Liste d'États disparus

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Cette liste de pays ou d'États disparus prend en compte les formations étatiques qui, à un moment ou un autre de leur histoire, ont été souveraines, mais ont cessé de l'être depuis[1]. Les raisons provoquant la disparition d'un État indépendant sont multiples : conquête par un autre État, vassalisation, colonisation, intégration pacifique, fusion, effondrement, dislocation, scission, démembrement, changement de constitution, de régime politique et de nom[N 1].

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SourcesModifier

  1. Sources principales : Bjorn Berge, Atlas des pays qui n'existent plus, Autrement, 2019, et Jean-Claude Rolinat, Dictionnaire des États éphémères ou disparus de 1900 à nos jours. Éditions Dualpha, coll. « Vérités pour l'histoire », Coulommiers, 2005. 514 p., 21 cm. (ISBN 2-915461-40-6).

NotesModifier

  1. Cette liste contient des entités politiques s'auto-gouvernant à des périodes où les notions de « souveraineté » et d'« État indépendant » n'avaient pas forcément le sens qu'elles ont au XXIe siècle : à titre d'exemple, la Bourgogne, comprenant le duché de Bourgogne et le cercle de Bourgogne, était de fait un État médiéval indépendant pourvu de ses propres souverains, armée, politique étrangère, mais de droit le duché relevait du royaume de France et le cercle du Saint Empire romain germanique, de sorte que selon les critères actuels, la Bourgogne médiévale ne saurait être considérée comme un État souverain.
  2. L'historiographie arménienne inclut habituellement l'Ourartou dans l'histoire de l'Arménie, mais le caractère arménien de cette civilisation est incertain et débattu ; divers auteurs pensent que les Ourartéens n'étaient peut-être pas, comme les Arméniens, des Indo-Européens, mais des Hourrites : cf. Gerndt Wilhelm, (en) « Urartian », dans Roger D. Woodard (dir.), The Ancient Languages of Asia Minor, Cambridge University Press, 2008, p. 105-123.
  3. L'Armorique gauloise n'était pas un État, mais comptait plusieurs nations celtiques : les Ambibares, les Caletes, les Coriosolites, les Lémovices, les Osismes, les Riedones et les Unelles : cf. César, Guerre des Gaules, VII, 75, et Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et dictionnaire, Laffont, 2000, Ve Armorique, page 427.
  4. L'Autriche-Hongrie figure dans de nombreuses sources secondaires sous les dénominations de « Double-Monarchie », « Monarchie danubienne », « Empire d'Autriche » (que les historiens emploient pour la période allant de 1804 à 1867) ou « Monarchie des Habsbourg » (que les historiens emploient pour la période antérieure à 1804)
  5. La République batave est une République-sœur et un État satellite de la première république française puis de l'Empire napoléonien (qui finit par l'absorber) durant les guerres de la Révolution française et les guerres napoléoniennes
  6. Le Bénévent est un État satellite de la première république française puis de l'Empire napoléonien durant les guerres de la Révolution française et les guerres napoléoniennes
  7. La tradition bulgare et de nombreuses sources secondaires simplifient l'histoire du pays en « Premier Empire bulgare » (681-1018), « Second Empire bulgare » (1185–1422) et « Royaume de Bulgarie » (1878-1946), mais les historiens définissent davantage de périodes : le véritable premier empire bulgare est l'ancienne Grande Bulgarie (632–668), suivi par le khanat bulgare du Danube (681–864) transformé en Tsarat de Bulgarie (865–1018), couramment mais improprement désignés comme « Premier Empire bulgare » ;
    le Royaume Bulgaro-Valaque (1186-1280) et ses États-successeurs les tsarats de Tarnovo et de Vidin (1281–1396), la principauté de Valachie (à partir de 1330) et le despotat de Dobroudja (1340-1396), couramment mais improprement désignés comme « Second Empire bulgare » ;
    il faut en outre compter le Khanat bulgare de la Volga (965-1236).
  8. Jusqu'en 1557, les historiens appelaient l'Empire byzantin Romanie, comme par exemple dans les Assises de Romanie : voir le vocabulaire des croisades et de la reconquista. Le terme « byzantin » ne s'est vraiment imposé qu'à partir du XVIIIe siècle. De nombreuses sources secondaires désignent cet empire simplement par le nom « Byzance » que les historiens réservent à la colonie grecque antique de ce nom, avant sa transformation en capitale impériale sous le nom de Constantinople.
  9. La Cilicie anatolienne antique ne doit pas être confondue avec le royaume arménien de Cilicie médiéval
  10. Les républiques Cisalpine et Italienne sont des Républiques sœurs de la première république française durant les guerres de la Révolution française
  11. Les républiques Cispadane et transpadane sont des Républiques sœurs de la première république française durant les guerres de la Révolution française
  12. Le Commonwealth d'Angleterre du XVIIe siècle ne doit pas être confondu avec l'actuel Commonwealth
  13. La République corse a été proclamée par Pascal Paoli en juillet 1755, conquise en 1769 par la France qui avait acheté en 1768 (Traité de Versailles) des droits temporaires sur l'île à la République de Gênes
  14. La République de Crimée est un État sécessionniste d'Ukraine, non reconnu sauf par la Russie à laquelle elle a été rattachée au bout d'une semaine d'existence
  15. Le Royaume du Danemark et de Norvège incluait le Danemark, la Norvège, des territoires aujourd'hui suédois, les dépendances norvégiennes d'Islande, du Groenland et des îles Féroé ; succédant à l'Union de Kalmar, les deux royaumes conclurent entre eux une union personnelle de 1536 jusqu'en 1814
  16. La Gaule n'était pas un État, mais comptait plusieurs nations celtiques (voir liste des peuples gaulois et aquitains) ; cf. César, Guerre des Gaules et Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et dictionnaire, Laffont, 2000
  17. La République helvétique est un état satellite de la première république française durant les guerres de la Révolution française
  18. Le Royaume napoléonien d'Italie, avec d'anciens départements impériaux, fut un état satellite de l'Empire napoléonien
  19. Le royaume de Naples offert à Joseph Bonaparte, frère de l'Empereur, suivi par Caroline et Joachim Murat, fut un état satellite de l'Empire napoléonien
  20. L'URSS est une fédération :
    # issue des républiques soviétiques des années 1917-1922 : Russie, Lituanie-Biélorussie, Donbass, Odessa, Stavropol, Terek, Nord-Caucase, Kouban-mer Noire, Abkhazie, Transcaucasie, Khorezm, Boukhara, Extrême-Orient et Touva (elles-mêmes ayant remplacé la République russe renversée par les bolcheviks lors de la révolution d'Octobre, sauf Touva détachée de la Mongolie), et
    # formée entre 1922 et 1945 par les républiques soviétiques d'Arménie, d'Azerbaïdjan, de Biélorussie, de Carélie (jusqu'en 1956), d'Estonie, de Géorgie, du Kazakhstan, du Kirghizistan, de Lettonie, de Lituanie, de Moldavie, d'Ouzbékistan, de Russie, du Tadjikistan, du Turkménistan et d'Ukraine, qui se sont séparées en 1991.

