usine du groupe Caterpillar, hors États-Unis.

À Marcinelle, les activités de ACEC, un des plus puissants groupes industriels européens actif dans les domaines des constructions électriques lourdes et de l'électronique industrielle et spatiale avant 1970, ont été absorbées et continuées par les groupes Alcatel, Alstom et Nexans.

Le commerce de centre ville souffre depuis les années 1990, comme dans beaucoup de grandes villes, d'une nette désaffection au profit de centres commerciaux en périphérie, plus faciles d'accès et offrant de nombreuses places de parking. Grâce à sa politique de bas prix et sa flexibilité, l'artisanat du bâtiment carolorégien trouve sa clientèle dans une aire très large (Mons, Bruxelles, Namur, Brabant Wallon).

De nombreux navetteurs quittent chaque matin la ville pour travailler à Bruxelles, le prix relativement abordable de l'immobilier les maintenant dans la région.

L'intercommunale Igretec est la structure publique spécialisée dans la promotion économique de la métropole et dans l'accueil des investisseurs. Elle joue aussi un rôle de soutien pour l'activité des PME, notamment en matière d'implantation et d'aides à l'investissement.

Distribution des revenus de 2003 (déclarés en 2004)[50]
Revenu Charleroi Belgique
<10 000 euros 26,3 % 18,2 %
>10 000 euros et <20 000 euros 43,3 % 35,7 %
>20 000 euros et <30 000 euros 16,7 % 20,9 %
>30 000 euros et <40 000 euros 6,8 % 10,2 %
>40 000 euros et <50 000 euros 3,3 % 6,1 %
>50 000 euros 3,6 % 8,9 %
Principales activités économiques en 2005[51],[50]
Secteur % du total
Industrie manufacturière 38,9 %
Commerce de gros et de détail, réparations… 37,4 %
Production d'électricité, de gaz et d'eau 6,8 %
Construction 5,9 %
Immobilier, location et services aux entreprises 5,1 %
Transports, entreposage et communications 2,2 %
Hôtels et restaurants 1,2 %
Autres 2,3 %

Transport et mobilitéModifier

Au cœur d'un nœud autoroutier, ferroviaire et de voies hydrauliques très dense, Charleroi est idéalement desservie.

Administration et politiqueModifier

Liste des bourgmestresModifier

Liste depuis la fusion des communes.

Vie politiqueModifier

Les élections organisées en 1976 à la veille de la fusion des communes mettent en place une majorité absolue du Parti socialiste et Lucien Harmegnies, ancien ministre et jusqu'alors bourgmestre de Marcinelle deviendra le premier bourgmestre de la nouvelle entité.

Cette majorité sera renforcée par deux fois, en 1982 et en 1988, quand Jean-Claude Van Cauwenberghe devient bourgmestre. La Ville sera sous gouvernance socialiste absolue pendant 30 ans.

En 2005, de nombreuses affaires judiciaires mettent en cause des élus communaux de Charleroi. Le retentissement et l'impact sont importants aux niveaux local, régional et même national. Elio Di Rupo, président du PS attribue même à celles-ci[56] la défaite de son parti lors des élections législatives du 10 juin 2007.

Au niveau local, le PS perd la majorité absolue lors des élections communales du 8 octobre 2006.

La tripartite PS, MR, CDH, mise en place le soir des élections[57] avec comme bourgmestre Léon Casaert, durera jusqu'au , date à laquelle les deux échevins MR, Olivier Chastel et Philippe Sonnet, décident de quitter la majorité[58] à la suite de ce qu'ils nomment un « manque de loyauté » du PS de Charleroi dans le problème du départ forcé de Jean-Pol Demacq, échevin PS inculpé de faux et usage de faux par fonctionnaire public[59]. Ce dernier présente également sa démission. Les trois démissions seront entérinées lors d'une réunion extraordinaire du Conseil communal le .

