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Saint-Tropez

commune française du département du Var
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tropez.

Saint-Tropez
Saint-Tropez
Vue générale de la ville.
Blason de Saint-Tropez
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Var
Arrondissement Draguignan
Canton Sainte-Maxime
Intercommunalité Communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez
Maire
Mandat
Jean-Pierre Tuveri (DVD)
2014-2020
Code postal 83990
Code commune 83119
Démographie
Gentilé Tropézien
Population
municipale
4 305 hab. (2015 en diminution de 5,01 % par rapport à 2010)
Densité 385 hab./km2
Population
aire urbaine
8 975 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 43° 16′ 24″ nord, 6° 38′ 23″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 115 m
Superficie 11,18 km2
Localisation

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Liens
Site web https://www.saint-tropez.fr/fr/

Saint-Tropez (prononcé [sɛ̃ tʁɔ.pe]) est une commune française située dans le département du Var en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, chef-lieu du canton de Saint-Tropez.

De la cité corsaire dominée par sa citadelle du XVIe siècle au village de pêcheurs au début du XXe siècle, la première ville libérée lors du débarquement de Provence devint dès les années 1950 une station balnéaire internationalement connue de la Côte d'Azur varoise grâce à l'engouement des artistes de la Nouvelle Vague puis des Yéyés et enfin, un lieu de villégiature de la Jet set européenne et américaine comme des touristes en quête d'authenticité provençale ou de célébrités.

Ses habitants sont les Tropézien(ne)s[1] et la ville est familièrement appelée « St-Trop' », tel que l'écrivain Boris Vian a pu le déclarer dans un film de court-métrage, consacré à la ville, en 1952[2].

Sommaire

GéographieModifier

 

SituationModifier

 
Localisation de Saint-Tropez dans sa presqu'île.

Saint-Tropez est située dans le sud-est de la France, sur le littoral sud-est du Var, sur la presqu'île de Saint-Tropez qui ferme le golfe du même nom. La commune s'inscrit dans un croissant autour de la baie des Canebiers, sur la totalité de la presqu'île, qui peut être englobé dans un rectangle de six kilomètres par quatre.

La commune occupe une superficie de mille cent dix-huit hectares et son territoire est presque totalement occupé par des propriétés bâties sur de grandes parcelles, lui donnant une apparence environnementale relativement préservée. Toutefois, des concentrations de constructions apparaissent autour du vieux village, sur le littoral, notamment entre les caps Saint-Pierre et de Saint-Tropez et entre le cap Pinet et la longue plage de Pampelonne. La commune est intégrée au territoire Golfe de Saint-Tropez par le conseil général du Var[3].

Sur ses douze kilomètres de littoral, la commune dispose de six plages, à l'ouest à la limite avec Gassin, la grande plage de la Bouillabaisse, dans le vieux village, les plages de la Ponche et la Fontanette, après le cimetière marin, la plage des Graniers, dans la baie éponyme, la longue plage des Canebiers et à l'extrémité est de la presqu'île, la plage de la Moutte et celle des Salins[4]. S'ajoutent à ces plages publiques de nombreuses petites plages privées, naturelles ou artificielles, incorporées aux propriétés, malgré la loi littoral.

 
Port de Saint-Tropez.

Le territoire de Saint-Tropez n'est traversé par aucune route d'importance. Un démembrement de l'ancienne nationale 98 à partir du célèbre carrefour de La Foux permet de rallier le village et se poursuit vers le sud de la presqu'île par la route départementale 93, la non moins célèbre « route des Plages ». Elle matérialise la limite entre Saint-Tropez et Gassin à l'ouest. Dès lors, le réseau secondaire revêt une importance pour la commune, avec notamment la route des Salins qui traverse la presqu'île d'ouest en est depuis le centre-ville, le chemin du Pinet qui part vers le sud depuis le complexe sportif et le chemin Sainte-Anne depuis la place des Lices. Signe de l'importance prise par la possession d'une villa « les pieds dans l'eau » sur la Côte d'Azur varoise, Saint-Tropez ne dispose d'aucun chemin ou route faisant le tour du littoral.

Saint-Tropez est située à 704 kilomètres au sud-est de Paris-Notre-Dame, point zéro des routes de France, 104 kilomètres à l'est de Marseille, 60 kilomètres au nord-est de Toulon, 92 kilomètres au sud-ouest de la frontière italienne, 180 kilomètres au nord-ouest des côtes corses et 685 kilomètres au nord des côtes algériennes.

Communes limitrophesModifier

Saint-Tropez est située sur une presqu'île cernée du nord-ouest au sud-est par la Mer Méditerranée qui ferme le golfe de Saint-Tropez. La commune ne possède de limite terrestre qu'avec Gassin à l'ouest - sud-ouest et Ramatuelle au sud. Les liaisons maritimes fréquentes avec Grimaud au nord-ouest et Sainte-Maxime au nord en font des communes limitrophes de fait.

  Mer Méditerranée,
Golfe de Saint-Tropez,
au large Grimaud
Mer Méditerranée,
Golfe de Saint-Tropez,
au large Sainte-Maxime
Mer Méditerranée,
Golfe de Saint-Tropez,
au large Les Issambres
 
Gassin N Mer Méditerranée
O    Saint-Tropez    E
S
Gassin Ramatuelle Mer Méditerranée,
Anse de Pampelonne

Géologie et reliefModifier

 
Carte du massif des Maures

Le village est situé au début d'une zone vallonnée, le bourg étant adossé à une colline de faible hauteur (l'altitude maximum de la commune est de 115 mètres) qui fait face à la mer, au nord de la presqu'île qui porte son nom.

La presqu'île de Saint-Tropez appartient géographiquement et géologiquement au massif des Maures, petite chaîne de montagne du sud de la France qui s’étend d'Hyères à Fréjus, les roches de ce massif étant très anciennes, formées entre la fin du Protérozoïque et la fin du Paléozoïque.

Au niveau géologique, ce massif est donc essentiellement constitué de roches métamorphiques. On peut noter dans le secteur immédiat, la présence d'une faille, laquelle débute des environs de Pennafort (au nord de la dépression permienne), puis passe aux abords de Plan-de-la-Tour pour atteindre la Méditerranée à proximité de Grimaud, commune du golfe de Saint-Tropez.

Une unité des gneiss orientaux est constatée dans le secteur de Sainte-Maxime-Saint-Tropez; celle ci est formée de « gneiss migmatitiques, d'orthogneiss, de gneiss micacés à sillimanite, de gneiss leptynitiques, de micaschistes à staurotide-sillimanite-disthène à niveaux de cipolins, et d'amphibolites. »[5]

HydrographieModifier

Plusieurs petits ruisseaux parcourent le territoire de la commune dont la Gassine qui la sépare de Gassin, la Moutte qui court à travers la presqu'île et se jette dans la mer en traversant les marais salants, et plusieurs autres aujourd'hui oubliés et canalisés dans le réseau d'eaux pluviales.

ClimatModifier

Saint-Tropez est située sur la Côte d'Azur varoise et bénéficie d'un climat méditerranéen aux étés chauds et secs, aux hivers doux et humides. La température moyenne annuelle relevée au cap Camarat s'établit à 15,6 °C, avec une maximale à 18,8 °C et une minimale à 12,3 °C. Les températures maximales et minimales relevées sont de 27,3 °C en août et 6 °C en décembre. L'ensoleillement est l'un des plus importants de France avec près de 2 750 heures sur l'année et un maximum de 355 heures en août. Les précipitations totalisent 711 millimètres sur l'année avec une répartition inégale, seulement 15,5 millimètres en juillet et plus de 100 en octobre. Le golfe de Saint-Tropez est réputé pour être l'un des endroits les plus dangereux pour la navigation en Méditerranée à cause des nombreux vents qui y interviennent. Si le mistral est relativement rare grâce à la protection du massif des Maures, le levant surtout et le sirocco parfois soufflent et rendent la navigation délicate.

