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Duché de Prusse
(de) 'Herzogtum Preußen'

15251701

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Le duché de Prusse (rayé) dans la seconde moitié du XVIe siècle.
Informations générales
Statut Duché sous suzeraineté de Kingdom of Poland-flag.svg Pologne (1525-1657)
Union personnelle avec la Wappen Mark Brandenburg.png Marche de Brandebourg au sein de l'Flag of Brandenburg (1660–1750).svg État de Brandebourg-Prusse (1618-1701)
Capitale Königsberg (actuelle Kaliningrad)
Langue allemand, lituanien, polonais, borusse (vieux-prussien)
Religion Luthéranisme
Histoire et événements
1519-1521 Guerre polono-teutonique : victoire polonaise.
1525 Par le traité de Cracovie (8 avril), le grand maître Albert de Brandebourg accepte de passer sous suzeraineté polonaise en tant que « duc en Prusse » (10 avril). L'État teutonique est sécularisé.
6 juillet 1525 Mandement de Réformation : adoption du luthéranisme par le duché, qui devient ainsi le premier État protestant de l'histoire.
25 septembre 1555 La paix d'Augsbourg suspend les hostilités entre les États luthériens et les États catholiques en Allemagne.
27 août 1618 Le prince-électeur de Brandebourg Jean III Sigismond hérite du duché de Prusse et forme une union personnelle : le Brandebourg-Prusse.
1618-1648 La guerre de Trente Ans ravage le Brandebourg.
24 octobre 1648 Traités de Westphalie : le Brandebourg-Prusse gagne plusieurs territoires
1655-1660 Première guerre du Nord : le Brandebourg-Prusse s'allie temporairement avec la Suède.
20 novembre 1656 Traité de Labiau : la Suède reconnait la souveraineté du prince-électeur Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg sur le duché de Prusse.
28-30 juillet 1656 Bataille de Varsovie : victoire de la Suède et du Brandebourg-Prusse contre la Pologne-Lituanie.
19 septembre 1657 Par le traité de Wehlau, le roi de Pologne renonce à sa suzeraineté sur le duché de Prusse en contrepartie de sa désunion avec la Suède. Le « duc en Prusse » Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg devient « duc de Prusse ».
16 novembre 1700 Traité de la Couronne : en échange d'une aide militaire contre Louis XIV, Léopold Ier du Saint-Empire érige le duché de Prusse en royaume.
18 janvier 1701 Frédéric III, prince-électeur de Brandebourg et duc de Prusse, devient Frédéric Ier « roi en Prusse ».
26 décembre 1701 Couronnement de Frédéric Ier de Prusse.
Duc en Prusse
(1er) 1525-1568 Albert de Brandebourg
(Der) 1640-1657 Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg

Duc de Prusse
(1er) 1657-1701 Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg
(Der) 1688-1701 Frédéric III de Brandebourg

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le duché de Prusse (Herzogtum Preußen), aussi connu comme la Prusse ducale[1] (herzogliches Preußen), est un duché héréditaire[2],[3],[4] fondé en par la sécularisation[2],[5],[6] des territoires prussiens des chevaliers teutoniques, à la suite de la conversion au protestantisme du grand-maître de l'ordre teutonique, Albert de Brandebourg-Ansbach. Premier prince à se convertir officiellement au protestantisme, il réorganise son État, en faisant un duché sécularisé, régi par des règles inspirées du protestantisme. À partir de 1618, il est lié à la marche de Brandebourg au sein d'une union personnelle nommée Brandebourg-Prusse et placée sous la souveraineté des Hohenzollern jusqu'en 1918.

Le territoire de l'ancien duché de Prusse est aujourd'hui partagé entre la Lituanie (région de Klaipėda), la Pologne (voïvodie de Varmie-Mazurie) et la Russie (oblast de Kaliningrad).