Le , au lendemain des élections législatives fédérales, Elio Di Rupo, président du PS, annonce la mise sous la tutelle de Paul Magnette, de l'Union socialiste communale de Charleroi. Il demande par ailleurs la démission du bourgmestre et de tous les échevins PS de Charleroi. Ce sera fait le lendemain, date à laquelle l'ensemble du collège, y compris l'échevin cdH Jean-Jacques Viseur, démissionne.

Un nouvel accord de majorité est signé et le nouveau collège installé le [52]. Le PS obtient sept échevins dont le président du CPAS ; le MR, deux échevins ; le CDH, un échevin plus le poste de bourgmestre qui va à Jean-Jacques Viseur[60].

À la suite de la démission de Jean-Jacques Viseur pour des raisons médicales, Éric Massin devient bourgmestre le . Un nouveau pacte de majorité est voté et le collège communal remanié[53].

Lors des élections d'octobre 2012, le PS, sous la conduite de Paul Magnette, retrouve la majorité absolue au conseil communal. Paul Magnette, élu bourgmestre, choisit cependant d'ouvrir la majorité et de reconduire la coalition PS, MR et cdH[55].

Élections communales de 2018Modifier

Parti Voix % +/- Sièges +/- Collège
PS 40 884 41,29   6,40 %
26  /  51
  4 Oui
PTB 15 572 15,73   12,30 %
9  /  51
  8 Non
MR 11 092 11,20   5,08 %
6  /  51
  3 Non
C+ (tendance cdH)[61] 7 539 7,61   2,98 %
4  /  51
  2 Oui
Ecolo 7 317 7,39   0,02 %
3  /  51
  0 Oui
DéFI 5 120 5,17   3,36 %
2  /  51
  2 Non
PP 4 494 4,54 Nv.
1  /  51
  1 Non
Autres 7 007 7,08   0,02 %
0  /  51
  0
Total 99 025 100 51   0 33

Conseil et collège communal 2018-2024Modifier

Collège[62]
Bourgmestre Paul Magnette (PS)
Échevins Julie Patte (PS)
Éric Goffart (C+)
Xavier Desgain (Ecolo)
Françoise Daspremont (PS)
Mahmut Dogru (PS)
Babette Jandrain (PS)
Karim Chaïbai (PS)
Thomas Parmentier (PS)
Laurence Leclercq (PS)
Président du CPAS Philippe Van Cauwenberghe (PS)
 
Paul Magnette, bourgmestre de Charleroi, à l'hôtel de Ville.