Données climatiques à Saint-Tropez
Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 12,1 12,6 14,3 16,5 19,7 23,4 27 27,3 24,3 20,2 15,6 13 18,8
Températures minimales moyennes (°C) 6,5 6,6 7,8 9,8 13 16,5 19,5 17,3 14,1 9,9 7,5 6 12,3
Températures moyennes (°C) 9,3 9,6 11 13,2 16,3 20 23,3 23,4 20,8 17,1 12,8 10,3 15,6
Ensoleillement (h) 147,8 148,9 203,2 252,1 234,9 280,6 310,3 355,5 319,5 247,0 201,5 145,5 2748,1
Moyennes de précipitations (mm) 82,4 82,8 64,7 53,2 40,1 25,7 15,5 27,8 57,0 104,9 85,7 72,2 711,8
Source : Climatologie mensuelle à la station de Cap Camarat[6].

Voies de communication et transportModifier

AccèsModifier

- Saint-Tropez est accessible en voiture par l'A8 (E 80) avec la sortie « Draguignan-Le Muy-Golfe de Saint-Tropez » puis la RD 25 jusqu'à Sainte-Maxime sur 19 kilomètres et l'ex-RN 98 sur 12 kilomètres.

  •   36 à 117 km : golfe de Saint-Tropez, Draguignan, Sainte-Maxime, Vidauban, Les Arcs, le Muy
 
échangeur avec A570 avec l'indication Saint-Tropez

- La ville est aussi accessible par l'A57 avec la sortie « Le Cannet-des-Maures » puis par la RD 558 sur 24 kilomètres jusqu'à Grimaud puis par la RD 61 sur 9 kilomètres en passant par le célèbre carrefour de La Foux[7]. Par le bord de mer, l'ex-RN 98 la relie à Toulon-La Valette-du-Var, Saint-Raphaël, Cannes, Nice, Monaco, et la RD 93, appelée « route des Plages » dessert Pampelonne, Ramatuelle et La Croix-Valmer.

  •   Échangeur entre A57 et A570 : Saint-Tropez, Hyères, Aéroport d'Hyères, La Garde, Z.I Toulon Est

TransportsModifier

En train, la gare de Saint-Raphaël-Valescure, desservie par les TGV, iDTGV, Intercités et TER Provence-Alpes-Côte d'Azur, est située à 32 kilomètres.

Le réseau d'autobus départemental Varlib relie la gare routière de Saint-Tropez à Fréjus, Hyères, Toulon, Saint-Raphaël entre autres.

L'aéroport international d'envergure le plus proche est l'aéroport de Nice-Côte d'Azur à 91 kilomètres. Les liaisons nationales peuvent s'effectuer à l'aéroport de Toulon - Hyères à 44 kilomètres mais la clientèle de prestige privilégie l'aéroport de La Môle - Saint-Tropez à 15 kilomètres, l'aéroport de Cannes - Mandelieu à 40 kilomètres ou l'héliport de Grimaud.

Des navettes maritimes relient le port de Saint-Tropez à ceux de Cogolin, Grimaud, Sainte-Maxime, Fréjus, Saint-Raphaël, Cannes, Antibes et Nice.

UrbanismeModifier

Lieux-dits et hameauxModifier

Outre la ville de Saint-Tropez, la commune se compose des hameaux la Bouillabaisse et le Pilon à proximité de Gassin, sur le massif en allant vers Ramatuelle se trouvent les quartiers excentrés de Saint-Antoine, les Carles, Saint-Claude, Sainte-Anne, Saint-Joseph et Saint-Roch, et sur la presqu'île, les Canebiers, les Vanades, l'Estagnet, la Moutte et les Salins sur la rive est.

La ville est elle-même découpée entre les nouveaux et vieux ports, le cœur artistique à la célèbre place des Lices, le vieux village historique au pied de la citadelle et du pré des Pêcheurs[8].

Risques naturelsModifier

Le risque sismiqueModifier

Selon la législation, le territoire tropézien est situé en « zone sismique 2 »[9] comme la plupart des communes du littoral varois[10].

Terminologie des zones sismiques[11]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 2 Sismicité faible accélération = 0,7 m/s2


Morphologie urbaineModifier

Pour des raisons de statistiques et de recensement de la population, la commune de Saint-Tropez est découpée par l'INSEE en 2 quartiers qui sont :

  • Zone Est Diffuse ;
  • Zone Ouest Urbaine.

ToponymieModifier

Selon la légende, Saint-Tropez doit son nom à un grand officier de la cour de Néron, Caïus Silvius Torpetius (saint Tropez de Pise) né à Pise[12]. Converti par saint Paul, il engendre la colère de l'empereur Néron qui le fait décapiter le sur la place de Pise. Le corps est jeté dans une vieille barque avec un coq et un chien chargés de le dépecer (selon un châtiment réservé habituellement aux parricides dont ces deux animaux sont les symboles), l'embarcation étant livrée au fleuve Arno sous le vent d'est puis aux caprices de la mer. Elle s'échoue le sur le rivage d'Heraclea (futur Saint-Tropez) au lieu-dit, plus tard, le Pilon[13].

Cette légende que la fantaisie populaire a plus ou moins façonnée contient probablement un fond de vérité : le nom d'Heraclea vient probablement d'un petit temple romain dédié à Hercule érigé au pied du village. Les chrétiens ont sans doute détruit ce temple païen et rebaptisé le lieu du nom de leur saint fondateur légendaire, y élevant le castrum de Sant-Tropé. Ce procédé de substitution toponymique reflète bien souvent la consolidation du christianisme dans une région. Par la suite, Sant-Tropé subit la déformation populaire en Saint-Tropes puis Saint Tropez[14].

Le nom de la commune s'écrit Sant Tropetz en provençal selon la norme classique ou Sant Troupés selon la norme mistralienne (prononcé dans les deux cas [ˈsãʀuˈpes]).

La commune est créée en 1793 en lui redonnant le nom d'Héraclée et est renommée Saint-Tropez en 1801[15].

HistoireModifier

PréhistoireModifier

AntiquitéModifier

En 599 av. J.-C., les Phocéens, un peuple grec issue d'Asie mineure, investissent le site de Marseille et les sites de mouillage de la côte méditerranéenne tels que Aegitna (Cannes), Antipolis (Antibes) ou Nikaïa (Nice). Saint-Tropez est probablement à cette époque un petit port hellénique connu sous le nom d’Athenopolis Massiliensium, comptoir massaliote[16].

La bataille d'Actium, survenue en 31 av. J.-C., permet l'installation des Romains. Ceux-ci construisent des villas cossues ; celle dite « des Platanes » en est l'illustration. La dénomination du village est alors Héraclea-Caccaliera situé à l'embouchure du Sinus Sambracitanus (golfe sambracitain qui doit son nom aux Cimbres, nom qui se retrouve dans le quartier Les Issambres)[17].

À la fin du IVe siècle ou au début du Ve, la préfecture du prétoire des Gaules, située à Trèves, est installée à Arles à cause de la pression des Barbares, se rapprochant ainsi de Saint-Tropez.

Moyen-ÂgeModifier

Après s'être emparé de Rome, les Wisigoths d'Athaulf, successeur d'Alaric en marche vers l'Espagne traversent le sud-est de la Gaule en 413 et s'emparent de Narbone[18].

Le royaume de Burgondes (regnum Burgondionum), que l’on peut considérer comme le premier royaume de Bourgogne, doit son nom au peuple burgonde, ensemble de tribus germaniques venues s’installer en 443 sur les bords du lac Léman et étendant leur pouvoir jusqu'à la Méditerranée. En 534, après la chute de la Burgondie, toutes les troupes franques menées par Thibert Ier se localisent à proximité de la Provence. Arles est prise au cours de cette même année.

Au cours du IXe siècle, des pirates mettent le pays à feu et à sang. Ces exactions qui durèrent près de 100 ans sont dans la mémoire collective, toutes attribuées aux Sarrasins qui se retrancheront à la Garde-Freinet. Il restera de leur passage les toits de tuiles roses dites "sarrasines" du pays de Provence.