Sommaire

La fondation du duchéModifier

 
L'Hommage prussien, huile sur toile de Jan Matejko (1882), musée nationale de Cracovie. Sigismond Ier le Vieux, roi de Pologne-Lituanie, donne en fief le duché de Prusse à Albert de Brandebourg-Ansbach (1525).

Un duché vassal de la PologneModifier

La fondation du duché de Prusse résulte d'une négociation engagée par Albert de Brandebourg-Ansbach, trente-septième grand maître de l'ordre Teutonique, pour sauver les possessions de l'État teutonique qu'il dirige alors.

Le grand maître de l'ordre négocie, alors, avec Sigismond Ier de Pologne, son oncle et suzerain, un accord qui l'autorise à se convertir à la religion luthérienne et à séculariser l'État monastique des chevaliers teutoniques. Ce changement s'accompagne de la reconnaissance de la suzeraineté polonaise sur le nouveau duché[7].

En contrepartie, les territoires restés entre les mains de l'Ordre, au lendemain du traité de Thorn de 1466, changent de statut et sont alors transformés en duché héréditaire de Prusse, vassal du royaume de Pologne. Le traité de Cracovie est signé le . Albert de Brandebourg fixe alors la capitale du Duché à Königsberg. Le duché est officiellement reconnu par le suzerain polonais, à la condition du retour des droits et territoires prussiens à la Pologne en cas d'extinction de la lignée masculine du duc Hohenzollern[7].

Cette vassalité implique une forte interaction polonaise dans la vie du duché ; en effet, le roi de Pologne, suzerain du duché, constitue un recours pour les mécontents jusqu'au milieu du XVIIe siècle, parvenant parfois à imposer sa juridiction d'appel aux ducs qui se succèdent[8]. De plus, de nombreuses familles nobles sont possessionnées en Prusse et en Pologne, tandis que les guerres incessantes dans lesquelles est impliquée la Pologne, crée un appel pour les nobles prussiens, souvent engagés dans l'armée polonaise[9].


Scission de la LivonieModifier

Cet accord entraîne la scission avec l'ordre de Livonie — alors un ordre autonome au sein de l'ordre Teutonique et la perte des territoires du Nord (actuelles Estonie et Lettonie). En outre, Albert de Brandebourg se voit cité à comparaître devant la Cour de justice impériale mais il ne s'y présente pas. Il est donc mis au ban du Saint-Empire romain germanique. Mais les princes allemands — éprouvés par les tumultes de la Réforme, la révolte des paysans (Bauernkrieg) et les guerres contre l’Empire ottoman — empêchent l'application de la proscription et la colère contre lui s’apaise avec le temps.

Le premier État luthérienModifier

Conversion duc grand-maître au luthéranismeModifier

Dès 1523, Albert entretient une intense correspondance avec Luther, ce dernier exhortant le futur duc de Prusse à renoncer au catholicisme, en attaquant notamment le célibat des prêtres[10].

Durant la première moitié des années 1520, Albert, en voyage dans le Saint-Empire à la recherche de soutiens pour sa politique polonaise, côtoie les principaux tenants du courant réformateur, alors à ses débuts : il se rend à Wittenberg, rencontre Luther, qui l'incite dans un premier temps à permettre le mariage des clercs appartenant à l'ordre, puis à achever le processus de sécularisation de l'ordre à l’œuvre depuis les années 1460[11]. Dès 1524, fortement impressionné par les arguments développés par les tenants du protestantisme, le grand-maître de l'ordre Teutonique fait venir à Königsberg des proches du réformateur saxon[10].

En 1525, la paix de Cracovie entre le duché prussien et son suzerain polonais reconnaît la sécularisation, le roi de Pologne ne se trouvant pas en situation de s'y opposer efficacement[11].

Puis, la même année, nouvellement converti au luthéranisme, il entreprend, sur les conseils de Luther, la sécularisation du territoire de l'ordre dont il est le grand-maître[12]. Le nouveau duc entretient d'ailleurs avec Luther de très bonnes relations, symbolisées par l'envoi à la nouvelle université de Königsberg du fils du Réformateur pour le faire étudier la théologie[13].