Résultats des élections communales depuis 1976Modifier

Parti 10-10-1976[63] 10-10-1982 9-10-1988 9-10-1994 8-10-2000 8-10-2006[64] 14-10-2012[65] 14-10-2018[66]
Voix / Sièges % 51 % 51 % 51 % 51 % 51 % 51 % 51 % 51
PS 49,11 27 53,34 32 63,78 37 53,97 32 51,37 30 38,43 23 47,69 30 41,29 26
PRL1/MR2 10,851 5 15,991 9 11,711 5 11,391 6 - 24,642 14 16,282 9 11,202 6
PRL-MCC - - - - 16,15 8 - - -
PSC1/CDH2 15,351 8 11,231 6 12,381 6 11,591 6 9,611 4 11,42 6 10,592 6 -
ECOLO - 6,03 2 7,6 3 6,27 2 11,38 6 8,12 4 7,37 3 7,39 3
PTB1/PTB+2 0,321 0 0,291 0 0,431 0 1,271 0 1,331 0 2,12 0 3,422 1 15,731 9
FDF1/DéFI2 - - - - - - 1,811 0 5,172 2
C+ - - - - - - - 7,61 4
PP - - - - - - - 4,54 1
RW 19,17 10 - 0,83 0 - - - 0,92 0 -
RWF - - - - 1,09 0 - - -
PCB1/PC2 4,411 1 3,821 1 2,442 0 - - - - -
UDRT - 1,69 0 - - - - - -
FN - 0,74 0 0,4 0 10,5 5 6,9 3 - - -
VIVANT - - - - 2,17 0 0,82 0 - -
WALLON - 4,48 1 - - - 1,14 0 - -
RPW - 1,65 0 - - - - - -
GU - - - 1,2 0 - - - -
SAMUEL - - - 1,64 0 - - - -
VIE - - - 1,64 0 - - - -
Front-Nat. - - - - - 9,51 4 - -
FNationale - - - - - 2,7 0 - -
FN-Belge - - - - - - 5,78 2 -
FNW - - - - - - 1,98 0 -
NATION - - - - - - 1,16 0 -
Wall.d'Abord! - - - - - - 1,09 0 -
La Droite - - - - - - - 2,61 0
OXYGENE - - - - - - - 1,51 0
AGIR - - - - - - - 1,34 0
NWA-NATION - - - - - - - 1,28 0
CA - - - - - - - 0,34 0
Autres(*) 0,78 0,74 0,43 0,54 - 1,13 1,91 -
Bulletins déposés 135525 124898 119471 116777 116018 121275 112289 112512
Participation % 88,74 87,65 86,4 88,65 82,58 84,64
Blancs et nuls % 5,46 6,42 6,42 6,62 9,24 8,08 10,34 11,99

(*)1976: Divers 76 1982: FRNAT, MRW 1988: PCN, POS 1994: LCBCV, PCN, PSN 2006: FNB, Unie 2012: DN, Front-Gauche, NWA

EnseignementModifier

Maternel et primaireModifier

Charleroi possède 51 écoles maternelles et primaires, réparties dans l'ensemble des sections de l'entité.

SecondaireModifier

Les écolesModifier

Le réseau libre (catholique) :

Le réseau officiel :

  • Athénée royal Jules Destrée.
  • Athénée royal Vauban, anciennement « Lycée Royal de Charleroi », réservé aux jeunes filles ;
  • Athénée royal Ernest Solvay (anciennement « Athénée royal de Charleroi », réservé aux garçons, c'est la première école secondaire fondée à Charleroi ;
  • L'Institut Jean Jaurès. L’Université du Travail Paul Pastur, enseignements technique et professionnel. UTPP.
  • L'Institut communal d'Enseignement technique (ICET, Garenne).

Le réseau privé :

  • École Tagnon (Esthétique).

Académies :

  • Conservatoire Arthur Grumiaux ;
  • Académie des Beaux-Arts Alphonse Darville.

SupérieurModifier

Hautes écolesModifier

La ville abrite également deux hautes écoles : la Haute École Louvain en Hainaut (HELHa)[68] sur plusieurs implantations : l'École de la Providence de Gosselies, l'école normale de Loverval, l'IESCA à Gilly et Montignies-sur-Sambre, les Aumôniers du Travail, l'école sociale de Charleroi à Montignies-sur-Sambre ; ainsi que la HEPH-Condorcet.

Charleroi accueille de nombreux étudiants français dans la catégorie paramédicale, notamment dans les sections de Montignies-sur-Sambre et Marcinelle comme l'Institut Pédagogique et Social de Marcinelle, l'Institut Provincial de Kinésithérapie de Nursing et d'Ergothérapie (IPKNE) faisant tous deux partie de la HEPH-Condorcet, ainsi que l'IESCA ou l'école normale de la Providence (éducateurs spécialisés), faisant partie de la HELHa.

UniversitésModifier

Depuis 1966, la ville abrite une implantation de l'université catholique de Louvain, l'UCLouvain Charleroi, désormais établie sur deux sites : la Maison Georges Lemaître se situe au centre-ville, alors que la Louvain School of Management offre des formations à Montignies-sur-Sambre.

Depuis quelques années, Charleroi accueille de surcroît des activités décentralisées de l'ULB, l'Université de Mons ou encore l'Université de Namur.