De 890 à 972, la péninsule de Saint-Tropez est une colonie arabo-musulmane sous les noms de Jabal al-Qilâl « montagne des cimes » et de Farakhshinit, forme arabisée du gallo-roman FRAXINETU « frênaie », à mettre en relation avec le second élément de la Garde-Freinet. Cependant, le toponyme -Freinet est directement issu du terme roman. Évariste Lévi-Provençal fait provenir le toponyme Ramatuelle de l'arabe Rahmat-ûllah « miséricorde divine »[19]. Nasr ibn Ahmad est nommé caïd de la péninsule de Saint-Tropez en l'an 940[19], territoire dans lequel se réfugie entre 961 et 963, Audibert fils de Bérenger, le prétendant au trône de Lombardie chassé par l'empereur germanique Otton I°[19]. En 972, les musulmans de Saint-Tropez enlèvent l'abbé Maïeul de Cluny qu'ils relâchent contre rançon[19], mais ceux-ci seront définitivement chassés par Guillaume Ier comte de Provence, seigneur de Grimaud en 976. Ce seigneur fait construire en 980 une tour à l'emplacement actuel de la tour Suffren afin de mieux protéger la cité.

Deux bulles pontificales émises en 1079 et en 1218 confirment l'existence d'un domaine seigneurial à Saint-Tropez.

Renaissance et Époque ModerneModifier

 
Dans Topographia Galliæ au XVIIe siècle.
  • À partir de 1436, le comte René Ier (le « bon roi René ») tente de repeupler la Provence, il crée la baronnie de Grimaud et fait appel au Génois Raphaël de Garezzio, gentilhomme, qui aborde la presqu'île avec une flotte de caravelles accompagné d'une soixantaine de familles génoises. En contrepartie, les Tropéziens seront francs, libres, et exempts de tout impôt, cette convention perdurera jusqu'à son abrogation en 1672 par Louis XIV. Le 14 février 1470 l'accord est passé entre Jean Cossa, baron de Grimaud, grand sénéchal de Provence et Raphaël de Garezzio. Dans Saint-Tropez détruit par la guerre de la fin du XIVe siècle, Raphaël de Garezzio fait construire des murs d'enceintes dont deux larges tours sont encore debout : l'une à l'extrémité du grand môle et l'autre à l'entrée de la « Ponche »[20]. La tour carrée faisait partie de l'ensemble. La cité est une petite république qui possède sa flotte et son armée, et est administrée par deux consuls et douze conseillers qu'elle élit. En 1558 la création de la charge de capitaine de ville, Honorat Coste, renforce l'autonomie de la ville. Le capitaine élu, tous les ans, dirige les capitaines de quartiers, un bombardier, une milice et des mercenaires. Les Tropéziens résistent aux Turcs, aux Espagnols, secourent Fréjus et Antibes, aident l'archevêque de Bordeaux à reprendre les îles de Lérins.
  • 1577 : Geneviève de Castille, fille du marquis, seigneur de Castellane épouse Jean-Baptiste de Suffren, marquis de Saint-Cannet, baron de la Môle, conseiller au Parlement de Provence. La seigneurie de Saint Tropez devient l'apanage de la famille de Suffren.
  • 1615 : Saint-Tropez accueille durant quelque temps l'expédition de Hasekura Tsunenaga, qui se rendait à Rome mais est obligée de s'arrêter à cause du mauvais temps. Cette visite imprévue constitue la première trace enregistrée de relations franco-japonaises.
  • 15 juin 1637 : Les Tropéziens viennent à bout de 21 galères espagnoles. Cette victoire donnera lieu à une bravade le 15 juin qui glorifie la victoire des habitants sur les Espagnols.

Époque contemporaineModifier

  • 14 août 1948 : La Croix de guerre 1939-1945, avec palme de bronze, est attribuée à la ville de Saint-Tropez[21].
  • mai 1965 : Un Super Frelon de présérie s'écrase dans le golfe, tuant son pilote.
  • 4 mars 1970 : Le sous-marin Eurydice disparaît dans le golfe, au niveau du Cap Camarat avec 57 hommes d'équipage.

Station balnéaire internationalement connueModifier

 
Le port, années 1920

Village de pêcheurs au début du XXe siècle, Guy de Maupassant atteint de la syphilis vient s'y reposer dans son yacht en 1887. Paul Signac découvre en 1892 ce petit port de pêcheurs à bord de son yacht l'Olympia. Il y achète La Hune, une maison dont il fait son atelier et devient le lieu de pèlerinage de nombreux peintres. La proximité de stations thermales attire des artistes comme Colette dans les années 1920. Léon Volterra, directeur de salles parisiennes, en devient le maire dans les années 1930, assurant sa promotion nationale (séjours de Louise de Vilmorin, Arletty, Jean Cocteau)[22].

Sa dernière défense de la citadelle fut celle de la dernière guerre. Le , la flotte alliée débarque sur les plages voisines et Saint-Tropez est la première ville de Provence libérée. Après 1944, le port est en ruines, la chapelle des Pénitents blancs est mutilée, les bombardements ont soulevé le quai. Lors de la reconstruction, Philippe Tallien, architecte, remarque des ouvriers qui se préparent à détruire l'arche branlante du marché aux poissons. Il fait tout arrêter, part à Paris, alerte des personnalités influentes qui forment un comité. Sous la houlette du ministre Raoul Dautry, le village est épargné d'une grande avenue de huit mètres de large qui devait le traverser jusqu'à la place des Lices et monter jusqu'à la citadelle.

Dès les années 1950, Saint-Tropez devient une station balnéaire internationalement connue de la Côte d'Azur, ce grâce au tournage de Et Dieu… créa la femme en 1956, et à l'engouement qui s'ensuivit par les artistes de la Nouvelle Vague (plusieurs films y sont tournés comme La Collectionneuse, La Piscine) ou plus populaires (La Cage aux folles, La Scoumoune, L'Année des méduses, la série des « Gendarmes ») puis des Yéyés et enfin, un lieu de villégiature de la Jet set européenne et américaine comme des touristes en quête d'authenticité provençale ou de célébrités.

On qualifie de Saint-Tropez des stations balnéaires fréquentées par la Jet Set.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

La commune est politiquement fortement à droite avec un plébiscite à chaque élection pour les candidats de la droite parlementaire et une part importante du vote d'extrême droite, notamment lors de l'élection présidentielle de 2002 où le candidat du Front national a obtenu 28,50 % au deuxième tour, résultat conforme aux 28,69 % obtenu dans le département[23] à comparer aux 17,79 % obtenu sur la France entière[24]. On constate aussi une nette tendance à renouveler les mandats des candidats en poste, le maire étant réélu depuis 1983 avec une courte interruption au profit du premier adjoint et une préférence pour les « enfants du pays », qu'ils soient de gauche ou de droite.

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales, résultats des deuxièmes tours :

Référendums :

Administration municipaleModifier

Depuis 2008, Jean-Pierre Tuveri est le maire. Vingt-sept élus siègent au conseil municipal, dont le maire, huit adjoints, six délégués et onze conseillers, répartis en vingt élus divers droite constituant la majorité et sept élus d'opposition aussi divers droite.

Conseil municipal de Saint-Tropez (mandature 2014-2020)[39].
Liste Tendance Tête de liste Effectif Statut
« Nos racines sont notre futur » DVD Jean-Pierre Tuveri 20 Majorité
« Saint-Tropez : osons le nouvel élan » DVD Jean-Michel Couve 4 Opposition
« Pour retrouver Saint-Tropez, rassemblons-nous » DVD Alain Spada (a cédé son siège au profit de Vérane Guérin) 3 Opposition

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[40].
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours Jean-Pierre Tuvéri DVD ancien haut fonctionnaire à l'OCDE
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de la communauté de communes du Golfe de Saint-Tropez.

Administration locale et autres institutionsModifier

Saint-Tropez est le chef-lieu du canton représenté par le conseiller général Alain Spada (DVD), elle est rattachée à la quatrième circonscription du Var représentée par le député Jean-Michel Couve (UMP).

La commune dépend du tribunal de commerce de Fréjus, du tribunal d'instance de Fréjus, du tribunal de grande instance, du conseil de prud'hommes de Fréjus et de celui Draguignan pour les salariés agricoles, de la cour d'appel d'Aix-en-Provence[41].

UrbanismeModifier

La commune est constituée de différentes zones d'urbanisme. Le centre-ville est constitué de petit habitat collectif ancien. À l'est de cette zone, la citadelle constitue un espace boisé classé, prolongé au sud du cimetière marin et sur tout le centre de la presqu'île jusqu'à la pointe de Capon. Au sud du centre-ville se trouve une zone de petit habitat collectif et individuel, prolongée, vers Ramatuelle et aussi sur la pointe de la presqu'île entre le cap saint-Pierre et le cap des Salins par un habitat individuel haut de gamme. Des zones agricoles préservées au sud-ouest de la commune et au centre est de la presqu'île[42]. En 2004, cinq mille neuf cent logements étaient répartis sur le territoire de la commune, dont 49,3 % de résidences secondaires, à 51,8 % des appartements et 43,4 % des villas. Le prix moyen de l'immobilier atteignait 6 286,11 € le mètre carré[43].