Cette sécularisation n'entraîne pas de changement économique et social majeur, les anciens commandeurs teutoniques et leurs subordonnés maintiennent leurs positions, une fois leur conversion prononcée[13].

Un État luthérienModifier

Le protestantisme luthérien devient officiellement religion d'État avec le mandement de Réformation annoncé par le duc le 6 juillet 1525. Le 10 décembre de la même année, la diète de Königsberg publie le « Règlement ecclésiastique » (Kirchenordnung) à appliquer au sein de la nouvelle Église territoriale prussienne[14],[15],[16].

La conversion de la population à l'instigation du duc évite au pouvoir en place des soubresauts sociaux de grande ampleur comme la révolte des paysans et assure une grande continuité au sein du personnel religieux en place dans le duché[10] : les évêques, par exemple, sécularisent le diocèse dont ils ont la charge[13].

De plus, dès 1544, une université luthérienne est fondée à Königsberg, dont l'organisation est fortement calquée sur les préconisations de Philippe Melanchton[10]. Cette université assure au duché un rayonnement sans commune mesure avec son importance politique réelle : en effet, l'université prussienne est la seconde université protestante par sa date de fondation et assure l'influence culturelle du duché en Pologne, un certain nombre de nobles polonais et lituaniens y envoient leurs enfants, de plus, elle assure le développement de l'imprimerie dans le Nord de l'Europe[17].

Une population en majorité favorable à la RéformeModifier

Rapidement après 1525, les ducs organisent la conversion de leurs sujets au luthéranisme, ces derniers étant tenus d'avoir la même religion que leur duc.

Le luthéranisme rencontre rapidement un vif succès et les conversions se multiplient dans la population.

Le caractère massif de ces conversions connaît une conséquence inattendue : le duc prussien voit l'influence de son duché grandir auprès des habitants de Prusse royale, territoire annexé au cours du XVe siècle à la Pologne-Lituanie[17].

Le duché au XVIe siècleModifier

 
Le duché de Prusse (en hachuré) durant la seconde moitié du XVIe siècle.
 
Le Prusse ducale (en jaune) et la Prusse royale (en blanc) en 1576.

Le grand-maître, Albert de Hohenzollern-Ansbach, crée à son profit le titre de duc de Prusse[7].

Duc nouvellement créé, Albert doit affronter dans un premier temps l'hostilité polonaise, ayant refusé l'hommage dû au roi de Pologne[7]

Les premiers ducsModifier

Les premières années du règne d'Albert de Brandebourg sont prospères. Devant affronter la paysannerie, les terres et les trésors de l'Église lui permettent d'entretenir une cour somptueuse. Il encourage la promotion de l'étude en créant des écoles dans chaque ville du Duché, libère les serfs, et fait imprimer en allemand le catéchisme protestant. En 1544, malgré les oppositions, il crée l'université Albertina de Königsberg.

Cependant, cette politique suscite l'opposition des ordres prussiens, qui recherchent alors le soutien du suzerain d'Albert, notamment face à sa politique religieuse[N 1],[18].

Mais des conflits religieux et politiques internes ont rapidement raison de la santé d'Albert de Brandebourg, contraint d'abandonner quasiment le pouvoir. Son fils Albert-Frédéric étant encore mineur, il doit choisir un régent. Une fois majeur, le duc doit louvoyer face aux ordres et aux Polonais, dont les rois successifs entretiennent des liens de famille avec les ducs prussiens[18].

Le premier duc meurt de la peste à Tapiau le . Albert-Frédéric lui succède ; ayant reçu une bonne éducation, il est cependant atteint d'une aliénation mentale profonde, il meurt le sans héritier masculin.

Mise en place des institutionsModifier

Rapidement après l'érection du duché, les pouvoirs s'organisent selon un triangle institutionnel formé par le suzerain polonais, le duc prussien et les ordres[N 2],[8].