Dans le cadre des fonds FEDER, un campus des sciences, des arts et des métiers est en cours de réalisation.

En effet, la ville de Charleroi accueille depuis juin 2014 le siège de l’Université ouverte de la Fédération Wallonie-Bruxelles, en abrégé UO. Il s’agit d’une plateforme qui vise à soutenir le développement et l’organisation d’activités d’apprentissage relevant de l’enseignement supérieur et universitaire dans une logique de formation tout au long de la vie.

L'Université ouverte a notamment pour objectif d’encourager, d’organiser et de promouvoir la collaboration entre les établissements d’enseignement supérieur (universités, hautes écoles, écoles supérieures des arts et établissements de promotion sociale) afin de favoriser l'accès ou la reprise d’études supérieures pour le plus grand nombre en tenant compte des contraintes et des parcours de vie individuels. L'institution est établie à la Caserne Trésignies, avenue Général Michel, 1B à Charleroi mais devrait rejoindre à terme le Campus qui prendra ses quartiers dans le bâtiment Zénobe Gramme.

 
Caserne Trésignies abritant l'Université ouverte.


SportModifier

Principales équipesModifier

 
Une tribune du stade de football rénovée aux couleurs des zèbres.

La ville de Charleroi accueille plusieurs équipes sportives de renom, dont le Royal Charleroi Sporting Club (football) qui évolue en division 1, et le Spirou Basket Club qui évolue parmi les meilleurs du championnat national et dispute régulièrement les compétitions européennes. Le club de tennis de table du Royal Villette Charleroi, vainqueur à plusieurs reprises de la Ligue des champions, a compté dans ses rangs des joueurs d'exception comme Jean-Michel Saive, champion d'Europe, vice-champion du monde, et numéro 1 mondial.

Événements sportifsModifier

  • Tournoi international de tennis pour juniors : l'Astrid Bowl.
  • Course à pied des 10 Miles.
  • Gala international de boxe française : Savate Carolo Trophy.
  • Charleroi a accueilli l'Euro 2000 de football.

Charleroi s'est porté candidat dans le cadre de la candidature belgo-néerlandaise à l'organisation de la coupe du monde de football de 2018[69].

InfrastructuresModifier

 
La piscine Hélios après rénovation.

La ville dispose :

  • de plusieurs centres sportifs et stades de grandes dimensions ;
  • de plusieurs petits bassins ainsi que d'une piscine de dimension olympique : L'Hélios conçue par le Bureau d'étude de la Ville, dont les travaux ont débuté en 1973 et qui ouvrit ses portes en 1976. La piscine ferme en 2006 à la suite de nombreux problèmes techniques[70]. Sept ans plus tard, après d'importants travaux pour un budget total de 12 millions d'euros[71], l'Hélios, disposant de techniques de pointe, rouvre ses portes au public.

CultureModifier

MuséesModifier

 
BPS 22 - Province de Hainaut.
  • Le site le plus visité de Charleroi est le site minier du bois du Cazier, à Marcinelle. Il abrite :
    • un musée consacré à la catastrophe du 8 août 1956 ;
    • un musée à la gloire du passé industriel de Charleroi ;
    • le musée du Verre ;
    • des ateliers de forgerons.
  • Musée de la photographie.
  • BPS22, musée d'art de la Province de Hainaut.
  • Musée des Beaux-Arts.
  • Musée Jules Destrée.
  • Musée archéologique.
  • Musée des Chasseurs à pied.
  • Centre de Culture scientifique (CCS) de l'ULB[72].

Traditions et folkloreModifier

DanseModifier

Dans la mouvance de l'implantation à Charleroi en 1957 de ce qui deviendra plus tard le Ballet royal de Wallonie, la ville de Charleroi a connu depuis 1970 un très vif engouement pour la danse classique et contemporaine, avec la création de nombreuses écoles de danse privées et même de compagnies semi-professionnelles comme Carolo King Ballet.