En 1976, le dilemme entre préservation du territoire agricole et du littoral et construction de villa pour les estivants se posait lors de la discussion du Plan d'occupation des sols, avec une réflexion sur la discrimination par les prix et déjà l'idée mise en place d'une concertation de la construction sur tout le littoral[44].

Budget et fiscalitéModifier

En 2006, les taux d'imposition s'élevaient à 11,37 % pour la taxe d'habitation, 11,42 % et 35,72 % pour la taxe foncière (bâti et non bâti), 15,90 % pour la taxe professionnelle[45].

JumelagesModifier

Saint-Tropez est jumelée avec la commune de Chioggia (Italie, province de Venise), depuis 2008.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution est atypique avec une grande stabilité au XIXe siècle, pas de fléchissement à la suite de la Première Guerre mondiale mais au contraire une augmentation constante durant les 70 premières années du XXe siècle suivie d'une stabilisation[46].


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[47]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[48].

En 2015, la commune comptait 4 305 habitants[Note 1], en diminution de 5,01 % par rapport à 2010 (Var : +4,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 6293 1563 3193 3603 7363 6373 5383 6473 595
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 6403 5583 7393 5323 5313 5453 6363 5333 599
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 7043 7083 7043 8424 3244 5894 1024 1614 925
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
5 6686 1305 4276 2135 7545 4445 6354 5324 305
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis Insee à partir de 2006[50].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de Saint-Tropez est caractérisée par son âge élevé, avec un déficit important des populations d'enfants, adolescents et jeunes adultes. À l'inverse, les populations de plus de 75 ans sont très représentées.

Pyramide des âges à Saint-Tropez en 2007 en pourcentage[51].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ans ou +
1,5 
9,6 
75 à 89 ans
14,5 
19,1 
60 à 74 ans
19,2 
25,0 
45 à 59 ans
23,1 
19,5 
30 à 44 ans
19,7 
12,6 
15 à 29 ans
10,9 
13,7 
0 à 14 ans
11,0 
Pyramide des âges du Var en 2007 en pourcentage[52].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ans ou +
1,4 
8,1 
75 à 89 ans
11,3 
16,7 
60 à 74 ans
17,3 
20,3 
45 à 59 ans
20,4 
19,5 
30 à 44 ans
19,1 
17,2 
15 à 29 ans
14,9 
17,7 
0 à 14 ans
15,5 

EnseignementModifier

École maternelle l’Escouleto, écoles primaires Louis-Blanc et Les Lauriers, collège d’enseignement secondaire du Moulin-Blanc et école Sainte-Anne[53].

Plus de 1 000 élèves répartis entre écoles maternelles, écoles primaires et un collège[54].

Équipements et clubs sportifsModifier

  • Plusieurs associations sportives (voile[55], natation, etc.).
  • La commune dispose d'un complexe sportif, gymnase[56], salle de musculation, piscine, un dojo, deux stades, des tennis et un centre de voile[57].
  • Il existe aussi un club de polo.

Événements sportifsModifier

Les Voiles de Saint-TropezModifier

Les Voiles de Saint-Tropez (à l'origine la Nioulargue) est une manifestation nautique de renommée internationale qui réunit chaque année début octobre les authentiques amoureux de la voile et des traditions maritimes. Durant une semaine de régates des voiliers de tradition (swans, ketchs et goélettes) dont certains ont été construits dans les années 1800, côtoient les voiliers les plus modernes. Depuis sa création en 1981, plus de 250 concurrents (dont la plupart ont participé auparavant à la Coupe de l'America) se pressent chaque année début octobre pour participer à cette course dont le trajet débute à la tour du Portalet pour contourner le haut-fond signalé par la bouée de la Nioulargue (le nid au large en provençal) et revenir au port.

Équipement sanitaireModifier

Centre communal d’action sociale, Foyer des Aînés[58]

Vie associativeModifier

 
Bravade, années 1920

De nombreuses associations sont implantées à Saint-Tropez dont les principales sont : Les Amis de La Bravade et des Traditions Tropéziennes (maintien des traditions), Lou Rampeu De Sant-Troupes (groupe folklorique), Les Fifres et Tambours de Saint-Tropez (musique traditionnelle), Passions & Traditions (loisirs créatifs), La Troupelenco (culture provençale), Les Tréteaux de Saint-Tropez (compagnie théâtrale)...

Cimetière marin transplanté depuis le "Pré des Pêcheurs" à son actuel emplacement à partir de 1815[59].

MédiasModifier

Stations de radioModifier

La station de radio NRJ dispose d'une antenne locale nommée « NRJ Saint-Tropez » mais dont les bureaux se trouvent en fait à Gassin.

TélévisionModifier

Avant la mise en place de la TNT, la commune de Saint-Tropez était dans le bassin d'émission de TMC et France 3 Méditerranée.

Presse localeModifier

Le Var-Matin dispose de bureaux dans la commune et édite une édition locale. La commune accueille aussi les locaux de La Revue du Golfe de Saint-Tropez.

Équipements culturelsModifier

Outre les équipements de santé ou de sport, la commune dispose :

  • d'un cinéma[60],
  • d'une bibliothèque municipale,
  • d'un centre aéré et
  • d'un centre de loisirs pour la jeunesse[58].

CultesModifier

 
L'évêque de Fréjus, Dominique Rey, et le curé de Saint-Tropez, Michel Hayes, aux Bravades de Saint-Tropez en 2015.

Culte catholiqueModifier

La paroisse de Saint-Tropez se dénomme « Paroisse Notre-Dame de l'Assomption » et dépend du diocèse de Fréjus Toulon[61]

Les édifices de rite catholique romain sont l'église Notre-Dame de l'Assomption et la chapelle Sainte-Anne (pèlerinages - bravades 1815 et jour de Sainte-Anne, 17 et 18 mai, messe solennelle et d'action de grâce)[62].

Culte protestantModifier

  • Le culte protestant est annoncé à l'entrée de la ville[63] et comprend un édifice, un temple construit vers 1930.

Autres cultesModifier

  • La synagogue de Saint-Tropez se trouve à l'entrée de la ville, à la hauteur du Pilon. Elle est dirigée par le rabbin Daniel Belaïch, et se trouve sous l'égide de l'Union des communautés israélites Côte d'Azur Ouest dirigée par le rabbin Mendel Matusof[64].

ÉconomieModifier

Saint-Tropez est une commune viticole du vignoble de Provence[65]. Sur son aire géographique peuvent être produits les vins: AOC Côtes de provence et les IGP Var, Maures et Méditerranée[66].

Activités et emploisModifier

Au recensement de 1999, Saint-Tropez comptait 4061 emplois, chiffre en baisse de 10,2 % par rapport au recensement précédent (1999). Il s'agissait de salariés pour 81,3 %. Le secteur tertiaire est de loin le secteur dominant avec 82,4 % des emplois, suivi par l'industrie et la construction (15,3 %) et enfin en position marginale, l'agriculture (2,3 %)[67].

Les principales activités pourvoyeuses d'emplois sont les hôtels-restaurants (15,3 %), le commerce de détail/réparations (14,8 %), l'administration publique (13,5 %), la construction (6 %), les services personnels et domestiques (5,9 %), la construction navale (5,8 %), la santé et l'action sociale (5,8 %), le conseil et assistance (5,7 %) et l'immobilier (4,9 %)[68].

Ces emplois relèvent en majorité (56,3 %) des catégories employés et ouvriers, et pour 19,4 % des professions intermédiaires et pour 14,5 % des artisans, commerçants et chefs d'entreprises.

En 1999, la population active comptait 2648 personnes, dont 14,2 % de chômeurs et 85,6 % ayant un emploi, soit un taux d'activité de 55,6 %[69].