Ces ordres, représentants de la noblesse et des villes, reconnaissent son pouvoir par un hommage, mais sont souvent en opposition avec le duc et sa politique, exigeant des comptes, se dressant parfois contre sa politique[8].

Le , le duc, alors en fin de règne, doit leur concéder une constitution encadrant strictement les prérogatives du duc. En effet, il doit accepter la création d'un Oberrat, composé de 4 conseillers, le grand burgrave, le grand maréchal, le maître de la Cour et le chancelier : ensemble, ils composent avec le duc l'Oberratstube, instance qui perdure jusqu'en 1808[8].

Souvent absent après la mise en place de l'union personnelle avec le Brandebourg, le duc est représenté sur place par un Statthalter, un gouverneur choisi par le Duc parmi ses proches parents[8].

Le Duché au XVIIe siècleModifier

L'année 1618 constitue une césure dans l'histoire du duché. En effet, le duché, petite principauté baltique vassale de la République des Deux Nations, est dévolu, après la mort sans héritier mâle d'Albert-Frédéric, à sa fille Anne de Prusse, épouse de l'électeur Jean III Sigismond de Brandebourg.

L'union avec le BrandebourgModifier

À la mort du duc Albert-Frédéric de Prusse, le duché échoit à sa fille, Anne de Prusse, épouse de Jean III Sigismond de Brandebourg, dans le cadre d'une union personnelle sous le nom de Brandebourg-Prusse. Dans ce cadre, le duché conserve ses spécificités, mais n'est qu'un territoire parmi d'autres placés sous le sceptre de l'électeur[9]. Entraîné dans les conflits qui rythment la vie du Saint-Empire[N 3] et dans lesquels est souvent impliqué l’électeur, le duché constitue néanmoins un refuge pour ce prince et sa famille durant les périodes d'occupation de l'électorat[9].

Cette union personnelle modifie également les rapports entre le duc et son duché. Le duc souhaite rapidement la mise en place d'institutions comparable à celles en vigueur dans l'électorat allemand. Ainsi, imposées depuis Berlin, la mise en place d'une fiscalité plus lourde et les réformes financières visant à transformer les deux principautés en un seul État sont difficilement acceptés dans le duché[9].

Un duché souverainModifier

De 1655 à 1660, lors de la première guerre du Nord, le Brandebourg-Prusse s'allie temporairement avec la Suède : le , la Suède et le Brandebourg-Prusse remportent la bataille de Varsovie contre la république des Deux Nations. Cette alliance entraîne notamment le pillage du duché par les Tatars au service du roi de Pologne[18].

Le , par le traité de Labiau, le roi de Suède, en difficulté face aux Polonais, reconnaît la souveraineté du prince-électeur Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg sur le duché de Prusse. Le , par le traité de Wehlau, le duc de Prusse, effrayé par l'installation suédoise en Prusse royale, et le roi de Pologne s'allient face à la Suède[18]; le Polonais renonce à sa suzeraineté sur le duché de Prusse en contrepartie de la rupture de son alliance avec la Suède. Le « duc en Prusse » devient « duc de Prusse »[I 1],[I 2]. L'accord est confirmé par le traité de Bromberg (en) () puis le traité d'Oliva (). Frédéric-Guillaume Ier de Brandebourg est ainsi délié de l'hommage dû à partir de 1466 ; de plus, situé à l'extérieur de l'Empire, le duché s'affirme comme souverain à partir de cette date, le duc de Prusse ne devant plus l'hommage féodal à aucune puissance temporelle pour le duché[19].

Le duc, roi en PrusseModifier

En 1700, lors des négociations destinées à former la Grande Alliance, le duc de Prusse Frédéric III obtient de l'empereur l'érection de son duché en Royaume.

Cependant, les dispositions faisant du roi de Pologne l'héritier du souverain prussien ne sont approuvées par la diète de la République des deux nations qu'en 1764, à la demande pressante des Russes[20].