Le Ballet royal de Wallonie a été dissous en 1990, à la mort de son directeur artistique Jorge Lefebre pour faire place à une entité intégralement contemporaine : Charleroi/Danses, Centre chorégraphique de la Communauté française.

ThéâtreModifier

  • Comédie Centrale dans la rue du Grand Central à Charleroi.
  • Théâtre de l'Ancre à Charleroi.
  • Théâtre Marignan (Cabaret 2000) au boulevard Tirou à Charleroi.
  • Petit Théâtre de la Ruelle à Lodelinsart.
  • Le Poche dans la rue du Fort à Charleroi.

Salles de spectaclesModifier

 
Palais des beaux-arts de Charleroi.

MédiasModifier

 
Le bâtiment Médiasambre, situé place de la digue à Charleroi, abrite les studios de la RTBF et de Télésambre.

TourismeModifier

Charleroi dispose de nombreux lieux d'intérêt autour de différents thèmes : urbanité, ruralité, artisanat, agriculture, tourisme, folklore et spécialités locales.

  • Le BPS-22, le musée d’art de la province du Hainaut se trouve dans un ancien hall industriel dans lequel on formait aux métiers de l’industrie au début du siècle dernier[73].
  • Centre international d'édition de la bande dessinée (Éditions Dupuis), Charleroi qui a vu éclore de nombreux talents de dessinateurs sous la houlette de sa célèbre école de Marcinelle, a vu naître des personnages illustres du neuvième art tels que Spirou et Fantasio, le Marsupilami, Boule et Bill, et Lucky Luke, dont les statues polychromes ornent la ville.

PromenadesModifier

Le paysage carolorégien est plutôt post-industriel et animé par de nombreux terrils, qui donnent une vision post-apocalyptique à certains endroits. C’est le témoignage du passé industriel de la ville qui sert de décor, avec notamment le site de Carsid[74] et le haut fourneau numéro 4 que les carolos tentent de préserver[75],[76],[77]. Certains vestiges d'un long passé minier, et de nombreux parcs communaux de la métropole ont été réaménagés en espaces de détente et d'évasion, constituant parfois de superbes réserves naturelles NB : du haut de ces terrils, on peut découvrir un vaste panorama de la métropole. Ces terrils sont traversés par le Réseau RAVeL. Idéal pour des balades à pied, à cheval ou équipé d'un vélo. La Maison du Tourisme du Pays de Charleroi organise régulièrement des promenades guidées (dont une promenade photo le long du chemin de halage)[78].

Il existe aussi un itinéraire de randonnée balisé GR 412, la Boucle noire, qui chemine sur 22 km en passant par les terrils, où la nature a repris ses droits[79],[80].

ÉvénementsModifier

Fréquemment, des festivals ou concerts de musiques sont organisés dans les nombreux cafés de la ville, comme le Carolo Musique Rally. Chaque année, fin juin, se tient également une des plus grandes brocantes de Belgique, à savoir, brocante des Quais de Charleroi qui dure 24 heures.

La City Parade, grand rassemblement de musiques électroniques, a été plusieurs fois organisée dans les rues de la cité. Les deux dernières éditions (2014 & 2015) s'y sont par ailleurs déroulées.

Depuis 1995, la ville accueille chaque année au printemps la plus grande compétition scoute de Wallonie : la Scout Silver Cup. De 1995 à 2009, elle se déroulait dans le centre-ville, dans l'enceinte du Collège du Sacré-Cœur et le parc reine Astrid, puis a déménagé au Centre de Délassement de Marcinelle. Depuis la rénovation de ce dernier, elle se déroule désormais au Collège Saint-Michel de Gosselies.