TourismeModifier

La commune est située dans le premier département touristique de France[70]. Depuis les années 1950, la commune est devenue une station balnéaire plébiscitée par la jet set et les artistes. Pour répondre à cette catégorie de clientèle, elle dispose sur son territoire de dix palaces classés cinq étoiles dont le célèbre Hôtel Byblos.

Moins prestigieux, huit hôtels quatre étoiles et onze hôtels trois étoiles[71].

Il existe trois campings dans le golfe de Saint-Tropez[72].

La commune aimerait développer le tourisme d'affaire[73].

PêcheModifier

Industrie de la ModeModifier

La dynastie des créations Vachon : Claire Vachon s'installe à Saint-Tropez en 1919. Sa fille Manine a l'esprit créatif et crée une mode méditerranéenne qui enthousiasme la Nouvelle Vague. Au début des années 1950, le grand public découvre la mode et le mannequin de 16 ans, Brigitte Bardot. La mode est simple, décontractée, la cravate interdite. Un pharmacien à la retraite a en sa possession 40 000 planches de bois cloutées pour les impressions provençales au maillet, dont certaines dataient du XVIe siècle qu'il exploite avec Manine Vachon. Paul Poiret s'inspira de la tonalité des foulards. En 1963, après 40 ans de création, Manine se retire. Tout ce que portait Brigitte Bardot était reproduit. Chaque année il y avait une nouvelle couleur à la mode, et un style comme l'année gitane, l'année ancre de marine, hippie…

Après Mme Vachon, se succédèrent bien d'autres maisons de créations comme "Choses" d'Albert et Vicky Rémy, qui ont ouvert la boutique en 1957 à côté de Sénéquier. La maison sera vendue en 1978.

La mode aujourd'hui est banalisée. Les grandes marques ont leurs vitrines dans la cité corsaire et il ne se trouve plus d'égérie pour sortir de ce formatage.

L'art et Saint-TropezModifier

 
Sculpture-fontaine Spirale, Jean-Yves Lechevallier.

Saint-Tropez joue un rôle majeur dans l'histoire de l'Art Moderne. Paul Signac découvre cet endroit baigné de lumière et incite des peintres comme Matisse, Bonnard ou Marquet de venir à Saint-Tropez. C'est ici que le pointillisme et le fauvisme voient le jour. Cette évolution est parfaitement documentée au musée de l'Annonciade. Un musée destiné aux œuvres des peintres ayant séjourné à Saint-Tropez est en projet. Saint-Tropez reste un point d'attraction pour les générations futures. Bernard Buffet, David Hockney, Donald Sultan vivaient et travaillent à Saint-Tropez. Aujourd'hui, Stefan Szczesny a élu domicile à Saint-Tropez et travaille dans la continuité de cette tradition. Les écrivains Colette et Françoise Sagan ont été inspirées par Saint-Tropez.

Aujourd'hui la sculpture-fontaine Spirale de l'artiste Jean-Yves Lechevallier orne la place Celli.

EnvironnementModifier

PatrimoineModifier

Patrimoine architecturalModifier

Patrimoine civilModifier

 
Piscine de l'hôtel Byblos.
  • La porte du Revelen était l'une des entrées du village contrôlée par le Corps de Garde
  • La citadelle de Saint-Tropez[74],[75] et son « musée de la marine » : du pied des remparts, la citadelle offre un beau panorama sur la ville, le golfe et le massif des Maures.
    Achetée par la ville à l'État en 1993, elle fait depuis l'objet d'un programme de restauration
  • La tour Guillaume ou tour Suffren[76]
  • La tour du Portalet ou tour Daumas : XVIe siècle[77],[78]
  • La tour Jarlier[79],[80] à l'origine s'appelait "de l'aire du commun" : le terre-plein jouxtant la tour Jarlier était utilisé pour battre le blé ou d'autres activités paysannes. La tour est en forme de proue de navire
  • La rue du Portail-Neuf et les trois arc-boutants de la chapelle de la Miséricorde[81] : le dôme est en tuiles vernissées et la porte est ornée de serpentine, marbre vert sombre, ornement typique du pays.
  • La rue Gambetta percée au XVIIIe siècle durant l'âge d'or de Saint-Tropez, les grandes familles de navigateurs et de marchands s'y faisaient construire des hôtels particuliers.
  • L'hôtel Byblos construit au début des années 1960 par l'hôtelier libanais Jean Prosper Gay-Para.
  • Le port, son phare[82] et son célèbre café Sénéquier.
  • La place des Lices[83],[84] avec le café, établissement historique, témoignage de la douceur de vivre sur la côte.
  • La maison des papillons[85] : à l'initiative du peintre Dany Lartigue, le fils du célèbre photographe Jacques Henri Lartigue, une collection de près de 20 000 papillons est présentée dans des tableaux recréant l'environnement des papillons.
  • La Madrague, célèbre maison de Brigitte Bardot.
  • La Mandala, villa de Bernard Tapie.
  • L'hôtel Latitude 43 construit en 1932 par l'architecte Georges-Henri Pingusson.
La CitadelleModifier
 
Canons de la Citadelle.

Le site est classé au titre des Monuments historiques depuis 1995.

Article détaillé : Citadelle de Saint-Tropez.

Les Tropéziens constamment aux prises avec les pirates, les corsaires, les turcs demandèrent par lettre patente la construction de la citadelle. Elle fut détruite par les troupes du duc de Guise alors que les Tropéziens étaient restés fidèles au roi.

En 1592, La Valette, gouverneur de Provence propose la fortification de la colline dite des Moulins et de la Bourgade ; la construction commence mais déplaît aux Tropéziens qui déposent en 1594 une requête auprès du roi en s'engageant à défendre la ville en compensation de la destruction de la citadelle. Henri IV le 6/9/1596 accepte mais la guerre d'Espagne avait repris l'année précédente et Épernon, gouverneur de Provence, disgracié par Henri IV se retranche dans la citadelle avec les rebelles. Le duc de Guise entreprend le siège et sauvera la citadelle. Le siège de la citadelle met fin à la résistance et malgré de nouvelles démarches pour sa démolition.

En 1602, l'ingénieur royal, Raymond de Bonnefons, entreprit la construction d'une grosse tour, appelé aujourd'hui donjon. Elle est caractéristique des fortifications côtières de cette époque. Dans les années 1620-30, la grande enceinte est achevée.

En 1652, durant les troubles de la Fronde, la Citadelle est à nouveau attaquée par le régiment d'Entraigues qui prend le parti de la Fronde ; les Tropéziens résistent amenant la capitulation. La fin de la guerre civile ramène le calme en Provence.

En 1742 cinq galères espagnoles sont coulées dans le port par les Britanniques. La Citadelle démunie de canons ne peut intervenir. Elle devient le magasin général pour l'approvisionnement des armées en Italie du maréchal de Bellisle et elle est occupée en 1793 par les Tropéziens pendant la révolte fédéraliste.

Durant le premier Empire, la marine anglaise n'osa pas s'aventurer dans les eaux tropéziennes car l'artillerie des canonniers des garde-côtes y étaient présente.

Après 1873, la forteresse perd son aspect stratégique car elle n'est plus efficace au tir des nouveaux obus explosifs remplaçant les boulets traditionnels.

Le portModifier
 
Port de Saint-Tropez

En 1789, le port comptait 80 navires, le trafic était intense et les activités portuaires et agricoles étaient florissantes. Les Tropéziens n'étaient pas des gens ordinaires, à la fois marins et guerriers. En 1860 le fleuron de la marine marchande se nommait La Reine des Anges un trois-mâts de 740 tonneaux. Avant 1914 Saint-Tropez est le 17e port marchand de France, les trois-mâts, les bricks italiens, viennent s'approvisionner.

 
Môle d'Estienne d'Orves

Les chantiers navals construisaient des tartanes et des trois-mâts de 1000 à 1200 tonneaux qu'il fallait hâler et toute la population était appelée par les cloches et le roulement des tambours pour la mise à l'eau. Les commerces de vin, de liège, de bois, l'installation d'importantes poissonneries[86], d'une fabrique de bouchons de lièges, l’usine des câbles sous-marins aux Canebiers (la TSF y met fin), une école d'hydrographie (transférée).