De plus, le duc s'affirme également comme un acteur économique d'importance, puisque, durant toute l'existence du duché, son titulaire, bénéficiant de la sécularisation des biens ecclésiastiques, possédant, sur l'ensemble du territoire du duché, 48% des terres arables dès le XVIe siècle[21].

ÉconomieModifier

Situé au fond de la mer Baltique, le duché joue un rôle important dans l'économie de la mer Baltique.

La transformation de l'État teutonique en duché ne modifie pas les rapports entre les différents acteurs économiques, le duc de Prusse héritant des prérogatives du grand-maître[22].

Dans le même temps, la capitale ducale, Königsberg, connaît un certain essor économique, se spécialisant dans l'exportation de textiles et du cuir d'un vaste hinterland[21].

De grandes propriétésModifier

Le duché de Prusse, héritier de l'ordre teutonique, développe l'économie des territoires conquis au cours du XIIIe siècle et XIVe siècle en encourageant la culture des céréales, dans de grandes domaines[23]. Au cours du XVIe siècle, l'importance des propriétaires de ces domaines croît, notamment parce qu'ils sont les seuls à pouvoir répondre aux besoins des ducs, qui leur confient la gestion de leurs domaines privés ou publics[23]

Au croisement de différentes routes commercialesModifier

Ainsi, le duché se trouve au confluent de plusieurs routes commerciales, point de passage entre les bassins de la Vistule et du Niémen[22]. De plus, la forte demande en bois et en denrées alimentaires renforce l'économie du Duché et de son principal port, Königsberg. De plus, au cours du XVIe siècle, l'influence des commerçants de la Hanse dans l'économie du Duché, décline, progressivement remplacés par les commerçants hollandais[24].

De plus, la faiblesse de la demande, alliée à un vaste arrière-pays, crée rapidement les conditions de la création d'une balance des paiements largement excédentaire[25].

L'économie du Duché est essentiellement agraire, basée sur de grands domaines agricoles, sur lesquels travaillent une paysannerie toujours plus dépendante[22].

Une immigration régulièreModifier

De plus, rapidement après l'érection du duché, les souverains prussiens intègrent aux populations peuplant leur État de nombreux protestants persécutés : ainsi, dès 1543, les protestants hollandais expulsés par Charles Quint sont installés à Königsberg et à Eylau, les protestants polonais et lituaniens sont respectivement installés dans le Sud et le Nord-Est du duché, encourageant le dynamisme démographique et économique du duché[20].

Ducs et régentsModifier

RéférencesModifier

Liens internetModifier

  1. Anonyme, Free Europe: Fortnightly Review of International Affairs, Volumes 4 à 5, Broché, 1941.
  2. Cornelius J. Dyck, Dennis D. Martin, Cornelius J. Dyck, Dennis D. Martin, Mennonite Brethren Pub. House, 1955.

NotesModifier

  1. Le duc cherche alors à imposer la religion luthérienne à ses sujets.
  2. Ces ordres regroupent la noblesse prussienne et les villes, disposant souvent d'une grande autonomie interne.
  3. L'électorat de Brandebourg appartient à l'empire ; sa position géographique en fait un lieu de passage pour les armées suédoises qui opèrent en Europe pendant la Guerre de Trente Ans.