Le street art s’intègre de plus en plus dans le paysage urbain de Charleroi qui organise depuis 2014 la biennale « Asphalte », un festival dédié à l’art urbain ou encore les festivals Urban Dream. Des artistes internationaux ont créé des fresques monumentales à découvrir dans la ville[81],[82].

LittératureModifier

Patrimoine architecturalModifier

Ensemble du patrimoine classé à Charleroi (ville avant fusion).

L'Hôtel de Ville et le beffroiModifier

 
L'hôtel de ville, vu depuis la place Charles II.
 
Beffroi de Charleroi vu depuis la place du Manège.

L'Hôtel de Ville de Charleroi, est un vaste bâtiment éclectique mêlant Classicisme et Art déco construit par les architectes Jules Cézar en collaboration avec Joseph André, inauguré en 1936. L'ensemble forme un vaste quadrilatère comprenant un beffroi d'une hauteur de 70 mètres.

L'église Saint-ChristopheModifier

 
L'église Saint-Christophe, vue depuis la place Charles II.

Chapelle de garnison à l'origine (1667), l'église sera plusieurs fois abîmée et restaurée avant d'être fortement transformée et agrandie en 1956.

Le Passage de la BourseModifier

 
Passage de la Bourse.

Imaginée par l'architecte Le Graive et réalisée de 1890 à 1893, cette galerie courbe est l'ensemble de tradition classique le plus remarquable de Charleroi[83].

Art nouveau à CharleroiModifier

La maison doréeModifier

 
Charleroi, Maison Dorée, sgraffite « Soleil », par Gabriel van Dievoet, 1899.

Remarquable pour les sgraffites dorés qui en ornent les façades (chardons stylisés et soleil), et qui lui ont donné son nom.
Elle fut édifiée en 1899 par l'architecte Alfred Frère et acquise en 1906 par les industriels verriers Chausteur. Propriété du docteur Léon Lempereur en 1952, elle deviendra ensuite un restaurant (1993) avant d'être achetée par la Ville de Charleroi (1999). Classée en 1993, elle sert actuellement de local à l'Association de la Presse.

La maison LafleurModifier

 
Maison Lafleur.

La maison Lafleur est une habitation de style Sécession viennoise. Construite en 1908 par Joseph Charon, elle a été rénovée dans les années 1990 par Paul Warin et Luc Schuiten, qui lui ajoutent un second corps en retrait conçu dans le même esprit.

Université du Travail Paul PasturModifier

Autres monuments classésModifier

Patrimoine artistiqueModifier

Personnages célèbresModifier

ArtistesModifier

ArchitectesModifier

ÉcrivainsModifier

Peintres, dessinateurs, sculpteursModifier

MusiciensModifier

Politiques, militants et juristesModifier

  • Léon Houtart (1817-1889), homme politique et industriel, député de Charleroi où il est né.
  • Jules Destrée (1863-1936), homme politique, natif de Marcinelle, publie sa Lettre au Roi sur la séparation de la Wallonie et de la Flandre (1912).
  • Paul Pastur (1866-1938), homme politique, fondateur de l'enseignement provincial du Hainaut, né à Marcinelle et mort à Charleroi.
  • Émile Vandervelde (1886-1938), homme politique, docteur en droit, en sciences sociales et en économie politique, député de Charleroi (1894-1900).
  • Élie Baussart (1887-1965), homme de lettres, syndicaliste de la gauche chrétienne et un militant wallon, penseur du régionalisme, directeur de La Terre wallonne, né à Couillet.
  • Marlise Ernst-Henrion (1914-2011), juriste spécialisée dans le droit de la famille, le droit des femmes et le droit des enfants, Déléguée de la Belgique à l’Association générale des Nations unies (1966), née dans la commune.
  • Jean Van Lierde (1926-2006), natif de Charleroi, militant pacifiste et antimilitariste, refuse d'accomplir son service militaire. Il a joué un rôle important dans la reconnaissance du statut d'objecteur de conscience en Belgique.
  • Jean Lemaigre, ancien bâtonnier de l'ordre des avocats du barreau de Charleroi.
  • Pierre Carette (1952-), terroriste et militant marxiste-léniniste, principal dirigeant des Cellules communistes combattantes (CCC), né à Charleroi.