BibliographieModifier

  • Chronique de l'Humanité. Éditions Chronique SA - Paris 1990.
  • Georges Duby, Atlas historique- Larousse - Paris 1987, (ISBN 2-03-503009-9).
  • Hans Erich Stier, Westermann Grosser Atlas zur Weltgeschichte, 1985, (ISBN 3-14-100919-8).
  • DTV Atlas zur Weltgeschichte, 1987 traduit chez Perrin, (ISBN 2-7242-3596-7), du Putzger historischer Weltatlas Cornelsen 1990, (ISBN 3-464-00176-8).
  • André et Jean Sellier, série des Atlas des Peuples à La Découverte : "Europe occidentale" : 1995, (ISBN 2-7071-2505-9), "Europe centrale" : 1992, (ISBN 2-7071-2032-4), "Orient" : 1993, (ISBN 2-7071-2222-X).
  • (hu) Kartográfiai Vállalat Szerkesztőbizottsága, Történelmi atlasz a középiskolák számára [« Atlas historique pour les collèges »], Budapest, Kartográfiai Vállalat, (ISBN 963-351-422-3).
  • Atlas istorico-geografic de l'Académie roumaine, 1995, (ISBN 973-27-0500-0).
  • Le Million- l'encyclopédie de tous les pays du monde, éditions Grange Batelière - Paris / cartes par l'Istituto geografico De Agostini - Novara 1973-1974-1975 (fort POV dans les descriptifs sociaux et économiques des pays de l'est et de Cuba, qui y sont présentés comme des paradis prospères et démocratiques).

Article connexeModifier