RéférencesModifier

  1. Chaline 2013, § 1, p. 4.
  2. a et b Chaline 2013, § 2, p. 4.
  3. Malettke 2013, § 2, p. 72.
  4. Pelus-Kaplan 2013, § 4, p. 40.
  5. Ledure 2014, p. 223.
  6. Małłek 2013, § 3, p. 30.
  7. a b c et d Chaline 2013, p. 6.
  8. a b c d et e Chaline 2013, p. 12.
  9. a b c et d Chaline 2013, p. 13.
  10. a b c et d Chaline 2013, p. 10.
  11. a et b Jähnig 2013, p. 26.
  12. Chaline 2013, p. 5.
  13. a b et c Kerautret 2005, p. 60.
  14. « L’introduction de la Réformation dans le duché de Prusse ne fut pas seulement due au duc Albert et à Martin Luther mais aussi à l’évêque du lieu, Polentz, ainsi qu’à des théologiens venus de l’Empire, tels que Briessmann, Amandus, Speratus, Queiss et Poliander. La reconnaissance officielle de la nouvelle religion par le duc Albert ne fut pas une conséquence du traité de Cracovie du 8 avril 1525 (comme cela est affirmé, même par des historiens renommés), mais se trouva exprimée par le mandement de réformation du 6 juillet 1525, comme nous l’avons indiqué dans l’introduction. L’étape suivante dans l’instauration de la doctrine luthérienne dans le duché de Prusse fut la publication de la Discipline ecclésiastique lors de la diète de Königsberg, le 10 décembre 1525 » - Janusz Małłek, La naissance du protestantisme dans le duché de Prusse, Armand Colin, 2013
  15. « L’approche de la fin de la trêve de quatre années avec le roi de Pologne a sans doute contribué à précipiter la décision du grand maître de rompre avec l’Église romaine, décision rendue publique par son mandement du 6 juillet 1525 sur l’annonce de la « seule Parole de Dieu ». Le 10 décembre suivant fut publiée la discipline ecclésiastique (Kirchenordnung) pour la nouvelle Église territoriale prussienne.» - Olivier Chaline, Université Paris-Sorbonne, La Prusse, du duché au royaume, Armand Colin, 2013
  16. « Nachdem der zum Herzog erhobene Hochmeister Albrecht am 6. Juli 1525 das Reformationsmandat verkündet und am 10. Dezember 1525 eine neue Kirchenordnung verôffentlicht hatte, wurde das Herzogtum PreuBen der erste lutherische Territorialstaat in Europa und Königsberg die erste lutherische Hauptstadt. » - Klaus Ridder, Fastnachtspiele: Weltliches Schauspiel in literarischen und kulturellen Kontexten, Walter de Gruyter, 04/09/2009
  17. a et b Kerautret 2005, p. 61.
  18. a b c et d Chaline 2013, p. 7.
  19. Stollberg-Rilinger 2009, p. 12.
  20. a et b Chaline 2013, p. 8.
  21. a et b Chaline 2013, p. 17.
  22. a b et c Pelus-Kaplan 2013, p. 41.
  23. a et b Chaline 2013, p. 15.
  24. Pelus-Kaplan 2013, p. 42.
  25. Pelus-Kaplan 2013, p. 43.
  26. Anon. 2013, § 12 (), p. 119.
  27. a et b Anon. 2013, § 18 (), p. 120.
  28. a et b Anon. 2013, § 25 (), p. 120.
  29. Anon. 2013, § 20 (-), p. 120.
  30. Anon. 2013, § 22 (-), p. 120.
  31. Anon. 2013, § 23 (), p. 120.
  32. Anon. 2013, § 26 (-), p. 120.
  33. Anon. 2013, § 28 (-), p. 120.
  34. Anon. 2013, § 38 (-), p. 120.
  35. Anon. 2013, § 39 (), p. 120.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Ouvrages générauxModifier

