Ouvrir le menu principal

Duché de Saxe-Cobourg et Gotha

duché allemand
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saxe-Cobourg et Gotha.
Duché de Saxe-Cobourg et Gotha
Herzogtum Sachsen-Coburg und Gotha de

1826-1918

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Le duché de Saxe-Cobourg et Gotha au sein de l'Empire allemand
Informations générales
Statut Monarchie, puis État de l'Empire allemand
Capitale Cobourg
Langue Allemand
Histoire et événements
Création du duché
Chute de l'Empire allemand

Entités suivantes :

Le duché de Saxe-Cobourg et Gotha (en allemand : Herzogtum Sachsen-Coburg und Gotha) est un ancien État allemand (1826-1918) membre de la Confédération germanique (1826-1866) puis de la Confédération de l'Allemagne du Nord (1866-1871) et de l'Empire allemand (1871-1918). Il était dirigé par la maison de Saxe-Cobourg et Gotha, issue de la branche ernestine de la Maison de Wettin.

Faisant partie des duchés saxons, il se composait de deux parties séparées :

Ses deux capitales étaient Cobourg et Gotha.

Sommaire

HistoireModifier

Les ducs de Saxe-Cobourg, d'abord ducs de Saxe-Saalfeld, puis de Saxe-Cobourg-Saalfeld, sont une des branches de la maison ducale de Saxe-Gotha, qui elle-même, issue de la branche ernestine de la maison de Wettin, prit naissance en 1680, quand les sept fils d'Ernest le Pieux se partagèrent ses états.

En 1814, les ducs de Saxe-Cobourg et de Saxe-Gotha déclarèrent la guerre à l'empire français, et reçurent en 1816 en récompense la principauté de Lichtenberg.

Le , le duc de Saxe-Gotha-Altenbourg, Frédéric IV, meurt sans héritier.

Le lendemain, , les autres ducs saxons — Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld, Bernard II de Saxe-Meiningen et Frédéric Ier de Saxe-Hildburghausen — prennent commune possession du duché.

Le , un traité de partage et d'échange, négocié dans le cadre d'une médiation du roi de Saxe, Frédéric-Auguste Ier, est signé à Hildburghausen.

Aux termes de ce traité, Ernest III de Saxe-Cobourg-Saalfeld conserve :

  • La partie de la principauté de Cobourg (Fürstentum Coburg) située sur la rive droite de la Steinach ainsi que, sur la rive gauche, Fürth am Berg et Horb (aujourd'hui, parties de Neustadt bei Coburg) ;
  • La principauté de Lichtenberg (Fürstentum Lichtenberg).

Il cède à Bernard II de Saxe-Meiningen :

  • La principauté de Saafeld (Fürstentum Saafeld), à savoir les trois bailliages de Saalfeld (Amt Saalfeld), Gräfenthal (Amt Gräfenthal) et Probstzella (Amt Probstzella) ;
  • La partie de la principauté de Römhild (Fürstentum Römhild) qu'il possède, à savoir le bailliage de Themar (Amt Themar) ;
  • Les seigneuries de Cobourg situées sur la rive gauche de la Steinach, à savoir : Mogger, Mupperg et Oerlsdorf (aujourd'hui, parties de Föritz), Liebau, Lindenberg et Rotheul (aujourd'hui, parties de Neuhaus-Schierschnitz), Langenmuss et les terres dites en friche.

En contrepartie, il reçoit :

  • En héritage de Frédéric IV de Saxe-Gotha-Altenbourg, le duché de Gotha, à l'exception de bailliage de Kranichfeld (Amt Kranichfeld) et la partie de celui de Römhild (Amt Römhild) ;
  • De Frédéric Ier de Saxe-Hildburghausen, le bailliage de Königsberg (Amt Königsberg) et de celui Sonnefeld (Amt Sonnefeld), à l'exception des fiefs du Haut-pays de Meiningen (Meininger Oberland) ;
  • De Bernard II de Saxe-Meiningen, les domaines de Callenberg (Kammergut ou Gut Callenberg ; aujourd'hui, partie de Beiersdorf, quartier de Cobourg) et de Gauerstadt (Kammergut ou Gut Gauerstadt ; aujourd'hui, partie de Bad Rodach), situés dans la principauté de Cobourg.

Le duché de Saxe-Cobourg et Gotha fut constitué en 1826, après l'extinction en 1825 de la famille de Saxe-Gotha-Altenbourg. Détachée de la Saxe-Altenbourg, la Saxe-Gotha fut unie à la Saxe-Cobourg, dont fut détachée la Saxe-Saalfeld, au bénéfice du duc de Saxe-Meiningen.