Entrepreneurs et industrielsModifier

ReligieuxModifier

ScientifiquesModifier

SportifsModifier

  • Jean-Marie Prévost (1918-1997), footballeur et entraîneur français, est mort à Charleroi.
  • Régis Genaux (1973-2008), footballeur et entraîneur, né dans la commune.
  • Grégory Dufer (1981-), joueur de football international, né dans la commune.

JumelagesModifier

Charleroi et ses sections sont jumelés[84],[85] avec :

 
Villes jumelées avec Charleroi et ses sections. 
Villes jumelées avec Charleroi et ses sections. 
VillePaysPériode
Casarano[86] Italie
 Donetsk[86],[87] Ukrainedepuis
Follonica[86] Italiedepuis
 Himeji[86] Japondepuis
 Hirson[86] Francedepuis
Manoppello[86] Italiedepuis
 Pittsburgh[86] États-Unis
 Saint-Junien[86] Francedepuis
 Schramberg[86] Allemagnedepuis
 Sélestat[86] Francedepuis
 Waldkirch[86] Allemagne

Villes sœursModifier

Charleroi, ville de Pennsylvanie près de Pittsburgh aux États-Unis, 5 000 habitants, a été nommée ainsi en l'honneur de sa grande sœur belge. Une localité située dans l'État de Victoria, en Australie, porte également le nom de Charleroi.

Notes et référencesModifier

  1. Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne), p. 31
  2. À ne pas confondre avec les Carolomacériens, habitants de Charleville-Mézières, eux aussi couramment appelés Carolos.
  3. « La Wallonie, entité fédérée », sur mrw.wallonie.be (consulté le )
  4. Jean-Yves Huwart, Le second déclin de la Wallonie : En Sortir, Racines, , 172 p. (ISBN 978-2-87386-509-2, lire en ligne), p.19 ligne 22-28
  5. « CHARLEROI MÉTROPOLE UN SCHÉMA STRATÉGIQUE 2015-2025 » [PDF], sur charleroi-bouwmeester.be, (consulté le ), p. 19
  6. « Charleroi Métropole 2015 », sur charleroi-bouwmeester.be, (consulté le ) : « Charleroi doit offrir la fluidité d’une métropole en accord avec son temps, en répondant aux préoccupations urbaines essentielles que sont la mobilité, la convivialité des espaces publics, la proximité des espaces verts, les typologies d’habitat adapté à la vie en ville et, sur le territoire, l’organisation des grandes fonctions métropolitaines et la révélation de paysages justes et forts. »
  7. Charleroi métropole : un schéma stratégique 2015-2025, , 317 p. (ISBN 978-2-9601783-0-2, lire en ligne), p. 79
  8. Contrat de rivière, Sambre & affluents
  9. (nl-BE) Atlas topographique Belgique : 1:50 000, Bruxelles, Tielt, Institut géographique national, Lannoo, Touring, , 2e éd., 364 p. (ISBN 90-209-4853-9 et 90-209-4853-9), p. 206-207
  10. « Stratégie nationale de la Belgique pour la biodiversité 2006-2016 »
  11. « Les terrils dévoilent leur biodiversité à la Maison du Tourisme du Pays de Charleroi »
  12. « SGIB 2638 - Terril des Viviers »
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  17. Le texte latin complet dit : "Dis tertia septembris excellentissimus Franciscus de Moura Marchio de Castello Rodrigo fundatur Caroloregivm. tertiae septembris 1666." Soit, en français : "Le trois septembre 1666, son Excellence François de Moura, Marquis de Castello Rodrigo, a fondé Charleroi." (in René-P. Hasquin, De Charnoy-village à Charleroi-Métropole, Éditions Labor, Bruxelles, 1969, p. 156.)
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Voir aussiModifier