L'usine de torpillesModifier

En 1907, Schneider conçoit à Saint-Tropez le centre français des études et essais de torpilles. Les particularités de la côte, les fonds, l'environnement et le climat se prêtent aux essais de "navigation" des engins, pratiquement uniques en France. La première commande de torpilles pour la Marine est passée en 1914. C'est en application de la loi du 11/8/1936 sur la nationalisation de la fabrication des matériels de guerre que furent pris les décrets d'expropriation de Saint-Tropez. La Marine prend possession de l'usine de torpilles le 4 février 1937.

Patrimoine religieuxModifier

  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Saint-Tropez du XVIIIe siècle de style baroque italien, abrite, un buste de saint Tropez entouré de vieux tromblons de la Bravade et un orgue de 1870[87],[88],[89],[90] . Un campanile couronne le sommet du clocher[91],[92],[93]. La façade est étonnante par la statue de Saint-Tropez en centurion romain.
  • Les chapelles et oratoires :
    • Chapelle Sainte-Anne : construite au début du XVIIe en action de grâces, après une épidémie de peste qui épargna la ville. Le jour de la libération par les alliés et les résistants de la brigade des Maures, le 15 août est célébré chaque année après une retraite au flambeau[94],[95],[96].
    • Chapelle de Pénitents Noirs de la Miséricorde[81],[97].
    • Chapelle Saint-Elme, Saint-Mème[98].
    • Chapelle Saint-Joseph[99].
    • Chapelle Saint-Tropez dite Chapelle du Couvent Saint-Tropez[100],[101].
    • Chapelle Saint-Eloy[102].
    • Oratoire Sainte-Anne[103].
    • Chapelle de Pénitents Blancs de l'Annonciade[104],[105].
Le musée de l'Annonciade[106] : la chapelle de l'Annonciade est construite entre 1510 et 1558 par la confrérie des Pénitents Blancs[107],[108]. Elle est dépouillée au XIXe siècle : le maître-autel part à Sainte-Maxime, les boiseries sont utilisées pour l'église paroissiale, les ornements d'argent partent à Fréjus et en 1821, le clocher est abattu. En 1908 André Dunoyer de Segonzac est conservateur du musée. Georges Grammont, riche industriel et collectionneur éclairé, obtient de la ville la libération de la chapelle de l'Annonciade et la fait aménager à sa charge. Le musée est inauguré en juillet 1955 et en août Georges Grammont fait don au musée des pièces majeures de sa collection. Le musée de l'Annonciade témoigne de l'École française et se place à l'avant-garde des mouvements innovateurs.
  • La synagogue de Saint-Tropez[109].
  • Le temple protestant, construit vers 1930[110]

Monuments commémoratifsModifier

Patrimoine culturelModifier

La BravadeModifier

 
Buste de saint Tropez lors de la Bravade.
HistoriqueModifier

En l'an 68 après Jésus-Christ, le chevalier Torpes (saint Tropez de Pise), natif de Pise, intendant de l’empereur Néron, se convertit au christianisme. Comme il refusait de renier sa nouvelle foi, Néron, furieux, ordonna de le décapiter. Sa tête, après avoir été précipitée dans l'Arno, fut recueillie par des mains pieuses ; elle est aujourd'hui à Pise. Son corps, placé entre un coq et un chien au fond d'une barque vermoulue, fut abandonné au gré des flots et vint s'échouer le 17 mai sur les rivages d'Héracléa (ancien nom de Saint-Tropez, ce dernier dérivé de Torpès).

Pendant de nombreuses années, les pirates écumèrent les côtes méditerranéennes. Il devint nécessaire d'avoir un chef de guerre et, en 1558, le conseil de la communauté décida de désigner sous le nom de capitaine de ville, le chef de la milice locale chargé de recruter et commander les hommes nécessaires à la défense de la cité. Depuis 1558, chaque lundi de Pâques, le conseil municipal procède à l'élection d'un capitaine de ville. Pendant plus d'un siècle, les capitaines de ville et leur milice tropézienne assurèrent la défense locale et s'opposèrent victorieusement aux nombreuses attaques venues aussi bien de l'intérieur que de l'extérieur. Les pouvoirs qui leur étaient reconnus dans la ville de Saint-Tropez furent confirmés par des lettres patentes de tous les rois de France jusqu'à Louis XIV. Sous le régime de celui-ci, la milice locale fit place à une garnison royale installée à la citadelle.

Mais en cessant de faire usage de leurs armes pour la défense de leur cité, les Tropéziens les conservèrent pour honorer leur saint patron. Le capitaine de ville continua à se mettre à la tête de la Bravade, grande fête patronale du 17 mai, et les habitants ne furent que plus zélés à reprendre ce jour-là le costume et les armes qu'ils avaient jusqu'alors portés. Depuis, la ville de Saint-Tropez voit chaque année ses habitants en armes revêtir leurs uniformes de soldats et marins et faire retentir leurs tromblons et fusils en l'honneur du saint, comme à l'époque où ils allaient au combat ou à celle où, en pareil jour de fête, ils protégeaient d'attaques éventuelles la procession se rendant à la chapelle de Saint-Tropez située hors les murs[121].

Cette Bravade, issue des libertés de Saint-Tropez, communion de toute une population dont l'histoire lointaine ou récente n'est qu'héroïsme et fidélité, s'est perpétuée intacte jusqu'à nos jours.

Reprise de la Bravade après la « Grande Guerre »Modifier

À partir de la « Grande Guerre », aucune bravade n'est plus organisée sur le territoire des départements du Var et des Alpes-Maritimes. Elles reprennent trois ans après l'armistice, grâce à la volonté du Capitaine de Ville de 1921, Jean-Baptiste Sanmartin, futur Cépoun major, qui a permis aux rescapés de surmonter les souvenirs douloureux du massacre pour commémorer à nouveau les faits d'arme de la milice du bailli de Suffren[122].

Alors que seuls les membres des familles tropéziennes sont admis à tenir cette charge, Victor Tuby, félibre et sculpteur cannois, prend place en 1925, en habit d'académicien quand la tradition impose l'uniforme d'officier de marine du second empire, à la tête du corps d'élite des gardes-saint de la bravade de Saint-Tropez. Son influence et celle de Joseph Clamon ont entraîné la renaissance des traditions provençales[122].

DéroulementModifier

Il y a deux bravades : celle du 16 au 18 mai et celle du 15 juin (bravade espagnole) qui correspond à la victoire sur les galères espagnoles.

Le 16 mai le maire remet en compagnie du maire de Pise la pique au Capitaine de Ville élu le lundi de Pâques pour une année. Des salves de fusils sont tirées par les marins et des coups de tromblons tirés par les mousquetaires. Le curé bénit les armes. Les Gardes-Saint sortent la statue de saint Tropez et l'emmènent en procession au son des cloches, fifres, tambourins, clairons et tambours dans le nuage de poudre des coups de tromblons des bravadeurs disposés en cercle. Le lendemain, c'est la messe des mousquetaires, les bravadeurs ont cette fois une arme blanche sur laquelle est fixé un petit bouquet béni.

Louis Marius Sanmartin Lou Cepoun (le Cep) : son ancêtre Isnard, né à Saint-Tropez en 1644, était lui aussi charpentier. Marius crée l'Association des amis de la Bravade et réussit à maintenir les traditions même pendant l'occupation allemande.

Patrimoine environnementalModifier

Sites naturelsModifier

  • Le sentier du littoral : à pied de Saint-Tropez à la plage de Tahiti cette promenade demande environ trois heures trente sur douze kilomètres et demi en passant par la baie des Canoubiers. Le golfe de Pampelonne offre plus de dix kilomètres de côtes jusqu'au cap Camarat.
  • La plage de la Ponche (du provençal pouncho : pointe) était auparavant l'ancien port des pêcheurs. Le port de commerce au XVIIe siècle et XVIIIe siècle, l'industrie artisanale liée à la pêche, et l'avitaillement des bateaux.
  • Le sentier des douaniers ourle l'ensemble du littoral varois au plus près du rivage. Sa destination initiale, voulue par le ministre Fouché sous le Premier Empire, était de faciliter les patrouilles de douaniers armés, chargés de réprimer le trafic du sel puis celui du tabac et des armes. La réhabilitation du sentier, depuis 1976, a entraîné une servitude de passage obligatoire à trois mètres minimum de toute propriété privée donnant sur le rivage. Cette obligation ne s'applique pas aux clôtures en dur et murs édifiés avant cette date. Dans le Var, près de 200 km de littoral sont concernés par cette disposition.
  • Le château de la Moutte[123], ancienne propriété d'Émile Ollivier et son parc botanique[124].
  • Domaine de La Messardière, seul château-hôtel de France affilié à la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux).
  • Le château Borelli. Ce château à l’architecture orientale a été construit entre 1895 et 1900 par le jurisconsulte marseillais Philippe Octave Borelli (1849 - 1911, qui connaissait bien l'Égypte) et dispose de l'une des plus belles vues de la baie des Canoubiers[125]. La famille Borelli séjourna jusqu’en 1928 dans cette demeure. Le château fut ensuite réquisitionné en 1944 par les Allemands et subit des bombardements qui détruisirent la toiture et la bibliothèque, de nombreuses verrières et les serres, son jardin botanique et tout le domaine furent abandonnés jusqu'en 1960. Ce château historique de Saint-Tropez est situé au cœur du domaine des Parcs et il est à présent divisé en copropriété.