Articles et contributionsModifier

  • [Anon. 2013] Anon., « Chronologie », Histoire, économie et société, vol. 32, no 2 : « La Prusse, du duché au royaume (-) »,‎ , 1re part. (« Dossier »), art. no 10, p. 119-121 (DOI 10.3917/hes.132.0119, lire en ligne).  
  • [Bérenger 2013] Jean Bérenger, « La Prusse ducale entre la Pologne et le Brandebourg au XVIIe siècle », Histoire, économie et société, vol. 32, no 2 : « La Prusse, du duché au royaume (-) »,‎ , 1re part. (« Dossier »), art. no 5, p. 51-70 (DOI 10.3917/hes.132.0051, résumé, lire en ligne).
  • [Czapliński 1964] Władysław Czapliński (trad. du polon. par Aleksander Wołowski), « Les territoires de l'ouest dans la politique polonaise de à  », Acta Poloniae historica, t. IX (),‎ , 1re part. (« Études »), étude no 1, p. 5-27 (lire en ligne).
  • [Chaline 2013] Olivier Chaline, « La Prusse, du duché au royaume », Histoire, économie et société, vol. 32, no 2 : « La Prusse, du duché au royaume (-) »,‎ , 1re part. (« Dossier »), art. no 1, p. 3-17 (DOI 10.3917/hes.132.0003, résumé, lire en ligne).  
  • [Jähnig 2013] Bernhart Jähnig, « Albert de Brandebourg-Ansbach et la sécularisation de l'Ordre teutonique en Prusse », Histoire, économie et société, vol. 32, no 2 : « La Prusse, du duché au royaume (-) »,‎ , 1re part. (« Dossier »), art. no 2, p. 19-27 (DOI 10.3917/hes.132.0019, résumé, lire en ligne).  
  • [Ledure 2014] Yves Ledure, « Sécularisation et statut du religieux », dans Yves Ledure, Sécularisation et spiritualité : approche anthropologique du christianisme, Bruxelles, Lessius, coll. « Donner raison / Philosophie » (no 46), , 1re éd., 1 vol., 171 p., 21 cm (ISBN 978-2-87299-255-3, EAN 9782872992553, OCLC 882097002, notice BnF no FRBNF43867877, SUDOC 179282085, présentation en ligne), chap. 4, p. 223-237 (lire en ligne).
  • [Malettke 2013] Klaus Malettke, « L'organisation politique du duché et du royaume de Prusse du XVIIe au XVIIIe siècle », Histoire, économie et société, vol. 32, no 2 : « La Prusse, du duché au royaume (-) »,‎ , 1re part. (« Dossier »), art. no 6, p. 71-78 (DOI 10.3917/hes.132.0071, résumé, lire en ligne).  
  • [Małłek 2013] Janusz Małłek, « La naissance du protestantisme dans le duché de Prusse », Histoire, économie et société, vol. 32, no 2 : « La Prusse, du duché au royaume (-) »,‎ , 1re part. (« Dossier »), art. no 3, p. 29-38 (DOI 10.3917/hes.132.0029, résumé, lire en ligne).
  • [Pelus-Kaplan 2013] Marie-Louise Pelus-Kaplan, « La Prusse orientale dans le commerce baltique au XVIe siècle », Histoire, économie et société, vol. 32, no 2 : « La Prusse, du duché au royaume (-) »,‎ , 1re part. (« Dossier »), art. no 4, p. 39-49 (DOI 10.3917/hes.132.0039, résumé, lire en ligne).  
  • [Pourchasse 2010] Pierrick Pourchasse, « Le dynamisme des petits ports de l'espace baltique au XVIIIe siècle », Rives méditerranéennes, no 35 : « Les petits ports : usages, réseaux et sociétés littorales (XVe – XIXe siècle) »,‎ , art. no 6, p. 99-115 (DOI 10.4000/rives.3854, résumé, lire en ligne).  
  • [Stollberg-Rilinger 2009] Barbara Stollberg-Rilinger, « Le rituel de l'investiture dans le Saint-Empire de l'époque moderne : histoire institutionnelle et pratiques symboliques », Revue d'histoire moderne et contemporaine, t. 56, no 2 : « L'ordre fiscal, légitimation et résistances : France, Grande-Bretagne, États-Unis (XVIIIe – XXe siècles) »,‎ , 1re part. (« L'ordre symbolique »), art. no 1, p. 7-29 (DOI 10.3917/rhmc.562.0007, résumé, lire en ligne).

Articles connexesModifier

Liens externesModifier