Le bénéficiaire de cet échange de territoires fut l'ancien duc de Saxe-Cobourg-Saalfeld, qui devint Ernest Ier de Saxe-Cobourg et Gotha (1826-1844), fondateur ainsi de la maison de Saxe-Cobourg et Gotha.

Les deux duchés, initialement une union personnelle, constituèrent une union réelle à partir de 1852, mais les tentatives ultérieures de fusion complète échouèrent. C'est pour cette raison que l'on parle le plus souvent du duché de Saxe-Cobourg et Gotha, plutôt que du duché de Saxe-Cobourg-Gotha[1].

En 1852, les deux duchés obtinrent une constitution : cette constitution était la même pour les deux États, mais il y avait deux assemblées distinctes, l'une à Cobourg, l'autre à Gotha.

Après la chute de la dynastie en novembre 1918, le duché fut incorporé à la Thuringe, à l'exception du duché de Cobourg annexé par la Bavière (1920). L'actuel chef de la Maison de Saxe-Cobourg et Gotha est le prince Andreas (né en 1943), toujours le propriétaire des châteaux de Callenberg près de Cobourg et de la Greinbourg à Grein (Autriche).

ConstitutionModifier

Cette principauté constitutionnelle entra dans la Confédération de l'Allemagne du Nord le puis dans l'Empire allemand le 18 janvier 1871. Sa constitution date de 1852. Le parlement est constitué de 30 députés élus pour quatre ans. Le duché de Saxe-Cobourg et Gotha dispose d'une voix au Bundesrat.

GéographieModifier

Superficie : 1 977 km2.

Population : 174 339 hab. (en 1871) et 257 177 hab. (en 1914).

Capitales : Cobourg (21 000 hab.) et Gotha (39 000 hab. en 1910).

Duché de Saxe-Cobourg et Gotha 
Duché de Saxe-Gotha 
Duché Saxe-Cobourg 
Duché Sachsen-Coburg, Exclave de Königsberg en Franconie 
Principauté de Lichtenberg 

Ducs de Saxe-Cobourg et GothaModifier

ListeModifier

TitresModifier

Duc de Saxe-Cobourg et Gotha, Juliers, Clèves et Berg, Angrie et Westphalie, landgrave de Thuringe, margrave de Misnie, comte princier de Henneberg, prince de Lichtenberg, comte de La Mark et Ravensberg, seigneur de Ravenstein et Tonna.

Herzog zu Sachsen-Coburg und Gotha, Jülich, Cleve und Berg, auch Engern und Wesrfalen, Landgraf in Thüringen, Markgraf zu Meissen, gefürsterter Graf zu Henneberg, Fürst zu Lichtenberg, Graf zu Mark un Ravensberg, Herr zu Ravenstein un Tonna u. f. w.

Notes et référencesModifier

  1. Cela est bien expliqué dans l'extrait de l'article suivant : « Tout en vaquant à ses affaires et à celles de ses voisins, Ernest II avait lieu de méditer […] sur les contradictions des hommes en général et des Allemands en particulier. Ayant sous son commandement deux très petits duchés, dont l'un était un bien de patrimoine et l'autre un acquit, il tâchait depuis longtemps de rattacher plus étroitement Saxe-Gotha à Saxe-Cobourg, d'obtenir qu'elles consentissent à vivre sous la même constitution, à se laisser administrer en commun. Il y avait perdu ses peines. Non-seulement les populations étaient jalouses de leurs droits, de leurs intérêts séparés, les principaux fonctionnaires des deux duchés se détestaient cordialement. On aurait pu s'imaginer qu'en 1848, la réconciliation se ferait d'elle-même. D'un bout à l'autre de l'Allemagne, on ne parlait que d'unité nationale, de parlement national, de grande patrie. Cependant Cobourg et Gotha s'entêtaient à vivre séparés de corps et de biens ; c'était les prier de leur déshonneur que de les engager à s'entendre, leurs chiens refusaient obstinément de chasser ensemble : “Dans un temps où les hommes les plus raisonnables étaient en proie à des rêves de mégalomanie nationale, il était impossible de régler la plus simple affaire d'administration commune, et force était de constater que le particularisme ou la politique de clocher est un héritage auquel l'Allemand ne renoncera jamais.” », cf. Victor Cherbuliez (pseudonyme : G. Valbert), « Les mémoires d'Ernest II, duc de Saxe-Cobourg-Gotha (compte rendu) », La Revue des Deux Mondes, Paris, vol. 85,‎ janvier-février 1888, p. 221 (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2019).

Voir aussiModifier