Faune et floreModifier

Le végétation du massif, méditerranéenne, est principalement composée de pins d'Alep et maritimes, de chênes-liège (quercus suber), de chênes verts (quercus ilex) et de chênes pubescents (Quercus pubescens). On peut aussi noter la présence de genêts ou encore de lauriers-rose.

Présence de paons depuis les années 1950 et de renards[126].

Saint-Tropez et les artsModifier

 
L’ancienne gendarmerie de Saint-Tropez, lieu de tournage de la série des Gendarmes.
 
Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Saint-Tropez

Filmographie partielleModifier

Films pour un public averti 
Feuilleton télévisé 
Littérature 
 
Port de Saint-Tropez
Tableau de Paul Signac (1899).
Peinture 
Chansons 

HéraldiqueModifier

Malte-Brun, dans la France illustrée, tome V (1884), rapporte deux blasonnements :

le premier utilisé actuellement par la commune : D'azur à saint Tropez vêtu en pèlerin d'or, auréolé du même, tenant de sa main dextre une épée basse d'argent, le tout sur une terrasse aussi d'or chargée de l'inscription Saint-Tropez en lettres capitales de sable.
et le second inusité : Losangé d'argent et de gueules.

On rencontre aussi couramment dans les rues du village le blason :

D'azur à la barque de gueules portant Torpes allongé, un chien et un coq, surmonté d'un ange d'argent volant au-dessus et portant une couronne dans la main.

 
Drapeau de Saint-Tropez.

La commune dispose d'un drapeau reprenant les couleurs des corsaires à trois bandes rouge, blanche et rouge, indifféremment placées verticalement ou horizontalement.

DeviseModifier

La devise de la commune est « Ad usque fidelis » en latin ce qui signifie « Fidèle jusqu'au bout ».

Personnalités liées à la communeModifier

Différentes personnalités sont nées, décédées, ont vécu ou possèdent une résidence à Saint-Tropez :

Personnalités possédant une résidence à Saint-TropezModifier

Personnalités nées à Saint-TropezModifier

Voir : Catégorie:Naissance à Saint-Tropez.

 
Auguste Pégurier, le cimetière de Saint-Tropez, 1890.

Personnalités décédées à Saint-TropezModifier

Voir : Catégorie:Décès à Saint-Tropez.

Personnalités inhumées à Saint-TropezModifier

« Cet admirable pays, aux aspects si variés, si délicieux, si grands, le plus beau qu'on puisse contempler sur les rives enchantées de notre Méditerranée[129]... »

Personnalités du monde artistiqueModifier

 
Saint-Tropez de jour — à l'arrière les plus gros yachts du port, côte à côte.

En 1892, Paul Signac, fondateur de l'école méditerranéenne, découvre Saint-Tropez et s'y installe entraînant Matisse, Bonnard, Marquet ; d'autres sont venus spontanément. Charles Camoin possédait également une résidence à Saint-Tropez qui fut acquise et rebaptisée "le Maquis" en 1925 par les peintres André Dunoyer de Segonzac et André Villeboeuf.

De tous les milieux, peintres, littéraires, politiques, artistes, français ou étrangers, tous ceux qui s'identifiaient à la «  Nouvelle Vague », sont temporairement venus vivre à Saint-Tropez ou dans ses environs. Quelques-uns d'entre eux : Johnny Hallyday à la Lorada (Ramatuelle), Jean-Paul Sartre, Boris Vian, Françoise Sagan, Colette habitait « La Treille Muscate » où elle recevait le peintre André Dignimont, Brigitte Bardot à « La Madrague », Paul Vialar à « La Ponche », Paul Poiret à la « Villa Treizaine », ainsi que le peintre Émile Gaud. Toute la bande des Gendarme de Saint-Tropez à commencer par Louis de Funès, Michel Galabru, Jean Lefebvre et Geneviève Grad… Saint-Tropez connaît aussi un grand succès avec la Maison des Papillons - Musée Dany-Lartigue (fils de Jacques Henri Lartigue) qui présente une collection de 35 000 spécimens pour 4 500 espèces de papillons.

Personnages historiquesModifier

Spécialités culinairesModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  2. Il sera retrouvé inanimé dans sa voiture après ingestion d'une dose mortelle de barbituriques