 
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Articles connexesModifier

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BibliographieModifier

  • Caroloregium valde concelebratur : 1666-1966 : Bilan de trois siècles d'histoire locale, publié par l'administration communale de Charleroi à l'occasion du tricentenaire de la fondation de la ville, Charleroi, , 548 p.
  • Collectif, Charleroi 1666-2016 : 350 ans d'histoire des hommes, des techniques et des idées (Actes de colloque, Charleroi, 23 et 24 septembre 2016), Bruxelles, Académie royale de Belgique, coll. « Mémoires de la Classe des Lettres / IV-XV » (no 2115), , 416 p. (ISBN 978-2-8031-0573-1).
  • Libre-sur-Sambre : Charleroi sous les révolutions 1789-1799, Bruxelles, Crédit Communal, , 136 p. (ISBN 2-87193-085-6)
    Cet ouvrage a été édité à l'occasion de l'exposition « Libre-sur-Sambre, Charleroi sous les révolutions 1789-1799 », organisée par la Ville de Charleroi avec la collaboration du Crédit Communal. Exposition présentée au Musée du Verre, à Charleroi, du 23 septembre au 10 novembre 1989
  • Le patrimoine monumental de la Belgique, vol. 20 : Wallonie, Hainaut, Arrondissement de Charleroi, Liège, Pierre Mardaga, éditeur, , 602 p. (ISBN 2-87009-588-0, lire en ligne)
  • Maurice-A. Arnould, Le plan relief de Charleroi, Bruxelles, Crédit Communal, coll. « Histoire in-4° », , 68 p. (ISBN 2-87193-006-6)
  • Anne-Catherine Bioul, Alain Dauchot et Jean Alexandre Pouleur, Charleroi, ville d'architectures : Du Temps des Forteresses aux Années Folles 1666-1940, Bruxelles, Atelier Ledoux, Espace Environnement, , 104 p.
  • Pierre Burssens et Bernard Parée (ill. Jacques Raes), Charleroi, une ville aux carrefours de l'histoire, Charleroi, Willy Seron, éditeur, , 64 p.
    Histoire de Charleroi en B.D. produite par le département de l'information de la Ville de Charleroi
  • Jean-Marie Duvosquel (dir.), Valenti Vermeersch (dir.), Chantal Lemal-Mengeot, Patrica Vanerck, Raymond Brulet, Jean-Louis Delaet et Georges Vercheval, Musées de Charleroi, Bruxelles, Crédit Communal, coll. « Musea Nostra » (no 17), , 128 p.
  • Jean Everard, Monographie des rues de Charleroi, Charleroi, Collins, , 223 p., In-12
  • Jean Fichefet, Charleroi - Étude de Géographie urbaine, Charleroi, Librairie de la Bourse, , 218 p.
  • Hervé Hasquin, Une mutation, le « Pays de Charleroi » aux XVIIe et XVIIIe siècles : Aux origines de la Révolution industrielle en Belgique, Bruxelles, Éditions de l'Institut de Sociologie de l'Université Libre de Bruxelles, , 383 p. (lire en ligne [PDF])
  • René-Pierre Hasquin, De Charnoy-village à Charleroi-Métropole, Bruxelles, Labor, , 394 p.
  • Émile Lempereur (préf. Lucien Harmegnies), Charleroi à cœur ouvert, Paris-Gembloux, Duculot, coll. « Des villes & des hommes », , 192 p. (ISBN 2-8011-0166-4)
  • Michel Poulain (dir.), Ville de Charleroi - Atlas géostatistique des quartiers, Charleroi,
  • Pierre-Jean Schaeffer, Charleroi 1830-1994, Histoire d'une Métropole, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Quorum, , 466 p. (ISBN 2-930014-42-3)