RéférencesModifier

  1. gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/05/2008.
  2. Google Books, Cinéma Science fiction, Boris Vian
  3. Contrat de territoire Golfe de Saint-Tropez sur le site du conseil général du Var. Consulté le 08/09/2008.
  4. La Plage des Salins
  5. Site Planet terre, page de présentation de la géologie régionale du Var : le massif hercynien des Maures et de Tanneron
  6. Archives climatologiques mensuelles - Cap Camarat (1961-1990)
  7. « Venir à Saint Tropez » par le site de la mairie
  8. Plan de Saint-Tropez sur le site de l'office de tourisme
  9. Site de légifrance, décret sur les zones sismiques
  10. Didacticiel de la règlementation parasismique, fiche sur Saint-Tropez
  11. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  12. Le Chevalier Torpès, son histoire avec Saint-Tropez / NRJ ST TROPEZ
  13. Gabrielle Sentis, Saint-Tropez, cité corsaire : l'histoire, les marins, la presqu'île, les bravades, les artistes, Impr. Guirimand, , p. 22
  14. Jean Paul Clébert, Provence antique. L'époque gallo-romaine, Robert Laffont, , p. 114
  15. « Saint-Tropez », sur École des hautes études en sciences sociales
  16. Jean Paul Clébert, Provence antique : L'époque gallo-romaine, Robert Laffont, , p. 114
  17. Gabrielle Sentis, Saint-Tropez, cité corsaire : l'histoire, les marins, la presqu'île, les bravades, les artistes, Impr. Guirimand, , p. 19
  18. Site chronologie.org Chronologie des wisigoths
  19. a b c et d Histoire de l'Islam et des Musulmans en France, pages 55-67
  20. « ouvrage d'entrée dit porte de la Ponche », notice no IA00047592, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Communes décorées de la Croix de guerre 1939 - 1945
  22. Yves Bigot, La folle et véridique histoire de Saint-Tropez, Grasset, 1998, 274 p.
  23. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur
  24. Résultats de l'élection présidentielle de 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  25. Résultats de l'élection présidentielle 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  26. Résultats de l'élection présidentielle 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  27. Résultats de l'élection présidentielle 2012 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 28/06/2012.
  28. Résultats de l'élection législative 2002 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  29. Résultats de l'élection législative 2007 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  30. Résultats de l'élection législative 2012 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 28/06/2012.
  31. Résultats de l'élection européenne 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  32. Résultats de l'élection européenne 2009 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  33. Résultats de l'élection régionale 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  34. Résultats de l'élection régionale 2010 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 22/03/2010
  35. Résultats de l'élection cantonale 2004 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 18/03/2008.
  36. Résultats de l'élection municipale 2008 sur le site du Ministère de l'Intérieur. Consulté le 18/03/2008.
  37. Résultats du référendum 2000 sur le site politiquemania.com Consulté le 09/05/2009.
  38. Résultats du référendum de 2005 sur le site du Ministère de l'Intérieur.
  39. Élections municipales Saint-Tropez 2014 sur linternaute.com
  40. Liste des maires de Saint-Tropez
  41. Répartition judiciaire sur le site legifrance.gouv.fr. Consulté le 7 janvier 2008.
  42. Carte du Plan local d'urbanisme de Saint-Tropez.
  43. Données immobilières sur le site linternaute.com Consulté le 7 janvier 2008.
  44. Archives vidéo sur le site de l'INA, « Urbanisme à Saint-Tropez, la France défigurée. »
  45. Taux d'imposition de Saint-Tropez sur le site taxe.com. Consulté le 7 janvier 2008.
  46. L’évolution de la population. Source : Scott des cantons de Grimaud et St-Tropez. Au milieu du XIVe siècle la population du territoire, évaluée à partir du nombre de feux, est d'environ 4 000 habitants. La fin du XIXe siècle est marquée par le développement de la "villégiature" et voit la construction d'importantes propriétés et hôtels. Avec la Seconde Guerre Mondiale le phénomène touristique, amorcé au début du XXe siècle, connaît une expansion rapide et se combine avec la forte croissance du nombre de résidences secondaires.
  47. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  48. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  50. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  51. Pyramide des âges à Saint-Tropez en 2007 sur le site de l'Insee. Consulté le 04/07/2010.
  52. Pyramide des âges du Var en 2007 sur le site de l’Insee. Consulté le 04/07/2010.
  53. Les établissements scolaires sur le site de la mairie
  54. L'éducation sur le site de la mairie
  55. l'école de voile de Saint-Tropez
  56. « gymnase (?) dit salle Jean Despas », notice no IA83000880, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. les équipements sportifs sur le site de la mairie
  58. a et b Les services communaux sur le site de la mairie
  59. a ne pas manquer - Le Site Officiel de la Maison du Tourisme du Golfe de Saint Tropez
  60. « maison ; cinéma La Renaissance », notice no IA83000856, base Mérimée, ministère français de la Culture
  61. Site de la paroisse de Saint-Tropez
  62. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées quid
  63. Les temples protestants de France : Var : Saint-Tropez : le temple
  64. Synagogue de Saint-Tropez
  65. « Coopérative vinicole du Golfe de Saint-Tropez », notice no IA83001377, base Mérimée, ministère français de la Culture
  66. Placido Llorca, « Saint-Tropez, commune viticole », sur Vin Vigne, (consulté le 2 juillet 2012)
  67. Emplois au lieu de travail, Saint-Tropez - Insee
  68. Emplois au lieu de travail selon le sexe, le statut et l’activité économique des individus, Saint-Tropez - Insee
  69. Population active par sexe, âge et type d’activité, Saint-Tropez - Insee
  70. Chiffres du tourisme dans le Var sur le site de Chambre de Commerce et d'Industrie. Consulté le 7 janvier 2008.
  71. Hôtel Pan Dei PalaisHôtel Mas Bellevue
  72. Campings Saint Tropez & Campings de la presqu'île
  73. Le tourisme d'affaires
  74. « Citadelle », notice no PA00081723, base Mérimée, ministère français de la Culture
  75. « Citadelle », notice no IA00047607, base Mérimée, ministère français de la Culture
  76. « ouvrage fortifié dit tour Suffren », notice no IA00047591, base Mérimée, ministère français de la Culture
  77. « ouvrage fortifié dit tour Portalet », notice no IA00047588, base Mérimée, ministère français de la Culture
  78. « Ouvrage Fortifié Tour Vieille », notice no IA00047589, base Mérimée, ministère français de la Culture
  79. « Tour Jarlier », notice no PA00081727, base Mérimée, ministère français de la Culture
  80. « ouvrage fortifié dit Tour Jarlier », notice no IA00047590, base Mérimée, ministère français de la Culture
  81. a et b « Chapelle de la Miséricorde », notice no PA00081719, base Mérimée, ministère français de la Culture
  82. « digue dite jetée », notice no IA83000878, base Mérimée, ministère français de la Culture
  83. « maison Bonhomme », notice no IA83000864, base Mérimée, ministère français de la Culture
  84. « Dolmen de la Gastée », notice no PA00081562, base Mérimée, ministère français de la Culture
  85. « maison dite Musée des Papillons », notice no IA83000879, base Mérimée, ministère français de la Culture
  86. « Ouvrage d'Entrée Porte de la Poissonnerie », notice no IA00047593, base Mérimée, ministère français de la Culture
  87. Orgue de l'église Paroissiale, Inventaire P. Quoirin
  88. Notice no PM83001619, base Palissy, ministère français de la Culture orgue : tribune d'orgue
  89. Notice no PM83001618, base Palissy, ministère français de la Culture orgue : buffet d'orgue
  90. Notice no PM83001617, base Palissy, ministère français de la Culture buffet d'orgue ; tribune d'orgue
  91. « Église », notice no PA00081724, base Mérimée, ministère français de la Culture
  92. « Eglise paroissiale Saint-Tropez », notice no IA00047594, base Mérimée, ministère français de la Culture
  93. Notice no PM83000528, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1576 de l'église Saint-Tropez
  94. « Chapelle Sainte-Anne », notice no PA00081720, base Mérimée, ministère français de la Culture
  95. « Chapelle Sainte-Anne », notice no IA00047612, base Mérimée, ministère français de la Culture
  96. Notice no PM83000529, base Palissy, ministère français de la Culture cloche de 1631 de la chapelle Sainte-Anne
  97. « Chapelle de Pénitents Noirs de la Miséricorde », notice no IA00047595, base Mérimée, ministère français de la Culture
  98. « Chapelle Saint-Elme, Saint-Mème », notice no IA00047599, base Mérimée, ministère français de la Culture
  99. « Chapelle Saint-Joseph », notice no IA00047600, base Mérimée, ministère français de la Culture
  100. « Chapelle de Saint-Tropez », notice no PA00081721, base Mérimée, ministère français de la Culture
  101. « Chapelle Saint-Tropez dite Chapelle du Couvent Saint-Tropez Hors les Murs », notice no IA00047608, base Mérimée, ministère français de la Culture
  102. « Chapelle Saint-Eloy », notice no IA00047598, base Mérimée, ministère français de la Culture
  103. « oratoire Sainte-Anne (?) », notice no IA83000874, base Mérimée, ministère français de la Culture
  104. « Chapelle de l'Annonciade », notice no PA00081718, base Mérimée, ministère français de la Culture
  105. « Chapelle de Pénitents Blancs de l'Annonciade », notice no IA00047596, base Mérimée, ministère français de la Culture
  106. Au musée de l’Annonciade
  107. Pénitents en Provence
  108. Saint-Tropez
  109. Synagogue de Saint-tropez
  110. Saint Tropez : l'intérieur du temple
  111. « monument aux morts de la guerre de 1914-1918 », notice no IA83000854, base Mérimée, ministère français de la Culture
  112. Conflits commémorés 1914-18
  113. Conflits commémorés 1939-45
  114. Monument aux morts de la guerre de 1914-1918, sur Patrimages Drac Paca
  115. Monuments commémoratifs
  116. Cimetière marin
  117. « monument dit stèle des Commandos », notice no IA83000884, base Mérimée, ministère français de la Culture
  118. « Buste de Jean-François Allard », notice no IA83000887, base Mérimée, ministère français de la Culture
  119. a et b « monument dit statue du bailli de Suffren », notice no IA83000860, base Mérimée, ministère français de la Culture
  120. « monument à Frédéric Mistral », notice no IA83000492, base Mérimée, ministère français de la Culture
  121. Cf. la description de la Bravade dans L’Illustre Maurin, chap. XXVII.
  122. a et b « Qui est Victor Tuby ? », sur Les Vies de Saint-Tropez
  123. « Château de la Moutte », notice no PA00081722, base Mérimée, ministère français de la Culture
  124. Le château d'Émile Ollivier.
  125. La vie d'Octave Borelli.
  126. "Les Paons et les Renards de Saint Tropez"
  127. Autour de Louis de Funès, les lieux de tournage
  128. Tombeaux des Immortels, Où sont inhumés les académiciens français ?
  129. Discours d'Emile Ollivier au banquet de Saint-Tropez (le 20 septembre 1885), éd. Chaillan, Féjus, 1885.
  130. Hôtel Pan Deï Palais - Saint Tropez
  131. Un palais oriental dans un village varois
  132. La Tarte Tropezienne, l'historique… le baptême par Brigitte Bardot